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Bruno Fernandes, le revenant du Sporting

Formé au Portugal, Bruno Fernandes n'avait jamais goûté à la Liga Nos avant son arrivée au Sporting Portugal cet été. La faute à un exil de cinq ans en Italie qui lui a permis de devenir un joueur déjà complet à seulement 23 ans. Auteur d'un début de saison canon avec les Leões, Bruno Fernandes a de suite assumé son statut d'homme qui valait cent millions d'euros (prix de sa clause libératoire) et a donc logiquement été surclassé en Selecção avant ce match capital face à la Suisse.

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17 juin 2017. Accoudés au bar, une Super Bock à la main, les supporters du Portugal se posent quasiment tous la même question devant ce Portugal-Serbie en ouverture du championnat d’Europe espoirs : « Mais, qui est ce numéro 10 qui porte le brassard de capitaine et qui ose prendre la place de Renato Sanches, assis sur le banc ? » 90 minutes et un but plus tard, ces mêmes supporters n’avaient que son nom à la bouche : Bruno Fernandes. Peu connu au pays d’Amalia Rodrigues, qu’il a quitté à 18 ans pour rejoindre l’Italie, le milieu de terrain aux dents très avancées a profité de l’Euro Espoirs pour se faire un nom au Portugal. Mieux, déjà intéressé par son profil, le Sporting Portugal a lâché dans la foulée un chèque de 8,5 millions d’euros (plus bonus) pour s’attacher ses services et en faire le deuxième joueur le plus cher du club derrière son coéquipier néerlandais Bas Dost.

Boavista et exil forcé


Né à Maia, à dix kilomètres de Porto, Bruno Fernandes a dû alors faire le même choix que tous ses compatriotes à l’aise avec le ballon rond et natifs de la région : le FC Porto ou Boavista. L’actuel milieu du Sporting suivra alors la trace de João Vieira Pinto, Ricardo Costa ou encore Raul Meireles en enfilant le maillot à damier à l’âge de neuf ans, mais pas pour les mêmes raisons que ces illustres aînés : « Mes parents n’avaient pas le permis, ils ne pouvaient donc pas m’emmener au centre d’entraînement de Porto ou de Boavista. Mais, le club de Boavista envoyait une voiture pour aller chercher chez eux les jeunes des environs afin de les amener à l’entraînement. J’ai donc opté pour le Boavista plutôt que Porto. »


Très vite, Bruno Fernandes se fait remarquer au centre d’entraînement par son talent balle au pied, mais aussi son sens du sacrifice qui l’amène à dépanner en défense centrale lorsqu'il faut affronter le rival du FC Porto ou encore les écuries de Lisbonne. Problème, Boavista squatte la troisième division portugaise à la suite des affaires de corruption et de « pressions avérées » sur des arbitres, et le club de Porto abandonne légèrement ses jeunes. Résultat, comme son compagnon de formation, André Gomes, qui s’envole au Benfica Lisbonne, Bruno Fernandes boucle aussi ses valises, mais fait, lui, le choix de l’Italie.

Le « Maradona de Novara »


Bruno Fernandes a alors dix-huit ans, et se retrouve seul à Novara, dans un pays dont il ne connaît strictement rien : « Les premières semaines ont été très difficiles, car je ne comprenais rien. Je ne pouvais parler à personne. » Dans un pays réputé pour sa tactique défensive et son jeu physique, Bruno Fernandes, ses passes laser et son corps tout frêle font alors figure d’ovni. Un profil à la Javier Pastore – dont il partage l’amour du petit pont – qui lui permet de très vite quitter le clan des jeunes pour rejoindre au bout de trois mois les pros en Serie B. Vingt-trois matchs et un surnom de « Maradona de Novara » par la presse locale plus tard, le voilà qui s’ouvre les portes de la Serie A en rejoignant l’Udinese.


Positionné un coup en relayeur, un coup en milieu offensif, Bruno Fernandes rayonne par son aisance technique, sa couverture du terrain, mais aussi par sa qualité de frappe qui lui a permis de planter dix buts en trois saisons à Udinese, dont un superbe ciseau acrobatique face au Napoli. De quoi satisfaire celui qui profitait alors de ses caviars, Antonio di Natale, qui n’a pourtant pas hésité à titiller son jeune coéquipier dans les colonnes de la Gazzetta dello Sport : « Bruno Fernandes est jeune, mais c'est lui qui a le plus de qualités parmi nous tous. Il a des pieds incroyables, mais parfois il se repose pendant les matchs et ça m’énerve. »

Le Flaco devenu lion


Une inconstance dans l’effort – qui le rapproche là encore de Javier Pastore – qui n’a pas empêché Bruno Fernandes de valider son talent du côté de la Sampdoria la saison dernière et de s’engager au Sporting Portugal cet été. Conscient d’avoir un parcours inversé par rapport à ses compatriotes, qui brillent au Portugal avant de s’exporter, le milieu de 23 ans est certain que son exil italien a fait de lui un meilleur joueur de football : « La formation portugaise est basée sur le ballon. C’est pour cela que nous sommes plus techniques et imprévisibles. En Italie, ils se concentrent davantage sur la partie tactique. Le fait d’avoir eu ces deux formations a fait de moi un joueur plus complet. »


Avec le début de saison du lascar chez les Leões, difficile de lui donner tort. Une frappe des trente mètres dans la lucarne en guise d’apéritif – gourmandise qui sera sacrée plus beau but du mois d’août en Liga Nos –, un coup franc des vingt-mètres en entrée, un trophée de meilleur joueur du mois d’août en Liga Nos en plat principal et un but pour son premier match en phase de poules de C1 en guise de dessert. Et, cerise sur le gâteau, une première convocation en sélection le 28 août dernier. De nouveau appelé par Fernando Santos pour ces deux derniers matchs de qualification, Bruno Fernandes pourrait très bien connaître son dépucelage face à la Suisse. Une tendance appuyée par la performance collective plus que moyenne de ses copains face à Andorre (2-0). Et cette fois-ci, plus personne ne s'étonnera de le voir sur le terrain pendant que Renato Sanches s'endort sur le banc.



Par Steven Oliveira Propos de Bruno Fernandes tirés du Jornal Sporting.
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