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« Quoi qu’il arrive, cette saison restera catastrophique »

À la recherche d'une victoire depuis le 28 janvier, le LOSC, 19e, a encore quatre journées pour sauver sa peau en Ligue 1, plus éventuellement deux matchs de barrage. Les anciens Dogues Bruno Cheyrou, Djezon Boutoille et Matthieu Chalmé livrent leur sentiment sur la crise lilloise.

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Ce LOSC-Metz est-il le match de la dernière chance pour le club lillois ?
Bruno Cheyrou : Ça y ressemble. C’est évident que contre Metz, il est indispensable de gagner. En fait, le plus important, c’est d’inverser la tendance psychologiquement. En gagnant contre Metz, tout ne serait pas résolu, mais ça donnerait de l’espoir.
Matthieu Chalmé : Pour moi, ce n’est pas le match de la dernière chance. C’est un match très important, mais il en reste trois derrière, avec Toulouse, Dijon et Saint-Étienne.
Djezon Boutoille : Ce n’est pas parce qu’ils gagneront le match de Metz qu’ils seront sauvés. Il faudra récupérer au moins une victoire derrière pour finir au moins barragiste. La bonne nouvelle de la semaine, c’est que Caen et Toulouse n’ont pas pu se départager. Donc le Téfécé reste à cinq points et on les jouera la semaine prochaine.


La dynamique n’est pas en faveur du LOSC : Metz semble revenir de nulle part, alors que Lille n’a plus gagné en Ligue 1 depuis le mois de janvier.
DB : C’est vrai, mais Metz a aussi laissé des points dans des matchs à sa portée comme face à Caen (1-1). La semaine dernière, Marseille a été bien supérieur à Lille, mais je crois que c’est la conséquence du nul à Guingamp, où ils ont pris deux buts dans les arrêts de jeu.
BC : Ce match contre Guingamp, où tu mènes 2-0 à la 90e, tu penses avoir fait le plus dur et tu ne prends qu’un point, ça change tout.

Quels leviers le staff doit-il actionner pour espérer inverser la tendance face à Metz ?
DB : Ils ont déjà dû être actionnés une paire de fois. Mais je pense qu’il faut mettre les joueurs face à leurs responsabilités.
MC : Qu’ils pensent aussi à tous les salariés du club.
BC : Si le club venait à descendre, les joueurs devront vivre avec ça tout le reste de leur carrière. Ça ferait un peu tache sur le CV de joueurs qui prétendent avoir de l’ambition.
DB : Mais il faut aussi dédramatiser ce match-là. Ce n’est pas en accentuant l’état d’urgence que les joueurs le feront.
BC : En fait, j’ai toujours été très optimiste, et plus les matchs passent, plus je deviens pessimiste. Je considère Christophe Galtier comme un bon entraîneur, donc si même lui n’arrive pas à sortir l’équipe de ce marasme, ça devient inquiétant. Et puis, j’entends ce qui se passerait à l’intérieur du groupe et là, ça devient compliqué...

L’effectif semble manquer de joueurs emblématiques pour réussir la mission maintien.
DB : Il n’y a pas de cadres. On les a tous mis à l’écart. Après, on ne peut pas tout excuser par la jeunesse du groupe. Les dirigeants le savaient dès le début de la saison : la jeunesse a autant d'avantages que de défauts dans ces moments-là. Maintenant, on en parle encore plus quand on voit les résultats et les prestations moyennes.
MC : Jouer le maintien, ça arrive dans une carrière, après, il faut avoir le caractère pour mener ce genre de révoltes. Il y a beaucoup de joueurs qui sont venus pour être de passage, et c’est compliqué d’avoir la personnalité pour sortir l’équipe d’un point de vue collectif. On ne sent pas un groupe uni pour que le club se sauve.
BC : Ce n’est plus une question de qualité, c’est une question de personnalité et de mental. L’effectif n’a pas été constitué pour cette situation. Et ça, ce n’est pas la faute des joueurs. Yassine Benzia, capitaine ? Il est sûrement à même d’occuper cette responsabilité, mais ça ne vous vient pas à l’esprit tout de suite de le voir comme un capitaine.


Une vidéo a circulé dans laquelle on voit Christophe Galtier discuter avec les supporters au sujet d’Enyeama, inutilisé malgré les défaillances de Maignan et Koffi : il explique qu’il y a un problème entre Enyeama et les dirigeants. Quelles conclusions en tirer ?
BC : Le cas Enyeama, je pense que ça arrive dans tous les clubs. Il peut y avoir des antécédents ou des négociations de contrat qui ne se déroulent pas bien, et derrière des décisions de club.
DB : Avant d’être un fiasco sportif, c’est d’abord un fiasco humain. Écarter des joueurs pendant cinq mois, leur demander qu’ils s’entraînent seuls, de rester à la maison le week-end et leur demander de s’impliquer à nouveau en janvier, c’est inhumain. Surtout que ces mecs avaient déjà fait des saisons de qualité à Lille, Enyeama en tête. Je trouve que le club a perdu beaucoup en identité, même si Galtier essaye de corriger ça depuis qu’il est arrivé. Mais il est difficile de pouvoir se reconnaître dans une équipe avec si peu de valeur collective.



Qui pourrait mener la révolte au sein de l’équipe pour aller chercher le maintien ?
MC : On entend Benzia dans les médias, il n’a pas l’air résigné. Ça, c’est une bonne nouvelle. Mais, est-ce qu’il y en a suffisamment, des joueurs concernés par l’avenir du club ?
BC : Certainement qu’ils ne partiront pas en vacances ensemble, certainement que des joueurs s’en iront, mais il faut qu’il arrivent à faire passer l’intérêt collectif avant l’intérêt individuel.
DB : Il manque des leaders de vestiaires, mais ça aurait pu être compensé par des leaders techniques. Sauf que Lille en manque également. La situation sportive est extrêmement compliquée, il y a la menace de la DNCG derrière... Les conditions de travail ne sont pas optimales. Je ne parle pas d’infrastructure, mais d’environnement.
BC : Oui, ce n’est pas le plus évident de devoir jouer dans un climat hostile à domicile avec certains supporters qui insultent les joueurs.
DC : Mais quoi qu’il arrive, cette saison restera catastrophique. On peut leur souhaiter de se sauver en passant ailleurs que par un trou de souris, qu’ils puissent rester en Ligue 1 et repartir sur de nouvelles bases. Mais ça restera une année à oublier sans pour autant tout effacer, car il faudra s'en souvenir pour ne pas reproduire les mêmes erreurs.


Avez-vous peur pour l’avenir du club ?
BC : Il y a deux possibilités de descente : sportive et administrative. Ce sont deux sujets. Et ni l’un ni l’autre ne sont réglés. C’est dommage, parce que le club avait l’occasion de grandir. Nous, on était la première rampe de lancement, ensuite il y a eu la génération championne avec Rudi Garcia. Parce qu’il faut bien se rendre compte qu’en 2000, le club était en D2, jouait à Grimonprez-Jooris. Et là, entre le domaine de Luchin et le stade Pierre-Mauroy, il y a eu une évolution positive...
DB : Le LOSC est un club jeune, stable dans l’élite depuis 18 ans seulement. Peut-être ont-ils voulu grandir trop vite. En plus, il y a la menace de tomber encore plus bas avec une relégation administrative. Ça serait dramatique pour la région de voir un club comme le LOSC disparaître du monde professionnel.



Propos recueillis par Florian Lefèvre et Mathieu Rollinger Bruno Cheyrou est consultant sur la chaîne beIN Sports.
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