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Brèves de Libertadores

La Copa Libertadores, qui vient de boucler sa deuxième journée de phase de poules, n'envoie peut-être pas autant de jeu que la Ligue des champions, mais a le mérite d'avoir toujours de sacrés bonnes histoires à raconter. Bienvenue dans un monde non aseptisé, où Bernardi, Guiza et Trezeguet rugissent encore.

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Si Gerardo Martino a le blues, il peut regarder vers Rosario pour trouver du réconfort. Alors que son travail est remis en question au Barça, le Newell's Old Boys qu'il a façonné a comblé jeudi soir un stade Marcelo Bielsa en transe. Volonté de créer des décalages dès la relance, pressing étouffant au milieu, capacité de l'ensemble des joueurs à se rendre disponibles pour favoriser la passe limpide, Newell's a récité son Martino face à un Nacional dépassé (4-0). Comme le ballon court toujours plus vite que le joueur, Lucas Bernardi, 36 ans, a pu livrer jeudi soir l'un des matchs les plus décisifs de sa carrière, malgré ses vieilles guiboles de milieu défensif stakhanoviste. L'ex-Monégasque a débuté sa soirée faste en offrant une passe décisive à Maxi Rodríguez, au terme d'un mouvement collectif harmonieux. Il a ensuite participé au but du break en tant qu'avant-dernier passeur, avant de disposer de son moment de gloire en concluant de la tête une merveille de chorégraphie amorcée depuis la surface rouge et noire. Treize passes pour un amour de but, récompensant la belle œuvre de Gaby Heinze, Ever Banega et consorts. Ses vieilles jambes rincées, Bernardi a pu profiter d'un immense hommage des supporters leprosos dès la 67e minute. Un autre-ex-Monégasque lui succédera sur la pelouse : le roi, David Trezeguet. Pour le deuxième match de sa carrière en Libertadores, le conscrit de Bernardi a participé au remarquable succès des Argentins en jouant les passeurs décisifs en toute fin de rencontre (86e). Depuis sa résidence catalane, Martino a-t-il veillé pour jouir du ballet donné par Newell's ?

Newell's régale :
Youtube
En 2013, le Real Garcilaso, club de Cusco créé en 2009 et perché à près de 3500 mètres, était parvenu en quarts de finale de Libertadores pour sa première participation à l'épreuve. De quoi combler les amateurs de belles histoires. Un an plus tard, le représentant de l'ex-capitale de l'Empire inca est reparti de plus belle en dominant Cruzeiro, le champion du Brésil en titre (2-1). Un exploit rapidement relégué au second plan devant les détestables expressions de racisme descendues des tribunes. La victime : Paulo César Tinga, ex du Borussia Dortmund, qui a vu chacune de ses touches de balle escortées de cris de singe. Des expressions discriminatoires qui ont conduit le milieu brésilien a réagir dès le terme de la rencontre. « J'échangerais tous mes titres contre un monde où règne l'égalité entre les races et les classes » , a-t-il déclaré avec des accents de Martin Luther King. L'affaire a rapidement dépassé le cadre du football, au point de remonter jusqu'au plus haut niveau des États péruvien et brésilien. Le président du Pérou, Ollanta Humala, a condamné les faits, tandis que Dilma Roussef a publiquement soutenu le joueur. « Aujourd'hui, tout le Brésil est derrière Tinga » , a tweeté la présidente brésilienne. De retour à Belo Horizonte, Tinga restait abasourdi : « Je n'ai quasiment pas dormi de la nuit, j'ai essayé de comprendre ce qui s'est passé (…) Mon fils aîné a pleuré et le lendemain de la rencontre, il ne voulait pas aller à l'école » . Cruzeiro a porté plainte. L'instruction de l'affaire est en cours. Ce que risque le sympathique Real Garcilaso ? Une éviction pure et simple de la Libertadores.

Souvenez-vous, 2008, Dani Guiza

Un Callejón peut en cacher un autre. L'horizon bouché ou tout du moins, pas assez éclairci, au Real Madrid, José Callejón est allé chercher un nouveau souffle à Naples. Au cours du même mercato d'été, JuanMi Callejón a pour sa part décidé d'aller s'asphyxier à La Paz, la capitale bolivienne. C'est son choix et ça réussit plutôt pas mal au jumeau de José, désormais salarié par le Club Bolivar. Lors du déplacement chez les Équatoriens d'Emelec, rendez-vous de la première journée, Jean-Mi, milieu offensif comme son frère, n'a pas tardé à marquer la Libertadores de son empreinte, en faisant trembler les filets dès la 11e minute. Il est ainsi devenu le premier Espagnol à inscrire un but en Libertadores depuis 1971. Une manière inattendue d'entrer dans l'histoire pour un joueur formé au Real Madrid, comme son frère, et dont les choix de carrière récents n'avaient rien d'heureux. Après avoir quitté un Hercules en faillite, JuanMi Callejón a ainsi décidé de rester en contact avec la crise en s'engageant pour le compte de Levadiakos, en Grèce. Le "frère jumeau de" a d'autant bien fait de ne pas tarder à ouvrir son compteur en Libertadores, qu'un de ses compatriotes l'a imité deux semaines plus tard. Champion d'Europe 2008, Daniel Güiza a lui aussi décidé de goûter à l'Amsud. L'été dernier, il s'est engagé chez les Paraguayens du Cerro Porteño. Sacré champion dès sa première saison au pays de José Luis Chilavert, le moins doué des champions d'Europe espagnols a fait parler la poudre en ouvrant le score lors de la convaincante victoire du Cerro Porteño face aux Argentins de Lanus (3-1). Au classement des buteurs, Guiza reste toujours devancé par Callejón, qui a récidivé face au Leon de Rafa Márquez (1). En Libertadores, un Espagnol peut en cacher un autre.

But de Callejón :
Youtube
But de Guiza :
Youtube


Par Thomas Goubin
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Tiens comme on est dans les brèves de Libertadores, la semaine dernière je suis allé voir mon premier match de Libertadores a Santiago, O´Higgins Rancagua contre Deportivo Cali.

Petite victoire 1-0 dans un match au niveau vraiment pas ouf et surtout grosse organisation de merde, le match ayant lieu dans un stade de 45.000 places mais l'organisation avait décidé d'en vendre que 5.000 (bien sur sans le préciser avant). Du coup un bon millier de personnes refouler á la billeterie dans une incompréhension totale.

Heureusement que malgré le vide en tribune l'ambiance était bien sympa, à la sudaméricaine avec surtout un parquage colombien très rempli et animé (Bon faut dire aussi que c'était presque uniquement des Colombiens vivant au Chili).

Voilà, voilà c'était 3615 mavie (pour les plus jeunes taper minitel dans google).
Ca attire pas grand monde ce genre d'article... dommage, c'est une ambiance différente que sur le vieux continent.
Je suis allé voir un match à Guayaquil en Equateur, c'est l'équipe qui a le même logo que le FC Barcelone et qui a été finaliste de la Libertadores il y a quelques années; le niveau est tout de même faible et puis bon là ils étaient pas qualifiés!
et selon Wikipédia, Guayaquil possèdele plus grand stade en Amérique du Sud en terme de capacité, mon cul tu parles, c'est aussi grand que la Meinau,
Message posté par Pimousse
Tiens comme on est dans les brèves de Libertadores, la semaine dernière je suis allé voir mon premier match de Libertadores a Santiago, O´Higgins Rancagua contre Deportivo Cali.

Petite victoire 1-0 dans un match au niveau vraiment pas ouf et surtout grosse organisation de merde, le match ayant lieu dans un stade de 45.000 places mais l'organisation avait décidé d'en vendre que 5.000 (bien sur sans le préciser avant). Du coup un bon millier de personnes refouler á la billeterie dans une incompréhension totale.

Heureusement que malgré le vide en tribune l'ambiance était bien sympa, à la sudaméricaine avec surtout un parquage colombien très rempli et animé (Bon faut dire aussi que c'était presque uniquement des Colombiens vivant au Chili).

Voilà, voilà c'était 3615 mavie (pour les plus jeunes taper minitel dans google).


Sympa. C'était quel stade de 45000? Et pourquoi ils l'ont pas joué dans leur stade si c'est pour seulement laissé rentrer 5000 personnes? Y'a pas qu'a la LFP qu'on fume des pétards on dirait ;) ;)
Message posté par Cavégoal
Ca attire pas grand monde ce genre d'article... dommage, c'est une ambiance différente que sur le vieux continent.
Je suis allé voir un match à Guayaquil en Equateur, c'est l'équipe qui a le même logo que le FC Barcelone et qui a été finaliste de la Libertadores il y a quelques années; le niveau est tout de même faible et puis bon là ils étaient pas qualifiés!
et selon Wikipédia, Guayaquil possèdele plus grand stade en Amérique du Sud en terme de capacité, mon cul tu parles, c'est aussi grand que la Meinau,


J'étais jamais dans ce stade mais je connais bien la Meinau et ça m'a l'air nettement plus grand tout de même: http://en.wikipedia.org/wiki/File:Estad … ntal_6.JPG

T'es sur qu'ils ont pas joués dans un autre stade?


Et quand Farfan touche le ballon avec le Pérou, ils font ça aussi? Le pire c'est que dans les tribunes y'a que des indios...:

https://www.youtube.com/watch?v=Yi7XbYLZQJY
Merci à Pimousse et Cavégoal, et oui la copa libertadores, comme les différents championnats sud am sont moins réputés, et cela me fait regretter Didier Roustan quand il en parlait avec tant de verve et de passion!!! C'est aussi un sacré continent de foot, ou on le respire et on le vie, pas comme en Europe ou le foot perd ses "bases", et une certaine saveur... Le foot sus am... Asi me gusta!
Message posté par Bavarjoie


Sympa. C'était quel stade de 45000? Et pourquoi ils l'ont pas joué dans leur stade si c'est pour seulement laissé rentrer 5000 personnes? Y'a pas qu'a la LFP qu'on fume des pétards on dirait ;) ;)



Ils ont joué au Monumental le stade (horrible, on dirait une prison il y a des grilles et des barbellés partout) du Colo.

Le stade de Rancagua est en reconstruction il devrait être fini à la fin de la phase de Groupe. Mais comme en 8eme la Conmebol demande un stade de 20.000 places minimum et que celui-ci en fera seulement 15.000, en cas de qualif il devront continuer à jouer sur Santiago.
Message posté par Cavégoal
Ca attire pas grand monde ce genre d'article... dommage, c'est une ambiance différente que sur le vieux continent.
Je suis allé voir un match à Guayaquil en Equateur, c'est l'équipe qui a le même logo que le FC Barcelone et qui a été finaliste de la Libertadores il y a quelques années; le niveau est tout de même faible et puis bon là ils étaient pas qualifiés!
et selon Wikipédia, Guayaquil possèdele plus grand stade en Amérique du Sud en terme de capacité, mon cul tu parles, c'est aussi grand que la Meinau,


Tu es originaire de Strasbourg ?
Sans vouloir te vexer , tu a peut etre assisté a un match de Emelec ? ( comparaison la Meinau en cacapacité )
Car le stade de Barcelona est immense , de tete il fait 80 000 .
Message posté par Pimousse


Ils ont joué au Monumental le stade (horrible, on dirait une prison il y a des grilles et des barbellés partout) du Colo.

Le stade de Rancagua est en reconstruction il devrait être fini à la fin de la phase de Groupe. Mais comme en 8eme la Conmebol demande un stade de 20.000 places minimum et que celui-ci en fera seulement 15.000, en cas de qualif il devront continuer à jouer sur Santiago.


Ah ok je comprends mieux.

Ils construisent pas mal de nouveau stades au Chili. Sur le net j'ai vu le nouveau d'Antofagasta, petit mais stylé!
Le Nacional de Montevideo craint vraiment. Je me prépare pour aller voir Nacional-Newell's sauf que vu comme c'est parti, je peux faire une croix sur l'ambiance de folie au Parque Central. Je me conterai d'admirer Trezeguet et Maxi Rodriguez et Banega et Heinze et Bernardi.
Pour ce qui est d'admirer Trezeguet, tu peux aussi presque faire une croix dessus! Moi je suis allé voir l'Atletico Nacional (de Medellin) à ne pas confondre avec le Nacional de Montevideo dans la même poule. C'était contre Newell's lors de la primera fecha. Trezeguet n'a pas touché une balle, il était titulaire pour son premier match en Libertadores, j'étais triste. Medellin gagne 1-0, super match, super ambiance, stade presque plein. Ils ont perdu la 2e rencontre au Gremio mais je les place dans mes favoris pour gagner la coupe, et on retournera voir de beaux matchs à l'atanasio Girardot.
riquelmat Niveau : DHR
@ Bavarjoie
Le Pérou est un pays très complexe où sévit un racisme et une discrimination qui peut choquer quand on se dit que nous sommes au XXIeme siècle.
Sans vouloir trouver d'excuses aux imbéciles de supporters cusqueño ils sont justes le triste reflet d'une société basée sur le racisme depuis 500ans avec la conquête espagole.
Les gens des montagnes avec ce qu'ils ont vécus à travers l'Histoire n'ont pas la réputation d'être "open mind" avec ceux qui ne viennent pas de leur région.
Ceux que l'on voient dans les tribunes sont eux mêmes victimes d'un racisme d'un autre age de la part de Lima , la capitale, (peuplée désormais à 80% de personnes d'origines andine allez comprendre).
Bref de toute façon loin de moi d'expliquer la mentalitée péruvienne c'est impossible.
Y Dale U carajo

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