France - Ligue 1 - 27e journée - Bordeaux-Brest (0-2)
Par Laurent Brun, à Chaban-Delmas.
Brest enfonce Bordeaux
Pris à la gorge par le Stade Brestois, les Girondins, défaits chez eux pour la troisième fois de la saison (0-2), ont laissé passer, dimanche après-midi, l’occasion de se rapprocher de leurs concurrents directs. Les Bretons, en revanche, ont assuré leur coup.
Kantari Ahmed ( Brest ) - Nguemo Landry ( Bordeaux )
Bordeaux – Brest : 0-2
Buts : Licka (19e) et Kantari (83ess.p.) pour Brest.
Les Girondins étaient attendus au tournant, après leur qualification pour les huitièmes de finale de l’Europa Ligue. Problème, le terme « pression » ne fait pas partie du vocabulaire du club. Et face à Brest, chez eux, ils ont une nouvelle fois déçu. Déçu dans tous les compartiments du jeu. Dans un match terne et ennuyeux à souhait, ils ont chuté face à une équipe de Brest plus maligne et plus réaliste. Un but en première, un but en deuxième, et les hommes de Landry Chauvin pouvaient savourer leur troisième succès à l’extérieur de la saison. Bon, il faut rappeler aussi que les deux formations ont perdu à la trêve leurs meilleurs buteurs-maison : Ben Basat (9 buts) et Gouffran (8 buts). Ce qui peut expliquer certaines choses… Mais quand même ! Un spectacle si affligeant pour une rencontre de Ligue 1 devrait faire réfléchir les annonceurs-télé. Mais sans parler de différence de niveau entre deux clubs aux objectifs différents, force est de constater qu’avec plus de malice et d’adresse devant le but, Brest l’a logiquement emporté.
Des stats pourries
C’était le troisième match de la semaine pour les Girondins, ainsi que le troisième à domicile, après Lyon (0-4) et Kiev (1-0). Avec toujours le même contingent d’absents (Nguemo, Mariano, Henrique et Rolan, blessés) et une statistique pourrie : deux défaites consécutives en Ligue 1. En face, c’était pire : Baysse, Ferradj, blessés, Lejeune, suspendu, et Martial et Khaled punis, pour omission volontaire d’entraînement. Plus quatre revers d’affilée et un nul contre Ajaccio (1-1), la semaine dernière… Avec huit roustes en déplacement, aussi ! Bref, pas un grand choc en perspective. Pourtant, l’enjeu du classement était bien réel de part et d’autre. Et « 4-4-2 » versus « 4-1-4-1 » pour animer les débats. Raccrocher le wagon de tête pour les uns, distancer celui de queue pour les autres.
Le dos de Trémoulinas
Bon, il y avait le froid et les nombreux corners obtenus par le Stade Brestois, une tête de Sané que Thébaux repoussait (5e), et une frappe puissante de Maurice-Belay au second poteau (15e), pour réchauffer l’atmosphère. Le tir de Faubert, également, repoussé sur sa ligne de but par Coulibaly (35e). Et ce but gag, bien sûr, inscrit par des Bretons très prompts à se projeter vers l’avant. Suite à un ballon centré de la gauche par Chafni, et intelligemment laissé par Ayité plein axe, Licka frappait sur Trémoulinas qui, en voulant se tourner, détournait le cuir ! Carrasso pris à contrepied (19e), c’est tout le onze marine et blanc qui l’était. Lui qui, pourtant, avait montré de vraies intentions offensives, tout au long du premier acte. Mais celui de Landry Chauvin avait bien préparé son coup, et ses coups, surtout en contre. Arme redoutable, qui sanctionnait quarante-cinq minutes aussi fades que ternes, hachées par des fautes à répétition. Et une mi-temps complètement en manque d’intensité, comme souvent, finalement, à Bordeaux.
Manque d’ambition et penalty
Il fallait croire que les Girondins avaient laissé toute leur énergie en Europa Ligue, puisqu’ils n’ont encore jamais gagné sur le pré, après une échéance continentale. Et la neige tombante ne semblait pas leur donner plus de motivation pour tenter d’inverser le cours des choses. A l’image d’un Ludovic Obraniak très peu inspiré, et ombre de lui-même. En revanche, dans le camp visiteur, le système de jeu à « la toulousaine » faisait le bonheur de la quarantaine de supporters bretons massée dans le virage nord. Les approximations techniques des joueurs de Francis Gillot, symbolisées par des passes mal ajustées, des retards dans la conquête de balle et des déviations sans destinataire, contrastaient avec la gestion des efforts et le jeu au sol en petit périmètre distillé par leurs adversaires. Et leur réalisme, aussi. Un coup-franc de Bellion capté par Thébaux (47e) ou la seule véritable occase des Marine et Blanc en seconde période. Triste, comme le temps, et les ambitions du club aquitain. Les Brestois, eux, ont su imposer leur réalisme froid, et transformer un pénalty par Kantari, leur capitaine, suite à une faute de Sané sur Touré (82e). Le truc qui fait bien mal quand on croit pouvoir revenir au score. Fin du calvaire. Les émissaires de Benfica présents au stade ont dû prendre bonne note…
Bordeaux : Carrasso – Faubert, Planus, L. Sané, Trémoulinas – Plasil (cap), Poko (Sertic, 83e), Obraniak (Ben Khalfallah, 66e), Maurice-Belay – Ch. Diabaté, Bellion (Saivet, 64e).
Brest : Thébaux – O. Coulibaly, I. Traoré, Kantari (cap), B. Mendy – A. Sissoko, Raspentino (L. Touré, 75e), Chafni (Grougi, 78e), Licka, M. Gueye (Lesoimier, 69e) – J. Ayité.
Buts : Licka (19e) et Kantari (83ess.p.) pour Brest.
Les Girondins étaient attendus au tournant, après leur qualification pour les huitièmes de finale de l’Europa Ligue. Problème, le terme « pression » ne fait pas partie du vocabulaire du club. Et face à Brest, chez eux, ils ont une nouvelle fois déçu. Déçu dans tous les compartiments du jeu. Dans un match terne et ennuyeux à souhait, ils ont chuté face à une équipe de Brest plus maligne et plus réaliste. Un but en première, un but en deuxième, et les hommes de Landry Chauvin pouvaient savourer leur troisième succès à l’extérieur de la saison. Bon, il faut rappeler aussi que les deux formations ont perdu à la trêve leurs meilleurs buteurs-maison : Ben Basat (9 buts) et Gouffran (8 buts). Ce qui peut expliquer certaines choses… Mais quand même ! Un spectacle si affligeant pour une rencontre de Ligue 1 devrait faire réfléchir les annonceurs-télé. Mais sans parler de différence de niveau entre deux clubs aux objectifs différents, force est de constater qu’avec plus de malice et d’adresse devant le but, Brest l’a logiquement emporté.
Des stats pourries
Le dos de Trémoulinas
Bon, il y avait le froid et les nombreux corners obtenus par le Stade Brestois, une tête de Sané que Thébaux repoussait (5e), et une frappe puissante de Maurice-Belay au second poteau (15e), pour réchauffer l’atmosphère. Le tir de Faubert, également, repoussé sur sa ligne de but par Coulibaly (35e). Et ce but gag, bien sûr, inscrit par des Bretons très prompts à se projeter vers l’avant. Suite à un ballon centré de la gauche par Chafni, et intelligemment laissé par Ayité plein axe, Licka frappait sur Trémoulinas qui, en voulant se tourner, détournait le cuir ! Carrasso pris à contrepied (19e), c’est tout le onze marine et blanc qui l’était. Lui qui, pourtant, avait montré de vraies intentions offensives, tout au long du premier acte. Mais celui de Landry Chauvin avait bien préparé son coup, et ses coups, surtout en contre. Arme redoutable, qui sanctionnait quarante-cinq minutes aussi fades que ternes, hachées par des fautes à répétition. Et une mi-temps complètement en manque d’intensité, comme souvent, finalement, à Bordeaux.
Manque d’ambition et penalty
Il fallait croire que les Girondins avaient laissé toute leur énergie en Europa Ligue, puisqu’ils n’ont encore jamais gagné sur le pré, après une échéance continentale. Et la neige tombante ne semblait pas leur donner plus de motivation pour tenter d’inverser le cours des choses. A l’image d’un Ludovic Obraniak très peu inspiré, et ombre de lui-même. En revanche, dans le camp visiteur, le système de jeu à « la toulousaine » faisait le bonheur de la quarantaine de supporters bretons massée dans le virage nord. Les approximations techniques des joueurs de Francis Gillot, symbolisées par des passes mal ajustées, des retards dans la conquête de balle et des déviations sans destinataire, contrastaient avec la gestion des efforts et le jeu au sol en petit périmètre distillé par leurs adversaires. Et leur réalisme, aussi. Un coup-franc de Bellion capté par Thébaux (47e) ou la seule véritable occase des Marine et Blanc en seconde période. Triste, comme le temps, et les ambitions du club aquitain. Les Brestois, eux, ont su imposer leur réalisme froid, et transformer un pénalty par Kantari, leur capitaine, suite à une faute de Sané sur Touré (82e). Le truc qui fait bien mal quand on croit pouvoir revenir au score. Fin du calvaire. Les émissaires de Benfica présents au stade ont dû prendre bonne note…
Bordeaux : Carrasso – Faubert, Planus, L. Sané, Trémoulinas – Plasil (cap), Poko (Sertic, 83e), Obraniak (Ben Khalfallah, 66e), Maurice-Belay – Ch. Diabaté, Bellion (Saivet, 64e).
Brest : Thébaux – O. Coulibaly, I. Traoré, Kantari (cap), B. Mendy – A. Sissoko, Raspentino (L. Touré, 75e), Chafni (Grougi, 78e), Licka, M. Gueye (Lesoimier, 69e) – J. Ayité.
Par Laurent Brun, à Chaban-Delmas.
Tu sais que le derby de Milan approche quand…

















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Et tout mon soutien aux supporters girondins, devoir se coltiner Bellion c'est pas humain.
Quel plaie !
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- Julien Faubert, ancienne grande gloire du Real, joueur très technique, n° 10 en EDF, jamais blessé.
- Carlos Henrique, défenseur brésilien à la relance impeccable, joueur propre, surdoué, une sorte de Laurent Blanc des années 2010.
- David Bellion, ancienne star de MU, très adroit devant le but, véritable tueur des surfaces (syn : David Trézéguet)
- Fahid Ben Khalfallah : immense numéro 10, capable d'accélérer le jeu par des passes lumineuses, grosses capacités d'analyse des matches, spécialiste de l'autocritique.
- Cheikh Diabaté, super tripoteur de balle très technique, avec une vision du jeu hors du commun.
En cas de difficultés de paiement, on peut faire un lot, les 5 pour pas grand-chose, pour rien même. On peut même vous donner quelque chose, quelques centaines d'euros (pas plus, on n'a plus rien)
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Le journaliste est lui aussi dans le feu de l'action... Écrire et regarder tout ce qu'il se passe dans le stade en même temps doit être difficile à réaliser... (Qui plus est sans ralenti) Et à partir du moment où c'est sifflé, c'est que la sanction est telle, donc...
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