JO 2012 - Bilan - Brésil
William Pereira
Brésil, un mal pour un bien ?
Tout le monde les annonçait vainqueurs des JO londoniens, c'est finalement le Mexique qui a décroché la médaille d'or. Le Brésil essuie donc un nouvel échec olympique, le premier pour l'impétueuse génération des Neymar & co qui va devoir changer de formule pour briller chez elle dans deux ans lors de sa Coupe du monde.
Déception de Neymar en finale des JO
Jamais deux sans trois. Voilà trois fois que le Brésil loupe l'or olympique et se contente de l'argent. Le bloc collectif mexicain a eu raison des fortes individualités brésiliennes. Comme Dunga, Mano Menezes échoue dans sa quête d'or et devra aborder le Mondial 2014 dans une position il est vrai peu confortable, mais toujours meilleure que celle de son prédécesseur après les JO de Pékin. Car oui, la Seleção a échoué au pied du but, mais elle a montré beaucoup de caractère et de créativité. Seulement, Neymar, Oscar, Damiao et le reste de la bande, sont des mioches qui réalisent encore à peine que tous les espoirs d'une nation reposent sur leurs épaules. Mis à part les Hulk, Thiago Silva et Marcelo, tous ont joué pour s'amuser avant de gagner. C'est ce qui a fait la différence contre le Mexique et c'est ce qui aurait déjà pu être fatal en quarts face au Honduras. A force d'être trop sûrs de leur force, les surdoués auriverde ont fini par céder, par orgueil et laxisme.
Un nouveau départ
Pour cette raison, cette défaite lors d'une rencontre aussi importante que la finale des JO est peut-être moins une calamité qu'un mal nécessaire. Cette nouvelle génération portée aux nues par les médias et l'opinion publique depuis l'après-Coupe du Monde 2010 va sans doute commencer à prendre conscience de ses fautes et du fossé qui les sépare du top niveau. Neymar en avait déjà fait l'amère expérience contre le Barça en décembre dernier, ses coéquipiers vont désormais le suivre. Dorénavant et jusqu'en 2014, cette génération d'enfants gâtés va devoir se passer de l'indulgence de son entourage. Pour autant, résumer les jeux de la Seleção au seul échec final serait une erreur. Cette équipe-là va aborder la dernière ligne droite de sa préparation pour le Mondial dans un bien meilleur état que la fois précédente. Le Brésil a inscrit au moins trois buts par match avant la finale, Leandro Damiao termine meilleur buteur de la compétition, Neymar a dribblé au moins trois fois tous les joueurs des équipes adverses, Oscar a plus ou moins justifié le prix de son transfert et Hulk a bien rempli son rôle de papa poule autour de tous ces puceaux.
Les Auriverde ont de plus définitivement renoué avec le jeu ultra offensif et spectaculaire qui fait d'eux une équipe si singulière, représentant à merveille un pays enjoué dont le goût particulièrement prononcé pour le spectacle n'est plus à présenter. La Seleção est redevenue l'équipe du peuple, celle qu'on regardait volontiers jouer pour se délecter des gestes techniques fantaisistes de ses artistes. Celle qui attaquait à outrance même dans les matchs à enjeu sans forcément se soucier des représailles - on a parfois vu la team de Menezes évoluer en 2-4-4 ou 4-2-4, à l’ancienne. Celle qui prend un malin plaisir à vouloir humilier l'autre, quoi. Alors oui le Brésil, presqu'au complet, n'a croisé le fer qu'avec des sélections olympiques et a perdu la finale. Les équipes présentes en 2014 seront forcément des adversaires plus coriaces, mais marquer 16 buts en six matchs, ce n'est pas à la portée du premier venu. Autant dire que dans deux ans, il faudra s'attendre à ce que les Auriverde plantent banderille sur banderille.
Soucis défensifs
Derrière en revanche, la copie est nettement moins convaincante, pour ne pas dire pourrie. Si la Seleçao devait aligner cette arrière-garde lors du prochain Mondial, nul doute qu'elle passerait difficilement les quarts de finale. Malgré la présence de Thiago Silva dans la capitale anglaise cet été, la défense de Mano Menezes s'est révélé être une sacrée passoire. Juan n'a pas encore le niveau pour épauler la nouvelle recrue du PSG, alors que sur les ailes, Rafael, mais surtout Marcelo, jouent beaucoup trop haut et laissent bien souvent leurs centraux dans la merde. Si le Fabrice Eboué brésilien défend comme ça au Real, Fabio Coentrão passera de mouton noir à chouchou du public madrilène. Et malgré les retours de David Luiz et Daniel Alves, qui devraient régler pas mal de choses sur le plan défensif, le problème de l'aile gauche ne sera pas résolu si facilement.
On a vu Mano Menezes essayer de densifier son milieu de terrain contre la Corée du Sud et le Mexique pour pallier la fragilité défensive de son équipe, à chaque fois au détriment de Hulk, laissé sur le banc. Or le joueur du FC Porto use énormément les défenses adverses grâce à ses capacités physiques et son volume de jeu disproportionné. D'un autre côté, il ne peut pas se permettre de sortir Neymar ou Damião (ou Pato) pour ajouter un milieu de terrain. L'entraîneur brésilien n'a plus que deux ans pour résoudre cette énigme. Le temps presse...
Un nouveau départ
Pour cette raison, cette défaite lors d'une rencontre aussi importante que la finale des JO est peut-être moins une calamité qu'un mal nécessaire. Cette nouvelle génération portée aux nues par les médias et l'opinion publique depuis l'après-Coupe du Monde 2010 va sans doute commencer à prendre conscience de ses fautes et du fossé qui les sépare du top niveau. Neymar en avait déjà fait l'amère expérience contre le Barça en décembre dernier, ses coéquipiers vont désormais le suivre. Dorénavant et jusqu'en 2014, cette génération d'enfants gâtés va devoir se passer de l'indulgence de son entourage. Pour autant, résumer les jeux de la Seleção au seul échec final serait une erreur. Cette équipe-là va aborder la dernière ligne droite de sa préparation pour le Mondial dans un bien meilleur état que la fois précédente. Le Brésil a inscrit au moins trois buts par match avant la finale, Leandro Damiao termine meilleur buteur de la compétition, Neymar a dribblé au moins trois fois tous les joueurs des équipes adverses, Oscar a plus ou moins justifié le prix de son transfert et Hulk a bien rempli son rôle de papa poule autour de tous ces puceaux.
Soucis défensifs
Derrière en revanche, la copie est nettement moins convaincante, pour ne pas dire pourrie. Si la Seleçao devait aligner cette arrière-garde lors du prochain Mondial, nul doute qu'elle passerait difficilement les quarts de finale. Malgré la présence de Thiago Silva dans la capitale anglaise cet été, la défense de Mano Menezes s'est révélé être une sacrée passoire. Juan n'a pas encore le niveau pour épauler la nouvelle recrue du PSG, alors que sur les ailes, Rafael, mais surtout Marcelo, jouent beaucoup trop haut et laissent bien souvent leurs centraux dans la merde. Si le Fabrice Eboué brésilien défend comme ça au Real, Fabio Coentrão passera de mouton noir à chouchou du public madrilène. Et malgré les retours de David Luiz et Daniel Alves, qui devraient régler pas mal de choses sur le plan défensif, le problème de l'aile gauche ne sera pas résolu si facilement.
On a vu Mano Menezes essayer de densifier son milieu de terrain contre la Corée du Sud et le Mexique pour pallier la fragilité défensive de son équipe, à chaque fois au détriment de Hulk, laissé sur le banc. Or le joueur du FC Porto use énormément les défenses adverses grâce à ses capacités physiques et son volume de jeu disproportionné. D'un autre côté, il ne peut pas se permettre de sortir Neymar ou Damião (ou Pato) pour ajouter un milieu de terrain. L'entraîneur brésilien n'a plus que deux ans pour résoudre cette énigme. Le temps presse...
William Pereira
A la santé d’Ortega

















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Maintenant il faut savoir aussi que malgré le fort esprit patriotique qui règne au pays auriverde, dans l'esprit d'un supporter brésilien, l'équipe nationale passera quasi toujours au second plan du club qu'il supporte. cf la copa libertadores remportée par les Corinthians cette année, on se serait presque cru un fameux soir du 12 juillet 98.
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Ne pas sélectionner Ramires même pour les matchs amicaux est tout aussi débile.
Bref un tas de bêtises qui coutent cher au brésil. Alors oui devant il y a du talent mais derrière c'est plus dur...
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Enfin, ce n'est qu'une supposition de ma part, peut-être je me trompe, mais ca me parait gros comme une montagne.
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J'ai malgré tout l'impression que le Brésil s'identifie beaucoup à cette sélection, ce qui rend ce relatif échec d'autant plus douloureux. Nombreux sont ceux qui voient cette sélection avec davantage de "proximité" de par le fait qu'un grand nombre de joueurs jouent au Brésil, avec le crack Neymar en tête de gondole bien sûr. La conforntation avec d'autres football (et je trouve le parallèle avec Santos-Braça assez pertinent dans l'article) les ramenant à quelques désillusions. Et puisqu'il faut bien un coupable, Menezes semble tout désigné. Je suis favorable à sa maintenue (et pas que comme supporter des Corinthians), puisque je suis favorable à la continuité. Tout changer à 2 ans du mondial serait vraiment périlleux
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mon français vaut désormais celui de JC Van Damme
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En tout cas la finale de la Libertadores était une folie, je n'étais pas dans le stade mais l'atmosphère dans les rues parlait d'elle même, uma loucura!
Pour revenir à la seleção, je suis d'accord qu'il est trop tard pour tout changer à même pas 2 ans de la coupe du monde, c'est juste qu'avec tous les talents que composent cette équipe, c'est rageant de ne pas la voir aller plus haut. Mais je note quand même une amélioration dans le jeu comme le souligne l'article, j'espère vraiment qu'ils seront prêt en 2014.
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Par contre, défensivement, je ne me fait pas trop de soucis, il manquaient quand même Dede, David Luiz, Daniel Alves, Ramires, Paulinho et Ralf.
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C'est vrai que les Brésiliens s'identifie beaucoup plus à leurs clubs qu'à la seleção. Enfin, s'identifie c'est peut être pas le mot, se passionne plutôt.
J'ai été surpris, depuis que je suis arrivé de votre finalement assez peu d'attention accordée à l'équipe nationale. Même pendant les matchs amicaux (contre l'Argentine notamment) ou durant les JO. J'ai pas entendu les cris de joie que j'entend durant les matchs de championnats. Même à la TV, je vois beaucoup plus de reportage sur le dernier entrainement de Seedorf que sur la vie de la seleção aux JO. Bon, c'est mon ressenti.
Après je sens énormément d'attente par rapport à la coupe du monde, je pense que ça risque d'être autre chose.
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Je suis tout à fait d'accord avec toi et effectivement le mot "passion" serait plus juste afin de caractériser le supporter brésilien. Quand on dit que le foot ici est une vrai religion, le terme n'est pas usurpé! Pour 2014, c'est vrai l'attente sera énorme et j'ai vraiment hâte de vivre l'événement em vivo!
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Je vais me faire mon premier match mercredi (Botafogo-Sport), mais je pense que le stade va sonner un peu creu.
Je pense qu'on aura surement un avant-goût à la coupe des conf. D'ailleurs la France devait faire 2 matchs amicaux au Brésil, j'attend les dates.
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Un échec est un échec. C'est comme les "préparations pour compétitions à venir", juste une excuse pour éviter d'assumer un échec.
Oui, ça servira de leçon pour la prochaine compétition (Coupe des Confédérations 2013) mais en attendant, c'est une finale perdue. Dommage.
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@Moucletche, je suis à Vila Madalena, pas loin donc! j'ai déjà tapé le foot au society de l'autre côté du pont vers le shopping Bourbon. Mais pour un corinthiano, habiter à côté de l'ennemi juré, ça doit pas être facile tous les jours! On pourrait aller se boire une bière un de ces 4, je suis également ici pour un ptit bout de temps encore.
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--> moucletche@hotmail.fr
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:-)
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Pour le jeu : aucune chance de gagner le Mondial en jouant la possession et en tenant autant le ballon (Oscar, Neymar...). Il vont se planter tôt où tard sur une bonne défense. Les seuls qui peuvent apporter de la vitesse sont Ramires et le Ganso d'il y a deux ans, qui jouait énormément en un temps... Mais bon, faut le vouloir. Je me souviens d'un commentaire d'un Brésilien pendant ces JO, quand je m'énervais sur Oscar qui remontait un énième ballon tout seul : Les joueurs qui donnent le ballon sont ceux qui ne savent pas jouer... A croire que Xavi serait sur le banc à Flamengo aujourd'hui...
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Visiblement, la leçon ne lui a pas servi ... J'ai vu que la demi contre la corée du sud et c'était pas fameux.
Et puis il ont encore deux ans pour que les médias les idolâtrent à nouveau et pour retomber dans leurs travers : c'est le problème classique des brésiliens, l'abus de confiance
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Dur de se rendre compte que le Brésil, c'est de la merde depuis 1982.
J'adore les articles publiés partout après la finale comme si c'était uen défaillance du Brésil.
Le mexique est meilleur, c'est tout! individuellement et collectivement!
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Le Brésil a raflé 2 coupes du monde (+ une finale perdue) depuis 82.
Je pense qu'à leur place, beaucoup de nations aimeraient être de la §merde, tu crois pas ?
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@jayjay972, les stades sont à moitié vides à São Paulo et Rio mais dans les autres villes, c'est plein. J'ai posé la question, on m'a dit que c'était parce qu'il y avait beaucoup de Pay per view à la TV donc beaucoup préfère rester dans leur canapé et balancer des pétards en gueulant à la fenêtre quand leur équipe marque un but.
Sinon, cette jeune équipe du Brésil, je les vois plus gagner en Russie en 2018 que chez eux en 2014.
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Un jeune qui dribble, faut le laisser dribbler, avec le temps et l'expérience, il apprend à utiliser cette arme à bon escient.
Tu me diras qu'il y a toujours des mecs comme Robben qui ne la lâche jamais...
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Pour les Neymar & Cie, ça viendra avec l'expérience. et puis comparer avec le Barça, c'est un cas unique. Tu regardes Messi avec l'argentine, il part en dribble comme Neymar. Sauf qu'il est meilleur.
Pour Avenida Brasil, ça fait une bonne dizaine de jour que j'ai pas pu regarder.
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Ouais , A tel point que les défenseurs brésiliens avaient mis un contrat sur les jambes de Robben en quarts de la coupe du monde.
Bah quand le Brésil aura un Robben qui fait peter les plombs à toute une équipe en quarts de coupe du monde, ils seront sur la bonne voie
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