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Bravo, capitaine éternel

Nul depuis le début de la saison avec Manchester City, Claudio Bravo est l’indiscutable capitaine de Juan Antonio Pizzi. Logique car le Chili sait ce qu’il doit à son gardien de but. Et parce que les performances en club ne sont pas déterminantes dans le fonctionnement particulier de la Roja.

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Cela devait être l’année de la consécration pour Claudio Bravo. Après deux années à se partager les bois du Barça avec Marc-André ter Stegen sans jamais avoir le droit de tâter de la Ligue des champions, il s’était enfin vu accorder la pleine confiance d’un coach dans un top club. Et pas n’importe qui, puisque c’est Pep Guardiola qui demandait au Chilien d’être le gardien de ses idées et de Manchester City. La consécration donc pour Bravo, de fait enfin considéré comme l’un des meilleurs portiers du monde.

Sauf que tout a vite tourné au vinaigre. Pour ses débuts avec City, Bravo entrait dans le bain à Old Trafford le 10 septembre. Et commettait sa première boulette : une sortie aérienne complètement foirée et un but offert à Zlatan. Sans conséquence certes, puisque City gagnait (2-1). Mais entre cette bévue et un crochet raté suivi d’un tacle très limite sur Wayne Rooney, Bravo donnait déjà du grain à moudre aux tabloïds anglais qui n’en demandaient pas tant. La suite est à l’avenant : l’ancien de Colo-Colo, jamais décisif, enchaîne les matchs ratés, se loupe pour son retour au Camp Nou face au Barça en se faisant expulser. La presse britannique, qui le voit comme un caprice de Guardiola, se gausse, les vidéos de ses plus beaux fails fleurissent sur YouTube et, logiquement, il perd son poste de titulaire au profit de Willy Caballero.

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Pizzi : « Ce qu’il apporte est indispensable »


Au Chili, l’écho de ses performances ratées résonne fortement. Pourtant, personne n’imagine sérieusement remettre en question la place du Capitan. À commencer par ses partenaires et surtout son coach Juan Antonio Pizzi qui déclarait en janvier, au plus fort de la tempête : «  Il y a des joueurs qui transmettent de la sérénité par leur seule présence. Bravo fait partie de ceux-là. Qu’il fasse un bon ou un mauvais match, ce qu’il apporte est indispensable. » Et si le fait que Bravo ne soit pas titulaire en club pour la première fois de sa carrière inquiète, les Chiliens se rassurent en regardant de l’autre côté des Andes. En Argentine, Sergio Romero a beau n'avoir joué que dix-sept fois en championnat depuis quatre ans, il est pourtant indéboulonnable avec l’Albiceleste.

En sélection, Bravo a rarement déçu. Certes, il y a bien eu quelques erreurs, mais le natif de Buin a toujours su se relever. À l’image de ce qu’il a réalisé lors de la Copa América Centenario en juin dernier. Aux États-Unis, il connaît un premier tour mi-figue, mi-raisin conclu par une faute de main terrible contre le Panama.

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Critiqué à Santiago, le gardien se relève et emmène la Roja avec lui. À partir des quarts de finale, il ferme boutique et n’encaisse plus un seul but. Trois clean sheets, un titre de meilleur gardien de la compétition et une deuxième Copa América en tant que capitaine de la meilleure génération de l’histoire du football chilien. Voilà qui pose un homme. D’autant qu’il y a eu un arrêt énorme sur une tête de Sergio Agüero et cette belle horizontale sur le tir au but de Lucas Biglia.


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Pas le seul à se transcender en sélection


Aujourd’hui donc, Bravo est indéboulonnable. Parce que ses 111 sélections en font un monument. Parce qu’il est difficile d’imaginer Christopher Toselli (vingt-huit ans, Universidad Catolica) ou Johnny Herrera (trente-cinq ans, Universidad Chile), ses suppléants qui sont deux gardiens de but assez moyens, lui prendre sa place. Mais aussi parce qu’au Chili, le fait d’être titulaire et performant en club n'a jamais été un critère de sélection comme il peut l’être pour Didier Deschamps. Le Chili a élevé au rang d’art le syndrome Lukas Podolski, dont les performances en club ont toujours fait tache à côté de son rendement sous le maillot de la Mannschaft. L’équipe chilienne est quasiment inamovible depuis la Coupe du monde 2014. Avec Sampaoli ou Pizzi, les joueurs convoqués sont toujours plus ou moins les mêmes, peu importent leurs performances en club ou même le fait qu’ils y jouent ou pas.


Le cas le plus frappant est évidemment celui d’Eduardo Vargas. En 2014-2015, l’attaquant évolue à Queens Park Rangers. Même pas titulaire, il inscrit 3 buts en 21 matchs. Pourtant, il termine meilleur buteur de la Copa América. Rebelote l’année suivante, Turboman n’avance pas une cacahuète avec Hoffenheim, mais il marque 6 fois en 6 matchs lors du tournoi continental ! Et les exemples sont légion, Gonzalo Jara accumule les erreurs avec la U de Chile, mais vient de fêter sa centième sélection. Jean Beausejour ne s’est jamais imposé dans un top club, mais il est indispensable depuis dix ans avec la Roja et vient d’annihiler Messi à Buenos Aires. Jorge Valdivia traîne son spleen aux Émirats arabes unis, mais il redevient le Mago quand il se pare de rouge. C’est ce supplément d’âme insufflé par chacun des sénateurs, et la parfaite connaissance des hommes et du système de jeu qui font du Chili une des sélections les plus fortes du monde, à défaut d’être une accumulation de grands joueurs. Autant dire que Claudio Bravo a encore quelques années dans les bois des champions d’Amérique devant lui.

Par Arthur Jeanne
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