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  3. // Portugal-Chili (0-0, 0-3 tab)

Bravo Bravo !

Dans un duel où les coups bas auront pris le dessus sur le beau jeu, le Chili est venu à bout du Portugal aux tirs au but. Merci qui ? Merci Claudio Bravo, qui a repoussé les tentatives de Quaresma, Moutinho et Nani. Comme ça.

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Portugal 0-0 (0-3 tab) Chili



L’atmosphère est tendue, les deux capitaines sont les moteurs de chaque sélection par leur discours, qui s’avère déterminant dans ce type de situation. Cristiano Ronaldo d’un côté, Claudio Bravo de l’autre. L’épreuve des tirs au but, tant redoutée par chaque équipe, va donner le nom du premier qualifié pour la finale de dimanche. Vidal ? Contre-pied parfait. Quaresma ? Sorti par Bravo. Aránguiz ? Contre-pied parfait. Moutinho ? Sorti par Bravo. Alexis ? Contre-pied parfait. Nani ? Sorti par Bravo. Fin du suspense, merci capitaine.

Le casse de Kazan


Fernando Santos se signe au moment où les hymnes prennent fin, comme un rituel afin de permettre au Portugal de forcer le destin. Une protection divine dont la Selecção das Quinas a bien besoin, privée de deux titulaires en défense avec Pepe et Raphaël Guerreiro. Bien entré dans son match malgré la frappe écrasée d’André Gomes, Rui Patrício se mue ensuite en sauveur grâce à une sortie parfaite pour boucher l’angle de tir d’Eduardo Vargas. En bon berger, Cristiano Ronaldo répond à la bergère chilienne d’une superbe passe vers André Silva, mais le néo-Milanais bute sur Claudio Bravo, aussi impassable qu’impassible. Après dix premières minutes d’une grosse intensité, Arturo Vidal se lance dans son art favori, le trash-talking, et les deux clans se regardent dans le blanc des yeux.

Aux actions dangereuses succèdent les liaisons dangereuses. William Carvalho pose un tampon sur Pablo Hernández, Gonzalo Jara s’essuie les crampons sur la cheville d’André Silva, mais aucun de ces hommes libres ne parvient à faire une infidélité à ce score nul et vierge. Par deux fois, Charles Aránguiz possède un droit de cuissage sur la défense lusitanienne, mais les mailles du filet se refusent à sa fougue pourtant évidente. Moins en vue sur son côté, Alexis Sánchez multiplie les pressings hauts pour gêner les relances portugaises. Le match évolue vers un faux rythme, dont la Roja profite au maximum pour se montrer menaçante. Excédé par le traitement infligé à son égard, André Silva récolte un carton jaune pour protestation. Des paroles, mais peu d’actes. Kazan attend encore son prince charmant.

Santo Rui Patrício


La pause sert davantage aux Portugais qu’aux Chiliens, dont les jambes sont coupées dès le démarrage du second acte. Plus créatifs, les coéquipiers de CR7 voient un premier frisson parcourir leur échine au moment où Vargas tente un retourné acrobatique que seul Rui Patrício parvient à détourner de sa course vers le but. Encore une fois à réaction, les Portugais répliquent par leur quadruple Ballon d’or, dont la frappe est repoussée avec peine par Bravo. La théorie du coup pour coup est d’actualité, et au regard de la qualité des deux blocs, la tendance est à ce que le moindre but s’avère décisif pour s’inviter en finale. Du côté des champions d’Europe, les anciens Nani et Ricardo Quaresma viennent apporter du sang-froid dans un match où l’atmosphère s’électrise au fil des minutes. Cristiano Ronaldo doit se rendre à l’évidence : son talent intrinsèque est insuffisant pour qualifier son Portugal sans l’aide de la prolongation.

La cartouche d’Alexis, le pétard de Vidal


Désireuse d’un peu de rab, la partie est proche de basculer pour le Chili quand Mauricio Isla adresse un centre vers Alexis Sánchez, dont le smash de la tête permet à la balle de frôler le montant d’un Rui Patrício touché par la grâce. La fatigue se lit sur les visages de tous les joueurs sur le terrain, et Juan Antonio Pizzi détient l’avantage de sélectionner des joueurs frais afin d’envisager une éventuelle séance de tirs au but. Sans scooter pour faire le pitre, Eliseu quémande un coup franc, mais l’arbitre ne veut pas entendre parler de faute. José Miguel Fonte crochète Francisco Silva dans la surface ? Pas de faute. Vidal et Rodríguez tapent tous les deux les montants du béni Rui Patrício, preuve que les tirs au but étaient le meilleur moyen de décider quelle sélection posséderait la meilleure forteresse. Cinq lettres suffisent : Bravo.

Par Antoine Donnarieix
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