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  2. // Le joueur de la 7e journée

Braithwaite and see

Tranquille et insouciant du haut de ses 22 ans, le Danois Martin Braithwaite bluffe son monde depuis le début de la saison. Auteur de trois pions et d’une passe décisive sous les couleurs du Téfécé, l’ancien d’Esbjerg fait son petit bonhomme de chemin tout en calme, sourire et détente. Le Stadium a trouvé son Doc Gynecø : un homme nature.

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Dans un remake français de Vol au-dessus d’un nid de coucou, de Milos Forman, Federico Santander aurait fait un très bon Chef Bromden, indien géant sourd et muet. Spectateurs de cet asile de fou mis en scène par Olivier Sadran, les supporters du Téfécé ont vu défiler de sacrés spécimens. Umut Bulut, Emmanuel Rivière (la version 1.0, hein), Yanis Tafer ou encore Soren Larsen. Logique, donc, au moment d'accueillir un nouveau drôle d’oiseau, Martin Braithwaite, de s'attendre à voir arriver un nouveau poisson rouge dans le bocal toulousain : un truc qu’on a chez soi, qu’on nourrit, qui nous fait marrer une fois et dont on se fout dans la foulée jusqu'à ce qu'il meure. Mais à l’image de son nouveau visage de onze joueur, aligné dans un 3-5-2 des plus sympathiques, le club d’Olivier Sadran a vu la roue tourner. Cette fois-ci, il semble que le Tef a réussi à choper un bon attaquant. Un homme jeune, capable sur le terrain, malin en dehors, recruté à bas prix. Mesdames et messieurs : Martin Braithwaite.

Adaptation express

Le reflexe est tout naturel : quand l’équipe que l’on supporte recrute un attaquant inconnu, évoluant dans un championnat que l’on méconnaît, le tout pour une bouchée de pain, on file sur un site de statistiques pour savoir ce qu’il se trame. Quand on se penche sur le cas de Martin Braithwaite, arrivé cet été pour 2 millions d’euros, force est de constater que le lascar n’affole pas la toile. 17 buts en 79 matchs de D1 danoise sous les couleurs d’Esbjerg, son bled natal. Un type qui sort un peu de nulle part. Un type dont on attend peu. Un type qui ne peut pas vraiment décevoir. Et qui ne déçoit pas, bien au contraire. Si on ne tire pas de bilan digne de ce nom après deux mois, il faut avouer que l’attaquant de 22 ans s’est plutôt bien adapté à son nouvel environnement. Avec trois buts et une passe décisive en cinq rencontres disputées avec le Téfécé, le Danois est l’attaquant toulousain qui donne satisfaction le plus rapidement depuis l’immense Daniel Moreira. En l’absence d’Eden Ben Basat, la doublette qu'il compose avec Ben Yedder fait mouche. Fins techniciens, les deux zigotos combinent bien tous les deux. Le but du Danois face à Lorient fait suite à une déviation de la tête de WBY, tandis que la seule banderille plantée par le meilleur buteur toulousain de la saison passée l’a été sur une passe de Braithwaite. « Je suis un joueur rapide qui marque des buts et délivre des passes  » , résume tranquillement l’intéressé dans les colonnes de L'Équipe. « Parfois, j’aime bien dribbler et faire un peu le spectacle, car j’aime surprendre. Proposer des choses que l’on n'attend pas » , poursuit Braithwaite. Des idéaux qui collent au nouveau Toulouse. Le Toulouse 3-5-2. Le Tef champagne. Un Toulouse qui, à l’image de sa recrue, a une bonne gueule.

« Se la couler douce »


Derrière ce nom de dentifrice se cache l’archétype du type bien, à la coule. Une afro quelque part entre Ben Wallace et Krusty le clown, un sourire communicatif et le regard de celui qui se laisse porter par la vie. « En dehors du terrain, j’aime me la couler douce. Je ne fais pas de plans, je prends les choses comme elles viennent, poursuit-il. J’aime que les choses arrivent naturellement, de façon détendue. Oui, je dirais que je suis un gars cool.  » C’est peut-être parce qu’il est cool et bon que Martin est le nouveau chouchou du Stadium. Il faut dire que le bougre n’est pas seulement sympathique. Jamais avare d’effort, techniquement fiable, solide dos au but et doté d’une vitesse de course raisonnable, Martin a, pour le moment, réussi à importer les qualités qui ont fait de lui un bon joueur du championnat danois en France. Né en 1991, Braithwaite est international danois depuis juin 2013. Une progression constante qui rassure Alain Casanova, qui nourrissait quelques inquiétudes à l’arrivée du joueur : « On n’était pas sûr de son intégration par rapport au niveau de la L1, mais pour le moment, c’est une réussite. » Une réussite qui pourrait être totale quand le Danois aura, comme il en a montré l’envie, apprivoisé le français. Alors, à ce moment-là, il pourra être à 100%. Alors, à ce moment-là, il pourra s’offrir un role dans un remake français de Milos Forman. Gageons que d'ici là, Man on the moon lui ira beaucoup mieux que Vol au-dessus d'un nid de coucou.

Par Swann Borsellino
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