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Brahimi, le Rouge et le Noir

Remarquable lors de la Coupe du monde au Brésil, Yacine Brahimi, qui faisait des étincelles à Grenade, a déclenché un véritable incendie au FC Porto cette saison. Pourtant, avant d'aller flamber en Liga, puis en Liga Sagres, l'Algérien avait fait l'effet d'un pétard mouillé au Stade rennais.

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39 matchs de Ligue 1, six buts. C'est peu dire que le bilan de Yacine Brahimi avec le Stade rennais ne fait pas rêver. Pourtant, c'est évident, l'ancien pensionnaire de l'INF Clairefontaine respire le football. À bien y regarder, sa carrière ressemble bien au cycle de vie d'un papillon. Car si Yacine s'est métamorphosé avec Grenade, puis à Porto, il était très clairement dans sa phase chrysalide à Rennes. Pourtant, il avait, dès le plus jeune âge, des arguments pour plaire aux plus grands et aux plus ambitieux. Au final, Yacine a choisi d'aller peaufiner sa formation sur la route de Lorient, l'air vivifiant de la Bretagne l'attirant plus que les sirènes des grosses écuries. Un joyau mal travaillé par des orfèvres trop protecteurs ? Une jeune pousse trop sûre de son talent qui a grandi dans un terreau d'impatience ? Si aucune de ces raisons, une fois isolées, ne peut pleinement expliquer son relatif échec à Rennes, elles peuvent, combinées, fournir un début d'explication.

Des promesses plein les pieds


À 15 ans seulement, Brahimi a tout pour plaire. Ou presque. Ancien directeur du centre de formation du Stade rennais, Patrick Rampillon, se souvient avoir fait des pieds et des mains pour les pieds de Yacine. « Moi quand je l'ai fait signer de l'INF, ça faisait deux ans que je me battais pour qu'il vienne chez nous. À l'époque c'était dur de le faire venir, beaucoup de clubs, dont le PSG et des clubs étrangers, nous faisaient concurrence » , confie-t-il. Avec un flair certain, cet homme avait compris que Yacine deviendrait un grand. « Moi, ma démarche, c'est de me demander ce qu'un joueur repéré à 12/13 ans peut faire à 20 ans en Ligue 1. Je me base sur trois qualités : la technique, l'intelligence et la fiabilité. La technique, il l'avait. Et on voyait à 13 ans qu'il était d'une intelligence rare. La fiabilité se comprend sur et en dehors du terrain. À l'époque, on lui demandait de s'intégrer davantage dans le projet de l'équipe. » Alors, quand il arrive à Rennes, en 2006, tout le monde se réjouit. Si Yacine est bichonné, il fera les beaux jours du club. « On ne forme pas Brahimi, on l'accompagne » claque Patrick Rampillon, avec un certain sens de la formule. Une fois son premier contrat professionnel signé, Yacine est prêté une saison à Clermont, en Ligue 2, en 2009-2010.

Là-bas, il dispute 32 matchs et inscrit 8 buts. De quoi lui offrir une place dans le groupe rennais la saison suivante. « Il a joué sous Antonetti. On l'a prêté une année à Clermont. L'année d'après, il a commencé à entrer. Des bonnes entrées d'ailleurs, alors qu'il y avait du monde dans l'équipe  » , se souvient Pierre Dréossi, alors manager général du club. Dès lors, l'histoire suit un schéma assez classique : un jeune de talent est repéré, il est formé, puis part faire ses armes en Ligue 2 avant de s'imposer petit à petit en Ligue 1. Seulement voilà, la saison 2011-2012 marque le début de la fin de vie bretonne du prodige Brahimi. S'il n'exprime pas son plein potentiel, c'est sans doute que le cadre ne lui convient pas. Le Stade rennais fautif ? Patrick Rampillon ne s'en cache pas. « Chez nous, il n'utilisait que 40 à 50% de son potentiel. Il faut se poser de bonnes questions. Je suis peut-être fautif. Le jeune n'a pas exprimé tout son potentiel en équipe première. » . Au-delà d'une gestion qui n'était donc peut-être pas la meilleure, d'autres explications sont à prendre en compte. Blessures, impatience, et une pointe d'arrogance... Autant d'éléments qui précipitent son départ vers Grenade.

Le génie est une longue impatience


Si l'aventure de Brahimi en Bretagne ne s'est pas passée exactement comme prévu, les torts sont vraisemblablement partagés. Dès son plus jeune âge, l'attitude de Yacine n'est pas optimale. « À l'époque, il a certainement épousé la mentalité bretonne et il est devenu très têtu ! Quand les choses ne se passaient pas comme il voulait, il n'aimait pas ça » pose Rampillon, bientôt rejoint par Pierre Dréossi : « Il était très têtu. Et surtout très exigeant envers lui-même, mais aussi envers les autres. C'était d'ailleurs un petit peu excessif par rapport à son niveau de l'époque. Il y avait des joueurs devant lui. Et il avait un peu de mal à accepter ça. » Une arrogance qu'il est préférable d'appeler impatience. Yacine Brahimi a du talent, il le sait, il aimerait l'exploiter au plus haut niveau, et au plus vite. Trop vite sûrement. « L'impatience l'a fait partir. C'est dommage pour lui, mais surtout pour Rennes. Il faut du temps. Il n'a pas voulu se donner ce temps-là à Rennes, mais ce qui compte, c'est qu'il l'ait eu ailleurs » , explique le manager général. Vraisemblablement, Yacine n'était pas prêt à accepter les contraintes qu'imposent le rythme de progression normal d'un footballeur. À commencer par les blessures.


Il faut dire que de ce point de vue-là, l'Algérien n'a pas été épargné. « Ses blessures, et surtout ses rechutes, lui ont fait perdre une bonne demi-saison. Après, il était exaspéré de se blesser à nouveau, de ne pas revenir, donc en fin de saison, il a exigé pratiquement de quitter le club. C'était une période un peu difficile pour lui comme pour nous » , raconte Pierre Dréossi, qui avoue aussi avoir recadré Yacine, au moins une fois : « Il s'est un peu braqué à l'époque. Je l'avais remis en place en lui disant : "Tu n'as pas le droit d'attaquer le club". Ce n'est pas très grave, c'est le problème des jeunes qui ont un gros potentiel et un peu d'impatience. » Frustré car apeuré de ne jamais être reconnu à sa juste valeur, Yacine part donc faire une saison en prêt à Grenade, club qui lèvera son option d'achat un an après pour l'amener vers les Dragões de Porto. Alors forcément, du côté de Rennes, on le regarde aujourd'hui avec un peu de regrets. « Sans blessures, il aurait joué beaucoup plus, c'est évident » , rembobine Dréossi. Des regrets donc, mais aucune amertume. Et même beaucoup de fierté d'avoir vu passer sur la route de Lorient une des sensations de la saison. « Aujourd'hui, le voir réussir ce qu'il fait, ça me rend très content et très fier. C'est la preuve que je ne me suis pas trompé » , sourit Patrick Rampillon. « Moi, je suis très content de le voir bien réussir, c'est satisfaisant pour le club » , conclut Pierre Dréossi. Et puis qui sait, peut-être que, secrètement, l'Ille-et-Vilaine manque un peu à Yacine ? Paraît que la Bretagne, ça vous gagne.

Par Gabriel Cnudde
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