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  1. // Coupe du monde – Groupe G – Allemagne/Ghana

Boye don't cry

Il a été la star bien malgré lui de la sélection ghanéenne lors du premier match face aux États-Unis, avec son style défensif à la va-comme-je-te-pousse et les deux buts adverses pour sa pomme. Sur un terrain, John Boye est un stoppeur avec un potentiel athlétique inouï, mais capable de cagades gaguesques pouvant gâcher en quelques secondes toute la bonne volonté déployée jusqu'alors. Mais comme c'est un gars sympa et dévoué au collectif, il lui est beaucoup pardonné.

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À la rédaction du Journal de Spirou, Gaston Lagaffe ne fait pas franchement tourner la boutique, préférant occuper ses journées à la pratique du gaffophone, à bricoler son antique voiture, à dragouiller M'oiselle Jeanne et à nourrir des animaux de passage. Surtout, il multiplie les gags, bévues et boulettes qui font enrager ses collègues de boulot et nuisent à la productivité de l'ensemble. Mais c'est aussi dans son genre un employé idéal, car il est foncièrement gentil et plein de bonne volonté malgré son incapacité à mener une vie professionnelle normale. Il est comme ça et personne ne le changera, les Léon Prunelle, Fantasio ou Yves Lebrac doivent s'en accommoder. Et même si ces derniers s'agacent souvent, après tout ils l'aiment bien, ce brave Gaston, c'est un peu leur mascotte. Pendant les six années qu'il vient de passer au Stade rennais, John Boye a un peu été ce gars-là. Un mec qui, comme Lagaffe, est arrivé un jour d'on ne sait où et sans prévenir, pour finalement finir par faire partie des meubles malgré sa plus-value limitée et ses gaffes récurrentes.

Au départ, un copain pour Gyan

« C'est l'agent Fabien Piveteau qui l'avait repéré directement au pays, où il avait de bons liens, se souvient Pierre Dréossi, ancien manager du SRFC. Tous les Ghanéens de France, Gyan, Essien, etc, c'est de lui. Boye, son premier avantage, c'est qu'il était libre, alors on l'a pris à l'essai en Bretagne. » Essai concluant ? « Oui au final, même si on a beaucoup hésité. Son potentiel athlétique était déjà évident à l'époque, mais sa technique était rustre et niveau culture tactique, c'était le néant. » Laurent Huard, entraîneur de la B du club rouge et noir, corrige : « John est d'abord arrivé en prêt, pour voir. Puis finalement, on l'a gardé avec nous, d'autant qu'au même moment, on avait engagé Asamoah Gyan. C'était bien d'avoir un compatriote pour l'accompagner, il n'était pas seul comme ça.  » À ses débuts en France, il apparaît clairement que John Boye n'a pas le niveau pour évoluer en pro. Alors il va longtemps devoir se contenter de la réserve, sans franchement épater les observateurs. Mais ce qui le différencie de l'employé de chez Spirou à l'invariable pull-over vert, c'est que c'est un « gros bosseur  » , dixit Pierre Dréossi, qui complète : « À force de travail et de patience, il s'est convaincu qu'il pouvait intégrer le groupe pro. L'avenir lui a donné raison, c'est devenu un bon joueur de première division au final.  » C'est Frédéric Antonetti qui le premier a cru en lui (ainsi que Milovan Rajevac, sélectionneur des Black Stars en 2008, année de ses débuts internationaux). L'ancien entraîneur rennais a même dit de lui un jour qu'il était « le meilleur défenseur de l'effectif  » . Les mauvaises langues peuvent juger que ça en dit long sur la qualité des joueurs à vocation défensive du club cher à Pinault durant le mandat du Corse à la tête de l'équipe première…

« Il a conscience de son niveau  »

« Mais faut pas croire, assure Laurent Huard, John a de gros points forts. » Qui sont ? «  C'est un gars qui aime défendre, déjà, c'est très important, car ce n'est pas toujours le cas des défenseurs, quoi qu'on en pense. Lui, il adore ça. Et puis c'est un battant qui ne se cache pas. Il est dévoué au collectif. C'est le genre de mec avec qui tu vas au front les yeux fermés. Et d'ailleurs au club, tout le monde l'appréciait. » Mais pas au point de le faire prolonger à l'issue de la saison. Actuellement libre, il serait notamment pisté par des clubs turcs. Pourquoi le laisser partir, s'il était si apprécié ? Là encore, Laurent Huard est à la réponse : « John a quelques manques, notamment sur le plan technique, ce qui peut l'amener à commettre des erreurs. Mais il a conscience de son niveau, il est assez intelligent pour ça. Je le répète, c'est un bon gars, qui s'est bien intégré chez nous, alors que ce n'est jamais facile pour un joueur africain d'arriver en Europe. » Pierre Dréossi est même encore plus élogieux que son ancien collègue : « John a passé deux saisons comme titulaire en L1 et il s'en est très bien tiré. La dernière a été plus difficile pour lui, mais c'est surtout la faute à une pubalgie qui l'a contraint à se faire opérer. »


De Gaston à Averell

Parmi les supporters, les avis sont plus partagés. Les « pro-John » préfèrent retenir le côté guerrier du garçon, utile dans une équipe qui en manque cruellement depuis quelque temps, même si le scénario d'un match avec Boye titulaire pouvait parfois faire basculer le film de guerre en film d'épouvante, avec le Ghanéen dans le rôle de l'équarrisseur. Les fans du Black Star retiendront également quelques-uns de ses coups d'éclat, dont cette fameuse chevauchée fantastique plein axe un soir de février 2011 à Toulouse, laissant apparaître un énorme potentiel athlétique à dégrossir. Et les haters justement auront tendance à retenir que Boye ne s'est jamais vraiment dégrossi au final, avec ce côté chien fou pas toujours très concentré ni bien placé. Pour poursuivre sur le côté neuvième art, il peut en fait parfois donner l'impression d'un Averell Dalton en short, dépassé par les événements lorsque le match lui échappe, comme ce fut le cas lundi dernier face aux États-Unis. Mais peut-être parce qu'il n'y a pas meilleur défenseur que lui actuellement en sélection du Ghana, peut-être aussi en raison de son état d'esprit exemplaire, il devrait encore être titulaire ce soir pour un match décisif face à l'Allemagne. Gare aux gaffes tout de même, hein.

Par Régis Delanoë
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