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Bourgaud : « C’est le but le plus important de ma vie »

On joue les dernières secondes au stade Auguste-Delaune, ce vendredi soir. L'Amiens SC est accroché par le Stade de Reims et se retrouve sixième de Ligue 2. Il reste un dernier coup franc à balancer dans la surface pour aller chercher au buzzer la première montée de l'histoire du club en Ligue 1. Le ballon traîne alors jusque dans les pieds d’Emmanuel Bourgaud... La suite appartient au numéro 10 amiénois. Il raconte.

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Salut Emmanuel, comment on se sent au lendemain d’une telle soirée ?
(Il prend sa respiration) On ne réalise pas trop encore. Parce que ça a été tellement vite... On passe de la sixième place à un ticket pour la Ligue 1, donc c’est magnifique.

Revenons au début du match. Dans quel état d’esprit avez-vous abordé cette dernière journée à Reims, en sachant que vous aviez votre destin en main pour monter ?
Pour nous, il n’y avait pas de question à se poser : c’était gagner impérativement pour avoir au moins la place de barragiste (Amiens SC était deuxième après 37 journées, à égalité avec Troyes, troisième et barragiste provisoire, qui comptait deux buts de retard au goal average, ndlr). Toute la semaine, Christophe Pélissier nous a fait travailler ce que l’on savait faire. On savait très bien qu’il fallait faire un match à 99% voire 100% de nos forces, et on l’a fait. Même si on s’est fait un peu peur.


Est-ce qu’il y a des mots qui t’ont particulièrement marqué dans la causerie du coach ?
En début d’année, France Foot nous a traités de pizza chèvre.

De quoi ?
Pizza chèvre. En référence à Domino’s Pizza. Je crois qu'ils avaient prédit le ticket Laval, Amiens et Tours – je crois –, pour la relégation. Toute l’année, le coach s’est servi de ça pour nous remonter, afin de prouver qu’on avait le niveau Ligue 2. Il nous a surtout dit : « À chaque match, il faut qu’on regarde notre adversaire les yeux dans les yeux. » Avant le match à Reims, il a reparlé de la pizza chèvre et puis, il nous a monté une vidéo de tous nos buts marqués cette saison pour que ça nous galvanise. On a eu des messages de beaucoup de supporters, et je pense que c’est ce qui nous a aidés pour débuter cette rencontre.

Toi, tu débutes le match en tant que remplaçant. Tu l’as vécu comment cette soirée sur le banc ?
Quand on est sur le banc, on n’est pas maître du jeu. On est hyper stressés. Tu mènes au score, et en fin de compte tu te fais rejoindre, alors que tu apprends que les concurrents sont en train de gagner. On se tenait informés grâce à Guy Ngosso et un dirigeant, de chaque but marqué sur les autres stades. Dès qu’il y avait un but, on savait exactement combien on était classés. À 1-1, on est tous effondrés...

Quand le coach t’appelle pour entrer en jeu à la 82e, il y a alors 1-1. Tu te dis quoi à ce moment-là ?
Moi, j’étais remonté parce que je savais tous les résultats. Je me disais : « Ça serait moche de terminer au pied du podium. » À l’échauffement, je suis avec Simon, le préparateur physique, et Jean Calvé, on ne s’échauffe même pas tellement on est dégoûtés. Moi, j'entre, je ne suis même pas chaud. Normalement, les coups de pied arrêtés, c'est mon point fort, et là, j’en foire deux (rires) ! Et à la 90e+5, Thomas Monconduit, le capitaine, me dit : « Manu, va devant le but, je vais le frapper.  »

Juste avant, il y a un centre hors jeu, c’est toi qui centres, non ?
Oui, c’est moi (rires) ! Là, je regarde le chrono, c’est la 90e+3, il siffle hors jeu, je me dis, il va siffler la fin du match. Finalement, on a un dernier coup franc, le gardien monte. Je me place au deuxième poteau, le ballon me retombe dans les pieds et là, je ne me pose pas de question... Ça passe dans une forêt de jambes, je ne sais même pas comment le ballon est passé, et toute l’émotion que j’avais dans mon corps est sortie. On a fêté ça avec le public, c’était énorme.


Au début de l'action, la balle file à l'opposé de la surface. Tu as quand même l’intuition qu’elle va être pour toi ?
Ouais, parce que contre Laval, ça s’est passé exactement comme ça : j'entre en fin de match et je marque dans les dernières minutes. J’ai tout loupé, j’espère que celle-là, je vais la réussir et elle retombe pile devant moi. Quand je frappe, je ne suis pas encore sûr qu’elle aille au fond. Elle est un peu déviée. Elle tape en dessous de la semelle d’un joueur, ça fuse, et là, en revanche, je vois le petit filet grand ouvert. Là, je sais qu’elle est au fond. À ce moment-là, c’est énorme, parce que tout le public amiénois attendait ça depuis des années et des années. Monter en première division, ça n’était encore jamais arrivé au club. Je pense qu’on a marqué une page de l’histoire du club. En deux ans, on est passés de National en Ligue 1, c’est énorme !


Juste après avoir marqué, tu planes ?
Il y avait 5000/6000 Amiénois en tribune. On va dire que les supporters étaient assommés, tout le monde se disait que c’était cuit et sur le but, j’ai entendu le public crier de toutes ses forces, même moi, ça m’a donné des frissons. Ce moment, tout joueur rêve de le vivre. J’ai revu les images à la télé ce matin, tous mes proches m’envoient le but, sur les réseaux sociaux pareil, ça passe en boucle... Je crois que je n’ai jamais couru aussi vite (rires). Je suis parti à 2000 à l’heure au poteau de corner. Même le staff m’a recouvert. Quand je me relève, je dis à mes coéquipiers : « Replacez-vous  » ... Je n’avais pas vu que l’arbitre avait sifflé la fin du match. Dans le vestiaire, on était tous euphoriques.


À quelle heure êtes-vous rentrés à Amiens la nuit dernière ?
On a fait la fête au stade Delaune, à Reims. Après, on est rentrés au stade de la Licorne, parce qu’il y avait un écran géant. Les supporters nous ont attendus, je crois qu’on est arrivés à deux heures du mat’ et puis on a fêté ça jusqu’à six heures et demie. Ce qui m’a marqué, c’est qu’avant le match, on ne pensait pas voir autant d’Amiénois au stade. Ils ont mis l’ambiance de la première à la 96e, c’était énorme parce qu’on a senti tout un peuple derrière nous.

Qu’est-ce que tu garderas de cette saison et de cette soirée en particulier ?
Le collectif. C’est le collectif qui nous a fait monter. Quand il y avait un coéquipier en difficulté, il y en avait toujours un pour l’aider. Ce que je garderai de cette soirée : le but. C’est le but le plus important de ma vie.

Pour conclure, c’est quoi le programme maintenant ?
Là, à 17h, on fait le tour de la ville en bus, et puis, tout se termine devant la mairie avec nos supporters.



Propos recueillis par Florian Lefèvre
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