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Boucher : « Le golf, c’est comme si tu faisais quatre heures de randonnée en tapant des balles »

Quand ce n’est pas le ballon qu’il a entre ses mains, c’est un club de golf. Oui, Zacharie Boucher, le gardien d’Auxerre, est fan de la petite balle blanche et de son plus grand ambassadeur : Tiger Woods. Interview hole in one !

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D’où te vient cette passion du golf ?
C’est simple, au Havre, lorsque j’étais avec les pros, j’ai découvert Bernard Blondel, l’intendant. C’est un peu mon père spirituel. Il est passionné de golf et un jour il m’a dit : « Viens si t’as rien à faire, il y a une journée portes ouvertes. » Je ne faisais pas grand-chose, donc je me suis dit pourquoi ne pas essayer. Le virus est passé direct. Sur dix balles que je tapais, j’en touchais deux dont au moins une qui partait bien. Et dès le lendemain, j’ai tout acheté, les fringues, les clubs, le sac, j’ai pris mon adhésion direct. Je suis un peu extrême parfois (rires). Mais depuis, ça fait cinq ans que j’en fait très régulièrement. Le golf, c’est simple de toute façon, c’est soit t’adoptes direct, soit tu peux pas saquer.

À quelle fréquence te rends-tu sur les greens pour pratiquer ?
Il y a une période où j’y allais vraiment tous les jours, mais aujourd’hui j’ai ma fille (Neelah, ndlr). Faut se partager les temps libres avec madame, donc j’y vais forcément un peu moins. Mais généralement, j’y vais les mercredis après-midi et parfois le samedi ou le dimanche. Et sinon, j’essaye de faire un peu de practice régulièrement. J’alterne entre le Domaine de Roncemay et celui de Vaugouard. À Toulouse, j’allais au golf de Paloma, où j’ai d’ailleurs pris des cours avec Justine Dréher et Karine Mathiot (deux golfeuses pros, ndlr).

Y a-t-il des similitudes avec le football ?
C’est un bon complément. Physiquement, il n’y a pas de fatigue supplémentaire. Mais c’est un sport qui est basé sur la concentration, le lâcher-prise. C’est complémentaire du foot. Au niveau de la coordination du corps, il y a des choses qu’on assimile beaucoup mieux. Enfin, quand tu rates une balle, faut tout de suite savoir se remettre dans le truc.

Quel est ton handicap ?
Comme tout le monde, quand on démarre, on est à l’index 54. Pour te donner une idée, les professionnels, c’est 0 ou négatif. Avec les quelques compètes que j’ai pu faire, là, je suis à 16,4. Mais à l’entraînement, ça m’est déjà arrivé d’être en dessous de 10.

« Dans mon club, j'ai remporté le prix du plus long drive de la Coupe du président. J’ai dû faire entre 260 et 270 mètres. Du coup, j’avais gagné un magnum de chablis. »

Quels sont tes points forts et tes points faibles ?
J’ai encore des progrès à faire, c’est sûr, mais je suis un gars plutôt puissant. Du coup, faut aller droit. Car si on va à droite ou à gauche, on est direct dans l’eau ou dans les bois. Sinon, c’est dans le petit jeu, sur les putts ou les approches où je dois m’améliorer. En fait, sur tout ce qui est à cent mètres du trou en gros.


Avec le drive, t’envoies la balle à combien de mètres ?
Je peux envoyer la balle jusqu’à 260-280 mètres, c’est pas mal. Après, c’est pas énorme par rapport aux pros qui peuvent t’envoyer des missiles jusqu’à 400 mètres pratiquement. Mais pour un amateur, c’est plus que bien.

Et ton plus beau putt, tu l’as rentré à combien de mètres ?
J’ai dû en rentrer un d’une vingtaine de mètres. J’ai fermé les yeux et c’est rentré (rires). En réalité, c’est un peu comme au foot, quand tu fais un arrêt extraordinaire, des fois tu fermes les yeux et t’arrêtes le ballon.

Il paraît que tu as déjà remporté un tournoi de golf. Tu peux nous raconter ?
En fait, dans le club où je suis inscrit, il y a la Coupe du président de l’association. Donc il y avait entre 80 et 100 personnes, hommes et femmes confondus, et c’était divisé en deux séries. Ceux qui ont un index inférieur à 15 et ceux qui en ont un supérieur. Et j’ai remporté le tournoi en Stableford (système de comptage pour ne pas pénaliser les débutants, ndlr), mais aussi en Stroke Play (système de comptage classique, ndlr). Enfin, j’ai également remporté le prix du plus long drive de la compétition. J’ai dû faire entre 260 et 270 mètres. Du coup, j’avais gagné un magnum de chablis. C’est pas prévu que j’en refasse pour l’instant, même si je me prépare pour.


Tu possèdes combien de clubs ? Et t’as un gros budget pour ton matériel ?
On a le droit à quatorze clubs dans le sac, donc j’en ai quatorze (rires). C’est un budget, c’est vrai, mais des clubs pas chers, ça existe quand même. Tu peux en trouver à Decathlon sans souci. On n’a pas de difficulté à trouver du bon matos. Dans le vestiaire, je me bats pour dire que ce n’est pas un sport de bourgeois. Ce n’est pas un sport exclusif. C’est de l’investissement à long terme. Moi, mon matériel a dû me coûter entre 1500 et 2000 euros, mais je peux le garder une dizaine d’années sans problème.


Quel est le plus beau parcours où tu aies joué ?
En fait, quand on part en vacances avec ma femme, on a des envies différentes. Elle, c’est piscine-cocotiers, moi, c’est le golf. Donc on essaie de combiner les deux et il y a deux ans, on est parti en République dominicaine. Le golf était extraordinaire, ça m’a choqué ! Les jardiniers taillaient le parcours avec des couteaux. Il y avait aussi des flamants roses, des animaux. J’avais l’impression de jouer sur une carte postale.

La voiturette, c’est obligatoire ?
J’ai horreur de ça ! En fait, quand je vais au golf, c’est pour m’aérer l’esprit, pour prendre le temps de marcher et me promener. Le golf, c’est comme si tu faisais quatre heures de randonnée en tapant des balles.

« J’ai parié un resto avec Lionel Mathis que Tiger Woods allait regagner un Majeur cette année... »

Est-ce que tu regardes les compétitions à la télévision ?

Je n’ai pas Canal, mais ma femme va devoir me l’acheter (rires). On a déménagé et à Auxerre, là, on ne capte pas. J’essaye de regarder sur Youtube ou je demande des codes à des copains. En plus, là, y a (Tiger) Woods qui reprend, je suis comme un fou. Donc oui, je suis énormément l’actualité du golf.

Justement, on allait y venir à Tiger Woods. Sans trop se tromper, on peut dire que tu es fan de lui. Qu’est-ce qui te plaît chez lui ?
Tiger, c’est une légende ! Quand tu parles tennis, c’est Federer, quand tu parles football, c’est Zizou, Pelé, Maradona, Messi... Lui, il a révolutionné le golf. Il a fait connaître cette discipline dans le monde et c’est un des premiers blacks à réussir autant ! Tous les fans de golf veulent qu’il revienne au top. J’ai d’ailleurs fait un pari avec Lionel Mathis comme quoi il allait regagner un Majeur cette année. On a parié un resto, je crois. En tout cas, s’il a repris, c’est qu’il se sent capable !

As-tu d’autres modèles ?
Jason Day, un Australien. Lui, même sans le matos actuel, c’est une brute de décoffrage ! Il dégage quelque chose ! J’aime bien aussi Dustin Johnson, un Américain qui vient de remporter la Ryder Cup. Enfin, je suis aussi les Français évidemment, qui ne sont pas loin des Américains et du haut de tableau. Alexander Lévy, c’est un monstre !

En parlant de Ryder Cup (compétition entre Américains et Européens), elle se déroulera d’ici 600 jours en France, au golf national de Saint-Quentin-en-Yvelines. Tu comptes aller y faire un tour ?
J’aimerais bien ! L’Open de France aussi. J’ai l’autorisation de ma femme, c’est bon (rires). En plus, je n’ai jamais vu de compétition de professionnels en vrai. Voir ces champions, ça va être fou ! J’ai vu que Rory McIlroy, c’était déjà un truc de fou. Je n’imagine même pas la Ryder Cup !


Tu as dû déjà initier certains de tes coéquipiers au golf, non ? Vas-y, tu peux balancer, qui sont les meilleurs et les plus nuls avec un club entre les mains ?
Je me souviens d’un stage avec les Espoirs, on était à Deauville au golf Barrière. On avait une aprem de libre et le directeur nous a offert des greens fees. Du coup, on a essayé avec Alphonse (Areola), Lucas (Digne), Alex Coeff et Dimitri Foulquier. Il y avait peut-être Flo Thauvin, mais pas sûr. De mémoire, on était cinq en fait. Le meilleur, je crois que c’était Alphonse. Il s’est mis au golf pour de vrai ensuite. J’espère qu’il en fait encore. Le pire, c’était Lucas. Mais bon aujourd’hui, il n’a pas à se soucier de ça (rires). Enfin, à Auxerre, Ruben Aguilar essaye de s’y mettre, Alex Vincent et Stéphane Sparagna également.


Pour finir, où ça en est de ton défi avec Valentin Porte ?
Je le laisse encore s’entraîner, mais il y a un jour où je l’attraperai ! On se connaît bien aujourd’hui, car je viens d’une famille de handballeurs à La Réunion. J’adore ça et j’en ai même fait étant jeune. Et à Toulouse, j’avais souvent des places pour aller voir le Fénix. Je préférais ça au rugby. Et puis, j’avais un préparateur physique en dehors du foot et il s’avérait que c’était le même que celui du Fénix où jouait Valentin. On s’est connu comme ça et puis on avait le même sponsor, Adidas, donc on a souvent eu l’occasion de se voir. On n’a encore jamais eu l’occasion de jouer au golf ensemble, mais on va y arriver. Quant à la finale des Experts, bien évidemment j’ai regardé. Ce sont des monstres !



Propos recueillis par Tanguy Le Séviller
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