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Bosetti : « Jouer en National n'était pas vraiment mon objectif »

En fin de contrat avec son OGC Nice, Alexy Bosetti a dû se résoudre à quitter la Côte d'Azur cet été. Après un essai à New York, c'est finalement à Laval, en National, que l'ancien de la Brigade Sud a posé ses crampons. La destination peut sembler un peu sombre, mais l'attaquant de 24 ans l'assure : il ne s'agit pas de son dernier tango.

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En juin dernier, tu as fait un essai avec les New York Red Bulls. Pourquoi ça n'a pas fonctionné ?
Ils ne me proposaient qu'un contrat de six mois, pour finir la saison. C'était intéressant financièrement, mais je ne pouvais pas accepter, même s'il y avait une année supplémentaire en option. Je ne sais pas trop comment ça se passe aux États-Unis, ce genre d'option, donc j'ai préféré assurer, et ne pas me retrouver à nouveau sans club dans quelques mois.

Comment tu t'es retrouvé à Laval ?
En fin de mercato, « Scara » (l'ancien Niçois Anthony Sacaramozzino, qui joue aujourd'hui à Laval, ndlr) m'a appelé. Il m'a parlé du club, il voulait savoir si j'étais intéressé. Au départ, jouer en National n'était pas vraiment mon objectif, mais il a su se montrer convaincant. En plus, Manu Pirès, qui était le directeur du centre de formation de Nice quand j'y étais, est entraîneur adjoint ici. Tout cela m'a bien plu, et après avoir discuté avec Jean Costa, le directeur sportif, j'ai signé tout de suite.

Quels ont été les arguments de Scaramozzino pour te convaincre de jouer à Laval ?
Tout simplement que c'était un bon club pour se relancer. Mais surtout, cela me plaisait d'arriver dans une équipe où je connaissais déjà quelqu'un, de ne pas être seul. Nos épouses sont amies, c'est bien, ça a facilité mon intégration. Au début, j'étais à l'hôtel, puis en attendant que mes meubles arrivent, j'ai passé une semaine chez « Scara » .

Il t'a fait dormir sur le canapé ?
Non. Les loyers sont peu élevés ici, il peut se permettre d'avoir une chambre d'amis.

« Je suis au régime. J'ai arrêté les biscuits. »

Tu es donc finalement très heureux à Laval...
Côté foot, on a un bon groupe, avec pas mal de nouveaux, donc ça va. Et pour ce qui est de la ville, c'est tranquille, ça change de Nice. Le centre-ville est sympa, et les gens sont vraiment gentils, ils me reconnaissent dans la rue et ça se passe super bien. En revanche, il pleut un peu trop souvent.

Tu as pris le temps de visiter les alentours ?
Oui, je suis allé au Mont-Saint-Michel, le week-end dernier. C'est vraiment impressionnant, je ne m'attendais pas à ça. En plus, c'était marée basse.


Tu as goûté les fameux biscuits de la Mère Poulard, qui sont fabriqués là-bas ?
Non, je suis au régime. J'ai arrêté les biscuits.


Tu as signé pour un an, plus une autre en option. Cela veut dire que tu resteras uniquement si le club retrouve la Ligue 2 ?
Cela fait partie des négociations entre le club et moi, mais c'est sûr que ça va jouer. Après, tout est possible. Je pourrais aussi rester ici en National, tout est négociable.

« Pour l'instant, on veut simplement jouer et prendre du plaisir. Dans le vestiaire, personne ne parle de titre ou de montée. »

Tu es étonné par le niveau du National ?
Non, parce que j'ai déjà joué en Ligue 2, avec Tours, et en CFA la saison passée. Donc je savais à peu près à quoi m'attendre. C'est sûr que ce n'est pas la Ligue 1, mais les défenseurs sont vraiment costauds, toutes les équipes sont bien organisées, ça court de partout... C'est un très bon niveau, j'ai du temps de jeu, c'est parfait pour que je réalise une bonne saison pour me relancer.

Le Stade lavalllois fait partie des quatre équipes en tête du National avec quinze points. Quels sont vos objectifs ?
On fait un bon début de saison, solide, on a un groupe qui vit bien. Mais l'objectif n'est pas la montée à tout prix, même si on ne se privera pas de le faire si on est toujours aussi bien positionnés en avril. Pour l'instant, on veut simplement jouer et prendre du plaisir. Dans le vestiaire, personne ne parle de titre ou de montée. Là, on va enchaîner quatre déplacements sur les cinq prochains matchs, on sait que ça va être compliqué.

Tu as rencontré les supporters lavallois ?
Il n'y en a pas beaucoup, mais on arrive tout de même à avoir un peu de monde au stade. Et si on continue d'avoir de bons résultats, on en attirera plus en fin de saison. De ce que j'ai compris, ils ont été pas mal déçus par les dernières saisons. Mais aujourd'hui, l'équipe a été renouvelée, et l'un de nos objectifs est de ramener les gens à Francis-Le Basser.


Ce sont quel type de supporters ?

Ce sont plutôt des spectateurs, on ne retrouve pas la même ambiance que dans le Sud, et à Nice en particulier. Il y a un petit groupe qui essaie de mettre de l'ambiance, ce qui est très agréable, mais il n'y a pas de virages, ce qui est un peu emmerdant pour avoir un vrai groupe de supporters. Ici, c'est très bon enfant. C'est un public de connaisseurs, qui a très envie d'être fier de nous. Ce que les gens nous demandent, c'est avant tout d'être irréprochables sur le terrain.

« Je rêve de jouer contre Nice, surtout si c'est là-bas. Et si je marque, je serais content d'éliminer Nice. »

Tu te considères toujours comme un ultra niçois ?
Bof, je ne sais pas... Je suis surtout un joueur de foot, maintenant. Je suis toujours Nice, c'est sûr, même à distance. L'autre jour, je suis allé les voir jouer à Rennes, mais tranquillement. Et quand je redescends à Nice, je vais toujours en virage, parce que j'y ai des amis.


Si Laval devait jouer contre Nice, en coupe, tu réagirais comment ?
J'en rêve, surtout si c'est pour aller jouer à Nice. Et si je marque, je serais content d'éliminer Nice. Évidemment que ce serait particulier, mais une fois que tu es sur le terrain, il n'y a plus que le résultat qui compte. Je ne vais pas jouer à moitié sous prétexte que c'est Nice. Déjà que passer Dante en étant à 120% n'est pas évident, imagine si je suis à 70%.

En jouant pour Nice, tu as déjà accompli ton rêve de gosse. À 24 ans, qu'est-ce qui te fait encore avancer dans le foot ?
Le plaisir de jouer, et l'envie de retrouver le plus haut niveau, avec ses grosses ambiances. Cela peut être en Ligue 1, ou à l'étranger, dans un championnat du sud, comme l'Italie. En attendant, il faut que je fasse deux grosses saisons avec Laval, pour continuer à progresser. Après, on verra.


À Nice, tu as eu l'occasion de côtoyer quelques grands joueurs. Avec lequel es-tu le plus fier d'avoir évolué ?
« Fier » , c'est un bien grand mot. Mais je sais que j'ai eu de la chance de jouer avec des stars comme Dante, Mario (Balotelli) ou Seri, qui va devenir un très grand joueur. Ma fierté, c'est plutôt d'avoir joué avec Cardinale, qui est arrivé au centre de formation en même temps que moi. On était dans la même classe, et huit ans plus tard, on jouait ensemble en Ligue 1.



Propos recueillis par Mathias Edwards
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