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Bordel, pourquoi les Allemands sont si mauvais en Europe ?

Après un premier tour horrible, l'Allemagne n'a déjà plus beaucoup de forces en Coupes d'Europe. Il ne reste plus que le Bayern en C1, avec Dortmund et Leipzig balancés en C3. La Bundesliga est-elle devenue si faible que ça ?

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« Bien sûr qu'il faut s'inquiéter de l'élimination des clubs allemands. » En conférence de presse, vendredi dernier, Jupp Heynckes ne se pose pas en donneur de leçons. Il trouve des raisons, notamment financières, à l'échec collectif. Il aurait pourtant pu se le permettre. Car le Bayern se retrouve bien seul dans cette débâcle de la Bundesliga, en tant que seul survivant en Ligue des champions. À l'indice UEFA, la douche est d'autant plus froide : l'Allemagne est seulement neuvième sur la saison en cours, ex-aequo avec l'Ukraine, derrière l'Autriche ou Chypre, et surtout avec presque moitié moins de points que les trois autres grands championnats (Angleterre, Espagne, Italie). Une différence qui pourrait bien s'accroître jusqu'à la fin de la saison, puisqu'ils ne sont plus que trois à pouvoir ramasser des points. L'Italie peut d'ores et déjà se réjouir de sa troisième place, et la suite s'annonce difficile. Y a-t-il péril pour la Buli ?

Une catastrophe sans précédent


C'est une saison de records, dans le mauvais sens. Du jamais-vu en fait. L'acmé a eu lieu fin septembre, lors de la deuxième journée des phases de poules. Sur six matchs, les clubs allemands n'enregistrent pas une seule victoire. Cologne, Berlin, Hoffenheim, Leipzig, Dortmund... et même le Bayern échouent, les uns après les autres. Certes, il y a des adversaires réputés dans le lot (le PSG ou le Real), mais aussi des adversaires abordables comme Östersund et Ludogorets. Et si finalement, trois clubs passent malgré tout, le bilan n'est vraiment pas beau. En Ligue Europa, Hoffenheim et le Hertha font pâle figure en étant les premiers clubs allemands depuis 2009 à terminer à la dernière place d'une poule de C3. Idem en Ligue des champions, où le BvB réussit la performance de finir troisième sans pour autant gagner un seul match (deux nuls contre l'APOEL Nicosie), avec le parcours le moins reluisant de l'histoire de la Ligue des champions pour un pensionnaire de la Bundesliga aux chevilles.

C'est pas l'argent qui manque...


Face à la Premier League et son cinq sur cinq en Ligue des champions, l'argument financier est le premier qui vient en tête : c'est celui de Jupp Heynckes. Pourtant, l'Allemagne fanfaronnait récemment à propos du comblement du retard sur cet aspect-là. Avec 1,16 milliard de droits télé, les clubs de Bundesliga ont pu facilement acheter des renforts pendant l'été. En y ajoutant des fans chinois en plus grand nombre (500 millions) que pour les autres championnats et un modèle économique solide, l'Allemagne ne devrait pas avoir à s'en faire, même sans mécène, en dehors d'Hoffenheim et de Leipzig. Mieux, l'Allemagne n'a pas besoin d'argent pour avoir des talents à sa disposition. Cet été, la Mannschaft gagnait la Coupe des confédérations avec une équipe forgée en grande partie au sein du championnat. Les joueurs sont là, les infrastructures également. Rien ne manque aux Allemands...

Habitudes


Si ce n'est pour certains clubs. Où sont Leverkusen, Schalke, Wolfsburg, voire même Gladbach ? Dans le bas ventre de la Buli la saison dernière, ils ont perdu leur place au profit de clubs moins habitués aux déplacements européens. Deux équipes découvraient même l'Europe : Leipzig et Hoffenheim. En interne, à Hoffenheim, on explique la difficulté de s'adapter à ce nouveau rythme : « C'est très particulier cette saison, il n'y a presque pas le temps pour les entraînements. Les joueurs rentrent parfois de leur déplacement pendant la nuit du jeudi au vendredi, donc le vendredi ce n'est pas la peine de penser à organiser quelque chose, et il ne reste donc que le samedi pour mettre en place le match du dimanche. » Quand on demande en novembre dernier à Ralph Hasenhüttl pourquoi son équipe souffre, il pointe notamment les complications à l'extérieur. « C'est une ambiance différente. Les adversaires sont difficiles. La Ligue des champions signifie qu'on joue contre des champions. Ce n'est donc pas facile de rapporter des points, encore plus si ce n'est pas à la maison. Nous sommes en apprentissage, ce n'est pas si surprenant. » Pour son équipe, ce n'est qu'une année de transition, comme lorsque Dortmund reprenait goût à la C1 en 2011-2012. Pour Leipzig et Hoffenheim, les deux bizuts de l'année, l'échec est donc relativement compréhensible. Sans la promesse d'un avenir meilleur.

Une concurrence mieux établie


C'est là tout le paradoxe de la Bundesliga. Loin du confort d'un championnat aux 34 journées, les clubs allemands souffrent. Et avec cette formule resserrée à dix-huit clubs, la lutte est intense et les places très changeantes, d'un week-end à l'autre, loin derrière le Bayern. « Huit points entre les places européenne et la lutte pour le maintien, [...] je trouve que c'est une faiblesse du championnat » , résumait en fin de saison dernière Mario Gómez dans le Süddeutsche Zeitung. Les derniers mois lui donnent raison. Certains clubs semblent s'être qualifiés sur un malentendu, pendant que d'autres manquaient à leur tâche. L'an passé, le Werder Brême n'est pas passé loin malgré un départ catastrophique, au profit du SC Fribourg et de sa différence de buts négative – pour être éliminé par Domžale en août. Alors, dans ce resserrement au milieu, quand les clubs se qualifient, ils se retrouvent rapidement à devoir lutter en championnat en priorité et délaisser l'Europe. Le cercle vicieux.


Aujourd'hui trop instable pour convenir à l'Europe, la Bundesliga rentre sérieusement dans le rang. Depuis cinq ans, seuls trois clubs de Bundesliga ont passé la phase de poules en Ligue Europa. La saison dernière, aucun club allemand ne participait à une demi-finale européenne, une première depuis 2005. L'indice UEFA pour 2016-2017 est déjà bas, celui de cette saison sera sûrement pire. Bref, la deuxième place à l'indice UEFA était un trompe-l'œil issu de la finale de Wembley. Aujourd'hui vient le retour de bâton, avec fracas, et la dégringolade pourrait continuer longtemps. La troisième place semble acquise à l'Italie. D'ici peu, la France, le Portugal ou la Russie pourraient même menacer le sésame des quatre places en C1. La Bundesliga ne peut vraiment plus se voir comme le meilleur championnat d'Europe. Et même le Bayern va devoir s'en inquiéter.

Par Côme Tessier Tous propos recueillis par CT, sauf mentions.
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