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  2. // GR.I
  3. // Rennes/Udinese (0-0)

Bordel de Rennes…

La première victoire du Stade Rennais en match de groupe d’une compétition européenne attendra. Face à des Italiens bien en place, les hommes d’Antonetti ont encore manqué de s’illustrer (0-0), ne parvenant à concéder qu’un pauvre résultat nul et vierge. Ils sont officiellement éliminés de ce difficile groupe I.

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Rennes - Udinese: 0-0

Il fallait aux Bretons une victoire couplée à un résultat favorable entre le Celtic et l’Atletico dans l’autre rencontre du groupe pour croire encore en une illusoire qualification. En admettant encore de réussir une performance à Madrid lors de la dernière journée de la phase de groupe. La première condition ne s’est pas produite, et il y a peu de chance que la seconde se réalise le 15 décembre prochain, tant l’équipe rennaise a semblé ce soir empruntée et sans imagination. Elle qui avait laissé quelques signes d’espoirs dans le jeu en début de campagne – à Udine, puis surtout face à l’Atletico fin septembre - est en train de terminer piteusement son parcours.

Par obligation autant que par choix, coach Antonetti avait décidé une nouvelle fois de procéder à une large revue d’effectif au moment de choisir son équipe de départ. De l’équipe alignée samedi en championnat, il ne restait ainsi que le gardien Benoît Costil et le défenseur central Jean-Armel Kana-Biyik à enchaîner ce soir. A peine revenus de blessures, John Boye et Yacine Brahimi étaient de retour sur la pelouse du stade de La Route de Lorient, dans un système à deux pointes, avec Youssouf Hadji capitaine (une première) et Razak Boukari en soutien côté droit. En face, Fransesco Guidolin avait décidé d’aligner une équipe proche de son onze de base, à l’exception notable d’Antonio Di Natale en attaque, relégué sur le banc et remplacé par le nettement moins efficace Antonio Floro Flores.

Dans son antre, Rennes prend possession du ballon dès les premières minutes, mais ne sait pas bien quoi en faire. L’animation défensive très compacte de l'Udinese gène considérablement les transmissions adverses aux abords de la zone de vérité. Tranquille, bien en place, les Italiens se contentent de couper les trajectoires adverses et attendent de surprendre en contre. La première occasion est d’ailleurs pour eux et aurait pu/dû faire mouche : sur une erreur de concentration de Boye, Floro Flores, presque surpris, se présente seul face à Costil, qu’il trompe. .. mais le ballon vient heurter le poteau (13e). S’en suit un quart d’heure du même tonneau que le début de match (domination stérile des Rouges et Noir), puis les joueurs du Frioul sont encore tout proche d’ouvrir le score grâce à l’excellent Fabbrini, qui s’infiltre côté gauche et oblige le gardien rennais à se coucher (38e). Les locaux n’y sont pas et paniquent en défense : Badu et Armero sèment le danger dans la surface adverse. Il faut finalement attendre la 41e minute pour voir une première (demi)-occasion des Bretons, mais le centre fort du remuant Boukari depuis son flanc droit ne trouve pas preneur. C’est peu, bien trop peu.

A la reprise, Antonetti procède à un changement... défensif, avec l’entrée en jeu de Mandjeck à la place de Boye. Yacine Brahimi, pas dans le rythme, ne reste pas non plus longtemps en jeu, puisqu’il est remplacé à la 55e par Jonathan Pitroipa. Dans la foulée, Rennes se procure sa meilleure occasion, avec un gros cafouillage dans la surface adverse et deux frappes à la suite de Tettey, contrée, puis de Pajot, au-dessus. La rencontre s’anime enfin, les lignes s’étirent, les schémas tactiques en prennent un coup, au profit du spectacle. Rien de grandiose néanmoins, mais l’intensité est plus fidèle à ce qu’on est en droit d’attendre d’un match européen. Au nombre d’occasions, l’Udinese garde l’avantage, s’en procurant quatre nouvelles par l’entrant Basta (68e) puis par Badu (72e) Floro Flores (85e) et Danilo (88e). Comme à son habitude heureusement, Costil tient solidement ses cages. Côté Rennais, c’est Pitroipa qui offre un frisson aux 17 500 spectateurs, surgissant au cœur de la défense, mais sa lourde frappe est joliment stoppée par Handanovic (75e). Un nouveau cafouillage dans la surface à la 90e ne donne finalement rien. Triste match, triste fin. Heureusement, il reste aux Rennais les moyens de se consoler : ce soir commence le festival des Trans Musicales. Quatre jours de teuf sont au programme. C’est encore là que les Bretons sont les meilleurs.


Par Régis Delanöe, au Stade de la Route de Lorient
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Ca c'est clair que niveau fiesta, on fait le doublé championnat ligue des champions depuis des années
Doublé championnat/coupe de la ligue je dirais.

Laissons la C1 hors de France.

Niveau fête, y a mieux en Europe. ^^
Johnny Dramma Niveau : Ligue 1
il faut se donner les moyens de gagner un match, pas en laissant ses meilleurs joueurs sur le banc surout face à une équipe 3ème de série A.
Il n'y a pas que Rennes qui ne se donne pas les moyens. Je suis certain que si Di Natale était entré à temps, il n'aurait pas manqué les occasions que Floro Flores à vendangées. Du coup, l'Udinese pouvait se qualifier avec un match d'avance.

On peut critiquer le manque de prise de risque, mais la Ligue Europa est une compétition longue et crevante pour des équipes qui ont un effectif de premier niveau réduit, surtout quand ces équipes jouent un championnat national serré et ont besoin de lever le pied de temps à autre.
Patrick Abitbol Niveau : District
Je pense qu'il faut revoir entièrement le concept ligue europa.
Elle n'a presque plus dinteret, les meilleurs joueurs ne jouent pas, cela fatigue les équipes car jouer le jeudi soir c'est fatiguant lorsqu'on en a pas
L'habitude.
De plus, peu d'équipe y affiche un réel intérêt.
Il faudrait sans doute revoir le nombre dequipes présentes pour diminuer les matchs ou autres choses.

Puis, ( hors article )
J'ai envi de critiiquer antonneti, je le trouve ridicule a de plaindre tout le temps,a se faire passer en victime.
Sil pense que Rennes n'a pas la faveur des arbitres, il avait qua refuser de les entraîner et arrêter de faire croire au complot.
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