France - Ligue 1 - 17e journée - Bordeaux/Saint-Étienne (0-0)

Par Laurent Brun, à Chaban-Delmas.

Bordeaux/Saint-Étienne, service minimum

C’est au terme d’une opposition sans grande saveur que Girondins et Stéphanois se sont quittés (0-0), jeudi soir, sur la pelouse de Chaban-Delmas. Malgré un début de partie en trompe-l’œil, rien de transcendant à se mettre sous la dent. Seule certitude, on était bien dans un match de Ligue 1.

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Nicolas Maurice Belay (Bordeaux) à la lutte avec Max-Alain Gradel (Saint-Etienne)
Nicolas Maurice Belay (Bordeaux) à la lutte avec Max-Alain Gradel (Saint-Etienne)
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BordeauxSaint-Étienne : 0-0
La quatrième place du classement ? Elle est bien bonne. C’est pour ça que Bordelais et Stéphanois se la sont disputée dans ce match de clôture de la 17e journée. Sans Obraniak, Nguemo, ni Mignot et Brandão, tous blessés. Sans Alonso, également, suspendu. Mais avec un représentant des Ultramarines et un autre des Magic Fans, unis dans la fraternité pour donner le coup d’envoi fictif. C’est beau un monde qui joue. Un monde qui y croit aussi, puisque passer devant son adversaire du jour (aux points), c’est toujours une bonne sensation. Problème : cette affiche, ce classique coloré de Ligue 1, a accouché d’une souris. Verte, bien entendu. Un nul qui, finalement, avantage Saint-Étienne, lequel reste devant son adversaire, tout en se rapprochant du podium.

« Si les supporters veulent voir un match à enjeu, il faut qu’ils viennent contre Saint-Étienne », avait lancé Francis Gillot, peu avant de recevoir Newcastle, qu’il avait affronté avec les « coiffeurs ». Bon, il a aussi dit, juste après le 0-0 à Reims, que si les siens jouaient de la même façon, ils ne battraient pas les Verts. Soit une réalité de quatre matchs consécutifs sans gagner. En face, l’ASSE, battue par Lyon dans le derby chez elle dimanche dernier (1-0), a vécu un véritable coup d’arrêt, après treize matchs sans défaite. Autant dire que le rendez-vous de Chaban-Delmas lui offrait l’opportunité de réparer le préjudice. Sinon, ça sent le pétard ; pas l’interdit, l’autre. Sinon, les arbitres sont en gris, comme le temps – il pleut sans cesse – et les ultras déploient une banderole sur laquelle est inscrit : « Sainté-Bordeaux contre la répression ». Bon, au départ, on avait lu « dépression », et on pensait que c’était pour Nicolas Maurice-Belay. Mais non.

Chiant à mourir

Le truc qui interpelle pour de vrai, c’est que si on laisse les allumettes aux Foréziens, ils mettent vite de feu. Et c’est ce qu’il s’est passé dans la première partie du match, puisque Aubameyang et consorts ont allumé les mèches les plus dangereuses. D’entrée, Carrasso a chauffé le bout de ses gants devant Hamouma (2e). Puis plusieurs fois (33e, 43e), jusqu’à se demander quelle équipe jouait vraiment à domicile. Bordeaux a reculé, fait les mauvais choix dans ses initiatives et ses transmissions. La faute à des visiteurs bien plus entreprenants et plus véloces. Des garçons affamés, aussi, menaçants, bien regroupés défensivement et dont le bloc a parfaitement coulissé. Eux, ils y croient dur comme Vert, quand leurs hôtes sont limite à se faire avoir comme des bleus. Les situations chaudes sont pour la bande à Galtier. Les miettes d’efficacité pour celle de Gillot. Normal, c’est une journée placée sous le signe du respect.

Mais Gouffran, avec ses sept buts au compteur, optait pour la frappe au sol en pivot. Ruffier a bien rigolé, mais à la 55e minute, il s’est aperçu que c’était l’action la plus trépidante des Girondins. Non, on déconne : en fait, c’était la seule depuis le début du match. Les émissaires de Manchester United, Tottenham et Palerme, assis en tribune, doivent s’envoyer des sms pour se divertir. Parce que s’ils sont venus superviser des Bordelais, sûr qu’ils repartiront chez eux avec les DVD de Ghoulam ou d’Aubameyang, en poche ! Ou pour les Italiens, avec le maillot rose de Carrasso. Les centres de Mariano rappellent ceux de Bancarel. Les têtes de Sané, celles de Mark Landers, quand les autres jouent les fantômes de l’opéra. Sauf Sertic, efficace. Et pas mieux au final, en seconde période, dans le camp adverse, excepté Sall, qui joue propre. Bref, c’est chiant à mourir. Les coachs ont fait des changements, histoire de ne pas être venus pour rien au stade. Et de justifier le salaire. Pour le spectacle, on repassera, ou on attendra la manche retour. Bordelais et Stéphanois se sont neutralisés, au terme d’une rencontre sans grand relief.

Bordeaux : Carrasso – Mariano, Henrique, L. Sané, Trémoulinas – Sertic, Plašil (cap) (Jussiê, 77e), Maurice-Belay, Ben Khalfallah (Diabaté, 77e) – Gouffran, Bellion (Biyogo-Poko, 63e).

Saint-Étienne : Ruffier – Clerc, Perrin (cap), Sall, Brison – Lemoine (Cohade, 73e), Clément, Guilavogui – Ghoulam, Aubameyang, Hamouma (Gradel, 71e).


Par Laurent Brun, à Chaban-Delmas.

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12 réactions;
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  • Message posté par Amazin_Boy le 14/12/2012 à 01:00
      Note : 1 

    Je me serais plus amusé à faire un Scrabble avec mes grands-parents...

  • Message posté par Tato le 14/12/2012 à 01:01
      Note : 4  /

    Bordeaux ou le dénominateur commun des matches "purges" en L1

  • Message posté par footchampagne le 14/12/2012 à 03:00
      Note : 3  /

    Bordeaux ils sont forts dans le registre des matchs à chier* notamment un Bordeaux-Rennes historique il y a 2 saisons.
    Je crois que j'aurai préféré le championnat du Canada de bûcheronnage.

  • Message posté par Clarence le 14/12/2012 à 06:08
      Note : 3  /

    C'est moi ou depuis 2-3 journées, on retrouve cette bonne vieille ligue 1 et son sublime ratio de 1,23 buts/match et ses 0-0 savoureux ?
    validé avec nancy, l'apôtre du beau jeu

  • Message posté par fernandollorientais le 14/12/2012 à 06:42
      Note : 3  /

    je sais plus par qui l'idée du 0-0 = 0 point chacun fut un temps proposée. Après une telle purge, je me dis qu'elle pouvait faire sens.

  • Message posté par mrfly le 14/12/2012 à 08:39
      

    Il est 21h, ça y est t'es libre, tu peux te mater un match, l'enfant dort, ta copine est sortie, tu te dis que bon c'est pas top comme match, mais y'a les jeunes de St Étienne, et puis c'est le drame, le match devient de plus en plus mou, ta nana rentre et tu coupes à 5 minutes de la fin, parce que maintenant tu sais, t'as mis le temps mais tu sais qu'il en se passera rien.

  • Message posté par IgorYanovskiTheMachine le 14/12/2012 à 08:39
      

    @ fotchampagne: Je te met +1 pour m'avoir rappelé ce qui reste dans mes souvenirs le pire match jamais vu, c'est surement un peu maso...
    Ce qui est bien, c'est qu'on retrouve notre bonne vieille L1, j'ai eu peur un moment, il y avait trop de buts...

  • Message posté par Babs le 14/12/2012 à 09:57
      

    Ca avait l'air d'être une purge!!
    Les Gigis ne méritent pas au vu de plusieurs matchs d'être européens... Dire qu'on a eu quelques matchs pour passer 2nd. Cela n'aurait pas été mérité.
    On est qualifié pour l'Europa League 2013/2014, si on gagne cette année? ^^

  • Message posté par NikkoFromLyon le 14/12/2012 à 11:17
      

    J'ai pas de chance avec Bordeaux et Gillot mais je dois être parano...

  • Message posté par tiganesque le 14/12/2012 à 11:24
      

    Franchement à brule pourpoint ... j'adore cette expression ... On se dit que l'idée du 0pts pour un 0/0 est intéressante ?

    Le match était pauvre techniquement, en intensité, en suspens ... bref un quasi somnifère, mais si y'a eu bien pire

  • Message posté par André Matos le 14/12/2012 à 11:52
      Note : 1 

    " service minimum ", ou la façon dont le journaliste s'oblige à dire de façon acceptable que c'était :

    - une sale purgeasse
    - un gros match de merde#
    - une coloscopie à la lance à incendie
    - une trachéotomie à la fourchette
    - un viol télévisuel & sportif
    - une putain# de faille dans l'espace temps (ces mi-temps dont on a l'impression qu'elles durent un match)

    etc.

  • Message posté par Plasil Power le 14/12/2012 à 12:37
      

    Bon alors les conditions météo étaient pas forcement tip top il faut bien l'avouer mais c'est clair que ce match était une purge. Très déçu par les girondins car ils n'ont pas été si malmenés que ça et au fond Carrasso a eu un vrai arrêt décisif sur la frappe d'hamouma dans les premières minutes. Si on s'était un peu fait violence on pouvait très largement prendre les trois points grâce à un "magnifique" 1/0.
    On a bien vu d'ailleurs qu'avec les changements de Gillot et un peu de motive, on était supérieur sur la fin du match.
    je pense que si Gillot avait fait les changements 15 minutes plus tôt on gagnait ce match (certes sans gloire). Honnêtement, c'était clair qu'on ne pouvait rien attendre de FBK et Bellion, ni même de Plasil d'alleurs. je me demande toujours pourquoi Diabaté n'était titulaire. Et je me demande encore pourquoi à défaut Diabaté n'a pas remplacé Bellion à la mi-temps.
    Le Cheikh est assez improbable mais face à des équipes comme Sainté on a pu voir en 10 minutes que son gabarit permet à l'équipe de jouer bien plus haut. Il est rentré et les stéphanois se sont soudain retrouvés à jouer dans leur moitié de terrain et à courir derrière la balle.
    raté Francis sur ce coup!


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