Bordeaux, virtuel élément

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La dernière mode à Bordeaux, ce n'est pas de brûler les voitures des joueurs, mais de pirater les pages Wikipédia des Girondins. Mais le moins que l'on puisse dire, c'est que tout le monde s'en fout. Et surtout le staff dirigeant.



« Je ne sais pas de quoi vous parlez, lance même un Francis Gillot étonné. Je ne savais pas... Je ne regarde pas tout ça et je ne vais pas sur internet ; ça ne m'intéresse pas... Je me protège, sinon, dans ce métier-là, on ne peut pas vivre. »



Donc, comme les « Gillot a terminé sa carrière d'entraîneur en arrivant à Bordeaux » , ou « Il s'est reconverti dans l'agriculture » , en s'occupant d'un « troupeau de chèvres » ne sont pas si évidents, il faut reformuler différemment. Y aurait-il rupture entre le club et ses supporters ?



« Notre boulot, c'est de leur faire plaisir et de faire des bons matches » , explique le technicien aquitain, qui pousse l'analyse un peu plus loin. « Je me suis fait la réflexion à Lyon en voyant Gomis qui se faisait siffler il y a un an ou deux : les supporters lyonnais ne pouvaient plus le voir et, quand il est sorti contre nous, il a été ovationné (après deux buts marqués, ndlr) comme jamais ! C'est donc à nous à retourner le public. Aujourd'hui, il n'est pas content ; c'est un peu logique, on n'arrive pas à gagner. Il veut des victoires et on ne peut pas lui en donner. L'exemple de Gomis est significatif : s'il l'on arrive à faire de bons matches et à gagner, le public va vite revenir vers nous. Mais c'est à nous de faire l'effort. »



Et qu'en pense Jean-Louis Triaud, « le pire président de l'histoire des Girondins » , selon les hackers ? « J'en ai rien à foutre, personne ne regarde ça. »



Comme les matches des Girondins, finalement.



LB
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