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Bordeaux, mauvaise cuvée

Champion de France il y a moins de vingt-quatre mois, Bordeaux est aujourd'hui une équipe en crise. Crise sportive, interne et grève des supporters. Plus rien ne va et pourtant les joueurs sont épargnés. Pour le moment...

"Ma petite entreprise ne connaît pas la crise". A priori, le vestiaire bordelais n'est pas ambiancé par le génie musical d'Alain Bashung. En une semaine, le club a volé en éclats. Démâtés le week-end dernier à Lorient (5-1), les Bordelais viennent de boucler une semaine sous haute tension. Déjà, les déclarations ambiguës de Mathieu Chalmé à la sortie de la déconvenue bretonne avaient donné le ton : « Il n'y a pas eu de grands discours ou quoi que ce soit, mais à l'entraînement, on avait fait la même chose ; donc, quand on s'entraîne comme ça, c'est pareil le week-end. On ne va pas parler de la défense, mais d'un collectif qui a fauté et on ne va pas pointer du doigt certains joueurs » .

On sentait que la semaine serait agitée. Elle l'a été. C'est tout d'abord Michel Pavon, l'entraîneur adjoint qui s'est fracturé la main en cartouchant un mur au Moustoir, qui a tiré le premier. En fin de semaine, l'ancien champion de France 1999 a décidé de se mettre en marge et de cesser sa collaboration avec Jean Tigana. Une marque de défiance envers l'entraîneur ? Non si l'on en croit Jean-Louis Triaud sur RMC. « Pavon a pris du recul. C'est une décision qui lui appartient. Il pensait que c'était pour le bien du club. Il l'a prise tout seul. Ça lui appartient. Pour moi, ça en reste là » .

Ensuite, c'est Tigana himself qui parle de crise en conférence de presse. « Chaque crise a un comportement différent. Ce ne sont pas toujours les mêmes crises » ; les maux ont trouvé leurs mots. On est en crise. C'est officiel. Et quand Ulrich Ramé, le gardien du temple, parle d'une équipe qui « en l'espace de vingt-quatre mois, est passée du foot plaisir, un peu paillettes, à une autre situation. Il faut être conscient des lacunes et se retrousser les manches » , c'est que tout fout le camp. Bref, la maison bordelaise vacille. Sans parler de la gronde des Ultramarines qui devraient bouder le premier quart d'heure ce soir. Vraiment, ce match contre Auxerre est important. Bizarrement, les plus épargnés sont les joueurs, pourtant premiers fautifs...

Wendel, le symbole du vide

Hormis Cédric Carrasso et Anthony Modeste (neuf buts alors qu'il évoluait en Ligue 2 l'an dernier), les joueurs bordelais ne sont pas au niveau. Le symbole étant Wendel. L'homme au pied gauche magique est perdu. Ses statistiques sont faméliques (un but, aucune passe décisive) et son rendement proche du zéro. Vexé de ne pas avoir été approché par ses dirigeants pour prolonger son contrat, le Brésilien traverse la saison comme une ombre. Même constat pour Mathieu Chalmé, qui a eu beaucoup de mal à remettre de l'essence dans son moteur. Sans parler du cas Alou Diarra. Le capitaine girondin ne donne pas l'impression d'être atteint par le malaise ambiant. A priori, il quittera le club en juin prochain. Dès lors, pourquoi s'inquiéter ?

A tout cela, il faut ajouter les blessés de longue date (Planus, Henrique), les ratés du recrutement (Ben Khalfallah, Savic) et les interrogations concernant Maazou et surtout André. Le Brésilien, présenté comme un futur crack, a été prêté six mois au club mais ne sera pas totalement opérationnel avant mi-mars. Aucun intérêt.


Dans tout ce marasme sportif, le club coule en silence et ne verra pas l'Europe l'année prochaine. Pis, certains cadres parlent de maintien. Pitoyable douzième de Ligue 1, Bordeaux n'affiche que 31 points (Monaco, premier relégable, en compte 24) et ne sait plus gagner avec seulement deux victoires lors des douze derniers matches toutes compétitions confondues.

Heureusement pour les champions de France 2009, les visiteurs du soir, Auxerre, ne font pas mieux. La victoire est impérative, pour ne pas dire vitale. Certes, le divorce entre le club et ses fans semble consommé, mais Bordeaux doit repartir sur un autre cycle. Gourcuff, Chamakh, Blanc and co, c'est fini. Aujourd'hui, Bordeaux est un vin bouchonné. Et en bouche, c'est râpeux.

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