1. //
  2. // 6ème journée

Bordeaux/Lyon en dessert

Premier week-end post coupe d'Europe. Les corps seront fatigués. Dommage, car dimanche soir, Bordeaux et Lyon vont se départager le trophée de la première crise de l'année.

0 0
Monaco - Toulouse


Il a suffi d'une blessure pour que l'approche du match soit complètement différente pour l'AS Monaco. Le probable forfait de Daniel Niculae, meilleur buteur asémiste, a bouleversé la composition de Guy Lacombe. Le moustachu alignera quand même un trio sexy et efficace : Aubameyang, Park et Mbokani. De quoi faire plier la défense toulousaine, l'invitée du soir. Toujours invaincus, les Monégasques espèrent ainsi confirmer leur bon début de saison. Toulouse, toujours leader, cherchera avant tout à se rassurer après sa défaite contre Saint-Étienne au Stadium. Le roi Pelé ne sera pas de la partie, c'est donc Valverde qui gardera toujours les bois du TFC. Mais le silence de Louis-II est plus flippant qu'il n'y paraît, hormis Marseille, personne ne s'est imposé en principauté en 2010. Pas la peine de mettre les portables sur vibreur.

Paris-SG/Rennes


Paris vient de gagner deux matches de suite sans prendre de but. Chose assez rare pour être soulignée. Mieux, l'équipe A' a montré une belle solidarité en allant s'imposer à Séville ce jeudi (1-0). De bon augure pour la confiance. Emmenée par un Nenê stratosphérique et un Hoarau en grande forme, la puissance de feu parisienne va passer au révélateur. Car c'est le Stade Rennais qui débarque au Parc des Princes. Rennes, toujours invaincu et terriblement impressionnant dans l'entrejeu (M'Vila, Dalmat, Leroy), se déplace dans la capitale avec la ferme intention de scalper le PSG. Même si Victor Montano demeure le seul attaquant de métier dans l'effectif breton, Fred Antonetti est confiant. Le Colombien claque plus de 65% de ses buts on the road. On sait qu'en général le PSG et les statistiques ne font pas bon ménage.

Sochaux/Nice


Les arrêts de jeu de la dernière journée ont joué des tours bien différents aux deux équipes. Sochaux y perdait son match contre Rennes pendant que Nice enfonçait Bordeaux. A chacun son bonheur. Le genre de scénario qui laisse des traces dans les tronches. La mi-temps majestueuse contre le PSG à Bonal a peut-être fait plus de mal que de bien aux Lionceaux. Pour autant, les hommes de Francis Gillot aimeraient bien être les premiers à faire tomber les Niçois. Ils en ont les moyens, surtout quand on voit s'amuser Martin et Boudebouz. Mais attention, après cinq journées, le Gym est toujours invaincu et sa défense semble avoir trouvé, en la personne de Pejcinovic, un nouvel Emir Spahic. Attention également à la grosse forme d'Anthony Mounier, le Jason Kidd du 06, qui semble avoir parfaitement digéré le départ de son pote Loïc Rémy et distribue des caviars sans compter. Et puis le retour de Ljuboja dans sa maison mère vaut son pesant de cacahuètes.

Saint-Étienne/Montpellier


Sainté marche sur l'eau. Deux matches dans le Chaudron, deux victoires. Du 100%. On n'était plus habitué. L'apport défensif de Bocanegra et d'Ebondo a fait un bien fou aux Verts même si tout n'est pas encore parfait. Contrairement aux saisons précédentes, l'attaque stéphanoise crache le feu. A l'image de Dimitri Payet, très en verve depuis l'ouverture de la chasse avec 4 gibiers dans la besace. Pourtant, il faudra bien régler la mire contre Montpellier et ne pas tirer à blanc. Avec deux buts encaissés en cinq matches, les Héraultais n'ont pas usurpé leur réputation de Mur. Pourtant, ils restent sur une contre-performance à domicile contre Nancy (défaite 2-1). Dire qu'en 2000, les deux équipes s'étaient renvoyé des baffes dans la gueule à tour de rôle avec un score fou à l'arrivée : 5-4 pour les Verts.

Lille/Auxerre


Que vaut vraiment ce Lille ? Autant à Lens que jeudi contre le Sporting, les Lillois sont difficiles à décrypter. L'animation offensive est toujours aussi séduisante. En même temps avec Hazard, Gervinho, De Melo, la question ne se posait même pas. C'est le bloc équipe dans son ensemble qui ne semble plus évoluer au même niveau. Erreurs d'inattention, mauvais choix défensifs, autant de détails qui pourrissent le début d'exercice des Nordistes. Plus question de se rater à la maison. Surtout que c'est un autre écorché qui vient en visite. Les Auxerrois, aucune victoire au compteur et une sale 17è place sur le front, aimeraient lancer leur saison. Défaits avec courage à Milan mercredi soir, les Icaunais auront peut-être laissé beaucoup de forces et de mental sur le gazon de San Siro. On a connu meilleure destination pour reprendre confiance...

Arles-Avignon/Marseille


Le derby. Deux équipes malades. L'une plus que l'autre. Arles vient de se faire gifler à Paris, a perdu ses deux généraux dans la bataille (Estevan et Duverne) et se noie dans un bordel sans nom. On savait le maintien difficile avec 18 arrivées et une cohésion instable, on a confirmation que la saison sera longue. Trop surement. Surtout si l'OM vient se venger de sa semaine frustrante avec une défaite rageuse contre le Spartak à la maison et un nul rageant contre Monaco. On observera le comportement d'Azpilicueta, décrié depuis le début de saison, mais qui garde toujours la confiance de son entraîneur. Même sans son maître à jouer Lucho (forfait), Marseille a les moyens d'exploser l'ACA. Surtout si Mathieu Valbuena garde sa forme actuelle. Enfin, Dédé Gignac ouvrira-t-il son compteur buts avec Marseille ? S'il n'y arrive pas sur ce match, difficile de lui trouver meilleur exercice tactique par la suite. On ne joue pas les Féroé tous les jours.

Nancy/Brest


Le syndrome Marcel-Picot. Aucun point, aucun but marqué. A la maison, Nancy ne touche pas une bille. C'est un postulat qui ne demande qu'à évoluer. Même avec un Julien Féret au sommet de sa forme, l'ASNL n'y arrive pas à la maison. Nuls défensivement, faméliques offensivement, les Lorrains font flipper toute une Région lorsqu'ils se produisent localement. Finalement, la venue de Brest, promu, doit permettre aux hommes de Correa de se dépuceler à la maison. Mais attention aux Bretons qui, avec Nolan Roux, possèdent un franchise player capable de tout. Cela dit, Marama Vahirua aimerait fêter dignement son 300è match en Ligue 1. Par contre, la pagaie sur synthétique, c'est moyen.

Lorient/Caen


Caen a beau être promu et ne pas compter une pléthore d'attaquants sous la main, les Normands sont invaincus à l'extérieur (une victoire, deux nuls). El-Arabi est chaud comme jamais et les hommes de Franck Dumas ne respectent aucune logique sportive et physique. Autant dire que la tâche qui attend les Lorientais au Moustoir est loin d'être évidente. Mais le seul Kévin Gameiro peut changer la donne à tout moment. Néo-international français, l'ancien Strasbourgeois a dorénavant un statut à assumer. En gros, il veut flinguer du portier. Encore et encore. Ce n'est que le début d'accord d'accord.

Valenciennes/Lens


Deuxième derby du Nord en une semaine pour Lens. A priori Tony Chapron ne sera pas de la partie. Tant mieux. A l'instar de Roudet et Jemaa d'ailleurs. Ça sent la rencontre très délicate pour les Lensois. Pire défense du pays (onze buts), le RC Lens est en pleine survie. A priori, Valenciennes n'est du genre à prolonger les souffrances et prendra un malin plaisir à crucifier les Sang et Or. Autant vous le dire, la première mi-temps n'aura aucun intérêt. Lens et Valenciennes n'ont pas mis un pion lors des 45 premières minutes depuis le début de saison. Putain de moteur diesel.

Bordeaux/Lyon


Yoann Gourcuff fait déjà son jubilé. A peine parti de Gironde que le beau gosse revient sur la terre de ses exploits nationaux (s'il joue car son forfait a été envisagé). Mais c'est surtout un match tendu entre deux équipes qui tirent la tronche (9 points à deux). Bordeaux reste sur une défaite humiliante à Nice et Lyon a péniblement battu Schalke en Ligue des Champions mercredi. Autrement dit, celui qui perd risque de très mal le vivre. De là à licencier du coach... peut-être pas. Quoi qu'il en soit, les deux "gros" sont à la ramasse et il devient urgent de s'activer. La crise est peut-être plus en approche du côté de Bordeaux où Cédric Carrasso commence à en avoir marre d'aller chercher la gonfle dans ses filets. Surtout qu'avec les possibles absences de Wendel et Modeste, les Girondins sont au bord du gouffre. Pendant ce temps, Lyon se la joue zen et espère signer devant les caméras de Canal son match référence.

Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Aucun commentaire sur cet article.
Partenaires
Olive & Tom Logo FOOT.fr
0 0