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Bordeaux, les douze coups de mi-mai

Les Girondins sont incroyables. Après avoir alterné le pire et l’horrible, ils ont réussi le tour de force de revenir dans la course à l’Europe, grâce à un quasi sans faute en 2012. Un retour de manivelle qui les a directement atteints à la tête.

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Ça peut paraître étrange, mais les Bordelais envisagent leur fin de saison sereinement, et pleins d’ambition. Bizarre, pour une formation par trois fois relégable en début d’hiver. Mais ces types sont dingues et, à présent, on en est sûr. Pourquoi ? Parce que les petits gars du Sud-Ouest, maintenant, ils visent… onze victoires consécutives ! Fous, on vous dit. Onze matches à jouer, onze succès ! C’est aussi simple que ça. Oui, quant à vivre dans le pays merveilleux des Bisounours, c’est sympa, mais pas très crédible. Sauf que certains de ces mecs-là, le challenge, ils l’ont déjà relevé avec réussite. C’était en 2008-2009, dans le sprint final avec au bout, un titre de champion de France. Certes, c’était un groupe plus étoffé, plus régulier et aussi plus doué techniquement. Mais même si la descente aux enfers a duré près de trois saisons, il n’y a pas de motif clairement valable pour que ça ne se reproduise pas. Le problème, c’est qu’il est difficile de raisonner cette bande d’illuminés, qui reste sur un début d’année 2012 canon. Alors, c’est vrai, Montpellier et Nice ont récemment fait chuter leur statistique, mais Brest a pris cher la semaine dernière, chez lui (2-0). Seul le PSG avait réussi à vaincre les irréductibles Bretons sur leur pelouse en granit. C’est dire. Donc, si l’on compte bien, le bilan prévisionnel, c’est : 11+1 = 12 !

Un constat que Francis Gillot n’élude pas, bien au contraire. Soit un technicien qui montre l’exemple. Bravo. « Tout est possible comme on dirait à la SNCF, plaisante le coach. Après, pourquoi pas… Nous, on rêve de ça. Évidemment, quand on commence un match, c’est pour le gagner. On va recevoir des équipes plus à notre portée que d’autres… Et on va à Paris et on va accueillir Rennes et Marseille, ce qui sera peut-être plus compliqué. Mais refaire ça deux fois en trois ans, ce serait exceptionnel » . Il faut se souvenir qu’avec Sochaux, J-Lo, l’an passé, avait réussi à remonter jusqu’à la 5e place, au cours des dix derniers matches. Par conséquent, le Ch’ti ne voit pas pourquoi à Bordeaux, dans le train de l’ambition, « on n’y arriverait pas cette année » . Bon, il sait aussi qu’entre leur rang (9e) et la 5e place, les autres ne se laisseront pas faire. Mais cela n’empêche pas de rêver. Ni d’être contagieux en termes de folie, d’ailleurs. « Je pense que Francis Gillot est l’homme capable de transcender ses joueurs et de les maintenir concentrés pendant onze matches, indique Marc Planus. Quand on arrive à la 8e place et que l’on n’a pas été habitué à franchir ce palier, c’est une grosse différence dans la façon d’aborder un match, ajoute-t-il. Il a la méthode pour ça... Ce sera compliqué, mais au vu des deux derniers mois, il y a de l’espoir » .

Et comme Les Marine et Blanc n’ont pas envie de terminer à la « place du couillon » , la mission première sera de battre Ajaccio (13e), à Chaban-Delmas, samedi (19h00). L’objectif, c’est bien entendu l’Europa Ligue. Et finalement, à y regarder de près, c’est pas si con que ça. Parce que les Girondins – qui ne sont qu’à cinq longueurs de la 5e place –, ils ont des arguments… «  Aujourd’hui on sent que les mecs sont bien ensemble et qu’ils ont la confiance, prévient Gillot. Et comme ils ont aussi galéré ensemble, ils voient le bout du tunnel et s’accrochent à ça » . Alors, promis, s’ils parviennent à atteindre leur objectif fou, on les fera pisser dans le bocal.

Par Laurent Brun, à Bordeaux
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