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Bordeaux attendu au tournant

Au moment d'affronter Sochaux à Bonal cet après-midi (17h00), les Girondins, qui n’ont quasiment plus rien à jouer, veulent faire bonne figure, histoire de sauver la saison. Le plus drôle, c’est qu’ils y croient.

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Il est des saisons où l’on s’ennuie du mois d’août au mois de mai. Ça arrive. A Bordeaux, c’est même le cas tous les ans. Mais parfois, il y a des matches qui réconcilient les joueurs avec leur public. Et la victoire obtenue à Chaban-Delmas face à Marseille (2-1), la semaine dernière, a permis de célébrer dignement les retrouvailles entre une équipe en mal de succès chez elle et un stade – pour une fois – entièrement acquis à sa cause. Bordeaux a prolongé une invincibilité de 35 ans sur ses terres face à son adversaire historique. C’est bien, mais c’est pas une fin en soi. Et dimanche, il va falloir aller défier Sochaux, à Bonal, dans une enceinte pleine à craquer. Un hôte potentiellement relégable, actuellement classé 19e (33 points). Soit onze rangs et treize unités derrière les Bordelais. Et c’est là que ça se gâte. Parce que les lionceaux sont enragés depuis la raclée subie au Parc des Princes (6-1), le week-end dernier. Pire, blessés.

Un truc qui inquiète les Marine et Blanc. « Ils vont remettre les choses à leur place, évidemment, parce que quand on a pris une claque, on resserre les boulons, indique Francis Gillot. J’aurais préféré qu’ils gagnent à Paris et qu’ils aient un peu moins de vigilance sur ce match, ajoute-t-il. Mais après ça, ils vont peut-être changer les joueurs… et ils auront surtout une présence défensive un peu plus constante que contre Paris, ce qui sera plus difficile pour nous. » Une situation bien plus critique pour des Doubiens actuellement sur le fil du rasoir, que pour des Aquitains (8e, 46 points) presque démobilisés, et ce, en dépit d’un objectif de circonstance : une sixième place mathématiquement atteignable. Bref. Un match cauchemar en puissance pour les hommes d’Éric Hély qui, selon J-Lo, ont pourtant «  bien redressé la barre depuis un moment  » et joueront leur va-tout «  contre les candidats directs au maintien, Caen et Ajaccio » .

Un avis que ne partage pas forcément Cédric Carrasso. « Cette équipe va jouer sa survie et c’est dans ce type de match que l’on n’arrive jamais à enchainer, prévient le portier international. Mais je pense que c’est un bon test pour nous pour cette fin de saison. C’est important comme match et toujours intéressant face à une équipe qui va devoir jouer au foot et gagner... Parce qu’elle est capable de très bien jouer et d’être performante à domicile, même si elle a perdu lourdement à Paris. Ce sera ouvert…  » . Une perspective excitante mais pas très rassurante, quand on a pour but de terminer avec honneur un exercice jusque-là morose. Mais les Girondins y croient, même s’ils restent sans concession dans l’analyse. « Ce qui nous est arrivé est mérité, tant dans le bon comme dans le mauvais, ajoute Carrasso. Ça découle d’un état d’esprit… il manque quelque chose, et on le paye à un moment donné. C’est pas de la malchance et il n’y a rien d’illogique » . Ce qui est certain, c’est qu’au terme d’une troisième saison consécutive sans résultats probants, les Marine et Blanc sont attendus au tournant. Et ça, c’est plutôt logique.

Par Laurent Brun, à Bordeaux
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