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Bonucci, capitaine assoupi

Arrivé en grande pompe cet été chez les Rossoneri, dont il assume déjà le capitanat, Leonardo Bonucci devait s'affirmer comme la pierre angulaire du renouvellement du club lombard. Pourtant, l'ancien taulier de la Juve peine encore à lancer sa saison, au sein d'un Milan qui se cherche encore un style et une identité de jeu.

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C'est un fait : Leonardo Bonucci est un type complexe. Un joueur capable de s'inscrire pendant sept ans comme un cadre indiscutable d'un club aussi important que la Juventus, avant de s'en aller en trombe, sans prévenir personne. Un homme au comportement parfois tout aussi insaisissable en dehors des terrains. Comme lorsque, menacé par un voleur armé d'un flingue en 2012, il choisit d'envoyer une droite à son agresseur, avant de le courser sans relâche dans les rues de Turin. En somme, Leonardo Bonucci a quelque chose d'imprévisible. Jamais à cours de surprise, il a donc décidé de prendre les tifosi du Milan à contre-pied : plutôt que de s'affirmer comme le taulier d'une équipe en pleine mutation, il a rendu plusieurs copies inquiétantes, dans le sillage du début de saison en demi-teinte des Rossoneri.

Leader passif


Jeudi dernier, en Ligue Europa, face au modeste club croate du HNK Rijeka, ses mouvements semblaient encore empreints d'une pesanteur inhabituelle. Lent, nonchalant, Leonardo Bonucci tacle dans le vent et laisse s'échapper Acosty, l'attaquant de Rijeka, qui égalise pour les siens. Si Milan l'emportera sur le fil grâce à un but salvateur de Cutrone (3-2), la prestation de Bonucci laisse perplexes un bon paquet d'observateurs. Une constante inquiétante depuis le début de la saison. Trop tendre dans les duels face à la Sampdoria de Duvan Zapata dimanche dernier, dépassé par la qualité de mouvement d'Immobile face à la Lazio mi-septembre, insuffisamment vigilant défensivement face à Cagliari fin août, au terme d'un match que Milan remportait sur le fil, l'ancien Juventino pioche en ce début d'exercice 2017-2018. Trop passif, le stoppeur de la Nazionale donne parfois l'impression de somnoler derrière, lui qui est au contraire censé revivifier l'arrière-garde d'un Milan en manque de grands noms depuis de longues années.

La valeur de l’échec


Pas forcément dramatique au regard du passif du bonhomme. S'il a enquillé les titres et les faits de gloire avec la Juventus, Bonucci connaît aussi le goût amer de l'échec. Et sait donc encaisser les mauvais coups pour repartir de plus belle. Pas conservé dans ses jeunes années par l'Inter, son club formateur, Leonardo n'oublie sans doute pas qu'il n'a percé dans l'élite qu'à 23 piges, alignant 34 matchs de Serie A sous les couleurs d'une Juventus alors en pleine crise identitaire. Handicapée par des recrutements hasardeux (Felipe Melo, Diego, Mohamed Sissoko), tactiquement quelconque, la Vieille Dame échoue à la septième place de la Serie A au terme d'une saison 2010-2011 où les prestations irrégulières de Bonucci soulèvent alors plus d'interrogations que de satisfactions. Avant que le talent du défenseur n'explose aux yeux de l'Italie toute entière, avec l'arrivée d'Antonio Conte à la tête des Bianconeri au début de l’exercice suivant.

Les tâtonnements de Montella


Comme la Juventus en son temps, le Milan de Montella se cherche encore un style et une ligne directrice. L'ancien Mister de la Fiorentina a déjà aligné plus de dix compositions d'équipes différentes depuis le début de la saison, s'essayant même à plusieurs modules, débutant la saison en 4-3-3 avant de dernièrement opter pour un 3-5-2 plus audacieux. Les Rossoneri doivent aussi logiquement digérer leur mercato estival vorace, qui les a vus intégrer pas moins de onze joueurs à leur effectif, dont la majorité postulent une place dans le onze type. Voilà donc Bonucci plongé dans un club en pleine mutation, alors que son quotidien à la Juventus était inversement réglé comme du papier à musique, aux côtés de ses éternels compères de défense, Barzagli et Chiellini. Un contexte encore instable, qui n'est pas de nature à aider le néo Rossonero à trouver d'emblée de la sérénité en Lombardie. Même si le temps d'adaptation à son nouveau club n'explique sans doute que partiellement le niveau insatisfaisant de ses performances actuelles. En atteste son rendement en équipe nationale, où il fut notamment auteur d'un match médiocre face à l'Espagne début septembre dernier.


Lucide, Bonucci avoue lui-même être le premier déçu de ses débuts en Lombardie : « La défaite face à la Samp a été une leçon importante pour nous. Je ne suis pas satisfait de mes performances, j'ai souvent manqué de précision. Est-ce que je suis inquiet ? Vous savez, quand j'ai choisi le Milan, je savais très bien que je pouvais m'exposer au revers de la médaille. » Ce qui ne l’empêche pas d’affirmer ses ambitions, alors que le Diavolo s'apprête à recevoir la Roma, pour le premier choc de sa saison, à San Siro : « L'institution cherche à envoyer un message à tous, en son sein même, à l'entraîneur et à moi, qui suis le capitaine : Milan doit redevenir Milan. » Pour cela, Bonucci doit sans doute aussi redevenir Bonucci.

Par Adrien Candau
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