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Bonne nouvelle : le mercato est enfin terminé !

Plus fort que Game of Thrones, le marché des transferts est bien le feuilleton de l’été. Mercato partout, football nulle part, il était peut-être temps de débrancher et de reprendre une activité normale.

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Suivre le mercato d’été, c’est comme attraper le Closer qui traîne chez le coiffeur ou au comptoir. On sait que c’est du temps de cerveau disponible foutu en l’air, mais on ne peut pas s’empêcher de feuilleter les pages et de culpabiliser un peu une fois la lecture terminée. Pourquoi ressentons-nous ce besoin de savoir si Brad a remplacé Angelina ou si l’OM a fini par trouver son avant-centre ? Alors que dans le fond, on s’en fout un peu des Brangelina et qu’on ne supporte même pas Marseille. Poser la question, avouer son soulagement alors que le marché ferme enfin ses portes, c’est déjà parcourir la moitié du chemin pour passer pour un gauchiste forcément anti-foot invité à un apéro insoumis par Alexis Corbière dans son HLM ou pour un vieux con avant l’heure qui aime bien l’idée qu’un joueur ne change pas de club après trois bons mois. Été après été, le monstre mercato grossit et échappe à son créateur. Ce docteur Frankenstein, ce sont les clubs, les agents, les joueurs, les dirigeants, le public et les médias bien sûr. D’ailleurs, ils ont donné naissance à cet hybride : le journaliste mercato, qui sort toujours maquillé de chez lui au cas où il serait invité sur un plateau télé à la dernière minute.

Une série B à grosses ficelles


Quand il ne s’était pas encore mis à l’italien pour faire chic et qu’on l’appelait juste marché des transferts, le mercato restait limité à quelques colonnes dans L’Équipe ou la fameuse double page dans France Football avec les joueurs signés en gras et les possibles en caractères fins. Oui, c'est tout. La TNT n’existait pas, et la télé n’avait pas encore eu l’idée d’inviter journalistes et agents recyclés autour d’une table pour essorer le sujet pour pas cher. C’était gentil, folklorique et ça divertissait en attendant la reprise de la saison. Aujourd’hui, le mercato est devenu une matière médiatique en elle-même. On le décline en feuilletons, en débats, on s’emballe, on remballe, on se trompe beaucoup, mais ce n’est pas bien grave, puisque le public accepte de regarder cette série B avec ses grosses ficelles.


Avec le mercato, nous sommes tous devenus des vendeurs de tapis, qui lisons et regardons « des experts » en marchandage de tapis. Dortmund propose 50 millions pour Malcom ? « Bordeaux ne peut pas refuser une telle proposition » , tonne le journaliste mercato la main sur le cœur, l’autre sur la calculette. La réalité du marché toujours. Impossible d’aller contre. Le supporter se prend à débattre de la valeur marchande de son effectif, de la nécessité de vendre tel joueur parce qu’il ne lui reste que deux ans de contrat.

Football Manager n'est plus un jeu, c'est une réalité


À la fin, on pourrait croire que le terrain ne serait plus que le prolongement du mercato. Bientôt, on regardera des matchs pour prendre le pouls du marché. D’ailleurs, c’est sans doute déjà un peu le cas quand certains discutaient ou twittaient sur la valeur marchande exponentielle de Mbappé après chacun de ses buts ? Qu’est-ce qui nous fascine chez le néo-Parisien ? Sa précocité ? Le footballeur qu’il va devenir ou le vertige lié au prix de son transfert ? Football Manager n’est plus un jeu, il est devenu notre réalité. Une réalité permanente qui marquera juste une pause ce jeudi, à minuit, avant d’occuper de nouveau notre temps de cerveau disponible dès les premiers frimas et cette saleté de mercato d’hiver. D’ici là, l’OM aurait peut-être une piste pour son numéro 9. Quoi ? Mitroglou a signé à 23h56 ? Prévenez pas les gars.

par Alexandre Pedro
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