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Bonnart : « Gagner, peu importe comment »

Il est champion de France et ancien chômeur. Pourtant Laurent Bonnart manie le verbe aussi bien que le ballon : avec expérience. De l'expérience, il en faudra pour accueillir Bordeaux sur le Rocher.

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Comment te sens-tu après trois matches de Ligue 1 ?


Je commence à prendre mes marques. Mais ce qui m'ennuie, c'est surtout l'absence de résultats. Le cas personnel passe après. Mais je connais mon corps avec le temps. Il va me falloir du temps pour retrouver une condition physique optimale, c'est normal, j'ai repris après les autres. Il faut que je retrouve le rythme, que mon organisme réapprenne à répéter les efforts et que j'apprenne à me fondre dans le collectif.

Tu as douté de ne pas retrouver de club à un moment ?


Non car j'ai beaucoup relativisé. Étant en fin de contrat je n'avais pas la limite du 31 août comme les autres joueurs. Ça enlève un poids. Et puis j'ai la chance d'être joueur professionnel, de ne pas avoir de préoccupation financière en fin de mois pour le moment alors je n'ai pas douté. C'est vrai que ça a été plus long que prévu, mais signer à Monaco n'a rien de déplaisant.

Comment expliques-tu le début de saison délicat de Monaco ?


Si seulement on le savait. On n'est pas vernis tout simplement. On avait bien débuté la saison puis on a raté le virage. Depuis, on enchaine les contre-performances et les mauvais résultats. Derrière, la confiance ne suit pas et on s'embarque dans une spirale. Il faut vite se remotiver pour ne pas se laisser abattre sinon c'est fini.

Et c'est Bordeaux qui arrive à Louis-II...


C'est une équipe qui reste sur deux défaites avec un collectif qui doute. C'est un vrai match de revanchards. Ça va être un combat. Il faut absolument montrer qu'on en veut plus. A ce niveau, ça va se jouer dans les têtes. A celui qui doutera le moins. Mais on n'a pas beaucoup de marge de manœuvre. On n'a pas le droit de sa rater et on a beaucoup à se faire pardonner. A la fois pour le public mais surtout par rapport à ce qu'on peut faire en temps normal.

Les 120 minutes de mardi sont-elles un problème ?


Quand tu gagnes, ce n'est jamais un problème. Tu retrouves le rythme beaucoup plus facilement avec une victoire. Si on avait perdu contre Lorient, moralement, cela aurait été plus dur par contre.

Tu appréhendes ton duel avec Wendel ou Ben Khalfallah ?


Pas spécialement. Je ne me soucie jamais de mes adversaires directs. Ce qui m'intéresse, c'est nous. Comment on va aborder ce match, comment on va rentrer dedans. Après, avec le temps, tu commences à connaitre tes adversaires. Tu connais leurs feintes, leurs styles, leurs provocations. Ça ne veut pas forcément dire que tu sais les contrer, mais tu n'es plus surpris. Mais vraiment, ce que j'aime, c'est la défense collective, faire bloc tous ensemble. Et là-dessus, on se doit d'être plus performants.

Offensivement tu te sens prêt à filer un coup de main ?


Je dois apporter plus, c'est indéniable. Avec mon vécu et mon expérience, je dois être plus tranchant. Mais bon, l'important, c'est de gagner. Et ça, on n'y arrive plus. Il faut vite se remettre dans une spirale positive. Peu importe la manière.

Comment on apprécie Louis-II quand on a joué au Vélodrome ?


C'est vrai qu'on sent moins cette poussée, aussi bien positive que négative, qu'à Marseille. Quand on joue devant 6/7000 spectateurs, c'est difficile. Mais c'est à nous de faire évoluer les choses en gagnant des matches. C'est vrai que dans la difficulté, c'est beaucoup plus compliqué de faire venir les gens au stade. Enchainer les matches nuls sans but à la maison, pour le public, c'est moyen. Mais on ne doit pas se servir du contexte comme excuse. Si on fait le boulot sur le terrain, les gens reviendront.

Tu prêtes attention au classement ?


Quand on est dix-huitième, on est obligé de le regarder. Mais c'est une simple photographie à un instant précis, ce n'est pas très révélateur. Quand je vois que le premier a 19 points sur 30 après dix journées, ça confirme que le championnat est parti sur des bases moyennes. Tant mieux pour nous. Mais avec 9 points en dix matches, c'est insuffisant. A nous de mettre un peu d'ordre dans tout ça.

Une victoire sur un but de Laurent Bonnart, c'est possible ?


C'est difficile quand même. Mais bon, on prend tout du moment qu'on gagne.

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