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Bon, Jocelyn, faut qu'on parle

Ce matin, les joueurs bordelais sont partis en vacances avec un excédent de défaites dans les bagages. Le revers de mercredi soir, concédé à domicile face à Montpellier (0-2), est bien le dixième subi lors des treize derniers matchs. À l'heure du réveillon, c'est avec un petit point d'avance sur le barragiste, et deux sur le premier relégable, que les hommes de Gourvennec rateront leurs pas de danse, comme à peu près tout ce qu'ils entreprennent depuis trois mois. Plus que jamais, la situation est alarmante au Haillan. Alors viens, Jocelyn. Tombe ta doudoune et assieds-toi. Il faut qu'on parle.

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Elle avait pourtant pas mal débuté, Jocelyn, ta deuxième saison en Gironde. Avec cette qualification européenne arrachée la saison passée grâce au PSG, ta direction t'avait donné les moyens de renforcer un effectif déjà pas mal fichu. Otavio et Lerager, un international danois, pour renforcer le milieu de terrain, Cafu, un Brésilien fou censé être le pendant gauche de Malcom, ou De Préville, buteur en série avec le LOSC l'an passé, devaient permettre à ton équipe de passer un cap. Surtout avec Toulalan déplacé en défense, histoire d'assurer une relance propre. En plus, t'as réussi à garder Jovanović et Sabaly, simplement prêtés la saison passée, et Costil était venu remplacer un Carrasso vieillissant bien que toujours performant. Tout cela paraissait bigrement logique, réfléchi et cohérent.

Jeu, set et tache


Et d'ailleurs, cela a tout de suite fonctionné, si l'on excepte le camouflet européen face à Vidéoton. À l'époque, on pensait que c'était une étourderie, que l'équipe était tombée dans un de ces fameux pièges qui font le charme de la Coupe d'Europe. La preuve, avant ce déplacement au Parc de la huitième journée, Bordeaux est troisième, invaincu, et les gazettes titrent sur la possible première défaite de la saison des Parisiens. Elles se trompent. Et c'est une leçon que ton équipe reçoit. Dépassés dans tous les domaines, incapable de réagir, tes gars repartent de la capitale avec un 6-2 dans la musette. « Pour moi, ce n'est pas révélateur de ce qu'on est capable de faire en championnat » , assurais-tu à l'époque. Toi aussi, tu te trompais.


Trois mois après le cataclysme subi au Parc des Princes, tes joueurs ne s'en sont toujours pas remis. Ton effectif semble toujours aussi logique et équilibré, mais en dehors d'un arrière gauche, ce que tu as oublié de cocher sur ta liste des courses, c'est un préparateur mental. Ou carrément un psy. Psychiatre, psychologue, psychanalyste. Psychopathe, même, s'il faut en arriver là. À toi de choisir. Toujours est-il que depuis ce set encaissé dans le 16e arrondissement de la capitale, ton groupe ne répond plus, comme cet élève reclus au fond de la classe, fatigué de se faire bolosser par les pires des cancres. 0-1 à Amiens, Rennes, Caen et Nice, 2-3 à Dijon, 0-2 à Toulouse. Chez toi, Monaco, Strasbourg et donc Montpellier sont venus vider le bar. Et pourtant, toi, Jocelyn, tu continues malgré tout à être logique. Tes compositions d'équipe sont logiques. Même s'il est toujours possible de chipoter aux entournures, tu alignes selon les disponibilités tes onze meilleurs joueurs quoi qu'il arrive. Ces mêmes joueurs qui, avant de s'effondrer contre Paris, séduisaient les observateurs. Tu attends que la roue tourne, à mesure que les mauvais résultats s'enchaînent. Tu y crois. Tu actives certains leviers, comme le remplacement récent de Costil par Prior dans le but. Tu ne lâches pas, et ces joueurs que tu as quasiment tous choisis ne te lâchent pas non plus, contrairement aux supporters qui réclament ta démission. Là encore, tout est logique.

Tremblote et moulinette


Sur le terrain, ce n'est pas une équipe démobilisée qui se présente tous les week-ends. Par moment, cela joue même plutôt correctement. Logique, pour des joueurs qui, individuellement, ont un peu de talent. Mais ces gens sont traumatisés. Aucun d'entre eux n'a l'âme d'un leader capable de galvaniser ses coéquipiers. Derrière, les jambes tremblent, les placements sont parfois aléatoires. Devant, les jambes courent, souvent dans le vide. Il faut dire qu'avec Mendy blessé jusqu'à la fin de la saison, et Laborde indisponible depuis le début, tu n'as plus que ce pauvre Préville pour jouer en pointe. Et avec six frappes cadrées sur 36 tentatives depuis son arrivée, l'ancien Lillois ne te rend pas la vie simple.


Avec vingt points récoltés en une demi-saison, ton bilan est quasiment aussi catastrophique que celui de Laurent Blanc en 2010, qui avait quitté Bordeaux avec seulement 21 points gagnés lors de ses six derniers mois. En conférence de presse, tu affirmes que « ça ne se fait pas d’abandonner quand c’est difficile. Au contraire, il faut montrer de l’abnégation, se battre, montrer l’exemple. Celui qui lâche n’a pas d’orgueil. » Cohérent, logique, toujours. Mais le problème, Jocelyn, c'est que le football échappe souvent à toute forme de logique. On peut, par exemple, ne gagner qu'un match sur treize et garder son poste d'entraîneur. Parce qu'au vrai, personne ne sait si les Girondins de Bordeaux feraient mieux avec un autre. Et surtout, parce que personne ne comprend vraiment ce qu'il se passe aux Girondins de Bordeaux. Si ce n'est que, si rien ne change, ton équipe descendra en Ligue 2. Contre toute logique.



Par Mathias Edwards
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