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Bon ennui les petits

Toutes les deux satisfaites par un nul et faisant de toute façon partie des équipes les moins spectaculaires parmi les candidats aux huitièmes de finale, la France et le Danemark se sont bien trouvés pour leur dernier match de poule. Ils ont offert au stade Loujniki la pire rencontre du tournoi jusqu'ici et son premier 0-0, mais au fond, est-ce que ces « performances » veulent vraiment dire quelque chose de ce que ces deux équipes vont faire au tour suivant ? Pas certain.

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Le coup de sifflet final du premier 0-0 de cette Coupe du monde vient de retentir quand la sono du stade Loujniki se met à cracher un ironique Let me entertain you, de Robbie Williams. Sifflant et huant à pleins poumons, les 78011 spectateurs du stade Loujniki n’ont pas eu l’air de se laisser divertir par le spectacle que viennent de leur offrir la France et le Danemark. Quelques minutes plus tard, un journaliste géorgien résume ce que tout le monde pense avant de poser sa question en conférence de presse : «  Nous venons d’assister au pire match de cette Coupe du monde.  » Comment lui donner tort ? Sur la pelouse, les deux équipes ont passé les quinze dernières minutes à faire de la passe à dix l’une après l’autre, alors que les 75 minutes précédentes ressemblaient à du Air Football.


«  L’équipe qui n’a eu que trois points, le Pérou, est celle qui a le mieux joué dans le groupe, admet d’ailleurs le sélectionneur danois, Åge Hareide. Mais le football est un processus continu. Il faut être capable d’adopter différents styles, presser haut, presser bas. Il faut faire ce qu’il faut pour gagner des matchs.  » Ou pour faire match nul, donc. Si ce match est devenu la purge à laquelle on a pu assister cet après-midi, c’est qu’aucune des deux équipes n’avait vraiment envie de le gagner. Didier Deschamps clamait le contraire à la veille de la rencontre. Åge Hareide, lui, assume : «  Nous avions besoin d’un point, et quand on a besoin d’un point, ce qu’il faut, c’est beaucoup de discipline. Nous savions qu’il ne fallait pas presser haut, car la France est l’une des meilleures équipes du monde en contre, elle l’a montré sur ses deux premiers matchs. Il aurait été stupide de leur laisser de l’espace, ce résultat nous convenait, donc nous avons joué pour le conserver.  » En tant que spécialiste du football sans spectacle, le coach danois a repéré dans l’équipe de France une pépite, lui qui disait encore il y a peu que la France n’était qu’une somme d’individualités et non un collectif. «  Les grosses équipes, l’Allemagne, l’Argentine, ont eu des problèmes, pas la France, juge Hareide. Vous irez très loin, peut-être même jusqu’au titre.  »

Match neutre


Et c'est un homme qui avait mitraillé l'équipe de France dans une interview il y a un mois qui le dit. Un retournement de veste des plus réussis, immédiatement apprécié et applaudi par Didier Deschamps : « Ha, il a changé d'analyse en peu de temps, apparemment. » Malicieux. Deschamps avait refusé de commenter les déclarations d'Åge Hareide avant la rencontre. Mais maintenant que le match est terminé, autant en rigoler et en profiter pour donner le costume de père fouettard au sélectionneur danois. Surtout quand ça n'a pas l'air de le déranger, et qu'il a lui-même assumé d'avoir nivelé le match vers le bas. Alors au moment d'expliquer pourquoi ce match avait été d'un ennui mortel, Deschamps pointait le doigt vers un coupable tout trouvé : la stratégie mise en place par le Danemark. « Toutes les équipes doivent savoir défendre. Là, ils l'ont certainement fait à l'excès pour obtenir ce qu'ils voulaient : un match nul. Qu'est-ce que je peux dire... C'est bien joué pour eux. »


En revanche, le champion du monde 1998 a tout de même trop d'ego pour admettre qu'une équipe qu'il entraîne ait pu participer à un non-match. Alors plutôt que de parler de match nul, il a préféré utiliser le terme de « match neutre » . Plus agréable à l'oreille. Moins péjoratif. Plus flatteur, aussi. En suivant toujours ce fil d'Ariane très pratique qu'est la comparaison avec les autres favoris, et que Deschamps ne lâche pas depuis une semaine : « C'est très compliqué pour tout le monde, l'Espagne, l'Allemagne, ils sont tombés sur des os.  »

Tout ce qu'il faut


En tenant ce genre de discours, Deschamps sait qu'il emprunte une porte de sortie facile et qu'il fait preuve d'une belle dose de mauvaise foi. Mais il sait surtout qu'il ne sert pas à grand-chose de disserter sur un match dont il n'y a quasiment aucune leçon à tirer. En tant que sélectionneur, il en est très certainement sorti avec des certitudes sur son équipe type. Logique, vu qu'aucun des remplaçants alignés n'a vraiment donné satisfaction. À partir de là, DD peut s'en donner à cœur joie et même balancer des énormités comme ce magnifique « On a eu sept occasions quand même » lâché en conférence de presse d'après-match, alors que tous ceux qui ont vu le match peinent à en compter deux.


Les commentateurs commenteront. Deschamps continuera d'avancer sur la même route, celle qui lui fait dire ce soir : « L'objectif est atteint. » Celle qui lui permet de répondre à un journaliste lui demandant s'il n'espérait pas sortir du premier tour avec un peu plus de certitudes dans le jeu de son équipe : « Il y a tout ce qu'il faut. » Ceux qui veulent se divertir, eux, compteront sur Robbie Williams ou sur n'importe quel autre amuseur public.

Par Alexandre Doskov et Thomas Pitrel, au Loujniki Stadium
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