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Bodmer porteuse

Paris reçoit Nancy au Parc des Princes avec la Ligue des Champions en ligne de mire. Pour ce faire, les Franciliens pourront s'appuyer sur leur nouvelle arme de séduction massive : Mathieu Bodmer.

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69ème minute samedi à Louis-II, Mathieu Bodmer doit céder sa place à Ludovic Giuly. Le numéro 12 parisien tire la tronche. Il prend place sur le banc. Furax. Il râle, ronchonne et lance un « il (en parlant de Giuly) ne peut même pas jouer » . On l'aura compris. Mathieu Bodmer en avait encore sous la semelle et voulait continuer à traîner sa chair sur le pré. Un comble pour un joueur réputé fragile physiquement mais qui a toujours séduit les romantiques. Il se dégage quelque chose de Bodmer. C'est inexplicable. Il aimante les sentiments des amoureux de la chique. C'est comme ça.

Le hic avec la tige parisienne (1,92 mètre sous la toise), c'est sa faculté à être bon partout. Ou tout du moins, à être nul nulle part. Depuis trois mois, Antoine Kombouaré a changé son système tactique. Fini le 4-4-2 avec deux milieux récupérateurs. AK privilégie le 4-2-3-1. Un système idoine pour Clément Chantôme et surtout pour Mathieu Bodmer, qui se retrouve placé derrière son attaquant de pointe. Numéro 10, son meilleur poste ? Certains le pensent. Parmi eux, Bernard Mendy. Un mec qui connaît le PSG et surtout le nommé Bodmer. « Il peut jouer partout. Mais techniquement, c'est en 10 qu'il est le meilleur. Il est au-dessus de la moyenne. Sa grande taille lui permet d'avoir une vision panoramique du jeu, poursuit l'homme qui a mystifié Roberto Carlos. Au-delà de sa qualité de passe, il peut marquer des buts : il a les deux pieds, un jeu de tête costaud et il sait se placer » . Auteur de trois buts en Ligue 1 (pour vingt-cinq matches), Bodmer commence à retrouver des sensations. On est bien loin du débat qu'il avait suscité à Lyon lorsque ses entraîneurs voulaient absolument le faire jouer en défense centrale (une mode lyonnaise décidément). « C'est à cause de sa taille et de sa relance analyse Nanard. A Évreux où je l'ai rencontré, il jouait en 6. Idem à Caen où nous avons débuté ensemble. C'est à Lille qu'il a vraiment pris conscience qu'il pouvait jouer en 10. Pour moi, c'est son vrai poste. Derrière une pointe, il fait énormément de dégâts avec son coffre et sa vision » . Alors, pourquoi cette étiquette de squatteur d'infirmerie ?

Plus à l'aise à courir derrière le ballon

Car on ne va pas se mentir, Bodmer aurait pu tenir le rôle de Samuel L. Jackson dans Incassable. De ce côté, ses vingt-quatre derniers mois lyonnais auront mis en avant la faculté du milieu à se péter quelque chose et, de facto, à installer sa réputation de joueur en verre. « C'est un manque de chance, poursuit Mendy. Quand il était à Lille, il ne se blessait jamais (quatre saisons à plus de trente matches en Ligue 1). C'est un faux débat. Même sa première saison lyonnaise est exceptionnelle. Il s'incruste en A' alors qu'il avait le niveau pour les A. Les deux dernières saisons sont plus compliquées car il se blesse. Mais ça arrive à tout le monde. Son arrivée à Paris lui a fait du bien. C'est son club de cœur » , conclut l'actuel joueur d'Odense.


Surtout, sa résurrection est un gros coup de bol. Alors qu'il se blesse contre Sochaux en début de saison, Bodmer voit Chantôme lui chourer sa place à côté de Makelele. On se dit que le midfield est parti pour jouer les doublures. Faux. Kombouaré modifie alors son schéma. Chantôme est devenu intouchable. Bodmer se voit propulser en 10, comme à l'époque lilloise. Et il revit. En effet, le joueur est beaucoup plus apte à courir vers l'avant pour finir une action que derrière un joueur adverse. Derrière son côté nonchalant (un peu à l'image d'un Berbatov), se cache un esthète. Toujours le beau geste. Toujours le bon geste. Sa qualité de passe est un régal. Bodmer joue en déviation, en une touche, en première intention. Malgré la sensation de lourdeur, il est l'accélérateur de particule du milieu. La verticalité parisienne se termine souvent par lui. Alors avant de regarder son pote défier l'arrière garde nancéienne, Bernard Mendy aura surement envoyé un message en direction de Paname. « On est en contact tous les jours via BBMessenger. Je l'attends en tour préliminaire de Ligue des Champions avec Odense » . Chiche ? Avec Bodmer, tout est possible après tout.

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