Bocaly : « Peut-être que Montpellier dérange »

« J’espère une victoire » . Ancien de l’OM, Garry Bocaly a fait son deuil du Vélodrome. Dauphin du Paris Saint-Germain avec son Montpellier, le latéral dresse le petit bilan d’une équipe qui a bien grandi.

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Garry, Montpellier est second après treize journées et compte seize points d’avance sur le premier relégable, Dijon. Dis-moi que l’objectif n’est plus le maintien.

(Rires)A vrai dire, on ne s’intéresse pas vraiment au classement, parce que maintenant, on sait qu’on est dans le haut. On a la chance de ne pas devoir regarder tout ça et compter les points. On peut se concentrer sur chaque match sans se prendre la tête. Et c’est un sacré luxe. Après, on sait pertinemment que l’objectif collectif est le maintien, mais maintenant, on sait aussi qu’on peut accrocher quelque chose d’autre. Alors on se bat, chaque semaine. Comme lors de notre première année dans l’élite. Cela étant, on reste prudent.

Sauf que maintenant, vous êtes plus attendus…

Ouais, c’est sûr que maintenant nous sommes attendus. Nous ne sommes plus la petite équipe surprise, comme il y a deux ou trois ans. Après, nous savons exactement qui nous sommes. Nous ne nous surestimons pas, et surtout, nous ne prenons aucune équipe à la légère. Je pense que c’est ça qui fait notre force.

Quand tu quittes définitivement l’OM, en 2010, tu t’imaginais les affronter avec le statut de favori ?

Honnêtement, non. Après, je ne me prends pas la tête là-dessus. J’étais très content de m’installer à Montpellier de manière définitive. Mais c’est vrai que de là à ce qu’on nous annonce comme favori avant la réception de l’OM, ça montre que les choses ont changé depuis quelques mois ! Après, il faut relativiser ça. Si, aujourd’hui, on est plus ou moins favori contre l’Olympique de Marseille, c’est aussi parce qu’ils n’ont pas réalisé un bon début de championnat. Après en terme de notoriété, Marseille reste Marseille. Tu sais, je me méfie toujours de ce genre de match. Il ne faut pas oublier qu’ils sont sur une bonne série, ils ont bien redressé la barre.

Tu les vois revenir fort ?

Tu sais, ils ont mal commencé l’an dernier aussi. C’est dû à la grosse pression qu’il y a sur les joueurs. Pourquoi tu crois que depuis quelques années, c’est toujours le même scénario ? Au final, même s’ils ne commencent pas bien, on sait très bien qu’ils finissent dans le haut du tableau. Marseille, c’est spécial.

Depuis son retour dans l’élite, Montpellier surprend, mais cette année, l’équipe semble avoir passé un cap, notamment offensivement. C’est dû à quoi selon toi ?

On se trouve plus. Tu sais, aujourd’hui, on a notre petite expérience. On a plus d’automatismes entre nous. Après, comme tu le soulignes, nos attaquants plantent beaucoup plus. Aujourd’hui, si on est la meilleure attaque de Ligue 1, c’est grâce à l’entraînement. On a eu que peu de recrues. Elles se sont bien intégrées dans le groupe. Du coup, on tire tous dans le même sens. Ca se passe nickel. Ca aide aussi. On sait que Loulou et Laurent Nicollin veulent avoir une base d’équipe pour s’inscrire dans la durée.

Vous ne vous êtes inclinés qu’à deux reprises cette saison, face à Paris et à Lyon. Tu penses que ça prouve qu’il vous reste un peu de boulot pour être au niveau des grosses écuries ?

Forcément. On est une équipe avec beaucoup de jeunes, et ces matches-là sont difficiles. Après, il faut bien dire que contre Lyon et Paris, nous n’avons pas été mauvais du tout. On a proposé du jeu. Il nous a peut-être manqué ce côté briscard, pour prendre des points.

Revenons à l’OM. Je me rappelle d’un match amical à la limite du violent. Pluie de cartons à prévoir ce soir sur La Mosson ?

Ouais, c’est le derby. Après, tu sais, on parle de nous, du jeu physique de Montpellier, mais je peux te dire que Marseille aussi est une équipe physique. C’est un beau match à jouer. Forcément, il y aura de l’engagement. Les gens pensent beaucoup au fait que Marseille nous a privé d’une victoire en Coupe de la Ligue, ça marque aussi. Mais tant que ça reste correct, ça va. C’est le foot, comme on dit.

Nombres de vos détracteurs, parmi lesquels l’omniprésent Pierre Ménès, soulignent en permanence votre dernière place au classement du fair-play. Qu’as-tu à leur répondre ?

On ne se prend pas la tête. On laisse les gens parler. On ne le regarde même pas ce classement. On se fait traiter de joueurs agressifs, violents, mais je vais te le dire franchement, on s’en fout totalement. Nous aussi, on prend des coups, c’est pareil pour tout le monde. C’est peut-être parce que Montpellier fait tâche en haut, aussi, tu sais. Les gens préfèrent voir des équipes comme Paris, Lyon et Marseille tenir le haut du pavé. Peut-être qu’aujourd’hui, nous sommes une équipe qui dérange.


Propos par Swann Borsellino
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pier-rototo Niveau : DHR
le couplet de "l'équipe qui dérange", nancy, renne, montpellier... tout le monde va nous la faire sérieux?
Non mais "l'équipe qui dérange" en fait il faut le remplacer par "l'équipe dont la majorité s'en tape" et ça passe nickel.
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