Bocaly : « L'OM et moi, c'est fini »

A 15 piges, Garry Bocaly a quitté sa Martinique natale pour intégrer le centre de formation de l'OM. Après quelques années passées à bosser et déconner avec son pote André Ayew, Garry s'en est allé. Aujourd'hui à Montpellier, le latéral droit de 23 ans va retrouver son club formateur demain soir, au Stade de France, pour la finale de la Coupe de la Ligue. Un bel épilogue pour une histoire d'amour déjà achevée.

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Pas trop déçu du week-end dernier ?


Malheureusement si... Il y a énormément de déception. Surtout qu'on a réussi a mettre ce petit but pour mener au score. Le problème, c'est que derrière, on n'assure pas. En plus, on perd El Kaoutari... Bref, la totale.

Certains en doutaient, mais vous jouiez le coup à fond...


Évidemment. Les gens n'y croyaient pas tous, mais on voulait vraiment consolider cette sixième place en prenant trois points supplémentaires. Mais au final, on repart les mains vides...

Tu es très pote avec André Ayew qui fait une grosse saison avec l'OM, sa réussite t'étonnes ?


Ah non, alors là, pas du tout. Je connais Dédé depuis que j'ai quinze ans, je connais tout de lui, son caractère, sa rage de vaincre. Au final, cette saison, il montre simplement ses énormes qualités. Et franchement, c'est tant mieux pour lui et pour l'OM, ça me fait vraiment plaisir.

En début de saison, la Coupe de la Ligue est un réel objectif ou un bonus ?


Pour nous, c'est surtout du bonus. C'est pas très original, mais au début de la saison, l'objectif numéro un est le maintien, passer la barre des 42 points. L'objectif étant rempli, nous pouvons nous consacrer pleinement à cette compétition et à la finale. Là, il s'agit quand même d'une finale contre l'OM, au Stade de France. On va profiter et tout faire pour gagner.

D'ailleurs, elle sert à quoi cette Coupe de la Ligue ?


Je sais pas... C'est vrai qu'on dit souvent qu'elle charge le calendrier. Quoi qu'il en soit, on est vraiment contents de cette compétition, nous avons quand même fait un beau parcours ! On a éliminé Lille et Paris. Sur le plan personnel, faire une finale si jeune, c'est une véritable satisfaction. Au final, cette Coupe de la Ligue, c'est surtout un bon moyen d'accéder à l'Europe.

Ça ferait plaisir à Loulou Nicollin... Il vous a promis un petit cadeau en cas de victoire ?


Pour l'instant, il nous a surtout dit qu'il était déçu de la défaite de ce week-end... Cela dit, il sait que nous sommes des battants et qu'on va tout donner. Mais il était vraiment content qu'on chope cette qualification en finale. J'espère qu'il sera encore plus heureux samedi soir !

Depuis son accession dans l'élite, Montpellier apparait comme une équipe solide de première partie de tableau, mais hormis le réservoir important de jeunes talents, on parle pas tellement de ce club. Quelles sont les forces de ce groupe ?


C'est vraiment l'alchimie entre les jeunes et les anciens qui fait la force de ce groupe. On connait Montpellier par rapport à son centre de formation, la belle génération qui a gagné la Gambardella la saison dernière. Mais l'important, c'est que la quasi-totalité de cette génération a intégré l'effectif pro. On voit pas ça partout en France et en Europe. C'est vraiment quelque chose de beau. Ces jeunes-là ont beaucoup de qualités.

Le manque d'expérience est donc sa faiblesse ?


Oui, forcément. La faiblesse la plus évidente du groupe est le manque d'expérience. Parfois, on laisse filer des matches que l'on devrait gagner, comme celui de dimanche. C'est pour cela qu'il faut que l'on soit rigoureux. C'est également la raison pour laquelle nous avons un coach comme René Girard.

Le fait d'être entouré de jeunes t'as permis de t'adapter plus facilement ?


En fait, vu que j'ai eu la chance d'intégrer le groupe lors de l'accession du club en Ligue 1, l'adaptation a été plus simple. Une montée, ça ressert les liens dans un groupe. Quand je suis revenu ici après mon prêt, c'est comme si je n'étais jamais parti.

D'ailleurs, René Girard, il crie autant sur vous que sur les arbitres ?


Ça dépend ! Quand il est fâché, qu'est-ce qu'on bouffe... Mais en général, s'il le fait, c'est qu'on le mérite. Honnêtement, c'est un excellent coach. Il nous aide beaucoup à progresser, nous, les jeunes.

Quels rapports as-tu avec l'OM aujourd'hui ?


L'OM est moi c'est vraiment fini. A part quelques amis, comme Dédé Ayew, je n'ai plus tellement de relations avec le club. Aujourd'hui, c'est Montpellier. Montpellier à 200%.

Donc si l'OM est champion, ça te fera ni chaud ni froid ?


Non, non. Ça me ferait plaisir. Tu sais, Marseille, ce sera toujours l'équipe qui m'a accueilli quand j'avais 15 ans. Donc forcément, je garde quand même quelques attaches, au moins affectives. J'espère qu'ils finiront premiers, Lille est en train de craquer et l'OM a vraiment l'expérience de ce genre de situation.

Bon, dis moi la vérité. En Martinique, ils ont déjà sorti l'écran géant ?


Surtout la famille ! Tu sais, j'ai déjà reçu pas mal de coups de fil ! Mais une bonne partie de la famille vient spécialement pour le match. D'ailleurs si tu veux tout savoir, mes parents sont venus me faire une surprise aujourd'hui, pour mes 23 ans. Une Coupe de la Ligue pour mon anniversaire, ça le ferait !


Propos recueillis par Swann Borsellino

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