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  2. // Boca/River (2-0)

Boca jubile

Le Superclasico a tourné à l'avantage de Boca Juniors, vainqueur 2-0 de son éternel rival sur sa pelouse et auteur d'une prestation de haute volée, avec un Riquelme des grands jours à la baguette. Le retour aux affaires pour les Xeneizes ?

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Après la douche froide de dimanche (le match n'a duré qu'une dizaine de minutes, avant d'être interrompu par l'arbitre, le terrain, inondé, étant devenu impraticable), les amoureux du football ont pu se délecter du Superclasico. Enfin, hier après-midi à Buenos Aires, ce sont les hinchas de Boca Juniors qui ont savouré, tandis que ceux de River Plate ont dégusté. Au cours des quatre-vingt minutes de jeu disputées, les joueurs xeneizes ont parfois livré un véritable récital dans l'enceinte de la Bombonera. A se demander ce que l'équipe faisait à l'avant-dernière place du classement avant la rencontre. Transcendés par l'évènement, Gary Medel et ses coéquipiers ont dominé les débats, individuellement et collectivement.

Boca méconnaissable, River impuissant

Au quart d'heure de jeu, le milieu de terrain chilien, à l'extrême limite du hors-jeu, se charge d'envoyer le ballon au fond des filets sur un coup franc de Riquelme. Au grand dam des Millonarios, dont les tollés de protestation se perdent dans la rumeur qui dévale du virage de la Doce, le kop local. Quelques minutes plus tard, Palermo est tout près de s'adjuger enfin seul le titre de meilleur buteur de l'histoire de Boca (qu'il partage avec Roberto Cherro, auteur de 218 réalisations sous le maillot xeneize dans les années 30) sur une action de grande classe : relance à la main de soixante mètres de Javier Garcia, suivie d'une ouverture de Riquelme pour le Titan, dont la tentative de ciseau échoue. Après une occasion vendangée de Funes Mori, le jeune numéro neuf de River, les maîtres des lieux reprennent leur démonstration. Riquelme réalise un enchainement fantastique dans la surface : contrôle du bout du pied et petit lob qui passe au-dessus de la cage de Daniel Vega.

Diego fait son come-back

Le numéro 10 brille sous les yeux de Maradona, qui retrouve son balcon pour la première fois depuis plus d'un an, époque à laquelle les deux hommes sont entrés en conflit. Gallardo, muselé par la défense boquense, et Almeyda, le métronome appliqué des Rouge et Blanc, ne peuvent que constater les dégâts et ce qui sépare leur équipe des Marine et Jaune. Porté par son public et par une rage de vaincre extraordinaire, Boca réalise son meilleur match de la saison au moment idéal. Peu après la reprise, Gary Medel double la mise en reprenant du coup de pied un centre en retrait de Luciano Monzon que Nicolas Gaitan laisse intelligemment passer entre ses jambes. Il ne manque qu'un but de Palermo, qui voit la balle terminer sa course dans le grillage sur un bon coup de tête, à l'heure de jeu, pour parachever le succès sans appel de Boca. Rogelio Funes Mori, qui rate une seconde fois le coche cinq minutes plus tard, également de la tête, et Gustavo Canales, les deux avant-centres platenses, n'ont jamais pesé dans la partie. L'expulsion de Medel, qui se frotta à Gallardo avant de recevoir un deuxième jaune pour une bousculade sur Almeyda, alors que ce dernier n'avait pas le ballon, n'y changea rien : Boca était sur un nuage hier après-midi.

Alejandro Carbone, à Buenos Aires

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