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Baltazar se serait plu en pirate chinois à Shanghai, ou pêcheur italien au large des Pouilles. Mais voilà, cette vie-là l’a vu naître dans les quartiers suspects de Lorient, abandonner une carrière d’anonyme mais vaillant n°4, et récemment enfiler un costume de Tintin à Bruxelles. Direction l’ailleurs, têtu, et toujours porté par un credo : « l’important c’est d’avancer, pas de savoir où tu vas ».

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(Le seul vrai) France-Italie

30 novembre 2007 à 16:56 (Le seul vrai) France-Italie

Ceux qui vous disent que parties les plus accrochées opposant la France et l’Italie ont eu lieu en 98, 2000 et 2006 n’ont rien vu. La seule vraie que je connaisse a été commise en plusieurs temps, pendant une semaine, dans un camping pop’ près de Rome en 1990. Les Ritals, ceux qui jouent avec un maillot bleu venaient de ne pas gagner donc de perdre leur coupe du monde, à cause de Maradona, donc de Naples et malgré Toto Squilacci (mais qu’est ce qu’il foot ?) et tutti quanti.

Non, j’vous l’dis le seul vrai France-Italie s’est joué entre une bande de jeunes cons d’un club de foot du quartier maritime de Lorient et quelques ploucs romains venus planter deux mois la tente, la grand-mère, les canapés, la télé et leurs très grandes gueules à l’ombre de quelques pins, pasta à la tomate (putain que ça sentait bon), et évidemment les filles de famille, ah les filles de famille, dis cette chaleur c’est pas possible, hein, bon et ce soir tu fais quoi hein, moi je fais des flippers au bar du camping et tutti quanti.

On se retrouvait toutes les fins d’après-midi quand ça cognait un peu moins fort, sur une sorte de terrain vague de la taille d’un terrain de basket, la pelouse c’était du sable et des cailloux, des buts de travers et du grillage autour. On était plutôt pas mal, alors forcément on dressait sans problème les jeunes couillons qui se présentaient. Enfin, au début. Peu à peu, on a vu arriver les frangins, puis les oncles, les paternels, des types venus d’autres campings. Des têtes de pirates pas bien grands avec des guiboles courtes mais vraiment plantées dans le sol, la moustache, plus des masses de dents pour la plupart. Bref, des butors. On n’a pas vu le coup trop venir, jeunes coqs prétentieux, et puis voilà. On s’est fait descendre d’abord, et quand on n’était plus que trois sur le champ, dans cette version ensoleillée de Rollerball, ils ont commencé à jouer au foot. Enfin, disons à marquer des buts. On a paumé, évidemment. Mais le soir, y’avait quand même des brunettes au flipper du camping. Et il se passa quoi ? Bah, Tutti quanti. Mon premier vrai souvenir de voyage date de cette époque, peue de temps après avoir posé les pieds dans cette Italie brûlante qui sent si bon : dans un village je ne sais pas où, une rue très chaude, vide, du sable et de la poussière qui m’arrive en pleine poire, une sorte de néant qu’on gaspille des tas de vies à retrouver.

Chose vue à la buvette de Dion-le-Mont

Chose promise et blablabla, mon pote Michel Serrault apparaît dans cette rubrique. Comme convenu, il est revenu de ses vacances à Marrakech avec une photo de lui avec un serpent autour du cou prise sur la place Djamaa El Fna, mais sur ce post je met celle qui lui donne plus le look aventurier, elle en jette plus.

Comme prévu, il joue le rôle de l’ombre dans une pièce appelée « les gouttes de verre ». Notez, il y a toujours une histoire de verre en Belgique. Le rôle de l’escroc donc, mais comme disais je ne sais plus qui, « c’est plus facile de jouer le salaud, il y a beaucoup moins besoin de se forcer » (une Maes pression au Carrefour Saint-Gillois à celui qui répond bien). Pour le coup, mon pote Serrault est très bon dans ce costard. Ça se passe dimanche à la salle de l’amitié de Dion-le-Mont. Le coup n’en n’a pas l’air comme ça, mais c’est un plan qui arrache tout. En plus je suis de service à la buvette et il y a une bouffe le soir, alors. Entrée 5 euros.

Michel Serrault, alias Freddy est un type qui est allé en Chine en 1955, et c’est l’une des mille raisons qui justifient des tas de soirées à se beurrer devant sa cheminée après s’être goinfré des plats de sa dame, Chantal, et de leurs potes. Chez eux je lis (c’est rare) des bouquins qui causent de la vie au Vietnam en 1950. Résumé bientôt. Peut-être.

Bzh sitcom

Je relaie cette annonce d’une série joué par des collègues, qui du coup j’en suis sûr vont m’offrir des verres la prochaine fois que je vais à Lorient, eh eh eh.

« La série Leurenn Bzh, la première sitcom décalée en breton vient d’être diffusés sur TV Rennes et sont donc maintenant en ligne en version sous-titrée »






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» (Le seul vrai) France-Italie · 9 décembre 2007 11:25

t’as jamais eu besoin de relayer des annonces pour qu’on t’offre des verres... mais c’est gentil quand même ! la bizz