Les Tatane de Vikash

19/11/2012

Tatane participe à OserParis, le think tank lancé par Anne Hidalgo.

Une politique du sport à Paris se doit d’être le fruit d’une conception politique du sport. Les choix liés au sport ne sont pas plus neutres que ceux liés à l’urbanisme, la culture ou l’aide sociale.

Comme toute politique, la question du « pourquoi » est centrale. Dans le cadre du mouvement Tatane, nous pensons que le sport est avant toute chose un facteur de lien et d’échange. Qu’il soit pratiqué, commenté, observé, il permet de faire société quand il est une alternative à la consommation isolée.

Avant d’oser des réformes ou des investissements concrets, il nous semble essentiel d’oser un discours sur le sport : le sport n’est pas affaire de victoires ou de défaites, le sport de haut niveau n’est pas et ne pourra jamais être un exemple de société parce qu’une société ultracompétitive est une société invivable. Le sport est un lien joyeux et durable entre des citoyens qui ne demandent qu’à se faire une passe. Le sport comme l’art ne sont pas des palliatifs divertissants à la dureté d’une société que l’on aurait renoncé à changer. Le sport doit être relié à la vie quotidienne, il n’est rien d’autre que la vie.

Concrètement, nous pensons donc que les investissements et les changements doivent se porter en priorité sur toutes formes d’initiatives qui permettent la fluidité, l’échange et l’ouverture sur l’autre à travers le sport :

- valoriser les équipements existants en favorisant des utilisations extrasportives (artistiques, sociales, etc..) et la souplesse des créneaux horaires - favoriser par toutes sortes d’initiatives la « circulation sportive » : accords entre les associations pour pouvoir facilement s’initier à un autre sport, mise en place de « parrains » sur le modèle des étudiants bénévoles de l’Afev, mise en place d’une réflexion collective pilote avec les fédérations sportives pour que soit rendue possible la double licence (permettant par exemple à un enfant de divorcé de pratiquer son sport) - mise en place d’équipements sportifs en libre service sur les lieux de vie : parcs de jeux pour enfants, rues, gares…) (exemple : Istanbul) - mise en place de « temps » événementiels permettant la rencontre joyeuse autour du sport : art et sport sport et cultures du monde, sport et politique (dans des lieux sportifs, stades, gymnases et des lieux extra sportifs comme le 104, les mairies, bibliothèques..) - mise en place et valorisation de lieux de diffusion télévisée collective de sports méconnus : base de données permettant à toute personne à Paris de trouver un lieu diffusant la grande compétition de cricket, de badminton ou de ski acrobatique, et de vivre ce moment entouré de gens partageant le même centre d’intérêt. - Rédaction d’une charte exemplaire conditionnant le soutien financier de la Ville de Paris aux associations sportives. Redéfinition d’objectifs qui ne peuvent plus placer la victoire en compétition au dessus du reste. - Renforcement des partenariats entre les écoles parisiennes et les associations sportives. Prendre exemple sur la collaboration exemplaire entre le club de foot et le collège de montfermeil.

Parce que le sport est un lien avant d’être une compétition

Tatane

A visiter : Oser Paris


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