Les Tatane de Vikash

21/10/2012

La Saturday night fever, M’Vila il connait lui, l’appel du bon son garçon il ne sait y résister. « Petits pas synchronisés qu'on a répété à 5 », qu’ils auraient pu dire nos petits espoirs. La sanction est tombée, le Stade rennais, devant l’insupportable image donnée par ses joueurs a décidé de les suspendre « jusqu’à nouvel ordre ».

« Sanctionnés jusqu’à nouvel ordre »

Le communiqué du Stade rennais est des plus laconiques et surtout très limite avec les principes fondamentaux du droit du travail. Les contrats des joueurs concernés ont été suspendus « jusqu’à nouvel ordre » du fait d’évènements qui se sont déroulés en dehors de l’exercice de leurs activités professionnelles. En l’espèce, bien qu’il soit de jurisprudence constante et certaine que le joueur de l’Equipe de France reste salarié de son club pendant la période de mise à disposition de la sélection, il n’en reste pas moins que la présumée virée en boîte de nuit est intervenue alors même qu’il n’exerçait pas une activité pour le compte du Stade rennais.

Aujourd’hui, la mesure est très certainement justifiée par l’existence de ce que l’on appelle en droit du travail « un trouble objectif caractérisé ». Un fait de la vie extra professionnelle peut avoir une influence sur le contrat de travail lorsqu’il est susceptible de porter atteinte à l’image de la société. Ce peut être le cas du salarié d’une banque mis en examen pour une escroquerie par exemple.

« On n’est pas leur père »

En l’espèce, la position des dirigeants du Stade rennais est plus complexe à comprendre. L’image du club n’a pas été réellement atteinte. La sortie nocturne des joueurs n’est pas liée à l’exercice d’un quelconque pouvoir disciplinaire ou d’un mauvais encadrement de la part du club employeur. Le club est-il responsable de l’éducation ou de la personnalité de ses joueurs en dehors de la sphère professionnelle ? Frédérique Antonetti, lui n’a pas tardé à répondre à la question « On n’est pas leur père ». De son côté, René Girard sombrait dans le moralisme précaire : « Il ne faut pas que ces jeunes gens oublient qu'ils font un métier extraordinaire. Il faut qu'on les envoie un peu à la mine pour qu'ils comprennent, là-dessus, je suis intransigeant . Pour moi, ce sont des fautes très graves sur lesquelles on ne peut pas passer. On fait le plus beau métier du monde, j'ai horreur quand on salit mon métier. Là-dessus, pas de cadeau ». C’est sûr qu’en matière d’honneur, Girard sait mettre le doigt là où ça fait mal. Plus encore, le discrédit jeté sur le Stade rennais était jusque-là assez faible, les joueurs ont une personnalité qui dépasse la seule appartenance à leur club.

Le communiqué du Stade rennais précise que pendant la suspension de leur contrat, ils continueront à évoluer avec la formation espoir du club. Double contradiction, soit leurs comportements ont été suffisamment graves pour caractériser une suspension et dans ce cas ils n’effectuent plu aucune activité pour le compte du club, soit au contraire la gravité n’est pas démontrée et dans ce cas la sanction n’est pas justifiée. En droit du travail la suspension prononcée à titre disciplinaire se caractérise par une mise à pied. Cette dernière ne peut en aucun cas permettre au salarié de continuer d’exercer son activité avec une autre qualification. Plus encore, elle ne peut être à durée indéterminée ou alors la mise à pied à titre disciplinaire est en réalité une mise à pied à titre conservatoire qui peut aboutir à un licenciement... Dans le cas présent, les joueurs du Stade rennais ont sans doute été rétrogradés, passant du groupe professionnel au groupe espoir. Or, la Convention collective nationale du sport, tout comme la Charte du football professionnelle considèrent que l’employeur doit tout mettre en œuvre pour permettre au joueur d’atteindre son meilleur niveau en vue des compétitions.

Enfin, si la suite la Fédération sanctionne les joueurs, ces derniers auront eu une double sanction pour des faits qui se sont déroulés dans le cadre de la sélection. Sur le fond, le besoin de sanctionner et de « marquer le coup » a très certainement pris le dessus sur le reste.

Tatane


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4 réactions ;
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  • Message posté par badabim le 22/10/2012 à 17:33
      Note : 1 

    Mais t'inquiète pas Vikash, il continue à toucher ses ronds Yannou. Il pourra toujours faire le plein de sa Porsche le lundi matin.

  • Message posté par simz le 22/10/2012 à 23:09
      Note : 1 

    C'est clair, il touche toujours son salaire sans soucis. De quoi se payer un bon avocat si besoin. Donc inutile de faire un article pour jouer l'avocat du diable.

  • Message posté par Chopin Love le 15/11/2012 à 13:25
      

    Branlettte intellectuelle aussi utile qu'Afellay au Barça.

    Désolé Vikash.

  • Message posté par Appelle-moi Jack !!! le 24/11/2012 à 19:50
      

    Je suis pas du genre à relever les fautes d'orthographes, mais là c'est trop... Vous écrivez vos textes sur un Nokia 3310 les mecs ?

    "Frédérique Antonetti" ohhhhh my god, l'entraîneur est une femme !


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