L'oeil de Tatane

30/11/2015

Alors que la Ligue 1 se poursuit dans toujours plus d’incohérence, l’oeil de Tatane regarde en direction de Paris. Mais pas pour s’intéresser à l’énième victoire du PSG, champion d’automne précoce et leader incontesté du championnat français. Non. Pas non plus pour le but du jeune Jean-Kevin Augustin ! L’oeil de Tatane regarde en direction de l’avenir. Et oui, la COP 21 commence ce lundi et cette réunion des plus grands chefs d’Etat du monde dans la capitale va peut-être sauver le monde, et donc le football, du réchauffement climatique. Alors, football, c’est l'occasion pour toi aussi de faire un geste. Petite liste de propositions plus ou moins réalisables, plus ou moins utiles, pour rendre le foot de Sainté plus durable… et joyeux !

  • Compenser ses déplacements : L’AS Saint Etienne effectue une compensation carbone de tous ses déplacements depuis 2009. La FIFA aussi a compensé l’équivalent des 333 000 tonnes de CO2 émises pendant la Coupe du monde 2014 en donnant à des associations et des programmes de protection de l’environnement. Beau geste technique.

  • Aller supporter l’AS Saint Etienne : Ben oui, ils compensent leurs déplacements, on vous dit. Et qu’on le veuille ou non, le vert reste la couleur de l’écologie.

  • Eviter d’être une équipe diesel, qui met longtemps à démarrer ses matches, comme… Saint-Etienne, qui a attendu la deuxième mi-temps pour ouvrir le score dimanche face à Guingamp (pour finalement gagner 3-0, on n’imagine même pas comment les Verts ont dû appuyer sur l’accélérateur).

  • Recycler, les joueurs en entraîneur, les bouteilles en maillots de foot : les maillots de foot en sacs de luxe.

  • Aller aux entraînements en covoiturage, et non pas en hélicoptère comme Jens Lehmann ou en 4x4 comme Marco Verratti car ça pollue !

  • Aller au stade en covoiturage, et proposer un parking et une réduction aux voitures les plus remplies.

  • Recruter Jürgen Klopp et son numéro fétiche



  • Donner une nouvelle chance à ce filou de Mathieu Flamini :
    L’ancien Marseillais a créé en toute discrétion une société pionnière dans le carburant alternatif et bio en Italie. Un marché qu’il estime à 28 milliards d’euros, un coup de flair qu’il attribue à son intérêt pour l’écologie.

  • Ne pas trop courir sur le terrain pour limiter ses émissions de CO2 :
    cf Juan Sebastian Veron.

  • Jouer une mi-temps dans le noir pour économiser l’énergie des projecteurs du stade (cf. Stade Vélodrome 1991). A la limite, équiper les joueurs de lampes à Dynamo. Ou de panneaux solaires.

  • S’inspirer de l’Allianz Riviera :
    A Nice, le nouveau stade est doté d’un système de récupération de l’eau de pluie pour les toilettes et l’arrosage de la pelouse, et de panneaux solaires. Résultat : il produit 3 fois plus d’énergie qu’il n’en consomme.

  • Devenir supporter du club le plus écolo du monde, le Forest Green Rovers F.C, près de Bristol en Angleterre. Ce modeste club de 5ème division anglaise est détenu par Dale Vince, magnat des éoliennes et philanthrope écolo, qui a imposé les menus végétariens dans les buvettes, la fertilisation par épandage naturel (= bouses de vaches) de la pelouse, et les panneaux solaires sur le toit du stade. Le surnom des joueurs : les Green Devils bien sûr.



    Par Clément Mathis pour Tatane


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