27 août 2007 à 18:29
Alors que l’ASNL - une équipe jeune et dynamique qui mange des pâtes, s’habille fashion et joue bien au foot - caracole en tête du classement de la Ligue 1 Orange, la plus grosse actualité footballistique relative au championnat national semble être, aux yeux de la presse nationale, la démission d’un vieil entraîneur fatigué qui n’a pas connus un début de saison très probant avec son club aux couleurs qui piquent les yeux.
L’intérêt de la FFF (la faune footballistique française, pas la fédération française de football) pour l’ASNL est évidemment très limité, il est donc compréhensible que la presse n’estime pas faire du chiffre en parlant d’un club dont le nombre de fans est résumée au sud de la région lorraine. D’autant plus s’il s’agit du club d’une ville si méconnue que rare sont ceux qui ont l’idée de venir y passer le week-end quand les beaux jours pointent leur nez (à part peut être les personnes déséquilibrées. Et ma maman.)
Cet état de fait pourrait être vu par nous, furieux nancéiens, comme un manque de respect et une marque de dédain de la part des médias. Pourquoi n’importe quel pet foireux dans un club comme Marseille, Lyon ou Lens fait il la Une de tous les journaux alors que le bel enthousiasme des clubs des petites villes qui gagnent des matchs est relégué au rang d’un phénomène marginal et destiné à ne pas durer plus longtemps que la fin du mois d’août, voir début septembre à la limite.
La situation de Chris Malonga, nouvelle petite trouvaille venue de la foret de Haye, est-elle aussi intéressante. Passé rapidement par le centre de formation d’Auxerre, le jeune joueur à ensuite bourlingué un peu pour arriver au centre de formation de l’ASNL, puis pour faire son chemin avec l’équipe pro. Ce qui nous a permis d’entendre ce week-end un commentateur - sans doute friand de clichés - indiquer que Malonga avait ouvert le score ce week-end contre Auxerre, revanchard qu’il était d’avoir été refoulé du centre de formation de l’AJA. Bien entendus. Et si la semaine précédente il avais martyrisé les latéraux de l’OGC Nice en enchaînant passements de jambes et talonnade, puis en délivrant un centre millimétré pour la tête de bois de Berenguer, c’est parce que les dirigeants niçois lui avaient jeté des cailloux ? Pourquoi Malonga doit-il avoir besoin d’être revanchard pour assurer sur le terrain ? L’avenir nous dira qui a raison, mais si on suit se raisonnement, je pense que nombreux sont les clubs contre qui il se sera montré revanchard en fin de saison.
Mais en fait, ne devrions nous pas être content d’être si peut médiatisés ? Pour vivre heureux, vivons cachés ? Pas forcément. Bien sûr, la situation d’un club où tout est sujet à polémique est une source intarissable de problèmes qui menacent la stabilité d’un club. Le fait d’être relativement anonyme, de pouvoir travailler tranquillement dans son coin est un luxe que l’ASNL doit savourer comme il se doit. Mais il faut savoir grandir. Si l’olympique lyonnais à réussit à passer su statut de petit club vivotant entre D1 et D2 à celui de gros club gagnant des titres, c’est en faisant parler de lui. Alors, vous me direz que tout le monde Déteste Lyon (à part les lyonnais et encore) parce qu’ils gagnent tout et c’est peut-être moins cool que de ne pas être connu. Vous marquez un point.
Dans le cas où les performances du clubs continuent dans le même sens, il va bien falloir que les gens en parlent, à un moment ou à un autre. Donc espérons que la gagne ne va pas nous quitter trop vite. A noter tout de même le petit « focus » fait par Canal sur Pablo ce week-end, dans le cadre de Jour de Foot. Focus qui nous a permis d’en savoir plus sur les méthodes qu’il utilise pour mener ses joueurs. Il sait par exemple faire preuve d’humour, voyez ce qu’il suggère à Kim en cours de match : « Faut travailler Kim, faut travailler ». Quel déconneur ce Pablo. Autant demander à Gaston Curbelo de courir plus vite.
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