Some Velvet Football

07/09/2012

Bon, le Mercato vient de se terminer.

C’était globalement n’importe quoi. On remarque d’ailleurs la parfaite harmonie européenne sur le sujet. Les anglais fermant avant les français qui eux même terminent avant les turcs. Du coup Galatasaray, Besiktas ou le Fenerbahçe sont devenus l’eldorado pour les joueurs en disgrâce. Cris ou Raul Meireles allant par exemple trainer leurs problèmes capillaires sur les rives du Bosphore. Dans les dernières heures, on a également droit aux traditionnels « bons coups du Mercato ». Et cette année c’est clairement Tours qui tire son épingle du jeu en signant Bryan Bergougnoux qui sort d’une grosse saison avec l’Omonia Nicosie. Bref, quand cette foire aux jambons se termine, on est un peu soulagé et on se plait surtout à constater que certains joueurs demeurent éternellement fidèles à leur club.

Le symbole ultime de cette fidélité footballistique étant certainement Steven Gerrard. Arrivé chez les jeunes en 1989, il rempile pour une 23eme saison au club dont 14 en tant que professionnel. Bon, c’est certain que depuis 2 ans, il n’a plus tout à fait le même rendement et que les prétendants sont moins nombreux. C’est certain aussi qu’à plusieurs reprises il a été très proche de signer pour un autre club, notamment à Chelsea lors de l’intersaison 2003/2004. Néanmoins, il serait mal venu de ne pas se réjouir de voir ce joueur exceptionnel rester, depuis tant d’années, fidèle à son club. Fidèle dans les grands moments comme dans les mauvais. Car s’il est moins performant depuis 2 ans, il faut dire qu’il n’est pas aidé par ses coéquipiers. La faute à un recrutement 2011/2012 dégueulasse signé Comolli. Vous savez les Carroll, Downing, Adam etc. Achetés à prix d’or et quasiment déjà tous partis ou remplaçants. Résultat, Liverpool est obligé de jouer avec Raheem Sterling en ailier, qui, aussi talentueux soit-il, reste un kid né en 1994. Au milieu de tout ce bordel qu’est Liverpool et plus globalement le football mondial, Steven Gerrard nous rassure. On se dit que si on lâche un peu le foot une ou deux saisons, il sera toujours en train d’arpenter Anfield. Une sorte d’Antony Deroin avec du talent. Un repère.

Et si on l’aime tant, c’est certainement parce qu’il est déconnecté de son milieu et de son époque. Fan de Phil Collins, catholique pratiquant, il ne trompe pas sa femme (ou au moins ne se fait pas gauler), et ne se déclare pas « triste » alors qu’il gagne des millions d’euros.

Un joueur rare. Out of time, pour sûr.


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