Volte-fesse entre Bordeaux et Caen
12 août 2008 à 12:43
GIRONDINS DE BORDEAUX – SM CAEN : 2-1
Amis d’infortune, l’infortune nous attendait à Chaban-Delmas
Buts : Gourcuff et Cavenaghi pour les Girondins, Nivet pour Caen
Spectacle : 3/5
Arbitre : M. Kalt
Affluence : 29 002.
Homme du match : Gourcuff, une cacahuète et un service gagnant pour Cavenagoal. Retour en France réussi. Et déjà convoqué en Equipe de France. C’est ce qu’on appelle une semaine de rêve.
Anti-homme homme du match : La fesse droite de Sorbon, celle par laquelle tout arrive. Il a suffi qu’elle intervienne une seule fois pour que ça foute le boxon.
L’invité-surprise : il est joli ce maillot rouge, non ?
Au fond, rien n’a changé. Malherbe l’ingénue se la joue tour à tour frivole et psycho-drame, la tête dans les nuages, insolente de désinvolture au moment de minauder devant les artilleurs girondins, prête à courber l’échine en aiguisant le canif planqué les bas-résilles. La bite et le couteau, toujours. Le 4-5-1 aligné par Big Francky a rempli son rôle à merveille pour laisser libre cours aux contres assassins qui constituent la trademark de Malherbe en terre étrangère, même en région viticole. Franchement, on devrait demander un copyright à toutes les équipes qui marquent avec ce genre d’occasions, tellement on a l’impression d’avoir tout fait subir à nos adversaires dans ce domaine. C’est sans doute là que l’expérience d’une année en Ligue 1 est significative : Caen n’hésite pas à sauter les lignes pour faire sauter le verrou. Bref, c’est réglé comme du papier à musique et le plus beau, c’est que les autres continuent de ne pas se méfier. Après un quart d’heure à subir les assauts du trident Gouffran-Gourcuff-Chamakh, Malherbe envoie le récital.
L’action est tellement belle qu’on aurait aimé qu’il y ait un grand cinéaste comme Onteniente pour immortaliser l’instant. Tout part d’une ouverture fabuleuse de Nico Seube à destination de Savigoal, une recrue qu’elle est bien, tiens, Savidan qui allume la mèche sur l’aile droite et qui offre un caviar à Benji Nivet plein axe. 0-1. Bordeaux dos au mur, crucifié sur l’autel de la contre-attaque rieuse. Malherbe n’a pas changé.
Surtout pas dans sa façon de défendre. Bon, il est assez difficile de blâmer l’un ou l’autre des défenseurs caennais pour sa prestation ; même Boucansaud, carrément dépassé l’an dernier quand il a eu l’occasion de se mettre en scène, a gagné en sérénité et en maîtrise. Non, en fait, le problème est général, et la volonté de défendre le maigre avantage acquis au panache a eu raison des velléités offensives de Malherbe. La relance défensive s’estompe pour finalement disparaître, prisonnière d’une implacable organisation bordelaise, qui ne sera plus jamais prise à défaut et qui marque le match de son empreinte en sachant se montrer patiente et imperméable à tout élan de panique.
Malherbe pouvait-il sincèrement tenir 75 minutes en se recroquevillant devant Planté ? Objectivement, on ne le saura jamais, puisque c’est finalement sur un coup du sort que les Normands finissent par céder. Bon, l’occase est plutôt belle, la prise de risque de Gourcuff et la domination girondine sont logiquement récompensées quand la frappe lointaine de l’ancien milanais et néo-international trouve sur sa route la fesse droite de Jérém’ Sorbon, qui dévie idéalement la trajectoire de la balle jusque dans ses filets. Même Jean-Michel Lesage et son pointu n’ont pas fait mieux. N’empêche, c’est un sacré coup de cul pour les girondins. Une fois Bordeaux revenu au score, on se doutait un peu que Laurent Blanc venait de placer la tête de Malherbe sur le billot et qu’il attendait le moment propice pour asséner le coup final. Et ça ne loupe évidemment pas, c’est sur coup franc que le SM préfère souffrir. Nouveau coup de maître de l’orfèvre Gourcuff pour l’assassin argentin Cavenaghi, qui effleure la balle juste ce qu’il faut pour tromper le portier caennais.
2-1, la messe est dite, et l’expérience d’une année de Ligue 1 ne nous préserve toujours pas des buts sur coups de pieds arrêtés (vous me direz, ça fait tellement plus longtemps que la France se ramasse des buts comme ça sans réagir) et d’une nouvelle leçon sur les méfaits de la défense passive.
Pas vraiment de regrets, donc, les Caennais se sont montrés batailleurs comme il faut, Savidan déjà décisif, la défense somme tout assez solide. Bon, on a joué sans milieu droit (Adnane, c’est sûrement sympa devant, mais sur l’aile, c’est pas encore un cador) mais on vient de recruter Ben Khalfallah pour arranger tout ça. Peu d’enseignement pour l’instant, juste une défaite logique face à une équipe qui devrait se placer sans problème sur le podium (la plus haute marche ?) en fin d’exercice. Ah si, un regret quand même : on aurait bien aimé que ce soit Gouff’ qui nous plante les deux buts. On est comme ça, au SM.
« INSTANTANEMENT COMME CA / REPRENDRE DE VOLEE D’AUSSI LOIN / COMME ELLE VIENT ! »
La bande-originale du jour : le nouveau Primal Scream, une pépite, comme d’hab.
Pendant que j’écris : je boycotte les J.O., comme tous les athlètes français a priori, sauf que eux, c’est juste les médailles d’or. Que viva la Manaudou !
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» Volte-fesse entre Bordeaux et Caen · 18 août 2008 17:11 | |
Kingsora |