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		<title><![CDATA[Malherbe's Poetry - SO FOOT.com]]></title>
		<link><![CDATA[http://www.sofoot.com/blogs/smcaen/]]></link>
		<description><![CDATA[Connaissez-vous beaucoup de clubs de foot dont le nom est celui d'un poète ? Fidèle abonné au Stade d'Ornano (tribune Centre, rang I, siège 166), qui a vu l'épanouissement de William Gallas et la chute de Dangbeto et a vénéré Xavier "le routard" Gravelaine, Arsenic écrit pour vous démontrer que ce nom ne doit rien au hasard. Malherbe qui joue, c'est peut-être pas du Baudelaire, et ça rime pas toujours, mais c'est toujours rock'n'roll.]]></description>
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			<title><![CDATA[Malherbe's Poetry - SO FOOT.com]]></title>
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		<title><![CDATA[Nous sommes légion]]></title>
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		<dc:date><![CDATA[2012-02-08T08:34:00Z]]></dc:date>
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		<dc:creator>SoFoot</dc:creator>
		<description><![CDATA[<img align="left" src="http://i.sofoot.com/IMG/img-nous-sommes-legion-1318523948_x100_articles-148778.jpg">
Bientôt, vous saurez. Bientôt, vous comprendrez.

Tenez-vous prêts.]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<!-- sofoot -->Bientôt, vous saurez. Bientôt, vous comprendrez.<br/><br/><div class="both"><div id="video"><iframe title="YouTube video player" autoplay="1" class="youtube-player" type="text/html" width="461" "461" "288" height="350" "350" "214" src="http://www.youtube.com/embed/c2Xxj5lawuc" divers="?rel=0&amp;hd=1" frameborder="0"></iframe></div></div><br/><br/>Tenez-vous prêts.]]></content:encoded>
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		<title><![CDATA[Born Toulouse]]></title>
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		<dc:date><![CDATA[2012-02-01T08:54:00Z]]></dc:date>
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		<description><![CDATA[<img align="left" src="http://i.sofoot.com/IMG/img-born-toulouse-1318515694_x100_articles-148771.jpg">
Toulouce FC (8) - Stade Malherbe de Caen (15) : 1-0  

21e journée de Ligue 1

Dernier affrontement : Caen 0-1 Toulouse 

Buteurs : Rivière pour Toulouse.

Arbitre : M. Malige. Qui a plutôt bien fait son boulot, malgré quelques situations litigieuses qui prêtaient à discussion. 

Spectateurs... : 12 023. Une enceinte qui sonne désespérément creux. C'est ça, aussi, de jouer dans un stade qui s'appelle le "Stadium municipal". 

Rassasiés par le spectacle ? : 2/5. Un match riche, voire très riche, en app&nbsp;...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<!-- sofoot --><b>Toulouce FC (8) - Stade Malherbe de Caen (15) : 1-0 </b> <br/><br/><i>21e journée de Ligue 1</i><br/><br/><i>Dernier affrontement : Caen 0-1 Toulouse </i><br/><br/><b>Buteurs :</b> Rivière pour Toulouse.<br/><br/><b>Arbitre :</b> M. Malige. Qui a plutôt bien fait son boulot, malgré quelques situations litigieuses qui prêtaient à discussion. <br/><br/><b>Spectateurs... :</b> 12 023. Une enceinte qui sonne désespérément creux. C'est ça, aussi, de jouer dans un stade qui s'appelle le "Stadium municipal". <br/><br/><b>Rassasiés par le spectacle ? :</b> 2/5. Un match riche, voire très riche, en approximations, manque d'impact et déficit technique. Le spectacle fut d'un ennui parfois abyssal, et on avait compris dès l'heure de jeu que plus aucun but ne serait marqué. Restent quelques temps fort où le tempo plus élevé nous permit de nous dérider un peu. Vite fait, hein. <br/><br/><b>Le geste du match :</b> le contrôle <i>backside umbrella</i> d'<b>Aurélien Montaroup</b>, le long de la ligne de touche, qui intercepte une transmission hasardeuse et s'oriente vers l'axe d'un parapluie de toute beauté. Je vous laisse imaginer la même situation avec Alexandre Raineau... <br/><br/><b>L'anti-geste du match :</b> les tentatives de dribble à la con de <b>Romain Hamouma</b>, qui n'en finit plus de se perdre dans des gestes techniques dispensables et dans la solution individuelle. Quelque part, on aurait du mal à lui en vouloir...<br/><br/><b>L'homme du match :</b> on a apprécié la performance d'<b>Ali Ahamada</b>, le fantasque gardien toulousain, qui nous a gratifiés de plusieurs sorties aériennes couillues, de parades assurées et de réflexes dignes d'un libéro pour venir éloigner le danger à trente mètres de ses cages, face à Nabab ou Nivet. Ah, et non, Ali Ahamada n'a aucun lien de parenté avec le regretté Hassan Ahamada, le petit milieu de terrain formé à Nantes et ancien International Espoir qui est allé s'enterrer à Carquefou.<br/><br/><b>L'anti-homme du match :</b> difficile de sauver quoi que ce soit, en revanche, au regard de la prestation de <b>Joseph Mboné</b>, dont le volume de jeu fut famélique, tout autant que sa participation à la relance et même à la récupération. Si le Stade Malherbe s'est fait bouffer en première mi-temps, c'est en grande partie parce qu'il jouait sans milieu de terrain. Et ça revient à dire que Mboné et Seube ont fait de la merde.<br/><br/><b>Compos :</b><br/><br/><i>Toulouse : Ahamada, Ninkov, Congré, Devaux, Braaten, Capoue, Sissoko, Tabanou, Aurier, Didot, Rivière ; A. CASANOVA<br/><br/>Caen : Thébaux, Sorbon, Vandam, Heurtaux, Wagué, Mboné, Seube, Hamouma, Fajr, Bulot, Nabab ; F. DUMAS</i><br/><br/><b>Le poste d'observation de Malherbe's Poetry :</b> tranquillement calé dans son canapé, entre Malherbe's Rhapsody sur ma gauche et mon désespoir sur ma droite. <br/><br/>----------------------------------<br/><br/><b>"Autant que je me souvienne, j'étais toujours rêvé d'être un gangster".</b><br/><br/>Il est troublant de constater à quel point l'inexorable chute des Francky Boyz ressemble de plus en plus à un vieux film de Scorcese, un truc de mafioso, sur la trajectoire d'une bande de gangsters qui voient s'écrouler autour d'eux un édifice qu'ils savaient fragile. Quel beau film on pourrait tourner, sur le Stade Malherbe, si quelqu'un prenait conscience de la dimension tragique de cette aventure humaine condamnée à la descente aux enfers, de ces braqueurs à la petite semaine embarqués sur un manège pathétique dont ils semblent croire qu'il peut les emmener quelque part ! Le film s'ouvrirait sur un gros plan de Franck Dumas, vautré dans son fauteuil de cuir, dos à une fenêtre qui donne sur les terrains d'entraînement plongés dans l'obscurité. Francky soutiendrait un long et profond regard caméra, porterait un clope à ses lèvres, l'allumerait grâce à un Zippo et on entendrait alors sa propre voix en off : "Autant que je me souvienne, j'ai toujours rêvé d'être entraîneur du Stade Malherbe de Caen".<br/><br/>Les débuts de l'aventure des Francky Boyz furent pourtant fracassants. La rage sincère qui les animait alors ne les rendait pas meilleurs, mais seulement plus conscients de leurs propres limites et de la légitimité de leurs ambitions. Après quelques coups d'éclat notables, assez notables pour avoir un peu d'écho dans le milieu, mais sans doute pas assez pour que ça parvienne aux oreilles des grands pontes, les Caennais se sont cru autorisés à tutoyer les sommets, à donner de l'impératif à ceux qui n'avaient pas su dépasser leur propre statut social - autrement dit, tous les Niçois et les Nancéens de ce monde. Je suis sûr que vous vous rappelez de cette fameuse scène, dans <i>Les Affranchis</i>, au cours de laquelle Henry (Ray Liotta) emmène pour la première fois Karen (Lorraine Bracco) prendre un verre. La caméra de Scorcese suit alors le couple qui pénètre dans un restaurant-bar très chic via une longue enfilade de coursives, de cuisines bondées d'immigrés suintant et de couloirs où Henry arrose en pourboires affolants des serveurs sans visage. Et puis, une fois dans le bar, Henry se fait installer une table pour deux au premier rang, juste devant la scène, sur laquelle un vieux crooner ringard étrenne son répertoire, et gratifie le couple d'un signe de la main qui ravit Henry et sa compagne. Le Stade Malherbe était aux premières loges, mais pas sur la scène. Comme Henry à qui son statut d'affranchi convient parfaitement, les Francky Boyz n'ambitionnaient rien d'autre que l'insouciance d'une première partie de tableau gratifiante et qui se suffit à elle-même. Et voir un ponte, une fois de temps en temps, qui nous salue, pour qu'on puisse se persuader qu'on fait partie du même monde.<br/><br/>Et puis vint la chute, soudaine, inexplicable, mais pas vraiment surprenante. L'acharnement avec lequel la réussite et le malheur viennent s'abattre sur les Francky Boyz est brutal, presque injuste, sans être incompréhensible. Il ne manque finalement que la dimension épique pour que le SMC devienne un vrai héros de cinéma. Quand Henry Hill s'effondre, dans un déferlement de colère, de violence et de paranoïa, les Caennais s'éclipsent dans une sourde médiocrité, un terrible aveu renouvelé de manque de caractère et de confiance en soi. Henry Hill est rattrapé par ses dérives, ses excès et son égocentrisme. Les Francky Boyz, en revanche, n'ont commis aucun excès (si ce n'est le casino pour Francky) mais n'ont surtout jamais vraiment échappé à leur statut même s'ils ne cessent d'essayer de se convaincre du contraire. <br/><br/>La devise des Affranchis est la suivante : "Ne jamais balancer ses copains, et toujours la mettre en veilleuse." Henry Hill est un personnage tragique parce qu'il appartient à un milieu où l'on teste sans relâche les limites des codes qui le régissent. Malherbe n'est que pathétique parce qu'il a la faiblesse de s'y conformer sans bruit ni rébellion. Il la met en veilleuse.<br/><br/><b>To lose without fighting.</b><br/><br/>La première période de ce Téfécé-Malherbe ressemblait à s'y méprendre aux dernières sorties des Francky Boyz, comme si les Normands avaient à ce point perdu toute force de caractère et de créativité qu'ils répétaient sans cesse la même grossière ébauche de match en espérant qu'elle s'achève d'elle-même. Appliqués à endiguer la situation de crise et à regagner de la confiance, les Caennais déroulent sur un tempo assez lent, en tentant de prendre le moins de risques possibles. Dommage, parce que Toulouse ne semblait pas davantage en confiance en début de rencontre et aurait sans doute pu être poussé à la faute. Malherbe tente de faire plier l'adversaire plutôt que de le faire exploser. Les quelques accélérations d'Hamouma et une percée de Seube jusqu'à l'entrée de la surface semblaient indiquer que le TFC a connu des jours meilleurs. L'idole Nico aurait d'ailleurs pu bénéficier d'un penalty en s'écroulant sur un "croc-en-jambe de Capoue" (dixit Guy Roux).<br/><br/>Et puis le SMC doit gérer ses premiers temps faibles. Et il n'a tout simplement plus le moral et la force de les gérer habilement (ni le talent technique, évidemment). Comme d'habitude, ça panique à la relance, ça cafouille entre les lignes, ça ne sait plus faire le lien entre l'axe et les ailes. C'est désespérant ; on a l'impression de contempler un obscur clown de province répéter pour la énième fois son numéro miteux devant des gosses blasés. C'est presque gênant, en fait. Il n'y a plus de prises de risque, il n'y a que des approximations, surtout quand on voit Hamouma tenter un coup d'esbroufe foireux à chaque fois qu'il hérite de la gonfle. Du coup, Malherbe se met en difficulté tout seul, et laisse Toulouse se mettre en confiance et tâter le terrain. On se rassure comme on peut, en voyant Heurtaux bouffer Rivière sereinement, et revenir comme un taré pour placer un tacle de dingo quand l'autre essaie de se faire la malle. Et puis le danger se rapproche. Rivière, encore lui, bien servi dans l'axe par Braaten, ne parvient pas à se retourner, encore bien muselé par Heurtaux, et doit se contenter d'une frappe maladroite en pivot. Et puis, à force de tenter le destin, le SMC paie le prix de son apathie. On comprend à peine ce qu'il se passe, on regarde le ballon ricocher au milieu de la défense caennaise, et puis on voit Rivière s'extraire de la masse pour caler un tir croisé tranquilou dans le petit filet de Thébaux. Et puis, au ralenti, on remarque que c'est Bulot, revenu pour défendre, qui est puni de sa récupération énergique sur Didot, en voyant le ballon ricocher sur Mboné et parvenir à Rivière. Heurtaux peut constater les dégâts : il n'a pas failli, mais il s'est fait planter dans le dos. Et ça fait 1-0.<br/><br/>Vous imaginiez, vous, à cet instant-là, voir les Caennais revenir dans la rencontre ? Non, hein ? Pas étonnant. Le sort du match est déjà scellé. Difficile de composer avec un tel manque de réussite et un tel manque de caractère. Les Francky Boyz ne jouent pas foncièrement mal, ils oublient de jouer. Les défenseurs balancent des pruneaux vers l'avant, et comme Leca n'est pas là, ça finit toujours en touche ou dans les pieds d'un défenseur. Du coup, on s'énerve sur la défense, et puis on se rend compte qu'ils n'ont que très peu d'options au moment de la relance : Mboné n'existe pas, Seube est fatigué de faire tout le taf, Fajr n'est pas dans un bon jour. Reste Bulot, qui redescend souvent très bas pour venir chercher le ballon, mais qui ne s'en sort plus dès qu'il le récupère. Monsieur Malige siffle la mi-temps. On se dit que c'est con, d'être aussi crispé devant un match aussi chiant. Et on se dit aussi que le match pourrait bien être fini que ça ne changerait rien.<br/><br/><b>"Même pour ton enterrement, t'étais à la bourre."</b><br/><br/>À la mi-temps, Dumas agit comme le Don qu'il est. Il dégage Fajr et Mboné, coupables de ne pas avoir existé, pour faire rentrer la vieille garde, Nivet et Proment. C'est un peu sévère pour Fajr, qui a déjà démontré qu'il pouvait se montrer dangereux en toutes circonstances, et qui n'a aucun équivalent pour tirer les coups de pied arrêtés - et les coups de pied arrêtés, c'était une bonne option pour revenir au score, non ? Toujours est-il que Nivet et Proment apportent aussitôt un nouveau souffle au Stade Malherbe. Enfin, les Francky Boyz prennent un peu la mesure du Téfécé, qui n'est vraiment pas très doué pour jouer au football. Nivet est meilleur qu'il ne l'a pas été depuis des lustres, réussissant des transmissions intéressantes sans jamais ralentir le rythme du jeu. Enfin, les Boyz produisent quelque chose, avancent ensemble dans le bon sens. Le problème, c'est qu'ils n'ont plus trop l'habitude d'avoir des opportunités de marquer. Il y a peu d'espaces dans la défense toulousaine, et il aurait fallu un peu d'insistance et d'acharnement pour pouvoir faire trembler sur ses bases l'équipe de Casanova. Mais c'est en demander un peu trop aux Caennais en ce moment.<br/><br/>Il ne se passe pratiquement rien en seconde période. Nabab a une ou deux occasions de se mettre en valeur. Mais s'il est plutôt bon pour se mettre en situation de tir, il ne sait pas tirer. Ni de la tête (à la réception d'un centre de Nivet), ni des pieds (pourtant idéalement décalé par Hamouma). Traoré ne rentre qu'à la 85e minute... C'est un peu trop tard pour se mettre en valeur, même quand on est un super-héros. Caen n'y arrive pas, mais s'était sans doute déjà déclaré vaincu. Les Francky Boyz ne parviennent même pas à mettre le feu en fin de partie, et offrent une victoire à un adversaire qui ne la méritait certainement pas.<br/><br/>Inutile de répéter que la situation est gravissime, même si les Caennais ne sont pas encore relégables, à deux points de la lanterne rouge. Dimanche prochain, contre Auxerre, les Francky Boyz devront venir à bout d'une équipe en ruines (à peu près autant que la leur). Le genre de trucs pour lequel ils ont parfois réussi à se mettre en valeur depuis le début de saison. Dimanche, c'est la fin de la crise, ou la fin de tout.<br/><br/><i>"INSTANTANÉMENT COMME ÇA / REPRENDRE DE VOLÉE D'AUSSI LOIN / COMME ELLE VIENT"</i><br/><br/><strong>Bande-son du jour :</strong> <i>Radiation ruling the nation</i>, de Massive Attack, sur le disque <i>No protection</i>.<br/><br/>---------------------<br/><br/><b>Le bulletin de notes :</b><br/><br/><b>Thébaux [5] :</b> Joe Pesci, <i>Les Affranchis</i>. A force de s'énerver, il va finir par flinguer un de ses défenseurs.<br/><br/><b>Vandam [3] :</b> Samuel L. Jackson, <i>Les Affranchis</i>. Il jouait là-dedans, lui ? Oui.<br/><br/><b>Heurtaux [6] :</b> Daniel Day Lewis, <i>Gangs of New York</i>. Un bon acteur qui surnage. <br/><br/><b>Sorbon [5] :</b> Alec Baldwin, <i>Les infiltrés</i>. Ça fait plaisir de le voir, mais il ne nous manque pas trop, en fait.<br/><br/><b>Montaroup [6] :</b> Ray Liotta, <i>Les Affranchis</i>. Un jeune premier, élégant, dont on espère qu'il plantera pas sa carrière.<br/><br/><b>Seube [4] :</b> Robert de Niro, <i>Les Affranchis</i>. Il est fatigué, mais fatigué...<br/><br/><b>Fajr [3] :</b> Robert de Niro, <i>Taxi Driver</i>. Il était perdu dans la nuit et la pollution new yorkaises.<br/><br/><b>Mboné [2] :</b> Sharon Stone, <i>Casino</i>. Oh putain qu'elle est exaspérante.<br/><br/><b>Bulot [3] :</b> Leonardo Di Caprio, <i>Shutter Island</i>. Il s'est fait lobotomisé, ou quoi ?<br/><br/><b>Hamouma [4] :</b> Nicolas Cage, <i>À tombeau ouvert</i>. On sent bien qu'il veut tenter des trucs, sauver les gens... Mais non.<br/><br/><b>Nabab [3] :</b> Martin Sheen, <i>Les infiltrés</i>. C'est lui, là, sous les rides ? Il a vieilli, putain.<br/><br/><b>Nivet [5] :</b> Paul Newman, <i>La couleur de l'argent</i>. Il est chiant, ce film, mais d'une force. Par contre, Paul Newman, c'est la classe.<br/><br/><b>Proment [4] :</b> Mark Wahlberg, <i>Les infiltrés</i>. Il est vénère, mais vénère, mais il mouline dans le vide.<br/><br/><b>Traoré [2] :</b> la mère de Pesci dans <i>Les affranchis</i>. Si. Super-héros.<br/><br/>
---------------------<br/><br/><b>Tous les scores :</b><br/><br/>Brest 0-1 Paris SG<br/><br/>Nice 0-1 Montpellier<br/><br/>Lyon 3-1 Dijon<br/><br/>Toulouse 1-0 Caen<br/><br/>Lorient 1-1 Sochaux<br/><br/>Auxerre 1-3 Nancy<br/><br/>Lille 3-0 Saint-Étienne<br/><br/>Évian TG 0-0 Bordeaux<br/><br/>Valenciennes 1-2 Ajaccio<br/><br/>Rennes 1-2 Marseille<br/><br/>-------------<br/><br/><strong>Le classement :</strong><br/><br/>| 1. Paris SG | 46 pts | (+17) |
| 2. Montpellier | 43 pts | (+18) |
| 3. Lille | 39 pts | (+15) |
| 4. Lyon |	38 pts | (+11) |
| 5. Marseille | 37 pts | (+12) |
| 6. Rennes | 35 pts | (+7) |
| 7. Toulouse | 34 pts | (+2) |
| 8. Saint-Étienne | 33 pts | (0) |
| 9. Bordeaux | 27 pts | (-1) |
| 10. Lorient | 26 pts | (-3) |
| 11. Brest | 24 pts | (0) |
| 12. Évian TG | 23 pts | (-4) |
| 13. Nancy | 22 pts | (-7) |
| 14. Dijon | 22 pts | (-15) |
| 15. Ajaccio | 21 pts | (-14) |
| 16. Valenciennes | 20 pts | (-5) |
|<b> 17. Caen | 20 pts | (-8) </b>|
| 18. Auxerre | 19 pts | (-7) |
| 19. Sochaux | 19 pts | (-14) |
| 20. Nice | 18 pts | (-4) |<br/><br/>------------------------<br/><br/><strong>Du côté du Facebook de Malherbe's Poetry :</strong><br/><br/><strong>Matthieu :</strong> "8 défaites consécutives alors que les températures sont toujours printanières. Qu'est-ce que ça va être quand ce sera vraiment l'hiver..."<br/><br/><strong>Simon :</strong> "Ça fait pas 8 mois que Hamouma n'a pas réussi à nous faire une vraie accélération ou un geste technique? Sinon, niveau coaching, quand Francky fait rentrer Nivet, c'est parce qu'il sait que le match est perdu?"<br/><br/><strong>Yohan :</strong> "On pue la défaite. Heureusement que derrière, des clubs comme Auxerre et Nice prennent la même trajectoire que nous. Résultat : les premiers ont énormément de points, et les derniers très peu. Je me demande combien on aurait été l'année dernière avec le même nombre de points..."<br/><br/>------------------------<br/><br/><a href="http://www.facebook.com/?ref=home#!/pages/Malherbes-Poetry/373371127114?ref=ts">Retrouvez Malherbe's Poetry sur Facebook !</a><br/><br/>Et maintenant, Malherbe's Poetry est aussi sur Twitter ! (@MalherbesPoetry)]]></content:encoded>
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	</item>
		<item>
		<title><![CDATA[Message in a bottle]]></title>
		<link><![CDATA[http://www.sofoot.com/message-in-a-bottle-148756.html]]></link>
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		<dc:date><![CDATA[2012-01-19T11:07:00Z]]></dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>SoFoot</dc:creator>
		<description><![CDATA[<img align="left" src="http://i.sofoot.com/IMG/img-message-in-a-bottle-1318499250_x100_articles-148756.jpg">
"Allô ? Est-ce que quelqu'un me reçoit ? Mayday ! Mayday ! Il y a quelqu'un ?

Si vous m'entendez, ceci est un avis de détresse... Ici, c'est Francky, nous sommes au large des côtes de la Ligue 1, et nous coulons. Je répète, nous coulons ! Je ne comprends toujours pas comment ça a pu arriver, mais le navire prend l'eau de toutes parts.

On était là, on paradait gentiment à la 8e place du championnat, on avait grand vent, et le matelot Nivet trouvait que c'était chouette de jouer les premiers rôles&nbsp;...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<!-- sofoot -->"Allô ? Est-ce que quelqu'un me reçoit ? Mayday ! Mayday ! Il y a quelqu'un ?<br/><br/>Si vous m'entendez, ceci est un avis de détresse... Ici, c'est Francky, nous sommes au large des côtes de la Ligue 1, et nous coulons. Je répète, nous coulons ! Je ne comprends toujours pas comment ça a pu arriver, mais le navire prend l'eau de toutes parts.<br/><br/>On était là, on paradait gentiment à la 8e place du championnat, on avait grand vent, et le matelot Nivet trouvait que c'était chouette de jouer les premiers rôles. Nous étions insouciants, rêveurs... On faisait des blagues, tout ça. À un moment, on a cru que le matelot Raineau préparait une mutinerie, mais en fait non, fausse alerte, c'est juste qu'il n'avait jamais navigué (ohé, ohé, comme dirait Pilou).<br/><br/>Donc nous étions sereins, et pour flamber, on a décidé de s'approcher un tout petit peu trop de la plage où l'on distinguait des Parisiens et des Montpellierains qui prenaient le soleil pendant que de jeunes Naïades à moitié nues les couvraient d'huile solaire. Je crois que c'est à cet instant que les choses ont commencé à déraper. Il faut dire que nous, à Caen, les jolies filles, on ne peut plus les approcher. Oui, je sais ce que vous vous dites : normalement, un joueur de foot, même un qui joue à Caen, il n'a qu'à dire quel est son métier pour choper. Oui, eh bah non, pas chez nous. Depuis que Juju Toudic et le p'tit Elliot sont passés par là, de l'Écho du Lac à la rue Écuyère, le meilleur moyen de choper, c'est encore de dire qu'on joue au polo, j'vous promets. J'les comprends, les filles, aussi : quand tu regardes Toudic en train de sourire, tu te dis qu'il a dû naître tout près de la Centrale de Flamanville, c'est pas possible autrement...<br/><br/>Bref, on menait notre barque tranquillement, et puis Kandia a suggéré qu'on rase la plage en klaxonnant comme des fous. Proment, il a fait une grimace. Proment, il ne dit jamais rien, mais on comprend quand même toujours ce qu'il veut dire par là. Au cas où vous auriez un conseil à demander à Greg, un jour, voici la notice d'utilisation : s'il reste impassible et cligne spasmodiquement de l'oeil droit, ça veut dire "Pourquoi pas ?" ; si vous voyez ses mâchoires se contracter doucement, ça veut dire que c'est une mauvaise idée ; s'il passe une main dans sa coupe de cheveux de G.I., ça veut dire qu'il va vous péter la gueule ; et s'il fait une grimace, ça signifie que vous êtes condamné (ce qui revient un peu au même que la main dans les cheveux).<br/><br/>Je sais pas ce qui nous a pris, aussi, d'écouter la suggestion de Kandia. Faut croire qu'on était un peu trop en confiance. Mais bon, merde, quoi, on aurait dû se douter. Si Kandia veut vous donner un conseil un jour, là, c'est pas comme Proment, il n'y a aucune notice, mais un simple mot d'ordre : il ne faut pas l'écouter. Un jour, on a reçu un coup de téléphone du directeur du mini-golf du Jardin des Plantes, il avait retrouvé le petit Morel ivre mort entre le 7e et le 8e trou, avec son slip sur la tête, une bouteille de Zubrowska à la main et les poches pleines de dragées Fuca. Il ne se rappelait plus de rien, si ce n'est que Kandia lui avait suggéré de l'accompagner chez des potes avec lui pour décompresser ("décompresser", c'est le terme qu'emploie Kandia quand il a décidé de se mettre une mine). Du coup, on a été obligés de foutre le p'tit Morel dehors pour qu'il n'ébruite pas l'affaire. Il ne faut jamais écouter Kandia, jamais. S'il suggère un prénom pour votre prochain moutard, et même si ce prénom, c'est Sandrine, et j'aime bien Sandrine, comme prénom, choisissez autre chose, il y a anguille sous roche. Tenez, c'est Kandia qui a suggéré qu'on recrute Branko Lazarevic... Sous prétexte qu'il avait joué avec Marco Basa (vous avez déjà entendu une justification plus pourrie pour recruter un joueur, vous ? Eh bien on y a cru quand même, c'est ça, la force de Kandia). Quand on a vu débarquer Branko, on a vite compris. Branko, il mâche des cailloux plutôt que des chewing-gums. Quand il a serré la main à Fortin pour la première fois, il lui a presque pété le métacarpe (c'est pas un gros poisson, c'est un os de la main). Branko, c'est pas vraiment un joueur de foot, en fait. Il a plutôt une tronche à avoir tenu la basse de Mötörhead aux débuts du groupe. Depuis qu'il habite à Caen, Kandia s'en sert de garde-du-corps. Dès qu'il sort en boîte, il l'emmène avec lui. Et c'est Branko qui dit au videur s'il a le droit de continuer à vider ou non.<br/><br/>Donc, j'en reviens à mes moutons, Kandia a proposé qu'on fasse les fanfarons sur notre joli bateau qui filait entre les dauphins. Je sais pas ce qui m'a pris, j'ai dit oui, j'ai tourné la barre et on a foncé droit sur les récifs. C'est Heurtaux qui a donné l'alerte : "Attention, gros rocher bordelais !!!" Tu parles, on n'a même pas eu le temps de serrer les fesses, on a entendu un gros CRAAAC et l'eau s'engouffrait déjà à travers la coque percée. "Attention, un autre rocher, un marseillais, et puis là, un autre, un stéphanois, oh mon Dieu, et là, un nancéen !!" a crié Raineau en se saisissant de la barre. Raineau, je crois qu'il voulait bien faire, mais à chaque fois qu'il tentait de manoeuvrer, on se fracassait sur le rocher qu'il tentait précisément d'éviter. S'échouer avec autant de maladresse, ça relève de la performance de haut vol, vous pouvez me croire.<br/><br/>Le temps que je me ressaisisse et que je reprenne la barre, on prenait déjà la flotte de toutes parts. Hamouma s'est précipité pour sauter par-dessus bord, pour rejoindre la plage où Parisiens et Montpellierains nous regardaient en rigolant, mais Kandia lui a suggéré d'attendre encore un peu. C'était sans doute encore un conseil à la con, mais je suis bien content que Romain ait écouté, pour une fois.<br/><br/>On est tous descendus constater les avaries. En un coup d'oeil, on a compris que ça allait être compliqué à réparer. J'ai regardé les garçons, ils avaient tous les mains sur les hanches, ils regardaient leurs pieds. Raineau a dit qu'il retournait dans sa cabine finir sa partie de Pokemon et qu'on ne devait pas hésiter à l'appeler si on avait besoin de lui. Thébaux a commencé à hurler sur Leca et Heurtaux, en leur disant que c'était de leur faute, mais devant l'air désolé des deux compères, il s'est vite arrêté, les a pris par la main, et leur a dit qu'il savait comment s'en sortir et qu'il préférait encore ramasser des moules à côté des Parisiens plutôt que de couler avec les autres. Niang racontait à Nangis qu'un hélicoptère spécialement affrété par Chelsea viendrait le chercher avant que le bateau n'ait sombré.<br/><br/>Moi, je les regardais, tous. Je les regardais discuter, se plaindre, se chamailler... J'ai jeté un oeil sur Pilou, qui éclaboussait Tony Perrette, lequel riait aux éclats. J'ai marché jusqu'aux chaloupes, et j'en ai mis une à la mer. Le petit Fajr s'est approché de moi, il avait compris ce que je m'apprêtais à faire. Il m'a demandé "Tu... Tu... Tu t'en vas ?" Je lui ai dit que non, j'allais acheter des pains au chocolat pour le petit-déjeuner, et que je revenais tout de suite. Il a fait un grand sourire, et puis il est reparti en courant jouer au diabolo avec Vandam. Une fois la chaloupe sur l'eau, j'ai glissé le long d'une corde, j'ai attrapé les rames, et je suis parti. Au bout de quelques mètres, j'ai croisé un mec, tout seul sur un radeau, qui se laissait dériver jusqu'au navire en perdition. Il m'a crié qu'il s'appelait Aurélien, qu'il était perdu en mer depuis des années, qu'on était ses sauveurs. Je n'ai pas répondu, j'ai continué à ramer pendant qu'il se hissait sur le pont du navire qui penchait déjà dangereusement vers l'avant... <br/><br/>Je n'ai pas pris la direction de la plage, je suis parti vers l'océan. Qu'on ne me dise pas que j'ai abandonné le navire, c'est un mensonge. Mais je ne comprends plus rien à ce qui s'y passe. Je lui ai sacrifié mes meilleures années, à ce putain de bateau de croisière, et j'ai oublié de parcourir toutes ces terres étrangères qui m'étaient promises. <br/><br/>Ceci est un avis de détresse. Je répète, nous coulons. Nous sommes au large des côtes de la Ligue 1, et nous coulons. Et moi, je ne suis plus à bord."
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		<title><![CDATA[La crise de foi]]></title>
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		<dc:date><![CDATA[2012-01-18T13:56:00Z]]></dc:date>
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		<dc:creator>SoFoot</dc:creator>
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Stade Malherbe de Caen (14) - Stade Rennais (5) : 0-2  

20e journée de Ligue 1

Dernier affrontement : Rennes 3-2 Caen 

Buteurs : Kembo et Montano pour Rennes.

Arbitre : M. Chapron. Il n'est pas réputé pour être le mec le plus sympathique de L1, mais pour une fois, Tony La Biscotte n'en a dégainé aucune (ce n'aurait pas été volé à une ou deux reprises) et s'est contenté de faire son boulot sobrement. 

Spectateurs... : 14 785. 

Rassasiés par le spectacle ? : 2/5. Un match relativement chiant, entr&nbsp;...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<!-- sofoot --><b>Stade Malherbe de Caen (14) - Stade Rennais (5) : 0-2 </b> <br/><br/><i>20e journée de Ligue 1</i><br/><br/><i>Dernier affrontement : Rennes 3-2 Caen </i><br/><br/><b>Buteurs :</b> Kembo et Montano pour Rennes.<br/><br/><b>Arbitre :</b> M. Chapron. Il n'est pas réputé pour être le mec le plus sympathique de L1, mais pour une fois, Tony La Biscotte n'en a dégainé aucune (ce n'aurait pas été volé à une ou deux reprises) et s'est contenté de faire son boulot sobrement. <br/><br/><b>Spectateurs... :</b> 14 785. <br/><br/><b>Rassasiés par le spectacle ? :</b> 2/5. Un match relativement chiant, entre une équipe dont chaque action était vouée à l'échec avant même d'être initiée, et une autre qui avait décidé de maîtriser la rencontre sans se mettre en danger - et qui y est parvenu.<br/><br/><b>Le geste du match :</b> l'enchaînement de <b>Kembo</b> sur l'ouverture du score rennaise, évidemment. Contrôle, feinte de frappe, crochet intérieur, temporisation, frappe au premier poteau, but. Et quatre défenseurs médusés qui ont pris racine.<br/><br/><b>L'anti-geste du match :</b> le <b>dégagement en catastrophe du padawan Dark Thommy</b> en pleine tronche de son copilote de Millenium Falcon, Wagué Solo, qui est tombé raide. Dark Thommy veut retrouver son maître Dark Leca, et de toute urgence.<br/><br/><b>L'homme du match :</b> même si aucun des 22 acteurs ne fut particulièrement brillant, <b>Kembo</b> s'est bien amusé face aux piquets de ski caennais et n'a pas manqué d'allumer des mèches que les Normands ont eu toutes les peines du monde à éteindre.<br/><br/><b>L'anti-homme du match :</b> Nabab a dû toucher en tout et pour tout trois ballons au cours de la rencontre, donc ce serait un peu salaud de le pointer du doigt. On va plutôt désiger <b>Mboné</b>, qui a réussi l'exploit de ne jamais être là où il le fallait pendant quatre-vingt dix minutes - essayez, vous verrez, ce n'est pas si simple. Trop peu de volume de jeu, trop mou à la récupération du ballon, introuvable au moment de remonter la gonfle... Ce n'est pas qu'il a fait un mauvais match, en fait, c'est plutôt qu'il n'a pas disputé de match du tout.<br/><br/><b>Compos :</b><br/><br/><i>Caen : Thébaux, Sorbon, Vandam, Heurtaux, Wagué, Mboné, Seube, Hamouma, Fajr, Bulot, Nabab ; F. DUMAS<br/><br/>Rennes : Costil, Danzé, Apam, Kana-Biyik, Théophile-Catherine, M'Vila, Féret, Pajot, Boukari, Kembo, Montano ; F. ANTONETTI
</i><br/><br/><b>Le poste d'observation de Malherbe's Poetry :</b> à la maison, avec Malherbe's Rhapsody, devant Foot +. <br/><br/>----------------------------------<br/><br/><b>T'es sympa, t'es très sympa, mais tu me fais les tranches un peu plus fines, s'il te plaît !</b><br/><br/>Le football, c'est un peu l'antithèse de la politique : quand on vous en parle, il est inutile de prendre de gants, il n'est pas nécessaire d'éviter les sujets que l'on maîtrise le moins, il n'est pas tolérable que vous n'ayez pas un avis sur tout. Le football, c'est un sujet de conversation merveilleux, et pour peu qu'on vous demande votre avis (et même si on ne le vous demande pas, d'ailleurs), il faut le donner, débarquer dans les discussions comme un terroriste bardé de Semtex dans une école primaire, et distribuer ses certitudes et ses avis tranchants sur tout et n'importe quoi. Plus votre interlocuteur semble calé, plus vous donnerez de références datées. S'il vous cause du Barça de Guardiola, pourrissez-le en parlant du Milan de Sacchi. S'il vous agresse à coups de buts dans les arrêts de jeu de Manchester en finale de Champion's League, démolissez-le en parlant des plus belles coupes d'Europe anglaises, celles de Brian Clough avec Nottingham Forest en 1979 et 1980. Le football, contrairement à tous les sujets sérieux tels que la science, la guerre, la crise financière, la politique et les films avec Eddy Murphy, se doit d'être abordé avec des certitudes et des convictions. Et c'est quand il ne vous en reste plus une seule que vous pourrez vous rendre compte que vous êtes vraiment dans la merde.<br/><br/>Demandez à Franck Dumas, si vous avez l'occasion de le croiser entre le casino de Luc-sur-Mer et le rayon charcuterie du supermarché Auchan de Mondeville 2, quels changements il apportera au plan de jeu face à Toulouse, dans deux semaines. Théoriquement, vous devriez voir apparaître un gros pli soucieux sur son front et l'entendre émettre quelques borborygmes inquiétants, qui en disent long sur le désoeuvrement dans lequel le Stade Malherbe est capable de nous plonger en période de crise. Le SMC n'a plus aucune certitude. Il avance à tâtons, confus, en s'excusant déjà d'être là. Sorbon joue à droite, dans l'axe, puis à gauche. Proment est titulaire, et puis c'est Mboné, et puis c'est Proment, et puis non, tiens, on va remettre Mboné. Wagué s'était montré intéressant, lors de ses premières sorties. Puis il s'est troué, avait été écarté et le revoilà titulaire. Frau, Nabab, Traoré, Niang, on ne sait plus qui mettre en pointe pour que ça marque des buts... Bulot a été essayé dans l'axe, est revenu sur son aile, a fait un nouveau détour par l'axe avant de réintégrer ses bases. Et puis qui titulariser en meneur ? Nivet ? Fajr ?<br/><br/>Dumas en est là. C'est-à-dire nulle part. Il ne sait plus. Quand il dresse sa composition d'équipe, avec un crayon à papier dans la main droite et une gomme rose et bleue dans la main gauche, il s'y reprend à plusieurs fois, intervertit les noms, dessine des points d'interrogation aux quatre coins du terrain, et finit par contempler son schéma final, en résistant à la tentation de rouler le paplar en boule et de l'envoyer à la corbeille. On a l'impression de voir Panoramix devenu sénile, dans <i>le Combat des Chefs</i> qui jette n'importe quoi dans sa marmite en espérant faire de la potion magique. Sauf que Panoramix, lui, il crée par erreur d'étranges potions aux effets secondaires inattendus. Dumas, lui, il fait de la soupe. <br/><br/><b>Stade Manette de Caen.</b><br/><br/>Avant même le début ce match face à Rennes, on savait déjà ce qu'on allait voir. Dumas et Antonetti qui se serrent la main en ayant l'impression de sourire à un miroir, Caen qui tente mollement des trucs, Rennes qui contre une fois ou deux, qui plante, Caen qui tente mollement des non-trucs, et Rennes qui empoche les points. Du coup, j'avais dit non, hors de question que je m'inflige ça, je vais plutôt faire un FIFA. Malherbe's Rhapsody a un peu gueulé parce qu'elle jouait à Zelda, mais rien à foutre, c'est moi le patron. Hop, c'est parti. Stade Malherbe - Stade Rennais. Tiens, quelle coïncidence ! Et j'ai paumé 2-0.<br/><br/>Déjà, le propre des équipes de second rang, sur FIFA, c'est que les visages des joueurs ne sont vraiment fidèles aux originaux. Les stars sont modélisées à la cicatrice près - Ribéry, c'est marrant, il est mieux fait qu'en vrai - alors que tous les Seube et tous les Nivet de ce monde sont grossièrement dessinés grâce aux modèles standard que propose le jeu - Nivet est chauve, Seube a les cheveux longs... Donc à Caen, tout le monde se ressemble. La crise a cela de terrible qu'elle érode les individualités qui parvenaient encore à s'exprimer malgré la médiocrité ambiante il y a quelques matches. Anéantis par la pression, par la peur de l'échec et par le manque d'ambition, les Caennais cessent d'exister en tant que groupe d'individus ; l'équipe n'est plus qu'un amas de joueurs moribonds qui n'osent plus prendre le moindre risque ni se mettre en valeur. Putain qu'il est fidèle à la réalité, ce jeu !<br/><br/>J'ai pris un but à la con en première période. Malherbe's Rhapsody avait servi l'apéro, et au moment où je me suis resservi en bretzels, j'ai dû lâcher la manette : Kembo en a profité pour enrhumer toute ma défense devenue immobile avant de balancer un Smarties dans les filets de Thébaux. 0-1. Bon, là, du coup, j'ai gueulé. J'ai envoyé la manette valdinguer à travers la pièce et renversé une carafe de flotte, incapable de comprendre comment l'Intelligence Artificielle avait pu tolérer qu'aucun de mes quatre défenseurs positionnés entre le tireur et le but n'ait esquissé le moindre geste pour empêcher le Rennais de frapper. Ou alors, c'est un bug ; je ne vois que ça pour expliquer le comportement de Seube, déposé par un crochet pourtant téléphoné et figé dans son intervention manquée.<br/><br/>C'est con, parce que je ne jouais pas trop mal jusque là, et qu'il va me falloir cravacher pour revenir au score à cause de cette ouverture du score plutôt sévère. Merde, ça fait longtemps que je n'ai pas joué à FIFA. C'est laquelle, déjà, la touche pour sprinter ? Bon, on s'en fout, on va faire sans. Du coup, mes joueurs avancent à deux à l'heure, mais je compense avec le jeu de passes. Juste avant la pause, Nabab s'envole seul vers les cages. Lui, même sans presser la touche de sprint, il cavale sa mère. J'ai jamais su négocier les un-contre-un : Costil dévie. Celui-là, le Costil, c'est quand même un sacré filou, parce qu'il faisait rigoler tout le monde dès qu'il se pointait à d'Ornano sous nos couleurs, en se prenant des grosses pilules, des buts rigolos ou des cartons rouges, mais depuis qu'il a changé de crèmerie, il ne fait plus marrer personne, surtout pas nous.<br/><br/>Bref, j'ai passé la moitié de la seconde période à lire le manuel pour retrouver cette foutue touche de "Sprint", et je me suis ramassé un autre but, un truc tout con, une frappe détournée par mon gardien que Montano a bien suivie pour l'expédier sous la barre depuis un angle fermé. Je voudrais pas dire, mais l'Intelligence Artificielle, c'est quand même sacrément de la merde, parce que tous mes défenseurs s'étaient barrés et qu'il n'y avait personne à droite. 0-2. J'ai tout tenté pour sauver l'honneur, j'ai écrasé la touche de tir avec Nivet, Hamouma, Nangis, mais tu parles, le ballon partait dans les nuages ou sur les gants de Benoît Costil. L'arbitre a sifflé la fin du match à l'instant précis où je me suis rendu comte que j'avais confondu la touche de frappe et la touche pour centrer. C'est peu dire que je ne pouvais rien faire, que ce match était perdu d'avance.<br/><br/><b>Les capitaines qui ne fuient pas le navire en plein naufrage...</b><br/><br/>Comme tous les ans, on entend déjà certains acharnés réclamer la tête de Franck Dumas pour cette nouvelle crise hivernale, outrés de voir leur équipe fétiche capable de tant de nullité. Sauf que dans le jeu, Malherbe est très loin d'être aussi médiocre qu'il l'a été aux mois de novembre et de décembre. Les Caennais ont frappé 13 fois au but samedi dernier, soit deux fois de plus que Rennes. Même constat un tout petit peu rassurant au niveau de la possession de balle, assez équilibrée finalement. Les transmissions caennaises ne sont plus aussi hésitantes, ni aussi molles que par le passé. Caen joue un peu mieux au football. Et c'est finalement encore plus troublant et inquiétant, parce que même en retrouvant quelque peu une certaine crédibilité dans le jeu, les Caennais restent incapables d'apporter le danger sur le but adverse, de trouver leurs attaquants, de s'ouvrir un espace de frappe. Tout ce que tentent les Francky Boyz semble vain. Ils sont déjà vaincus, jouent tête basse, sans le moindre projet de jeu ni la moindre confiance en leurs capacités à remonter la pente.<br/><br/>L'équipe du SMC est apparue si uniforme dans la médiocrité, si unie dans l'abattement, et pour tout dire si résignée, qu'on a un peu oublié d'être en colère. La crise prendra bientôt fin, et les Caennais en sont réduits à attendre que les beaux jours reviennent d'eux-mêmes plutôt que de provoquer leur bonheur. C'est long, un hiver sans neige.<br/><br/>
<i>"INSTANTANÉMENT COMME ÇA / REPRENDRE DE VOLÉE D'AUSSI LOIN / COMME ELLE VIENT"</i><br/><br/><strong>Bande-son du jour :</strong> <i>The devil</i>, d'Anna Calvi, sur l'album éponyme.<br/><br/>---------------------<br/><br/><b>Le bulletin de notes :</b><br/><br/><b>Thébaux [6] :</b> comme un agent immobilier à Bagdad.<br/><br/><b>Vandam [3] :</b> comme un mirage du Sahara.<br/><br/><b>Heurtaux [5] :</b> comme un couple de Coréens enfermé dans un bateau qui coule.<br/><br/><b>Wagué [3] :</b> comme un figurant dans un film avec Clovis Cornillac.<br/><br/><b>Sorbon [4] :</b> comme la barre d'un navire de croisière lancé sur un rocher.<br/><br/><b>Seube [3] :</b> comme un appart décoré avec soin dans lequel pénètre Valérie Damidot.<br/><br/><b>Fajr [5] :</b> comme un chef d'orchestre sans les cuivres.<br/><br/><b>Mboné [2] :</b> comme un soldat japonais perdu sur une île déserte qui a loupé la fin de la guerre.<br/><br/><b>Bulot [4] :</b> comme un lapin mécanique poursuivi par une meute de lévriers.<br/><br/><b>Hamouma [5] :</b> comme un lévrier lancé à la poursuite d'un lapin mécanique.<br/><br/><b>Nabab [2] :</b> comme au volant d'une Fiat Punto sans volant.<br/><br/><b>Nivet [4] :</b> comme un type bloqué en 2009 qui a oublié de changer d'année depuis.<br/><br/><b>Nangis [4] :</b> comme un flan pâtissier.<br/><br/>
---------------------<br/><br/><b>Tous les scores :</b><br/><br/>Paris SG 3-1 Toulouse<br/><br/>Montpellier 1-0 Lyon<br/><br/>Caen 0-2 Rennes<br/><br/>Saint-Étienne 1-0 Sochaux<br/><br/>Nancy 2-2 Lorient<br/><br/>Bordeaux 2-1 Valenciennes<br/><br/>Dijon 3-1 Évian TG<br/><br/>Brest 1-0 Nice<br/><br/>Ajaccio 2-1 Auxerre<br/><br/>Marseille 2-0 Lille<br/><br/>
-------------<br/><br/><strong>Le classement :</strong><br/><br/>| 1. Paris SG | 43 pts | (+16) |
| 2. Montpellier | 40 pts | (+17) |
| 3. Lille | 36 pts | (+12) |
| 4. Lyon |	35 pts | (+9) |
| 5. Rennes | 35 pts | (+8) |
| 6. Marseille | 34 pts | (+11) |
| 7. Saint-Étienne | 33 pts | (+3) |
| 8. Toulouse | 31 pts | (+1) |
| 9. Bordeaux | 26 pts | (-1) |
| 10. Lorient | 25 pts | (-3) |
| 11. Brest | 24 pts | (+1) |
| 12. Évian TG | 22 pts | (-4) |
| 13. Dijon | 22 pts | (-13) |
| 14. Valenciennes | 20 pts | (-4) |
| <b>15. Caen | 20 pts | (-7)</b> |
| 16. Auxerre | 19 pts | (-5) |
| 17. Nancy | 19 pts | (-9) |
| 18. Nice | 18 pts | (-3) |
| 19. Sochaux | 18 pts | (-14) |
| 20. Ajaccio | 18 pts | (-15) |<br/><br/>------------------------<br/><br/><strong>Du côté du Facebook de Malherbe's Poetry :</strong><br/><br/><strong>Stéphan :</strong> "Dijon et Évian TG devant nous. Rien ne va plus"<br/><br/><strong>Romain :</strong> "Je suis très inquiet quant à la suite du championnat et l'avenir du club : pas de jeu, mais vraiment pas de philosophie de jeu, des joueurs trop limités qui n'ont aucun automatisme..."<br/><br/><strong>Sébastien :</strong> "Même pas un pénalty de Nivet à la 96e à se mettre sous la dent ... C'est dire..."<br/><br/>------------------------<br/><br/><a href="http://www.facebook.com/?ref=home#!/pages/Malherbes-Poetry/373371127114?ref=ts">Retrouvez Malherbe's Poetry sur Facebook !</a><br/><br/>Et maintenant, Malherbe's Poetry est aussi sur Twitter ! (@MalherbesPoetry)]]></content:encoded>
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		<title><![CDATA[De battre mon coeur a hésité...]]></title>
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		<dc:date><![CDATA[2012-01-06T08:45:00Z]]></dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>SoFoot</dc:creator>
		<description><![CDATA[<img align="left" src="http://i.sofoot.com/IMG/img-de-battre-mon-coeur-a-hesite-1318405379_x100_articles-148721.jpg">
Le Stade Malherbe a déjà disputé une moitié de championnat... Et c'est évidemment trop peu pour connaître le sort qui nous sera réservé en fin de parcours, les Francky Boyz pointant à une quatorzième place syndicale après une entame de championnat en fanfare. La situation comptable n'est pas glorieuse, mais elle est acceptable. Mais sur le pré, rien ou presque pour s'emballer...

Mamie Josiane en pointe, schéma en sapin de Noël.

Voilà, Noël, c'est fini. C'est quand même con, on s'emballe des sema&nbsp;...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<!-- sofoot --><b>Le Stade Malherbe a déjà disputé une moitié de championnat... Et c'est évidemment trop peu pour connaître le sort qui nous sera réservé en fin de parcours, les Francky Boyz pointant à une quatorzième place syndicale après une entame de championnat en fanfare. La situation comptable n'est pas glorieuse, mais elle est acceptable. Mais sur le pré, rien ou presque pour s'emballer...</b><br/><br/><b>Mamie Josiane en pointe, schéma en sapin de Noël.</b><br/><br/>Voilà, Noël, c'est fini. C'est quand même con, on s'emballe des semaines à l'avance pour les fêtes, on achète une tripotée de cadeaux, on claque ce treizième mois auquel on n'a jamais eu droit, on offre 8 jouets à chaque gamin pour les voir délirer pendant trois plombes avec le carton d'emballage du robot-mixer que vous avez payé à maman, et puis en quelques jours, c'est fini, personne ne pense plus à brancher la guirlande lumineuse du sapin, qui n'en finit plus de se désagréger, et on retourne au boulot pour souhaiter la bonne année à tout le monde alors qu'on espère les pires maux de la Terre à la majorité de ces trous du cul. <br/><br/>Certains ont été plus ou moins gâtés par le Papa Noël. Prenez Franck Dumas. Il a commandé un arrière gauche, et il a trouvé dans sa chaussette un type dont il n'avait jamais entendu parler, made in Biélorussie, et comme tout le monde, il tique un peu quant à la solidité du bordel (nan, parce que si c'est pour le réexpédier à l'envoyeur dans un mois à cause d'un dysfonctionnement interne, on a l'air con). Don Dumas tape son petit poing contre la table, et peste entre ses dents. Il en était sûr. L'an dernier, à Noël, il avait commandé un nouveau schéma de jeu, et ça lui avait permis de tenir bon jusqu'à l'été. Cette année, il a voulu faire son intéressant, il a demandé un arrière gauche... Et puis, une fois qu'il a ouvert le carton et découvert la petite chose apeurée qui se tassait au fond, il s'est dit : "Bon sang, mais c'est bien sûr, y a erreur ! C'est pas ça qui va me marquer des buts !"<br/><br/>Le soir du réveillon, c'est sûr, vous avez claqué la bise à mamie Josiane, vous avez tiqué parce qu'elle pique un peu, et puis vous l'avez un peu écoutée se plaindre de son arthrite du genou, et vous vous êtes éloigné gentiment, sans lui laisser le temps de finir sa phrase. Pendant le repas, vous l'avez presque oubliée, mamie Josiane. Vous l'avez vue entre votre père et tonton Jean-Yves disserter sur le temps qui passe et qui la rattrape, sur sa vue qui baisse, sur sa température qui monte et sur sa tension qui part en vrille. Et puis, quand elle a commencé à parler de la petite Khadija, qui vient faire son ménage et ses courses deux fois par semaine, et dont elle craint qu'elle lui pique quelques sous sur la monnaie, vous avez vu votre père secouer la tête et lever les yeux au ciel, l'air de dire qu'il ne servait à rien de prêter attention à tout cela, parce que mamie Josiane est "un peu sénile", comme il dit. L'expression de votre père vous fait penser à quelque chose. Et ça vous revient : il a fait la même tête, l'été dernier, quand il a entendu Jean-François Fortin déclarer qu'il n'avait jamais eu un effectif à sa disposition avec autant de qualités. Et vous vous êtes demandé si Jean-François Fortin était aussi sénile que mamie Josiane.<br/><br/><b>C'est fou ce que vous ressemblez à ma première femme.</b><br/><br/>Jean-François a tout faux : il y a bien longtemps que l'effectif du Stade Malherbe n'avait pas été aussi médiocre. Six ou sept ans, au moins. Peut-être plus. Techniquement, six ou sept joueurs alignés régulièrement en tant que titulaires n'ont pas le niveau de la Ligue 1. Et ça n'a rien d'un constat sévère, ce n'est que la pure vérité. Il suffit de regarder un match des Francky Boyz, n'importe lequel, pour s'en convaincre : ils sont absolument incapables de jouer correctement au football, d'aligner cinq passes de qualité, de porter le danger de façon construite et réfléchie, d'attaquer de manière organisée. <br/><br/>Si Malherbe n'est pas encore engoncé dans la zone rouge, c'est parce qu'il a eu de la chance, d'une part, et parce qu'il a tout de même acquis de l'expérience. Les Caennais savent désormais faire des fautes quand il le faut, se procurer des penaltys (six en dix-neuf matches, dont cinq ont été inscrits) et casser le rythme d'une rencontre. Ces qualités peuvent prêter à sourire, mais elles faisaient cruellement défaut aux Normands lors des saisons passées, qui peinaient à se sauver, lorsqu'ils y parvenaient, avec un groupe bien supérieur techniquement.<br/><br/>Et pourtant, Caen doit surtout sa position actuelle à son début de saison canon, et donc à la réussite. Une telle affirmation, aussi sentencieuse, peut laisser dubitatif. Pourtant, il suffit se pencher sur le parcours du SMC pour évacuer les quelques doutes qui subsisteraient sur le bol monstrueux qui a parfois bénéficié aux Francky Boyz : victoire face à Valenciennes sur un coup d'éclat, avec quasiment aucun tir cadré, victoire sur un Sochaux en pleine crise (vrai/faux départ de Maïga, tensions internes), trois défaites face à Lille, Rennes et Toulouse, un nul pas immérité à Auxerre, une victoire face à l'équipe B lyonnaise (les Gones avait joué l'OM 3 jours avant et affrontait les Girondins 3 jours après, on n'était pas vraiment une priorité), un vrai beau succès à Évian, un nul contre Nice, un autre arraché dans les ultimes secondes à Brest, deux défaites face à Montpellier et Paris, une victoire très flatteuse face à Dijon, un nul à la con à Ajaccio, quatre défaites contre Bordeaux, Marseille, Sainté et Nancy, et puis un nul face à des Merlus dans le creux de la vague. Meilleur buteur du club : Benjamin Nivet, 5 buts, 4 pénos. Caen n'a que deux points d'avance sur le premier relégable. <br/><br/>Cette équipe du Stade Malherbe n'est plus celle, talentueuse et rageuse, qui cherchait son salut désespérément dans une Ligue 1 pas faite pour elle. Aujourd'hui, les Francky Boyz sont mornes, résignés, espèrent l'emporter sur un coup de bol, une contre-attaque venue de nulle part, et curieusement, ils ont bien leur place en Ligue 1... dans le wagon qui part pour la Ligue 2. Quelque part, rien n'a changé, si ce n'est que Malherbe ne nous a pratiquement jamais donné l'occasion de nous enflammer.<br/><br/><b>La première règle du fight club est...</b><br/><br/>Notre championnat change, d'année en année. Ceux qui continuent à conspuer le niveau de notre bonne vieille Ligue 1 sont des cons, dites-leur de ma part. Les exigences tactiques sont de plus en plus élevées, et à part Didier Deschamps, les meilleurs entraîneurs du Royaume ont fait leur deuil du profil de joueur physique qui durcit le jeu au milieu et de la perche plantée devant qui claque une vilaine tête sur corner. Aujourd'hui, la Ligue 1 vibre au rythme des exploits de Pastore, Hazard, Gameiro, Remy, Nenê et autres Belhanda, qui témoignent à eux seuls de la saine évolution du niveau technique du championnat français. On inscrit plus de buts, on joue plus haut, on ferme moins le jeu, on a compris que "le salut passait par le jeu" selon l'expression consacrée, rêveuse, et pourtant peut-être véridique. La Révolution parisienne n'a pas encore vraiment eu lieu, mais la bande à feu Kombouaré a entraîné dans son sillage un peloton de tête constitué de huit équipes qui sont d'ores-et-déjà sauvées et qui vont pouvoir se mettre sur la gueule tranquillement pour se partager les places qualificatives pour la Coupe d'Europe (pronostic de Malherbe's Poetry : 1- Lille, 2- PSG, 3- OL). Derrière, douze équipes déjà larguées (6 points séparent Sainté 8e de Lorient 9e) espèrent se figer au plus vite dans le ventre mou et échapper au sprint final pour le maintien. Il est probable que huit ou neuf équipes au moins soient impliquées par la course à la relégation jusqu'à deux ou trois journées de la fin. Et dans ce bal des condamnés, Caen fait figure de routard de la profession. <br/><br/>C'est bien la seule chance des Francky Boyz, qui mériteraient franchement de descendre, rien que pour ce qu'ils nous infligent depuis six mois : nombreuses sont les équipes qui galèrent au moins au temps de que nous (Sochaux, Nice, Auxerre, Nancy, Valenciennes)... Il faudra compter sur les autres pour nous sauver. Espérer qu'ils soient plus mauvais et plus irréguliers que nous ne le sommes. Parce que rien, à Malherbe, ne nous permet aujourd'hui d'espérer. Il n'y a aucun joueur capable de marquer des buts. Les soi-disant stars sont aux abonnés absents (Hamouma, Niang, Nivet, Frau). La possession de balle est famélique. Les tirs cadrés n'atteignent que péniblement le chiffre de trois ou quatre par match (quand ce n'est pas zéro ou un). Caen n'a disputé que trois vrais bons matches, à l'heure actuelle, en Ligue 1.<br/><br/>Face à Troyes, Dumas n'a pas préservé son équipe-type, à peu de choses près. L'idée était de permettre à ses ouailles de se refaire une santé au niveau du moral, avant de se frotter à l'OM et à Rennes, pour deux objectifs différents mais cruciaux. On a pu voir que la situation était peut-être plus grave encore que ce qu'on pensait : jamais, depuis le début du siècle, le SM Caen n'a abordé la seconde partie de saison avec aussi peu de raisons d'y croire. Malherbe est éliminé de la coupe de France, et c'est tant mieux, on a déjà tant à faire ailleurs.<br/><br/>------------------<br/><br/><b>Le top albums 2011 de Malherbe's Poetry :</b><br/><br/><i>Let shake England</i>, de PJ Harvey<br/><br/><i>English riviera</i>, de Metronomy<br/><br/><i>21</i>, de Adele<br/><br/><i>Velociraptor</i>, de Kasabian<br/><br/><i>Belong</i>, de The pains of being pure at heart<br/><br/><i>Creep on, creepin on</i>, de Timber Timbre<br/><br/><i>El camino</i>, de The Black Keys<br/><br/><i>Strange Mercy</i>, de St Vincent,<br/><br/><i>House of balloons</i>, de The Weeknd<br/><br/><i>Drive original soundtrack</i><br/><br/>------------------------<br/><br/><a href="http://www.facebook.com/?ref=home#!/pages/Malherbes-Poetry/373371127114?ref=ts">Malherbe's Poetry est toujours sur Facebook en 2012 !</a><br/><br/>Et Malherbe's Poetry est aussi sur Twitter ! (@MalherbesPoetry)
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		<title><![CDATA[Sombres héros de l'amer(lu)]]></title>
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FC Lorient - Stade Malherbe de Caen (13) : 0-0  

19e journée de Ligue 1

Dernier affrontement : Lorient 0-1 Caen 

Buteurs : déjà partis en vacances...

Arbitre : M. Vileo. Un match honnête. Pas grand-chose à signaler, trois cartons jaunes logiques, et peu de décisions contestables.

Spectateurs... : 15 715. 

Rassasiés par le spectacle ? : 3/5. Un match rythmé, loin d'être inintéressant, au cours duquel les deux équipes se partagèrent temps forts et possession de balle offensive. Aucun but, et final&nbsp;...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<!-- sofoot --><b>FC Lorient - Stade Malherbe de Caen (13) : 0-0 </b> <br/><br/><i>19e journée de Ligue 1</i><br/><br/><i>Dernier affrontement : Lorient 0-1 Caen </i><br/><br/><b>Buteurs :</b> déjà partis en vacances...<br/><br/><b>Arbitre :</b> M. Vileo. Un match honnête. Pas grand-chose à signaler, trois cartons jaunes logiques, et peu de décisions contestables.<br/><br/><b>Spectateurs... :</b> 15 715. <br/><br/><b>Rassasiés par le spectacle ? :</b> 3/5. Un match rythmé, loin d'être inintéressant, au cours duquel les deux équipes se partagèrent temps forts et possession de balle offensive. Aucun but, et finalement peu d'occasions sérieuses, mais les deux camps ont cru à l'ouverture du score jusqu'au bout. En général, c'est un gage de qualité.<br/><br/><b>Le geste du match :</b> le tacle impeccable de Thommy Heurtaux sur Emeghara, qui met un terme à une belle action lorientaise grâce à une prise de risque mesurée et adroitement exécutée.<br/><br/><b>L'anti-geste du match :</b> la passe manquée de Benjamin Nivet à destination de Romain Hamouma, dans les derniers instants de la partie. Le numéro 10 chauve, à peine entré en jeu, adresse un ballon mal dosé et très peu inspiré à Saviola-du-14, qui s'attendait à une transmission glissée entre Baca et Bourillon. Si Benjamin Nivet était entré en jeu sous le maillot de l'équipe de France le 12 juillet 1998, le Brésil aurait arraché le match nul 2-2.<br/><br/><b>L'homme du match :</b> il y a eu des opportunités de part et d'autre, et si le score est resté vierge, c'est avant tout grâce à l'excellente performance des deux gardiens de but : Fabien Audard et Alexis Thébaux ont repoussé toutes les tentatives adverses avec brio, qu'il s'agisse de frappes lointaines appuyées (Audard face à Fajr) ou de pénétrations dans l'axe (Thébaux face à Emeghara).<br/><br/><b>L'anti-homme du match :</b> Kandia Traoré est un héros. Il avait l'opportunité de se mettre en valeur, deux mois après sa dernière titularisation et grâce aux performances médiocres de Pierre-Alain Frau. Kandia "Sensations pures" a loupé à peu près tout ce qu'il a tenté, foirant toutes ses déviations et peinant même à se mettre en valeur dans les airs. Finalement, ça restait un peu mieux qu'un match de PAF : Traoré loupe des trucs, PAF ne les tente même pas.<br/><br/><b>Compos :</b><br/><br/><i>Lorient : Audard, Baca, Mareque, Bourillon, Ecuele Manga, Mvuemba, Autret, Jouffre, Sunu, Emeghara, Monnet-Paquet ; C. GOURCUFF<br/><br/>Caen : Thébaux, Sorbon, Leca, Heurtaux, Raineau, Proment, Seube, Nabab, Fajr, Bulot, Traoré ; F. DUMAS
</i><br/><br/><b>Le poste d'observation de Malherbe's Poetry :</b> à la maison, avec Malherbe's Poetry, devant Foot +. <br/><br/>--------------<br/><br/><b>Malherbe en hypothèque.</b><br/><br/>Difficile de tomber plus bas que le Stade Malherbe au cours des dernières semaines. L'inexorable chute des Francky Boyz jusque dans la deuxième moitié de tableau, accompagnée d'effarantes faiblesses dans le jeu, semblait sans fin. Après une énième déroute face à Nancy - la déroute la plus criante, la plus minable, la plus incompréhensible vue jusqu'alors - il ne restait plus aux ouailles de Don Dumas qu'à se racheter lors de la dernière journée des matches aller. Une mission pas si impossible face aux Lorientais, qui restaient sur trois défaites consécutives, d'autant plus que s'il devenait urgent de retrouver un semblant de fond de jeu histoire de se remplir les chaussettes de Noël l'esprit serein, la crise automnale des Caennais ne s'est pas avérée dramatique au classement général, mais est toujours en passe de le devenir.<br/><br/>Francky avait tapé du poing sur la table à l'issue du match contre Nancy. Refus d'assister à la conférence de presse, puis intervention publique au vitriol pour pulvériser son effectif : on s'attendait à un onze remanié face aux Merlus. Bingo. Exit Frau, Nivet, Niang, Vandam et même Romain Hamouma, coupables de ne pas avoir su prendre leurs responsabilités quand ils étaient supposés le faire. Dumas n'aime pas être pris pour une dinde fourrée. Et on le comprend. Et on approuve, quand il titularise Fajr, Nabab ou Traoré, peut-être pas impériaux cette saison, mais tous pas avares dans l'effort. On approuve même le retour de Raineau, c'est dire.<br/><br/>Et dès les cinq premières minutes de la rencontre face aux Merlus, on a senti le vent du changement souffler sur le stade du Moustoir. La possession de la balle n'est plus vaine, le pressing s'effectue dès la ligne médiane franchie,  les défenseurs et les milieux défendent en avançant et plus en reculant... Tout n'est pas encore rose, loin de là. Les Caennais semblent toujours physiquement cramés, les milieux ne participent jamais assez aux phases offensives, les latéraux tentent des montées près de leur ligne de touche pour aller centrer avec un plan Mappy imprimé l'arrache entre les mains... Les mouvements sont téléphonés, les interventions défensives sont loin d'être sereines, la relance est aussi précise qu'une frappe chirurgicale sur un hôpital. Les Francky Boyz font un peu n'importe quoi, ils mettent la charrue avant les torchons, mélangent les serviettes et les boeufs. Mais il y a de l'envie, des prises de risque, de l'ambition de jeu, et ça fait plaisir à voir. On ne sait pas trop ce qui dessine alors même qu'on voit une action se construire sous nos yeux, mais on a envie d'y croire. C'est beau comme du Picasso au criterium. <br/><br/><b>Playmates du mois.</b><br/><br/>Contre Nancy, les Caennais ressemblaient aux lapins crétins. Ouais, ça faisait un max de boucan, avec une occupation du terrain arrogante, des prétentions pas possibles, mais ça faisait surtout "pshiit" à chaque occase. Contre Lorient, on a retrouvé Francky &amp; the Bunnymen. Autrement dit un rythme plus soutenu, une mélodie un peu plus cohérente, une ambition beaucoup plus en adéquation avec les moyens de l'orchestre.<br/><br/>Et on a assisté à un bon match de football, entre deux équipes pas rassurées, qui multipliaient les imprécisions, hésitaient entre se livrer complètement et se rassurer vraiment, et se partageaient temps forts et temps faibles sans trop savoir quoi en faire. Si la possession de balle était franchement lorientaise, Malherbe n'a pas manqué de répondant, et on ne demandait rien d'autre aux Francky Boyz. Trop isolés offensivement, trop craintifs et trop maladroits à la relance, les Normands ont retrouvé des valeurs intéressantes. Notamment le <i>dirty-play</i> dont on avait parlé le week-end dernier, et bien utile face à des Merlus taquineurs de gonfle. Plus de trente fautes commises pendant le match, c'est un joli bilan. Au milieu, on a eu le plaisir de redécouvrir un vrai meneur de jeu capable de transmissions qui déséquilibrent tout un bloc. Fajr manque encore clairement de temps de jeu, mais quand il aura accumulé un peu d'expérience, on devrait se gaver à le voir tenter (et réussir) diagonales sucrées dans le dos de la défense et ouvertures caramélisées de l'extér', comme le Quaresma de la grande époque - la grande époque de Ricardo Quaresma a duré quatre matches, j'espère que vous étiez attentifs.<br/><br/>C'est Fajr qui s'est même procuré les deux plus grosses occases caennaises. Tout au culot, à l'envie, à la gourmandise : une praline de 25 mètres qui oblige Audard à une superbe parade, et une meringue un tout petit peu trop axiale sur coup-franc, qu'Audard détourne encore. C'est à la fois peu et énorme, au regard du nombre de tirs cadrés des Francky Boyz lors de leurs dernières sorties (0 contre Sainté, 1 contre Nancy et c'était sur péno). Les Lorientais et leurs 60% et des brouettes de possession de balle ont eu davantage d'opportunités. En première mi-temps, Emeghara a eu le chic pour se procurer un max d'occasions et oublier de les convertir, que ce soit en face-à-face avec Thébaux, redevenu impérial dans le coup de chatte ou en décalage sur angle fermé.<br/><br/>Malherbe alterne le plutôt bon et le franchement craignos, en demeurant incapable de se sortir de son camp au milieu de la première période, la faute à une relance débile et à un pressing d'intermittents. Et à une équipe lorientaise qui a l'intelligence de se rassurer en faisant circuler et en prenant des risques savamment calculés. Après la pause, les Francky Boyz sont un peu plus homogènes dans le jeu. Manque de bol, Fajr a du mal à se montrer aussi omniprésent, et peine à mettre en valeur ses partenaires. Le ballon circule d'une cage à l'autre. Monnet-Paquet loupe le coche face à Thébaux, et Nabab réplique en glissant le ballon au ras du montant au terme d'une jolie échappée. Les deux défenses se rassurent de plus en plus face à des attaquants qui lâchent peu à peu l'affaire, certainement érodés physiquement. Jouffre sonne une dernière fois le tocsin dans les ultimes instants de la rencontre, d'une frappe splendide depuis l'angle de la surface : Thébaux est encore sur le coup pour réaliser la parade qui vaut un point.<br/><br/>Malherbe n'a pas été renversant, mais aura au moins su renverser le cours des choses et se remettre dans le sens de la marche, grâce à un coach qui fait des conneries mais qui n'abdique jamais, et grâce à des joueurs affamés, parfois même prometteurs (et aussi, un peu, grâce à un paquet d'autres équipes qui peinent à enchaîner les résultats, parmi lesquelles Lorient, Sochaux, Auxerre, Nancy et consorts). On attend encore de voir pour être sûrs. Mais on part en vacances un peu plus tranquilles, noyés dans un peloton de seconde moitié de tableau...
<br/><br/><i>"INSTANTANÉMENT COMME ÇA / REPRENDRE DE VOLÉE D'AUSSI LOIN / COMME ELLE VIENT"</i><br/><br/><strong>Bande-son du jour :</strong> <i>Les gens sont fous, les temps sont flous</i>, de Jacques Dutronc<br/><br/>---------------------<br/><br/><b>Le bulletin de notes :</b><br/><br/><b>Thébaux [7] :</b> un premier trimestre irrégulier. Alexis a su se remettre au travail après quelques devoirs insatisfaisants - en physique-chimie et biologie.<br/><br/><b>Raineau [3] :</b> le cancre de la classe. A touché le fond et creuse encore. Devrait prendre rendez-vous au plus vite avec le conseiller pour une réorientation d'urgence...<br/><br/><b>Leca [6] :</b> il arrive à canaliser ses petits camarades par sa seule présence. Il est moyen dans la plupart des matières, mais toujours attentif, grâce à son positionnement stratégique impeccable, calé le long du mur, assez près du radiateur pour être au chaud et pas trop éloigné de la porte pour être parmi les premiers dehors quand la cloche retentit. Avec lui, on ne sait pas trop où on va, mais on a envie de lui faire confiance.<br/><br/><b>Heurtaux [6] :</b> il a accumulé un total de 24 heures de colle, à chaque fois pour avoir copié sur son camarade Leca pendant les devoirs. Il devrait faire parler ses propres qualités, qui sont réelles...<br/><br/><b>Sorbon [4] :</b> à chaque fois que le maître le déplace d'un bout à l'autre de la classe, on le reprend à discuter avec ses petits camarades. Il n'écrit que dans la marge. C'est surprenant, mais il va falloir s'y faire. Mais bon, quand on le force à écrire au milieu de la feuille, il pique des crises pas possibles.<br/><br/><b>Seube [10] :</b> je vous entends en dire du mal. Je vous entends douter de lui. Pfff, bande de larves. Allez plutôt voter pour qu'il chope le Ballon d'eau Fraîche qu'il mérite. <br/><br/><b>Fajr [6] :</b> on a retrouvé son dossier scolaire qui traînait au fond d'un tiroir et il a pu réintégrer la classe avec ses petits camarades. Agitateur charmant. Un peu taquin avec ses professeurs. Mais sa bonne humeur fait plaisir à voir. Si on pouvait avoir le bac rien qu'en passant l'oral, il taperait la mention.<br/><br/><b>Proment [4] :</b> à force de redoubler, Grégory connaît le programme par coeur. Résultat, il écoute quand ça l'intéresse vraiment. Et à part la reproduction et les génocides, rien ne l'intéresse vraiment. Et on a perdu le squelette qui était en salle de bio, alors si vous pouviez lui demander de nous le ramener, merci...<br/><br/><b>Bulot [4] :</b> la grande énigme de la première partie de saison. Peut-être avons-nous placé trop d'attentes en lui ? Doit s'améliorer en philosophie et en langues pour ne pas se planter le jour de l'examen.<br/><br/><b>Nabab [5] :</b> le gentleman cambrioleur de la classe. Il choure tous les stylos et les crayon de ses camarades, et tout le monde l'adore, fait comme si de rien n'était. Devrait penser à ramener les oscilloscopes qu'il a gaulés, parce que personne ne lui rachètera dans la cour de récréation. Merci.<br/><br/><b>Traoré [2] :</b> il a travaillé, travaillé, il a sué corps et âme, il a été attentif en cours. Ses professeurs avaient constaté de jolis progrès lors des derniers devoirs. Il a travaillé, travaillé encore, révisé sans relâche... Et puis quand on lui a demandé si la Seconde Guerre Mondiale était vraiment une guerre totale, il a parlé de Napoléon, de 1515, de Vercingétorix, de l'<i>Adieu aux armes</i>, de <i>Tintin au Congo</i>, de Georges Moustaki et de Martin Luther King. Dans la tête de Traoré, ça doit être un beau bordel.<br/><br/><b>Nivet [2] :</b> de temps en temps, les professeurs envoient quelqu'un le toucher du bout du doigt pour vérifier qu'il n'est pas froid. On ne le distingue plus, sous les toiles d'araignée, coincé entre le mur et l'armoire. Et cette passe loupée vers Hamouma, bordel...<br/><br/><b>Hamouma [6] :</b> tête de classe. Elle est belle, la classe, cette année, putain... Devrait davantage penser à tirer ses camarades vers le haut plutôt qu'à tirer les copines de ses petits camarades. <br/><br/><b>Frau [7] :</b> correspondant allemand. Personne ne comprend ce qu'il raconte, parce que personne n'a pris LV2 Allemand. D'ailleurs, même le prof d'allemand n'entrave rien à son charabia. On ne sait même pas ce qu'il fait là. On ne sait plus qui est son correspondant français. On ne sait pas où il dort. Mais au moins, quand il pleut, en cours d'EPS, ses petits camarades peuvent se réfugier sous son nez. Et ils ne sont même pas trop tassés. 120 000 boules par mois le parapluie, putain, tu m'étonnes que l'Éducation Nationale fasse la gueule. <br/><br/>
---------------------<br/><br/><b>Tous les scores :</b><br/><br/>Nancy 1-3 Marseille<br/><br/>Auxerre 2-2 Dijon<br/><br/>Évian TG 4-2 Montpellier<br/><br/>Lille 4-4 Nice<br/><br/>Lorient 0-0 Caen<br/><br/>Rennes 1-0 Bordeaux<br/><br/>Sochaux 0-2 Ajaccio<br/><br/>Toulouse 0-0 Brest<br/><br/>Valenciennes 1-0 Lyon<br/><br/>Saint-Étienne 0-1 Paris SG<br/><br/>
-------------<br/><br/><strong>Le classement :</strong><br/><br/>| 1. Paris SG | 40 pts | (+14) |
| 2. Montpellier | 37 pts | (+16) |
| 3. Lille | 36 pts | (+14) |
| 4. Lyon |	35 pts | (+10) |
| 5. Rennes | 32 pts | (+6) |
| 6. Marseille | 31 pts | (+9) |
| 7. Toulouse | 31 pts | (+3) |
| 8. Saint-Étienne | 30 pts | (+2) |
| 9. Lorient | 24 pts | (-3) |
| 10. Bordeaux | 23 pts | (-2) |
| 11. Évian TG | 22 pts | (-2) |
| 12. Brest | 21 pts | (0) |
| 13. Valenciennes | 20 pts | (-3) |
| 14. <b>Caen | 20 pts | (-5)</b> |
| 15. Auxerre | 19 pts | (-4) |
| 16. Dijon | 19 pts | (-15) |
| 17. Nice | 18 pts | (-2) |
| 18. Nancy | 18 pts | (-9) |
| 19. Sochaux | 18 pts | (-13) |
| 20. Ajaccio | 15 pts | (-16) |<br/><br/>------------------------<br/><br/><a href="http://www.facebook.com/?ref=home#!/pages/Malherbes-Poetry/373371127114?ref=ts">Retrouvez Malherbe's Poetry sur Facebook !</a><br/><br/>Et maintenant, Malherbe's Poetry est aussi sur Twitter ! (@MalherbesPoetry)<br/><br/>------------------------<br/><br/>Merci à Aymeric pour l'illustration.]]></content:encoded>
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	</item>
		<item>
		<title><![CDATA[Des singes en hiver]]></title>
		<link><![CDATA[http://www.sofoot.com/des-singes-en-hiver-148704.html]]></link>
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Stade Malherbe de Caen (12) - AS Nancy Lorraine (18) : 1-2  

18e journée de Ligue 1

Dernier affrontement : Nancy 2-0 Caen 

Buteurs : Nivet (SP) pour Caen, Karaboué et Sané pour Nancy. Karaboué, je sais pas vous, mais ça me fait inévitablement penser à "Karaboudjan" à chaque fois que je l'entends. Comme le vaisseau du Capitaine Haddock dans Le Crabe aux Pinces d'or.

Arbitre : M. Bien. Un type qui porte bien son nom. Son match ne fut pas formidable, mais bon, c'était bien quand même. Un type souri&nbsp;...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<!-- sofoot --><b>Stade Malherbe de Caen (12) - AS Nancy Lorraine (18) : 1-2 </b> <br/><br/><i>18e journée de Ligue 1</i><br/><br/><i>Dernier affrontement : Nancy 2-0 Caen </i><br/><br/><b>Buteurs :</b> Nivet (SP) pour Caen, Karaboué et Sané pour Nancy. Karaboué, je sais pas vous, mais ça me fait inévitablement penser à "Karaboudjan" à chaque fois que je l'entends. Comme le vaisseau du Capitaine Haddock dans <i>Le Crabe aux Pinces d'or</i>.<br/><br/><b>Arbitre :</b> M. Bien. Un type qui porte bien son nom. Son match ne fut pas formidable, mais bon, c'était <i>bien</i> quand même. Un type souriant, qui aime <i>bien</i> déconner avec Reynald Lemaître quand l'autre lui marche sur le pied. Il n'y avait pas péno sur Traoré, mais bon, ce n'est pas <i>bien</i> grave, parce que Nancy jouait <i>bien</i> et s'est imposé <i>bien</i> que cette décision arbitrale n'ait pas avantagé le club lorrain. La LFP est fière de vous présenter ses nouveaux arbitres choisis en partenariat avec les éditions Hachette : dès la prochaine journée de championnat, découvrez Monsieur Malchance, qui arbitrera le Paris SG et qui devra gérer quatorze situations de péno litigieuses, Monsieur Grand, qui rappellera à l'ordre Alou Diarra, Monsieur Malpoli, qui traitera Chafni de guignol.<br/><br/><b>Spectateurs... :</b> 13 528. <br/><br/><b>Rassasiés par le spectacle ? :</b> 2/5. J'ai rien contre les mises en situation d'attaque/défense à l'entraînement... tant que ça reste à l'entraînement.<br/><br/><b>Le geste du match :</b> la magnifique transmission de gants de <b>Mbaye Niang</b> à un joueur nancéen (lequel se pelait les phalanges) au moment de quitter la pelouse. C'est peut-être la seule chose qu'il ait réussie pendant la rencontre, alors on va l'honorer comme telle. Et c'est toujours agréable de voir un footballeur réaliser un acte désintéressé comme celui-ci.<br/><br/><b>L'anti-geste du match :</b> la faute de main de <b>N'dy Assembé</b> sur un centre pourtant anodin de Romain Hamouma, qui permet à Kandia Traoré de se jeter sur le ballon puis sur la pelouse pour obtenir un penalty qui rappelle étrangement celui obtenu face à Marseille il y a quinze jours. Il y a des redondances assez suspectes dans le scénario des matches quand Malherbe part en vrille.<br/><br/><b>L'homme du match :</b> difficile de ne pas se montrer admiratif envers <b>Salif Sané</b>. Le jeune Nancéen a disputé un match de très haut niveau, dévorant Benjamin Nivet et Pierre-Alain Frau d'une même bouchée. Prises de balle pleines d'assurance, interventions décisives (et parfois même folkloriques), des déviations acrobatiques (comme cette aile de pigeon à un mètre et demi du sol), des orientations de jeu intéressantes et un but, son premier en Ligue 1. Cette victoire de Nancy, c'est d'abord la sienne.<br/><br/><b>L'anti-homme du match :</b> difficile de ne pas se montrer extrêmement critique envers <b>Benjamin Nivet</b>. Le vieux Caennais a disputé un match de très faible niveau. Pris de court face à Sané, dépassé dans l'impact physique, régulièrement en retard au moment de défendre (et parfois dangereux), auteur de transmissions systématiquement ratées et d'ouvertures imprécises, et buteur pour la cinquième fois de la saison (le 4e but sur penalty). La grande esbroufe. <br/><br/><b>Compos :</b><br/><br/><i>Caen : Thébaux, Vandam, Sorbon, Leca, Raineau, Proment, Seube, Hamouma, Frau, Bulot, Nabab ; F. DUMAS<br/><br/>Nancy : Assembé, Calvé, Lotiès, Sami, Sané, Lemaître, André Luiz, Karaboué, Diakité, Nicula, Bakar ; J. FERNANDEZ</i><br/><br/><b>Le poste d'observation de Malherbe's Poetry :</b> sur son canapé, en rentrant de soirée, après plusieurs heures à lutter contre l'envie de consulter le tableau des scores et à ne pas lire les textos qu'on lui envoyait, histoire de conserver le suspense. Entre minuit et demi et deux heures et quart du matin, mon monde s'est un peu effondré. À côté de moi, Malherbe's Rhapsody, qui connaissait le résultat, me regardait amoureusement me décomposer. <br/><br/>--------------<br/><br/><b>L'insoutenable lourdeur de l'être.</b><br/><br/>Inutile de prétendre que le Stade Malherbe est imprévisible. Cette nouvelle déroute face à Nancy est tout, sauf une surprise. D'abord parce qu'elle est le remake flagrant de ce que les Lorrains nous ont déjà infligé l'an passé (défaite 3-2) ou il y a trois ans (défaite 2-1), et que les Francky Boyz sont encore tombés dans le panneau. Ensuite parce qu'elle est l'illustration parfaite de l'incapacité des Normands à retenir des leçons de leurs erreurs. Nivet et ses petits camarades reproduisent semaine après semaine les mêmes bourdes, les mêmes inattentions, et s'enfoncent toujours un peu plus dans une crise plus alarmante que toutes celles qu'a traversées le SMC au cours des années passées. La situation est grave, parce que rien, absolument rien ne semble promettre des lendemains qui chantent. Franck Dumas lui-même semble avoir tiré ses dernières cartouches, en termes de composition d'équipe, pour étancher sa formation.<br/><br/>Pourtant, son intention de base, face à Nancy, était louable : aligner ce qui ressemble le plus à une équipe-type aujourd'hui, en imposant aux cadres de prendre leurs responsabilités. C'était le premier gros tournant de cette saison, qui pouvait permettre aux Caennais de passer Noël au chaud ou au contraire les plonger dans une galère noire, de celles qui embrument les esprits, gangrènent le jeu et anéantissent toute efficacité et tout réalisme. C'était probablement l'une des dernières chances pour un Benjamin Nivet ou un Pierre-Alain Frau de hisser leur niveau de jeu et de remplir enfin leur rôle de régulateurs de tempo, histoire de permettre à leurs partenaires de se mettre en valeur. Le moins qu'on puisse dire, c'est que ce fut un flagrant échec. En même temps, c'est un peu se mettre des bâtons dans les roues que de concéder un but après trois minutes de jeu.<br/><br/>D'ailleurs, c'est là qu'on reconnaît la crise, la vraie, celle qui pue des pieds et qui entraîne Malherbe, tous les ans, jusque dans les profondeurs du championnat, en une petite dizaine de rencontres, si le temps le permet... Chaque saison, on se dit qu'on va y échapper, on se prend à espérer après un début d'exercice correct ou même vachement encourageant, et puis vlan, c'est l'effondrement... Les Francky Boyz relancent tout ce que le championnat de France compte d'équipes paumées et de joueurs boîteux, et puis à Noël, les supporteurs caennais ne se souviennent même plus qu'ils ont vu leurs protégés taper l'OM ou l'OL, mais plutôt qu'ils viennent de se faire étriller sans la moindre contestation possible par Arles-Avignon ou Nancy. Oui, ça pique. La crise, c'est donc cette chose merveilleuse qui transforme Nancy en Real Madrid le temps d'une contre-attaque. À la suite d'un corner en faveur des Caennais et d'une reprise de volée lamentablement foirée par Nivet, voilà les Nancéens qui accélèrent, Karaboué ressort le ballon, écarte vers Bakar, qui remonte une moitié de terrain, transmet à Niculae, Leca s'avance bêtement sur l'ancien Auxerrois, lequel transmet à Karaboué, qui a poursuivi son effort, Sorbon couvre le hors-jeu alors qu'il n'a pas participé à l'action du début à la fin, et vlan, 0-1. Repli collectif catastrophique, erreurs individuelles cumulées et action étonnamment efficace de la part de l'adversaire (le genre de mouvements qu'il ne réussit que trois ou quatre fois par an), voilà, tous les ingrédients de la crise sont là. Finalement, ça fait du bien de se savoir en terrain connu.<br/><br/><b>Le Barça(cerdoce) normand.</b><br/><br/>Franchement, il fallait entendre les commentateurs de Foot + comparer à plusieurs reprises le Stade Malherbe de Caen au FC Barcelone. À l'heure où les génies catalans faisait la vidange du FC Santos en finale de la Coupe du Monde des Clubs, le SMC était mené au score sur son terrain par les terribles Nancéens. Certes, les Francky Boyz ont monopolisé le cuir pendant toute la rencontre, et la possession de balle était encore de 64% au coup de sifflet final. Mais rarement aura t-on vu maîtrise de la gonfle plus stérile et circulation de balle plus vaine que samedi soir. Face à un bloc bien en place et probablement échaudé par un début de match plein de réussite, à aucun moment le Stade Malherbe n'a été en mesure d'apporter le danger dans la surface adverse. Jamais. 64% de possession de balle, pour une seule frappe cadrée - sur penalty. Du délire. Alors oui, le ballon a circulé. Leca et Heurtaux se sont passés la balle un nombre incalculable de fois, Nivet a tenté de se rendre disponible dans l'axe, plutôt efficacement d'ailleurs, mais la circulation de balle des Caennais n'est jamais assez rapide, assez imprévisible et assez directe pour surprendre une défense, même composée de branquignols. Pourtant, on a pu le constater à une ou deux reprises, des mouvements initiés en première intention faisaient immédiatement sauter tous les verrous, mais les Francky Boyz ne sont tout simplement pas capables de produire ce genre de choses en ce moment.<br/><br/>En revanche, quand les Nancéens chopaient la gonfle, et même si ça leur arrivait rarement, on sentait tout de suite le vent glacial du désespoir s'infiltrer entre le maillot et les omoplates de nos petits Normands. Ils n'étaient jamais plus de trois dans la moitié de terrain caennaise, et pourtant, les ouailles de Jeannot Fernandez se trouvaient sans trop de difficulté, et auraient pu, avec un tantinet plus de soutien ou de fraîcheur, balancer quelques Flamby supplémentaires dans les cages d'Alexis Thébaux. Enfin bon, efficace ou pas, ça restait Nancy, en face, hein. Nancy, quand ils sont en grande forme, ils peuvent envoyer le PSG par le fond - chose dont les Caennais sont bien incapables cette année. Bon, ok, ils jouent à 39 en défense, mais bon, il n'y a pas marqué "Sopalin" sur le coeur pour rien, sur le maillot nancéen, hein.<br/><br/>64% de possession de balle. Et zéro occasion de vibrer. Hamouma a bien tenté quelques percées dans l'axe, mais il fut surtout maltraité par Lemaître, monstrueux sur son aile, et qui avait fait de Saviola-du-14 sa chose après seulement cinq minutes de match. Nivet loupe toutes ses passes et s'entête à répéter les mêmes diagonales insensées dans le dos de la défense, sans en réussir une seule de tout le match. Heurtaux insiste également pour balancer des paraboles vers le Grand Nulle Part. Les prises de risque sont désespérées, exécutées sans la moindre conviction. Jamais le porteur de la gonfle caennais n'aura réussi à déséquilibrer l'arrière-garde nancéenne, à créer le moindre décalage, à s'ouvrir le moindre angle de frappe. <br/><br/>Et c'est là qu'on en revient à cet énorme problème que le Stade Malherbe va devoir résoudre rapidement : depuis combien de temps n'a t-on pas vu les Francky Boyz marquer dans le cours du jeu, ou même se procurer la moindre occasion franche ? Parce que c'est sûr que pour planter sur des pénos inexistants, il y a du monde, hein, mais pour réussir la moindre combinaison au milieu d'une surface adverse bouchonnée, ou même pour placer une contre-attaque tranchante quand Nancy ose ne laisser que six ou sept défenseurs dans sa moitié de terrain plutôt que neuf, il n'y a plus personne. Pire que tout, il n'y a jamais un attaquant pour couper les centres au premier poteau. Une pure hérésie en Ligue 1, que de voir deux ou trois Caennais se presser au point de penalty et au deuxième poteau, mais jamais aucun pour couper la trajectoire devant le gardien. Il y a peu, Malherbe's Poetry déclarait que Caen se maintiendrait sans doute, malgré ses immenses lacunes, parce qu'il y avait plus mauvais que lui en Ligue 1. Aujourd'hui, à la lumière de la démonstration défensive pleine de maîtrise de l'ASNL à d'Ornano, la vérité vient d'éclater : Nancy est meilleur que Caen. Brest est meilleur que Caen. Nice est meilleur que Caen. Valenciennes est meilleur que Caen. Caen mérite de descendre.<br/><br/><b>Poésie et rimes pauvres.</b><br/><br/>Caen n'aura donc jamais réussi à faire trembler Nancy. Ce sont même les Nancéens qui parviennent à doubler la mise, en seconde période, sur coup-franc. La faute concédée est tout à fait idiote, Thébaux fait n'importe quoi, hésite à sortir, ne sort pas, et ne sert finalement à rien, Vandam est à deux mètres de Sané, qu'il est pourtant censé avoir au marquage - en réalité, au moment où le ballon est frappé, à trente mètres là, c'est Niang qui est au marquage de Sané, mais Vandam et lui sont complètement dépassés par le déplacement de leur vis-à-vis et incapables d'évaluer la trajectoire de la gonfle, au point que Niang récupère le marquage de Vandam, qui lui, tourne le dos à Sané, lequel est donc bien tranquille pour tromper Thébaux. 0-2.<br/><br/>La grêle qui s'abat sur d'Ornano semble incarner l'apocalypse dans lequel les Francky Boyz plongent à cet instant de la rencontre - Malherbe's Rhapsody a d'ailleurs remarqué cette pub amusante de Nike sur le bord du terrain, "Joue-toi des éléments". Dumas réagit, fait rentrer Kandia Traoré. Dit comme ça, ça peut fait sourire, mais m'sieur Produit Laitier va aussitôt se montrer décisif. Sur un centre de Romain Hamouma, que personne n'est venu couper au premier poteau, Assembé se loupe gentiment au moment de sa prise de balle, réussit un superbe genou-bras et voit le ballon s'échapper, Traoré se précipite. Le jaillissement-sur-gardien-qui-se-loupe doit être un des exercices que pratiquent le plus les Caennais à l'entraînement (avec le-repli-en-catastrophe-qui-laisse-tout-le-temps-à-l'adversaire-de-planter-une-sardine-au-fond-des-filets), parce que, comme Nabab contre Marseille, Traoré se glisse entre le ballon et le gardien adverse... et tombe. Il n'y a pas faute, évidemment. Il suffit de connaître le bonhomme pour s'en douter, d'ailleurs. Nivet s'approche, tire bien son penalty, bénéficie d'une réussite maximale (parce qu'un gardien à la main ferme aurait repoussé le ballon). Bref, on s'en fout, ça rentre. 1-2.<br/><br/>Il reste une demi-heure. Une demi-heure pour foutre le feu, semer le chaos et la destruction dans la surface lorraine, une demi-heure pour atomiser N'dy Assembé, dont on a déjà pu constater qu'il était une buse. Sauf que non. Pendant une demi-heure, Malherbe ne sera pas foutu de se procurer une seule occasion valable, à l'exception d'une tête non cadrée de Kandia. À la rigueur, c'est même Nancy qui se montre le plus dangereux, grâce à un Niculae toujours fringant, qui parvient à s'échapper seul vers les cages avant d'être signalé hors-jeu, alors qu'il était parti de sa propre moitié de terrain.<br/><br/>Caen a fait un match indigne. Le déplacement à Lorient mercredi prochain risque d'être folklo. On n'ose même plus espérer que le point du match nul, et encore, on le fait tout bas. Le plus fou, dans cette histoire, c'est que les Francky Boyz ne sont toujours pas relégables. Peut-être ne serait-ce pas une mauvaise chose pour le club d'être dans la zone rouge au moment de la trêve hivernale, histoire de vraiment toucher le fond, de tout remettre à zéro, avant de repartir de l'avant (comme l'an dernier). Cette équipe n'est pas sans qualité, mais elle ne peut absolument pas se permettre de jouer à 80% de son potentiel. Elle va devoir cravacher, faire dans le <i>dirty-play</i>, le but de raccro et le CSC crasseux si elle veut traverser la seconde moitié de saison sans encombre. Il va falloir faire dans le sonore et le dégueulasse, ramasser du carton pivoine pour choper un point immérité à Valenciennes, jouer à quatorze derrière pour battre le PSG 0-0 à domicile... et là, nous rêverons. Nous rêverons d'un Stade Malherbe doué pour la métamorphose et rien d'autre. Nous serons des monstres, mais nous serons vivants. Nous serons laids, mais nous serons grands. Parce que sincèrement... Vous n'avez pas rêvé, pour la première fois de votre vie, d'être Nancéen samedi dernier ? Non ? C'est à cause du sponsor "Sopalin", c'est pour ça...<br/><br/><i>"INSTANTANÉMENT COMME ÇA / REPRENDRE DE VOLÉE D'AUSSI LOIN / COMME ELLE VIENT"</i><br/><br/><strong>Bande-son du jour :</strong> <i>Suicide Social</i>, de OrelSan, sur le disque <i>Le chant des Sirènes</i><br/><br/>---------------------<br/><br/><b>Les notes :</b><br/><br/><b>Thébaux [3] :</b> trop vite couché sur le premier but, complètement à l'ouest sur le second. Si même lui commence à partir en vrille, je vous jure, on va droit dans le mur...<br/><br/><b>Vandam [3] :</b> bon, c'est officiel : monter, ça l'emmerde. C'est devenu trop surfait, vous comprenez ?<br/><br/><b>Sorbon [4] :</b> il couvre Karaboué sur le premier but, ramasse un carton jaune pour une faute grossière, commise parce qu'il craignait un nouveau contre assassin, et fait ce qu'il peut ensuite. Un match honnête, quelques montées intéressantes sur l'aile. Mais on ne va pas lui demander de créer le déclic devant, hein...<br/><br/><b>Leca [5] :</b> son retour fait du bien, parce qu'il permet à la défense caennaise de s'équilibrer davantage en situation défensive préparée. Et il est le seul à réussir parfois une parabole vers l'avant. Pour le reste, difficile de faire dévier un train de marchandise lancé à pleine vitesse vers un canynon de sa trajectoire...<br/><br/><b>Heurtaux [5] :</b> Thommy ne foire jamais vraiment ses matches, c'est une chance. Mais il y a quelque chose de désespérant à le voir balancer trente ballons dans le vide à chaque match. Défensivement, il fut davantage victime que coupable sur les deux buts nancéens.<br/><br/><b>Seube [5] :</b> un match difficile, de la part de l'idole. Des interventions en pagaille, des tacles, des cheveux au vent, de la virilité, mais il était compliqué de défendre face aux flèches nancéennes. <br/><br/><b>Nivet [2] :</b> un but. Oui. Sur péno. Pour le reste, rien à se mettre sous la dent. Un pourcentage de passes réussies affligeant. Une catastrophe. Bon, Francky, t'es gentil, tu voulais voir, on a vu, maintenant, tu balances le petit Fajr dans le grand bain... <br/><br/><b>Bulot [4] :</b> il était censé jouer dans l'axe, et il a préféré aller semer la zizanie un peu partout sauf dans l'axe. Dommage. Parce que si son match fut intéressant, on aurait aimé le voir se confronter d'un peu plus près à la zone de vérité.<br/><br/><b>Hamouma [4] :</b> Romain n'y arrive toujours pas. Il fut la chose de Lemaître pendant 45 minutes, et passa les 45 suivantes à s'agacer. Et nous avec.<br/><br/><b>Frau [1] :</b> j'ai une question, quand même : il sert à quoi, lui ?<br/><br/><b>Niang [3] :</b> il a raté tout ce qu'il a tenté, à part une ou deux accélérations qui auraient pu faire mouche s'il y avait eu du monde au premier poteau.<br/><br/><b>Nangis [3] :</b> Nangis est content, parce que depuis quelques mois, il dégomme tout ce qui se trémousse en mini-jupe à l'Écho du Lac. Il dit qu'il est footballeur professionnel. Pas sûr que la supercherie dure bien longtemps à ce rythme.<br/><br/><b>Fajr [6] :</b> le coin fraîcheur. En deux passes, on se demande pourquoi il n'est pas titulaire à la place de Nivet. De l'extérieur qui va bien, des accélérations, une vraie faim de ballon... C'est de lui que la solution peut venir, Francky.<br/><br/><b>Traoré [7] :</b> Luc Sonor est amoureux de Kandia Traoré. C'est n'importe quoi. À chaque fois qu'il commente le Stade Malherbe, il s'étonne de ne pas voir son chouchou titulaire. Dès que Kandia rentre en jeu, c'est l'orgie de compliments, et vas-y qu'il est impérial de la tête, qu'il est rapide comme un jeune poulain, qu'il est puissant comme un vieux cheval. Samedi, dès son entrée en jeu, Kandia fut impérial, rapide, puissant et décisif. Un péno obtenu (comme un enfoiré, mais bon, on a dit qu'on se transformait en <i>dirty bastards</i>, là), des tentatives, les seules de tout le match pour Caen. Une bouffée d'oxygène ! <br/><br/>
---------------------<br/><br/><b>Tous les scores :</b><br/><br/>Brest 1-0 Auxerre<br/><br/>Caen 1-2 Nancy<br/><br/>Dijon 1-2 Saint-Étienne<br/><br/>Marseille 2-1 Lorient<br/><br/>Montpellier 1-1 Toulouse<br/><br/>Nice 2-0 Valenciennes<br/><br/>Lyon 2-1 Évian TG<br/><br/>Ajaccio 1-0 Rennes<br/><br/>Bordeaux 1-0 Sochaux<br/><br/>Paris SG 0-0 Lille<br/><br/>-------------<br/><br/><strong>Le classement :</strong><br/><br/>| 1. Montpellier | 37 pts | (+18) |
| 2. Paris SG | 37 pts | (+13) |
| 3. Lille | 35 pts | (+14) |
| 4. Lyon |	35 pts | (+11) |
| 5. Saint-Étienne | 30 pts | (+3) |
| 6. Toulouse | 30 pts | (+3) |
| 7. Rennes | 29 pts | (+5) |
| 8. Marseille | 28 pts | (+7) |
| 9. Bordeaux | 23 pts | (-1) |
| 10. Lorient | 23 pts | (-3) |
| 11. Brest | 20 pts | (0) |
| 12. Évian TG | 19 pts | (-4) |
| 13. <b>Caen | 19 pts | (-5)</b> |
| 14. Auxerre | 18 pts | (-4) |
| 15. Sochaux | 18 pts | (-7) |
| 16. Nancy | 18 pts | (-11) |
| 17. Dijon | 18 pts | (-15) |
| 18. Nice | 17 pts | (-2) |
| 19. Valenciennes | 17 pts | (-4) |
| 20. Ajaccio | 12 pts | (-18) |<br/><br/>------------------------<br/><br/><strong>Du côté du Facebook de Malherbe's Poetry :</strong><br/><br/><strong>Aymeric :</strong> "Et y'a personne pour nous relancer, nous ?"<br/><br/><strong>Arsène :</strong> "On hiberne toujours en hiver, vive le Stade Marmotte de Caen !"<br/><br/><strong>Cédric :</strong> "Il faut vraiment que les Caennais soient conservateurs pour garder une tradition telle que le trou normand..."<br/><br/><strong>Matthieu :</strong> "67% de possession... pour loser à la maison face à une équipe en mousse. Malherbe, c'est le Barça de la zone rouge."<br/><br/><strong>Ludovic :</strong> "Y a pas moyen de pas aller a Lorient mercredi ? Battus sur tapis vert, ça nous dispenserait d'un piètre spectacle..."<br/><br/><strong>Thomas :</strong> "Bon, ben c'est notre trou habituel, hein ? Tous les ans c'est la même merde : on est pas mal en début de saison, on gagne et pis tout d'un coup pfiiiiou, plus rien pendant 2 mois. Le néant total, le trou noir, le no man's land, c'est la misère la plus totale. Et puis on se remettra 10 matches avant la fin pour essayer de se sauver (ou non) lors de la dernière journée..."<br/><br/><strong>Arsène :</strong> "Moralité : une équipe en mousse, c'est plus fort qu'une équipe en carton."<br/><br/>
--------------------<br/><br/><a href="http://www.facebook.com/?ref=home#!/pages/Malherbes-Poetry/373371127114?ref=ts">Retrouvez Malherbe's Poetry sur Facebook !</a><br/><br/>Et maintenant, Malherbe's Poetry est aussi sur Twitter ! (@MalherbesPoetry)]]></content:encoded>
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		<title><![CDATA[La loi du plus faible]]></title>
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AS Saint-Étienne (8) - Stade Malherbe de Caen (10) : 2-0  

17e journée de Ligue 1

Dernier affrontement : Caen 1-0 Sainté 

Buteurs : Nicolita, Sako. Encore un peu, et on se prenait un but par Sinama-Pongolle. 

Arbitre : M. Lannoy. Un type formidable. Chaleureux, souriant, et tout... Mais un tout petit peu traumatisé par son dernier rendez-vous chez le proctologue. 

Spectateurs... : 21 244. 

Rassasiés par le spectacle ? : 3/5. Un match agréable (pas grâce aux Francky Boyz), assez enlevé, avec nota&nbsp;...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<!-- sofoot --><b>AS Saint-Étienne (8) - Stade Malherbe de Caen (10) : 2-0 </b> <br/><br/><i>17e journée de Ligue 1</i><br/><br/><i>Dernier affrontement : Caen 1-0 Sainté </i><br/><br/><b>Buteurs :</b> Nicolita, Sako. Encore un peu, et on se prenait un but par Sinama-Pongolle. <br/><br/><b>Arbitre :</b> M. Lannoy. Un type formidable. Chaleureux, souriant, et tout... Mais un tout petit peu traumatisé par son dernier rendez-vous chez le proctologue. <br/><br/><b>Spectateurs... :</b> 21 244. <br/><br/><b>Rassasiés par le spectacle ? :</b> 3/5. Un match agréable (pas grâce aux Francky Boyz), assez enlevé, avec notamment des phases de folie pure où le ballon passait rapidement d'une cage à l'autre, mais vachement plus souvent dans le sens du but de Malherbe (ce qui est mathématiquement improbable, certes, mais je vous jure que les Caennais travaillent à nous apporter la démonstration de cet étrange phénomène).<br/><br/><b>Le geste du match :</b> la contre-attaque rondement menée des <b>Stéphanois</b> sur le premier but de la partie. Ghoulam oriente le jeu sur Aubameyang, qui effectue une remise instantanée sur Sinama-Pongolle, lequel décale Nicolita, qui place la pichenette qui va bien au-dessus de Thébaux. Vous aussi, vous voulez tester vos nouvelles tactiques de contre-attaque ? Comme Sainté et Marseille, faites le choix de... Malherbe ! Avec Malherbe, replacement minable et défenseurs statiques vous permettront de tenter et de réussir des choses extraordinaires. Avec Malherbe, vous aurez l'impression de placer des contres à 200 à l'heure, même si votre meneur de jeu s'appelle Camel Meriem. Vous aussi, faites le choix de Malherbe !<br/><br/><b>L'anti-geste du match :</b> le décalage de <b>Romain Hamouma</b> pour Lenny Nangis sur la seule occasion valable du Stade Malherbe de toute la rencontre. Saviola-du-14 (oui, il a été rétrogradé) réussit une percée axiale impeccable, s'ouvre le chemin du but, et décale son jeune partenaire qui est plus éloigné du but, plus excentré, et qui n'a pas le ballon dans les pieds (et donc pas les mêmes appuis pour frapper). Mauvais choix.<br/><br/><b>L'homme du match :</b> le jeune stéphanois <b>Ghoulam</b>. Le match parfait, à peu de choses près. Solide défensivement, créatif, toujours impeccable dans ses choix, et à l'origine du premier but. Ou alors il a juste été correct, mais ça fait bizarre de voir évoluer un vrai arrière gauche.<br/><br/><b>L'anti-homme du match :</b> un sacret paquet de candidats côté Malherbe. <b>Seube</b> a été en-dessous de tout, mais certaines lames du couteau-suisse ont le droit d'être émoussées. On va donc charger une fois de plus <b>Benjamin Nivet</b> et <b>Pierre-Alain Frau</b>, techniquement à mille lieues des exigences du haut niveau. <br/><br/><b>Compos :</b><br/><br/><i>Saint-Étienne : Ruffier, Marchal, Ghoulam, Mignot, Ebondo, Clément, Lemoine, Gradel, Nicolita, Aubameyang, Sinama-Pongolle ; C. GALTIER<br/><br/>Caen : Thébaux, Vandam, Sorbon, Leca, Raineau, Proment, Seube, Hamouma, Frau, Bulot, Nabab ; F. DUMAS</i><br/><br/><b>Le poste d'observation de Malherbe's Poetry :</b> sur son canapé, comme d'hab, à attendre impatiemment la fin de ce calvaire pour s'offrir un petit clasico qui remonte le moral.<br/><br/>--------------<br/><br/><b>De l'encre dans mon vitriol.</b><br/><br/>Chez Malherbe's Poetry, on n'avait évité d'être trop sévères après la déroute girondine des Francky Boyz, parce qu'elle était finalement assez exceptionnelle et surtout tolérable au soir de la 15e journée... Contre Marseille, pas davantage de colère ni même de frustration : Marseille était plus fort, Caen n'a pas si mal joué ; bon, jusque là, pas de problème. Mais voici que les Francky Boyz chargent la mule avec une troisième défaite consécutive, au Chaudron cette fois-ci, au terme d'un match déplorable, sans aucun motif de s'enthousiasmer pour la suite des événements. Encore une fois, Caen a été balayé le plus logiquement du monde, sans se procurer la moindre occasion valable, et après avoir avoir concédé plus d'occasions que le Zaïre lors de la Coupe du Monde 1974 (cette équipe du Zaïre qui est restée dans les mémoires pour ce fabuleux 9-0 infligé par la Yougoslavie). C'est bien simple : si les Verts avaient eu un attaquant digne de ce nom, Malherbe s'inclinait sur le score du premier set de Nadal à Rolland-Garros. Les Boyz sont toujours en milieu de tableau, mais ne le méritent tout simplement pas. Les gages de solidité et de résistance démontrés par les Caennais en début de saison ne sont plus qu'un lointain souvenir, parce qu'il n'y a plus aucune animation collective pour faire vivre le tout dans un ensemble cohérent et dynamique. Caen ne joue plus au football.<br/><br/>Rien ne semble plus tourner rond, dans cette équipe. L'absence de Grégory Leca semble peser lourd au sein de l'arrière-garde, qui paraît empruntée, statique, larguée et hors de position. Il n'y a jamais personne pour attaquer le ballon ou pour avancer sur le porteur du ballon, qui a tout le temps d'ajuster son vis-à-vis pour centrer ou pour frapper au but. Pas davantage de motifs de satisfaction aux avants-postes. Franck Dumas laisse sur le banc Kandia Traoré, Mbaye Niang et Pierre-Alain Frau, pour titulariser Livio Nabab. Si ça, mes amis, ce n'est pas le constat d'un échec flagrant... Les matches se suivent et se ressemblent : Hamouma n'arrive pas à retrouver son rayonnement de fin de saison dernière malgré des efforts intéressants (comme s'il était revenu un an en arrière), Bulot progresse mais manque encore de régularité et de volume, Nangis ne sert à rien ou presque, Frau perd tous les ballons qu'il touche sans exception... On ne se souvient même plus du dernier but qu'ont marqué les Caennais dans le cours du jeu. C'est bien chouette de marquer sur corner et sur penalty, les mecs, hein, mais plus jamais on ne voit un attaquant caennais s'ouvrir le chemin du but au terme d'une action construite et préparée...<br/><br/>Mais le vrai problème de cette équipe, c'est son milieu de terrain. C'est là que tout se joue, et c'est là que tout se perd. On disait déjà, l'an dernier, à quel point ce secteur de jeu devait être renforcé, parce que vieillissant, trop faible techniquement, trop peu influent sur le tempo des matches... Seube est toujours là, et il a un an de plus. Proment est toujours là, et il a un an de plus. Nivet est là, et lui, il semble avoir trente ans de plus. Sinon, peau de balle. Yatabaré est parti, Marcq est parti. Heureusement, vous me direz, ils étaient plus faibles encore que les deux autres. <br/><br/>Du coup, le milieu de terrain des Francky Boyz prend l'eau à tous les matches ou presque, manque de vision du jeu, de justesse, de rapidité d'exécution mais surtout, surtout, de technique. Il est tout simplement impensable de voir un organisateur de jeu comme Benjamin Nivet louper à peu près tout ce qu'il entreprend, et surtout, rater près de 60% de ses passes adressées vers l'avant. Le numéro 10 caennais traverse actuellement une saison catastrophique et dessert bien plus souvent son équipe qu'il ne met en valeur ses partenaires. Même topo pour Pierre-Alain Frau, avec lequel Francky semble avoir perdu patience : invisible et indisponible lorsqu'il joue en pointe, incapable de conserver le ballon et de le redistribuer lorsqu'il évolue en position de soutien de l'attaquant, PAF est d'ores-et-déjà un échec et faisait logiquement banquette contre Sainté. Sans milieu de terrain solide, la relance caennaise est un désastre, le bloc-équipe n'existe pas et l'équipe normande paraît scindée entre une défense dépassée et une attaque démotivée.<br/><br/>La solution, Francky la connaît, pour l'avoir plusieurs fois expérimentée dans le passé : faire jouer les jeunes. Lancer sur la durée des joueurs qui ont soif de ballon et qui prennent chaque match de Ligue 1 comme une occasion de se mettre en valeur. Pourquoi pas, finalement ? Mais difficile de déceler une quelconque logique dans la gestion de l'effectif par Don Dumas. Pourquoi mettre une nouvelle fois Sorbon en difficulté, en le déplaçant d'une semaine sur l'autre d'un bout à l'autre de la défense ? Pourquoi replacer Seube en défense centrale et ne pas faire confiance à Wagué, qui a commis une grosse boulette en fin de match contre les Girondins, c'est vrai, mais qui n'avait pas démérité contre Dijon, Ajaccio et Bordeaux ? Pourquoi envoyer M'Boné au casse-pipe, lui qui n'avait disputé qu'un seul match de Ligue 1 avant ce match, et qui ne pouvait tout simplement pas s'intégrer utilement dans un schéma de jeu privilégiant une récupération basse, une relance rapide et des contres supersoniques ? Et pourquoi ne pas tenter de replacer Hamouma dans l'axe, pour lui donner plus d'importance dans la remontée du ballon et lui donner l'occasion de faire briller ses coéquipiers ? Pourquoi ne pas associer des profils compatibles en attaque, tout en jouant la carte "jeune", tel un duo Nabab/Niang ?<br/><br/><b>Un seul verre de rouge, mais un verre plein.</b><br/><br/>Il n'y eut tout simplement pas de match, samedi soir. Sainté a tiré 23 fois au but, contre 6 fois pour le Stade Malherbe (aucune frappe cadrée). Inexistants au milieu de terrain, les Caennais s'évertuaient à perdre le ballon avant que <b>Foot +</b> n'ait fini de diffuser les ralentis de l'action stéphanoise précédente... Du coup, ça ne ressemblait pas à une rencontre de football, mais à un best-of de la carrière d'Alex Di Rocco - parce que les Verts, c'est vraiment des branques devant les buts. <br/><br/>On ne pas s'attarder sur les manquements et les faiblesses des Caennais sur chaque action de but, ce serait bien inutile. Les Francky Boyz n'y étaient tout simplement pas. Défense larguée, milieu de terrain dépassé, attaque isolée. Les seules véritables actions de but des Normands furent à la conclusion d'exploits individuels : une remarquable échappée en solitaire de Livio Nabab, parti de son camp, qui élimine deux adversaires avant de frapper comme un bourricot au-dessus des cages, et une percée de Romain Hamouma, qui fait le plus dur en s'ouvrant le chemin avant de décaler Lenny Nangis, un tantinet surpris, et dont la frappe du plat du pied passe au ras du montant.<br/><br/>Voilà, c'était tout. Le reste se passait devant les cages d'Alexis Thébaux. Après une ouverture du score précoce, récompense d'un superbe mouvement collectif des Stéphanois (1-0), et alors que Caen n'avait pas si mal entamé la partie, les Francky Boyz ne parviennent jamais vraiment à profiter des sautes de concentration de leurs adversaires. Heurtaux use et abuse de longues transmissions à la Leca, qui atterrissent systématiquement dans les pieds des défenseurs adverses. C'est absolument désespérant. Caen joue mal mais ne perd pas vraiment pied, tant les Verts semblent vouloir se précipiter maladroitement dans les brèches sans prendre le temps d'asseoir leur domination. Du coup, on a presque envie de croire en un possible retour, jusqu'à la 43e minute, et l'exclusion de Livio Nabab.<br/><br/>Rappel des faits : le lieutenant Lannoy a découvert à 19h44 le corps sans vie de Mignot, horriblement mutilé au niveau de l'arrière-train. Les experts médico-légaux de la SRPJ ont découvert sur la fesse droite de la victime quatre empreintes distinctes (index, majeur, annulaire, auriculaire) appartenant à l'individu Nabab, Livio de son prénom. Le suspect a été interpellé quelques instants après le drame.<br/><br/>Bon, en vérité, rien de véritablement scandaleux à ce qu'un geste d'humeur, aussi anecdotique soit-il (comme une poussette sur un cul), soit sanctionné d'un carton. Mignot tombe sur Nabab, qui se prend deux genoux, puis les pieds du joueur stéphanois : il s'énerve, réagit promptement, et idiotement. Il mérite un carton. Aucun souci. Un carton rouge ? Hmmm, c'est sévère, voire très sévère, mais pourquoi pas, si les arbitres suivent de nouvelles directives et font preuve de la même intransigeance envers tous. Mais comment justifier alors que vingt minutes plus tard, dans l'enfer du nord, à Valenciennes,  Belhanda ne récolte qu'un simple carton jaune pour un coup de coude porté au visage ? C'est une hérésie ! (<i>La phrase suivante a été rédigée sous le coup de la colère la plus vive et l'auteur se défendra plus tard de l'avoir jamais écrite, et si vous le traquez vraiment, il finira par avouer, mais déclarera ne pas assumer la portée de la dite phrase :</i>) La question est : monsieur Lannoy aurait-il agi de la même façon dans un match entre Lyon et Lille, autrement plus médiatisé ? Non, aucune chance. Jamais Bastos ou Eden Hazard n'aurait été expulsé de la sorte. Le geste de Livio Nabab était certes répréhensible, mais il n'était en aucun cas dangereux, et donc synonyme de carton rouge. Et comment ne pas s'offusquer du manque de logique et d'uniformité au sein de l'arbitrage français ? Il paraît que la Ligue 1 bat des records en termes de cartons rouges (alors que Spahic et Rool ne sévissent plus dans notre championnat) et de penaltys sifflés. Il faudrait peut-être se demander pourquoi, hein...<br/><br/>À dix, les Caennais ont plus que jamais lâché prise. Les prises de balle de Romain Hamouma n'ont pas suffi à remettre les Normands dans le sens du jeu, et les rentrées de Frau et de Nivet ont semblé accélérer encore un peu plus la perte de balle, plutôt que de permettre au bloc-équipe de remonter. Saint-Étienne aurait pu aligner les cagettes, mais s'est contenté de doubler la mise, sur un frappe pleine de réussite de Sako, déviée par Heurtaux hors de portée de Thébaux. 2-0. <br/><br/>Trois défaites consécutives, donc. Malherbe peut au moins se réjouir de ne pas subir les conséquences de sa faillite actuelle sur le pré jusque dans son classement. Occupant une douzième place bien flatteuse, et toujours hors de portée du premier relégable, Caen a définitivement grillé tous ses jokers en cette fin d'année, et va devoir hausser son niveau de jeu très rapidement sous peine de tomber dans les tréfonds de la Ligue 1. Ce n'est donc pas le classement du Stade Malherbe qui s'avère réellement inquiétant, ni même la faillite technique et tactique entrevue contre Saint-Étienne, mais bien l'actuelle mauvaise série des ouailles de Francky Dumas, autant dans le jeu que dans les résultats. On sait à quel point le Stade Malherbe n'a pas son pareil pour faire durer une telle spirale - oui, parce que ça peut durer jusqu'au mois d'avril, ces conneries, hein. Ce match contre Nancy, samedi prochain, comme celui contre Dijon, est ce qu'on appelle communément un "tournant de la saison". Caen n'a jamais tremblé face aux équipes modestes du championnat et a toujours profité de ces rencontres pour se relancer. Là, plus que jamais, ça devient essentiel. <br/><br/><i>"INSTANTANÉMENT COMME ÇA / REPRENDRE DE VOLÉE D'AUSSI LOIN / COMME ELLE VIENT"</i><br/><br/><strong>Bande-son du jour :</strong> <i>Trouble</i>, de Metronomy, sur le disque <i>The English Riviera</i><br/><br/>---------------------<br/><br/><b>Les notes :</b><br/><br/><b>Thébaux [5] :</b> une sortie un peu hasardeuse sur l'ouverture du score et vraiment pas de chance sur le deuxième but, la faute à une putain de déviation. Pour le reste, quelques interventions décisives, sans être vraiment génial. En même temps, il ne faut pas trop lui en demander.<br/><br/><b>Vandam [3] :</b> encore un match beaucoup trop discret du Lillois, jamais en vue, jamais impliqué dans l'impulsion offensive. Dommage, parce qu'il a déjà montré que ça pouvait passer par lui. Défensivement, c'est loin d'être plus convaincant, à cause de cette manie de ne jamais avancer sur le porteur du ballon.<br/><br/><b>Sorbon [2] :</b> un match très compliqué pour Jérém', catapulté cette fois sur le côté gauche de la défense, où Dumas s'est dit qu'il ne pouvait pas faire pire que Raineau. Toujours un temps de retard sur Nicolita, qui lui en a fait voir de toutes les couleurs, et un déplacement pour le moins approximatif.<br/><br/><b>Heurtaux [5] :</b> d'abord mis à mal en première période, déconcentré et même décontenancé par les attaquants stéphanois, il a su élever son niveau de jeu en seconde période et repousser une sacrée quantité d'offensives, en taclant dans tous les sens. Mais sans Leca, Heurtaux n'est pas sans heurts (non, je n'ai même pas honte).<br/><br/><b>Seube [3] :</b> un mauvais match de la part de l'idole. Et le pire, c'est qu'il a cruellement fait défaut au milieu de terrain.<br/><br/><b>Proment [4] :</b> solide sur quelques interventions, mais invisible lors de la remontée du ballon, jamais assez disponible à la relance, jamais en soutien des joueurs offensifs. <br/><br/><b>M'Boné [5] :</b> un bon début de match, et puis Yannick s'est fait peu à peu bouffer par le milieu de terrain stéphanois. Il paraît que Clément est encore en train de le digérer.<br/><br/><b>Bulot [3] :</b> on était si impatients de le voir de nouveau aligné dans l'axe, comme contre Dijon ! Eh bien on a vu. Rien ou presque.<br/><br/><b>Hamouma [6] :</b> un bon match, finalement, au cours duquel Romain a tout essayé de faire tout seul, parce qu'il n'avait pas vraiment le choix. Trop esseulé néanmoins pour être véritablement dangereux, malgré de belles percées dans l'axe.<br/><br/><b>Nangis [3] :</b> un match loupé, tout simplement, enfermé qu'il était sur son aile sans imagination pour s'en sortir. <br/><br/><b>Nabab [5] :</b> toujours intéressant dans la perspective de profondeur qu'il offre au onze caennais, il s'est procuré la plus grosse occasion du SMC, tout seul, comme un grand. Et puis il a été banni par l'arbitre, pour avoir mis en place une tactique d'approche un peu trop voyante sur la personne de Mignot. La prochaine fois, Livio drague au GHB.<br/><br/><b>Nivet [2] :</b> là, c'est sûr, on l'a perdu. On le laissera tirer les pénos.<br/><br/><b>Frau [2] :</b> là, c'est sûr, il s'est perdu. On le laissera tirer les pénos quand Nivet sera suspendu. <br/><br/><b>Niang [3] :</b> follement inutile quand il rentre en cours de jeu... <br/><br/>---------------------<br/><br/><b>Tous les scores :</b><br/><br/>Nancy 2-2 Ajaccio<br/><br/>Rennes 1-1 Brest<br/><br/>Saint-Étienne 2-0 Caen<br/><br/>Sochaux 0-1 Paris SG<br/><br/>Toulouse 2-1 Évian TG<br/><br/>Valenciennes 1-0 Montpellier<br/><br/>Marseille 0-0 Bordeaux<br/><br/>Auxerre 2-1 Nice<br/><br/>Lille 2-0 Dijon<br/><br/>Lorient 0-1<br/><br/>-------------<br/><br/><strong>Le classement :</strong><br/><br/>| 1. Montpellier | 36 pts | (+18) |
| 2. Paris SG | 36 pts | (+13) |
| 3. Lille | 34 pts | (+14) |
| 4. Lyon |	32 pts | (+10) |
| 5. Rennes | 29 pts | (+6) |
| 6. Toulouse | 29 pts | (+3) |
| 7. Saint-Étienne | 27 pts | (+2) |
| 8. Marseille | 25 pts | (+6) |
| 9. Lorient | 23 pts | (-2) |
| 10. Bordeaux | 20 pts | (-2) |
| 11. Évian TG | 19 pts | (-3) |
| <b>12. Caen | 19 pts | (-4)</b> |
| 13. Auxerre | 18 pts | (-3) |
| 14. Sochaux | 18 pts | (-10) |
| 15. Dijon | 18 pts | (-14) |
| 16. Brest | 17 pts | (-1) |
| 17. Valenciennes | 17 pts | (-2) |
| 18. Nancy | 15 pts | (-8) |
| 19. Nice | 14 pts | (-4) |
| 20. Ajaccio | 9 pts | (-19) |<br/><br/>------------------------<br/><br/><strong>Du côté du Facebook de Malherbe's Poetry :</strong><br/><br/><strong>Arsène :</strong> "Les arbitres ont pas compris qu'ils n'avaient pas besoin d'aider les adversaires, on sait très bien être nuls tout seul..."<br/><br/><strong>Aymeric :</strong> "Le touché rectal, c'est rouge en foot. Maintenant, on le sait."<br/><br/><strong>Sébastien :</strong> "À cause de DSK, on prend rouge direct pour une main au cul maintenant..."<br/><br/><strong>Samuel :</strong> "Et encore, c'était plus une frite qu'une main au cul."<br/><br/><strong>Cédric :</strong> "C'est un fait : le joueur du Stade Malherbe hiberne."<br/><br/>--------------------<br/><br/><a href="http://www.facebook.com/?ref=home#!/pages/Malherbes-Poetry/373371127114?ref=ts">Retrouvez Malherbe's Poetry sur Facebook !</a><br/><br/>Et maintenant, Malherbe's Poetry est aussi sur Twitter ! (@MalherbesPoetry)]]></content:encoded>
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		<title><![CDATA[Deus ex machina]]></title>
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Stade Malherbe de Caen (10) - Olympique de Marseille (9) : 1-2 

16e journée de Ligue 1

Dernier affrontement : Caen 2-2 Marseille (2011)

Buteurs : Frau (SP) pour Caen, Ayew brothers pour Marseille.

Arbitre : M. Cailleux. En général, chez Malherbe's Poetry, on est plutôt pour les arbitres qui n'en rajoutent pas des tonnes et qui n'ont pas la biscotte facile. Mais parfois, on se dit quand même qu'il y a des cartons rouges qui se perdent.

Spectateurs... : 20 470. Et des supporteurs marseillais un pe&nbsp;...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<!-- sofoot --><b>Stade Malherbe de Caen (10) - Olympique de Marseille (9) : 1-2</b> <br/><br/><i>16e journée de Ligue 1</i><br/><br/><i>Dernier affrontement : Caen 2-2 Marseille (2011)</i><br/><br/><b>Buteurs :</b> Frau (SP) pour Caen, Ayew brothers pour Marseille.<br/><br/><b>Arbitre :</b> M. Cailleux. En général, chez Malherbe's Poetry, on est plutôt pour les arbitres qui n'en rajoutent pas des tonnes et qui n'ont pas la biscotte facile. Mais parfois, on se dit quand même qu'il y a des cartons rouges qui se perdent.<br/><br/><b>Spectateurs... :</b> 20 470. Et des supporteurs marseillais un peu partout dans le stade. C'est quand même rigolo, de voir que l'OM compte des supporteurs dans toute la France (comme le PSG au demeurant). Toutefois, on peut quand même s'étonner qu'il n'y ait pas de fanatiques de Nancy qui auraient grandi sur la Côte d'Azur, ou de dingues de Dijon qui n'auraient connu que la Bretagne. À croire qu'un supporteur marseillais qui n'a jamais foutu les pieds au-delà des frontières du Calvados est surtout supporteur d'une gloire passée, de joueurs emblématiques et de trophées en pagaille plutôt que d'une équipe de foot. Il paraît qu'un vrai supporteur ne choisit l'équipe auquel il va consacrer son coeur... Mais parfois, on se demande.<br/><br/><b>Rassasiés par le spectacle ? :</b> 4/5. Une superbe première mi-temps, rythmée, ouverte, avec un ballon qui passe d'une surface à l'autre à la vitesse de la lumière. Et puis trop d'imprécisions et de maladresses en seconde période pour assister à un spectacle identique. <br/><br/><b>Le geste du match :</b> la contre-attaque anti-Olive et Tom <b>des Marseillais</b> pour inscrire le but du 2-1. Diawara, pour André Ayew, lequel décale à nouveau Diawara, qui centre pour Jordan Ayew, seul à dix mètres du but. Déjà que le repli défensif n'est pas le geste technique préféré des Caennais, là, on a senti venir le vent de la défaite. Et ça sentait mauvais.<br/><br/><b>L'anti-geste du match :</b> l'action défensive improbable d'<b>Alexandre Raineau</b> sur l'ouverture du score marseillais. Du très grand art : mauvaise anticipation de la trajectoire du ballon pour se faire adroitement lober, course hésitante en direction d'Amalfitano pour lui permettre de temporiser, et intervention approximative et effrayante de naïveté pour laisser l'ancien Lorientais centrer et provoquer le but d'André Ayew.<br/><br/><b>L'homme du match :</b> assurément <b>Souleymane Diawara</b>. Il a multiplié tacles agressifs et interventions implacables, provoquant stupeur et tremblements dans les rangs caennais. Ajoutons à cela une montée décisive et brillante pour offrir le second but à Jordan Ayew... Un superbe match de l'ancien Bordelais, qui justifierait presque l'enthousiasme orgasmique et embarrassant d'Olivier Rouyer, lequel n'a cessé de se répandre en compliments dégoulinants à l'égard de son pote "Souley".<br/><br/><b>L'anti-homme du match :</b> sans hésitation,<b> Alexandre Raineau</b>. Vous allez finir par croire que c'est de l'acharnement, alors qu'en fait, non. Enfin, pas que... Une première mi-temps catastrophique, d'un niveau si faible qu'on n'avait pas vu pareille prestation depuis les grandes heures d'Alex Di Rocco. Et encore...<br/><br/><b>Compos :</b><br/><br/><i>Caen : Thébaux, Vandam, Sorbon, Leca, Raineau, Proment, Seube, Hamouma, Frau, Bulot, Nabab ; F. DUMAS<br/><br/>Marseille : Mandanda, Azpilicueta, Diawara, Nkoulou, Djimi Traoré, Mbia, Diarra, Gonzalez, Amalfitano, J. Ayew, A. Ayew ; D. DESCHAMPS</i><br/><br/>--------------<br/><br/><b>L'ombre sur la mesure.</b><br/><br/>Je me souviens de mon premier Caen-Marseille. C'était le 9 avril 1994. Un samedi. Dans les rangs de Marseille, il y avait Rudi Völler, ses cheveux, Sonny Anderson, Fabien Barthez, ses cheveux, Basile Boli, Jocelyn Angloma, William Prunier, sans les cheveux, Alain Boghossian et Didier Deschamps. Dans les rangs de Caen, il y avait Mostovoï, ses cheveux, Benoît Cauet, Pascal Nouma, sa bite, Dangbeto, Richard Dutruel, ses cheveux, et Stéphane Dedebant. Caen avait gagné 1-0. Un but de Mostovoï. Je me souviens très bien avoir entendu un supporteur caennais dire : "De toute façon, c'est un match pour donner des points à Marseille". J'étais petit, j'ai pris ça au sens littéral, j'ai cru qu'un club pouvait demander à jouer un match de plus de temps en temps pour ramasser des points bonus. J'étais petit, et j'étais con. Je m'en souviens très bien parce que ce jour-là, je faisais partie de ces petits garnements qui ont la chance de pouvoir jouer sur le grand pré vert à la mi-temps. Et à l'époque, les gamins ne disputaient pas des concours miteux de duels avec le gardien, comme c'est le cas aujourd'hui, mais de vrais matches, à 5 contre 5. C'était mignon comme tout. Le ballon nous arrivait aux genoux, mais on s'en foutait, on était heureux. On avait déjà battu Granville, et on était tombés contre Lisieux en demi-finale. On est rentrés dans les vestiaires 10 minutes avant la mi-temps, pour se préparer ; Mostovoï a marqué à la 39e, je n'ai pas vu le but, mais j'ai senti le stade gronder au-dessus de ma tête. J'étais content. On a perdu 2-0 contre Lisieux. Mes petits camarades s'appelaient Adrien, Baptiste, Stéphane et Meriadeg. Je me souviens qu'on n'avait pas le droit de dire à nos petits camarades de club qu'on allait jouer à d'Ornano, parce que le coach était le père d'un de mes petits camarades, et que ça aurait pu jaser. Nous étions jeunes, nous étions innocents, et Didier Deschamps n'était pas encore champion du Monde. <br/><br/>Je sais que ça peut résonner comme un couplet de vieux con nostalgique, mais ce n'est pourtant pas le cas. Il n'y a rien de plus pathétique que la nostalgie dans le football. Vous avez déjà entendu des "supporteurs" marseillais (je ne vous refais pas le couplet sur les supporteurs marseillais, je crois que vous avez compris où je voulais en venir) parler de la Ligue des Champions 93 ? Oui, hein ? C'est triste, non ? La vérité, c'est que la nostalgie n'a pas lieu d'être dans le football (comme souvent ailleurs) parce que le temps affine les contours, érode les rugosités... Le match de vendredi soir n'a sans doute pas grand-chose à envier à celui qui avait vu triompher la bande à Dangbeto il y a dix-huit ans : il fut spectaculaire, agressif, tactiquement passionnant et techniquement assez relevé. Et tant pis si le succès ne fut pas au rendez-vous...<br/><br/>On attendait des Caennais une réaction, après le non-match à Bordeaux. Dumas aussi, visiblement. Le ventripotent coach normand a fait quelques choix assez forts, au moment de bâtir son équipe-type. Exit Wagué, coupable d'une bourde (évidemment due à l'inexpérience) lourde de conséquences face aux Girondins, et voilà Sorbon aligné en première ligne - le genre de match piège pour Jérém', qui a toujours sa chance au pire moment possible. Nivet figurait également sur le banc : Proment et Seube composaient un milieu défensif tout en puissance pour répondre à l'impact physique des Olympiens. Et devant, exit Niang et Traoré, voilà Nabab titulaire. En face, l'OM se présentait avec son équipe-type, fort de sa probante victoire contre le PSG. Aucune des deux formations ne s'avance réellement masquée au moment d'aborder la rencontre : Caen jouera bas et évoluera en contre, Marseille jouera rugueux et ambitionnera de multiplier les rafales sur les cages normandes. On savait à quoi s'attendre et on ne fut pas vraiment déçus.<br/><br/><b>La cité des enfants perdus.</b><br/><br/>Dès l'engagement, on comprend rapidement que les Marseillais sont sur le chemin de la rédemption, et que leur soif de victoire va de pair avec un engagement physique au-delà du raisonnable. Il s'en est parfois fallu de peu pour que le pré se transforme en boucherie : Mbia découpe Hamouma au niveau de la hanche, Diawara enchaîne les tacles et autres interventions rugueuses sur Nabab, André Ayew brutalise Nabab... Cela dit, Caen a une nouvelle fois fait preuve de davantage d'expérience et de maturité que par le passé, ne renonçant jamais à s'impliquer physiquement et à répondre au fameux "défi physique" imposé par les Olympiens : Proment n'a pas démérité dans la violence avec son tacle de maboule sur Amalfitano et Heurtaux a gentiment flingué Mbia, contraint de sortir sur blessure (même si la semelle du Caennais tenait davantage de la maladresse que de la méchanceté). Je vous jure, la rencontre aurait dû être interdite aux moins de 16 ans... Ce n'était pas un match à mettre un Nivet dehors ; d'ailleurs, si Benji était là, il prenait un rouge au bout de cinq minutes et on aurait retrouvé quelques membres sur la pelouse au coup de sifflet final.<br/><br/>Sur le plan du jeu, Marseille est comme prévu largement supérieur aux Francky Boyz. Le danger vient de partout, mais surtout de l'aile droite, où Amalfitano et Azpilicueta s'en donnent à coeur joie avec le plot rouge et bleu qui porte le numéro 22. Défensivement, on sent les Olympiens soucieux de bloquer au plus vite toute tentative d'infiltration, quitte à prendre des risques en se jetant parfois précipitamment. Mais en général, quand un Marseillais se jette, s'il ne chope pas le ballon, il s'arrange au moins pour attraper le bonhomme, ça évite les déconvenues. L'OM est puissant, évolue en bloc, explose depuis l'axe pour se projeter vers l'avant. Devant, les frères Ayew et Amalfitano multiplient les courses, proposent des solutions et se rendent toujours disponibles. Ce Marseille-là ne pratique sans doute pas le football le plus alléchant qui soit, mais quand il tourne à plein régime, il est difficile à prendre en défaut, tant son jeu direct et le peu de liberté accordé à l'adversaire le rendent imperméable à toute action qui ne serait pas correctement préparée.<br/><br/>Du côté normand, on sent que les Francky Boyz sont concentrés comme jamais, appliqués à maintenir un pressing ultra resserré pour ralentir la remontée du ballon et bloquer la relance. Lucho n'existe pratiquement pas à la construction, pendant que Proment et Seube cavalent sur toute la largeur du terrain pour venir en aide à leur défense. Certes, les Caennais ne sont pas loin d'être paumés dans l'orientation qu'ils essaient de donner à leur jeu, mais ils tiennent pourtant la dragée haute à l'OM. Bulot a bien du mal à s'exprimer face à Azpi, mais Hamouma et Nabab répètent les efforts et insistent malgré les échecs. Le choix de Nabab en pointe, loin d'être évident au coup d'envoi, s'est plutôt avéré payant : Livio, malgré ses limites évidentes, apporte beaucoup de profondeur au jeu caennais et aurait pu, avec un peu plus d'expérience et de confiance en ses qualités, en profiter pour caler un pion en contre.<br/><br/>Du coup, ça chagne, ça cogne, ça attaque et ça canarde. Ce match, c'est le bruit et la fureur version ballon rond. Les Marseillais sont évidemment plus pressants, et surtout beaucoup plus dangereux, mais on sait les Caennais en mesure de mettre à mal la défense olympienne.  Hamouma, sur un exploit solitaire sur l'aile, est tout proche de trouver Nabab, qui a un peu oublié de couper au premier poteau. Nabab, en revanche, n'oublie pas de partir dans le dos de la défense en direction des cages de Mandanda quelques minutes plus tard avant d'être repris par Diawara. C'est chouette, c'est encourageant. Sauf que l'OM semble avoir déjà compris, après vingt minutes de jeu, où frapper. Sur une transmission assez anodine sur le flanc gauche de la défense caennaise, Amalfitano enrhume Raineau et adresse un centre-tir dévié qui atterrit sur la barre, sur une jolie parade de Thébaux. André Ayew est seul pour marquer dans le but vide. 0-1.<br/><br/>Sauf que Malherbe a retenu les leçons bordelaises. Quand on encaisse un but face à une équipe qui sort à peine d'une période assez délicate, il s'agit de réagir vite, de frapper fort et avec justesse, histoire de faire douter l'ennemi. Hamouma prend sa chance de loin, Mandanda foire gentiment son arrêt, et sa faute de main profite à Nabab, qui s'est précipité pour récupérer le cuir et qui oblige le portier marseillais à une intervention désespérée qui le déséquilibre, provoquant le penalty. Voilà, Livio semble avoir compris ce que Francky attend de lui : mettre sa vitesse et son agilité au service de sa soif de ballons. Du coup, en l'absence de Nivet, le Nez expédie la gonfle en pleine lucarne et annule l'avantage des Marseillais deux minutes à peine après l'ouverture du score. 1-1. <br/><br/><b>La fuite des talents.</b><br/><br/>La fin de la première mi-temps est plus ouverte que jamais. Marseille est dangereux à chaque incursion dans le camp caennais et sur chaque coup de pied arrêté. Les offensives caennaises, plus rares mais plus imprévisibles, demeurent prometteuses. Nabab est ainsi tout près de trouver Frau à la suite d'un raid rondement mené sur l'aile droite. En vérité, c'est surtout le Nez qui s'est loupé, mais peu importe... Le ballon file d'une surface à l'autre, les deux défenses ont toutes les peines du monde à se replacer. Chez nous, c'est un peu une coutume maison, le replacement en pagaille, mais Deschamps semble un peu plus furax en voyant ses défenseurs livrés à eux-mêmes toutes les trois minutes. Du coup, à la mi-temps, il resserre les boulons.<br/><br/>La seconde période reprend sur les mêmes bases, Caen évoluant même un peu plus haut sur le terrain et s'exposant donc davantage aux contres marseillais. Et voilà que Diawara et les Ayew brothers traversent le terrain en quelques enjambées, initiant un mouvement collectif sublime conclu d'un plat du pied plein de sang froid de la part de Jordan. 1-2. Cette fois, la messe est dite. Malherbe ne lâchera jamais l'affaire, mais n'arrivera pas non plus à se procurer d'énormes occasions. Trop irréguliers dans l'effort, trop peu impliqués dans un mouvement collectif soutenu, les Francky Boyz donnent l'impression de jouer les uns après les autres, et non ensemble. Hamouma et Nabab, définitivement les deux Caennais les plus dangereux, loupent tous les deux le cadre, mais manquent surtout de soutien. Frau ne sert pas à grand-chose, quelle que soit la configuration de jeu ou le module mis en place : proche d'un Niang ou d'un Traoré, ou libéré grâce à l'activité d'un Nabab, il n'est jamais assez disponible, ou prompt à initier un quelconque mouvement. Caen ne joue pas si mal, mais tout ce qu'entreprend la bande à Dumas semble vain. Sans doute manque t-il un joueur de volume proche des cages pour soutenir Nabab - un joueur que ne sera décidément jamais Frau... Mais Marseille est surtout très solide, se repliant de plus en plus habilement à mesure que le temps s'écoule et que les Caennais s'épuisent.<br/><br/>Après une dernière occase signé Amalfitano, qui loupe une talonnade un brin prétentieuse alors que Gignac se serait bien goinfré un caviar en retrait, et une sortie prématurée pour l'attaquant international, qui est donc à peu près aussi maudit qu'un Mevlut Erdinç, Marseille s'impose donc logiquement 2 buts à 1. Encore une déconvenue, pour les Caennais, qui ont la chance de ne pas perdre une seule place au classement malgré l'embouteillage en deuxième partie de tableau. Comme un signe que cette défaite face à l'OM ne doit pas faire douter les Francky Boyz, qui ont finalement disputé une belle partie et qui n'ont eu que peu de marge de manoeuvre. De toute façon, cette année, Caen perd contre tout ce qui est plus fort et gagne contre tout ce qui est plus faible. Il va juste falloir choper les trois points vite fait pour se persuader pour de bon que ce Malherbe-là ne connait plus la crise.<br/><br/><i>"INSTANTANÉMENT COMME ÇA / REPRENDRE DE VOLÉE D'AUSSI LOIN / COMME ELLE VIENT"</i><br/><br/><strong>Bande-son du jour :</strong> <i>They say</i>, de Scars on Broadway, sur le disque éponyme.<br/><br/>---------------------<br/><br/><b>Les notes :</b><br/><br/><b>Thébaux [5] :</b> peut-être un peu prompt à se jeter sur le premier but, mais bon...<br/><br/><b>Vandam [4] :</b> un match finalement assez anonyme. Il ne fut pas aussi menacé que Raineau, mais n'a pas non plus allégé la charge de travail de ses partenaires dans l'axe ou proposé quelque chose d'intéressant devant.<br/><br/><b>Raineau [1] :</b> une première mi-temps plus désastreuse que jamais, où il se montra d'une fébrilité ahurissante à chaque prise de balle et au cours de laquelle il mit constamment en danger ses partenaires. D'après un lecteur de Malherbe's Poetry, qu'on serait tentés de croire, le bon Alex n'a réussi sa première passe qu'après trente minutes de jeu... Plus tranquille et plus serein après la pause,  il a pourtant définitivement convaincu son petit monde qu'il n'avait rien à faire à ce niveau. Comment a-t-on pu l'imaginer un seul instant, d'ailleurs ?<br/><br/><b>Heurtaux [5] :</b> bousculé par les frangins Ayew, il n'a pas manqué de placer quelques jaillissements qui vont bien sans pour autant manquer de sérieux derrière.<br/><br/><b>Sorbon [4] :</b> un match compliqué pour Jérém', malmené par les frangins, et plus hésitant que jamais sur chaque intervention. En même temps, l'aligner dans l'axe pour un tel match, c'est franchement pas un cadeau que lui faisait Dumas.<br/><br/><b>Seube [6] :</b> un match à la hauteur de l'idole, tout en cheveux au vent et en interventions couillues. <br/><br/><b>Proment [5] :</b> notre G.I. a tendance à s'éteindre après la mi-temps quand il est titulaire, mais son activité et ses qualités au combat associées à celles de Seube sont appréciables. C'est beau, la violence, parfois.<br/><br/><b>Frau [4] :</b> ah ça, il tire vachement bien les pénos. Et parfois, il est bien placé au centre, c'est vrai. Pour le reste, circulez, y a rien à voir.<br/><br/><b>Hamouma [6] :</b> Romain n'est toujours pas au niveau de ses prestations entre janvier et juin, mais il continue de mettre les défenses adverses sous pression et manque cruellement d'un soutien de poids devant.<br/><br/><b>Bulot [3] :</b> il n'a pas vraiment existé, face à  un Azpilicueta <i>on fire</i>. <br/><br/><b>Nabab [6] :</b> un bon match, finalement. C'est certain qu'il ne faut pas compter pour lui pour récupérer un ballon dans le rond central et aller marquer, même s'il court vite. Mais son activité et sa recherche de profondeur ont été une bénédiction pour le SMC, qui n'avait pas fait preuve d'autant de variété dans ses offensives depuis bien longtemps. Reste à être réaliste, maintenant.<br/><br/><b>Nivet [5] :</b> une rentrée honnête, dans un match bien animé.<br/><br/><b>Niang [4] :</b> il paraît qu'il a compris plein de choses et qu'il va revenir encore plus fort. Moi aussi, j'attendais beaucoup des <i>Bronzés 3</i>. Et puis non. <br/><br/><b>Traoré [8] :</b> dans le doute, mettons-lui une bonne note. Quand il partira finir sa carrière aux États-Unis, on se souviendra de lui comme on se rappelle de Priou ou de Horlaville. <br/><br/>---------------------<br/><br/><b>Tous les scores :</b><br/><br/>Caen 1-2 Marseille<br/><br/>Ajaccio 2-3 Lille<br/><br/>Brest 2-2 Saint-Étienne<br/><br/>Dijon 0-0 Sochaux<br/><br/>Évian TG 2-1 Valenciennes<br/><br/>Montpellier 4-0 Lorient<br/><br/>Nice 2-0 Rennes<br/><br/>Bordeaux 2-0 Nancy<br/><br/>Paris SG 3-2 Auxerre<br/><br/>Lyon 3-2 Toulouse<br/><br/>-------------<br/><br/><strong>Le classement :</strong><br/><br/>| 1. Montpellier | 36 pts | (+19) |
| 2. Paris SG | 33 pts | (+12) |
| 3. Lille | 31 pts | (+12) |
| 4. Lyon |	29 pts | (+9) |
| 5. Rennes | 28 pts | (+6) |
| 6. Toulouse | 26 pts | (+2) |
| 7. Marseille | 24 pts | (+6) |
| 8. Saint-Étienne | 24 pts | (0) |
| 9. Lorient | 23 pts | (-1) |
| 10. <b>Caen | 19 pts | (-2)</b> |
| 11. Évian TG | 19 pts | (-2) |
| 12. Bordeaux | 19 pts | (-2) |
| 13. Sochaux | 18 pts | (-9) |
| 14. Dijon | 18 pts | (-12) |
| 15. Brest | 16 pts | (-1) |
| 16. Auxerre | 15 pts | (-4) |
| 17. Valenciennes | 14 pts | (-3) |
| 18. Nice | 14 pts | (-3) |
| 19. Nancy | 14 pts | (-8) |
| 20. Ajaccio | 8 pts | (-19) |<br/><br/>------------------------<br/><br/><strong>Du côté du Facebook de Malherbe's Poetry :</strong><br/><br/><strong>Arsène :</strong> "Les frères Ayew, c'est autre chose que les frères Tanguy..."<br/><br/><strong>Sébastien :</strong> "Corner pour nous et 20 secondes plus tard, but marseillais... Y a rien à dire, on est encore trop naïfs."<br/><br/><strong>Sébastien :</strong> "C'est moi ou tous les mecs qui jouent milieu droit flambent face à nous ?"
--------------------<br/><br/><a href="http://www.facebook.com/?ref=home#!/pages/Malherbes-Poetry/373371127114?ref=ts">Retrouvez Malherbe's Poetry sur Facebook !</a><br/><br/>Et maintenant, Malherbe's Poetry est aussi sur Twitter ! (@MalherbesPoetry)]]></content:encoded>
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		<title><![CDATA[Scapulaires maussades]]></title>
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Girondins de Bordeaux (18) - Stade Malherbe de Caen (9) : 2-0 

15e journée de Ligue 1

Dernier affrontement : Bordeaux 1-2 Caen (2011)

Buteurs : Gouffran, Modeste

Arbitre : M. Castro. Qui n'a pas eu grand-chose à foutre, il faut bien le dire...

Spectateurs... : 17 265. 

Rassasiés par le spectacle ? : 1/5. Un match chiant comme la pluie, sans rythme et sans suspense.

Le geste du match : la frappe en première intention du Gouff' qui va se loger dans le petit filet et qui permet à Bordeaux d'ouvrir&nbsp;...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<!-- sofoot --><b>Girondins de Bordeaux (18) - Stade Malherbe de Caen (9) : 2-0</b> <br/><br/><i>15e journée de Ligue 1</i><br/><br/><i>Dernier affrontement : Bordeaux 1-2 Caen (2011)</i><br/><br/><b>Buteurs :</b> Gouffran, Modeste<br/><br/><b>Arbitre :</b> M. Castro. Qui n'a pas eu grand-chose à foutre, il faut bien le dire...<br/><br/><b>Spectateurs... :</b> 17 265. <br/><br/><b>Rassasiés par le spectacle ? :</b> 1/5. Un match chiant comme la pluie, sans rythme et sans suspense.<br/><br/><b>Le geste du match :</b> la frappe en première intention du Gouff' qui va se loger dans le petit filet et qui permet à Bordeaux d'ouvrir le score. Un geste d'attaquant en forme, synonyme immédiat de succès, tant les Caennais n'ont jamais pu relever la tête.<br/><br/><b>L'anti-geste du match :</b> le contrôle foireux de Molla Wagué, qui joue avec le feu au lieu de placer une bonne tête des familles pour écarter le danger et qui permet à Modeste de sceller le destin de la rencontre. On va mettre ça sur le compte de l'inexpérience, mais c'est très embarrassant.<br/><br/><b>L'homme du match :</b> Yoan Gouffran. Un superbe match de notre ancien prodige, qui s'est trouvé impliqué dans tous les bons coups des Girondins, qui a multiplié courses en avant, enchaînements efficaces et tentatives dangereuses. En fait, Yo ne s'épanouit qu'au sein d'une équipe qui joue le maintien. S'il jouait à Ajaccio, il serait sur la liste des nominés au Ballon d'Or.<br/><br/><b>L'anti-homme du match :</b> on a l'embarras du choix côté normand, entre un Nivet en-dessous de tout, un Niang de pacotille, et un Raineau qui est définitivement largué.<br/><br/><b>Compos :</b><br/><br/><i>Bordeaux : Carrasso, Henrique, Planus, Tremoulinas, Sané, N'Guemo, Maurice-Belay, Plasil, Saivet, Gouffran, Bellion ; F. GILLOT<br/><br/>Caen : Thébaux, Vandam, Wagué, Leca, Raineau, Nivet, Seube, Hamouma, Frau, Bulot, Niang ; F. DUMAS</i><br/><br/>--------------<br/><br/><b>Novembre gris.</b><br/><br/>Franck Dumas est un être formidable. Imaginez que vous tenez un blog sur le Stade Malherbe, que vous venez de vous fader un match insipide de votre équipe préférée partie folâtrer en Gironde, et que vous vous régalez déjà à l'idée de rattraper ce triste spectacle par un papier fracassant, drôle et piquant, impétueux et impertinent, censé rendre le sourire aux âmes meurtries par une partie si désastreuse. Et puis voilà le coach Dumas qui se pointe en conférence de presse, et qui lâche, sourire aux lèvres : "<i>C'était un bon match de merde de notre part. Ça aurait pu arriver avant, donc on ne va pas se plaindre que ce ne soit pas arrivé avant la 15e journée. [...] La seule ambition qu'on a eue aujourd'hui est d'avoir fait le déplacement. Même moi j'avais l'impression d'être à côté du banc, même pas sur le banc</i>."<br/><br/>Voilà. Comme ça, tout est dit. Merci Francky, c'est bon. La chouette introduction que je vous avais concoctée n'a donc plus lieu d'être. Caen a disputé son match le plus pathétique de la saison, à tous points de vue. Dumas encore : "<i>Si les journalistes mettent plus de 4 à l'un de mes joueurs, à part Alexis Thébaux, il faudra qu'on m'explique...</i>" Pourtant, ce déplacement en terres girondines aurait pu (dû ?) être l'occasion de réaliser un très bon coup. Bordeaux n'avait jamais remporté le moindre match à domicile cette saison, et ne s'est pas montré spécialement à son avantage contre une équipe aussi moribonde que l'était Malherbe samedi.<br/><br/>Les Francky Boyz se sont donc vautrés dans les grandes largeurs. On n'a absolument rien vu de positif, pour tout dire. Aucune cohérence défensive, aucune amélioration dans le repli défensif, aucune énergie en attaque, aucun bloc-équipe, et pire que tout, aucune volonté. Et pour tout dire, c'est assez inquiétant. Après les deux points de perdus à Ajaccio, la faute à un manque de ténacité et de sérieux jusque dans les derniers instants de la rencontre, Caen s'est de nouveau viandé pour son second match à l'extérieur consécutif. Et quand Malherbe montre quelques faiblesses à l'approche des premières neiges hivernales, on voit ressurgir le spectre du trou noir de Noël qui peut durer jusqu'en avril... Fatalement.<br/><br/><b>Gouffran direct.</b><br/><br/>Bon, à la rigueur, si on peut tirer une satisfaction de cette rencontre, c'est celle d'avoir vu notre petit Yoan sous son meilleur jour. Le numéro 9 bordelais fut sans conteste le meilleur joueur sur la pelouse, dynamitant l'arrière-garde caennaise à chaque accélération, visiblement déterminé à prouver à ses anciens petits camarades combien il avait grandi. En revanche, au vu de la partition délivrée par les Normands, pas sûr qu'il envisage de revenir enquiller de la cagette dans son club formateur un jour. Tâchons de faire court : Raineau s'évertue à prouver match après match qu'il n'a pas le niveau de la Ligue 1 (ni même de la Ligue 2) et qu'il veut reconquérir son poste d'éternel remplaçant, Vandam fait tout à l'envers, Hamouma n'en finit plus de ne pas confirmer, Bulot continue d'alterner le chaud bouillant et le froid polaire, Niang a 16 ans, Nivet et Frau semblent avoir 60 piges chacun et ne savent plus jouer au football. Voilà. Avouez qu'il aurait été assez exceptionnel de repartir de Chaban avec les trois points dans un tel contexte - et puis, on  leur a déjà fait <a href="http://www.sofoot.com/blogs/smcaen/le-casse-du-siecle-137565.html">le coup</a> au mois de février, franchement, ça aurait été un peu redondant, non ?<br/><br/>Pendant une première mi-temps aussi passionnante qu'un film indépendant bulgare sous-titré en Roumain, les Francky Boyz ont eu la chance d'être confrontés à une équipe dont la médiocrité égalait à peu près la leur. Légèrement dominateurs mais incapables de s'organiser offensivement, les Bordelais ne peuvent compter que sur des prises de risque individuelles et plus encore, sur les solutions proposées par Bellion et Gouffran sur toute la largeur du terrain, le premier multipliant les courses croisées pour libérer de l'espace dans l'axe, le second enchaînant les courses vers l'avant et offrant ainsi énormément de profondeur à ses partenaires. Caen n'a ni la mobilité ni la créativité nécessaires pour anticiper des trajectoires de passes pourtant simples à lire. Seube court sans réfléchir, chacune des courses de Nivet semble vouloir dire à sa place qu'il en a plein le cul, et les ailiers ne sont ni correctement servis, ni assez motivés pour se replier intelligemment. En clair, les Caennais sont là, mais n'ont jamais semblé concernés.<br/><br/>En fait, tout cela ressemblait à s'y méprendre à une partie de Subbuteo : il n'y a rien qui bouge sur le tapis vert, et une fois de temps en temps, il y un mec qui accélère pour aller s'encastrer dans la défense d'adverse parce qu'il n'a aucun soutien ni aucune possibilité de passe. Bon sang, mais c'est bien sûr : pour rendre n'importe quel match intéressant, il suffit de changer la perspective. J'vous jure, une fois que j'avais pensé au Subbuteo, ce Bordeaux - Caen était tout à fait génial. Imaginer le Gouff', monté sur une demi-sphère, s'infiltrer entre un Leca instable, un Seube renversé le côté et un Wagué à qui il manque la tête (oui, les figurines du Subbuteo n'étaient pas très solides), puis glisser en six mètres sous le regard contrit d'un Thébaux en plastique, c'était une expérience de l'absurde inoubliable. Beckett aurait adoré le Subbuteo. Et plus encore le Stade Malherbe de Caen.<br/><br/>Bref, en première période, rien ou presque à se mettre sous la dent... Côté caennais : un pruneau d'Agen (en forme de reprise de volée) signé Hamouma et une bêtise de Cambrai from Frau. Côté bordelais : un Mistral Gagnant qui souffle au ras du montant signé Plasil et quelques friandises acidulées de l'ami Gouffran. Lequel a tout compris au micro de Canal, à la mi-temps : "<i>On joue trop bas. Il va falloir prendre des risques en seconde période...</i>" À croire que c'est lui qui a fait le speech dans les vestiaires...<br/><br/><b>Contrôle désorienté.</b><br/><br/>Dès le retour des vestiaires, on a tout de suite compris que le point du match nul défendu mollement par les Francky Boyz n'était plus qu'en sursis.	Bordeaux joue plus haut, Bordeaux joue plus direct, Bordeaux joue mieux. Pas vraiment menacés en contres, les Girondins s'installent dans le camp des Normands. Gouffran et Bellion ne sont pas vraiment sur la même longueur d'onde, mais arrivent néanmoins à se trouver aisément, tant la défense caennaise est à la rue. Le Gouff' lance une première fois l'ancien Mancunien vers les cages de Thébaux, c'est presque parfait, mais la frappe de Bellion, elle, n'est pas cadrée. Et puis deux minutes, plus tard, c'est le drame. Touche bordelaise, tête catastrophique plein axe de Seube, récupération de Bellion, trois défenseurs se précipitent (Wagué, Leca et Vandam, pour ne pas les citer), oubliant complètement Gouffran, idéalement servi et impeccable au moment d'envoyer une frappe tendue dans le petit filet. 1-0, quoi de plus logique ?<br/><br/>Pendant quelques minutes, on a imaginé que l'ouverture du score girondine allait au moins provoquer une certaine réaction d'orgueil chez les Francky Boyz, comme à Ajaccio. Peau de balle, finalement. Caen n'y était tout simplement pas. Gouffran est tout près de planter son deuxième doublé de la saison au terme d'une course folle et d'une frappe bien détournée par Thébaux. On s'emmerde toujours autant, parce que Caen joue de plus en plus mal, et Bordeaux a toutes les peines du monde à asseoir et concrétiser sa domination. Sans compter que Modeste est rentré...<br/><br/>Bon, là, encore une fois, je suis bien emmerdé, parce que j'avais prévu un petit passage de 1 000 caractères moquant allègrement Anthony Modeste, le Moussilou bordelais. Tu parles, il a fallu que Wagué vienne tout foutre en l'air. Un ballon anodin, un contrôle lamentable, et voilà Modeste qui chope le cuir gaiement et qui s'en va placer un plat du pied à la Henry pour doubler la mise, hop, 2-0. Heureusement, Modeste a profité des dix minutes restantes pour démontrer son réel potentiel, notamment en restant en position de hors-jeu du début à la fin d'une action des plus dangereuses, à la conclusion de laquelle Saivet finit par marquer avant de voir son but être refusé pour une position illicite de l'autre blaireau. J'vous jure, le jour où Maazou et Modeste vont fusionner, il risque d'arriver quelques bricoles à la Ligue 1, c'est moi qui vous le dis.<br/><br/>Quel ennui, mes amis ! Caen a donc retrouvé son statut de briseur de mauvaises séries - pour le plus grand plaisir de Bordelais qu'on n'a jamais vus si faibles depuis quelques années. Doit-on s'inquiéter pour le Stade Malherbe, alors ? Difficile à dire... Un non-match comme celui face à Bordeaux n'apporte finalement que très peu d'enseignements exploitables pour la suite. À la rigueur, on a eu la confirmation que cette équipe n'avait pas de leader, que personne sur le pré n'était capable d'entraîner ses petits camarades sur un élan positif. Caen reste 10e, et les autres candidats au maintien rivalisent d'imagination au concours de l'irrégularité. Mais il va falloir que les Boyz montrent d'autres arguments face à l'OM, avide de poursuivre sa bonne série actuelle. Plus qu'un résultat, on attend des Caennais qu'ils retrouvent un peu de volonté et de rage...<br/><br/><i>"INSTANTANÉMENT COMME ÇA / REPRENDRE DE VOLÉE D'AUSSI LOIN / COMME ELLE VIENT"</i><br/><br/><strong>Bande-son du jour :</strong> <i>J'arrive</i>, de Joey Starr, sur le disque <i> Gare au Jaguar</i>.<br/><br/>---------------------<br/><br/><b>Les notes :</b><br/><br/>Cette semaine, les totems chez les scouts de nos amis caennais : <br/><br/><b>Thébaux [5] :</b> Tigre furieux.<br/><br/><b>Vandam [3] :</b> Cygne coulant.<br/><br/><b>Raineau [2] :</b> Renard obèse.<br/><br/><b>Leca [5] :</b> Grizzly narcoleptique.<br/><br/><b>Wagué [5] :</b> Orque myope.<br/><br/><b>Seube [5] :</b> Babouin aveugle.<br/><br/><b>Nivet [2] :</b> Chat aplati (sur la route).<br/><br/><b>Frau [2] :</b> Limace rabougrie.<br/><br/><b>Hamouma [3] :</b> Hibou filou.<br/><br/><b>Bulot [3] :</b> Marcassin flamboyant.<br/><br/><b>Niang [2] :</b> Panda mutant.<br/><br/><b>Deroin [1] :</b> Canari fleuri.<br/><br/><b>Nangis [3] :</b> Hippocampe pané. <br/><br/><b>Traoré [4] :</b> Lion super aigri.<br/><br/>---------------------<br/><br/><b>Tous les scores :</b><br/><br/>Nancy 1-2 Dijon<br/><br/>Bordeaux 2-0<br/><br/>Marseille 3-0 Paris SG<br/><br/>Sochaux 1-3 Montpellier<br/><br/>Rennes 3-2 Évian TG<br/><br/>Saint-Étienne 3-1 Ajaccio<br/><br/>Toulouse 2-0 Valenciennes<br/><br/>Lille 2-0 Brest<br/><br/>Lorient 1-0 Nice<br/><br/>Auxerre 0-3 Lyon<br/><br/>
-------------<br/><br/><strong>Le classement :</strong><br/><br/>| 1. Montpellier | 33 pts | (+15) |
| 2. Paris SG | 30 pts | (+11) |
| 3. Lille | 28 pts | (+11) |
| 4. Rennes |	28 pts | (+8) |
| 5. Lyon | 26 pts | (+8) |
| 6. Toulouse | 26 pts | (+3) |
| 7. Lorient | 23 pts | (+3) |
| 8. Saint-Étienne | 23 pts | (0) |
| 9. Marseille | 21 pts | (+5) |
| 10. <b>Caen | 19 pts | (-1)</b> |
| 11. Sochaux | 17 pts | (-9) |
| 12. Dijon | 17 pts | (-12) |
| 13. Évian TG | 16 pts | (-3) |
| 14. Bordeaux | 16 pts | (-4) |
| 15. Brest | 15 pts | (-1) |
| 16. Auxerre | 15 pts | (-3) |
| 17. Valenciennes | 14 pts | (-2) |
| 18. Nancy | 14 pts | (-6) |
| 19. Nice | 11 pts | (-5) |
| 20. Ajaccio | 8 pts | (-18) |<br/><br/>------------------------<br/><br/><strong>Du côté du Facebook de Malherbe's Poetry :</strong><br/><br/><strong>Arsène :</strong> "Je ne sais pas ce qui est le plus dur: se dire que c'est la première victoire de Bordeaux chez eux ou s'être pris un but par Modeste."<br/><br/><strong>Florian :</strong> "Faut pas être alarmiste non plus. Sur les 3 derniers matchs on prend 4 points sur 9 possibles. Il en reste 12 jusqu'à la trêve. Si on en prend 6 on n'est pas mal."<br/><br/><strong>Simon :</strong> "Franckie a perdu un pari pour nous infliger les pré-retraités Nivet et Deroin ?"<br/><br/><strong>Ludovic :</strong> "Ouf ! Enfin on relance une équipe en difficulté ! L'espace d'un mois ou deux j'ai crut qu'on était entrain de détruire tout ce qu'on c'était cassé le cul a forger l'an dernier et les années auparavant."<br/><br/>--------------------<br/><br/><a href="http://www.facebook.com/?ref=home#!/pages/Malherbes-Poetry/373371127114?ref=ts">Retrouvez Malherbe's Poetry sur Facebook !</a><br/><br/>Et maintenant, Malherbe's Poetry est aussi sur Twitter ! (@MalherbesPoetry)]]></content:encoded>
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		<item>
		<title><![CDATA[Attaque de corsaires]]></title>
		<link><![CDATA[http://www.sofoot.com/attaque-de-corsaires-148650.html]]></link>
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		<dc:creator>SoFoot</dc:creator>
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Athletic Club Ajaccien (20) - Stade Malherbe de Caen (9) : 2-2 

14e journée de Ligue 1

Dernier affrontement : Ajaccio 2-0 caen (2010)

Buteurs : Ilan, André pour Ajaccio, Wagué, Nangis pour Caen

Arbitre : M. Moreira. "Putain, qu'est-ce que tu devenais, Daniel ? Ça fait plaisir, de te revoir... Bah oui, les enfants vont bien... Sandrine aussi, oui. Dis-moi, tu m'expliques comment tu fais pour être encore plus mauvais en tant qu'arbitre qu'en tant que joueur en fin de carrière ? Nan parce que le pé&nbsp;...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<!-- sofoot --><b>Athletic Club Ajaccien (20) - Stade Malherbe de Caen (9) : 2-2</b> <br/><br/><i>14e journée de Ligue 1</i><br/><br/><i>Dernier affrontement : Ajaccio 2-0 caen (2010)</i><br/><br/><b>Buteurs :</b> Ilan, André pour Ajaccio, Wagué, Nangis pour Caen<br/><br/><b>Arbitre :</b> M. Moreira. "Putain, qu'est-ce que tu devenais, Daniel ? Ça fait plaisir, de te revoir... Bah oui, les enfants vont bien... Sandrine aussi, oui. Dis-moi, tu m'expliques comment tu fais pour être encore plus mauvais en tant qu'arbitre qu'en tant que joueur en fin de carrière ? Nan parce que le péno, à la limite, je veux bien... T'as passé deux semaines en Corse cet été, t'as enchaîné avec une semaine en Normandie, chez les beaux-parents, bon, normal, je comprends tu veuilles marquer le coup aujourd'hui. Par contre, que tu laisses cavaler l'autre petite saloperie d'André, là, alors qu'il saccage les pattes des joueurs en face, t'es gentil, mais y a pas marqué Parti Socialiste, là !"<br/><br/><b>Spectateurs... :</b> 5 225. J'vous jure, ça valait la peine que les Ajacciens se cassent le cul à remonter en Ligue 1... Du coup, ils ont décidé de retourner fissa en Ligue Underground. C'est que ça a la rancune tenace, un Corse.<br/><br/><b>Rassasiés par le spectacle ? :</b> 3/5. Pas le match de l'année, mais encore 4 pions à déguster. Décidément, en ce moment, c'est Francky qui régale.  <br/><br/><b>Le geste du match :</b> le plongeon Actors Studio © d'André, qui profite d'un léger contact avec Leca pour s'écrouler deux secondes plus tard, comme un Bosniaque frappé par une balle de Dragunov dans Sniper's Valley. Du très grand art, justement récompensé d'un penalty par sieur Moreira, qui offre également un carton jaune à Greg Leca pour un second rôle inoubliable.<br/><br/><b>L'anti-geste du match :</b> la fine relance de Leyti N'Diaye, qui invente la "air reprise de volée à 180° freestyle". Ou comment transformer une passe <i>a priori</i> anodine de Leca en ouverture beckhamesque pour Nangis. Le football n'est pas qu'une affaire d'hommes, c'est aussi un espace d'expression pour artistes en tous genres.<br/><br/><b>L'homme du match :</b> André, évidemment. Un penalty obtenu comme un p'tit filou en s'écrasant comme un yahourt dans la surface caennaise, un tacle comme on en voit que dans les abattoirs (visitez ceux de Rungis, vous verrez peut-être Cyril Rool et Francis Llacer mettre à mort des boeufs par dizaines à coups de crampons de 18 dans les flancs) et un but qui ne doit rien à personne pour finir.<br/><br/><b>L'anti-homme du match :</b> Raineau. La blague a assez duré, là, non ?<br/><br/><b>Compos :</b><br/><br/><i>Ajaccio : Debès, Poulard, Bouhours, Diawara, N'Diaye, Cavalli, André, Pierazzi, Sammaritano, Lasne, Ilan ; O. PANTALONI<br/><br/>Caen : Thébaux, Vandam, Heurtaux, Leca, Raineau, Proment, Seube, Hamouma, Nangis, Bulot, Traoré ; F. DUMAS</i><br/><br/>--------------<br/><br/>"Eh, dis, Romain, d'après toi, quand un sourd-muet pète, il sait que ça fait du bruit ?"<br/><br/>C'est la dernière chose que j'ai entendue avant que le tonnerre éclate. Raineau avait appuyé sur la touche pause de sa GameBoy Color, et m'avait posé cette question, le plus sérieusement du monde. Ça fait un moment que j'avais vu qu'il hésitait à me demander un truc, et du coup, j'étais un peu rassuré, parce que je m'imaginais déjà un truc du genre "C'est quoi un contrôle orienté ? C'est quand on fait un contrôle en direction de l'est ?" ou "Tu crois qu'on peut faire flamber un Flamby ?". C'est pour ça que j'aime bien m'asseoir à côté d'Alexandre, dans le bus. Parce qu'il dit des conneries, mais il hésite vachement avant de se lancer, et ça donne le temps de s'y préparer. Comme quand il défend sur son ailier, voilà. Il y va gaiement, mais le temps qu'il finisse par se jeter, l'autre gars est déjà en train de courir vers son kop les bras en l'air pour fêter son but.<br/><br/>Dès les premiers tirs, dès les premiers éclats et ricochets sur la carlingue du bus, nous nous jetâmes à terre. Certains furent plus rapides que d'autres, certes : alors que le p'tit Mollusque, venu en Corse avec la ferme intention de se préserver pour les matches contre Bordeaux et Marseille, se recroquevillait à la vitesse de l'éclair, comme il réalise un appel/contre-appel, Franck Dumas, lui, préféra se laisser tomber dans l'allée centrale du bus, mais eut la mauvaise surprise de rebondir et de s'en aller rouler jusqu'au fond du bus, sur les genoux de Pablo Barzola. Francky n'eut même pas le temps de lui demander ce qu'il foutait encore là... Une première vitre éclata, tout près de l'oreille de Branko Lazarevic, qui avait fait le déplacement pour déconner, vu qu'il n'était pas sur la feuille de match. Branko ne moufta pas. Il leva les yeux de sa biographie de Jack l'Éventreur, attrapa une pleine poignée d'éclats de verre qu'il porta à sa bouche aussitôt, et mâcha avec vigueur, les yeux injectés de sang, en regardant nos agresseurs d'un air de défi.<br/><br/>C'est alors qu'un cri résonna, pas loin du chauffeur. Nous sûmes tout de suite qui était touché : c'était le petit Nangis, qui s'installe toujours au premier rang du bus, avec le sac plastique que sa maman lui donne avant chaque déplacement, "au cas où". Lenny (oui, il s'appelle Lenny, en hommage à Lenny Viennot, sauf qu'en fait c'est Nelly, mais c'est presque pareil), Lenny, disais-je, ne s'était même pas rendu compte qu'il se passait quelque chose d'inhabituel avant de se ramasser un caillou dans la tempe. Il écoutait gentiment le dernier album de Justin Bieber sur son lecteur MP3, et vlan, il a pris un galet en plein dans la poire. Je peux vous dire que ça l'a couché net. Déjà qu'il est le seul de l'équipe à être capable de perdre un duel physique avec Raineau, alors avec un caillou, laisse tomber, il avait aucune chance.<br/><br/>Dehors, la cadence des tirs a redoublé. Notre chauffeur, un Corse, visiblement, continuait à négocier son créneau sur le parking du stade François Coty, comme si de rien n'était. Enfin si, quand il a vu Nangis tomber comme un petit sac de petites patates, juste à côté de lui, il a grommelé "Ah, ces jeunes du Continent..." ou quelque chose comme ça. Lenny s'est réveillé quelques secondes plus tard, il s'est redressé brusquement, et il a commencé à nous parler en Espagnol ou j'sais pas quoi (il disait "Soy Leo Messi! Soy Leo Messi!), il était comme possédé...<br/><br/>C'était le chaos, le vrai. Traoré hurlait pour qu'on le laisse revoir sa Normandie, Vandam pleurait et voulait qu'on le renvoie à Lille, Thébaux avait enfilé ses gants et enchaînait les parades décisives sur les cailloux en déclarant que les vitres du bus étaient aussi perméables que sa défense, Leca s'était réfugié sur les genoux de Branko, et ils hurlaient tous les deux, mais je crois que Branko gueulait sur Leca pour lui demander de dégager, Seube, bon, lui, les cailloux tentaient de le contourner pour ne pas abîmer l'idole, donc il s'en foutait. Et puis il y avait Niang, à l'arrière, à qui on essaie de faire croire depuis six mois qu'il a signé à Chelsea (c'est pas facile, faut s'organiser, et quand il est dans la pièce, on doit tous s'appeler par de faux noms, du genre "Tiens, salut Fernando Torres ! - Eh mais c'est mon ami John Terry, comment vas-tu ?", c'est assez marrant) et qui souriait, ravi de se frotter enfin aux hooligans anglais.<br/><br/>On a fini par arriver au stade à peu près intacts. Enfin, c'est ce qu'on croyait. Quand après la mi-temps, on a pris un but et qu'on a regardé le tableau d'affichage, où il était écrit qu'on était menés 1-0 sur le terrain de la lanterne rouge, honnêtement, on a tout de suite imaginé que certains d'entre nous souffraient de séquelles gravissimes. Et puis Wagué a marqué. Encore un corner. Le quatrième en trois matches. C'est tellement incongru, comme situation, je sais pas si vous avez vu les images, mais quand on s'attroupe autour de Molla pour le féliciter, on est tous à moitié morts de rire. Faut croire que ça a pas mal déstabilisé Ajaccio aussi, parce que leur défenseur qui ressemble à rien, là, N'Diaye, il s'est métamorphosé en concept flou, pour permettre à Lenny Nangis de marquer son premier but chez les pros (et il criait toujours "Soy Leo Messi ! Soy Leo Messi" au moment de célébrer son but). Bon, on a regardé de nouveau le tableau d'affichage, on a réfléchi au voyage du retour en bus, et on s'est dit que c'était peut-être pas une super idée de repartir avec les trois points, si c'était pour compter autant de cadavres dans le bus. Alors on a été sympas, on a laissé Ajaccio égaliser. Vous me direz, ils avaient plus besoin de ces points-là que nous, hein. <br/><br/>Pas faux. Sauf qu'on va devoir se fader Bordeaux et Marseille, là. Girondins et Olympiens ne sont peut-être pas super en forme à l'heure actuelle, mais faut se méfier de l'eau qui dort. En attendant, on est toujours 9e, et on est tous rentrés vivants en Normandie.<br/><br/>
<i>"INSTANTANÉMENT COMME ÇA / REPRENDRE DE VOLÉE D'AUSSI LOIN / COMME ELLE VIENT"</i><br/><br/><strong>Bande-son du jour :</strong> <i>Independenza</i>, de IAM, sur le disque <i>L'école du micro d'argent - Réédition</i>.<br/><br/>---------------------<br/><br/><b>Tous les scores :</b><br/><br/>Lyon 1-2 Rennes<br/><br/>Toulouse 0-0 Lille<br/><br/>Ajaccio 2-2 Caen<br/><br/>Dijon 2-0 Bordeaux<br/><br/>Évian TG 2-1 Lorient<br/><br/>Nice 0-2 Saint-Étienne<br/><br/>Montpellier 1-0 Marseille<br/><br/>Brest 2-0 Sochaux<br/><br/>Valenciennes 2-1 Auxerre<br/><br/>Paris SG 0-1 Nancy<br/><br/>
-------------<br/><br/><strong>Le classement :</strong><br/><br/>| 1. Paris SG | 30 pts | (+14) |
| 2. Montpellier | 30 pts | (+13) |
| 3. Lille | 25 pts | (+9) |
| 4. Rennes |	25 pts | (+7) |
| 5. Lyon | 23 pts | (+5) |
| 6. Toulouse | 23 pts | (+1) |
| 7. Lorient | 20 pts | (+2) |
| 8. Saint-Étienne | 20 pts | (-2) |
| 9. <b>Caen | 19 pts | (+1)</b> |
| 10. Marseille | 18 pts | (+2) |
| 11. Sochaux | 17 pts | (-7) |
| 12. Évian TG | 16 pts | (-2) |
| 13. Brest | 15 pts | (+1) |
| 14. Auxerre | 15 pts | (0) |
| 15. Valenciennes | 14 pts | (-5) |
| 16. Nancy | 14 pts | (-13) |
| 17. Dijon | 14 pts | (-6) |
| 18. Bordeaux | 13 pts | (-6) |
| 19. Nice | 11 pts | (-4) |
| 20. Ajaccio | 8 pts | (-16) |<br/><br/>------------------------<br/><br/><strong>Du côté du Facebook de Malherbe's Poetry :</strong><br/><br/><strong>Jean-Baptiste :</strong> "Entre les loupés, les tacles à retardements, les relances en touche et les dégagements dans l'axe, il [Raineau] a la panoplie du parfait joueur de hockey, mais en aucun cas celle d'un joueur de foot! On devrait le proposer au HCC, il pourrait être utile… pour changer."<br/><br/><strong>Sébastien :</strong> "Par contre, pour caillasser le bus caennais, certains Corses savent cadrer..."<br/><br/><strong>Cyril :</strong> "L'opération maintien est en bonne voie et poursuit son cours, mais pour voir un peu plus haut, il faudra faire beaucoup mieux qu'hier soir."<br/><br/>--------------------<br/><br/><a href="http://www.facebook.com/?ref=home#!/pages/Malherbes-Poetry/373371127114?ref=ts">Retrouvez Malherbe's Poetry sur Facebook !</a><br/><br/>Et maintenant, Malherbe's Poetry est aussi sur Twitter ! (@MalherbesPoetry)]]></content:encoded>
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		<title><![CDATA[Comme un Malherbe d'antan...]]></title>
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		<dc:date><![CDATA[2011-11-09T14:48:00Z]]></dc:date>
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		<description><![CDATA[<img align="left" src="http://i.sofoot.com/IMG/img-comme-un-malherbe-d-antan-1318238016_x100_articles-148626.jpg">Recette de la moutarde de Dijon.
Stade Malherbe de Caen - Dijon FCO : 3-0 

13e journée de Ligue 1

Dernier affrontement : Dijon 1-1 Caen

Buteurs : Leca, Bulot, Frau.

Arbitre : M. Bastien. Trop d'interventions inutiles, des cartons pas toujours nécessaires... Un arbitre chiant, en fait. 

Spectateurs... : 14 387. À propos, Caen s'est glissé à la 3e position au championnat de France des tribunes, derrière Lille et Marseille. Je vous rappelle qu'on sort tout juste d'une grève des supporteurs, quand même. Alors je ne sais pas comment&nbsp;...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<!-- sofoot --><b>Stade Malherbe de Caen - Dijon FCO : 3-0</b> <br/><br/><i>13e journée de Ligue 1</i><br/><br/><i>Dernier affrontement : Dijon 1-1 Caen</i><br/><br/><b>Buteurs :</b> Leca, Bulot, Frau.<br/><br/><b>Arbitre :</b> M. Bastien. Trop d'interventions inutiles, des cartons pas toujours nécessaires... Un arbitre chiant, en fait. <br/><br/><b>Spectateurs... :</b> 14 387. À propos, Caen s'est glissé à la 3e position au championnat de France des tribunes, derrière Lille et Marseille. Je vous rappelle qu'on sort tout juste d'une grève des supporteurs, quand même. Alors je ne sais pas comment est fait ce classement à la con, et on ne va pas nier que ça fait plaisir, mais on a la preuve que c'est vraiment de la merde.<br/><br/><b>Rassasiés par le spectacle ? :</b> 5/5. Décidément, on ne s'ennuie pas, en ce moment, devant les matches du Stade Malherbe. Nul besoin d'un cador de la Ligue 1 en face pour avoir droit à du spectacle. Deux équipes joueuses, portées sur l'offensive, et capables de quelques maladresses dans le secteur défensif, ça suffit amplement pour assister à une très chouette rencontre, avec un paquet d'occasions de chaque côté et trois très jolis buts. <br/><br/><b>Le geste du match :</b> l'accélération-petit-pont de Romain Hamouma qui sert idéalement Frédéric Bulot, lequel enchaîne un contrôle en forme de roulette catalane et une frappe placée au premier poteau. Un café, du sucre, l'addition. Le plus joli but marqué à d'Ornano depuis un certain lob d'El Arabi.<br/><br/><b>L'anti-geste du match :</b> le placement absolument remarquable de la défense dijonnaise sur le dernier but. Pierre-Alain Frau, 1m75, est tout seul, isolé au milieu de quatre Bourguignons, et inscrit tranquillement son 3e pion de la saison. On en viendrait presque à se demander s'il n'y a pas une dérogation en Ligue pour que les défenses laissent marquer PAF au moins une fois par mois. Parce que ça commence à devenir troublant, là...<br/><br/><b>L'homme du match :</b> Frédéric Bulot. D'abord utilisé en tant qu'ailier électron libre, puis recadré défensivement par Franky Dumas, voilà que le mollusque s'invite au centre des opérations. Un coup de génie de la part de Don Dumas, tant Bulot aura traversé la rencontre en apesanteur. Deux passes décisives, un but magnifique, une conservation de balle exemplaire, de l'énergie, de la vitesse, des bons choix. À peu de choses près, le match parfait.<br/><br/><b>L'anti-homme du match :</b> Damien Marcq. Eh ben, ça fait plaisir de voir qu'ils prennent bien soin de notre petit Damien, en Bourgogne. Il est tel qu'on le leur avait laissé. Mou, triste et nul. Un de ces mecs qui nous donnent l'impression que nous aussi, on peut jouer en Ligue 1. Ou en tout cas qu'on ne ferait pas pire.<br/><br/><b>Compos :</b><br/><br/><i>Caen : Thébaux, Vandam, Heurtaux, Leca, Raineau, Proment, Deroin, Hamouma, Nangis, Bulot, Frau ; F. DUMAS<br/><br/></i>Dijon : Reynet, Souprayen, Paulle, Meïté, Varrault, Marcq, Guerbert, Corgnet, Sankharé, Bérenguer, Jovial<br/><br/><b>Le poste d'observation de Malherbe's Poetry :</b> dans son canapé d'angle. Qui vient de chez Ikea. Il est gris bleu, à propos. Et on l'a eu pour pas cher, parce qu'on fait partie de la Ikea Family.<br/><br/>--------------<br/><br/><b>Aux armes et cætera.</b><br/><br/>Dans la vie, il y a deux types de clubs de football : ceux qui savent jouer le maintien, et ceux qui ne savent pas. Si on jette un oeil sur le parcours du SMC ces quinze dernières années, on est plutôt tenté de le classer dans la seconde catégorie. Le Stade Malherbe, qui n'aime pas vraiment la simplicité, a toujours plus ou moins snobé les rencontres "charnières", ces fameux matches "à 6 points", qu'ils constituent une opposition entre deux adversaires directs ou l'occasion de mettre fin à une mauvaise série. Ou les deux, comme lors de ce Caen-Dijon. En général, Caen est absolument incapable de se montrer à la hauteur de l'enjeu dans une telle rencontre. L'an passé, Caen concédait des matches nuls 2-2 contre Valenciennes après avoir mené 2-0. Et nous, on s'arrachait les cheveux par poignées. Oui, parce qu'on est un peu con, aussi, on continue année après année à croire que Caen va enfin apprendre à gérer un match qu'il ne faut absolument pas perdre. Néanmoins, depuis le début de la saison, les Francky Boyz sont semble-il devenus plus pragmatiques et ont profité de la venue de Dijon en Normandie pour envoyer du poney et s'offrir encore un peu de répit, avant la période où l'on commencera tous à trembler des genoux - et ça arrivera, ne vous inquiétez, notre club n'a pas encore complètement changé. Malherbe s'est imposé sur un score net et sans bavure, 3 cacahuètes à 0, et a renvoyé le jeune élève dijonnais faire ses classes. Voilà, c'est enfin arrivé : Caen a fini sa puberté. Terminées, les emmerdes existentielles, la voix qui mue, les boutons plein la gueule et les techniques de drague chopées dans un dossier spécial de Newlook aux pages qui collent. Malherbe est désormais un jeune homme, fringant et propre sur lui, fougueux et aventurier, qui apprend pragmatisme et sobriété. Et les Dijonnais, ce sont des puceaux.<br/><br/>Papa Dumas n'a pas hésité à glisser quelques capotes dans la poche de ses protégés avant de leur murmurer à l'oreille qu'ils devaient s'amuser avant tout. Tu parles qu'ils y ont été gaiement ! Francky devait d'ailleurs être un brin frustré à la suite des deux rencontres face à Montpellier et au Paris Saint-Germain. Les bonnes intentions offensives de ses garçons n'avaient pas suffi à endiguer une hémorragie inexorable, tant le MHSC et le PSG ont semblé supérieurs au SMC. Face à Dijon, privé de Nico Seube et de Benji Nivet, Caen n'a donc joué qu'avec un seul récupérateur, et pas moins de cinq joueurs à vocation offensive. Mais là n'est pas la seule audace du coach normand : de plus en plus satisfaisant sur son aile gauche, Bulot était aligné en position de milieu offensif, et Nangis prenait sa place dans le couloir. Plutôt que de jouer la sécurité et la patience contre une équipe de Dijon en pleine dégringolade, Dumas n'a pas hésité à donner vie à la supériorité du Stade Malherbe, à offrir mouvement et espace d'expression à ses joueurs. Et si le score final reste très flatteur pour les Francky Boyz, il ne doit pas non plus dissimuler l'essentiel : Caen s'est imposé logiquement, en pratiquant un football de qualité, et en traduisant en termes de réalisme et d'efficacité une expérience réelle et enfin assimilée de matches aussi décisifs. Dijon a fait un très bon match de Ligue 2, et Caen s'est contenté d'un match de Ligue 1 appliqué. C'était suffisant.<br/><br/><b>Rock around the bunker.</b><br/><br/>Dès les premières incursions des Francky Boyz dans le camp dijonnais, on a tout de suite compris que le onze majeur assez déroutant choisi par le coach normand était aussi cohérent que capable du meilleur. Bulot se régale dans son rôle de numéro 10, passant d'une aile à l'autre avec le même rendement et la même efficacité. Deroin manque cruellement de rythme et de lucidité, certes, mais ses courses verticales dès qu'un espace se crée dans l'axe sont toujours aussi impeccables. Hamouma a toujours un peu tendance à confondre l'accélérateur et la pédale d'embrayage et il fait sans doute un peu trop rugir le moteur dans le vide, mais il règle la mire action après action, match après match. Quant à Nandis, bon, il est toujours un peu dans le zig quand il faudrait être dans le zag, mais il n'oublie pas de faire ce qu'on fait le mieux à son âge : courir, tenter des choses, faire preuve de maladresse, mais aussi de ténacité.<br/><br/>Bon, on sent bien que la machine caennaise n'est pas aussi huilée qu'elle en avait l'air sur les quelques combinaisons entrevues au cours du premier quart d'heure. Pourtant, malgré les passes latérales foireuses de Titi Deroin et les imprécisions récurrentes au moment de transmettre le ballon à la ligne d'attaque, Caen maîtrise son sujet. Frau loupe une première occasion (c'est presque une coutume), après un appel lumineux dans le dos de la défense et un retour net et sans bavure de Sankharé. Damned, on y a cru. C'est quand même un peu dommage de ne plus se procurer ce genre d'occasions qu'une fois tous les cinq matches et de n'avoir aucun buteur assez talentueux pour les transformer en buts. Nivet n'est plus aussi fringant, ses ouvertures ne sont plus aussi lumineuses... et Frau n'est pas El Arabi, loin de là. Intéressant offensivement, mais sans point d'ancrage véritable en pointe et sans assez de profondeur de jeu pour permettre à ses jeunes joueurs rapides de se montrer dangereux. Caen peine à trouver des angles de frappe, bien emmerdé par le double rideau défensif des Bourguignons. Du coup, comme trop souvent, Malherbe déjoue, cède du terrain, et oublie de remonter le ballon proprement. Dijon est malmené au milieu de terrain, laborieux à l'organisation du jeu, mais a bien compris qu'il était possible de surprendre les Normands en pratiquant le jeu le plus direct possible. Thébaux s'applique à foutre des serpillières sous les portes, Heurtaux et Leca verrouillent l'axe, et Dijon ne parvient pas réellement à foutre le boxon sur les buts du SMC. <br/><br/>Les Francky Boyz ne s'affolent pas, ne s'impatient pas et finissent par s'en remettre à leur nouvelle arme secrète : les coups de pied arrêtés. Proment, à quarante mètres des cages, dépose le ballon au deuxième poteau sur Hamouma qui manque le cadre de peu, dans un remake raté du but d'Heurtaux contre Brest. Et puis arrive Bulot, déjà auteur de deux paraboles magiques le week-end précédent au Parc, qui distribue un nouvel instrument de plaisir pour Grégory Leca, dont la détente et la tête croisée sont irréprochables. Troisième but consécutif sur corner pour le SMC. Boum, 1-0, et Dijon se dit que c'est un match qui ressemble à tous les autres.<br/><br/><b>Love on the beat.</b><br/><br/>Curieusement, alors que Caen semble avoir son sujet bien en main et que Dijon paraît au fond des choux, les Bourguignons vont relever la tête. Dès le retour des vestiaires, le DFCO s'emploie enfin à bloquer un peu ses couloirs, et à se projeter enfin vers l'avant sans balancer le ballon vers Jovial en espérant qu'il cale des bicyclettes à tout va. C'est pas encore du Chopin, les déplacements tactiques de Dijon, mais ça commence à sonner à peu près juste. Et Malherbe, privé de Leca depuis la mi-temps, n'a plus vraiment les moyens de sembler serein. Première grosse frayeur : Jovial, bien lancé dans l'axe, attrape la barre ; quelques minutes plus tard, nouvelle alerte, avec une tête de Corgnet repoussée brillamment par Thébaux, et Jovial qui a bien suivi mais qui ouvre un peu trop son pied. On peut dire que ça commence à chauffer drôlement...<br/><br/>Et puis Malherbe frappe de nouveau. On ne peut pas vraiment dire que les Francky Boyz ont maîtrisé jusqu'ici la rencontre avec brio, au vu du nombre d'occasions concédées, mais ils ont au moins réussi à profiter de la naïveté et de l'inexpérience dijonnaises pour inscrire le but du K.O. au moment adéquat. Hamouma profite d'une mésentente (révélatrice à elle seule d'une inexpérience coupable, et on est bien placé pour en parler en connaissance de cause à Caen) entre les défenseurs dijonnais pour s'échapper, le ballon au pied. Un petit pont plus tard, Messi-du-14 délivre un amour de passe en retrait à Bulot, lequel réussit un contrôle sublime avant d'enchaîner avec une frappe vicieuse au ras du montant. 2-0.<br/><br/>Cette fois, Dijon est sonné. Les hommes de Carteron ne s'en remettront pas. Un troisième but devient tout à fait accessoire, la défense dijonnaise part en lambeaux : c'est le moment pour Pierre-Alain Frau de marquer son  fameux but qui sert à que dalle. Sur un contre mené tambour battant, Hamouma décale un Mollusque <i>on fire</i> qui sert PAF abandonné par une défense dijonnaise un peu boudeuse, et PAF ! Tête en pleine lucarne. Il n'y a qu'à voir la tronche de Carteron à cet instant pour se persuader qu'en Ligue 1, aujourd'hui, encaisser un but de Pierre-Alain Frau, c'est devenu la honte suprême. Dijon n'y est plus. Malherbe, qui vient de perdre son deuxième défenseur central sur blessure, essaiera bien de planter une quatrième cagette - Dumas ayant même permis à Niang et Nabab de gambader joyeusement - mais le score était déjà bien assez lourd. En s'épargnant une fin de match sous tension, Caen a puni comme il se doit la pire défense du championnat.<br/><br/>3-0, donc. Une victoire pas vraiment magistrale, mais au moins incontestable, construite sur des qualités de plus en plus évidentes. Il est notamment très intéressant de constater que les options offensives du SMC sont de plus en plus variées match après match. Après quatre rencontres sans la moindre victoire, Caen reprend sa marche en avant, gentiment installé au milieu de tableau, flanqué de l'OM et de Sainté. <br/><br/>Si vous voyez une petite annonce étrange dans le <i>Ouest</i> à propos d'un mec qui vendrait 2 tonnes de Lexomil, dites-vous que c'est probablement Francky.<br/><br/><br/><br/><i>"INSTANTANÉMENT COMME ÇA / REPRENDRE DE VOLÉE D'AUSSI LOIN / COMME ELLE VIENT"</i><br/><br/><strong>Bande-son du jour :</strong> <i>Main offender</i>, de The Hives, sur le disque <i>Veni vidi vicious</i>.<br/><br/>---------------------<br/><br/><b>Les notes :</b> <br/><br/><b>Thébaux [7] :</b> Michel Houellebecq. Droit dans ses bottes.<br/><br/><b>Vandam [6] :</b> Frédéric Beigbeder. Commence à tâter un peu trop de la ligne.<br/><br/><b>Raineau [5] :</b> Marc Levy. Fuyez, pauvres pêcheurs.<br/><br/><b>Leca [7] :</b> James Ellroy. Toujours au top.<br/><br/><b>Heurtaux [6] :</b> Amélie Nothomb. Fidèle à lui-même.<br/><br/><b>Deroin [5] :</b> Bernard Werber. En dehors du temps.<br/><br/><b>Proment [6] :</b> J. K. Rowling. Magie sur le long terme.<br/><br/><b>Nangis [5] :</b> Guillaume Musso. En toc.<br/><br/><b>Hamouma [7] :</b> Katherine Pancol. Trouvera un second souffle.<br/><br/><b>Bulot [9] :</b> Brett Easton Ellis. Coké, barré, génial.<br/><br/><b>Frau [5] :</b> Stieg Larsson. Une drôle d'arnaque.<br/><br/><b>Wagué [6] :</b> Harlan Cohen. Discret. Malin. Juste.<br/><br/><b>Nabab [5] :</b> Dan Brown. <br/><br/><b>Niang [4] :</b> Victor Hugo. Il est mort.<br/><br/>---------<br/><br/><b>Tous les scores :</b><br/><br/>Lille 1-1 Évian TG<br/><br/>Caen 3-0 Dijon<br/><br/>Lorient 2-0 Ajaccio<br/><br/>Marseille 2-0 Nice<br/><br/>Nancy 2-1 Brest<br/><br/>Rennes 1-1 Valenciennes<br/><br/>Saint-Étienne 1-1 Montpellier<br/><br/>Sochaux 2-1 Lyon<br/><br/>Auxerre 2-0 Toulouse<br/><br/>Bordeaux 1-1 Paris SG<br/><br/><br/><br/>-------------<br/><br/><strong>Le classement :</strong><br/><br/>| 1. Paris SG | 30 pts | (+15) |
| 2. Montpellier | 27 pts | (+12) |
| 3. Lille | 24 pts | (+9) |
| 4. Lyon |	23 pts | (+6) |
| 5. Rennes | 22 pts | (+6) |
| 6. Toulouse | 22 pts | (+1) |
| 7. Lorient | 20 pts | (+3) |
| 8. Marseille | 18 pts | (+3) |
| 9. Caen | 18 pts | (+1) |
| 10. Saint-Étienne | 17 pts | (-4) |
| 11. Sochaux | 17 pts | (-5) |
| 12. Auxerre | 15 pts | (+1) |
| 13. Évian TG | 13 pts | (-3) |
| 14. Bordeaux | 13 pts | (-4) |
| 15. Brest | 12 pts | (-1) |
| 16. Valenciennes | 11 pts | (-1) |
| 17. Nice | 11 pts | (-2) |
| 18. Nancy | 11 pts | (-6) |
| 19. Dijon | 11 pts | (-15) |
| 20. Ajaccio | 7 pts | (-16) |<br/><br/>------------------------<br/><br/><strong>Du côté du Facebook de Malherbe's Poetry :</strong><br/><br/><strong>Clemento :</strong> "Deroin capitaine... Quand je pense que ce mec a foulé la pelouse en même temps que Fabrice Catherine ou encore Aziz Ben Askar, ça me rend tout chose."<br/><br/><strong>Clemento :</strong> "Commentaire de football365.fr sur Raineau : "indispensable". Bon."<br/><br/><strong>Antoine :</strong> "J'avais peur que Marx ait les crocs face à son ancienne équipe. Et ben non."<br/><br/><strong>Jean-Baptiste :</strong> "J'aime le tacle désespéré de Marcq sur le but de Bulot, bien à l'arrache comme il faut. Je sais pas pour vous, mais moi j'suis pas pressé qu'il retrouve le maillot rouge et bleu…"<br/><br/><strong>Aymeric :</strong> "Bulot, je crois qu'il est impliqué sur les 5 derniers buts Malherbistes non ? Pas mal le fruit de mer."<br/><br/>--------------------<br/><br/><strong> <i>Relecture et corrections : Efix</i> </strong><br/><br/><a href="http://www.facebook.com/?ref=home#!/pages/Malherbes-Poetry/373371127114?ref=ts">Retrouvez Malherbe's Poetry sur Facebook !</a><br/><br/>Et maintenant, Malherbe's Poetry est aussi sur Twitter ! (@MalherbesPoetry)
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	</item>
		<item>
		<title><![CDATA[Minuit à Paris]]></title>
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		<dc:date><![CDATA[2011-11-01T15:35:00Z]]></dc:date>
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		<dc:creator>SoFoot</dc:creator>
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Paris Saint-Germain - Stade Malherbe de Caen : 4-2 

12e journée de Ligue 1

Dernier affrontement : Caen 1-2 Paris

Buteurs : Nenê (x2), Menez et Pastore pour le PSG, Heurtaux et Vandam pour le SMC

Arbitre : M. Turpin. Encore un mec qui n'oublie pas de se mettre en scène. Plus qu'une décision lourde de conséquences, on lui reprochera surtout une application abusive de la double peine carton rouge / penalty, la position de Nivet n'étant pas vraiment celle d'un "dernier défenseur". Après 20 minutes d&nbsp;...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<!-- sofoot --><b>Paris Saint-Germain - Stade Malherbe de Caen : 4-2</b> <br/><br/><i>12e journée de Ligue 1</i><br/><br/><i>Dernier affrontement : Caen 1-2 Paris</i><br/><br/><b>Buteurs :</b> Nenê (x2), Menez et Pastore pour le PSG, Heurtaux et Vandam pour le SMC<br/><br/><b>Arbitre :</b> M. Turpin. Encore un mec qui n'oublie pas de se mettre en scène. Plus qu'une décision lourde de conséquences, on lui reprochera surtout une application abusive de la double peine carton rouge / penalty, la position de Nivet n'étant pas vraiment celle d'un "dernier défenseur". Après 20 minutes de match, le destin de la rencontre était déjà scellé.<br/><br/><b>Spectateurs... :</b> 43 812.<br/><br/><b>Rassasiés par le spectacle ? :</b> 5/5. L'avantage de jouer les deux leaders du championnat à une semaine d'intervalle, c'est qu'on a le droit à des matches d'anthologie. Le Pez' et Malherbe n'ont jamais oublié de faire le spectacle, de prendre des risques, de se projeter vers l'avant. <br/><br/><b>Le geste du match :</b> l'enchaînement contrôle UHU et frappe de l'extérieur jusque dans le petit filet, par Javier Pastore. Parfois, ça fait plaisir d'encaisser un but.<br/><br/><b>L'anti-geste du match :</b> la protection de balle en dilettante de Grégory Leca, qui se fait finalement surprendre par Kevin Gameiro, qui récupère le ballon et transmet à Menez qui égalise. La défense caennaise a énormément progressé, mais il y a encore du pain sur la planche.<br/><br/><b>L'homme du match :</b> Kevin Gameiro. Des appels éclairés dans le dos de la défense, un petit lob qui termine sur la barre, une passe décisive à l'énergie et à la ruse, et une faculté étonnante à prendre sa chance dès qu'il est parvenu à s'ouvrir un angle de tir. Kevin Gameiro, c'est Julien Toudic qui aurait réussi.<br/><br/><b>L'anti-homme du match :</b> Benjamin Nivet. Certes, le carton rouge est très sévère, mais il n'est pas non plus scandaleux. Et il n'est pas non plus dû au hasard. C'est déjà la 2e exclusion de la saison pour le numéro 10 caennais, qui en aurait mérité le double. Cette intervention jambe tendue dans la surface sur Nenê est confondante de stupidité, surtout pour un mec qui tourne à un rythme d'un attentat par semaine...<br/><br/><b>Compos :</b><br/><br/><i>Paris : Sirigu, Sakho, Camara, Armand, Jallet, Nenê, Pastore, Sissoko, Menez, Bodmer, Gameiro ; A. KOMBOUARÉ<br/><br/>Caen : Thébaux, Vandam, Heurtaux, Leca, Raineau, Seube, Nivet, Hamouma, Bulot, Frau, Traoré ; F. DUMAS</i><br/><br/><b>Le poste d'observation de Malherbe's Poetry :</b> tout en haut de la tribune Auteuil, soit au milieu du kop parisien, en compagnie de Malherbe's Rhapsody et d'un pote supporteur du PSG. Derrière les lignes ennemies, donc.<br/><br/>--------------<br/><br/><b>Escrocs mais pas trop.</b><br/><br/>Se rendre au Parc des Princes aujourd'hui est sans nul doute la meilleure façon de comprendre l'engouement des supporteurs du Paris Saint-Germain et des observateurs de la Ligue 1 pour la nouvelle équipe de la capitale. Déjà, le Parc affichait complet pour la réception du Stade Malherbe, et c'est déjà un signe en soi, puisque le même match, à la même époque, lors de la saison passée, avait attiré 20 000 supporteurs de moins. Malherbe's Poetry s'est trouvé bien embêté au moment de choper ses places, parce qu'il s'y est pris comme un couillon à la dernière minute, sûr de son fait. Peau de balle, la billetterie annonçait "sold out". Il a donc fallu que votre serviteur se montre malin pour dégoter trois places, qu'il a récupérées auprès de Michel (les noms ont été changés pour protéger les coupables), qui l'attendait aux abords du stade. Bonjour l'expédition. Ici c'est Paris. Bref, Malherbe's Poetry s'est pointé au milieu de la tribune Auteuil, fier comme un bar tabac à l'idée que ses Leca et ses Kandia préférés dansent la gigue sur le ventre du grand frère honni. Sauf que la Ligue 1 a changé. Ce championnat décrié par Didier Deschamps où "le dernier peut battre le premier" n'existe plus. Il suffit de regarder le classement, et l'apparition d'un réel peloton de tête, pas encore aéré de quelques intrus (bah qu'est-ce que vous foutez là, les Toulousains, bordel, on avait dit que c'était le carré VIP, ici), pour s'en convaincre. Caen et Sochaux ne boxent plus dans la même catégorie que Paris, Lyon ou Lille.<br/><br/>Pas la peine de fustiger les supporteurs parisiens plus qu'ils ne sauraient le faire eux-mêmes. Si l'ambiance est certes agréable et jamais vraiment houleuse dans le virage, il y a de quoi être dépité en entendant les supporteurs parisiens entonner des chants anti-marseillais en fin de rencontre, alors que l'OM, en ce moment, a bien d'autre souci d'une obscure rivalité de comptoir avec la capitale. Mais bon, il paraît que la pratique forcenée et revendiquée du sexe anal avec les Olympiens, c'est une forme de coutume locale. Et puis, si les Ultras parisiens n'ont plus vraiment de bannière, le récent changement de statut du PSG a au moins rassemblé les supporteurs, plus motivés que jamais à donner de la voix pour faire front face à un supposé nouveau "anti-parisianisme". Du coup, les habitués de la tribune Auteuil ne sont ni plus ni moins que des supporteurs comme les autres, revendiquant peut-être un peu plus fort leur bêtise, mais qui peut se plaindre de voir le Parc à nouveau rempli comme un oeuf pour la réception d'une obscure équipe normande ? Alors oui, il est un peu irritant de voir se multiplier les maillots floqués Pastore dans le métro qui se dirige vers St-Cloud en se disant que 90% d'entre eux ne connaissait pas l'Argentin il y a six mois, mais bon, finalement, s'enorgueillir de la présence d'un tel artiste dans notre championnat est aussi notre lot.<br/><br/>Et puis, il est important de le reconnaître : jouer contre le Paris SG, c'est aussi l'assurance d'assister à un match de grande qualité. Surtout quand, comme le Stade Malherbe, on affronte une équipe bigarrée, dessinée autour d'une attaque new look (Gameiro, Menez, Pastore...) et d'une défense old school (Sakho, Camara, Armand, Jallet). Autrement dit, Caen a joué contre une équipe redoutable offensivement, pas vraiment réaliste mais capable de se procurer 20 occasions sérieuses par match, et parfois plutôt friable défensivement, coupable de laisser des espaces assez grands pour garer un porte-avion (et sans faire de créneau). Don Dumas a d'ailleurs très bien compris qu'il ne servait pas à grand-chose de se barricader et de ne jouer qu'en contres, tant un Menez, un Nenê ou un Pastore, le temps d'une fulgurance ou d'une combinaison super-sonique, sont en mesure de faire sauter n'importe quel verrou. Francky a des couilles, je vous rappelle. Et comme contre Montpellier, il a décidé de prendre des risques. Quitte à perdre, autant ne pas déjouer. Hop, voilà Caen qui se présente face à l'ogre parisien avec pas moins de cinq joueurs à vocation offensive (Bulot, Hamouma, Nivet, Frau, Traoré). Et toi, là-bas, Nico le chevelu, tu te débrouilles pour marquer l'Argentin d'en face à la culotte.<br/><br/><b>Match point.</b><br/><br/>Et dès le coup d'envoi, on n'est pas vraiment surpris de voir les Parisiens se projeter tout de suite vers l'avant. On a beau reprocher à cette équipe d'encaisser un paquet de buts et de se faire peur, il est surprenant que personne ne songe à évoquer l'enthousiasme bien réel des joueurs du Pez' à l'abord de chaque rencontre. En totale réussite depuis deux mois, les Parisiens abordent chaque rencontre pied au plancher, avec la ferme intention d'envoyer du bois et de planter de la cagette en pagaille. Pourquoi parler de suffisance, au vu de leurs dernières prestations, puisque les bons résultats s'enchaînent et viennent allègrement justifier le nouveau statut du club ? Les Parisiens, suffisants ? Parce qu'ils se relâchent à Dijon avec deux buts d'avance ? <br/><br/>Contre Malherbe, Paris ne fut jamais suffisant. Irrégulier, friable, et arrogant, un peu plus. Et il avait de quoi se le permettre... Le quator offensif, toujours en mouvement, dans une constante recherche de profondeur et d'espaces, déboule sur l'arrière-garde caennaise et multiplie les occases. Menez et Gameiro, notamment, foutent un bordel pas possible, le premier par des pénétrations acidulées dans l'axe, et le second par des appels sucrés dans le dos de la défense. Et pourtant, sur le premier corner du Stade Malherbe, Bulot expédie une merveille de ballon tendu sur la tête de Heurtaux, venu couper la trajectoire du ballon au premier poteau. 0-1. Ou tout le paradoxe d'une équipe intenable en attaque et parfois aussi mobile que des joueurs de baby-foot en défense. Heurtaux est content comme un gamin, Malherbe est en route vers l'exploit. C'est beau comme du Luc Besson.<br/><br/>Mais comme ses supporteurs, déjà occupés à chanter alors que les Francky Boyz n'ont pas fini de célébrer leur but, ce PSG-là ne doute pas. Deux minutes après l'ouverture du score caennaise, Nenê envoie Gameiro défier Thébaux. L'ancien Lorientais place une louche parfaite qui termine sur la barre. Les incursions parisiennes se font de plus en plus pressantes. Gameiro rend la politesse à Nenê, le Brésilien enchaîne les dribbles, avant d'être mis à terre par Nivet. Péno, carton rouge. Plutôt que de s'en prendre à l'arbitre, très sévère sur ce coup, parce que la position de Nivet ne justifiait pas une telle sanction, on va plutôt s'attarder sur le geste de Benji. Comment est-ce possible, bon sang ? Ce n'est plus de la naïveté, c'est de la bêtise, à ce niveau. Devant les micros de Canal +, à la fin de la rencontre, le numéro 10 caennais se plaint du manque de pédagogie de l'arbitre... Benjamin Nivet, 34 ans, trouve que l'arbitre n'est pas pédagogue. Lui qui vient de se ramasser son deuxième carton rouge en douze matches, et qui a multiplié les gestes douteux lors de ce début de championnat, paie pour apprendre. Il a dégommé la cheville de Saihi, crampons en avant, contre Montpellier, il a fauché Grougi sèchement contre Brest, il a déjà récolté un rouge pour deux interventions très limites sur Bastos face à Lyon... Liste non-exhaustive. Oui, ce carton rouge est sévère et aura énormément pénalisé le Stade Malherbe pour le reste de la rencontre. Mais Nivet est bel et bien récompensé pour l'ensemble de son oeuvre. Et le moins qu'on puisse espérer, c'est qu'il retienne enfin la leçon. Je t'en foutrais, de la pédagogie !<br/><br/>Bref, Nenê chope le cuir, pan, contre-pied, 1-1. En cinq minutes, le Pez' est revenu au score. Ce n'était que l'égalisation, et on a l'impression que c'était déjà la balle de match.<br/><br/><b>Hollywood ending.</b><br/><br/>À partir de là, c'est l'orgie d'occasions franches sur les buts de Thébaux. Toutes à peu près dangereuses. La défense caennaise fait ce qu'elle peut, et aucun des quatre remparts de la dernière ligne ne saurait être réellement tenu pour fautif des quatre buts encaissés. Il y eut certes quelques imprécisions, notamment du côté de Raineau et de Leca, mais devant l'euphorie offensive adverse, Malherbe n'a de toute façon par les armes pour lutter, en tout cas pas à dix. Florilège : Leca est tout proche de l'auto-goal sur corner, du plat du pied-sécurité, Nenê est tout proche du corner direct mais Thébaux repousse, Gameiro tente frappes mal ajustées et reprises de volée compliquées, Bodmer loupe le cadre de l'entrée de la surface. La mi-temps s'approche, et le score n'a toujours pas évolué. Thébaux se régale et repousse tout et n'importe quoi... Et les Francky Boyz régalent leurs supporteurs, en se permettant quelques incursions pleines d'enthousiasme et d'énergie dans le camp parisien. Frau, magnifiquement décalé par Heurtaux, à la sortie d'un déboulé fabuleux et d'un une-deux magnifique avec Hamouma, loupe quelque peu son contrôle et place une frappe peu convaincante sur Sirigu. Pas mal, mais peut mieux faire. Frau remet ça quelques secondes plus tard, d'une frappe lourde que Sirigu appréhende bien mal et qui va s'écraser sur la barre. 1-1 à la pause, donc. On n'est pas dupe, Caen n'a fait que repousser l'échéance.<br/><br/>Dès le retour des vestiaires, les Parisiens repartent à l'assaut, pressés de sceller au plus vite le sort de la rencontre. Les Caennais ne déméritent jamais vraiment, manquent néanmoins de constance et de justesse dans la relance, et font preuve de trop de naïveté et de manque de clairvoyance sur des gestes simples (touches mal jouées, pertes de balle dans l'axe, manque de présence très gênant sur les seconds ballons, etc.). Les Francky Boyz jouent bien, mais n'ont pas réussi à se hisser à la hauteur de l'événement, dans l'engagement et sur l'aspect technique. Du coup, les Parisiens font feu de tout bois. Menez loupe une première fois le coche sur un décalage exceptionnel de Pastore. Pas grave. Quelques minutes plus tard, Gameiro profite d'une protection de balle hasardeuse de Leca pour récupérer le ballon sur la ligne de 6 mètres et transmettre à Menez, qui marque. 2-1. Les Caennais ont beau protester, le ballon n'est pas sorti et quoi qu'il en soit, encaisser un tel but est surtout un manque d'expérience impardonnable. <br/><br/>Le match s'enflamme. Effets spéciaux garantis. La gonfle file d'une cage à l'autre. Nenê loupe le but du K.O., avant que Seube ne réplique et n'oblige Sirigu à une parade magnifique. Nenê tente sa chance à nouveau d'un centre rentrant qui finit sur le poteau. Vandam, de la tête sur corner, frôle le montant. Sissoko place un cachou monstrueux sur la barre, et Sakho bien placé loupe le coche à cinq mètres du but. Dumas ne se démonte pas, il sort Leca (Francky pardonne moyennement aux défenseurs coupables d'une belle bourde) et fait rentrer Fajr. Et puis Seube s'enflamme un peu dans un duel aérien avec Gameiro. La faute est peu évidente, surtout quand la sanction est un penalty. Mais rien de scandaleux toutefois. Nenê se charge à nouveau de la sentence, lucarne, paf, 3-1. Dans la foulée, Thébaux accroche Gameiro, l'arbitre laisse filer un péno cette fois indiscutable (trois, ce serait un peu de l'abus). Gameiro remet ça dans la minute qui suit, se présente seul face à Thébaux, qui repousse une énième fois.<br/><br/>Mais Caen n'abdique toujours. Fajr réussit sa rentrée, envahit l'espace laissé vacant entre les lignes du milieu de terrain et de la défense parisienne. Niang, fraîchement entré en jeu, manque un tout petit peu de simplicité et d'explosivité pour se montrer vraiment dangereux. Tant pis, si ça ne passe pas par la porte, essaie par la fenêtre : nouveau corner, nouveau ballon déposé de Bulot, sortie foirée de Sirigu, tête de Vandam, 3-2. En fait, Caen n'était pas mauvais sur corner, mais n'avait pas de tireur valable. Et Frédéric Bulot s'est trouvé là un nouveau talent. Le match est relancé. Pas pour longtemps... Sur un déboulé et un centre de Jallet, Pastore réussit un contrôle parfait et enchaîne d'un extérieur impeccable. 4-2. Stop, on arrête les frais, et on souffle un peu.<br/><br/>Les Francky Boyz n'ont pas fait un grand match, et ont laissé transparaître trop d'insuffisances pour prétendre à autre chose que d'inquiéter vaguement des Parisiens survoltés offensivement. Mais Caen n'a pas non plus démérité, parvenant à éviter la grosse valise qui se profilait après le deuxième but parigot. Sans obligation de résultat, sans réelle pression, mais handicapés par une exclusion précoce, les Caennais ont surtout fait preuve de caractère et d'abnégation, malgré des erreurs qui ont coûté cher. Le mois d'octobre s'achève enfin, ce n'était pas trop tôt. Et dimanche prochain, il faudra repartir du bon pied face à Dijon. Un tout autre challenge, et une obligation de résultat bien réelle, cette fois.<br/><br/>
<i>"INSTANTANÉMENT COMME ÇA / REPRENDRE DE VOLÉE D'AUSSI LOIN / COMME ELLE VIENT"</i><br/><br/><strong>Bande-son du jour :</strong> <i>Moving further away</i>, de The Horrors, sur le disque <i>Skying</i>.<br/><br/>---------------------<br/><br/><b>Les notes :</b> <br/><br/><b>Thébaux [7] :</b> perdrix de l'année. Truffée de plombs.<br/><br/><b>Vandam [5] :</b> homard Thermidor. Et pinces qui piquent.<br/><br/><b>Raineau [4] :</b> ris de veau. Aux champignons. <br/><br/><b>Leca [4] :</b> dinde de Noël. Farcie.<br/><br/><b>Heurtaux [7] :</b> caviar d'aubergines. Le luxe middle-class.<br/><br/><b>Seube [5] :</b> purée de pommes de terre. À l'ancienne.<br/><br/><b>Nivet [2] :</b> andouille de Vire.<br/><br/><b>Frau [4] :</b> soupe de potiron.<br/><br/><b>Hamouma [5] :</b> cheese-cake. Au citron.<br/><br/><b>Bulot [6] :</b> distributeur de Smarties.<br/><br/><b>Traoré [5] :</b> sucre lent.<br/><br/><b>Proment [4] :</b> coquillettes au beurre. Qui collent un peu.<br/><br/><b>Fajr [6] :</b> plateau de fruits de mer.<br/><br/><b>Niang [5] :</b> banane flambée.<br/><br/>---------<br/><br/><b>Tous les scores :</b><br/><br/>Ajaccio 0-2 Bordeaux<br/><br/>Brest 3-1 Lorient<br/><br/>Dijon 2-3 Marseille<br/><br/>Évian TG 3-1 Auxerre<br/><br/>Montpellier 2-0 Nancy<br/><br/>Paris SG 4-2 Caen<br/><br/>Lyon 2-0 Saint-Étienne<br/><br/>Nice 1-1 Sochaux<br/><br/>Toulouse 1-0 Rennes<br/><br/>Valenciennes 0-0 Lille<br/><br/>-------------<br/><br/><strong>Le classement :</strong><br/><br/>| 1. Paris SG | 29 pts | (+15) |
| 2. Montpellier | 26 pts | (+12) |
| 3. Lille | 23 pts | (+9) |
| 4. Lyon |	23 pts | (+7) |
| 5. Toulouse | 22 pts | (+3) |
| 6. Rennes | 21 pts | (+6) |
| 7. Lorient | 17 pts | (+1) |
| 8. Saint-Étienne | 16 pts | (-4) |
| 9. Marseille | 15 pts | (+1) |
| 10. Caen | 15 pts | (-2) |
| 11. Sochaux | 14 pts | (-6) |
| 12. Brest | 12 pts | (0) |
| 13. Auxerre | 12 pts | (-1) |
| 14. Évian TG | 12 pts | (-3) |
| 15. Bordeaux | 12 pts | (-4) |
| 16. Nice | 11 pts | (0) |
| 17. Dijon | 11 pts | (-12) |
| 18. Valenciennes | 10 pts | (-1) |
| 19. Nancy | 8 pts | (-7) |
| 20. Ajaccio | 7 pts | (-14) |<br/><br/>------------------------<br/><br/><strong>Du côté du Facebook de Malherbe's Poetry :</strong><br/><br/><strong>Robin :</strong> "Faut que Benji arrête de jouer à chatouille-tibias tous les week-ends parce que ça commence à se voir"<br/><br/><strong>Quentin :</strong> "Comme d'habitude le but con de la semaine est pour nous..."<br/><br/><strong>Antonin :</strong> "Un rouge et un pèno, c'est l'offre spéciale Malherbe de l'ami Turpin ?"<br/><br/><strong>Antoine :</strong> "Nivet a décidé de planter le classement fair-play de Malherbe à lui tout seul ?"<br/><br/><strong>Aymeric :</strong> "L'an prochain, on déclare forfait si c'est encore Turpin qui nous arbitre le PSG-Caen ? On économisera du carburant et on évitera un rouge."<br/><br/>--------------------<br/><br/><strong> <i>Relecture et corrections : Efix</i> </strong><br/><br/><a href="http://www.facebook.com/?ref=home#!/pages/Malherbes-Poetry/373371127114?ref=ts">Retrouvez Malherbe's Poetry sur Facebook !</a><br/><br/>Et maintenant, Malherbe's Poetry est aussi sur Twitter ! (@MalherbesPoetry)<br/><br/>]]></content:encoded>
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		<item>
		<title><![CDATA[On ne peut rien contre... - Épisode 4]]></title>
		<link><![CDATA[http://www.sofoot.com/on-ne-peut-rien-contre-episode-4-148599.html]]></link>
		<guid isPermaLink="true"><![CDATA[http://www.sofoot.com/on-ne-peut-rien-contre-episode-4-148599.html]]></guid>
		<dc:date><![CDATA[2011-10-28T09:43:00Z]]></dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>SoFoot</dc:creator>
		<description><![CDATA[<img align="left" src="http://i.sofoot.com/IMG/img-on-ne-peut-rien-contre-episode-4-1318080739_x100_articles-148599.jpg">
On ne peut rien contre les rides  au coin des yeux, les appels/contre-appels de Mevlut Erdinç, les pubs pour les serviettes hygiéniques et les commentaires d'Olivier Rouyer. Tout cela, croyez-moi, c'est l'affaire du temps qui passe, c'est une question d'impondérables. 

On ne peut rien contre le fond du pot de Nutella qu'on n'a jamais le courage de gratter jusqu'à ce qu'on puisse voir à travers. On préfère ouvrir un autre pot. Comme Manchester City n'a pas le courage de régler le cas Tevez et pré&nbsp;...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<!-- sofoot -->On ne peut rien contre les rides  au coin des yeux, les appels/contre-appels de Mevlut Erdinç, les pubs pour les serviettes hygiéniques et les commentaires d'Olivier Rouyer. Tout cela, croyez-moi, c'est l'affaire du temps qui passe, c'est une question d'impondérables. <br/><br/>On ne peut rien contre le fond du pot de Nutella qu'on n'a jamais le courage de gratter jusqu'à ce qu'on puisse voir à travers. On préfère ouvrir un autre pot. Comme Manchester City n'a pas le courage de régler le cas Tevez et préfère s'offrir son pote Agüero.<br/><br/>On ne peut rien contre l'âge qui rattrape Nicolas Seube, Grégory Proment, Benjamin Nivet et Titi Deroin. Et on se dit que le Milan AC avait toujours la classe avec Costacurta, Nesta, Maldini, Pirlo et Inzaghi.<br/><br/>On ne peut rien contre les portes automatiques qui s'ouvrent trop lentement à l'entrée du supermarché, les tourniquets traîtres dans le métro et les escalators en panne dans les halls de gare. La technologie, parfois, c'est comme les choix de Pierre-Alain Frau, ça peut connaître des défaillances, et on sait qu'il était prévu que ça ne marche pas comme prévu.<br/><br/>On ne peut rien contre le coquin qui a volé les photos de Scarlett Johansson nue sur son téléphone portable. Et puis même si on y pouvait quelque chose, on ne saurait pas trop s'il est de bon ton de le remercier ou de le vilipender. <br/><br/>On ne peut rien contre Benjamin Nivet quand il tire un péno. Ce n'est jamais bien tiré, mais c'est toujours à contre-pied.<br/><br/>On ne peut rien contre la bouée de la quarantaine. Dumas a bien essayé de se remettre aux gratins de courgette et au lait de chèvre, mais après une séance de jongles entouré de Lazarevic et de Raineau, il a craqué, et il a fait péter la tartiflette. « C'est de saison », qu'il a dit. C'était au mois d'août.<br/><br/>On ne peut rien contre Kevin Gameiro, Jérémenez, Blaise Matuidi ou Nenê. On est sur la même planète, mais pas du même monde.<br/><br/>On ne peut rien contre Javier Pastore, les pétro-dollars, le leader du championnat, les émirs, les cheiks, le Qatar et les pots de riz au lait La Laitière seulement à moitié remplis. C'est pas grave, il y en aura toujours au supermarché. La même planète, mais pas le même monde.<br/><br/>On ne peut rien contre le PSG samedi soir. Encore que, on peut compter sur les Caennais pour essayer. On est sur la même planète, mais pas du même monde. On pratique le même sport, mais pas le même football. On est du même championnat, mais pas dans la même catégorie. On a les mêmes couleurs, mais pas le même maillot. On a Romain Hamouma… et pas eux.
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		<title><![CDATA[Francky Boyz. Cherchent. Futur.]]></title>
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		<dc:date><![CDATA[2011-10-24T14:21:00Z]]></dc:date>
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		<dc:creator>SoFoot</dc:creator>
		<description><![CDATA[<img align="left" src="http://i.sofoot.com/IMG/img-francky-boyz-cherchent-futur-1318066558_x100_articles-148589.jpg">Malgré une entame de match remarquable, les Caennais ont subi la loi de Montpellier, lors de cette 11e journée, en s'inclinant 3-1 sur leur pelouse. Toujours pas de quoi s'inquiéter, au demeurant.
Stade Malherbe de Caen - Montpellier Hérault SC : 1-3 

11e journée de Ligue 1

Dernier affrontement : Caen 2-0 Montpellier

Buteurs : Nivet (sp) pour Caen, Yanga Mbiwa, Utaka et Belhanda pour Montpellier

Arbitre : M. Desiage. Son 7e match en Ligue 1. 8 cartons jaunes, 3 exclusions, deux buts accordés à tort. Il va falloir penser à ne pas abuser de la caféine avant de rentrer sur le terrain, garçon... Et te retourne pas en quittant le stade, contente-toi de courir jusqu'à la Safrane.

Spectateurs...&nbsp;...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<!-- sofoot --><b>Stade Malherbe de Caen - Montpellier Hérault SC : 1-3</b> <br/><br/><i>11e journée de Ligue 1</i><br/><br/><i>Dernier affrontement : Caen 2-0 Montpellier</i><br/><br/><b>Buteurs :</b> Nivet (sp) pour Caen, Yanga Mbiwa, Utaka et Belhanda pour Montpellier<br/><br/><b>Arbitre :</b> M. Desiage. Son 7e match en Ligue 1. 8 cartons jaunes, 3 exclusions, deux buts accordés à tort. Il va falloir penser à ne pas abuser de la caféine avant de rentrer sur le terrain, garçon... Et te retourne pas en quittant le stade, contente-toi de courir jusqu'à la Safrane.<br/><br/><b>Spectateurs... :</b> 14 290.<br/><br/><b>Rassasiés par le spectacle ? :</b> 5/5. Un superbe match de football, avec du spectacle, de jolis buts, des exclusions, un péno, du jeu, de la maîtrise technique, et un Belhanda. Alors oui, ça coûte excessivement cher de mater un match à d'Ornano, mais pour une fois, difficile de se sentir lésé.<br/><br/><b>Le geste du match :</b> on pourrait citer le contrôle aérien et orienté de Belhanda, qui oblige les Caennais à la faute, mais on préfère s'enthousiasmer devant les prises de risque de Mbaye Niang : un enchaînement contrôle/jongle pour s'ouvrir le chemin du but, un flip-flap le long de la ligne de touche et un contrôle en forme de roulette catalane. Trois gestes réussis, mais suivis de trois pertes de balle plus ou moins évitables. Mais ça fait plaisir de voir le minot s'affirmer enfin et de faire valoir sa technique sur le pré.<br/><br/><b>L'anti-geste du match :</b> à égalité, l'intervention semelle en avant de Benji Nivet sur la cheville de Saihi, geste aussi stupide et dangereux qu'il est devenu hebdomadaire chez le numéro 10 caennais, et l'expulsion de René Girard, qui pète un câble pour une erreur d'arbitrage (bien réelle) alors que son équipe mène 3-0 à dix minutes de la fin. Débile.<br/><br/><b>L'homme du match :</b> je veux pas me la péter, mais j'ai écrit un papier sur SoFoot.com, au mois d'août, énumérant les 10 joueurs qui exploseraient lors de cette saison. Parmi ces futurs cracks, deux joueurs de Montpellier : Younes Belhanda et Mapou Yanga-Mbiwa. Contre Caen, ces deux-là ont été absolument extraordinaires, inscrivant un but chacun, et multipliant les interventions et les gestes de grande classe dans deux registres très différents. Si Montpellier était intouchable samedi dernier, c'est avant tout grâce à ces deux joueurs qui ne devraient pas s'éterniser au MHSC. Un bémol, cependant : taclez votre coiffeur, les mecs.<br/><br/><b>L'anti-homme du match :</b> Vandam. Il avait fait un début de saison prometteur, le jeune Lillois, mais on va commencer à douter de son réel potentiel, après deux ou trois matches vraiment bof. Face à Montpellier, il a perdu son latin face à Utaka, son football face à Belhanda, et sa crédibilité face à Giroud. Tout le monde lui a marché dessus, oui. Voilà, vous y êtes, Vandam a fait office de paillasson à l'entrée de la défense caennaise. <br/><br/><b>Compos :</b><br/><br/><i>Caen : Thébaux, Vandam, Heurtaux, Leca, Raineau, Seube, Proment, Hamouma, Bulot, Frau, Traoré ; F. DUMAS<br/><br/>Montpellier : Jourdren, Saihi, Bedimo, Bocaly, Yanga-Mbiwa, Hilton, Belhanda, Marveaux, Utaka, Giroud, Camara ; R. GIRARD</i><br/><br/><b>Le poste d'observation de Malherbe's Poetry :</b> sur son canapé devant Foot+, avec Malherbe's Rhapsody, une bière 1664 Millésime et un ordinateur pour prendre des notes. Vous connaissez maintenant les secrets de Malherbe's Poetry. Une nana, de l'alcool, et la technologie qui fait le reste.<br/><br/>--------------<br/><br/><b>N'est-ce pas merveilleux de se sentir piégé ?</b><br/><br/>Franchement, ça fait mal, d'être un méchant dans "Die Hard". De faire office de faire-valoir face à un héros intouchable, sur lequel les balles ricochent. Vous vous rappelez de Alan Rickman ? Non, hein ? C'est l'acteur formidable, tout en rictus et en classe patibulaire (et même s'il était nul en Allemand), qui joue Hans Gruber, le méchant barbu dans <i>Piège de Cristal</i>.  Vous, évidemment, vous ne vous rappelez que de Bruce Willis qui donne du "Yippe-Kai-Yay Mother Fucker" à tout va et qui court pieds nus sur le verre en zigouillant du terroriste au double Beretta. Le hold-up de Gruber était pourtant parfaitement préparé : entrée en matière toute en puissance, état de siège devant le coffre-fort, tentatives multiples et plus ou moins subtiles pour faire sauter la porte, et fuite en hélico sans se retourner. Bon, eh bien, c'est à peu près ce qu'ont tenté de faire les Caennais dans la défense de Montpellier. C'était sans compter sur John Mc Clane, le mec increvable à qui tout réussit, qui se joue des explosions, du pressing adverse, des balles perdues et de la qualité technique de l'adversaire. Car Hans Gruber aurait pu être champion de kick-boxing, de savate et de tir au pistolet, il aurait subi le même sort... Malherbe est passé par la fenêtre, et Montpellier est reparti avec la nana bien gaulée et les trois points.<br/><br/>On avait presque oublié les émotions contradictoires que suscitait le Stade Malherbe. La pression du résultat, les ambitions de jeu démesurées, le style aventureux, le schéma incohérent, le joyeux n'importe quoi... Au moment de recevoir Montpellier pour cette 11e journée de Ligue 1, les Francky Boyz sont toujours installés confortablement dans la première partie de tableau, sans réelle obligation de résultat, sans urgence véritable, sans pression aucune. On a compris dès le mois d'août que Don Dumas avait rangé au placard les ambitions résolument offensives qui étaient les siennes lors de ses premières saisons sur le banc du SMC. Finies, les péripéties sur le fil du maintien sans filet de sécurité. Les supporteurs caennais n'ont pas moufté, quand l'assise défensive et la contre-attaque sont devenues les principales armes de ce Malherbe new look, et quand ils furent condamnés à ne plus s'enthousiasmer que de l'efficacité toute relative de leurs protégés. Et comme les résultats engrangés depuis le début de saison sont plutôt positifs, difficile de remettre en cause la tactique mise en place par le coach normand, visiblement plus pragmatique que le passé, quand il aimait encore à s'enthousiasmer des intentions et de la volonté de ses ouailles avant de parler du résultat. Que l'on aime ou non le revirement tactique opéré par Francky depuis bientôt un an - un revirement pas si brusque, parfaitement préparé par un mercato futé - on ne peut que s'incliner devant les résultats, quitte à ne plus attendre grand-chose du jeu. <br/><br/>Quelle joie, donc, de jeter un oeil sur le schéma tactique mis en place samedi soir par Don Dumas, et quel bonheur de voir les Caennais le faire vivre avec tant d'énergie et d'intelligence ! On ne va pas se mentir : il y a des mois que les Francky Boyz n'avaient aussi bien joué au football que lors de cette entame de match. Des défenseurs qui attaquent le ballon et maintiennent le pressing le plus haut possible sans laisser respirer les attaquants du MHSC, un milieu de terrain dynamique, toujours en mouvement, où les redoublements de passe et les transmissions en première intention sont légion, et une attaque jeune et culottée, qui multiplie les appels et les percées vers l'axe ; c'est beau, c'est vivant, c'est imprévisible, c'est presque parfait. Pendant un quart d'heure, le Stade Malherbe a régalé, et déployé un jeu étourdissant, sans laisser une seule seconde de répit aux Loulou Boyz, incapables de contenir des assauts variés et répétés, et pas franchement inspirés à la relance. Dans ces conditions, les occasions ne tardent pas à se présenter. Frau place tout d'abord une tête au ras du montant, à la conclusion d'un débordement d'Hamouma. Dans la foulée, et sur une passe lobée tout simplement magnifique de Nivet pour PAF dans le dos de la défense, le Nez reprend de volée mais voit sa tentative repoussée par la barre. C'est ballot, parce qu'une position aussi avantageuse, à cinq mètres des cages, sans le moindre défenseur à l'horizon, ça n'arrive pas souvent. Oui, PAF n'a pas eu de chance, mais surtout, PAF aurait dû marquer.<br/><br/>Devant un tel début de match, on ouvre le deuxième paquet de cacahuètes, on se cale un peu plus confortablement dans le canapé, et on se dit qu'on est bien parti pour se gaver. L'ouverture du score s'annonce imminente, Montpellier est complètement bouffé au milieu de terrain, et n'existe pas offensivement. 14e minute : Sorbon concède un coup-franc et une biscotte pour une faute évidente sur Camara. C'est la première fois que le MHSC s'approche des cages caennaises ; Thébaux n'a pas touché le ballon, et secoue la tête, comme pour se réveiller. Belhanda fouette la gonfle, Yanga-Mbwia devance Leca et propulse le ballon dans les filets. 0-1. Réalisme maximal pour une équipe de Montpellier qui n'a donc pas fini de marcher sur l'eau, dans la continuité d'un début de saison de première bourre. Franck Dumas est soucieux. Les bonnes dispositions démontrées par ses joueurs lors du premier quart d'heure ne suffisent pas à le rassurer. Évidemment. Il a très bien compris que son schéma de jeu ambitieux et idéalement mis en scène ne sera pas suffisant contre une équipe héraultaise à peu près intouchable depuis trois mois. <br/><br/>Pas découragés le moins du monde, les Caennais repartent à l'assaut, fleur au fusil, devant des supporteurs à peine refroidis, et le piège se referme sur eux.<br/><br/><b>1, 2, 3... Soleil !</b><br/><br/>Si les Loulou Boyz avaient toutes les peines du monde à sortir de leurs trente derniers mètres dans le premier quart d'heure, l'ouverture du score semble les avoir pas mal rassurés. Tout attentifs que nous sommes aux efforts et à la volonté des Francky Boyz après ce cruel premier but, afin de savoir à quel point ils ont été affectés, on remarque à peine que Montpellier se remet à jouer au ballon. Et avec quel talent ! Quand une équipe rencontre tant de réussite match après match, elle ne s'étonne même plus de réussir à peu près tout ce qu'elle tente. Et alors que Caen se jette de nouveau à l'abordage, le MHSC réplique, avec un sang-froid de tueur à gages en fin de carrière. Action amorcée par le Stade Malherbe sur l'aile gauche, pénétration dans l'axe, faute de Bocaly, l'arbitre ne bronche pas, Belhanda hérite du ballon dans l'axe, trouve Utaka. L'ancien Lensois fixe Vandam, s'ouvre un angle de tir et envoie de la praline en pleine lucarne. 0-2. Deux occases, deux buts, réussite maximale, et Montpellier a déjà plus ou moins gagné le match, après vingt minutes, et un bon quart d'heure passé dans ses trente derniers mètres à souffrir le martyre. <br/><br/>Les supporteurs caennais pesteront sans nul doute contre cette nouvelle défaite à domicile (la troisième en six matches), mais la vérité, c'est qu'on regrettera bien davantage que les ambitions de jeu des Francky Boyz aient été tuées dans l'oeuf sans avoir été récompensées. Parce que la victoire de Montpellier est absolument indiscutable. Les joueurs de René Girard sont supérieurs aux Normands dans tous les domaines, aussi bien sur le plan technique et de l'expérience qu'au niveau du réalisme et de la maîtrise des temps forts et des temps faibles. Pratiquement rien à jeter dans le jeu des Héraultais : aucun contrôle approximatif, aucune transmission loupée, aucun mauvais choix dans l'orientation du jeu et dans la remontée du ballon, aucune erreur dans le placement défensif (à deux ou trois expressions près). Face à un tel adversaire, Malherbe n'avait strictement aucune chance, et les erreurs d'arbitrage n'y auront rien changé. Il y a un dicton dans le football selon lequel un but concédé est nécessairement la résultante d'erreurs collectives adverses. C'est faux. Contre le MHSC, Caen ne fut coupable que d'un manque de réalisme tout relatif et d'une légère passivité au marquage ; mais Caen est surtout tombée contre une équipe plus forte, qui allie talent technique, dynamique positive et réalisme implacable.<br/><br/>Caen accuse le coup, après un second but plus cruel encore que le premier. L'élan plein de générosité et de culot qui animait le jeu malherbiste semble enfin s'être tari, et Montpellier peut enfin gérer tranquillement sa rencontre. La circulation de balle des Héraultais n'a plus besoin d'être risquée, elle est en revanche parfaitement huilée. Du coup, le pressing des Caennais s'effectue plus bas, les efforts à la récupération se multiplient en vain.<br/><br/>La mi-temps semble avoir permis aux Francky Boyz de recharger les batteries, qui repartent à l'assaut dès l'entame de la seconde période, avec moins d'enthousiasme et de conviction que quarante-cinq minutes plus tôt. Niang, bien placé au deuxième poteau, profite de la seule erreur de marquage de Yanga-Mbiwa pour placer une tête qui manque de puissance et de précision ; puis c'est au tour de Frau de se louper une énième fois, et de permettre à Jourdren de s'illustrer. Caen semble revivre à nouveau et va même s'autoriser un fol espoir quelques minutes plus tard : pour un tacle un peu trop appuyé sur Niang, Marveaux est expulsé, la faute à deux cartons jaunes très sévères. En même temps, c'est le quatrième carton rouge pour Montpellier cette saison, y a pas de hasard, je vous le dis.<br/><br/>Mais même en supériorité numérique, Caen ne peut rien faire, face à la technique de Belhanda, sur une autre planète samedi soir, face aux déplacements de Giroud, qui n'eut pratiquement aucune occasion de se mettre en avant mais qui ne cessa de peser sur la défense normande, et face à la maîtrise absolue des Héraultais en défense (mentions spéciales à Bedimo, impérial face à Hamouma, et à Yanga-Mbiwa, monstrueux physiquement et tactiquement). Il n'y a rien à faire, et Francky le sait. Il fait sortir Sorbon, légèrement touché, pour rajouter un attaquant, et ne touche plus à son équipe. Si ça ne marche pas avec ces mecs-là, ça ne marchera pas ce soir. Nivet s'en est rendu compte comme tout le monde, et s'agace un peu : il balance ses crampons sur la cheville de Saihi, le genre de gestes qui a tendance à se répéter toutes les semaines et qui commence à exaspérer gentiment.<br/><br/>Et puis Montpellier s'en va illustrer sa forme radieuse en allant planter un troisième but, en forme de démonstration de réussite technique : Belhanda adresse une parabole parfaite pour Bocaly, lequel prend son temps, ajuste Heurtaux, et remet à Belhanda en retrait. La frappe du prodige des Loulou Boyz est déviée par Thommy, contrée par Thébaux, mais rentre dans les buts sans qu'on sache trop comment. Ou comment résumer un match en une frappe : Caen qui est présent, qui déborde d'énergie, mais qui laisse filtrer juste assez d'air dans sa défense pour laisser s'infiltrer les flèches héraultaises.<br/><br/>Bon, 3-0 à domicile, ça devient sévère. L'arbitre culpabilise même un peu, et accorde un penalty venu de nulle part au Stade Malherbe (rigolo, le petit Jourdren, sincèrement étonné au micro de Canal à la fin du match). Bon, décidément, Nivet ne s'emmerde pas avec la morale, et plante son 3e péno de l'année. 3-1. On y croit à nouveau ? Pas longtemps... L'arbitre, qui venait de compenser son énorme erreur sur le 2e but par une énorme erreur pour laisser Caen revenir au score, compense à nouveau avec une nouvelle erreur, et une exclusion de PAF. PAF le rouge ! Tout ça pour un tout petit tacle un tout petit peu trop appuyé (et un premier carton déjà un peu salaud).<br/><br/>Bon, c'est pas grave. "PAF la poisse" ne jouera pas au Parc, c'est toujours ça de gagné. Pour le reste, Malherbe reste en première partie de tableau, les doigts de pied en éventail, et pourra se dire à raison qu'il n'y avait pas grand-chose à faire contre une telle équipe dans un tel contexte, mais que les superbes ambitions et dispositions entrevues en début de match seront récompensées à l'avenir. Parce qu'au terme de ce Caen-Montpellier, on peut toujours se rassurer en se disant qu'on ne jouera pas toutes les semaines contre des équipes autant en réussite... Pardon ? On joue le PSG la samedi prochain ? Ah... Bon. Vivement le mois de novembre.<br/><br/><i>"INSTANTANÉMENT COMME ÇA / REPRENDRE DE VOLÉE D'AUSSI LOIN / COMME ELLE VIENT"</i><br/><br/><strong>Bande-son du jour :</strong> <i>Acid Turkish Bath (Shelter from the Storm)</i>, de Kasabian, sur le disque <i>Velociraptor</i>.<br/><br/>---------------------<br/><br/><b>Les notes :</b> <br/><br/><b>Thébaux [4] :</b> aucun geste esquissé sur le premier but, une détente pas vraiment convaincante sur le deuxième, et un "trouage" relatif sur le troisième. Humain après tout.<br/><br/><b>Vandam [3] :</b> Osez Margarine !<br/><br/><b>Sorbon [4] :</b> Du béton sous l'ébène.<br/><br/><b>Leca [5] :</b> I bet you look rough on the dancefloor.<br/><br/><b>Heurtaux [7] :</b> Pong for the Deaf.<br/><br/><b>Seube [5] :</b> Rage against the tartine.<br/><br/><b>Nivet [5] :</b> Weekend life is Rubbish.<br/><br/><b>Frau [3] :</b> Fail to the Thief.<br/><br/><b>Hamouma [5] :</b> Daydream Patient.<br/><br/><b>Bulot [4] :</b> Nevermind the socks.<br/><br/><b>Niang [6] :</b> Groom on fire.<br/><br/><b>Traoré [3] :</b> Psychodandy.<br/><br/><b>Dumas [8] :</b> Screamadelicus.<br/><br/>---------<br/><br/><b>Tous les scores :</b><br/><br/>Bordeaux 1-1 Brest<br/><br/>Lille 3-1 Lyon<br/><br/>Paris 2-0 Dijon<br/><br/>Nancy 1-0 Nice<br/><br/>Marseille 2-0 Ajaccio<br/><br/>Caen 1-3 Montpellier<br/><br/>Auxerre 0-1 Rennes<br/><br/>Saint-Étienne 1-0 Valenciennes<br/><br/>Lorient 0-0 Toulouse<br/><br/>Sochaux 1-1 Évian TG<br/><br/>-------------<br/><br/><strong>Le classement :</strong><br/><br/>| 1. Paris SG | 26 pts | (+13) |
| 2. Montpellier | 23 pts | (+10) |
| 3. Lille | 22 pts | (+9) |
| 4. Rennes |	21 pts | (+7) |
| 5. Lyon | 20 pts | (+5) |
| 6. Toulouse | 19 pts | (+2) |
| 7. Lorient | 17 pts | (+3) |
| 8. Saint-Étienne | 16 pts | (-2) |
| <strong>9. Caen | 15 pts | (0)</strong> |
| 10. Sochaux | 13 pts | (-6) |
| 11. Auxerre | 12 pts | (+1) |
| 12. Marseille | 12 pts | (0) |
| 13. Dijon | 11 pts | (-11) |
| 14. Nice | 10 pts | (0) |
| 15. Valenciennes | 9 pts | (-1) |
| 16. Brest | 9 pts | (-2) |
| 17. Évian TG | 9 pts | (-5) |
| 18. Bordeaux | 9 pts | (-6) |
| 19. Nancy | 8 pts | (-5) |
| 20. Ajaccio | 7 pts | (-12) |<br/><br/>------------------------<br/><br/><strong>Du côté du Facebook de Malherbe's Poetry :</strong><br/><br/><strong>Quentin :</strong> "Pourquoi l'arbitre de Caen-Montpellier a arbitré la finale de la Coupe du Monde de rugby ?"<br/><br/><strong>Orkidhion :</strong> "14 euros pour 3 cartons rouges, un but caennais sur coup de pied arrêté et un stade à demi vide silencieux pendant 90 minutes - une affaire !"<br/><br/><strong>Stéphan :</strong> "Vrai qu'on a produit une première mi-temps de qualité mais Montpellier machait sur l'eau ce soir."<br/><br/>--------------------<br/><br/><strong> <i>Relecture et corrections : Efix</i> </strong><br/><br/><a href="http://www.facebook.com/?ref=home#!/pages/Malherbes-Poetry/373371127114?ref=ts">Retrouvez Malherbe's Poetry sur Facebook !</a><br/><br/><br/><br/>]]></content:encoded>
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		<title><![CDATA[Au-delà de l'ennui]]></title>
		<link><![CDATA[http://www.sofoot.com/au-dela-de-l-ennui-148580.html]]></link>
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		<dc:date><![CDATA[2011-10-18T09:35:00Z]]></dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>SoFoot</dc:creator>
		<description><![CDATA[<img align="left" src="http://i.sofoot.com/IMG/img-au-dela-de-l-ennui-1318050980_x100_articles-148580.jpg">Caen est allé chercher un point dégueulasse à Brest, mais l'essentiel est ailleurs.
FC Stade Brestois - Stade Malherbe de Caen : 1-1 

10e journée de Ligue 1

Buteurs : Grougi pour Brest et Heurtaux pour Caen. 

Arbitre : M. Malige. Un match sérieux, même s'il n'a pas eu grand-chose à foutre. Aucun carton pendant quatre-vingt dix minutes, ça en dit long, pas vrai ?

Spectateurs... : 13 012.

Rassasiés par le spectacle ? : 1/5. Un match qui partait sur de bonnes bases mais qui s'est ensuite transformé en un festival d'imprécisions techniques interminable. L'addition a été réglée par&nbsp;...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<!-- sofoot --><b>FC Stade Brestois - Stade Malherbe de Caen : 1-1</b> <br/><br/><i>10e journée de Ligue 1</i><br/><br/><b>Buteurs :</b> Grougi pour Brest et Heurtaux pour Caen. <br/><br/><b>Arbitre :</b> M. Malige. Un match sérieux, même s'il n'a pas eu grand-chose à foutre. Aucun carton pendant quatre-vingt dix minutes, ça en dit long, pas vrai ?<br/><br/><b>Spectateurs... :</b> 13 012.<br/><br/><b>Rassasiés par le spectacle ? :</b> 1/5. Un match qui partait sur de bonnes bases mais qui s'est ensuite transformé en un festival d'imprécisions techniques interminable. L'addition a été réglée par coups de pied arrêtés, et c'est encore une fois très révélateur.<br/><br/><b>Le geste du match :</b> la poitrine plongeante de Kandia Traoré pour dévier le ballon vers Frédéric Bulot. Kandia, c'est le génie absolu du n'importe quoi. S'il prend l'envie à un mec de réaliser une compil' des gestes les plus improbables du football, nul doute qu'il faudra réserver tout un chapitre à notre attaquant fétiche.<br/><br/><b>L'anti-geste du match :</b> le tacle à retardement de Benji Nivet sur Grougi, dans les dernières secondes de la rencontre, pour offrir une dernière cartouche aux Brestois en forme de remake du premier but. C'est en constatant qu'il est toujours en retard sur le ballon que l'on constate qu'un joueur vieillit. Et depuis le début de la saison, Benji, il a pris un sacré coup de vieux.<br/><br/><b>L'homme du match :</b> Grougi, évidemment. Toujours disponible dans l'entrejeu, auteur d'un coup-franc lumineux, affichant un taux de passes réussies démentiel, l'ancien Caennais fut à peu de choses près la seule attraction de la soirée. S'il avait eu davantage de solutions devant lui, Brest l'aurait emporté haut la main.<br/><br/><b>L'anti-homme du match :</b> Frau. Encore et toujours lui. Visiblement toujours mal à l'aise dans son rôle d'attaquant en décrochage, il a multiplié les mauvais choix, perdu à peu près tous les ballons qu'il a touchés, et semble même complètement largué techniquement pour offrir des solutions viables au milieu de ses partenaires. <br/><br/><b>Compos :</b><br/><br/><i>Évian : Élana, Baysse, Martial, Lorenzi, Gentiletti, Lesoimier, Guidileye, Culma, Grougi, Roux, Poyet ; A. DUPONT<br/><br/>Caen : Thébaux, Vandam, Heurtaux, Leca, Raineau, Seube, Proment, Hamouma, Bulot, Frau, Traoré ; F. DUMAS</i><br/><br/><b>Le poste d'observation de Malherbe's Poetry :</b> sur son canapé devant Foot+, avec Malherbe's Rhapsody, les jambes en morceaux après avoir taquiné la gonfle pendant deux heures avec les copains. Oui, encore.<br/><br/>--------------<br/><br/><b>Paratonnerre de Brest.</b><br/><br/>Le Stade Malherbe, cette année, ça ressemble à un film avec Jean Lefebvre. On ne s'emballe pas souvent, on se dit même régulièrement que le spectacle est navrant, et on se promet que c'est la dernière fois qu'on nous y prend. Mais la bonne bouille de Jeannot qui cabotine paresseusement nous arrache quelques sourires, et on finit par penser que le minimum syndical est là. Et quoi qu'il arrive, Jean Lefebvre, ça reste quand même vachement mieux que les Charlots. Bon, eh bien, les Charlots, ici, ce sont les Brestois. Encore une fois, les Francky Boyz nous ont servi un match indigeste, sans grandes ambitions de jeu ou de résultat ; encore une fois, Malherbe a frisé la correctionnelle ; et encore une fois, les Normands s'en sont sortis à l'arraché et restent aujourd'hui sur une série de cinq matches sans défaite (et 9 points pris sur 15 possibles). Rien que ça.<br/><br/>Avant cette 10e journée, Brest n'avait pas remporté le moindre match cette saison. En général, les supporteurs caennais le savent, c'est à ce moment-là que le Stade Malherbe entre en scène, avec la banane et l'insouciance d'un môme de trois ans qui joue avec le disjoncteur ou des fils dénudés. Franck Dumas est une sorte de super héros des temps modernes. Un Robin des Bois incompris. <i>Remember last year</i>: Arles-Avignon n'a toujours pas gagné un match en onze rencontres ? Pas de problème, Dumas déploie ses troupes, entasse les cagettes et offre un premier succès historique en Ligue 1 à son adversaire d'un soir. Nan, ne nous remerciez pas, ça nous fait plaisir. C'est plus qu'un hobby, c'est une passion. Autrement dit, samedi soir, on s'attendait à voir la défense caennaise abandonner ses principes de solidité et de sérénité pour distribuer des bonbecs à Nolan Roux avant de retourner dans le bus et de taper « Home » sur le Tom-Tom, la soute à bagages pleine de valises.<br/><br/>Mais non, bien au contraire. Fidèle à son schéma de jeu prudent, axé autour d'une base défensive en béton armé (seulement onze buts encaissés avant la rencontre, c'est plutôt honnête), et privilégiant le contre en bande organisée (tout aussi efficacement, comme en témoigne un statut de 2e meilleure attaque du championnat à l'extérieur), Don Dumas n'a pas changé ses principes d'un iota. Toujours pas de Nivet ou de Fajr sur le pré, mais un combo d'attaquants à 62 ans d'âge, pour assister les trublions supersoniques postés sur les ailes. C'est simple comme bonjour, tellement évident qu'on n'essaie plus de s'en cacher : Caen est une équipe de contres. Quel que soit le profil de l'adversaire, qu'il pleuve, qu'il vente ou qu'il neige, Malherbe est un paratonnerre, qui se couvre autant que possible lorsque le temps se gâte, qui absorbe et renvoie les éclairs à toute vitesse quand ça vire à l'orage. L'an dernier, le match se serait soldé sur un 5-3 hilarant pour le Stade Brestois, on se serait bien marré, mais ça aurait rapporté peau de balle. Ce week-end, Caen a arraché un bon point, à l'expérience.<br/><br/><b>« On arrive en bout de piste, non ? »</b><br/><br/>D'ailleurs, pendant un quart d'heure, Franck Dumas a dû se demander qui était le con qui avait chamboulé son beau schéma tactique. Et vas-y que ça conservait le ballon, que ça redoublait les passes, que ça prenait des risques, que ça dominait de la tête et des épaules ces couillons de Bretons ! C'est pas compliqué : en quinze minutes, Malherbe s'est procuré trois belles occasions de but, soit le ratio habituel pour deux ou trois matches. Il faut dire qu'ils ont été un peu aidés, les Francky Boyz. Les Brestois, d'une fébrilité défensive  invraisemblable, notamment dans le replacement et la mobilité, et handicapés par une relance indigente (il faut voir Paul Baysse tenter des passes en première intention ou des longues transmissions, je vous jure, c'est de la poésie), ne tardent pas à réfréner leurs ardeurs offensives et à se replier sur leurs bases. Baysse, justement, loupe carrément une interception, en voulant tenter une reprise tellement improbable qu'on aurait cru voir Traoré tenter un ciseau, Bulot chope la gonfle, enrhume une deuxième fois Paul Baysse et centre à la corde pour Martial, qui est tout proche de tromper son propre gardien d'une tête décroisée. Frau, en vrai renard, est bien placé pour pousser au fond, mais foire lamentablement son contrôle et loupe le coche. Quelques instants plus tard, Traoré place sa tête à quelques centimètres du cadre. Puis c'est au tour d'Hamouma de repiquer dans l'axe et de placer un cachou qui passe au-dessus de la barre. Traoré et Frau tentent un plus tard, tour à tour, de frapper de loin : à l'heure où je vous écris, les deux ballons passent au-dessus du Mexique et devraient s'écraser dans le Pacifique sous peu, selon la NASA. Malherbe tient le match par le bon bout et ne laisse pas respirer des Brestois un tantinet paralysés par l'enjeu.<br/><br/>Et puis, inexplicablement, les Caennais vont lâcher la gonfle et permettre aux Brestois de revenir dans la partie. Le jeu s'équilibre dans la médiocrité, les 22 acteurs multiplient les approximations et soudain, il ne se passe plus rien. Dumas a bien jeté un coup d'œil aux projos, pour voir s'ils étaient toujours allumés, mais le problème ne venait pas d'EDF cette fois. C'est le jeu qui s'éteint. Peu de fautes sont commises, aucun carton n'est distribué, les contacts sont rares, et le manque d'engagement physique se reflète aisément sur le terrain, par l'incapacité de part et d'autre à se créer la moindre opportunité. D'un côté, Brest semble jouer la trouille au ventre, visiblement perturbé à l'idée d'aller chercher sa première victoire de la saison – et on les comprend, parce qu'à Caen, c'est pareil, on ne sait plus mettre fin à une mauvaise série depuis 1994. De l'autre, les Francky Boyz, confortablement installés en première partie de tableau au championnat, ne semblent pas plus motivés que cela pour aller arracher un succès pourtant à leur portée. On s'emmerde ferme, on regarde sa montre, on prie que ce calvaire arrive rapidement à son terme.<br/><br/>Du coup, le match ne s'anime qu'à travers quelques transmissions de Bruni Grougi, plutôt en forme dans l'entrejeu, et diverses erreurs défensives, pas assez graves pour entraîner une sanction immédiate. Et quand un match de foot s'enlise comme ça, il n'y a qu'une seule chose qui peut le sauver de l'ennui, ce sont les coups de pied arrêtés. Juste avant la pause, et alors que Brest n'a pas encore inquiété Thébaux le moins du monde, Grougi expédie sur un coup-franc bien placé un missile téléguidé en pleine lucarne, alors que le gardien caennais est encore planté sur ses appuis. 1-0 pour les locaux, et sans que ce ne soit véritablement immérité, c'est quand même bien payé pour les Brestois, qui se trouvent alors sur l'autoroute de leur première victoire.<br/><br/><b>Le facteur X sonne toujours deux fois.</b><br/><br/>Après la pause, pas de changement ou presque, pas d'engagement ou presque. Caen semble anesthésié, et ne montre aucune velléité offensive convaincantes. Hamouma pédale dans la semoule face à Lorenzi, Bulot a du mal à concilier ses efforts défensifs avec un réel impact devant, Traoré a disparu après le premier quart d'heure de jeu, comme d'hab', et Frau fait son PAF. PAF le défenseur, PAF la passe loupée, PAF le contrôle à dix mètres, PAF la remise dans le vide, PAF l'appel douteux. Le mec, c'est pas un surnom, qu'il a, c'est une malédiction nominale. Tu fais une passe à Frau dans le rond central, il va essayer de te dribbler les lignes blanches et finir par perdre la balle, après un tacle régulier de la ligne blanche. Le jour où Pierre-Alain va tirer un péno, vous allez voir, il va tenter de tirer sous le but, parce que si c'est pas le gardien qui va arrêter son shoot, il y aura forcément un brin d'herbe pour le dévier en touche. Bref, offensivement, le Stade Malherbe face à Brest, ça ressemblait à la Suisse qui voudrait envahir l'Allemagne. Quant à Traoré, bon… <br/><br/>Franchement, je voudrais bien savoir comment Traoré s'est retrouvé un jour sur un terrain de foot avec les pros. J'imagine que des recruteurs avaient trop picolé, qu'ils se sont pointés sur un terrain en titubant, et qu'ils ont vu un mec fou comme un lapin, qui tentait des contrôles de la carotide, des reprises de la clavicule, des déviations des dreadlocks et des frappes de la raie des fesses, le tout avec la clope au bec. « Bon sang, mais ce type est un génie ». Et hop, Traoré était né. Bon, le truc, c'est que si les recruteurs étaient restés dix minutes de plus, ils auraient pu constater que Traoré ne peut pas physiquement courir plus de douze minutes par match. Défensivement, en revanche, on ne peut que féliciter encore une fois le bloc formé par l'arrière-garde caennaise. Si Raineau et Vandam n'ont pas vraiment été à la fête, Leca et Heurtaux n'ont pas commis la moindre erreur d'appréciation ou de placement, bien aidés il est vrai par une présence brestoise famélique aux avants-postes et par des choix téléphonés de la part de Nolan Roux, pourtant sacrément remuant. <br/><br/>Dumas a bien compris que ses mecs avaient abusé du Prozac ; du coup, il fait sortir Traoré et Proment, pour laisser gambader Nivet et Niang. Bien vu. Aussitôt, le minot apporte fougue et mouvement sur le front de l'attaque ; et si cela ne crée pas vraiment d'options pour les transmissions, les espaces se multiplient, et les percées caennaises se font plus pressantes. Las, Elana n'est pas vraiment inquiété par les tentatives des Francky Boyz, pas assez concernés pour être vraiment dangereux. Mais comme Malherbe se porte bien en ce moment, on peut se permettre d'égaliser sur des trucs assez fous, genre un coup de pied arrêté dans les cinq dernières minutes. Pour bien que tout le monde se rende compte, c'est un peu comme si un mec battait Usain Bolt au 100 mètres en courant sur les mains. Nivet à la manœuvre, Heurtaux et toute sa rage pour couper au second poteau, comme Henry en 2006 pour planter le Brésil sur une offrande de Zidane. La défense brestoise a définitivement la tête dans le sac, pour ne pas suivre un ballon si dangereux à un instant aussi décisif. Et quelle justice, de voir un défenseur central aussi appliqué et prometteur, débordant de rage et d'enthousiasme, se muer en sauveur ! (Il vous fait pas un peu penser à Rami, notre Thommy ?) 1-1, donc. Un score logique, pas parce que les deux équipes méritaient de se partager les points, mais plutôt parce qu'aucune d'entre elles ne méritait la victoire.<br/><br/>Cinq matches sans défaite, donc, et une place de 8e qui est tout sauf anecdotique. Car Malherbe sait enfin se montrer régulier et, sans briller le moins du monde, arracher des points et se montrer intraitable, en punissant un adversaire moins expérimenté à la moindre erreur. Ce Brest-là, c'est le SMC d'il y a 5 ou 6 ans. Et 8e, c'est parfait pour ne pas avoir à regarder dans le rétro, prendre la grosse tête ou se mettre la pression. En ne faisant rien ou presque en Bretagne, Malherbe s'est un peu plus dévoilé en tant que formation de Ligue 1 sûre d'elle et de ses qualités. <br/><br/><i>"INSTANTANÉMENT COMME ÇA / REPRENDRE DE VOLÉE D'AUSSI LOIN / COMME ELLE VIENT"</i><br/><br/><strong>Bande-son du jour :</strong> <i>Orgasm Addict</i>, des Buzzcocks, sur le disque <i>Time's Up</i>.<br/><br/>---------------------<br/><br/><b>Les notes :</b> <br/><br/><b>Thébaux [5] :</b> quelques interventions bien effectuées, mais un placement un peu naïf sur le coup-franc de Grougi. <br/><br/><b>Vandam [4] :</b> bien emmerdé par Lesoimier, le Lillois a multiplié les mauvais choix et n'a pas pu se montrer à son avantage devant, comme à son habitude. Dommage.<br/><br/><b>Raineau [5] :</b> toujours à jouer le même récital de solfège, Alex a pour une fois joué sa partition sans la moindre fausse note, grâce à des attaques de balles et quelques percées inspirées.<br/><br/><b>Leca [6] :</b> clé de voûte officielle de Francky.<br/><br/><b>Heurtaux [7] :</b> aussi fougueux et motivé en défense qu'il est volontaire pour se porter à l'attaque quand le besoin s'en fait ressentir. C'était le cas samedi, et il a répondu présent. La marque des grands.<br/><br/><b>Proment [5] :</b> un match plutôt discret, et un volume de jeu pas toujours à la hauteur de sa réputation.<br/><br/><b>Seube [5] :</b> discret lui aussi, mais Nico est le genre de mecs qui inspirent le respect même quand ils vont aux sanitaires du camping.<br/><br/><b>Frau [2] :</b> une percée intéressante mais vaine, une frappe à douze mètres des cages, et c'est à peu près tout. Il va falloir qu'il s'habitue au poste, ou que Dumas envisage de le laisser réfléchir à sa carrière sur le banc.<br/><br/><b>Hamouma [4] :</b> d'abord inspiré en début de rencontre, il a ensuite buté sur Lorenzi pendant à peu près toute la rencontre, et s'est inutilement entêté jusqu'à indigestion.<br/><br/><b>Bulot [4] :</b> toujours plus appliqué dans son replacement, mais, du coup, un peu distrait quand il s'agit de foncer vers les buts adverses.<br/><br/><b>Traoré [4] :</b> un premier quart d'heure d'anthologie, au cours duquel il a cavalé comme un adolescent, mais qui l'a achevé.<br/><br/><b>Niang [5] :</b> intéressant par le dynamisme qu'il sait apporter quand son équipe en a bien besoin.<br/><br/><b>Nivet [6] :</b> le topo habituel, avec un tacle complètement con et une passe décisive perdue au milieu d'une mer d'imprécisions. Allez comprendre.<br/><br/><b>Deroin [2] :</b> rater autant son entrée en jeu, ça tient de la performance. On l'aime bien, mais là, ça sent la fin, quand même.<br/><br/>---------<br/><br/><b>Tous les scores :</b><br/><br/>Montpellier 5-3 Dijon<br/><br/>Lyon 3-1 Nancy<br/><br/>Toulouse 0-0 Marseille<br/><br/>Nice 3-0 Bordeaux<br/><br/>Auxerre 1-3 Lille<br/><br/>Brest 1-1 Caen<br/><br/>Évian TG 1-2 Saint-Étienne<br/><br/>Valenciennes 3-0 Sochaux<br/><br/>Rennes 2-0 Lorient<br/><br/>Ajaccio 1-3 Paris SG<br/><br/>-------------<br/><br/><strong>Le classement :</strong><br/><br/>| 1. Paris SG | 23 pts | (+11) |
| 2. Montpellier | 23 pts | (+8) |
| 3. Lyon | 20 pts | (+7) |
| 4. Lille |	19 pts | (+7) |
| 5. Rennes | 18 pts | (+6) |
| 6.  Toulouse | 18 pts | (+2) |
| 7. Lorient | 16 pts | (+3) |
| <strong>8.	Caen | 15 pts | (+2)</strong> |
| 9. Saint-Étienne | 13 pts | (-3) |
| 10. Auxerre | 12 pts | (+2) |
| 11. Sochaux | 12 pts | (-6) |
| 12. Dijon | 11 pts | (-9) |
| 13. Nice | 10 pts | (+1) |
| 14. Valenciennes | 9 pts | (0) |
| 15. Marseille | 9 pts | (-2) |
| 16. Brest | 8 pts | (-2) |
| 17. Évian TG | 8 pts | (-5) |
| 18. Bordeaux | 8 pts | (-6) |
| 19. Ajaccio | 7 pts | (-10) |
| 20. Nancy | 5 pts | (-6) |<br/><br/>------------------------<br/><br/><strong>Du côté du Facebook de Malherbe's Poetry :</strong><br/><br/><strong>Jean-Baptiste :</strong> "Dommage que Francky soit meilleur pour faire les changements en cours de jeu que pour mettre directement la meilleure équipe possible sur le terrain."<br/><br/><strong>Stéphan :</strong> "Ce match me donne un sentiment d'inachevé. J'ai l'impression qu' avec plus d'envie on aurait pu ramener les 3 points."<br/><br/><strong>Ludovic :</strong> "Sacré Heurtaux, ces temps-ci, il se fait tellement chier derriere qu'il monte et nous met des buts !"<br/><br/>--------------------<br/><br/><strong> <i>Relecture et corrections : Efix</i> </strong><br/><br/><a href="http://www.facebook.com/?ref=home#!/pages/Malherbes-Poetry/373371127114?ref=ts">Retrouvez Malherbe's Poetry sur Facebook !</a>
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		<title><![CDATA[Deux visions du football moderne...]]></title>
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Une première rencontre en tête-à-tête a eu lieu entre le président du Stade Malherbe, Jean-François Fortin, et les responsables du MNK 96, pour lesquels c'était l'occasion de faire entendre leurs revendications et de partager leur malaise. Pour l'instant, toujours pas d'annonce officielle concernant la cessation d'activité du kop normand de part et d'autre. Prenons la peine de nous arrêter sur le conflit qui oppose deux visions tout à fait différentes du football moderne. Car on a toujours un&nbsp;...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<!-- sofoot --><strong>Une première rencontre en tête-à-tête a eu lieu entre le président du Stade Malherbe, Jean-François Fortin, et les responsables du MNK 96, pour lesquels c'était l'occasion de faire entendre leurs revendications et de partager leur malaise. Pour l'instant, toujours pas d'annonce officielle concernant la cessation d'activité du kop normand de part et d'autre. Prenons la peine de nous arrêter sur le conflit qui oppose deux visions tout à fait différentes du football moderne. Car on a toujours un peu de peine à imaginer une situation sans issue possible, entre des parties rassemblées, au départ, autour d'une même passion - sans ironie aucune. Stéphane et Landry partagent leur point de vue sur cette pénible affaire, dont les enjeux concernent bien plus que le Stade Malherbe de Caen.</strong><br/><br/><strong>Stéphane :</strong> Pour ma part je pense qu'il ne faut pas se leurrer, le foot est un business ! Regarde en Angleterre, les meilleures ambiances sont dans les bars ; maintenant le prix moyen d'une place en populaire avoisine les 30 euros. Le drame de Sheffield fut l'élément déclencheur pour virer la « populace » et la remplacer par les classes moyennes et aisées, pour faire tourner les produits dérivés à plein régime. Si bien qu'après quelques années, on y pratique le meilleur championnat de football d'Europe. Cela dit, je ne cautionne pas le foot business, mais à un moment il faut ouvrir les yeux sinon c'est back to the Ligue 2 avec ses matches du vendredi tout pourris.<br/><br/><strong>Landry :</strong> De mon côté je trouve ce genre de solution brutale et inutile. En plus ce n'est pas comparable ! Il doit bien être possible de trouver une solution évoluée, non? Les "populaires" seraient-donc selon toi le principal obstacle se dressant sur la route du succès promis au club? 
Une communication professionnelle, des idées riches et un peu de vista, des détails secondaires face à la priorité de l'augmentation fulgurante des tarifs aux guichets ? C'est amusant mais conserver une frange minimale ayant toujours manifesté sa loyauté au club ne me semble pas d'un extrémisme insensé... Ces gens, dont beaucoup se gaussent, sont là pour mettre une animation que le reste du stade est incapable de créer et de maintenir. Ils portent aussi en eux une identité et une histoire, éléments sans lesquels aucun club ne peut réussir. Sans eux, c'est un peu comme la Buckler, ça ressemble à de la bière, mais ça à un goût de chiotte. Alors soyons sérieux...<br/><br/><strong>Stéphane :</strong> Je n'ai pas dit ça mais, selon moi, 15 euros pour un match de foot, ce n'est pas si énorme que ça : en gros le prix de 2 paquets de clopes. D'autre part, quand je reprends les arguments du MNK dans leur lettre de revendication, lors du match Caen- Brest, hormis le local à leur disposition, on peut dire que certains m'ont fait doucement rire : les panneaux lumineux (meilleure visibilité pour les sponsors), la dérive mercantile ( il faut absolument des recettes supplémentaires), le logo (le drakkar est apparu en 1989, le 1er était rond avec SMC à l'intérieur puis nous avons eu le losange pendant plus de 50 ans) , les flics (la présence policière est indispensable et obligatoire)... Non franchement il y en a qui ne tiennent pas la route... Depuis que je suis en âge de suivre Malherbe, environ 30 ans, j'ai vu des évolutions qui me paraissent nécessaires. Par ailleurs, il ne suffit pas d'appartenir au MNK pour avoir du sang Malherbiste dans les veines. Enfin, pour l'histoire, le MNK n'a que 15 ans, soit l'âge d'un ado qui a encore beaucoup à apprendre, et il représente environ 1 à 2 % du public.<br/><br/><strong>Landry :</strong> Oui, dans ces propos il y a une attitude réactionnaire amusante. Le débat sur les prix concerne les prix d'appel. Pour créer de la mixité et ne pas exclure. À Auxerre, en Ligue des Champions, il y a deux ans tout de même, le premier prix en populaire était de 6 &#8364;, soit 10 de moins qu'ici en Ligue 1. Il faut être sacrément autiste pour ne pas comprendre que lorsqu'on a peu, c'est déjà beaucoup. Ce positionnement dénote une envie d'accroître la fracture sociale et de confisquer le football à ceux qui n'ont parfois que ça pour rêver encore un peu. On ne demande pas forcément aux esprits aigris et massacreurs de pauvres de comprendre, mais au moins d'&#339;uvrer pour un rapprochement. Le stade n'a jamais été aussi peu rempli en Ligue 1 et l'ambiance aussi navrante. Il y a un problème à résoudre sereinement entre tous pour le bien du club. En management, on constaterait un manque effrayant de psychologie de la part de l'encadrement...<br/><br/><strong>Stéphane :</strong> Je ne brocarde pas le" petit peuple", comme tu dis, car moi aussi j'en suis. D'autre part, Auxerre n'est pas le bon exemple car ils sont propriétaire de leur stade, qu'ils ont bien du mal à remplir d'ailleurs. Enfin, nous sommes en pleine crise économique c'est peut-être aussi pour cette raison que le stade sonne le creux. Alors certes pourquoi ne pas baisser le prix ? Mais à Caen nous n'avons pas un tissu économique pour compenser la perte engendrée sur les entrées. <br/><br/><strong>Landry :</strong> C'est totalement erroné ! Suivons la logique économique. Ta clientèle se raréfie, tu augmentes tes prix? Surprenant. De plus, les recettes guichets représentent une somme assez faible par rapport aux recettes totales. Dans le Rapport d'observations définitives sur la gestion de la ville de Caen et ses relations avec l'association et la société du Stade Malherbe, années 2002 à 2007, page 9, on voit que les entrées guichet représentaient en 2007 8% des recettes et les abonnements 6% (on appellera ce secteur guichet X). On prend donc le risque, avec des techniques de commercialisation illisibles et de niveau première année Tech de Co, de pourrir l'ambiance, qui est le vecteur numéro 1 d'apport de recettes (en combinant droits télé + publicité = 44%, on l'appellera Y). Un stade vidé, des supporters fervents dégoûtés, ça va naturellement faire plonger les résultats de Y. Et en augmentant de façon aussi débile les places, X ne va même pas progresser, puisque si le delta augmente, le volume diminue.<br/><br/>Caen n'est pas Londres. Il n'y a tout simplement pas le réservoir « poches pleines » pour remplacer la ferveur du public populaire et son poids démographique. La réalité est que pour gagner de l'argent, il faut être intelligent. Diversifier. Travailler et avoir des compétences. On ne commence pas par raboter la base, par scier la branche sur laquelle on repose. C'est affligeant. L'argent viendra des droits télé et des sponsors à une écrasante majorité. Donc le beau jeu de Franck Dumas, les résultats pour séduire les annonceurs et les diffuseurs, oui. Mais cette politique idiote de gestion du prix des places ne réussit qu'à faire gagner encore moins d'argent au guichet, tout en créant un conflit, renforcé par diverses humiliations contre des gens qui contribuent à la réussite économique en attirant le chaland avec leurs chants bénévoles. Tu as là par contre une poule aux &#339;ufs d'or, et la technique consistant à la rudoyer est confondante de sottise...<br/><br/><strong>Stéphane :</strong> A Caen les recettes guichet comptent pour beaucoup dans le budget (20%), pubs, sponsors (15%), droits TV (53%) autres (12%). Jette un oeil <a href="http://www.lfp.fr/dncg/rapport_annuel_2008_2009/0809_livret_dncg.pdf">ici</a>, en page6. Or, si elles diminuent, le compte actif baisse, et adieu les bons joueurs et bonjour la L2. Il faut vraiment réfléchir avant de tailler dans une recette car dans un budget le moindre euro à son importance.<br/><br/><i>Merci à Stéphane et Landry pour leur participation enthousiaste à ce débat. En cette période de primaire socialiste, vous ne pourrez plus dire que les débats ne font pas avancer les choses.</i>]]></content:encoded>
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		<title><![CDATA[Mon conseil EDF Bleu Ciel m'a tuer]]></title>
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		<dc:creator>SoFoot</dc:creator>
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MON CONSEILLER EDF BLEU CIEL M'A TUER*

Stade Malherbe de Caen - OGC Nice : 1-1 

9e journée de Ligue 1

Buteurs : Frau pour Caen, et... Attendez, je surmonte la honte. Gnnnn... Mouloungui pour Nice. Si.

Arbitre : M. Millot. Qui était bien embêté de ne pas avoir pensé à ses lunettes infra-rouges. 

Spectateurs... : 13 234. Il paraît que certains sont encore dans le stade et cherchent la sortie désespérément, à tâtons. 

Rassasiés par le spectacle ? : 3/5. Disons que ce fut u&nbsp;...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<!-- sofoot --><strong>MON CONSEILLER EDF BLEU CIEL M'A TUER*</strong><br/><br/><strong>Stade Malherbe de Caen - OGC Nice : 1-1 </strong><br/><br/><i>9e journée de Ligue 1</i><br/><br/><strong>Buteurs :</strong> Frau pour Caen, et... Attendez, je surmonte la honte. Gnnnn... Mouloungui pour Nice. Si.<br/><br/><strong>Arbitre :</strong> M. Millot. Qui était bien embêté de ne pas avoir pensé à ses lunettes infra-rouges. <br/><br/><strong>Spectateurs... : 13 234.</strong> Il paraît que certains sont encore dans le stade et cherchent la sortie désespérément, à tâtons. <br/><br/><strong>Rassasiés par le spectacle ? : 3/5.</strong> Disons que ce fut un match obscur.<br/><br/><strong>Le geste du match :</strong> le coup de génie de Joël, 43 ans, électricien indépendant, qui a fait sauter le disjoncteur de d'Ornano en se disant que l'arbitre penserait que c'était la fin du match. Oui, ça a failli marcher.<br/><br/><strong>L'anti-geste du match :</strong> la conservation de balle absolument stupide et indéfendable de Nico Seube, qui finit par se faire chiper la gonfle par une meute de Niçois enragés, lesquels égalisent trois secondes plus tard. Epic fail.<br/><br/><strong>Compos :</strong><br/><br/><i>Caen : Thébaux, Vandam, Heurtaux, Leca, Raineau, Seube, Mboné, Fajr, Hamouma, Bulot, Frau - F. DUMAS<br/><br/>Nice : Ospina, Clerc, Civelli, Monzon, Coulibaly, Pejcinovic, Faé, Abriel, Digard, Mouloungui, Mounier</i><br/><br/>--------------<br/><br/><strong>EDF Bleu Ciel</strong><br/><br/><strong>Référence :</strong> 24AQH567834<br/><br/><strong>Nos réfs :</strong> xxx<br/><br/><strong>Interlocuteur :</strong> votre conseiller EDF Bleu Ciel<br/><br/><strong>Tél :</strong><br/><br/><strong>Objet :</strong> Règlement - Facture impayée - Lettre de relance<br/><br/><strong>À monsieur Franck Dumas<br/><br/>Stade Michel d'Ornano, boulevard Georges Pompidou, 14000, CAEN<br/><br/>Le 16 septembre 2011,</strong><br/><br/>Monsieur, <br/><br/>Le règlement de votre dernière facture, d'un montant de <strong>4 221, 8</strong>7 euros, ne nous est pas parvenue. Sa date de limite de paiement est maintenant dépassée. S'il s'agit d'un oubli, nous vous demandons de nous envoyer votre règlement sans délai accompagné du coupon ci-dessous à l'adresse indiquée. <br/><br/>Si vous avez effectué très récemment votre paiement nous vous remercions de ne pas tenir compte de ce courrier.<br/><br/>À défaut d'un règlement dans un délai de 15 jours à compter de cette date, votre fourniture d'électricité pourra être suspendue. Nous attirons votre attention sur le fait que le déplacement pour cette intervention est facturée <strong>47,90</strong> euros TTC.<br/><br/>Naturellement, si vous souhaitez de plus amples informations, je reste à votre entière disposition au numéro suivant : 09.69.39.44.xx.<br/><br/>Votre conseiller EDF Bleu Ciel<br/><br/>---------------<br/><br/><strong>À :</strong> mon conseiller EDF Bleu Ciel<br/><br/><strong>De :</strong> Francky<br/><br/><strong>Objet :</strong> pas content<br/><br/>Monsieur,<br/><br/>Je me permets de vous faire parvenir cette lettre pour vous faire part de mon plus profond mécontententem... de mon plus grand déjaroi... de ma... Bref, je suis tout colère. Que je vous explique... Samedi, on avait match, et on jouait les Niçais. <br/><br/>Déjà, il faut se mettre à leur place, ils venaient de vachement loin pour nous voir, et finalement, on a fini par se perdre de vue, quand le stade a été plongé tout entier dans le noir à la 88e minute.<br/><br/>Je suis tout à fait conscient que le règlement de ma dernière facture EDF accusait quelques semaines de retard. En même temps, c'est pas tellement ma faute, c'est surtout celle de Pilou, qui m'avait dit de relancer à tapis avec ma paire de 9, et ça m'a coûté bonbon. J'ai perdu à peu près tout ce que j'avais gagné avec ma pub pour la sélection de meubles Catherine Rose, à Ouistreham (si vous n'avez pas encore vu cette pub mémorable, cliquez <a href="http://www.google.fr/imgres?q=franck+dumas+pub&um=1&hl=fr&sa=N&rlz=1C1RNNN_enFR422FR422&biw=1440&bih=762&tbm=isch&tbnid=8n5aBxUmnrwi4M:&imgrefurl=http://www.cahiersdufootball.net/article.php%3Fid%3D2413&docid=cEwFvZh3dgmajM&w=350&h=421&ei=TKOJTsbvA5GP4gSH6_DEDw&zoom=1&iact=hc&vpx=703&vpy=376&dur=8&hovh=246&hovw=205&tx=123&ty=98&page=3&tbnh=123&tbnw=103&start=60&ndsp=28&ved=1t:429,r:24,s:60">ici</a>, merci). Tout ça pour dire que j'ai été en flux tendu au cours des dernières semaines, qu'il a fallu que je refourgue Marcq à Dijon et Yatabaré à Monaco pour payer le loyer du mois de septembre, et que le salaire de PAF n'arrange rien. Mais bon, c'est humain, de se retrouver dans une situation financière compliquée, non ?<br/><br/>Donc samedi dernier, là, on recevait Nice. Les Niçais, c'est des mecs, on les surnomme les Aiglons, parce que si ça leur tombe pas tout droit dans le bec, ils sont incapables de bouger leur cul et d'aller chercher des points eux-mêmes. On leur a servi l'apéro, et tout (la seule trace qu'a laissée Patrick Remy à Malherbe, c'est une caisse pleine à craquer de pastis avec écrit dessus "Merci pour Idrissou" ; on n'a jamais trop compris, mais c'est pratique pour accueillir les gens qui viennent nous rendre visite du sud), la soirée se passait à merveille, y a même Frau qui a marqué un but (visiblement, il a décidé de suivre un rythme d'un but par mois, ce qui nous revient à 120 000 boules le but, c'est pas donné, vous en conviendrez... Ou alors il s'est aperçu que je ne lui avais pas encore versé son salaire et il a décidé de me rappeler à l'ordre. Notez bien qu'il peut toujours courir, parce que si j'ai plus un kopeck pour EDF, c'est pas pour lui refiler tout son pognon, à ç'ui-là). On menait 1-0, donc, on allait prendre les trois points, tranquillement, quand tout à coup, toutes les lumières se sont éteintes.<br/><br/>Au début, on s'est dit "Pas de panique, c'est les plombs qu'ont dû sauter" et Branger a couru en petites foulées jusqu'au compteur, tout au fond des vestiaires, derrière une lourde porte de fer qu'on n'ouvre jamais, et puis on l'a entendu crier très fort... "Bon ben j'comprends pas, tout semble en ordre, même si j'y connais pas grand-chose. Par contre, quelqu'un peut me dire qui avait enfermé Oumar Bakari là-dedans ? Il est recroquevillé dans un coin, sous les toiles d'araignée, il dit que Papa l'a jamais vraiment emmené à Charleroi et qu'il lui a dit de se cacher ici". <br/><br/>Du coup, on a compris que la situation était un peu plus grave que prévue. Pilou faisait des grands gestes pour expliquer au quatrième arbitre que c'était une éclipse de soleil, qu'on n'était pas responsables, et que le match devait continuer. "Au pire, il a ajouté, on peut s'éclairer à la lumière du briquet de Francky". S'il croit que je vais prêter comme ça mon Zippo à l'arbitre, ça va pas, non ?<br/><br/>Notez bien que l'idée de finir le match vite fait mal fait dans le noir, c'était pas complètement con, comme idée. Les Niçais, ils avaient déjà tellement de mal à distinguer notre but avec les projos allumés, j'vous jure, on aurait été peinards pour qu'ils dégotent ne serait-ce que notre surface de réparation dans le noir. Bulot et Niang venaient de commencer une grande partie de colin-maillard, sous le regard attendri de Traoré, qui leur a ensuite proposé de jouer avec eux, mais seulement s'il tout le monde jouait à cloche-pied sauf lui.<br/><br/>Et puis il y avait Nico. Lui, dès qu'il a vu la lumière s'éteindre, il a cru qu'on lui faisait une surprise pour son anniversaire. Son anniversaire, c'est au mois d'août, mais comme tout le monde avait oublié (sauf Hengbart qui a enfin pensé à lui envoyer quelques places pour Auxerre - Real Madrid), on lui a dit qu'on lui réservait une surprise pour plus tard. Bref, là, ça a pas loupé, toutes les lumières ont sauté, et on a entendu Nico crier "Ouééééééé..." et s'échapper en direction des vestiaires. Le cri s'est peu à peu atténué alors que Nico disparaissait dans les entrailles du stade, et puis ce petit salopard a fini par trouver le magnum de Veuve Clicquot qu'on gardait pour le jour où on gagnerait enfin la Coupe de la Ligue, et il revenu sur le terrain en courant, ça a fait "...éééééééééééé..." quand il est passé près de moi, et on a entendu le bouchon sauter dans le noir, et Nico s'est aussitôt arrêté de crier ("...éééééééééééé !" puis "glou-glou-glou" etc).<br/><br/>Tu parles, dès que le courant est revenu, les Niçais, ils se sont jetés sur Nico qui jouait au ballon paisiblement, avec à peu près 3 grammes de sang dans son alcool ; au début, il a réussi à en éviter un, puis deux, il nous a dit après le match qu'il était poursuivi par des gigantesques dindons, et puis il a fini par tomber dans l'herbe, ivre mort, et Nice est allé marquer le but de l'égalisation.<br/><br/>Monsieur le conseilleur d'EDF, je vous écris donc pour vous dire que je trouve intolérable qu'on coupe le courant aux gens comme ça. Je tiens également à vous signaler que j'ai déjà eu quelqu'un de chez vous au téléphone à propos de ce retard de paiement, et que l'entretien s'est très mal passé ; quand j'ai proposé de payer en vous refilant Livio Nabab, votre conseiller m'a crié dessus très fort comme quoi, vous savez, m'sieur Dumas, il y a un bon quart de la forêt anamozienne qu'a été coupé pour qu'on puisse vous envoyer vos lettres de rappel, alors c'est bien fait pour vous, ce qu'il vous arrive !<br/><br/>J'exige donc qu'on nous rende au plus vite les deux points qu'on a perdus, et grâce auxquels on devrait être septièmes, devant nos cousins bretons de Rennes.<br/><br/>Monsieur, veuillez accepter mes salutations distinguées,<br/><br/>Francky Dumas.<br/><br/><i>"INSTANTANÉMENT COMME ÇA / REPRENDRE DE VOLÉE D'AUSSI LOIN / COMME ELLE VIENT"</i><br/><br/><strong>Bande-son du jour :</strong> tout le disque <i>Sound kapital</i>, de Handsome Furs.<br/><br/>--------------<br/><br/><strong>Tous les scores :</strong><br/><br/>Sochaux 3-0 Toulouse<br/><br/>Lorient 2-0 Valenciennes<br/><br/>Caen 1-1 Nice<br/><br/>Saint-Étienne 1-1 Auxerre<br/><br/>Dijon 1-1 Ajaccio<br/><br/>Nancy 1-1 Évian TG<br/><br/>Bordeaux 2-2 Montpellier<br/><br/>Lille 2-0 Rennes<br/><br/>Marseille 1-1 Brest<br/><br/>Paris SG 2-0 Lyon<br/><br/>-------------------<br/><br/><strong>Le classement :</strong><br/><br/>| 1.	Paris SG	 	|	       20 pts	| (+9) |
| 2.	Montpellier 	|		17 pts	| (+6) |
| 3. Lyon	|               17 pts	| (+5) |
| 4.	Toulouse	 |	17 pts	| (+2)|
| 5. Lille	 |	16 pts	| (+5) |
| 6.  Lorient	 |       16 pts	| (+5)|
| 7. Rennes |       15 pts	| (+4) |
| <strong>8.	Caen		|	14 pts	| (+2)</strong> |
| 9.	Auxerre |	 12 pts	| (+4) |
| 10.	Sochaux    |       12 pts	| (-3)|
| 11.	Dijon |	11 pts	| (-7)|
| 12.	 Saint-Étienne	|	10 pts 	| (-4) |
| 13.	 Marseille	|	8 pts  |	(-2)|
| 14. Bordeaux	|	8 pts	     |   (-3)|
| 15.	Évian TG  |	8 pts 	    |    (-4) |
| 16. Nice |	 7 pts	    |    (-2)|
| 17.	 Brest | 7 pts	     |   (-2) |
| 18.	 Ajaccio	 	  |      7 pts	     |   (-8) |
| 19.	 Valenciennes	|	6 pts	    |    (-3) |
| 20.	 Nancy	|	5 pts	    |    (-4) |<br/><br/>------------------------<br/><br/><strong>Du côté du Facebook de Malherbe's Poetry :</strong><br/><br/><strong>Ludovic :</strong> "Après le match, Big Dudu avait un doute... Il a fait un dépistage de drogue dans les vestiaires et mauvaise nouvelle: il sont tous Hamouma dépendant..."<br/><br/><strong>Cyril :</strong> "Il faut être réaliste : les faits de jeu nous avaient plutôt bien servis jusque là. Notre réputation d'équipe joueuse me semble usurpée depuis le début de la saison, même si notre expérience nous avait fait beaucoup de bien."<br/><br/>--------------------<br/><br/><strong> <i>Relecture et corrections : Efix</i> </strong><br/><br/><a href="http://www.facebook.com/?ref=home#!/pages/Malherbes-Poetry/373371127114?ref=ts">Retrouvez Malherbe's Poetry sur Facebook !</a>]]></content:encoded>
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		<title><![CDATA[On dirait qu'on a gagné 4-0, hein ?]]></title>
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		<dc:date><![CDATA[2011-09-26T21:06:10Z]]></dc:date>
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Évian Thonon-Gaillard - Stade Malherbe de Caen : 2-4 

8e journée de Ligue 1

Buteurs : Barbosa (x2) pour Évian, Niang, Proment, Bulot et Traoré pour Caen. 

Arbitre : M. Buquet. Il y a les arbitres qui, à force de décisions douteuses, flinguent l'intérêt d'un match. Et puis il y a ceux, boursouflés d'égocentrisme, qui préfèrent se mettre en scène et influer sur le cours d'un match. M'sieur Buquet appartient à la seconde catégorie. M'sieur Buquet est une belle tête de gland.

Spectat&nbsp;...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<!-- sofoot --><strong>Évian Thonon-Gaillard - Stade Malherbe de Caen : 2-4 </strong><br/><br/><i>8e journée de Ligue 1</i><br/><br/><strong>Buteurs :</strong> Barbosa (x2) pour Évian, Niang, Proment, Bulot et Traoré pour Caen. <br/><br/><strong>Arbitre :</strong> M. Buquet. Il y a les arbitres qui, à force de décisions douteuses, flinguent l'intérêt d'un match. Et puis il y a ceux, boursouflés d'égocentrisme, qui préfèrent se mettre en scène et influer sur le cours d'un match. M'sieur Buquet appartient à la seconde catégorie. M'sieur Buquet est une belle tête de gland.<br/><br/><strong>Spectateurs... : 9 498.</strong> .<br/><br/><strong>Rassasiés par le spectacle ? : 3/5.</strong> Ce ne fut pas un grand match, loin de là, on a même réussi à s'ennuyer par instants, mais il s'est quand même passé un paquet de trucs<br/><br/><strong>Le geste du match :</strong> l'aile de pigeon en forme de coup du sombrero de Romain Hamouma pour s'offrir le chemin du but, à la réception d'une touche, grâce à un contrôle orienté génial. Bon, tout ça, c'était avant qu'un poids lourd intitulé Angoula ne vienne écraser Messi-du-14 comme un hérisson sur une autoroute de province. Comme quoi, les journalistes vous mentent, il existe un moyen d'arrêter Lionel Messi : avoir M. Buquet pour arbitre et désosser le prodige argentin. Eh ouais, ça passe.<br/><br/><strong>L'anti-geste du match :</strong> saluons donc Aldo Angoula pour l'ensemble de son &#339;uvre. Alors oui, il a le même prénom qu'Aldo Maccione, mais il est beaucoup moins rigolo. Réussir à coucher trois joueurs en une mi-temps, Nigel de Jong en a rêvé, Aldo Angoula l'a fait. Une charge à l'épaule digne d'une compétition de stock-car sur Hamouma, une envolée genou en avant sur Niang, et son remake sur Raineau, le compte y est. L'arbitre, pourtant pas vraiment bégueule, récompense cette performance en trois actes d'un carton rouge en forme de distinction suprême. Angoula s'en est allé comme un prince, du sang plein les crampons... Et puis il est rentré chez lui, a écrasé deux enfants sur la route, et a mangé un nourrisson avant de se mettre au lit, un sourire satisfait sur les lèvres.<br/><br/><strong>L'homme du match :</strong> Frédéric Bulot. Alors qu'on commençait à avoir quelques doutes à son sujet, l'ancien Monégasque a sorti deux très bons matches cette semaine. Sérieux et défensivement bien en place contre Lyon, il est entré en cours de jeu face à Évian pour bouffer les espaces et se montrer enfin décisif. Mission accomplie en moins de cinq minutes, grâce à un but magnifique et à une passe décisive merveilleuse pour Kandia.<br/><br/><strong>L'anti-homme du match :</strong> Andersen, le portier d'Évian. Quoi, vous n'avez pas remarqué ? Le mec est à la masse sur la frappe de Niang (il n'est pourtant pas masqué, la frappe n'est pas si puissante et elle est surtout très prévisible), complètement naze sur le coup-franc de Proment, il couvre mal son angle face à Bulot... et puis bon, le dernier but, il est de Traoré, c'est donc qu'il y avait moyen de faire quelque chose. Une bille.<br/><br/><strong>Compos :</strong><br/><br/><i>Évian : Andersen, Ehret, Cambon, Dja Djedje, Angoula, Sorlin, Leroy, Mongongu, Rabiu, Barbosa, Khelifa, Sagbo - B. CASONI<br/><br/>Caen : Thébaux, Vandam, Heurtaux, Leca, Raineau, Seube, Mboné, Fajr, Hamouma, Bulot, Frau - F. DUMAS</i><br/><br/><strong>Le poste d'observation de Malherbe's Poetry :</strong> sur son canapé devant Foot+, avec Malherbe's Rhapsody, les jambes en morceaux après avoir taquiné la gonfle pendant deux heures avec les copains.<br/><br/>--------------<br/><br/><strong>Le manifeste de psychologie.</strong><br/><br/>Il y a des choses qui ne se font pas dans la vie. Des choses que le bon sens, la morale ou l'intelligence réprouvent. Crever les pneus du fauteuil roulant d'un handicapé, c'est moche - même si c'est parce que vous jalousez l'handicapé en question d'avoir un clébard aussi génial que Taz le Malherbiste. Balancer des somnifères dans la camomille de grand-mère pour aller visiter ses économies sous le matelas, c'est dégueulasse. Et foutre un rouge à un minot de dix-sept piges quand il va s'emplafonner dans le gardien adverse, emporté par la fougue de sa jeunesse, c'est zéro. Il paraît qu'il est important que les arbitres professionnels fassent preuve de psychologie auprès des joueurs. Eh bien monsieur Buquet, visiblement, il a séché les cours de psycho. Monsieur Buquet, c'est le genre de mecs, si tu l'appelles pour chercher un peu de réconfort parce que ta copine s'est barrée en emportant la télé, le chien et ta collection de Onze Mondial, il te conseille d'essayer le gaz. Monsieur Buquet, c'est le mec qui ne voit aucun problème à saboter un match de football en collant un rouge à un gamin titulaire pour la première fois de sa vie après 24 minutes de jeu. Oui, voilà, Monsieur Buquet est un con. Et il a failli tout foutre en l'air.<br/><br/>Don Dumas devant composer sans Benji Nivet, suspendu, on s'attendait à retrouver Faycal Fajr au poste de meneur de jeu, pour alimenter en ballons et soutenir les trois attaquants normands. Que nenni. En titularisant Mbaye Niang, Big Francky avoue clairement renoncer à toute possession de balle et ne plus vouloir jouer qu'en contres, même face aux équipes les plus modestes de notre championnat. Plutôt que de maîtriser la gonfle en terre du milieu, Malherbe ne veut plus jouer autrement que par un jeu direct et vertical, misant sur des contre-attaques menées tambour battant. Pourquoi pas ? Au moins, le schéma est cohérent, plus qu'il ne l'était par le passé, avec une doublette d'attaquants axiaux qui évitent de se retrouver avec une pointe isolée qui ne touche jamais le ballon. Sans compter que les deux attaquants en question sont plutôt complémentaires, Frau jouant dans un rôle de pivot, histoire de remiser pour ses coéquipiers en jouant dos au but, histoire de créer des espaces et de les alimenter, et Niang, plus rapide et plus vif, pouvant partir de plus loin de s'engouffrer dans des brèches. Rien à redire sur le schéma. Maintenant, certains ne s'empêcheront pas de grogner quelque peu, et de pointer du doigt le manque d'ambition des Francky Boyz dans le jeu. Après tout, les Caennais, ce sont ces mecs qui nous ont habitués à se gaufrer dans la joie et la bonne humeur, mais avec un pourcentage de possession de balle fantasque. Les Caennais étaient des types en décalage avec leur époque, des exceptions, des types capables de défier toute logique pour la beauté du geste en reléguant l'efficacité au second plan. Les Caennais, c'était une bande de mecs qui payaient la dernière tournée avec un compte en banque dans le rouge et un taux d'alcoolémie à faire frémir un Moscovite. <br/><br/>Malherbe est devenu pragmatique. Peut-être est-ce cela, l'expérience du plus haut niveau. Peut-être que les Francky Boyz ne sont plus si romantiques... Mais si les Caennais continuent de taper les cadors de Ligue 1 et de planter quatre buts quand ils jouent à Nice ou Annecy, en déployant un jeu certes moins technique, mais plus en adéquation avec les exigences du plus haut niveau, et basé sur une assise défensive solide (parce que oui, Caen défend de mieux en mieux), qui s'en plaindra ? Moi, peut-être, mais alors en chuchotant, promis.<br/><br/><strong>Le quart d'heure des ahuris.</strong><br/><br/>Le Stade Malherbe a entamé cette rencontre face au champion de Ligue 2 sur ces qualités déjà entrevues contre Lyon : organisation défensive au poil, et efficacité maximale. Et tant pis si les premières ardeurs d'Évian ont laissé augurer une soirée difficile, puisque les Francky Boyz ont frappé les premiers, avec ce réalisme froid qui caractérise leur début de saison. Les Caennais, en ce moment, tu les laisses tirer deux fois au but, ils te marquent cinq pions. En une semaine et trois matches, le nombre de tirs cadrés du SMC ne doit pas atteindre les nombres à deux chiffres, et ils ont marqué six buts. Après une dizaine de minutes de jeu, Niang chope la gonfle plein axe, suite à un jaillissement impeccable d'Heurtaux, Niang avance, Niang n'est pas attaqué, Niang arme sa frappe, toujours personne pour s'interposer, le ballon file comme un Kamehameha jusque dans les filets. 0-1. Par où t'es rentré, on t'a pas vu sortir ?<br/><br/>Mbaye Niang, c'est la preuve ultime que si Don Dumas n'est pas un maître tacticien, il n'en reste pas moins un coach exceptionnel. Sa gestion du cas Niang le démontre une nouvelle fois. Aligné titulaire en début de saison, et auteur de performances assez dégueulasses, tant le minot était pressé de montrer qu'il était à la hauteur des espérances placées en lui, Niang est depuis retourné squatter le banc pour apprécier quelques poignées de minutes grappillées en fin de match, histoire de se remettre les idées en place et de repartir du bon pied le moment venu. Et quand  Dumas choisit de balancer son prodige dans l'arène dans le onze majeur, le gamin marque dix minutes plus tard... <br/><br/>Caen mène au score, donc. Et Évian galère énormément pour rentrer dans la surface de réparation du SMC. Le retour de Proment auprès de Seube, même s'il n'eut pas un impact si évident à la récupération, permit au moins au Stade Malherbe de verrouiller les espaces entre ses lignes, obligeant les locaux à sauter des lignes plus ou moins adroitement, sans jamais réussir à s'ouvrir le chemin du but. On en était à se féliciter du placement toujours plus efficace de l'arrière-garde du Stade Malherbe, et de la nouvelle titularisation de Sorbon, cent fois plus efficace que Raineau pour bloquer un couloir, quand l'arbitre décide de mettre son grain de sel. Au terme d'une course un peu désespérée vers Andersen, Langis, fougueux comme un lapin, va s'emplâtrer dans le gardien d'Évian. Le jeune Caennais avait déjà pris un carton jaune bien mérité pour un tacle à l'arrache, et là-dessus, rien à redire. Mais l'expulsion, quant à elle, est simplement incompréhensible. Pourquoi une telle décision ? Andersen en rajoute trois tonnes de manière plutôt crédible, certes. Toujours est-il que Langis a 17 ans, et que Monsieur Buquet est à trente mètres de l'action.<br/><br/>Inutile de dire qu'à 10 contre 11, on a vite compris que les bonnes dispositions des Francky Boyz allaient tourner court. Aussitôt sur le reculoir, débordés à chaque incursion d'Évian dans leur moitié de terrain, les Caennais n'y sont plus. Davantage chamboulés moralement que tactiquement, ils foirent systématiquement toutes leurs relances et oublient de jouer au football. La sanction ne se fait pas attendre. Incapable de procéder en redoublements pour se créer des brèches dans l'axe, Évian pilonne les positions ennemies ; c'est la pluie de centres sur les buts de Thébaux : ça vient de la gauche, ça vient de la droite, c'est au ras du sol, c'est cinq mètres au-dessus des cages. Au début, ça fait sourire, et puis rapidement, on se rend compte de la grande passivité des malherbistes. Et si la défense caennaise est d'apparence assez solide et bien en place, elle s'avère surtout friable par son manque de mobilité et d'anticipation. Regroupés aux abords de leur surface en mode "Tortue" romain, histoire que les balles ricochent et s'éloignent, les Francky Boyz se dégarnissent sur les ailes et en paient le prix, sur une double inspiration de Barbosa. 34' : un ballon qui vient de la gauche, Seube lâche le marquage du vieux machin de 35 ans, en se disant qu'il va trébucher en route et se démettre une côte, sauf que le bon Cédric effectue une tête plongeante parfaite, qui se loge dans le petit filet (et Thébaux est moyennement bien placé sur ce coup). 1-1. C'était prévisible, mais ça fait mal quand même : Malherbe est en train de laisser échapper une victoire qu'il avait grandement les moyens d'assurer. 39' : considérant que Foot + n'avait pas diffusé assez de ralentis de son but, Barbosa remet le couvert. Cette fois, ça vient de la droite, le centre est le même, Barbosa surgit entre Heurtaux et Leca, Thébaux est de nouveau battu. 2-1. En un quart d'heure, Caen vient d'hypothéquer toutes ses chances dans un match à sa portée.<br/><br/><strong>Zone de turbulences.</strong><br/><br/>"Mesdames et messieurs, veuillez accrocher vos ceintures, grosse dépressurisation en cabine." Malherbe est à terre, mais Malherbe a de la ressource. C'est bien là que les Francky Boyz prouvent qu'ils ont désormais le statut d'une équipe habituée à lutter pour sa survie en Ligue 1, et qui en connaît tous les pièges et toutes les armes. Quand Angoula, à peu près aussi débile que Nivet mercredi dernier, récolte à son tour un carton rouge, avoir avoir pré-mâché trois joueurs Caennais (dont un Hamouma qui filait au but et qui a perdu une épaule sans même bénéficier d'un penalty pourtant évident), Malherbe sent que le vent a peut-être tourné. Et bénéficie aussitôt d'un coup de bol incroyable, comme pour concrétiser ses espoirs de renaissance. Proment frappe le coup-franc à 40 mètres des buts, la défense d'Évian n'esquisse pas le moindre geste, Heurtaux est seul à cinq mètres des buts et loupe heureusement sa reprise, permettant au ballon de rebondir jusque dans la lucarne. 2-2, juste avant la pause. Malherbe a remis les pendules à l'heure, il ne reste plus qu'à sévir. <br/><br/>Au retour des vestiaires, Caen se montre patient, limite passif. Évian semble déterminé à organiser son jeu autour de trois combinaisons grosses comme des Dumas, et aussi faciles à déchiffrer que les expressions faciales de Grégory Proment. On imagine très bien ce que Big Francky a balancé à ses ouailles à la mi-temps, entre deux Malbo : "Vous aurez des occasions, ne vous en faites pas, alors prenez votre temps, et sautez sur l'occase quand elle se présente." Il est vrai qu'on sent les Caennais plus sereins, plus incisifs, prêts à bondir pour intercepter une passe douteuse et s'élancer en contre. Comme contre Lyon, les Francky Boyz ne défendent pratiquement pas sur le porteur, mais à la réception des passes, en s'imposant à la retombée du ballon. Non, ça ne fonctionnerait pas contre le Barça, mais contre un Lyon à la peine ou un  Évian, ça passe à l'aise. Comme contre Lyon, Malherbe assure ses transmissions, et ça fait beaucoup de bien, de terminer un match avec un pourcentage de passes réussies qui avoisine les 85%. Bon, le problème, c'est qu'avec Frau sur une aile, et Raineau de l'autre côté (rentré pour remplacer Hamouma touché), il y a peu de chances que Malherbe puisse surprendre en contre. Alors Dumas agit : exit Vandam, Sorbon bascule à droite, Raineau défend à gauche, et Bulot s'installe sur son aile. Bingo ! "Mesdames et messieurs, nous entrons dans une zone de turbulences." Dix minutes plus tard, Frédo récupère le cuir sur son aile, tout seul, comme un grand, avale le boulevard qui s'offre à lui pour jouer un deux contre deux. Évian défend n'importe comment, Bulot peut pénétrer dans la surface, temporiser pour constater que Frau est encore mal positionné, alors il reprend son action là où il l'avait laissée : dribble extérieur, frappe au premier poteau, Andersen est aux fraises, ça fait 2-3. Que c'est bon de voir le petit International espoir prendre enfin ses responsabilités et se mettre sur le devant de la scène, en assumant ses choix balle au pied sans hésiter au dernier moment ! C'est parfait.<br/><br/>Évian a pris un énorme coup sur la tête et s'apprête à flancher pour de bon. Plus incisifs, et surtout de plus en plus adroits pour gérer temps forts et temps faibles, les Francky Boyz appuient là où ça fait mal. Proment surgit pour une nouvelle récupération dans le rond central, chandelle, Traoré place une déviation de la tête à l'énergie et poursuit son action, Bulot transmet le ballon en une touche, Traoré contrôle exter' gauche, et croise sa frappe intérieur gauche : 2-4. En cinq minutes, Malherbe vient de se comporter en équipe de Ligue 1 aguerrie, capable de profiter d'un temps faible de l'adversaire pour accélérer et surprendre au moment le plus adéquat. Et ce second but en cinq touches de balle illustre à merveille les nouvelles dispositions caennaises : récupération de Proment, ça fait une, déviation de la tête de Traoré, ça fait deux, remise immédiate de Bulot pour Kandia qui a poursuivi son effort, ça fait trois, contrôle et frappe enchaînée, ça fait quatre et cinq. Et c'est splendide.<br/><br/>En une semaine et trois matches, Malherbe a pris sept points, mais a surtout réalisé quelque chose d'assez unique, en terrassant un cador de Ligue 1 puis une équipe beaucoup plus modeste, et en dévoilant une capacité inédite à accumuler des points en profitant des faiblesses de l'adversaire, avec le plus grand sang-froid. Dumas est peut-être en train de réussir un joli coup : ses joueurs n'ont sûrement pas le bagage technique de ceux dont il disposait il y a quelques années, mais leur sérieux, leur capacité de réaction, leur gestion d'un match et leur engagement sont enfin dignes de la Ligue 1. Caen est toujours 8e, mais creuse l'écart avec les autres candidats au maintien. On ne va pas se leurrer, il est probable que les Francky Boyz calent encore selon leur humeur, mais s'ils sont capables d'enchaîner de bonnes performances et de ne pas trembler face à des équipes plus inexpérimentées, peut-être qu'on évitera de claquer des genoux au mois de mai prochain.<br/><br/><i>"INSTANTANÉMENT COMME ÇA / REPRENDRE DE VOLÉE D'AUSSI LOIN / COMME ELLE VIENT"</i><br/><br/><strong>Bande-son du jour :</strong> tout le disque <i>Notre silence</i>, de Michel Cloup, ex-Diabologum, ex-Experience.<br/><br/>-----------<br/><br/><strong>Les notes :</strong> <br/><br/><strong>Thébaux [6] :</strong> un placement un peu douteux sur les deux têtes décroisées de Barbosa, mais toujours beaucoup de solidité pour tout le reste. <br/><br/><strong>Vandam [6] :</strong> un match assez honnête, toujours aussi ambitieux offensivement, mais plus incertain défensivement, comme en témoignent les quatre mètres qu'il laisse à son vis-à-vis pour centrer, sur le second but.<br/><br/><strong>Heurtaux et Leca [6] :</strong> dans le creux de la vague pendant dix minutes, où leur manque de mobilité commençait à se voir (notamment sur le second but encaissé), ils ont ensuite fait le taf sérieusement, tout en jaillissements et en anticipation. Bien mais sans plus.<br/><br/><strong>Sorbon [7] :</strong> j'ai eu la vision d'un Sorbon qui deviendrait un jour le nouveau Nicolas Seube. Préparez-vous.<br/><br/><strong>Hamouma [7] :</strong> rien que pour l'aile de pigeon magique et l'épaule qu'il a perdue sur le terrain. <br/><br/><strong>Seube [6] :</strong> en mode sous-marin, plus discret qu'à l'accoutumée, Nico a quand même grappillé pas mal de ballons et solidifié sa ligne avec la complicité de Proment. Il n'en reste pas moins qu'en fin de course, on sent le poids des années. Et quand il faut suivre Barbosa jusqu'au bout d'une action, il n'y a plus personne.<br/><br/><strong>Proment [7] :</strong> nan, sérieux, le coup-franc direct avec rebond trompeur et lucarne à la clé, il fallait le tenter. Respect. Greg est à l'origine de deux buts, il a récupéré 1 354 ballons, fait 1 354 passes, et serré 4 fois ses petits poings.<br/><br/><strong>Bulot [8] :</strong> "Ok, bonhomme, t'as 30 minutes pour tout cramer". Face à une défense de cul-de-jattes, Frédo a enchaîné les gestes justes ; les prises de risque sont devenues choix logiques et payants. Un but, une passe décisive, les deux magnifiques : peut-être qu'on vient de s'offrir une deuxième aile.<br/><br/><strong>Frau [4] :</strong> les vieux dans la tribune commencent déjà à rouspéter... "120 000 boules par mois pour ça ? On s'est fait entuber, Maurice, c'est moi qui te le dis". En général, quand Maurice entend ça de la bouche de son vieil ami Robert, c'est le révélateur. Sauf si le joueur concerné a la peau bronzée, parce que là, ça compte pas.<br/><br/><strong>Niang [6] :</strong> enfin, Mbaye joue dans le bon sens. Incisif, intelligent et volontaire à la récup' dans le premier rideau, il n'oublie pas de prendre des risques. Un vrai bon match, sans être génial, récompensé d'un but plein de réussite, c'est tout ce dont il avait besoin. Bravo Francky.<br/><br/><strong>Raineau [4] :</strong> devinez qui a récupéré le modjo de Romain Inez ? Il est pas bon, mais tout le monde se blesse autour de lui, et il finit par jouer tous les matches.<br/><br/><strong>Traoré [10] :</strong> après cinq minutes sur le terrain, Traoré arrête de courir et marche gaiement en discutant avec les défenseurs adverses. Nous, on trouvait ça un peu limite, comme comportement. Mais si Kandia profite des cinq premières minutes pour faire des trucs à la David Villa, en fait, on prend. Tête rageuse, enchaînement contrôle/frappe sublime... Comme quoi, quand il y a du monde pour récupérer ses déviations de la tête...<br/><br/>------------------<br/><br/><strong>Tous les scores :</strong><br/><br/>Évian TG 2-4 Caen<br/><br/>Lille 1 - 1 Lorient<br/><br/>Lyon 3-1 Bordeaux<br/><br/>Nice 1-1 Dijon<br/><br/>Toulouse 1-0 Nancy<br/><br/>Montpellier 0-3 Paris SG<br/><br/>Auxerre 4-1 Sochaux<br/><br/>Brest 1-1 Ajaccio<br/><br/>Rennes 1-1 Saint-Étienne<br/><br/>-------------------<br/><br/><strong>Le classement :</strong><br/><br/>| 1.	Paris SG	 	|	       17 pts	| (+7) |
| 2.	Lyon 	|		17 pts	| (+7) |
| 3.	Toulouse	|               17 pts	| (+5) |
| 4.	Montpellier	 |	16 pts	| (+6)|
| 5. Rennes	 |	15 pts	| (+6) |
| 6.  Lille	 |       13 pts	| (+3)|
| 7. Lorient |       13 pts	| (+3) |
| <strong>8.	Caen		|	13 pts	| (+2)</strong> |
| 9.	Auxerre |	 11 pts	| (+4) |
| 10.	Dijon    |       10 pts	| (-7)|
| 11.	Saint-Étienne |	9 pts	| (-4)|
| 12.	 Sochaux	|	9 pts 	| (-6) |
| 13.	 Marseille	|	7 pts  |	(-2)|
| 14. Bordeaux	|	7 pts	     |   (-3)|
| 15.	Évian TG  |	7 pts 	    |    (-4) |
| 16. Valenciennes |	 6 pts	    |    (-1)|
| 17.	 Nice | 6 pts	     |   (-2) |
| 18.	 Brest	 	  |      6 pts	     |   (-2) |
| 19.	 Ajaccio	|	6 pts	    |    (-8) |
| 20.	 Nancy	|	4 pt	    |    (-4) |<br/><br/>------------------------<br/><br/><strong>Du côté du Facebook de Malherbe's Poetry :</strong><br/><br/><strong>Antoine :</strong> "Prem's sur Bulot qui sort de sa coquille !"<br/><br/><strong>Clemento :</strong> "Un match à finir dans un asile: à mi-chemin entre du foot, du rugby et du curling."<br/><br/><strong>Cyril:</strong> "1-2 et à 10 contre 11... Et on l'emporte tout de même ! Mais que s'est il passé? Et je commençais à trouver que Bulot était pas terrible! On est en train de devenir une équipe moyenne de L1 : on punit un promu..."<br/><br/>--------------------<br/><br/><strong> <i>Relecture et corrections : Efix</i> </strong><br/><br/><a href="http://www.facebook.com/?ref=home#!/pages/Malherbes-Poetry/373371127114?ref=ts">Retrouvez Malherbe's Poetry sur Facebook !</a>]]></content:encoded>
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		<item>
		<title><![CDATA[Entretien avec le vice-président du MNK]]></title>
		<link><![CDATA[http://www.sofoot.com/entretien-avec-le-vice-president-du-mnk-147932.html]]></link>
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		<dc:date><![CDATA[2011-09-24T11:06:15Z]]></dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>SoFoot</dc:creator>
		<description><![CDATA[<img align="left" src="">
Le Malherbe Normandy Kop ne chante plus. Depuis le match Caen-Brest disputé le 31 août dernier, le kop caennais garde le silence, et il y a de l'écho au stade Michel d'Ornano. Face à Lyon, les 16 000 spectateurs présents dans le stade sont restés muets pendant quatre-vingt dix minutes, à tel point qu'on aurait cru assister à un match à huis clos. Comment a-t-on pu en arriver là ? Explications avec Stéphane Guy-Villy, vice-président du Malherbe Normandy Kop, qui nous détaille les raisons de cet&nbsp;...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<!-- sofoot --><strong>Le Malherbe Normandy Kop ne chante plus. Depuis le match Caen-Brest disputé le 31 août dernier, le kop caennais garde le silence, et il y a de l'écho au stade Michel d'Ornano. Face à Lyon, les 16 000 spectateurs présents dans le stade sont restés muets pendant quatre-vingt dix minutes, à tel point qu'on aurait cru assister à un match à huis clos. Comment a-t-on pu en arriver là ? Explications avec Stéphane Guy-Villy, vice-président du Malherbe Normandy Kop, qui nous détaille les raisons de cette action inédite à Malherbe.</strong><br/><br/><strong>Bonjour Stéphane. Le MNK a entamé une grève silencieuse lors des matches à domicile. Pouvez-vous nous en rappeler les principales raisons ?</strong><br/><br/>Elles sont nombreuses... La première raison est la politique tarifaire du club. Chaque année, les prix augmentent environ de 20%, c'est tout simplement inacceptable (ndlr : le prix minimum pour une place à d'Ornano est parmi les plus élevés de Ligue 1). On va finir par vider le stade, à ce rythme-là... Ensuite, il y a les revendications « ciblées » du Malherbe Normandy Kop, concernant les animations. Depuis un certain temps, le club nous bloque ; la réalité est simple : ils veulent à tout prix nous contrôler, avoir la mainmise sur les animations. Désormais, on nous bloque l'accès au stade avant les rencontres pour préparer les tifos, et on nous a retiré l'accès aux espaces de stockage, pour entreposer notre matériel. C'est à peine croyable, parce qu'on n'a jamais fonctionné comme ça par le passé...<br/><br/><strong>Qu'est-ce qui a changé dans la gérance du club, alors ?</strong><br/><br/>L'une des principales sources du problème vient de l'adjoint du chef de la sécurité Pilou Mokkedel. L'adjoint en question se nomme Laurent Charbonnet (ndlr : il apparaît sous le titre « Adjoint sécurité » dans l'organigramme officiel du club). C'est un jeune, tout frais sorti de l'école, qui a tout de suite voulu s'imposer, et qui fait du zèle. On a eu droit à une augmentation des stadiers et de la présence policière aux abords du stade, sans que ce soit justifié. Lors du match Caen-Auxerre, en janvier dernier (ndlr : le 29), il y a même eu un contrôle d'alcoolémie à l'entrée du stade. Des personnes ont été refoulées avec un taux de 0,2 grammes d'alcool par litre de sang. C'était du délire : on disait aux gens qu'ils n'avaient pas le droit de rentrer dans le stade, mais qu'ils avaient le droit de rentrer chez eux en voiture ! Une personne à la retraite n'a pas eu le droit de rentrer parce qu'elle avait bu une bière ! Mais ça n'a aucun sens ! Et c'est là qu'on en arrive au vrai déclencheur de la situation actuelle, survenu lors de la 38e et dernière journée de la saison dernière... Le club voulait un stade en ébullition, c'était le match du maintien, et c'était contre l'OM. On avait un accord avec les dirigeants pour allumer des fumigènes qui devaient ensuite être récupérés par les stadiers. Sauf qu'à la fin, une personne du groupe a été interpellée par la gendarmerie. Une interdiction de stade deux ans a été prononcée pour cette personne, et le club s'est porté parti civil pour réclamer la peine la plus sévère qui soit, chose inédite dans le football. Je ne conteste pas la décision de justice, mais la façon dont les faits ont été rapportés et dont la justice les a appréhendés : on a dit que la personne était ivre, mais personne ne connaît son taux réel d'alcoolémie à ce moment-là, il a été puni pour avoir six fumigènes sur lui alors qu'il ne faisait que centraliser les fumis avant de les distribuer, comme ça se fait toujours... Aux yeux de l'opinion publique et de la justice, voilà comment les choses ont été perçues... Le club a demandé la peine maximale, qui a été appliquée, soit deux ans d'interdiction de stade et une amende de 1 000 euros, dont 500 avec sursis. Cette affaire a été le déclencheur de ce qui se passe aujourd'hui, mais au final, ce n'est que la goutte d'eau qui a fait déborder le vase.<br/><br/><strong>Depuis combien de temps cette cessation d'activités du MNK couve t-elle ?</strong><br/><br/>On a commencé notre action le 31 août, pour la réception de Brest (ndlr : en Coupe de la Ligue). En fait, un autre élément précurseur a lieu en marge de Caen-Nancy, l'an dernier. L'adjoint de Mokkedel, toujours lui, avait été irrespectueux quand on l'avait contacté pour l'informer de nos animations. On voulait donc marquer le coup également pour cela, histoire de dire « Tu veux tout contrôler ? Eh bien, nous ne répondrons pas à tes exigences ! ». Ce mec, il est issu de ce master créé par la LFP autour de la sécurité dans les stades. Mais ce n'est pas son arrivée qui va changer notre manière de faire. Tout s'est toujours très bien passé, non ? Résultat des courses, on n'a pas réussi à se mettre d'accord, et il nous a refusé l'accès au stade pour l'installation des animations.<br/><br/><strong>Pensez-vous que le club est touché par cette grève, et si c'est le cas, à quel niveau ?</strong><br/><br/>On s'est aperçu que Mokkedel gérait tout cela, et que le président Fortin suit l'affaire de loin. C'est sa manière de faire, il délègue beaucoup. Mais j'imagine que ça commence à ennuyer pas mal de gens, cette histoire, parce que ça fait quand même mauvais genre, pour les annonceurs, de constater que tout un stade est muet pour la réception du leader, d'une grosse équipe de Ligue 1 (ndlr : le récent Caen-Lyon). Tant mieux pour nous, si ça affecte les responsables du club. La prochaine étape de notre action est de rencontrer Fortin. En tête-à-tête, avec personne d'autre pour interférer. Lors de précédentes réunions, il y avait de nombreuses personnes qui n'avaient rien à faire là, comme le chef des stadiers, et même un ancien militaire, dont on ne savait pas qui il était. Cette réunion avec le président Fortin, on la proposera aussi au SMC10 (ndlr : association des 10 actionnaires du Stade Malherbe de Caen). C'est bien qu'on puisse avoir une discussion comme ça. Un premier pas a été fait contre Lyon, quand un de nos membres a été invité en tribune prestige. Lors du discours précédant la conférence de presse, Mokkedel a déclaré qu'il ne comprenait pas ce qui se passait, alors qu'il sait très bien, au contraire. Alors le membre du MNK qui avait été invité est intervenu, il a pris la parole pour expliquer la situation selon notre point de vue, sans que Mokkedel puisse intervenir... <br/><br/><strong>Existe-t-il encore un dialogue avec le club aujourd'hui, ou tout est à reconstruire ?</strong><br/><br/>Pilou Mokkedel déclare souvent : « Ma porte est toujours ouverte ». Alors peut-être que la porte est toujours ouverte, mais le personnage, lui, est complètement fermé. C'est aberrant qu'il soit toujours là. Je veux dire, il est peut-être très au fait des mécanismes du milieu, il a beaucoup de contacts, mais ça ne suffit pas. En plus, il fait croire qu'il n'est au courant de rien.<br/><br/><strong>On a connu les épisodes des sites Internet attaqués par le club (le <i>Papablog</i> en 2007 et <i>Passion Malherbe</i>, qui a fermé l'an dernier quand sa rédactrice a été blacklistée par le club), et aujourd'hui les supporteurs... Est-ce que cela révèle une maladresse chronique du SMC à gérer son image ?</strong><br/><br/>En fait, ce malaise s'est révélé lors d'un match contre Guingamp, où nous avions brandi une banderole contre la fermeture du forum sur le site officiel. Le Stade Malherbe a un gros problème avec le contrôle de son image sur Internet. D'abord, le club n'a pas pris position dans l'affaire du <i>Papablog</i> (ndlr : en 2007, les créateurs d'un blog satirique parodiant le <i>Petit José</i>, inspiré d'Anigo à l'OM, sont menacés de poursuite par Franck Dumas en personne, pour l'usurpation satirique et hilarante de l'identité de Patrick Parizon, dit « Papa »). C'est quand même incroyable de voir une personnalité publique prendre position contre des supporteurs de sa propre équipe ; le club aurait dû s'interposer, ramener le calme. En fait, le SMC craint énormément pour son image. On devrait avoir le droit de tout dire et de tout écrire sur Malherbe, non ? Mais pour le club, c'est hors de question. Ils sont prêts à mettre tous les moyens en &#339;uvre pour interférer et reprendre le contrôle. Il n'y a qu'à voir la censure exercée sur la page Facebook du club. Dès qu'il y a un commentaire un tout petit peu négatif, il est supprimé, et parfois même, l'internaute responsable est banni. On bannit des supporteurs de la page Fan, c'est quand même invraisemblable ! Le mot est sans doute fort, mais c'est presque un régime totalitaire, l'idée étant avant tout de garder le contrôle et d'empêcher toute déclaration qui ne soit pas synonyme de « Caen est génial ».<br/><br/><strong>Admettons que le club n'accède à aucune de vos demandes... Combien de temps la grève pourrait-elle durer ?</strong><br/><br/>Voilà une question à laquelle il est très difficile de répondre. La vérité, c'est que je n'en sais rien. Peut-être un mois, six mois, toute la saison... Peut-être même qu'on ne reviendra jamais, même si je n'ose pas imaginer qu'on puisse en arriver là. Il est évident qu'un stade « mort » à ce point va provoquer quelque chose. Surtout que l'autre kop, tout nouveau, Caen1913, n'a rien fait et ne s'est pas fait entendre contre Lyon. La création de ce club de supporteurs, c'est aussi une man&#339;uvre du SMC, par ailleurs. Ils ont débauché des membres du MNK, pas les plus impliqués, évidemment, pour essayer de les mettre en piste. Le problème pour eux, c'est que notre action survient un peu tôt pour qu'ils puissent assurer la transition et prendre le relais. L'autre problème, c'est que certains supporteurs ne comprennent pas notre démarche, par manque d'intérêt ou désinformation. Il y a des gens qui ne sont pas contents, qui estiment que le prix du billet inclut le spectacle et les chants de supporteurs. Ils considèrent que c'est notre boulot. Mais notre action est de plus en plus visible. Notamment contre Lyon, une très grosse équipe. Les journalistes ne comprenaient pas, il a fallu attendre Jour de Foot, après la rencontre, pour que le commentateur parle d'une grève. Mais bon, on n'aime pas ce terme de « grève ». Ce n'est pas une grève des encouragements. Si quelqu'un veut chanter et applaudir, on ne l'en empêchera pas. On reproche au club de ne pas nous laisser assez de libertés, ce n'est pas pour commettre les mêmes erreurs. Ce n'est pas une grève, je n'aime pas trop ce mot, c'est davantage une cessation d'activités. Et uniquement à domicile, je tiens à le préciser, parce qu'on continue à soutenir l'équipe à l'extérieur.<br/><br/><strong>N'avez-vous pas peur que cela ait un impact sur les joueurs, qui perdent le soutien du public lors des matches à domicile ?</strong> <br/><br/><i>(il réfléchit)</i> Hm, non, pas vraiment... Quand on a un peu invectivé les joueurs, par le passé, pour leur demander de se réveiller, certains nous ont dit « Que vous soyez là ou pas, on s'en fout ». Bon, eh bien, on s'en tient là. Et puis Rémi Garde a déclaré après le match mercredi soir : « Comme le public était endormi, on s'est endormis aussi ». Si on arrive à endormir l'adversaire, que demande le peuple ?<i> (rires)</i><br/><br/><strong>Sinon, histoire de positiver, quel est ton pronostic pour le classement final du SMC cette saison ?</strong><br/><br/>Un pronostic ? Je ne vais pas être très optimiste : on va finir 17e, pour se maintenir « ric-rac ». Oh, et puis allez, non, je vais dire 10e ! C'est possible avec cette équipe très prometteuse, et ça nous permettrait d'avoir d'autres ambitions l'an prochain.]]></content:encoded>
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	</item>
		<item>
		<title><![CDATA[Réservoir de points]]></title>
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		<guid isPermaLink="true"><![CDATA[http://www.sofoot.com/reservoir-de-points-147844.html]]></guid>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>SoFoot</dc:creator>
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Stade Malherbe de Caen - Olympique Lyonnais : 1-0 

7e journée de Ligue 1

Dernier affrontement : Caen 3-2 Lyon

Buteurs : Nivet pour Caen.

Arbitre : M. Ennjimi. Match à peu près nickel, deux cartons rouges indiscutables (même pour Lloris, il n'a fait qu'appliquer le règlement), beaucoup de dialogue avec les joueurs. Un des meilleurs arbitres de Ligue 1, tout simplement.

Spectateurs... : 16 654. Même si on aurait pu croire qu'ils étaient 4.

Rassasiés par le spectacle ? : 2/5.&nbsp;...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<!-- sofoot --><strong>Stade Malherbe de Caen - Olympique Lyonnais : 1-0 </strong><br/><br/><i>7e journée de Ligue 1</i><br/><br/><i>Dernier affrontement : Caen 3-2 Lyon</i><br/><br/><strong>Buteurs :</strong> Nivet pour Caen.<br/><br/><strong>Arbitre :</strong> M. Ennjimi. Match à peu près nickel, deux cartons rouges indiscutables (même pour Lloris, il n'a fait qu'appliquer le règlement), beaucoup de dialogue avec les joueurs. Un des meilleurs arbitres de Ligue 1, tout simplement.<br/><br/><strong>Spectateurs... : 16 654.</strong> Même si on aurait pu croire qu'ils étaient 4.<br/><br/><strong>Rassasiés par le spectacle ? : 2/5.</strong> Un match pas inintéressant, loin de là, malgré le peu d'occasions et le manque d'entrain des deux équipes.<br/><br/><strong>Le geste du match :</strong> l'interception désespérée de Frédéric Bulot sur une passe à destination de Belfodil, parti dans le dos de la défense. Oui, c'est un geste qui n'a l'air de rien, mais si le jeune Lyonnais chope la gonfle, il a un angle ouvert et tout le temps d'ajuster Thébaux. Ce geste de Bulot, il a presque la valeur d'un but.<br/><br/><strong>L'anti-geste du match :</strong> les deux interventions de Benjamin Nivet, qui lui coûtent un carton à chaque fois. Premier acte : une perte de balle idiote, faute d'avoir attaqué son ballon, et une vengeance gratuite sur Bastos (qui en rajoute deux tonnes). Deuxième acte : un tacle risqué, et inutile à cet endroit du terrain, logiquement synonyme de rouge. Quand on mène 1-0, qu'on joue à onze contre dix, le tout face à Lyon, c'est d'une stupidité sans borne.<br/><br/><strong>L'homme du match :</strong> Romain Hamouma. En plus d'avoir provoqué le penalty qui offre la victoire, il fut le plus dangereux des Caennais, semant la zizanie dans l'arrière-garde lyonnaise. Il aurait même pu planter le but du K.O. en fin de match, s'il n'avait pas un peu cafouillé au bout d'une course de 80 mètres (qu'il y ait faute ou non sur Réveillère ne change finalement pas grand-chose à l'affaire). On te pardonne, Messi-du-14.<br/><br/><strong>L'anti-homme du match :</strong> Koné. Faudrait voir à pas s'emballer autour de ce jeune joueur certes prometteur, mais dont la marge de progression  reste encore immense. Un placement rarement judicieux, un espace de trente mètres avec Mensah sur l'échappée fatale d'Hamouma, et puis, balle au pied, comment dire, c'est un peu bissextile.<br/><br/><strong>Compos :</strong><br/><br/><i>Caen : Thébaux, Vandam, Heurtaux, Leca, Raineau, Seube, Mboné, Fajr, Hamouma, Bulot, Frau - F. DUMAS<br/><br/>Lyon : Lloris, Mensah, Koné, Cissokho, Dabo, Réveillère, Bastos, Fofana, Gonalons, Gomis, Briand - R. GARDE</i><br/><br/><strong>Le poste d'observation de Malherbe's Poetry :</strong> sur son canapé devant Foot+, avec Malherbe's Rhapsody. Très déçue de ne pas avoir pu rentrer du boulot avant la mi-temps. Life sucks.<br/><br/>--------------<br/><br/><strong>Le royaume du silence.</strong><br/><br/>Ce match face à l'Olympique Lyonnais, pour tout dire, on le sentait plutôt bien. Jouer les Gones en milieu de semaine, juste après Marseille et peu avant une échéance européenne, c'était l'assurance de tomber sur des Quenelles moyennement concernées et physiquement limitées. Et comme prévu, Rémi Garde avait eu la bonne idée de faire tourner l'effectif, alignant par exemple le jeune Dabo (ex-havrais), Fofana ou encore Mensah. Et surtout, au moment de remobiliser les troupes, Don Dumas ne pouvait pas rêver mieux que de jouer un cador à domicile, exercice pour lequel les Caennais ont acquis une certaine réputation d'emmerdeurs - à juste titre. Jouer l'Olympique Lyonnais est rarement un cadeau, mais parfois, ça tombe à point nommé. Il fallait bien ça pour voir les Caennais motivés comme des puceaux en route vers le bal de promo.<br/><br/>Et tant pis si la motivation des Francky Boyz s'est davantage manifestée par une extrême concentration et une grande application à bien défendre plutôt que par des élans offensifs acharnés. Le match fut parfois ennuyeux, mais il ne fut jamais inintéressant. Dès le coup d'envoi, on constate avec enthousiasme que les Normands ont décidé de commencer le pressing bien plus haut que d'habitude, dès la ligne médiane. Il faut croire que le Don Dumas avait pressenti l'attitude assez passive des Gones, parce que le schéma de jeu mis en place s'adaptait parfaitement à la physionomie de la rencontre. Offensivement, les Francky Boyz sont assez timides, certes, malgré quelques esquisses de combinaisons entre les attaquants et les ailiers ; Frau tente de se glisser entre les lignes pour jouer en remises ou filer vers le but, Traoré est toujours présent pour placer ses déviations et les Caennais brillent par la recherche de variété dans la remontée du ballon. Et surtout, surtout, Caen joue enfin en bloc. Quel plaisir de voir les milieux de terrain suivre le mouvement lorsque les ailiers emmènent la gonfle le long de la ligne, quel bonheur de voir Seube accompagner Nivet jusque dans le camp adverse. Et surtout, Caen défend très bien. La titularisation de Sorbon ne signifie rien d'autre : pour bien jouer au football, il faut pouvoir compter sur une défense de fer, capable de ressortir le ballon proprement sans se précipiter : à ce petit jeu, Jérém' est largement supérieur à Raineau. Le Stade Malherbe limite judicieusement les espaces entre ses lignes, harcèle le porteur du ballon, se montre plus présent que jamais dans les duels et oblige Lyon à progresser par de longues balles ; et pour une équipe au onze-type recomposé depuis le week-end dernier, l'expérience s'avère périlleuse : tout le monde cherche Gomis dans la profondeur, et personne ne le trouve.<br/><br/>Malheureusement, l'atmosphère étrange qui planait à d'Ornano semble affecter quelque peu les 22 acteurs. Sans le MNK, le stade du SMC devient un tombeau. Même devant la télé, impossible de ne pas ressentir ce malaise, 16 000 personnes plongées dans un silence religieux. On entend Dumas beugler ses consignes, on entend les joueurs crier à chaque appel... Et comme pour faire écho à cette ambiance glauquissime, les Francky Boyz ne parviennent jamais au bout de leurs actions. Même quand elle est plus sexy en attaque, cette équipe accuse de sales lacunes et ne se procure pas la moindre occasion. Frau, tout d'abord, est désastreux dans le jeu sans le ballon. Ses placements sont intéressants, mais ses attaques de balle et sa faculté à faire basculer le sens du jeu en un contrôle sont très dommageables. Même chose pour Traoré, plus volontaire dans les duels, mais sans aucun soutien sur chacune de ses déviations de la tête, et qui a la sale manie de se replacer en marchant après cinq minutes sur le pré. Caen joue très bien, mais joue surtout en vain. Nivet et Seube, qui n'ont pour une fois aucun soutien dans l'entre-jeu, font un début de match de haute volée à la récupération, multipliant les jaillissements, les interceptions, et les interventions coordonnées sur le porteur. Néanmoins, ils s'entêtent trop souvent à enchaîner les longues transmissions, qui ont toutes fini dans les pieds Lyonnais pour Nivet, et en six mètres pour Seube. Caen joue très bien, mais Caen joue pour rien.<br/><br/><strong>Le sommeil agité du Lyon.</strong><br/><br/>Et à force de s'échouer sur la ligne de défense lyonnaise, pourtant aussi statique qu'un poteau de corner, les Francky Boyz se mettent un poil en danger. Juste un poil, hein. Lyon, à l'expérience, parvient enfin à sauter les lignes ou à s'infiltrer en créant le surnombre. La première occase, dans un silence de cathédrale, survient quand Réveillère parvient enfin à trouver Gomis : la Panthère se foire légèrement au moment d'ajuster Thébaux, ce qui permet à Heurtaux, complètement largué et surtout absent au marquage en début d'occase, de revenir impérialement. Ouf. Bastos place ensuite un coup franc sur l'extérieur du montant. Re-ouf. Lyon est tellement amorphe qu'il aurait été très sévère d'encaisser un but comme ça. Ce sont à peu près les deux seules occases pendant quarante-cinq minutes. Non, on n'a pas grand-chose à se mettre sous la dent, mais le match n'en reste pas moins assez intéressant quand on prend la peine de déchiffrer les intentions des Caennais. Et on en revient à cette absence pesante d'un joueur de pointe capable de créer le danger en une prise de balle. Avec Youssef, Caen se serait procuré cinq ou six occasions franches avant la pause.<br/><br/>Enfin bref, on en était à se demander à quoi allait pouvoir servir de bien jouer si on n'avait personne pour marquer, quand survient le tournant du match - voire le seul événement du match digne d'être mentionné. Malherbe récupère encore un ballon dans l'entre-jeu, grâce à Vandam, Seube transmet aussitôt à Nivet, qui voit Hamouma s'engouffrer dans un couloir large de quatorze kilomètres. Voilà à quoi sert d'avoir du soutien en attaque. Koné et Mensah sont tous les deux au marquage des attaquants, et Hamouma a le champ libre pour se carapater vers les cages. Voici sans doute le premier coup de génie de Franck Dumas cette saison : traiter Messi-du-14 comme Messi de Catalogne. Romain est le seul capable de pouvoir créer une occasion à partir de rien. Il est donc libre de se balader sur toute la ligne d'attaque pour profiter des espaces. Lucidité de coach qui rime avec échappée en solitaire pour Hamouma, parti défier Lloris. Romain dribble le gardien de l'équipe de France, un peu large peut-être, et Lloris ne peut éviter d'accrocher notre petit prodige. Penalty, carton rouge - le premier de sa carrière pour Hugo, dépité. Inutile de s'attarder sur cette règle stupide de la double sanction, que monsieur Ennjimi n'a fait que respecter à la lettre. Nivet s'avance face à Vercoutre, tire son penalty n'importe comment (frappe mollassonne et à mi-hauteur) mais ouvre le score. 1-0 et une mi-temps à jouer à onze contre dix : ça sent bon, tout ça.<br/><br/>D'ailleurs, au retour des vestiaires, on assiste exactement à ce à quoi on s'attendait : Caen écarte le jeu au maximum, et calme aisément les quelques ardeurs offensives lyonnaises. Sans trop prendre de risques, Malherbe place quelques saillies, qui manquent un tantinet de conviction. Heureusement, Lyon a visiblement la tête dans le sac. Il faut dire que le choix de Rémi Garde de faire sortir Bafé Gomis pour faire rentrer Vercoutre était assez incompréhensible, l'ex-Stéphanois étant le seul joueur à peu près capable d'inquiéter la défense caennaise dans le jeu. Enfin, tout cela, c'était jusqu'à ce que Nivet décide de partir en vrille.<br/><br/><strong>Victoire au goût de réglisse.</strong><br/><br/>64e minute. Lyon amorce l'un de ses contres morts-nés qui finissent systématiquement dans les pieds de Leca et Heurtaux, quand Nivet sèche Gonalons, sans qu'on sache trop pourquoi. Pan, deuxième carton jaune, Caen finira le match à dix contre dix. Quel gâchis, franchement, et quelle façon débile de se foutre en danger. Parce que cette fois, c'est sûr, Lyon va reprendre du poil de la bête, imposer sa technique et faire imploser le bloc caennais. Oui, c'est sûr, Caen va prendre l'eau.<br/><br/>Sauf que pas du tout. Pendant vingt minutes, Lyon roupille. Leca, Heurtaux et Seube jouent à baballe, et aucun Lyonnais ne sort de sa moitié de terrain pour tenter d'intercepter. Malherbe joue contre Lyon, et en profite pour travailler ses automatismes, et régner sur le milieu de terrain, où Seube et Proment s'éclatent sans trop se fouler. La circulation de balle des Normands est presque insolente. C'est Lyon, et c'est presque trop facile. Défendant plus bas qu'en première période, les Caennais préfèrent réduire les options plutôt que de monter sur le porteur. Culotté, mais sacrément efficace. Il faudra attendre les cinq dernières minutes pour que les Gones réagissent enfin. D'abord sur coup-franc, grâce à un tir de Bastos détourné par le mur qui oblige Thébaux à placer la plus belle parade "sur place" de la journée. Et puis sur un corner mal renvoyé, Cissokho place une patate que Thébaux repousse facilement avec le nez. Voilà, on a eu droit à deux ou trois frissons, sans lesquels une victoire au couteau n'est pas une victoire au couteau, et Caen chope les trois points face à Lyon, son réservoir de points favoris à domicile.<br/><br/>Dans le jeu, les intentions caennaises furent particulièrement intéressantes, les Francky Boyz s'avèrant enfin capables d'évoluer en bloc et de gêner considérablement la remontée de balle adverse tout en se projetant facilement dans la moitié de terrain offensive. Dommage que cette démonstration tactique défensive, faite de concentration et de solidarité, ait aussi révélé plus que jamais les lacunes en pointe, car ni Traoré ni Frau ne marqueront plus de 6 ou 7 buts cette saison. Et comme a déjà obtenu trois pénos cette année, ce qui représente habituellement notre quota en une décennie, peut-être qu'on ne pourra plus compter là-dessus à l'avenir. Il y a moyen de jouer Lyon 38 fois au cours de la saison ? En tout cas, on attendra énormément des Caennais lors du déplacement à Annecy ce week-end qu'ils nous prouvent que les qualités morales et collectives dont ils ont su faire preuve depuis le début de saison seront suffisantes pour ne pas trop jouer avec le feu en fin de parcours. Et puis ça pourrait être sympa, une bonne dynamique générée par quelques bons résultats, non ?<br/><br/><i>"INSTANTANÉMENT COMME ÇA / REPRENDRE DE VOLÉE D'AUSSI LOIN / COMME ELLE VIENT"</i><br/><br/><strong>Bande-son du jour :</strong> <i>Time to stop talking</i>, de The Rakes, sur le disque <i>Ten new messages</i><br/><br/>-----------<br/><br/><strong>Les notes :</strong> <br/><br/><strong>Thébaux [7] :</strong> il a eu trois interventions à faire. Heurtaux l'a assisté sur la première, et il a arrêté les deux autres sans trembler, d'une parade étrange et d'une claquette du nez. La Ligue 1 devient trop facile pour lui. <br/><br/><strong>Vandam [6] :</strong> une perf' solide. Dumas avait dû lui demander de limiter ses ardeurs offensives et de ne pas partir à l'abordage plus de dix fois par mi-temps. Vandam a fait semblant d'obéir tout en tenant sa place derrière.<br/><br/><strong>Heurtaux et Leca [7] :</strong> match impeccable des deux centraux, tant à la récupération, au marquage (Gomis n'en pouvait plus d'entendre la respiration des deux loustics dans son cou) qu'à la relance. Quand l'équipe défend en bloc, ils ne laissent rien passer.<br/><br/><strong>Sorbon [6] :</strong> Jérém' aurait-il gagné une place de titulaire hier soir ?<br/><br/><strong>Hamouma [7] :</strong> une excellente prestation, pleine de fougue, d'ambition et de caractère. Un péno provoqué, quelques contres rondement menés : quand il va vraiment se mettre en route, au mois de décembre, ça va faire mal.<br/><br/><strong>Seube [8] :</strong> certes, il a loupé quatre passes en première période, qui ont fini en six mètres. Et puis il a décidé d'arrêter de déconner, dévorant l'entre-jeu, multipliant les jaillissements et les interceptions, augmentant son volume de jeu pendant que les Lyonnais faiblissaient, et favorisant le travail de ses attaquants. L'action qui amène le péno vient d'une transmission anodine de Seube pour Nivet : tout sauf un hasard.<br/><br/><strong>Nivet [4] :</strong> un début de match prometteur à la récup', dans l'ombre de Nico Seube. Beaucoup de bons choix dans les transmissions, mais l'exécution fut rarement à la hauteur, parce que les ballons n'atteignent jamais leur destination. Et puis, en le voyant lancer impeccablement Messi-du-14 plein axe, j'ai compris : Nivet se sait pas lever ses ballons. Quand il doit jouer à ras terre, ça passe, mais dès qu'il essaie de dessiner des paraboles et des diagonales, il y a toujours un adversaire pour contrôler de la poitrine et relancer. Et puis bravo pour ce rouge absolument débile... C'est officiel : Nivet commence à attacher au fond. <br/><br/><strong>Bulot [7] :</strong> il se transforme en ce Malouda dont a toujours rêvé Domenech. Offensivement, son apport fut plutôt limité, mais ses quelques interventions défensives, son soutien à Sorbon et sa faculté à remonter le ballon ont fait beaucoup de bien aux Caennais. Vrai de vrai. Et c'est en travaillant les fondamentaux qu'on grandit. Son meilleur match sous ses nouvelles couleurs.<br/><br/><strong>Traoré [5] :</strong> alors oui, il emmerde les défenses, il dévie vingt ballons de la tête, tout ça, tout ça... Sauf qu'un mec qui marche dans le rond central après cinq minutes de jeu, c'est impardonnable.<br/><br/><strong>Frau [4] :</strong> quelques chouettes percées en début de match, quelques décalages entre les lignes qui vont bien... et puis l'extinction de l'espèce, la faute à un jeu sans ballon vraiment limité et à une contribution timide aux efforts déployés par Hamouma, Bulot et surtout Traoré, qui lui, a vachement besoin de soutien.<br/><br/><strong>Proment [5] :</strong> il aurait été malin de le faire rentrer à l'heure de jeu à la place de Nivet, qui n'apporte rien que Proment ne sait pas faire. Un mec si dévoué au bien collectif, il est toujours précieux.<br/><br/><strong>Niang [4] :</strong> il a touché un ballon, qui s'est transformé en éjaculation précoce. Le loser du bal de promo.<br/><br/><strong>Raineau [4] :</strong> il a touché un ballon, du coude, et a failli prendre Thébaux à contre-pied. Est-ce qu'il y a moyen de s'en débarrasser discrètement, de ce mec ?<br/><br/>------------------<br/><br/><strong>Tous les scores :</strong><br/><br/>Bordeaux 1-1 Lille<br/><br/>Caen 1-0 Lyon<br/><br/>Ajaccio 1-3 Montpellier<br/><br/>Paris SG 2-1 Nice<br/><br/>Lorient 1-1 Auxerre<br/><br/>Sochaux 2-6 Rennes<br/><br/>Marseille 2-0 Évian TG<br/><br/>Dijon 1-0 Brest<br/><br/>Nancy 1-1 Valenciennes<br/><br/>Saint-Étienne 1-1 Toulouse<br/><br/>-------------------<br/><br/><strong>Le classement :</strong><br/><br/>| 1.	Montpellier	 	|	       16 pts	| (+9) |
| 2.	Rennes 	|		14 pts	| (+6) |
| 3.	Lyon	|               14 pts	| (+5) |
| 4.	Paris SG	 |	14 pts	| (+4)|
| 5. Toulouse	 |	14 pts	| (+4) |
| 6.  Lille	 |       12 pts	| (+3)|
| 7. Lorient |       12 pts	| (+3) |
| <strong>8.	Caen		|	10 pts	| (0)</strong> |
| 9.	Sochaux |	 9 pts	| (-3) |
| 10.	Dijon    |       9 pts	| (-7)|
| 11.	 Auxerre |	8 pts	| (+1)|
| 12.	 Saint-Étienne	|	8 pts 	| (-4) |
| 13.	 Bordeaux	|	7 pts  |	(-1)|
| 14. Évian TG	|	7 pts	     |   (-2)|
| 15.	 Marseille |	6 pts 	    |    (-2) |
| 16. Valenciennes |	 5 pts	    |    (-1)|
| 17.	 Nice | 5 pts	     |   (-2) |
| 18.	 Brest	 	  |      5 pts	     |   (-2) |
| 19.	 Ajaccio	|	5 pts	    |    (-8) |
| 20.	 Nancy	|	4 pt	    |    (-3) |<br/><br/>------------------------<br/><br/><strong>Du côté du Facebook de Malherbe's Poetry :</strong><br/><br/><strong>Thomas :</strong> "Et sinon ils voulaient perdre, Lyon, ou bien ? "<br/><br/><strong>Clemento :</strong> "18 euros la place, c'est presque autant que 3 pichets d'embuscade en happy hour chez Ross and co. Pour un soir de match enflammé, c'est pas au stade que ça se passe."<br/><br/><strong>Stéphan:</strong> "Le MNK est en train de se faire harakiri. Le club se fout de leur grève qui ne change absolument rien. Je dirai même, vu l'absence de réaction, qu'elle doit les arranger."<br/><br/>--------------------<br/><br/><strong> <i>Relecture et corrections : Efix</i> </strong><br/><br/><a href="http://www.facebook.com/?ref=home#!/pages/Malherbes-Poetry/373371127114?ref=ts">Retrouvez Malherbe's Poetry sur Facebook !</a>]]></content:encoded>
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		<title><![CDATA[Lâcher de Kandia]]></title>
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AJ Auxerre - Stade Malherbe de Caen : 1-1 

6e journée de Ligue 1

Dernier affrontement : Auxerre 1-1 Caen

Buteurs : Jemaa pour Auxerre, Nivet pour Caen. Deux mecs qui ne savent plus faire une passe, mais qui savent marquer des buts...

Arbitre : M. Kalt. Quelques erreurs d'arbitrage qui vont lui foutre la honte quand il regardera la vidéo du match, s'il en a le courage, et surtout, un peu trop de cartons.

Spectateurs... : 8 962. Auxerre n'a pas de public, donc tout au long du m&nbsp;...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<!-- sofoot --><strong>AJ Auxerre - Stade Malherbe de Caen : 1-1 </strong><br/><br/><i>6e journée de Ligue 1</i><br/><br/><i>Dernier affrontement : Auxerre 1-1 Caen</i><br/><br/><strong>Buteurs :</strong> Jemaa pour Auxerre, Nivet pour Caen. Deux mecs qui ne savent plus faire une passe, mais qui savent marquer des buts...<br/><br/><strong>Arbitre :</strong> M. Kalt. Quelques erreurs d'arbitrage qui vont lui foutre la honte quand il regardera la vidéo du match, s'il en a le courage, et surtout, un peu trop de cartons.<br/><br/><strong>Spectateurs... : 8 962.</strong> Auxerre n'a pas de public, donc tout au long du match, ce qu'on a entendu, c'est des sifflets à chaque décision arbitrale défavorable. Un calvaire...<br/><br/><strong>Rassasiés par le spectacle ? : 2/5.</strong> Un match pas vraiment passionnant, mais parfois enlevé, au gré d'un rythme particulièrement irrégulier, entre périodes d'accalmies et contres menés tambour battant. Le tout sur fond de maladresses techniques.<br/><br/><strong>Le geste du match :</strong> le combo "déboulé sur l'aile / passement de jambes / centre en retrait" de Kandia Traoré pour servir Benji Nivet qui égalise. Pour tout dire, on ne l'imaginait pas capable de faire de telles choses. On aurait pu citer le tir de la feuille morte d'Alain Traoré sur le poteau, parce qu'on aime bien Olive et Tom, mais un poteau, ce n'est ni un but ni une passe décisive.<br/><br/><strong>L'anti-geste du match :</strong> le lever de bras de Nico Seube, sur le premier but, pour signaler un hors-jeu imaginaire d'Issam Jemaa couvert par Vandam. Déjà qu'il n'est pas monté sur le porteur et qu'il a laissé le champ libre au contre auxerrois...<br/><br/><strong>L'homme du match :</strong> Alain Traoré, qui confirme son début de saison en fanfare. Un très bon match, et une participation active à tous les bons coups menés par son équipe.<br/><br/><strong>L'anti-homme du match :</strong> On aurait aimé dire Oliech, tellement ce con est insupportable à se prendre pour Leo Messi alors qu'il a la technique de Bakayoko. Mais bon, dans notre équipe, on avait Pierre-Alain Frau... Qui a livré un match à nous faire regretter de ne pas avoir recruté Oliech plutôt que lui.<br/><br/><strong>Compos :</strong><br/><br/><i>Auxerre : Sorin, Coulibaly, Boly, Berthod, Dudka, Chafni, Traoré, NDinga, Cissé, Jemaa, Oliech<br/><br/>Caen : Thébaux, Vandam, Heurtaux, Leca, Raineau, Seube, Mboné, Fajr, Hamouma, Bulot, Frau - F. DUMAS</i><br/><br/><strong>Le poste d'observation de Malherbe's Poetry :</strong> sur son canapé devant Foot+, avec Malherbe's Rhapsody, qui a crié super fort quand Benji Nivet a égalisé sans qu'on sache trop comment par où est passé le ballon.<br/><br/>--------------<br/><br/><strong>Comme une envie d'ailleurs.</strong><br/><br/>Un match à l'Abbé Deschamps, c'est toujours une expérience un peu psychédélique. Outre le dépaysement, qui fait dire au chauffeur du bus à chaque déplacement en Bourgogne qu'il s'est planté de route et qu'il a fini par débarquer en Roumanie, il faut composer en général avec un pays où le football ne semble pas vraiment la préoccupation majeure des onze mecs habillés en blanc qui viennent taper dans la balle sur le grand rectangle vert. Il paraît qu'à Auxerre, on ne joue au Puissance 4 qu'avec les pièces jaunes, et qu'on laisse les rouges dans la boîte. Les Auxerrois, c'est des mecs, on a l'impression qu'ils seraient super contents de faire 38 fois 0-0 dans la même saison, de se sauver à la différence de buts, avant de poser tous leurs RTT histoire de se carapater à la Baule pendant l'Euro. Il paraît même qu'à l'époque où les premiers décodeurs Canal + ont débarqué en Bourgogne, il y a la moitié des joueurs auxerrois qui sont partis en dépression en voyant comment les autres équipes jouaient au football. En fait, à Auxerre, le ballon rond, c'est pas un sport, c'est un concept. Même que c'est Guy Roux qui a inventé le principe : les autres jouent au football, Auxerre joue le maintien. <br/><br/>Vous me direz, ça tombe bien, Caen n'a pas trop la tête au foot non plus, en ce moment. La série de trois défaites en cours a quelque peu miné le moral des Francky Boyz, en plus de leur avoir fait perdre douze places en trois journées - si ça continue comme ça, on finit le championnat 132e. Du coup, Malherbe a fait le voyage jusqu'en Bourgogne en quête de signaux qui pourraient inciter à positiver un minimum. Les carences entrevues contre Toulouse étaient immenses ; c'était donc l'occasion de voir si Don Dumas avait pensé à demander à Maman d'enregistrer le match pour le regarder avec un peu de recul. On n'attend pas encore des Caennais qu'ils soient brillants, on leur demande surtout d'apprendre de leurs erreurs, de grandir un peu. Et plus encore, il devient urgent pour les Francky Boyz de convaincre tout le monde, à commencer par eux-mêmes, qu'ils ont le niveau technique pour survivre en Ligue 1. Parce que tout le reste, finalement, n'est qu'accessoire...<br/><br/>Contre Auxerre, Caen n'a pas été très bon. Pas vraiment meilleur que contre Toulouse pour tout dire, et les maux que l'on a déjà soulevés contre le Téfécé ont de nouveau paru gangrener le jeu du Stade Malherbe. Le plus troublant d'entre tous étant cette désagréable impression que les Normands ne savent pas quoi faire du ballon une fois qu'ils l'ont récupéré. Combien de pertes de balle, de transmissions dans le vide, de longues ouvertures vers nulle part, combien de faiblesses ? Heureusement pour nous qu'Auxerre n'est pas beaucoup mieux loti rayon animation de jeu. Beaucoup plus faibles que Toulouse dans l'entre-jeu, les Bourguignons ont joué la rencontre avec la même ambition - ou le même manque d'ambition, au choix - que nos Francky Boyz. Alors oui, le match fut parfois agréable à suivre, mais les coups d'éclat, de part et d'autre, furent davantage le fait de maladresses défensives et de ballons perdus bêtement, plutôt que le résultat d'actions construites et techniquement irréprochables. Je vous le dis, c'était pas un match à foutre un Hamouma dehors.<br/><br/><strong>Message in a bottle.</strong><br/><br/>On ne va pas se mentir, le match fut plutôt plaisant pendant les quarante-cinq premières minutes. Encore une fois, ça ne ressemblait pas à grand-chose, mais au moins, il y avait de l'action. Oui, voilà, ça ressemblait plus à <i>Rambo 3</i> qu'à <i>Apocalypse Now</i>, c'est sûr, mais honnêtement, après Caen-Toulouse, on n'était pas trop regardant. En gros, à chaque récupération de balle, on avait trois ou quatre lascars qui cavalaient en attaque à toute berzingue pour porter le danger, et une équipe qui se repliait à la va-comme-je-te-pousse. Et globalement, les Auxerrois furent un peu plus adroits que les Caennais à ce petit jeu-là, soyons francs. Toutefois, on se félicitera que les Francky Boyz aient enfin assumé complètement le jeu de la contre-attaque : enfin, les attaquants disposaient de soutien, et Nivet ne squattait pas nonchalamment le rond central les mains sur les hanches. Y a pas de hasard - enfin si, y en a un à Lille.<br/><br/>La première grosse occase est caennaise : Hamouma remonte la gonfle sur cinquante mètres, transmet à Frau, qui temporise, temporise même un peu trop, comme s'il reprenait son souffle, fait le plus dur en éliminant un dernier défenseur d'une subtile feinte de frappe, et conclut son show par une frappe de moustique. Du coup, les Auxerrois se fâchent. Plus en jambes offensivement, et menés par un Alain Traoré qui marche sur l'eau en ce début de saison, les Bourguignons malmènent de plus en plus la défense normande. Et sur une action assez anodine aux trente mètres, Traoré place un remake de la fameuse feuille morte d'Olivier Atton (aussi appelé "Tir de l'aigle", mais bon, c'est un peu plus ridicule, surtout comparé au "Tir du tigre" de Mark Landers). Bref, le ballon s'envole et semble retomber en flèche... avant de s'écraser contre le poteau de Thébaux, complètement battu sur le coup - et honnêtement, qu'est-ce qu'il pouvait faire à part se faire greffer des bras de neuf mètres ?  Le ballon parvient à Oliech, qui efface Heurtaux un peu trop facilement, et place un cachou que Thébaux dévie encore sur la barre. On se dit que Caen semble parti pour repousser toutes les occases auxerroises, mais tu parles, cinq minutes plus tard, sur un nouveau contre des Bourguignons, Seube tente de pallier l'absence de Vandam, parti à l'abordage, mais oublie de monter sur le porteur, dans l'axe. Du coup, Edouard Cissé parvient à glisser le ballon à Jemaa entre Heurtaux (très mal placé) et Leca (qui s'avançait un peu tard). Issam ne se fait pas prier pour planter un pion qu'il aurait assurément loupé à d'Ornano. 1-0. Et c'est logique.<br/><br/>Francky est assis, prostré, légèrement abattu. Comme nous, il se demande ce qui va bien pouvoir le sauver. Caen paraît indiscutablement plus faible qu'Auxerre. Techniquement, le Stade Malherbe est dominé. Pire : la vivacité d'Oliech et d'Alain Traoré en pointe fait passer notre Frau et notre Traoré à nous pour des arthritiques. Et pourtant, au moment où l'on s'y attendait le moins, et sans doute au moment le plus approprié, Caen revient dans le match. Sans que ce soit vraiment le résultat d'une amélioration dans le jeu ; ce sont plutôt des occasions qui se succèdent sans transition. Vandam, tout d'abord, se procure une occase en or, à trois mètres des cages, à la suite d'un corner. Sa frappe mollassonne est déviée par Berthod, mais on n'a pas manqué de remarquer qu'il y avait six ou sept Caennais dans la surface. Et puis Caen égalise, et ça se passe comme dans un rêve : Ndinga, le mec un peu frustré de ne pas avoir pu se casser à Lyon, dégage en chandelle, Nivet récupère, oriente la gonfle vers Traoré, sur l'aile. Dumas serre très fort ses petits doigts boudinés autour du cuir de la muselière de Kandia, qu'il vient à peine de récupérer sur le bord du terrain, mâchouillé jusqu'à la rupture. Don Dumas sent une goutte rouler sur sa tempe. Il murmure à Fortin, ébahi : "Oh mon Dieu. Il... Il est en liberté. Ces cons m'ont réveillé le Kandia !" Le Kandia place un rateau, et puis un autre, un passement de jambes, achève son débordement, et place le ballon en retrait vers Benji Nivet qui a parfaitement suivi. Et pim ! 1-1. Oui, Kandia est notre sauveur. On a mis quelques minutes à réaliser que c'était bien lui, et non Langis, qui avait placé cette accélération de jeune homme sur l'aile, mais bon, il fallait bien se rendre à l'évidence : ce mec est capable de chouettes trucs, parfois. Comme de choper la bouteille que Franck Dumas avait balancé à la mer quelques minutes plus tôt.<br/><br/><strong>Issam suffit...</strong><br/><br/>La seconde période fut beaucoup moins réjouissante niveau spectacle, mais plus satisfaisante quant à la prestation des Caennais. Sans réellement être maîtres du ballon, les Francky Boyz ont au moins réussi à gérer temps forts et temps faibles, et à ne pas subir le rythme imprimé par l'AJA. Le souci, c'est que jamais le SMC ne fut dangereux après ce fameux but venu d'ailleurs. Il y a eu de l'engagement, des fautes, de la présence dans le camp adverse, mais il y a aussi eu, comme d'habitude, ce manque de conviction évident au moment de la remontée du ballon, ces lacunes techniques évidentes et particulièrement inquiétantes... Auxquelles s'ajoutent maintenant des errements défensifs tout simplement indignes d'une équipe de L1. Jemaa, déjà complètement oublié plein axe sur le premier but, est à nouveau seul, incroyablement seul, à la réception d'un centre d'Oliech. Heureusement que c'était Issam, et qu'il a calé sa tête à douze mètres de la cage pourtant grande ouverte. Parce que sinon, on ne rentrait de Bourgogne qu'avec de l'Époisses dans les valises.<br/><br/>1-1, donc. Score logique, voire même le lot annuel des Caennais en visite à Auxerre. On fera l'effort de ne retenir de ce match que les côtés positifs, les améliorations entrevues depuis le match face à Toulouse : plus enjoués offensivement, plus prompts à se livrer et à prendre des risques, les Francky Boyz sont assurément capables d'emballer un match et de porter l'estocade au bon moment. Niveau mental, les Normands semblent solides. Certes, le SMC n'a pris qu'un point sur douze possibles lors des quatre dernières rencontres, mais il est encore confortablement vautré au milieu de tableau pour l'instant. Mais il y a fort à parier que mercredi, face à Lyon, les lacunes normandes pourraient coûter beaucoup plus cher, face une équipe encore invaincue cette saison (et qui vient de se goinfrer l'OM sans trembler), et une série de cinq matches sans victoire sera véritablement emmerdante du point de vue comptable. Malherbe avait commencé en fanfare, mais serait déjà en retard sur ses temps de passage pour espérer une saison tranquille en cas de revers face aux Gones. Sans compter que techniquement, on a déjà pas mal de retard, pour tout dire.<br/><br/><i>"INSTANTANÉMENT COMME ÇA / REPRENDRE DE VOLÉE D'AUSSI LOIN / COMME ELLE VIENT"</i><br/><br/><strong>Bande-son du jour :</strong> <i>Little Toys on a Shelf</i>, de The Pharmacy, sur le disque <i>Choose yr own adventure</i><br/><br/>-------------<br/><br/><strong>Les notes :</strong> <br/><br/><strong>Thébaux [5] :</strong> comme Edward Norton dans <i>Fight Club</i>. Spectateur, et dépassé au moment décisif. On retiendra ses deux interventions face à Oliech, impeccables.<br/><br/><strong>Vandam [5] :</strong> comme Nick Nolte dans<i> La Ligne Rouge</i>. Offensif, volontaire, solide sur ses bases, mais une fois de temps en temps, il a des absences... Et ça peut coûter cher, ces conneries.<br/><br/><strong>Heurtaux [3] :</strong> comme Bruce Willis dans <i>Piège de Cristal</i>. Jamais au bon endroit au bon moment, et prompt à répéter ses erreurs, jusqu'à indigestion et tétralogie. <br/><br/><strong>Leca [5] :</strong> comme De Niro dans <i>Heat</i>. Même quand il cabotine et qu'il tire à blanc, ça reste solide.<br/><br/><strong>Raineau [3] :</strong> comme Guillaume Canet. Mauvais acteur, mauvais metteur en scène, mauvais pari.<br/><br/><strong>Hamouma [5] :</strong> comme Joaquin Phenix dans<i> Walk The Line</i>. On s'ennuierait salement sans lui, et il a des fulgurances qui foutent des frissons. Par ailleurs, on aimerait le voir aussi efficace et dévoué au triomphe collectif qu'en fin de saison dernière.<br/><br/><strong>Seube [3] :</strong> comme Ben Stiller dans <i>Mary à tout prix</i>. Une succession de catastrophes, de mauvais choix et de ballons perdus pour l'idole de d'Ornano.<br/><br/><strong>Nivet [6] :</strong> comme Tom Hanks dans<i> Forrest Gump</i>. Récompense individuelle méritée pour Benji, qui a disputé un très bon match, un peu plus appliqué sur les transmissions, et surtout, beaucoup plus porté sur la chose offensive. Et ça soulage.<br/><br/><strong>Bulot [2] :</strong> comme Tom Cruise dans <i>Star Wars</i>.<br/><br/><strong>Traoré [7] :</strong> comme Villeret dans<i> Le Dîner de Cons</i>. Et ça vous fait sourire, pas vrai ? Sauf que vous avez pleuré de rire devant Jacques et que vous avez regardé le film une seconde fois quand il est passé sur TF1, le mardi 22 juin 1999. Le grand show.<br/><br/><strong>Frau [2] :</strong> comme Catherine Zeta-Jones dans <i>High Fidelity</i>. On la voit, on se demande si c'est bien elle, on attrape la boîte du DVD et... Ah ben oui, c'est elle.<br/><br/><strong>Proment [5] :</strong> comme Benicio del Toro, qu'on aimerait plus souvent en haut de l'affiche.<br/><br/><strong>Nangis [4] :</strong> comme Tahar Rahim. Brillant et prometteur... Mais on ne le voit plus.<br/><br/><strong>Niang [4] :</strong> comme Marlon Wayans. Il a joué dans <i>Scary Movie</i> et dans <i>Requiem for a Dream</i>. Le deuxième est un super film et il joue formidablement bien... mais on va finir par ne retenir que le premier.<br/><br/>----------------<br/><br/><strong>Tous les scores :</strong><br/><br/>Brest 2-2 Montpellier<br/><br/>Toulouse 3-2 Bordeaux<br/><br/>Lorient 3-0 Saint-Étienne<br/><br/>Auxerre 1-1 Caen<br/><br/>Valenciennes 4-0 Dijon<br/><br/>Nice 3-0 Ajaccio<br/><br/>Lille 2-2 Sochaux<br/><br/>Évian TG 2-2 Paris SG<br/><br/>Rennes 1-1 Nancy<br/><br/>Lyon 2-0 Marseille<br/><br/>-------------------<br/><br/><strong>Le classement :</strong><br/><br/>| 1.	Lyon	 	|	       14 pts	| (+6) |
| 2.	Montpellier 	|		13 pts	| (+7) |
| 3.	Toulouse	|               13 pts	| (+4) |
| 4.	Lille	 |	11 pts	| (+3)|
| 5. Paris SG	 |	11 pts	| (+3) |
| 6.  Lorient	 |       11 pts	| (+3)|
| 7. Rennes |       11 pts	| (+2) |
| 8.	Sochaux		|	9 pts	| (+1) |
| 9.	Auxerre |	 7 pts	| (+1) |
| 10.	Évian TG    |       7 pts	| (0)</i>|
|<strong> 11.	 Caen |	7 pts	| (-1)</strong> |
| 12.	 Saint-Étienne	|	7 pts 	| (-4) |
| 13.	 Bordeaux	|	6 pts  |	(-1)|
| 14. Dijon	|	6 pts	     |   (-8)|
| 15.	 Nice |	5 pts 	    |    (-1) |
| 16. Brest |	 5 pts	    |    (-1)|
| 17.	 Ajaccio | 5 pts	     |   (-6) |
| 18.	 Valenciennes	 	  |      4 pts	     |   (-1) |
| 19.	 Nancy	|	3 pts	    |    (-3) |
| 20.	 Marseille	|	3 pt	    |    (-4) |<br/><br/>------------------------<br/><br/><strong>Du côté du Facebook de Malherbe's Poetry :</strong><br/><br/><strong>Antonin :</strong> "à l'heure qu'il est Sorin est toujours dans sa surface à la recherche d'une trappe ou d'un tunnel..."<br/><br/><strong>Sébastien :</strong> "Issam, dans la famille 'Je cours comme Forrest Gump mais un ballon me fait flipper', je voudrais le cousin tunisien de Toifilou Maoulida"...<br/><br/><strong>Ludovic :</strong> "Quel épreuve ! Heureusement qu'on n'a pas gagné sinon les hooligans fous de l'Abbé-Deschamps nous les aurait bouffées."<br/><br/>--------------------<br/><br/><strong> <i>Relecture et corrections : Efix</i> </strong><br/><br/><a href="http://www.facebook.com/?ref=home#!/pages/Malherbes-Poetry/373371127114?ref=ts">Retrouvez Malherbe's Poetry sur Facebook !</a>]]></content:encoded>
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		<title><![CDATA[Interview d'OrelSan]]></title>
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		<dc:date><![CDATA[2011-09-16T10:08:33Z]]></dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>SoFoot</dc:creator>
		<description><![CDATA[<img align="left" src="">
Le meilleur rappeur de France n'est pas originaire de banlieue parisienne ou des quartiers nord de Marseille, mais de Caen. Deux ans après un premier disque tout en punchlines et des polémiques vaines à n'en plus finir autour d'un morceau supposé misogyne, OrelSan est de retour avec un nouvel album, dans les bacs le 26 septembre. Et il n'a rien perdu de son flow ni de sa science de la rime. Un album qui fait du bien au hip-hop. Interview punchline, donc.

Bon, il paraît que tu n'aimes pas t&nbsp;...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<!-- sofoot --><strong>Le meilleur rappeur de France n'est pas originaire de banlieue parisienne ou des quartiers nord de Marseille, mais de Caen. Deux ans après un premier disque tout en punchlines et des polémiques vaines à n'en plus finir autour d'un morceau supposé misogyne, OrelSan est de retour avec un nouvel album, dans les bacs le 26 septembre. Et il n'a rien perdu de son flow ni de sa science de la rime. Un album qui fait du bien au hip-hop. Interview punchline, donc.</strong><br/><br/><strong>Bon, il paraît que tu n'aimes pas trop le foot, c'est vrai ?</strong><br/><br/>Ah non, au contraire, j'aime bien. Bon, je t'avouerais que je n'ai pas trop suivi la dernière saison, du coup, je ne pourrais pas te dire grand-chose sur ce qu'il se passe actuellement. Mais toute ma famille adore ça, donc je suis toujours le foot de plus ou moins loin, en dilettante. Et une fois de temps en temps, je me rattrape en allant au stade.<br/><br/><strong>Dès la première écoute du nouvel album, on remarque la production est plus riche que dans ton premier disque. Te voilà en première division... Tu vas jouer le maintien ou la Coupe d'Europe ?</strong><br/><br/>Comme toujours, je me fixe les objectifs les plus hauts possibles. Je pense que même les mecs qui jouent en 3e division de National (sic), ils ne peuvent pas s'empêcher de penser à faire un truc en Coupe de France. Mais bon, comme je suis Français, je ne suis pas sûr que la Coupe d'Europe soit un objectif vraiment accessible, parce que les artistes français s'exportent mal. Et puis, en France, on a tendance à mettre les rappeurs dans des catégories. Donc si c'est le cas, j'estime que je suis en première division, c'est sûr. Faut que j'aie un minimum d'ego, quand même...<br/><br/><strong>En quoi est-ce différent d'écrire un deuxième album, avec toutes les attentes que cela implique, par rapport au premier ?</strong><br/><br/>Franchement, ça n'a rien à voir. Le premier album s'était fait facilement. Certains morceaux avaient cinq ans, mais comme le rap est une musique assez réaliste, ça restait souvent d'actualité. Le premier disque parlait de 25 ans de ma vie, de tout ce que j'avais pu faire ou connaître, j'abordais des thèmes comme le lycée, le monde du travail, et parfois même, la petite enfance. Bon, le truc, c'est que je ne pouvais plus faire ça dans le deuxième album, vu que j'en avais déjà parlé. Il me fallait trouver d'autres thèmes. Et puis j'ai évolué, mes points de vue sont moins arrêtés que par le passé. Il faut savoir allier tout ça avec la musique. Deux ans pour faire un album, certains trouvent que ça laisse pas mal de temps... Mais pour moi, c'était très peu. L'objectif, c'était de rester dans la continuité de ce que j'avais déjà pu faire, sans faire la même chose. Pour tout te dire, avant de faire le premier disque, j'avais 14 morceaux, ils ont tous fini sur l'album. Pour le deuxième, j'ai  jeté une trentaine ou une quarantaine de textes. Parfois, je tentais des trucs plus pop, qui me correspondaient moins, ou je testais un nouveau flow... <br/><br/><strong>Tu sembles laisser entendre à plusieurs reprises que tu as été à deux doigts d'abandonner avant le deuxième opus, notamment dans le morceau <i>Le Chant des Sirènes</i>. C'est du sérieux ?</strong><br/><br/>C'est vrai, oui. C'est aussi le fait de passer d'un truc amateur, qui était plus un hobby qu'autre chose, à quelque chose de professionnel. Ce que je veux dire, c'est que ce que j'ai connu, ce n'était pas forcément le rêve qu'on fait quand on est gamin, en imaginant se jeter dans un lit de fans et de roses. Et comme je suis un artiste, je suis un peu con. Je réagis bêtement pour des conneries, je m'énerve pour un mauvais commentaire sur Internet, et je finissais par me prendre trop au sérieux. Je me cherchais, je me posais des questions... Et puis j'ai retrouvé la « gouache » ! J'ai encore des trucs à prouver... On va prendre les matches les uns après les autres, quoi. T'as vu, je te fais une interview de footballeur !<br/><br/><strong>Dans ton premier album, tu disais que quand tu rentrais sur le terrain, c'était « dangereux pour les deux camps » ou « pour mettre une balle à ton coach »... Ce nouvel album, plus introspectif, tu l'as réalisé en solo, du coup ?</strong><br/><br/>Disons que ces trucs-là correspondaient bien à mon état d'esprit avant le premier disque. J'ai fait beaucoup de basket quand j'étais jeune ; j'ai joué pendant 7 ou 8 ans. Quand je rentrais sur le terrain, je voulais tout déchirer, je me mettais une pression terrible. Et je finissais par faire un peu n'importe quoi, parce que je ne savais pas doser mes efforts ; je loupais deux ou trois tirs, je m'énervais tout seul... Il m'arrivait de me prendre la tête avec mes coéquipiers... Donc j'imagine qu'à cette période de ma vie, avant le premier album, il y avait cette ambition d'attirer sur soi sans trop savoir comment s'y prendre.<br/><br/><strong>Les polémiques qui ont suivi la sortie du premier album, c'est du passé ? On a l'impression que tu as encore quelques comptes à régler (« Merci aux chiennes de garde pour le coup de pute » sur <i>Raelsan</i>)...</strong><br/><br/>Ouais, c'est un truc que je balance dans le premier morceau. Histoire de balayer devant ma porte, et puis d'être tranquille pour la suite. Comme ça, je n'ai plus besoin d'aborder ça dans le reste de l'album... J'essaie de ne plus trop y penser, de ne plus trop en parler. C'était devenu n'importe quoi, les gens parlaient à tort et à travers sans même avoir écouté le morceau en question. Sinon, les polémiques ont pris fin, tant mieux, mais il faut voir ce qui va se passer quand je vais repartir en tournée. Peut-être que ça va recommencer. Et puis il y a encore quelques procès auxquels je dois assister. Dans deux ans, ce ne sera toujours pas fini...<br/><br/><strong>On t'a vu faire faire une apparition sur le disque de Luce, la gamine de la Nouvelle Star. Ce n'est pas tellement ton univers musical... T'es du genre à finir ta carrière au Qatar pour toucher le pactole ?</strong><br/><br/><i>(il se marre)</i> Tu parles d'El Arabi, là, hein ? <br/><br/><strong>Entre autres, oui...</strong><br/><br/>Attends c'est un peu le meilleur Caennais qu'on ait vu depuis longtemps, alors j'ai suivi l'histoire de son transfert. Disons qu'écrire pour d'autres personnes me permet de me recentrer, de faire un peu le vide, de me reconcentrer sur mon propre travail. Luce et moi, on s'est rencontrés par un pote en commun. On s'est tout de suite bien entendus, ça s'est fait au feeling. Je devais juste écrire un truc pour elle et on a enregistré dans la foulée. Sinon, pour le Qatar... Quand tu vois la différence de salaire, je ne sais même pas ce que ça représente, mais j'imagine que ça incite à réfléchir. Tu te dis que tu peux mettre toute ta famille à l'abri... Et puis tu peux jouer trois ou quatre ans là-bas et revenir après t'être mis à l'abri. Les idéalistes te diront « Jamais de la vie ! », mais devant une telle proposition, on ne sait pas comment on peut réagir. Moi, quand on me propose un featuring qui peut rapporter, si le truc me prend une heure, bon... Ce n'est pas parce que je vais le faire que ça va bouleverser le système, hein. Donc je comprends que les mecs hésitent quand des clubs du Qatar arrivent avec des grosses offres...<br/><br/><strong>Est-ce que tu suis un peu les performances du Stade Malherbe ?</strong><br/><br/>Bah je n'ai pas trop suivi le début de saison, là. Ils ont fait quoi ?<br/><br/><strong>Ils ont gagné les deux premiers matches, et perdu les trois suivants.</strong><br/><br/>Ah, ça m'étonne pas... Ils ont toujours tendance à faire des bons débuts de saison, tu te dis que c'est parfait, et puis ils se cassent la gueule ensuite et ça se finit toujours par un suspense de ouf. On va voir, peut-être que cette année, ils vont casser la tendance. J'ai toujours bien aimé Yatabaré, personnellement.<br/><br/><strong>Bah, il vient de partir à Monaco.</strong><br/><br/>
C'est vrai ? Ah merde. Lui, il était stable, il était assez efficace... Sinon, c'est vrai que tout le monde me parle tout le temps de Malherbe. On me demande en ce moment si Frau, c'est une arnaque ou pas... Mais je ne sais pas du tout ce qu'il vaut. <br/><br/><strong>On t'a vu porter le maillot du SMC dans l'un de tes premiers clips, et aujourd'hui, dans le titre Mauvaise Idée, tu sembles croire qu'il est peu judicieux de miser la moitié de son salaire sur une victoire de Caen... Tu as retourné ton maillot ou quoi ?</strong><br/><br/>Tu sais qu'il y a des gens qui me disent « Putain, il déchire ton maillot du Barça dans le clip »... Et nan, mec, c'est pas le Barça. La phrase dans la chanson, c'est une façon de chambrer un petit peu. Parce que même si tu adores Caen, quand tu joues au Loto Sportif, bah... Moi je miserais pas tout sur Caen en tout cas.<i> (rires)</i> J'ai souvent des discussions avec mon frère, qui est journaliste sportif, pour Foot+... On parle souvent de ces mecs qui parient sur l'amour du maillot et qui se plantent.<br/><br/><strong>C'est quoi le dernier truc qui t'a fait vibrer, dans le monde du foot ?</strong><br/><br/>PES ! <i>(rires)</i> <br/><br/><strong>Tu t'es fait connaître notamment pour ton sens de la punchline... Dans le monde du foot, il y a des mecs que tu admires pour leur répartie ?</strong><br/><br/>On va rester local, j'aime bien les interviews de Franck Dumas. Notamment une fois, une que j'avais lue dans SoFoot. Il parlait de la première fois où il s'était fait sucer... C'était énorme. J'écoute beaucoup les interviews des joueurs de foot, en général, parce que j'en donne pas mal, moi aussi. Et les joueurs, ils répètent tout le temps les mêmes trucs... Je me demande pourquoi on continue de leur poser des questions, franchement. Ah, et puis il y a ce mec, aussi... Merde, c'est quoi, son nom ? Celui qui avait dit « Ce que tu fais avec un ballon, je le fais avec une orange »...<br/><br/><strong>Zlatan Ibrahimovic ?</strong><br/><br/>Oui, voilà, Ibrahimovic ! Lui, il est génial, il sort des trucs vraiment pas mal, il parle de lui à la troisième personne... Ca me fait marrer, ce genre d'ego trip. Il y a certains trucs qu'il sort qui fonctionneraient bien dans un morceau.<br/><br/><strong>Sinon, tu as fait quoi pour la dernière Saint-Valentin ?</strong><br/><br/>Rien du tout. Je ne me rappelle plus trop. Je suis sans doute resté chez moi, devant la télé.  Ou alors j'ai fait un truc romantique mais je ne préfère pas te le dire. <i>(rires)</i><br/><br/>----------------<br/><br/><strong> <i>Le nouvel album d'OrelSan, Le Chant des Sirènes, sortira donc le 26 septembre prochain. Sans jamais tomber dans le piège de la facilité ou ni se répéter, le Normand livre un nouvel opus à peu près aussi jouissif que son prédécesseur. Production plus riche, plus puissante, rimes qui font mouche à tous les coups... On ne reprochera peut-être à ce disque que la faiblesse (toute relative) de certains refrains, un peu trop convenus, surtout par rapport à ceux du premier album. Pour le reste, il est assez rare qu'un album de hip-hop soit aussi drôle et résonne aussi juste. De trouvailles en réjouissances, de morceaux hilarants en punchlines sincères, OrelSan atteint ses objectifs haut la main : on se marre franchement à l'écoute de <i>Mauvaise Idée</i> ou <i>Plus rien ne m'étonne</i>, on hoche la tête sur <i>Raelsan</i>, on s'énerve avec lui sur <i>Suicide Social</i> et son final bouillant, on adhère à la grande majorité des vannes et on s'incline devant tant de justesse. À écouter de toute urgence.</i> </strong><br/><br/><br/><br/>-------------------<br/><br/><a href="http://www.facebook.com/?ref=home#!/pages/Malherbes-Poetry/373371127114?ref=ts">Retrouvez Malherbe's Poetry sur Facebook !</a>]]></content:encoded>
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		<title><![CDATA[Le Fan du mois - Saison 2 Épisode 1]]></title>
		<link><![CDATA[http://www.sofoot.com/le-fan-du-mois-saison-2-episode-1-147530.html]]></link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>SoFoot</dc:creator>
		<description><![CDATA[<img align="left" src="">
Vous l'avez sans doute remarqué : maintenant, Malherbe's Poetry se paie le luxe d'avoir un relecteur officiel. Un type formidable, prof de français, qui n'hésite pas à foutre en l'air une demi-heure de sa vie le dimanche soir ou le lundi pour que son blog préféré reste orthographiquement pur. Un mec avec qui un Caen-Toulouse peut devenir un chouette moment de camaraderie. Un être humain délicieux, qui trouve quand même que je fais des phrases trop longues. Alors lui, c'est certain, il a gagné&nbsp;...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<!-- sofoot --><strong>Vous l'avez sans doute remarqué : maintenant, Malherbe's Poetry se paie le luxe d'avoir un relecteur officiel. Un type formidable, prof de français, qui n'hésite pas à foutre en l'air une demi-heure de sa vie le dimanche soir ou le lundi pour que son blog préféré reste orthographiquement pur. Un mec avec qui un Caen-Toulouse peut devenir un chouette moment de camaraderie. Un être humain délicieux, qui trouve quand même que je fais des phrases trop longues. Alors lui, c'est certain, il a gagné le droit d'ouvrir le bal de cette nouvelle saison épique des Fans du mois. Envoie le caramel, Marcel.</strong><br/><br/><strong>1. Le classement final du SMC cette saison, selon toi ?</strong><br/><br/>Premiers, évidemment. Parce que je les donne toujours gagnants au concours de pronos du forum Sofoot, et que je vais finir premier, ex aequo avec le maître des lieux, qui lui aussi les donne toujours vainqueurs. CQFD.<br/><br/><strong>2. Il paraît que c'est un ancêtre d'Anthony Deroin qui a découvert le premier qu'on pouvait traire une vache. Tu peux me dire ce qu'il était en train d'essayer de faire, au moment de cette découverte ?</strong><br/><br/>Je crois que tes sources sont erronées : c'est Titi lui-même qui l'a découvert, dans une ancienne vie - celle où Dumas était un ruminant. Et il s'en est rendu compte par hasard, alors qu'il cherchait un énième moyen de se faire recruter par le SMC dans une vie future.<br/><br/><strong>3. Après Caen-Toulouse, le tribunal de la Haye pense à faire interdire tous les matches du Stade Malherbe et à poursuivre Big Francky pour crimes contre l'humanité... T'iras témoigner au procès ?</strong><br/><br/>De manière générale, je crois pas qu'il faut céder à la tentation de plus en plus récurrente  de condamner un coach après un seul match. Mais en l'occurrence, Dumas est pas vraiment un coach. Et y'a pas qu'un seul match qui ait posé problème... <br/><br/><strong>4. Peux-tu résoudre l'équation suivante : (Jimmy Hébert X Alexandre Raineau) / (Gouffran + x) = El Arabi X (Vincent Planté + Anthony Titi Président Deroin). Quelle est donc la valeur de x ?</strong><br/><br/>Facile : pour égaler un nombre négatif mis en facteur avec un produit positif (El Arabi = moins un million dans mon c&#339;ur depuis cet été [et plus un sur son compte] , et Titi sera toujours plus positif que Planté n'est négatif), il faut un nombre négatif. <br/><br/>Or, La Casa, c'est négatif, et Raineau itou ; donc, leur produit est positif. <br/><br/>Gouffran étant, malgré tout, positif, il faut un truc bien moisi à lui ajouter pour rendre la fraction négative. <br/><br/>Donc x = Kandia Traoré. CQFD.<br/><br/><strong>5. Si un nid de guêpes élit domicile dans un casier des vestiaires du Stade Malherbe, quel joueur se fera piquer en premier ?</strong><br/><br/>Alex Thébaux, forcément : c'est le seul qui fonce dès qu'il voit un truc rond. Les autres, ils ont appris à fuir.<br/><br/><strong>6. Ils font des pauses café, chez Lipton ?</strong><br/><br/>Pas sûr. Ils testent leurs tisanes, et se couchent à 13h.<br/><br/><strong>7. Si ta femme te trompe avec Romain Hamouma, quel sentiment dominera : la colère ou la fierté ?</strong><br/><br/>La colère : "Putain, t'auras pas pu te faire Thébaux, nan ?"<br/><br/><strong>8. Si ta femme te trompe avec Romain Inez, par quel châtiment lui donneras-tu la mort ?</strong><br/><br/>A qui ? Ma femme ou Inez ? Si c'est Inez, je le ferai courir 90 minutes. Il y survivra pas. Si c'est ma femme... Je l'oblige à recommencer. Bien fait.<br/><br/><strong>9. Est-il vrai, selon toi, qu'une partie d'échec entre Franck Ribéry et Djibril Cissé peut provoquer une rupture du continuum espace-temps et détruire l'univers ?</strong><br/><br/>Niveau échecs, je crois qu'ils sont en sont plus à leur coup d'essai, l'un comme l'autre. Et l'univers est toujours stable. Quoique...<br/><br/><strong>10. En quoi Malherbe's Poetry est-il indispensable à ta vie ?</strong><br/><br/>Parce que quand on adore le SMC sans en connaître toutes les arcanes, il sait t'éduquer et te faire marrer, sans te prendre de haut. Et aussi parce que j'ai régulièrement des rapports sexuels avec celui qui s'en occupe.<br/><br/><strong>La bande-son du fan du mois :</strong> <i>The Pretender</i>, par les Foo Fighters, sur le disque <strong>Echoes, Silence, Patience &amp; Grace</strong>. Filez mater le clip <a href="http://www.youtube.com/watch?v=SBjQ9tuuTJQ">ici</a>.<br/><br/>--------------------<br/><br/><i>Toi aussi, tu veux devenir la star éphémère de ton blog préféré ? Inscris-toi sur Facebook ou envoie un mail à arsenic@sofoot, tu auras peut-être la chance d'être le Fan du Mois prochain.</i>]]></content:encoded>
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		<title><![CDATA[Subbuteo Malherbe de Caen]]></title>
		<link><![CDATA[http://www.sofoot.com/subbuteo-malherbe-de-caen-147356.html]]></link>
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		<dc:date><![CDATA[2011-09-12T11:31:54Z]]></dc:date>
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Stade Malherbe de Caen - Toulouse FC : 0-1

5e journée de Ligue 1

Dernier affrontement : Caen 1-0 Toulouse

Buteurs : Capoue pour Toulouse. En traître, à la dernière minute, alors qu'on était déjà dans la cuisine pour ramener le pousse-café. La lose. Too lose.

Arbitre : M. Bastien. Un match assez correct, de la part de l'homme en noir, qui n'a pas manqué de faire quelques erreurs d'appréciation, en dégainant la biscotte trop vite par exemple... Rien de trop grave, cependant, et rie&nbsp;...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<!-- sofoot --><strong>Stade Malherbe de Caen - Toulouse FC : 0-1</strong><br/><br/><i>5e journée de Ligue 1</i><br/><br/><i>Dernier affrontement : Caen 1-0 Toulouse</i><br/><br/><strong>Buteurs :</strong> Capoue pour Toulouse. En traître, à la dernière minute, alors qu'on était déjà dans la cuisine pour ramener le pousse-café. La lose. Too lose.<br/><br/><strong>Arbitre :</strong> M. Bastien. Un match assez correct, de la part de l'homme en noir, qui n'a pas manqué de faire quelques erreurs d'appréciation, en dégainant la biscotte trop vite par exemple... Rien de trop grave, cependant, et rien qui affecta réellement le cours du jeu. En fait, sans déconner, ce n'était pas un match bien compliqué à arbitrer...<br/><br/><strong>Spectateurs... : 12 575.</strong> Sans le MNK96. Et autant le dire franchement, ça fait bizarre. Faudra qu'on en reparle de ça...<br/><br/><strong>Rassasiés par le spectacle ? : 0/5.</strong> Un match affligeant de bout en bout, d'une pauvreté de jeu absolue, sans imagination offensive de part et d'autre. C'était chiant, mais d'une force...<br/><br/><strong>Le geste du match :</strong> le <i>takedown</i> Leca, déclenché par le numéro 24 du SMC sur le pauvre Bulut, qui courait gaiement sur le gazon entre les papillons, avant de heurter un 38 tonnes rouge et bleu. Greg n'a pas bougé d'un centimètre, et le Toulousain est tombé raide dans l'herbe. Un grand moment de rire.<br/><br/><strong>L'anti-geste du match :</strong> la perte de balle à deux minutes de la fin qui déclenche un contre supersonique pour les Toulousains, visiblement échaudés par la Coupe du Monde de Rugby, qui se sont jetés à l'offensive à 6 ou 7 en emportant tout sur leur passage. Il paraît qu'on vient de les voir traverser la frontière polonaise. Si vous les voyez passer, soyez gentils, appelez le standard du TéFéCé, demandez Casanova... Pour en revenir à cette malheureuse passe, on ne dira donc pas le nom du coupable, parce qu'on l'aime bien, mais Greg, putain, était-ce bien le moment de perdre un ballon dans l'entre-jeu, sérieux ?<br/><br/><strong>L'homme du match :</strong> Taz, qui a livré une performance tout en sérénité et en retenue. Taz, c'est le nom du joli golden retriever qui a donné le coup d'envoi symbolique de la rencontre, au nom de l'asso Handi'chiens. En le voyant pousser la balle avec enthousiasme, on s'est dit qu'il n'avait pas grand chose à envier à Benji Nivet niveau transmission du ballon.<br/><br/><strong>L'anti-homme du match :</strong> Alex Raineau. Pas une performance catastrophique, certes. Mais samedi soir plus que jamais, on a pu constater à quel point Alex ne savait pas défendre. Mais alors pas du tout défendre. C'est bien simple, on aurait cru voir Evra contre la Roumanie. Dominé dans tous les duels, il s'est pris des grands ponts, des crochets, il a subi, il a souffert. Le jour où il tombera sur un Menez, on va rigoler.<br/><br/><strong>Compos :</strong><br/><br/><i>Caen : Thébaux, Vandam, Heurtaux, Leca, Raineau, Seube, Mboné, Fajr, Hamouma, Bulot, Frau - F. DUMAS<br/><br/>Toulouse : Ahamada, Ninkov, Congré, Abdennour, M'Bengué, Devaux, Machado, Capoue, Sissoko, Tabanou, Bulut</i><br/><br/><strong>Le poste d'observation de Malherbe's Poetry :</strong> au stade Michel d'Ornano, en Première, rang B, place 139, avec son meilleur ami. Heureusement, d'ailleurs, parce que mater un tel match seul, c'était un coup à s'enfiler un pot de Nutella à la cuillère en finissant la soirée devant un documentaire d'Arte sur l'impressionnisme allemand entre 1864 et 1871.<br/><br/>---------------<br/><br/><strong>La négation de la pensée.</strong><br/><br/>Rarement, dans l'histoire moderne du Stade Malherbe, il nous aura été donné à voir un match aussi insipide. Sans occasions de but, sans ambition de jeu ni créativité, sans une once de folie, et surtout, plus grave que tout le reste, sans la moindre imagination tactique. Dumas peut bien faire le malin en conférence de presse, basher la moitié de son effectif, en commençant par les joueurs qui ont sans doute le moins démérité au cours de cette partie (Grégory Leca en tête), il ne peut pas ignorer qu'il est le premier coupable, et paradoxalement, la première victime de cette déroute aussi vide de sens qu'elle est riche d'enseignements. Il ne s'est presque rien passé au cours de ces quatre-vingt dix minutes qui ressemblaient davantage à une session de torture infligée aux supporteurs muets du MNK qu'à un match de football entre deux équipes de Ligue 1 qui avaient plutôt pas mal entamé leur nouvelle saison. Il ne s'est rien passé, et pourtant, on a déjà compris un tas de choses sur ce que nous réserve le SMC cette année. Autant le dire concrètement : la situation est très inquiétante.<br/><br/>Finalement, aucun joueur n'a livré une performance vraiment catastrophique, loin de là. Certes, Raineau semblait aussi perdu sur le terrain qu'un lapin au milieu d'un champ de mines, cavalant comme un dératé pour échapper à son funeste destin, sans trop se rendre compte qu'il était mis à l'amende dès qu'un attaquant adverse avait la curiosité de visiter son aile. Certes, Frau, de retour de blessure, a semblé hors du coup, comme s'il n'avait jamais réussi à comprendre sur quel tempo jouer sa partie. Mais globalement, il est difficile de pointer du doigt les individualités caennaises. Pour tout dire, on aurait préféré. Le mal est donc plus profond, plus troublant, et à dire vrai, beaucoup plus grave. Le collectif caennais n'a tout simplement pas existé. Les Francky Boyz perdaient des ballons par dizaines sans qu'on sache vraiment ce qu'ils essayaient d'en faire, tout particulièrement au cours de la première période. Incapables de se mouvoir entre les lignes, de se déplacer en bloc vers l'avant, de redoubler une passe ou de combiner dans de petits espaces, les Caennais ont traversé la rencontre comme des fantômes. Ils étaient ignorants, et nous étions aveugles. Ils ne parvenaient pas à esquisser la moindre organisation offensive, et nous tentions d'identifier la plus petite ambition de jeu dans leurs déplacements.<br/><br/>Il faut dire que Toulouse ne nous a pas beaucoup aidés. Prompts à se replacer le plus rapidement possible dans leur moitié de terrain, à se ramener à onze dans leur propre surface quand les Francky Boyz obtenaient un corner, et surtout, très bien organisés défensivement, ne laissant aucun Caennais choper la gonfle entre les lignes, les Toulousains ont avalé le Stade Malherbe. Offensivement, le tableau du Téfécé était un peu moins reluisant, certes. L'idée était pourtant simple : se projeter vers l'avant en maintenant un bloc très resserré au milieu de terrain, gênant la récupération caennaise, en cherchant à trouver un attaquant dans la profondeur. Bon, le malaise, c'est qu'il n'y a visiblement aucun joueur de la Ville Rose capable de prendre la profondeur (Rivière était blessé) et que Toulouse a surtout perdu beaucoup de temps en se heurtant à une défense qui, à défaut d'être bien mobile, n'en reste pas moins solide. Une équipe qui ne sait pas quoi faire du ballon face à une autre qui s'entête dans un schéma de jeu bien pensé mais complètement stérile, parce qu'incohérent : aucun doute, on avait là les ingrédients d'une soirée bien glauque.<br/><br/><strong>La cuillère n'existe pas.</strong><br/><br/>Ce qui est pratique, au moins, c'est que le film du match ne sera pas compliqué à mettre en scène. Je vais vous bâcler ça en un p'tit paragraphe, si vous le voulez bien (et puis même si vous voulez pas, c'est moi qui décide), parce que je n'ai pas le courage de faire des bons jeux de mots pour illustrer un tel non-match. On peut rire d'un génocide, d'un pédophile ou d'une maladie vénérienne, mais c'est vachement plus compliqué d'inciter les zygomatiques à la tétanisation crispée quand on parle des trous noirs ou de la théorie du chaos. Bref, le Stade Malherbe a passé sa première mi-temps à subir le rythme du jeu, sans jamais tenter d'infléchir sur les temps forts et les temps faibles du match, se contentant de les gérer plus ou moins adroitement, chaque action de jeu toulousaine étant synonyme de repli dans le désordre le plus incomplet, puis de récupération de balle dans les trente derniers mètres, où le Téfécé manquait cruellement d'imagination et de présence pour faire autre chose que perdre le ballon sans démériter. Et une fois la gonfle dans les pieds des Francky Boyz, rien de nouveau sous le soleil de Satan : la remontée de balle est toujours incertaine, le bloc équipe n'existe plus, Mboné et Seube ne suivent pas le mouvement comme ils devraient le faire, les quatre joueurs offensifs se retrouvent systématiquement en infériorité numérique, et finissent par paumer le ballon bêtement, en prenant un risque à la con ou en attendant que le bloc remonte enfin pour finalement s'enfermer sur une aile. C'était assez navrant ; on avait l'impression de voir son petit cousin jouer au Subbuteo. Dans un tel théâtre de l'absurde, Toulouse a eu plusieurs fois l'occasion d'ouvrir le score, et aurait même dû le faire, en prenant la défense caennaise à revers... Mais Bulut et Tabanou ont manqué de réalisme et de soutien pour faire autre chose qu'inquiéter Thébaux. Côté normand, on a vibré une seule fois avant la pause, sur une tête de Leca trop décroisée, et qui aurait dû finir au fond, disons-le tout net. Après la pause, Malherbe a décidé de prendre un peu plus de risques et d'évoluer plus haut sur le terrain. Le problème, c'est que les Francky Boyz n'ont pas été foutus d'imaginer mieux que des attaques sur les ailes : jamais personne n'est jamais venu couper au premier poteau, et de toute façon, jamais un centre correct n'est parvenu jusque devant le but. Comme ça, c'est fait. Du coup, ça a fini comme ça devait finir pour que cette purge prenne un sens et serve de leçon : Malherbe a perdu un énième ballon dans l'entrejeu, Toulouse a joué le contre à fond, et a planté dans les arrêts de jeu. Hop, voilà, c'est réglé.<br/><br/>Troublante équipe du Stade Malherbe, qui n'a jamais essayé, à aucun moment, de prendre le jeu à son compte, alors que son adversaire du jour n'a rien fait d'autre que placer la barre assez haut dans le défi physique et dans le resserrement entre les lignes. Quand les défenseurs récupèrent le ballon, ils s'arrêtent de courir, satisfaits de leur effort. Quand les attaquants perdent le ballon, ils se replient en trottinant, pestant contre le manque de soutien ou les déplacements approximatifs de leurs camarades. Caen ne jouait pas à onze, mais à 7 défenseurs et 4 attaquants. C'est très différent et même super désagréable. Difficile de comprendre comment les Francky Boyz ont pu autant sombrer collectivement, se laissant tout au long de la rencontre de plus en plus aspirer dans l'axe défensivement, en multipliant les efforts inutiles sur les ailes offensivement, sans jamais réussir à étirer le bloc toulousain ou à placer un centre correct - mais qui aurait pu le prendre de la tête, de toute façon ? Les questions sont donc les suivantes : pourquoi ne pas avoir contourné l'obstacle du défi physique toulousain en créant le surnombre au milieu de terrain, grâce à une remontée de balle organisée en bloc ? Pourquoi ne jamais avoir tenté la moindre attaque placée dans l'axe alors que Malherbe dispose de deux ou trois joueurs capables de le faire ? Pourquoi ne pas avoir posé le pied sur la gonfle, pour rassurer un collectif qui en avait bien besoin, tout en cherchant à faire déjouer une équipe toulousaine trop sereinement installée sur une base défensive, qui ne fut jamais inquiétée et qui n'a eu qu'à renvoyer les ballons qui parvenaient jusqu'à elle comme les embruns viennent se perdre sur une plage de galets normande ? Si le collectif caennais s'est abîmé dans l'attente d'une brèche qui se serait créée d'elle-même, en méprisant la réalité pourtant bien vivace d'une équipe toulousaine qui remportait tous ses duels et qui a eu le mérite d'y croire jusqu'au bout avant de marquer à l'énergie, Dumas y est pour beaucoup, mais ne semble en aucun cas avoir les options suffisantes pour remédier à ces maux.<br/><br/><strong>Le naufrage de la réalité.</strong><br/><br/>La vérité, c'est que Caen est une équipe faible. Et contrairement à ce que martèle le président Fortin depuis le mois de juillet, elle est beaucoup plus faible que l'an dernier - tout du moins, pour l'instant. Techniquement, Mollo et surtout El Arabi ne sont plus là pour bousculer toute une défense en quelques mouvements affolants. Le milieu de terrain est vieillissant, ce n'est un secret pour personne. Le collectif caennais est tout simplement incapable de déstabiliser une équipe par le jeu, de s'installer dans le camp adverse, de temporiser pour créer des espaces ou de faire courir l'adversaire. Les mouvements sans le ballon et les transmissions, qui constituent à eux deux l'essence même du football, sont trop lacunaires. Malherbe n'a peut-être pas compensé les départs de Youssef et de Yohan de la meilleure des façons : Caen a perdu deux joueurs très utiles au moment d'arracher le papier peint dans les défenses adverses, quand il s'agit de placer des attaques à toute berzingue. Et on a récupéré Frau, un bon footballeur, mais dont le jeu tout en remises et en ballons écartés sur les ailes pour faire remonter le bloc sera souvent en décalage, avec des ailiers qui cavalent à fond les manettes et un milieu de terrain qui n'a pas l'envergure pour apporter un soutien valable. On a aussi récupéré Fajr et Bulot, prometteurs certes, mais pour l'instant sans le volume de jeu nécessaire à valoriser leurs partenaires ou à faire vivre le collectif.<br/><br/>En attendant que la sauce prenne, Dumas n'a tout simplement pas les armes pour influer vraiment sur le cours d'un match. Pourquoi diable avoir cédé Marcq et Yatabaré alors que le banc caennais manque déjà cruellement de profondeur ? Visez bien cet état des lieux : notre arrière droit dispute sa première saison au plus haut niveau, Leca et Heurtaux n'ont qu'un seul remplaçant valable en la personne de Sorbon, notre arrière gauche n'en est pas un et ça se voit, et il n'a aucun remplaçant, nos milieux de terrain sont cramés après l'heure de jeu, et personne ne peut remplacer Seube, personne non plus pour remplacer Hamouma ou Bulot, à part des jeunes qui ont besoin de stabilité pour éclore. Et devant, on aimerait bien que le sort de l'équipe ne pèse pas sur les épaules de Niang, trop jeune pour qu'on ose lui demander ça, ou sur Traoré, trop... trop... trop Kandia.<br/><br/>Allez, on se calme. Le constat est aujourd'hui très sévère, à la hauteur de la performance absurde livrée par les Caennais hier soir. Mais la partie n'est pas si mal engagée. Ce match contre Toulouse devrait faire réfléchir Don Dumas et ses Boyz, sans pour autant laisser trop de traces au moral, vu que le SMC a encore tout le temps pour se reprendre et pas mal d'adversaires qui sont plus mal lotis (Valenciennes, Nancy et Nice, par exemple, qui forment un trio solide en queue de classement). On ne s'y attendait pas si tôt, et pourtant, le temps de la mue est déjà arrivé : il va falloir que les jeunes osent prendre le pouvoir. Que Fajr, Bulot, Hamouma, Mboné, Tandia, Niang et leurs potes influent véritablement sur la dynamique de l'équipe. Parce qu'on ne sait pas trop vers qui d'autre se tourner au moment de rechercher un peu d'espoir après ce qu'on a vu hier soir... Plus que jamais, Francky a du taf.<br/><br/><i>"INSTANTANÉMENT COMME ÇA / REPRENDRE DE VOLÉE D'AUSSI LOIN / COMME ELLE VIENT"</i><br/><br/><strong>Bande-son du jour :</strong> <i>Gone for good</i>, des Shins, sur le disque <i>Chutes Too Narrow</i><br/><br/>--------------<br/><br/><strong>Les notes :</strong><br/><br/><strong>Thébaux [7] :</strong> sans doute le meilleur Caennais sur le terrain. Auteur d'une remarquable performance, il a repoussé l'échéance autant que possible, et s'est finalement incliné sur un vilain contre sur lequel il manquait un tantinet de soutien.<br/><br/><strong>Leca [6] :</strong> un match bien moins dégueulasse que Francky l'a laissé entendre en conférence de presse. Pas mal d'interventions tranchantes et salvatrices, une relance aussi soignée que possible vers un milieu de terrain toujours dans l'attente... Néanmoins, les Toulousains, même peu imaginatifs, ont trop souvent réussi à créer le danger dans le dos de la défense...<br/><br/><strong>Heurtaux [5] :</strong> plus discret que son compère, et plus souvent mis en danger, il a fait le taf sans briller, comme à son habitude.<br/><br/><strong>Raineau [3] :</strong> encore une fois, on a pu se rendre compte qu'Alex n'a rien d'un arrière gauche. Pas trop dégueu pour se projeter vers l'avant et participer à la récupération dans l'entrejeu, il est en revanche paumé au moment de gérer son vis-à-vis. Et ça commence à se voir, là.<br/><br/><strong>Vandam [4] :</strong> c'est chouette, de le voir participer aux actions offensives sur son aile, se porter volontaire pour balancer des centres dans la boîte. Mais il va falloir penser à se replier un peu plus vite, mec...<br/><br/><strong>Seube [5] :</strong> comme d'habitude, match sérieux, et tout et tout, mais il va falloir que ça cesse, cette habitude contagieuse de couper son effort dès que le ballon quitte son rayon d'action.<br/><br/><strong>Fajr [5] :</strong> il fut un des seuls à tenter de foutre un peu le feu derrière les tranchées ennemies. Il manqua pour cela cruellement de soutien et de mouvement autour de lui. Pour le reste, il manque évidemment du volume de jeu nécessaire pour créer le danger par lui-même.<br/><br/><strong>M'Boné [4] :</strong> un match correct dans le second rideau de récupération, à choper des ballons plus ou moins déjà perdus. On ne l'a pas trop vu participer au jeu, et ça, il va falloir que ça vienne très vite.<br/><br/><strong>Hamouma [5] :</strong> comme Fajr, il était seul dans le désert. Reste qu'il aurait dû pénétrer dans l'axe un peu plus tôt pour soutenir sa pointe et son meneur de jeu, histoire de combiner. Parce qu'il y a moyen, les mecs...<br/><br/><strong>Bulot [3] :</strong> toujours à camper près de sa ligne, toujours aussi peu impliqué dans le jeu collectif là on aurait pourtant besoin de lui.<br/><br/><strong>Frau [3] :</strong> match assez quelconque, seulement perturbé par des relances pas trop risquées et des pertes de balle pas trop criantes. Un match pas trop super.<br/><br/><strong>Traoré [4] :</strong> Kandia prend le meilleur sur Damien Marcq au challenge Yatabarré, avec ce carton jaune au bout de 22 secondes sur le pré, qui lui rapporte 22 points, et les hommages de l'arbitre.<br/><br/><strong>Proment [4] :</strong> c'est ça qui est chiant, avec les vieux cons de droite. Ils sont loin de l'action, ils savent comment faire, ils le disent à tout le monde, ils se retroussent les manches, on tente de les dissuader, ils insistent, ils s'avancent, trébuchent, et se disent ensuite, en voyant un Toulousain profiter de l'aubaine pour ouvrir le score, que c'est la faute des jeunes. Heureusement qu'on t'aime, Greg.<br/><br/><strong>Nivet [5] :</strong> une entrée plutôt honnête de notre numéro 10, qui a servi de point d'ancrage dans un secteur qui a cruellement manqué de consistance et de stabilité tout au long de la rencontre. Comme par hasard, son entrée a coïncidé avec un vrai mieux offensif côté caennais.<br/><br/>--------------<br/><br/><strong>Tous les scores :</strong><br/><br/>Ajaccio 3-1 Valenciennes<br/><br/>Bordeaux 0 - 0 Évian TG<br/><br/>Caen 0-1 Toulouse<br/><br/>Dijon 1-2 Lyon<br/><br/>Saint-Étienne 1-3 Lille<br/><br/>Sochaux 1-1 Lorient<br/><br/>Marseille 0-1 Rennes<br/><br/>Montpellier 1-0 Nice<br/><br/>Nancy 0-0 Auxerre<br/><br/>Paris SG 1-0 Brest<br/><br/>---------------<br/><br/><strong>Le classement :</strong><br/><br/>| 1.	Montpellier	 	|	       12 pts	| (+7) |
| 2.	Lyon 	|		11 pts	| (+4) |
| 3.	Lille	|               10 pts	| (+3) |
| 4.	Paris SG	 |	10 pts	| (+3)|
| 5. Toulouse	 |	10 pts	| (+3) |
| 6.  Rennes	 |       10 pts	| (+2)|
| 7.	Sochaux |       8 pts	| (+1) |
| 8.	Lorient		|	8 pts	| (0) |
| 9.	Saint-Étienne |	 7 pts	| (-1) |
| 10.	 Auxerre   |       6 pts	| (+1)</i>|
| 11.	 Bordeaux |	6 pts	| (0) |
| 12.	 Évian TG	|	6 pts 	| (0) |
| <strong>13.	 Caen	|	6 pts  |	(-1)</strong>|
| 14. Dijon	|	6 pts	     |   (-4)|
| 15.	 Ajaccio |	5 pts 	    |    (-1) |
| 16. Brest |	 4 pts	    |    (-3)|
| 17.	 Marseille | 3 pts	     |   (-2) |
| 18.	 Nancy	 	  |      2 pts	     |   (-3) |
| 19.	 Nice	|	2 pts	    |    (-4) |
| 20.	 Valenciennes	|	1 pt	    |    (-5) |<br/><br/>------------------------<br/><br/><strong>Les observations :</strong><br/><br/>- Dites, Nancy et Auxerre qui se séparent sur un score nul et vierge,  c'est un pléonasme, non ?<br/><br/>- Y a moyen de proposer un contrat au chien qui a donné le coup d'envoi ? Nan parce que j'ai revu Didier, il y a pas longtemps...<br/><br/>- C'est quand même affreux de se coltiner dans la même semaine un Roumanie-France et un Caen-Toulouse. Et c'est encore plus terrible de constater que Malherbe a pu tomber aussi bas que les Bleus. Vous savez quoi ? On va dire que c'était pas nous, c'était le terrain. Et les sangliers qui avaient mangé des cochonneries.<br/><br/>
------------------------<br/><br/><strong>Du côté du Facebook de Malherbe's Poetry :</strong><br/><br/><i>Robin :</i> Ne m'appelez plus jamais Malherbe.<br/><br/><i>Ludovic :</i> Et c'est reparti pour une période "porte ouvertes" pour les adversaires...<br/><br/><i>Antonin :</i> Une petite quenelle dans le cul à la dernière minute, ça fait toujours plaisir et annonce une bonne soirée !<br/><br/>--------------------<br/><br/><strong> <i>Relecture et corrections : Efix</i> </strong><br/><br/><a href="http://www.facebook.com/?ref=home#!/pages/Malherbes-Poetry/373371127114?ref=ts">Retrouvez Malherbe's Poetry sur Facebook !</a>]]></content:encoded>
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	</item>
		<item>
		<title><![CDATA[Le jeu des 7 erreurs (à la minute)]]></title>
		<link><![CDATA[http://www.sofoot.com/le-jeu-des-7-erreurs-a-la-minute-146853.html]]></link>
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		<dc:date><![CDATA[2011-08-28T23:03:10Z]]></dc:date>
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		<dc:creator>SoFoot</dc:creator>
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Stade Rennais FC - Stade Malherbe de Caen : 3-2

4e journée de Ligue 1

Dernier affrontement : Rennes 1-1 Caen 

Buteurs : Boukari, Kembo et Mangane sur Rennes, Heurtaux et Bulot pour Caen

Arbitre : M. Malige. Un sacré paquet d'erreurs, de fautes oubliées, de coups de sifflet pour rien. Même les assistants ont fait un peu n'importe quoi, surtout sur le but de Frédéric Bulot, hors-jeu d'environ trente kilomètres.   Spectateurs... : 19 715.

Rassasiés par le spectacle ? : 3/5.&nbsp;...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<!-- sofoot --><strong>Stade Rennais FC - Stade Malherbe de Caen : 3-2</strong><br/><br/><i>4e journée de Ligue 1</i><br/><br/><i>Dernier affrontement :</i> Rennes 1-1 Caen <br/><br/><strong>Buteurs :</strong> Boukari, Kembo et Mangane sur Rennes, Heurtaux et Bulot pour Caen<br/><br/><strong>Arbitre :</strong> M. Malige. Un sacré paquet d'erreurs, de fautes oubliées, de coups de sifflet pour rien. Même les assistants ont fait un peu n'importe quoi, surtout sur le but de Frédéric Bulot, hors-jeu d'environ trente kilomètres.<br/><br/><strong>Spectateurs... :</strong> 19 715.<br/><br/><strong>Rassasiés par le spectacle ? :</strong> 3/5. Cinq buts, un scénario palpitant, du suspense... Et pourtant un match médiocre, contaminé par une quantité invraisemblable de lacunes techniques de part et d'autre, de passes foireuses, de relances minables. Quand un match peut se terminer sur un score de baby-foot, c'est rarement bon signe.<br/><br/><strong>Le geste du match :</strong> la frappe de Kana-Biyik en direction des tribunes, en plein dans la tronche d'un gamin. Je l'ai reconnu, ce p'tit con, c'est lui qui m'a rayé ma bagnole immatriculée 14 la dernière fois que je l'ai garée aux abords du stade Route de Lorient, lors du dernier Rennes-Caen. Bien fait pour ta gueule, sale hippie.<br/><br/><strong>L'anti-geste du match :</strong> la passe de Benjamin Nivet. N'importe laquelle.<br/><br/><strong>L'homme du match :</strong> Pitroipa. Bon, ok, à part la passe décisive pour Kembo, ses accélérations n'ont pas servi à grand-chose. Mais putain, quelle vitesse ! Comme il ne sait rien faire d'autre que de foncer droit devant lui, je suggère à Antonetti de le foutre dans l'axe. Et de renforcer les filets au fond des cages, on sait jamais.<br/><br/><strong>L'anti-homme du match :</strong> Benjamin Nivet, donc. Un meneur de jeu qui ne sait plus faire une passe, même quand le coéquipier est à 5 mètres, c'est plus que gênant, c'est plus qu'encombrant, c'est embarrassant.<br/><br/><strong>Compos :</strong><br/><br/><i>Rennes : Costil, Mangane, Kana-Biyik, Mavinga, Danzé, Mandjeck, M'Vila, Féret, Pitroipa, Kembé, Boukari - F. ANTONETTI<br/><br/>Caen : Thébaux, Vandam, Heurtaux, Sorbon, Raineau, Seube, Proment, Nivet, Hamouma, Bulot, Niang - F. DUMAS</i><br/><br/><strong>Le poste d'observation de Malherbe's Poetry (que j'ai odieusement oublié deux ou trois fois, et je me suis fait réprimander par quelques personnes, alors pardon) :</strong> sur son canapé, face à Foot +, avec ma meilleure moitié (Malherbe's Rhapsody).<br/><br/>--------------------------<br/><br/><strong>Au théâtre des supplices.</strong><br/><br/>Quand monsieur Malige siffle la fin de la première période, à 17h47, le Stade Malherbe est mené sur le score de 3-0, et les supporteurs des Francky Boyz qui ont fait le déplacement depuis la Normandie pour soutenir leurs ouailles (d'ailleurs, on n'a entendu que des chants caennais pendant toute la rencontre) pouvaient craindre le pire quant à la suite de la rencontre. Vous me direz, ça fait un bail que Caen ne s'est pas pris une grosse taule, on en viendrait presque à douter du fait qu'on joue bien en Ligue 1. Trois zéros, putain. Comme le film. 3 cagettes en 45 minutes. Et puis t'as qu'à voir la gueule des buts qu'on se ramasse, j'te jure, ça pique un peu. Pourtant, l'entame de match du SMC était assez prometteuse. Quelques jolis petits mouvements sur l'aile d'Hamouma, quelques relances soignées. Et puis soudain, patatras. Tout ce que Malherbe avait montré lors des trois premières journées n'était qu'illusion. Au bout de 5 minutes, sur un coup franc dangereux plein axe, tiré par Féret, la gonfle ricoche sur le mur, avant d'être repris dans les airs par Boukari, pas trop emmerdé par la défense caennaise. Leca, qui était au marquage au début de l'action, semblait bien trop occupé par le ballon et en a un peu oublié l'ancien Lensois. 0-1. Super, ça commence trop bien. <br/><br/>C'est là que le bât blesse. Pendant ces quarante-cinq premières minutes, la défense des Francky Boyz s'est peut-être révélée sous son vrai jour : après une solidité toute relative et pas mal de réussite lors des trois premières rencontres, elle a été d'une faiblesse maladive aujourd'hui... Avouons-le, également, le SMC n'a vraiment pas eu de chance. Bon, il y a déjà ce péno obtenu par Alex Raineau (dont on peut légitimement se demander ce qu'il foutait là, mais bon). Normalement, c'est Benji Nivet qui se charge des pénos. Sauf que là, Niang, qui n'a toujours pas marqué cette saison et qui en est visiblement aigri, chope le cuir et frappe le penalty. Pas si mal, soyons honnête. Le ballon est bien placé, à ras terre. Il manquait un peu de puissance, certes. Mate le péno de Rooney cet aprem, bordel. Et Costil sort le ballon. Il paraît que le staff caennais a quelque peu défoncé Mbaye à la mi-temps, lui reprochant cette prise d'initiative. Le fait est qu'on pourra difficilement en vouloir au jeune Caennais d'avoir pris ses responsabilités. Il s'est senti en confiance, il a saisi sa chance, il a loupé. Bon... Nan, en fait, on reprochera plutôt au gamin sa nullité absolue pendant toute cette première mi-temps. Il a fait tous les mauvais choix possibles (parfois, il a eu pas mal d'imagination pour faire de la merde, en plus), il a perdu strictement tous les ballons qu'il a touchés, et il semble avoir oublié comment utiliser son physique pour conserver le ballon. Il a été naze, mais d'une force... C'est bien simple, on aurait cru voir Nivet.<br/><br/>Toujours est-il que ce péno loupé coûte cher. Les Caennais souffrent terriblement pendant les vingt-cinq premières minutes, face à une équipe plus athlétique, plus agressive, plus volontaire, mais pas forcément plus à l'aise techniquement. Chaque contre Rennais est mené à cent à l'heure, et déstabilise complètement la défense caennaise. L'absence de Proment pèse lourd. Nivet est en plein trou noir, Fajr peine à prendre ses marques, et Seube ne peut pas être partout. Et surtout, le bloc-équipe caennais est d'une lenteur affligeante. À chaque prise de balle de Pitroipa, on a l'impression de voir dix tractopelles courir après un lapin (aveugle, mais qui court vite quand même). Offensivement, pourtant, il y avait de la place pour mieux faire. La défense rennaise était à peine plus sereine que la nôtre. Et les Caennais ont eu l'occasion de le prouver. Raineau, sur un nouveau débordement, trouve Niang, qui jaillit parfaitement mais dont la frappe manque de puissance. P'tain, pour une fois qu'il avait fait un truc de potable... Fajr tente ensuite le même coup franc que Rooney a planté cet aprem face à Arsenal, du côté ouvert, avec moins de réussite. Les Francky Boyz poussent, semblent même proches d'égaliser. À la suite d'un corner, Hamouma se voit contré sur la ligne. Toujours est-il qu'au moment où le Stade Malherbe semblait remonter la pente, les Rennais vont dénoyauter les espoirs d'égalisation des hommes de Don Dumas. Grâce à deux coups de bol, en plus. Tout d'abord, Pitroipa (ça doit vouloir dire qu'il a le temps de faire trois pas pendant que les autres n'en font qu'un) récupère une passe complètement loupée de Vandam, déborde comme un missile, échoue sur Thébaux, récupère, centre pour Kembo, lequel est mystérieusement esseulé alors qu'il y a quinze Caennais dans la surface,  le milieu rennais veut frapper du droit, mais le ballon ricoche sur sa cheville gauche : contre-pied parfait sur Thébaux, 2-0. C'est à peine croyable, mais c'est pas le pire. Dans la foulée, Vandam, décidément en grande réussite, concède un coup franc près du poteau de corner pour une main inexistante (il la touche du nombril, en fait, ce qui est un geste technique pas évident). Ce qui devait arriver arrive : Féret centre pour Mangane, qui fait 3m47 et qui bosse normalement chez les Déménageurs Bretons, il échappe à un marquage bien laxiste pour marquer... du genou. Mangane qui marque du genou. Kamoulox. Et 3-0 à la mi-temps. Un score extrêmement sévère pour les Caennais, qui ont été médiocres, certes, mais qui ont dominé des Rennais à peu près aussi mauvais pendant un bon quart d'heure avant se faire punir. <br/><br/><strong>Je te dirai les maux bleus et rouges.</strong><br/><br/>Dans les vestiaires, Bruce Willis se lâche. Enfin, on n'y était pas, mais on imagine. L'ambiance devait être moins aux "petits poussins" qu'aux "bougez votre cul". Dumas n'hésite pas à éjecter Mbaye Niang pour laisser place à Traoré, mais, chose étrange, laisse Benjamin Nivet sur le pré. Toujours est-il qu'au retour des vestiaires, Malherbe semble avoir enfin compris qu'il y a la place pour réagir. Notamment en simplifiant son jeu. On ne peut pas trop en vouloir aux Boyz de vouloir développer du football, mais il faut être honnête : on a souvent eu l'impression aujourd'hui que les Caennais voulaient jouer bien au-dessus de leurs moyens. Et Don Dumas n'y est pas étranger. Il y a souvent une incohérence flagrante entre le système de jeu mise en place et les limites techniques des Caennais. Pourquoi jouer avec deux meneurs (Fajr et Nivet) alors qu'ils sont tous les deux incapables de conserver le ballon dans l'axe en plein camp retranché ennemi pour servir calmement et précisément leurs attaquants (l'un parce qu'il est encore un peu tendre pour la Ligue 1, l'autre parce qu'on a l'impression qu'il joue derrière un déambulateur) ? D'ailleurs, Malherbe n'a pas le monopole du déchet technique. En dépit des trois pions qu'ils ont enfilés, les garçons d'Antonetti ne sont pas en reste. Le match est parfois un peu pénible à suivre, chaque occasion découlant d'une suite d'erreurs adverses, de part et d'autre.<br/><br/>L'entame est pourtant rennaise, à nouveau. Pitroipa fait encore le spectacle, et Féret loupe une occasion en or de sceller le match une fois pour toutes : échappé dans le dos de la défense, il manque largement le cadre. Boukari n'est pas plus en réussite, servi par Féret, souvent dans les bons coups, lui aussi. Et puis Malherbe réagit, sans doute au moment où l'on s'y attendait le moins. Malmenés, jamais sereins en défense, incapables de s'imposer dans le moindre duel jusque là, les Francky Boyz commencent à élargir le jeu, à investir les ailes, à se montrer plus présents sur les deuxièmes ballons. Fajr, bien plus en jambes en seconde période, s'arrache pour délivrer un centre à destination de Traoré, dont la tête plongeante au premier poteau oblige Costil à un superbe exploit... mais Heurtaux a suivi et propulse le ballon au fond des filets de la tête. 3-1. On se redresse un peu sur notre canapé. Vandam, quelques instants plus tard, crochète et centre à destination de Hamouma, qui glisse la gonfle à Bulot, hors-jeu de deux bons mètres. L'arbitre ne dit rien, Bulot s'écrie "Liberté j'écris ton nom dans le dos de la défense" et fusille Costil à bout portant. 3-2. On se met debout sur le canapé, et on se prend à espérer. Il reste une demi-heure aux Caennais pour réaliser l'exploit.<br/><br/>Mais d'exploit il n'y aura guère. Pourtant, Malherbe s'est procuré un sacré paquet d'occasions et on y a cru deux ou trois fois . Sur un coup franc, Fajr puis Traoré, bien placé, ne parviennent pas à surprendre Costil. Puis c'est Nivet, esseulé dans la surface, qui décroise sa tête un peu trop et qui loupe le cadre d'un cheveu. Caen domine, mais les attaques stéréotypées des Francky Boyz, souvent sur l'aile droite, d'où venaient les deux premiers buts, ne suffisent pas à crucifier la défense rennaise sur l'autel de la médiocrité. Et en contre, c'est même Rennes qui loupera les dernières grosses occasions de la rencontre. Le onze caennais n'évolue que trop rarement en bloc, on a souvent la désagréable impression que les Normands jouent les uns après les autres, et non ensemble, comme il est conseillé de le faire pour gagner un match de football.<br/><br/>Déception, donc. L'équipe du Stade Malherbe a payé au prix fort ses errements défensifs, ses imprécisions techniques, et n'a pu que réduire la marque face une formation à peu près aussi empruntée qu'elle. Bien plus que contre Lille, il y a de nombreux enseignements à tirer de cette rencontre que les Caennais ont traversé comme les fantômes qui courent après Pac-Man : maladroitement, sans ligne conductrice logique, avec le seul espoir de toucher leur cible en répétant des efforts mal placés - alors que Pac-Man, sérieux, il n'allait pas plus vite, et il ne pouvait pas s'enfuir bien loin. Malherbe est 10e, et on aimerait autant que l'hémorragie s'arrête avant le mois de janvier, siouplaît.<br/><br/><i>"INSTANTANÉMENT COMME ÇA / REPRENDRE DE VOLÉE D'AUSSI LOIN / COMME ELLE VIENT"</i><br/><br/><strong>Bande-son du jour :</strong> <i>Death goes to the disco</i>, de Pulp, sur le disque <i>Countdown</i><br/><br/>------------<br/><br/><strong>Les notes :</strong><br/><br/><strong>Thébaux [5] :</strong> coupable d'un immobilisme de centriste sur le premier but rennais, Alex ne pourra pas vraiment être tenu pour responsable des autres buts des Bretons, et pourra même se targuer d'avoir par deux ou trois fois empêché que l'addition ne soit plus salée.<br/><br/><strong>Leca [4] :</strong> sa responsabilité sur le premier but est engagée, et son placement sur les autres ne le dispensera pas de certaines remontrances au moment de se refaire le match en vidéo. Il fut bien plus à son aise en seconde période, sur des interventions solides et quelques relances longues dont il a le secret.<br/><br/><strong>Heurtaux [6] :</strong> même topo ou presque, Thommy fut médiocre dans son placement et son marquage, et bien plus à l'aise dans les duels et les interventions sur un vis-à-vis. Ses deux ou trois tacles sont là pour en témoigner. Et puis il a la rage, parce que son but de renard des surfaces, là, il a fait plaisir.<br/><br/><strong>Raineau [5] :</strong> à peu près largué défensivement, et carrément mis à l'amende par Pitroipa à chacune de ses accélérations, il a en revanche démontré des capacités intéressantes à apporter le danger devant, obtenant un penalty, délivrant un joli centre à Niang, et se montrant souvent lors de la seconde période... jusqu'à abandonner son couloir et son marquage, mais bon.<br/><br/><strong>Vandam [4] :</strong> il a soufflé le chaud et le froid, a perdu un sacré paquet de ballons, dont un qui a fini dans les cages, mais ses efforts sur son aile en seconde période, et notamment son centre victorieux sur le deuxième but, sont louables. Largement au niveau pour Malherbe. Plus que le mec qui squattait le couloir l'an dernier, en tout cas.<br/><br/><strong>Seube [6] :</strong> bien esseulé à la récup', il a fait ce qu'il a pu, c'est-à-dire briller tout seul dans l'ombre, chopant tout ce qui passait près de lui, relançant avec calme et intelligence, et parvenant même à apporter le surnombre devant. <br/><br/><strong>Nivet [2] :</strong> un nombre de passes ratées invraisemblable, des ballons perdus à tous les coins du terrain, même à vingt mètres de ses buts, et un tête loupée alors qu'il avait l'occasion de sauver son match. On commence à avoir de sérieux doutes à son sujet, à celui-là.<br/><br/><strong>Fajr [5] :</strong> un tantinet perturbé par le défi physique imposé par les Rennais en première période, il a ensuite pu s'exprimer un peu plus librement. Transmissions précises, prises d'initiatives intéressantes : on demande à revoir tout cela pour être sûr.<br/><br/><strong>Hamouma [5] :</strong> Messi-du-14 était plutôt en jambes, mais n'a pas été gâté par ses partenaires, qui balançait systématiquement le ballon trente mètres devant lui... "T'es rapide, alors cours." Salopards.<br/><br/><strong>Bulot [3] :</strong> un but en position de hors-jeu qui ne suffit pas à rattraper un contenu de match indigent, qui avait commencé par un contrôle raté comme il est interdit d'en voir en Ligue 1. Si ça continue, on va t'appeler "Boulet", toi.<br/><br/><strong>Niang [2] :</strong> match désastreux du gamin de 16 ans, qui manque déjà d'humilité et de recherche d'efficacité.<br/><br/><strong>Traoré [6] :</strong> une solide entrée en jeu de Kandia, qui a remis son équipe sur les bons rails offensivement, sa tête plongeante amenant le premier but en atteste. Pas mal de déviations importantes vers les ailiers, pas mal de remises judicieuses, pas mal de fautes obtenues, et beaucoup de volonté. Sans déconner.<br/><br/><strong>Tandia [4] :</strong> il a eu une occasion, et il a tenté de lober Costil de plus de vingt mètres, d'une position excentrée. Soit il est con, soit il a des couilles, lui. <br/><br/><strong>Proment [4] :</strong> son entrée en jeu trop tardive a un peu délivré Seube d'une charge qui commençait à peser lourd. Mais faire rentrer Promet à dix minutes de la fin à la place d'un joueur plus offensif quand on veut marquer un but, je vois pas trop l'intérêt du truc, là.<br/><br/>-----------<br/><br/><strong>Tous les scores :</strong><br/><br/>AJ Auxerre	 	4 - 1	 	 AC Ajaccio	<br/><br/>Evian TG FC	 	0 - 1	 	 Dijon FCO	<br/><br/>FC Lorient	 	2 - 1	 	 AS Nancy Lorraine	<br/><br/>OGC Nice	 	0 - 0	 	 Stade Brestois 29	<br/><br/>Valenciennes FC	 	1 - 2	 	 Girondins de Bordeaux	<br/><br/>Olympique Lyonnais	 	2 - 1	 	 Montpellier Hérault SC	<br/><br/>Stade Rennais FC	 	3 - 2	 	 SM Caen	<br/><br/>FC Sochaux-Montbéliard	 	2 - 1	 	 AS Saint-Etienne	<br/><br/>Toulouse FC	 	1 - 3	 	 Paris Saint-Germain	<br/><br/>LOSC Lille Métropole	 	3 - 2	 	 Olympique de Marseille<br/><br/>----------------<br/><br/><strong>Le classement :</strong><br/><br/>| 1.	Montpellier	 	|	       9 pts	| (+6) |
| 2.	Lyon 	|		8 pts	| (+3) |
| 3.	Paris	|               7 pts	| (+2) |
| 4.	Toulouse	 |	7 pts	| (+2)|
| 5. Rennes	 |	7 pts	| (+1) |
| 6.  Sochaux	 |       7 pts	| (+1)|
| 7.	Lille |       7 pts	| (+1) |
| 8.	Saint-Étienne		|	7 pts	| (+1) |
| 9.	Lorient |	 7 pts	| (0) |
| <strong>10.	 Caen   |       6 pts	| (0)</strong> |
| 11.	 Dijon |	6 pts	| (-3) |
| 12.	 Auxerre	|	5 pts 	| (+1) |
| 13.	 Bordeaux	|	5 pts  |	(0)|
| 14. Évian TG	|	5 pts	     |   (0)|
| 15.	 Brest |	4 pts 	    |    (0) |
| 16. Marseille |	 3 pts	    |    (-1)|
| 17.	 Nice | 2 pts	     |   (-3) |
| 18.	 Ajaccio	 	  |      2 pts	     |   (-5) |
| 19.	 Valenciennes	|	1 pt	    |    (-3) |
| 20.	 Nancy	|	1 pt	    |    (-3) |<br/><br/>------------------------<br/><br/><strong>Du côté du Facebook de Malherbe's Poetry :</strong><br/><br/>- <i>Quentin :</i> C'est toujours bon, les 11 millions, pour Niang ?<br/><br/>- <i>Stéphan :</i> On voit la différence quand Frau n'est pas là. Quand à Niang, je pense que ce match va lui servir de leçon.<br/><br/>--------------------<br/><br/><a href="http://www.facebook.com/?ref=home#!/pages/Malherbes-Poetry/373371127114?ref=ts">Retrouvez Malherbe's Poetry sur Facebook !</a>]]></content:encoded>
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		<title><![CDATA[Les limites de la science]]></title>
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Stade Malherbe de Caen - Lille Olympique SC : 1-2

3e journée de Ligue 1

Dernier affrontement : Caen 2-5 Lille 

Buteurs : Nivet (SP) pour Caen, Pedretti et Debuchy pour Lille

Arbitre : M. Moreira. Deux pénos évidents non sifflés, et quelques cartons qui se perdent... On va dire que l'homme en noir était de bonne humeur.   Spectateurs... : 16 938.

Rassasiés par le spectacle ? : 4/5. Un match très agréable à suivre, avec des occasions à la pelle, malheureusement assez haché&nbsp;...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<!-- sofoot --><strong>Stade Malherbe de Caen - Lille Olympique SC : 1-2</strong><br/><br/><i>3e journée de Ligue 1</i><br/><br/><i>Dernier affrontement :</i> Caen 2-5 Lille <br/><br/><strong>Buteurs :</strong> Nivet (SP) pour Caen, Pedretti et Debuchy pour Lille<br/><br/><strong>Arbitre :</strong> M. Moreira. Deux pénos évidents non sifflés, et quelques cartons qui se perdent... On va dire que l'homme en noir était de bonne humeur.<br/><br/><strong>Spectateurs... :</strong> 16 938.<br/><br/><strong>Rassasiés par le spectacle ? :</strong> 4/5. Un match très agréable à suivre, avec des occasions à la pelle, malheureusement assez haché par moments. Et c'est aux Caennais qu'il faut en vouloir pour ça...<br/><br/><strong>Le geste du match :</strong> la compilation de tacles de Nico Seube, qui sortira en DVD prochainement, aux éditions "Attention ça pique". Témoignage d'Eden Hazard : "J'ai vu les cheveux fondre sur moi, et... C'est arrivé si vite. [...] J'étais en train de négocier mon quatorzième dribble et puis soudain, je n'étais plus rien, le nez dans l'herbe, et je voyais les cheveux disparaître dans le lointain... C'était affreux. Je... Je crois que je vais demander à être transféré à Getafe." Témoignage de Florent Balmont : "Tu feras gaffe, quand même. Oui, parce que ça, c'était ma cheville. Déjà que toi tu as des cheveux, hein, alors bon..."<br/><br/><strong>L'anti-geste du match :</strong> le double high kick de Thommy Heurtaux et Alex Raineau dans la tronche de Florent Balmont. Au milieu de la surface. Heureusement qu'au même instant, l'arbitre était en train de monter le volume sur son iPod pour écouter "Noir c'est noir"...<br/><br/><strong>L'homme du match :</strong> Pedretti. Il paraît que Benoît Coupenbrosse n'est pas brillant depuis qu'il évolue dans le Nord. Contre Caen, il a pourtant régalé ses attaquants, à base d'ouvertures léchées, de transversales caressées, de paraboles huilées... C'était beau comme du Zappa. Et en prime, Pedrech'ti se paye un but pour mettre tout le monde d'accord. Le meilleur joueur du LOSC, c'est pas Hazard, c'est un clone de Jordy.<br/><br/><strong>L'anti-homme du match :</strong> Kandia Traoré. Une demi-heure sur le terrain seulement, mais quel degré de nullité, mes amis ! Il foire tout ce qu'il entreprend, perd tous les ballons qu'il touche, et n'est même pas foutu d'être convaincant quand il s'écroule dans la surface lilloise alors que le péno est évident. <br/><br/><strong>Compos :</strong><br/><br/><i>Caen : Thébaux, Vandam, Heurtaux, Sorbon, Raineau, Seube, Proment, Nivet, Hamouma, Bulot, Niang - F. DUMAS<br/><br/>Lille : Landreau, Béria, Debuchy, Chedjou, Basa, Mavuba, Pedretti, Balmont, Hazard, Payet, Sow - R. GARCIA</i><br/><br/>--------------------------<br/><br/><strong>Million Dollar Babies.</strong><br/><br/>J'adore les mathématiques. Elles ne me l'ont jamais trop rendu, faut bien l'avouer, mais j'ai toujours été grandement attiré par les raisonnements logiques et les démonstrations argumentées visant à poursuivre une vérité absolue qui toujours semble se dérober. Et puis j'aime bien les syllogismes, aussi, depuis que j'ai réussi à placer le mot au Scrabble, une fois. Purée, ça fait des points, j'vous jure. Bref, en général, le foot, ça n'a pas grand chose à voir avec les mathématiques. Le ballon rond, c'est même très loin d'être une science exacte, parce que pour quelques centimètres, un poteau rentrant peut devenir un poteau tout court, un hors-jeu peut échapper aux yeux de l'arbitre, et trois points peuvent se transformer en peau de balle. Sauf que dans le nord de la France, il y a une bande de mecs, qu'on surnomme le "Barça du Nord", et comme leurs modèles, une fois sur le terrain, t'as tendance à croire qu'ils veulent inventer des théorèmes. Il a suffi d'une dizaine de minutes, samedi soir, à voir courir les Lillois comme des dératés, à les contempler piétiner gaiement la défense normande, à les admirer mettre en place leur tactique chatoyante, il a suffi d'une dizaine de minutes, disais-je, pour qu'on soit affranchis : Lille est plus fort, donc Lille va gagner. Le foot lillois est une science exacte.<br/><br/>Et pourtant, il y a fort à parier que la marge de progression du collectif lillois est encore immense. Parce que ce n'est pas tant dans la maîtrise collective de la gonfle ou dans les mouvements offensifs que le LOSC a été impressionnant. Non, ce qui faisait vraiment peur, c'est l'extrême mobilité d'un bloc-équipe d'une cohérence et d'une solidité à toute épreuve. Dès la perte du ballon, les Lillois se replacent, se relaient pour harceler le porteur, se déploient pour couper les trajectoires et bloquer les transmissions. L'occupation géométrique du terrain du Champion de France en titre est tout simplement admirable, et comme Franck Dumas l'a dit avec le sourire au Canal Football Club, on a pris pas mal de plaisir à voir les excellents footballeurs lillois animer une partie qu'ils ont dominée de bout en bout, face à des Caennais beaucoup trop limités techniquement et tactiquement pour espérer sauver le moindre point de cette rencontre, mais qui n'ont toutefois pas démérité ni baissé les bras. Ce ne fut pas un spectacle d'exception, mais ce fut néanmoins un match de très bonne facture.<br/><br/>Il fut un temps pas si lointain où Malherbe se plaisait à emmerder les cadors du championnat mais avait toutes les peines du monde à négocier les rencontres contre les équipes moins huppées. C'était chouette, c'était romantique, ça nous permettait de nous esclaffer une fois de temps en empilant les cagettes face à Bordeaux, ou en voyant Florentin partir au but après une glissade de Ceara. Ah ça, on rigolait bien, on se fendait même joyeusement la poire, mais dès que nos onze petits Caennais devaient se fader un Valenciennes ou un Arles-Avignon, c'était le désastre à tous les coups ou presque. Pourtant, quelque chose semble avoir changé au cours de la saison dernière, alors que les Francky Boyz tentaient de sauver leur place en Ligue 1. Malherbe est devenu plus pragmatique, plus agressif dans le jeu, plus serein au moment d'aborder une rencontre décisive. Plus mature, peut-être. Toujours est-il qu'après avoir su faire sa loi contre Valenciennes et profiter des errements sochaliens, les Caennais ont perdu contre plus fort qu'eux. Normal. La folie qui animait les Boyz contre les grosses cylindrées a laissé place samedi à une patiente résignation. Rien ne garantit que les résultats seront toujours aussi cohérents, mais le principal est que le SMC en tire des enseignements, abordant les matches au couteau avec davantage de sérénité et de maîtrise. Et si Malherbe est un peu moins romantique, il est surtout beaucoup moins naïf.<br/><br/>Face à Lille, les petits poussins n'ont rien pu faire, dépassés dans les tous secteurs du jeu, et "trop timides", selon le propre aveu de Grégory Leca, pour se projeter vers l'avant et tenter de surprendre l'adversaire lorsqu'il traversait un temps faible. Les Million Dollar Boyz lillois n'ont laissé aux Caennais que quelques miettes, quelques semblants d'occasion. Les limites du collectif normand sont apparues trop nombreuses et trop criantes pour que les Francky Boyz puissent résister à une équipe lilloise qui commence à trouver ses repères en ce début de championnat.<br/><br/><strong>Dos rond et genoux fléchis.</strong><br/><br/>Après deux succès de rang et surtout deux rencontres plutôt bien gérées, Dumas avait décidé d'aligner un onze assez classique au soir d'une rencontre autrement plus délicate à négocier face à des Dogues en quête d'une première victoire. Pas de surprise dans le schéma tactique, donc, avec deux milieux défensifs qui ont plutôt brillé jusque là, ni dans le onze de départ. Leca de retour de blessure, c'est encore Sorbon qui était aligné aux côtés de Thommy en défense centrale, et Niang suppléait Frau, qui a eu l'idée pourrave de se foutre en l'air pendant l'échauffement. Allez gamin, dis-toi que t'as plus de 16 ans et qu'en face, c'est pas les champions de France, vas-y, ferme les yeux au moment de tirer, c'est pas Landreau dans les cages. L'objectif, on l'aura bien compris, étant de subir gentiment, de laisser la maîtrise de la gonfle à des Lillois pas vraiment partageurs, et de jaillir en contre, via Hamouma ou Bulot. Simple comme bonjour. Sauf qu'on s'attendait à un peu plus de morgue de la part des Caennais, inhibés par la domination lilloise, et à peu près incapables de ressortir proprement le ballon. On ne saurait trop les en blâmer à vrai dire : l'animation défensive lilloise est impressionnante. Replacement à peu près parfait, mouvements sur le porteur, déplacements du bloc sur la largeur du terrain : le LOSC, s'il n'est pas encore en pleine possession de ses moyens, a néanmoins retrouvé de sa superbe, et demeure à peu près impossible à man&#339;uvrer pour une équipe qui ne joue pas le haut de tableau. Du coup, pendant la première mi-temps, Caen est malmené, mais alors, carrément martyrisé. Y aurait que des Niang dans l'équipe, on pouvait porter plainte pour outrage sur mineurs. <br/><br/>Malherbe est plutôt bien organisé défensivement. Heurtaux et Sorbon sont accrochés aux basques de Sow, en mode marquage au caleçon. Si Moussa Sow a un grain de beauté sous le testicule gauche, Sorbon pourra vous dire quelle forme il a. Sur les ailes, pas trop de souci pour canaliser Dimitri Payet, mais difficile d'en dire autant à propos d'Eden Hazard. Le petit prodige belge cavale de droite à gauche du terrain, il dévale les ailes, il humilie tout ce qui porte un maillot rouge et bleu (on l'aurait aperçu à la mi-temps en train de baisser le short de notre viking en caoutchouc, qui s'est retrouvé avec le drakkar à l'air devant un Titi Deroin admiratif, lequel s'est arrêté deux minutes de passer la serpillière dans les vestiaires, histoire de souffler). Et jamais Hazard ne privilégie autre chose que l'efficacité... Aucun dribble n'est superflu, aucune accélération n'a d'autre but que de désorienter la défense caennaise. C'est pas dur, Hazard, c'est un droïde, sans déconner. À côté de lui, Ribéry, il fait de l'arthrose, et Messi, c'est un vieux derrière son déambulateur. <br/><br/>Caen s'attendait à subir, mais peut-être pas à autant souffrir.  Dès l'entame, le match vire à la séance de torture. Surtout qu'avec Pedretti, Lille a le potentiel pour être encore plus fort que la saison passée, parce que les mises sur orbite de 50 mètres de l'ancien Auxerrois sont un atout pour n'importe quelle équipe dotée d'un attaquant qui sait jouer la profondeur. La première occase fait froid dans le dos : Benoît Coupenbrosse fouette un caviar absolu de plus de soixante mètres dans la course de Sow, lequel demande un café à Sorbon et l'addition à Heurtaux, avant d'envoyer un parpaing sur Thébaux à bout portant. Le portier caennais contrôle de la poitrine, histoire de déconner. Don Dumas est dans un tunnel, et il a beau plisser les yeux, il voit pas de lumière au bout. <br/><br/>Et l'orgie continue. Hazard, pas maladroit sur coup de pied arrêté non plus, envoie le cuir sur la tête de Balmont qui touche la barre. Et de une. Malherbe s'arque-boute un peu plus sur ses cages, et honnêtement, on a du mal à imaginer comment les Francky Boyz vont pouvoir s'en sortir sans ramasser une valise. La défense bien regroupée fait plutôt bien le taf, mais ça va trop vite, il y a trop de mouvement, et nous, on est gentils, on est capables de faire du beau jeu pour la flambe, mais là, c'est juste pas de notre ressort. Payet tente sa chance lui aussi, envoie une frappe mollassonne sur le montant, et de deux, Hazard a suivi, allume la mèche, mais Thommy intervient en catastrophe et détourne sur la barre, et de trois. C'est ce qu'on appelle un tir de barrage. Il en faut plus pour décourager les gens du Nord. Eux, tu leur fous un mur devant les cages, rien à foutre, ils creusent des mines, ils savent faire. Payet, bien servi par Sow, a une nouvelle opportunité d'ouvrir le score, mais Thébaux repousse encore un peu l'échéance. Monsieur Moreira siffle la pause sur le score de 0-0, et on se demande un peu comment les Caennais peuvent avoir autant de bol.<br/><br/><strong>La brosse électrique.</strong><br/><br/>Au retour des vestiaires, surprise, les débats s'équilibrent, et la possession de balle suit le mouvement. Les Francky Boyz semblent un tout petit peu plus ambitieux balle au pied, chauffés à blanc par le manque de réussite adverse et les hésitations offensives lilloises en ce début de seconde période. Le LOSC commence à s'exaspérer un tantinet, peine de plus en plus à trouver ses attaquants et faiblit à la récupération. Et surtout, Malherbe met le pied, et pas que sur le ballon. Les Boyz sont agressifs, parfois même un peu trop - Yatabaré plaide non coupable, il dit qu'il jouait aux billes derrière le préau. Seube désosse Balmont, Bulot joue des coudes, Seube a encore faim et dévore une jambe de Hazard, qui commence à éviter la zone où erre le Moïse caennais parce que "s'approcher de son rayon d'action, c'est un peu comme pénétrer sur un champ de mines", aurait-il glissé à l'oreille de Dimitri Payet. Toujours est-il que Malherbe n'est plus cette équipe incapable de commettre des fautes utiles. Sous l'impulsion de Proment et de Seube, le onze caennais brille par son agressivité, parfois un peu abusée quand même - il est sympa, monsieur Moreira, de pas siffler un péno sur le double attentat à coups de crampons sur le visage de Balmont. Les interventions musclées du SMC ont le mérite de freiner quelque peu les ardeurs lilloises, et c'était certainement le but recherché.<br/><br/>Caen va un petit peu mieux, et se laisse même aller à se procurer des occasions. Hamouma, bien lancé par Nico Seube (comme par hasard), distance Chedjou, et tente d'ajuster Landreau dans un angle pas évident : le ballon passe juste à côté. On est passé tout près d'un braquage monumental, à faire passer le casse du dernier Bordeaux-Caen pour un sympathique braquage d'épicerie au pistolet à eau. Sauf que Lille retourne au turbin. Les hommes de Rudi Garcia commencent à comprendre que dans l'axe, Sow n'est pas dans un grand jour, et que la défense centrale caennaise, à peu près inamovible et bien aidée par un monstre à cheveux qui rôde dans le coin, ne laissera rien passer. Du coup, les Dogues insistent sur les ailes. Alors que le match semble tout d'un coup baisser de rythme, Hazard place une nouvelle accélération, dépose Vandam, centre en retrait pour Coupenbrosse qui ouvre le score. 0-1. Quoi de plus logique ? Et quel talent des Lillois dans la gestion des temps forts et des temps faibles.<br/><br/>Une fois le score ouvert, on s'attend un peu au pire. Caen tente de réagir, mais manque d'énergie et de conviction (ou de réussite, quand l'arbitre oublie un péno évident sur Traoré), et les situations de but se multiplient sur les cages de Thébaux. Jusqu'à ce nouvel éclair de Benoît Pedretti, qui distille une énième merveille de passe longue distance jusqu'à Obraniak, qui offre à Debuchy le but du K.O. 0-2.<br/><br/>Bon, à ce moment-là, on a commencé à remettre ses pantoufles, on a baissé le son de la télé, et on s'est levé pour aller manger parce que ça fait quand même une bonne heure que maman gueule dans la cuisine que ça va refroidir. Sauf que les Caennais se fâchent tout rouge. Sur un centre mal repoussé par la défense des Dogues, Obraniak repousse du bras une nouvelle tentative de centre de... Nico Seube. Nivet se charge d'exécuter le meilleur gardien du monde sur penalty d'un plat du pied plein de sang froid. 1-2. Et cette réduction du score, c'est déjà un peu Noël. Sauf que ça ne suffit pas aux Francky Boyz. Sur une dernière occase, un coup franc excentré à 30 mètres des cages, Nivet dépose le cuir sur la tête de Raineau, qui oblige Landreau à une parade exceptionnelle, Seube a suivi et envoie une mine pas possible que Rodelin dévie. Malherbe aurait pu arracher un match nul incroyablement immérité, mais ne perd pas le sourire pour autant. Le football est parfois une science exacte, mais ça tient alors à un exploit de Landreau.<br/><br/>Lille était trop fort, beaucoup trop fort. Pas vraiment d'inquiétude donc sur le niveau de jeu caennais lors de la rencontre. On pourra même se satisfaire de la solidité défensive caennaise, sérieuse et appliquée, quoi qu'un peu naïve, et de la bonne santé de nos milieux défensifs (surtout le chevelu). En revanche, on continue d'être un peu inquiet en attaque. Parce qu'on a pu constater qu'une fois Frau sur le carreau, il ne restait qu'un môme de 16 ans (et on ne va pas filer les clés de l'équipe à un gosse qui n'a même pas le permis, quand même) et un Kandia Traoré affligeant de médiocrité. On n'ose pas imaginer ce qui arrivera quand Frau sera blessé pour deux mois et que Niang purgera une suspension de 6 matches pour avoir tabassé son père qui voulait l'envoyer à Fenerbahçe. Ne nous affolons pas, Caen reste 4e, c'est largement au-delà de nos moyennes de saison (double jeu de mots, je suis définitivement double super). Et Francky, au CFC, il avait l'air vachement confiant. Un mec qui arbore une chemise orange fluo et quarante kilos de trop sur un plateau de télévision, il mérite qu'on lui fasse confiance aveuglément.<br/><br/><i>"INSTANTANÉMENT COMME ÇA / REPRENDRE DE VOLÉE D'AUSSI LOIN / COMME ELLE VIENT"</i><br/><br/><strong>Bande-son du jour :</strong> <i>Main Offender</i>, de The Hives, sur le disque <i>Veni Vidi Vicious</i>.<br/><br/>--------------<br/><br/><strong>Les notes :</strong><br/><br/><strong>Thébaux [7,5] :</strong> il a repoussé l'échéance autant qu'il l'a pu, et on ne saura le blâmer sur les deux buts lillois. Par contre, les hurlements à l'encontre de Nicolas Seube, c'est du lèse-majesté, Alex. Alors t'es mignon, tu la mets en veilleuse.<br/><br/><strong>Raineau [5] :</strong> salement mis à l'amende par Hazard et Payet pendant la majeure partie du match, il s'est avéré un plus en jambes en seconde période, n'hésitant pas à aider les copains offensivement.<br/><br/><strong>Vandam [5] :</strong> un match sérieux, malgré quelques errements face à Hazard, qu'on lui pardonnera évidemment. C'est Hazard, les mecs. Si c'était Bamogo, on rigolerait moins. <br/><br/><strong>Heurtaux [6] :</strong> un match viril, avec un marquage serré sur Sow et des interventions à la limite de la régularité. Dommage que Leca n'ait pas été titulaire, parce que le calme olympien de l'ancien messin fait beaucoup de bien à Thommy.<br/><br/><strong>Sorbon [4] :</strong> un match solide, mais des erreurs à répétition qui coûtent très cher, comme l'absence de marquage et le placement approximatif sur le premier but (alors que Pedretti lui passe gentiment sous le nez). Jérém', il va falloir que tu grandisses, un jour. On peut pardonner ce genre de tuiles à Thommy, pas à toi.<br/><br/><strong>Proment [5] :</strong> relativement discret à la récup', aux côtés d'un Seube omniprésent (et omniscient, j'suis sûr), il a manqué de souffle à la relance mais continue de composer une paire solide avec Moïse.<br/><br/><strong>Nico Seube [8] :</strong> un match époustouflant de notre idole, qui a découpé à tout va, récupérer une quantité de ballons gargantuesque (notamment sur Hazard), provoqué le péno et failli égaliser quelques minutes plus tard. Ce mec est immense. Et si on se laissait tous pousser les cheveux ?<br/><br/><strong>Nivet [5] :</strong> toujours pas rassurant dans les transmissions, même s'il est vrai qu'il n'était pas vraiment aidé par une présence offensive carrément timide côté caennais. Et un joli péno, faut avouer.<br/><br/><strong>Bulot [4] :</strong> il court pour faire des courants d'air et pour pas grand chose d'autre. Ses prises de risque sont souvent vouées à l'échec pour ne pas dire vaines, ses choix sont rarement les bons, ses transmissions très hésitantes. Mais on n'est pas chien, on va lui laisser du temps.<br/><br/><strong>Hamouma [4] :</strong> une occase de but et puis s'en va. Très très discret.<br/><br/><strong>Niang [3] :</strong> "Il va falloir qu'il se bouge le cul, le gamin". C'est signé Franck Dumas, en conférence de presse. Une seule occase pour Mbaye, une frappe non cadrée dans un angle impossible. Pour sa défense, il était bien isolé le pauvre, garçon.<br/><br/><strong>Marx [2] :</strong> il rentre, et en cinq minutes, il fout le bourdon à tout un stade. Des pertes de balle impardonnables au beau milieu du terrain, et une présence défensive qui glace d'effroi ses équipiers. Faut croire qu'on l'a définitivement perdu.<br/><br/><strong>Traoré [2] :</strong> il a perdu tous les ballons qu'il a touchés. Et n'est même pas foutu d'être convaincant quand il tombe sur une faute réelle. C'est fou comme on n'a pas de banc au milieu comme en attaque.<br/><br/><strong>Leca [4] :</strong> il est entré dans une situation à peu près ingérable. Un sale coup que lui a fait Francky.<br/><br/>-------------<br/><br/><strong>Tous les scores :</strong> <br/><br/>Girondins de Bordeaux	 	1 - 1	 	 AJ Auxerre	<br/><br/>Stade Brestois 29	 	1 - 1	 	 Olympique Lyonnais	<br/><br/>SM Caen	 	1 - 2	 	 LOSC Lille Métropole	<br/><br/>Dijon FCO	 	2 - 0	 	 FC Lorient	<br/><br/>OGC Nice	 	1 - 1	 	 Toulouse FC	<br/><br/>AC Ajaccio	 	1 - 1	 	 Evian TG FC	<br/><br/>Montpellier Hérault SC	 	4 - 0	 	 Stade Rennais FC	<br/><br/>AS Nancy Lorraine	 	1 - 2	 	 FC Sochaux-Montbéliard	<br/><br/>Paris Saint-Germain	 	2 - 1	 	 Valenciennes FC	<br/><br/>Olympique de Marseille	 	0 - 0	 	 AS Saint-Etienne<br/><br/>-----------------<br/><br/><strong>Le classement :</strong><br/><br/>| 1.	Montpellier	 	|	       9 pts	| (+7) |
| 2.	Toulouse 	|		7 pts	| (+4) |
| 3.	Saint-Étienne	|               7 pts	| (+2) |
| 4.	Caen	 |	6 pts	| (+1)|
| 5. Lyon	 |	5 pts	| (+2) |
| 6.  Évian TG	 |       5 pts	| (+1)|
| 7.	Rennes |       4 pts	| (0) |
| 8.	Sochaux		|	4 pts	| (0) |
| 9.	Paris SG |	 4 pts	| (0) |
| 10.	 Lille   |       4 pts	| (0) |
| 11.	 Lorient |	4 pts	| (-1) |
| 12.	 Marseille	|	3 pts 	| (0) |
| 13.	 Brest	|	3 pts  |	(0)|
| 14. Dijon	|	3 pts	     |   (-4)|
| 15.	 Bordeaux |	2 pts 	    |    (-1) |
| 16. Auxerre |	 2 pts	    |    (-2)|
| 17.	 Ajaccio | 2 pts	     |   (-2) |
| 18.	 Nancy	 	  |      1 pt	     |   (-2) |
| 19.	 Valenciennes	|	1 pt	    |    (-2) |
| 20.	 Nice		|	1 pt	    |    (-3) |<br/><br/>----------<br/><br/><strong>Les observations :</strong><br/><br/>- Il a déjà fière allure, le trio de la zone rouge, vous trouvez pas ?<br/><br/>- Les buts de Jovial et de Regattin laissent songeurs, quand même. Surtout quand on se dit qu'ils ne marqueront peut-être plus jamais en Ligue 1. Pas vrai ?<br/><br/><strong>Du côté du Facebook de Malherbe's Poetry :</strong><br/><br/>- <i>Aymeric :</i> "Mi-temps, Caen est leader de la L1".<br/><br/>- <i>Aymeric :</i> "Si seulement Nico Seube pouvait compter sur un soutien autre que celui de sa bite et de son couteau..."<br/><br/>- <i>Clemento :</i> "Faudra songer à dire  àHamouma que son contrat c'est pas un mi-temps. Parce que jouer 1 match sur 2 c'est chiant."<br/><br/>------------------------<br/><br/><a href="http://www.facebook.com/?ref=home#!/pages/Malherbes-Poetry/373371127114?ref=ts">Retrouvez Malherbe's Poetry sur Facebook !</a>]]></content:encoded>
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		<title><![CDATA[Les rois de la conjoncture]]></title>
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FC Sochaux-Montbéliard - Stade Malherbe de Caen : 1-2

2e journée de Ligue 1

Dernier affrontement : Sochaux 3-2 Caen 

Buteurs : Boudebouz pour Chochaux, Hamouma et Frau pour Caen

Arbitre : M. Millot   Spectateurs... : 12 137.

Rassasiés par le spectacle ? : 3/5

Le geste du match : le slalom de Romain Hamouma au milieu de la défense sochalienne. Quatre lionceaux n'auront pas suffi à empêcher Messi-du-14 à pénétrer dans la surface et à glisser le ballon jusque dans le pet&nbsp;...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<!-- sofoot --><strong>FC Sochaux-Montbéliard - Stade Malherbe de Caen : 1-2</strong><br/><br/><i>2e journée de Ligue 1</i><br/><br/><i>Dernier affrontement :</i> Sochaux 3-2 Caen <br/><br/><strong>Buteurs :</strong> Boudebouz pour Chochaux, Hamouma et Frau pour Caen<br/><br/><strong>Arbitre :</strong> M. Millot<br/><br/><strong>Spectateurs... :</strong> 12 137.<br/><br/><strong>Rassasiés par le spectacle ? :</strong> 3/5<br/><br/><strong>Le geste du match :</strong> le slalom de Romain Hamouma au milieu de la défense sochalienne. Quatre lionceaux n'auront pas suffi à empêcher Messi-du-14 à pénétrer dans la surface et à glisser le ballon jusque dans le petit filet de Richert. Romain a vérifié son agenda : il n'a encore rien de prévu en juin 2012. Et ça pourrait changer.<br/><br/><strong>L'anti-geste du match :</strong> le boycott de Modibo Maïga, vexé que son président n'ait pas accepté de négocier son transfert avec Newcastle. "J'ai une famille à nourrir", clame le joueur. "Eh, oh, j'existe", a répondu son cerveau.<br/><br/><strong>L'homme du match :</strong> Messi-du-14. Voilà, il est de retour. Gare à vos fesses.<br/><br/><strong>L'anti-homme du match :</strong> Marvin Martin... C'est ça, le nouveau Zidane ? Sans déconner, il ressemble tellement plus au nouveau Mourad Meghni...<br/><br/><strong>Compos :</strong><br/><br/><i>Sochaux : Richert, Carlao, Perquis, Corchia, Sauget, Anin, Martin, Roudet, Nogueira, Boudebouz, Privat - M. BAZDAREVIC<br/><br/>Caen : Thébaux, Vandam, Heurtaux, Leca, Raineau, Seube, Proment, Nivet, Hamouma, Bulot, Frau - F. DUMAS</i><br/><br/>-------------------------<br/><br/><strong>Summer of love.</strong><br/><br/>Difficile de ne pas établir une analogie entre les premières foulées normandes lors de cette nouvelle saison et ce qu'avaient accompli les Francky Boyz il y a tout juste un an. Après les deux premières journées, Toulouse et Caen pointaient déjà en tête de la Ligue 1 en août 2010. Ils sont aujourd'hui de nouveau au sommet du championnat, cette fois accompagnés par les Verts et les Loulou Boyz. Bof, après tout, plus on est de fous...<br/><br/>Les similitudes statistiques que l'on peut observer au classement n'ont toutefois pas d'équivalent sur le plan du jeu. L'an dernier, un Malherbe tout feu tout flamme s'était offert Marseille et Lyon et trônait fièrement derrière le comptoir d'un rade dont il avait admirablement agressé les tenanciers. En jeune londonien assoiffé. Ah ça, pour sûr, on rigolait bien, et on en oubliait presque de relever l'essentiel : les Francky Boyz tournaient en sur-régime complet et payèrent le prix fort pour s'en rendre compte. Tâchons donc de ne plus commettre les mêmes erreurs, et de ne pas basculer dans l'hystérique enthousiasme qui avait accompagné les encourageants résultats du SMC l'an dernier, même si les qualités de jeu entrevues lors des premières performances caennaises cette saison sont tout aussi prometteuses mais devraient <i>a priori</i> mettre les ouailles de Don Dumas à l'abris de désillusions telles qu'ils ont en connues par le passé. <br/><br/>On avait salué l'intelligence tactique de Big Francky lors de la venue de Valenciennes à d'Ornano, qui avait concocté un schéma de jeu cohérent, relativement défensif, mais visant judicieusement à conforter une assise défensive solide indispensable pour éviter de voir se reproduire les mauvaises surprises comme Malherbe en a rencontrées une tripotée l'an dernier, genre des défaites 3-2 en pagaille. Le SMC empilait les caramels, certes, mais demeurait l'un des pires élèves de la classe en défense ; et ce n'était pas réellement les défenseurs caeannais qui étaient en cause, mais le schéma de jeu, souvent incohérent, pour ne pas dire illisible, et qui privilégiait un jeu offensif souvent plaisant mais finalement vain, au gré d'un bloc-équipe inexistant : les attaquants étaient trop isolés pour faire la différence sans mettre en danger toute la formation, et les défenseurs se trouvaient trop souvent livrés à eux-mêmes. Tout cela, on l'a dit et répété. Et Franck Dumas semble le savoir mieux que quiconque, démontrant au passage une finesse assez inédite dans l'analyse tactique et pas mal d'imagination au moment de concevoir des solutions à ces maux pas si lointains. Franck Dumas progresse en même temps que son équipe mûrit... Et il n'oublie pas de rester imprévisible, un paramètre que les formations modernes ont  tendance à laisser de côté, mais qui s'avère néanmoins un atout précieux quand on n'est pas le FC Barcelone.<br/><br/>Exit Nivet, donc, trop juste face à Valenciennes, et bienvenue à Niang,  de retour de suspension, chargé de soutenir Pierre-Alain Frau. On oublie le milieu créateur, pour apporter plus de poids aux ballons parvenus dans le camp adverse grâce à une remontée de balle soignée. Pour le reste, pas de changement ou presque, si ce n'est la titularisation de Sorbon en défense centrale, Leca étant blessé.<br/><br/><strong>Le FC Chaos.</strong><br/><br/>Le Stade Malherbe se déplaçait donc dans le Doubs avec sérénité, après avoir empoché les trois points lors du match d'ouverture, et avec la ferme intention de s'affirmer encore un peu plus tactiquement. Si le onze majeur des Francky Boyz semble quelque peu avoir perdu en qualité technique cet été, avec les départs d'El Arabi et de Mollo, il paraît tout à fait judicieux de s'en remettre davantage à un plan tactique fort ingénieux, où les individualités se fondent harmonieusement pour composer un tout plus conforme aux exigences de la L1. Il est encore beaucoup trop tôt pour dire si l'entreprise de Don Dumas sera couronnée de succès sur le long terme, mais on va prendre le temps d'apprécier ces remaniements plutôt futés, et leur cohérence avec les nouvelles forces en présence : Frau, notamment, est infiniment supérieur tactiquement à Youssef, et s'il n'empilera sans doute pas 17 pions cette saison, son apport, tout en décrochages et en décalages malins, est déjà visible. Malherbe est sur la bonne voie.<br/><br/>D'autant plus que Chochaux avait décidé de se saborder en beauté avant même le coup d'envoi. Maïga, un rien frustré de ne pas avoir le droit d'enfiler la tunique des Magpies, refuse de participer à la rencontre. Et il faut croire que la nouvelle a relativement perturbé les Lionceaux, complètement désorganisés, maladroits à la circulation, carrément à la rue en défense. Pas de cohésion, un temps de retard sur chaque ballon : on retrouve là la fameuse patte de Mécha Bazdarevic. Il est peu de dire que Chochaux est loin d'être prêt pour cette saison : Chochaux, c'est plus une usine, c'est un immense chantier. Et il faut être honnête, le SMC a le chic pour se farcir sans prévenir des équipes réputées difficiles à man&#339;uvrer en début de parcours, au moment le plus propice, avant que les rouages ne soient tous en place. Mais savoir profiter de la conjoncture, il paraît que c'est une science.<br/><br/>Du coup, Malherbe s'est bien fendu la gueule. Mais intérieurement, parce que d'apparence, les Caennais, sans être rigides dans leur plan de jeu, ont affiché un sérieux de tueur à gages. Parfaitement alignés comme sur le tableau noir, les Francky Boyz régalent la chique, bouffent les espaces, dévorent l'entre-jeu, grignotent les écarts entre les lignes. Gavage. Sans compter qu'à la récupération, les Normands ne passent pas leur temps à mater Marvin Martin tripoter pour mieux délivrer des caviars. Du coup, sur un ballon perdu par le nouveau Zizou dans le camp caennais, et chopé à la régulière, le SMC envoie du petit lait. Le ballon parvient à Niang, dont l'intelligence tactique est au moins égale à sa puissance physique, qui joue en remise sur Frau, lequel sert Hamouma plein axe. Le reste, ça se passe de commentaires : Messi-du-14 enrhume tout ce qui traîne entre lui et les cages, emmène avec lui quatre défenseurs, crochète, se décale, s'ouvre le chemin des cages, et glisse la gonfle dans le petit filet. Une action tout simplement fantastique, qui synthétise parfaitement ce que Dumas attend de ses Boyz : de l'engagement à la récup', une progression de balle rapide, directe et intelligente, et des prises de risque devant. 0-1.<br/><br/>Pendant 45 minutes, Malherbe est en représentation, mais devra pourtant attendre la seconde mi-temps pour se mettre à l'abri. Tiens, ça aussi, c'est nouveau, le SMC qui se met à l'abri. Sur un ballon venu de la droite et d'Hamouma (formé à Sochaux), Traoré (ancien sochalien), carrément hors-jeu mais c'est pas grave t'as vu on fait comme si on avait rien vu hop et on oublile, délivre un amour de remise à Frau (ancien sochalien), dont le plat du pied est dévié puis savamment foiré par Richert. Le premier but était une merveille de maîtrise, le deuxième est une hilarante addition de coups de bol, entre la position de hors-jeu non signalée, le tir détourné et la toile de Richert. Bon, il reste toujours le placement impeccable de Frau, et surtout la remise génialissime de Traoré, encore que, Kandia qui fait un truc si super, ça tient déjà du coup de cul.<br/><br/>Les Lionceaux pourront couiner au scandale, parce que le but aurait dû être refusé, mais ils n'éclipseront pas cette cinglante vérité : le SMC a dominé de la tête et des épaules, et a amplement mérité sa victoire, comme en témoignent les nombreuses occasions caennaises, et notamment les tirs sur les bois par Nivet et Bulot. Sochaux parviendra certes à réduire la marque dans les arrêts de jeu, au terme d'une courte période de folie devant les buts de Thébaux (il va falloir trouver une solution pour éviter de subir un tel final à chaque fois qu'on mène au score, mais bon, ça peut attendre), grâce à un joli cachou de Boudebouz, mais l'essentiel est ailleurs : Caen a très bien entamé son championnat. Plus encore que le bilan comptable, c'est l'intelligence de jeu et la progression tactique qui doivent être mis en valeur, tout autant que ce froid réalisme et cette capacité nouvelle à s'appuyer sur un moral d'acier, conforté par une assise défensive indéniable. Alors certes, tout cela peut très vite voler en éclat, parce qu'ici, c'est Malherbe, mais on ne va pas bouder notre plaisir devant les travaux entrepris par Big Francky et ses poussins. Parce que si les Boyz apprennent à gérer un petit peu mieux temps forts et temps faibles, peut-être qu'on ne passera pas notre futur printemps à déféquer partout en priant le Bon Dieu pour que Valenciennes ou Nice se jettent à notre place dans la charrette. <br/><br/><i>"INSTANTANÉMENT COMME ÇA / REPRENDRE DE VOLÉE D'AUSSI LOIN / COMME ELLE VIENT"</i><br/><br/><strong>Bande-son du jour :</strong> <i>Nature of our minds</i>, de Hello=Fire, sur le disque éponyme.<br/><br/>--------------<br/><br/><strong>Tous les scores :</strong><br/><br/>Rennes	1 - 1	PSG<br/><br/>Sochaux	1 - 2	Caen<br/><br/>Toulouse	2 - 0	Dijon<br/><br/>Lyon	1 - 1	AC Ajaccio<br/><br/>Lorient	1 - 1	Bordeaux<br/><br/>Saint-Etienne	1 - 0	Nancy<br/><br/>Valenciennes	0 - 0	Brest<br/><br/>Evian TGFC	1 - 0	Nice<br/><br/>Auxerre	2 - 2	Marseille<br/><br/>Lille	0 - 1	Montpellier<br/><br/>
-----------------<br/><br/><strong>Le classement :</strong><br/><br/>| 1.	Toulouse	 	|	       6 pts	| (+4) |
| 2.	Montpellier 	|		6 pts	| (+3) |
| <strong>3.	Caen	|               6 pts	| (+2)</strong> |
| 4.	Saint-Étienne	 |	6 pts	| (+2)|
| 5.  Rennes	 |	4 pts	| (+4) |
| 6.  Lyon	 |       4 pts	| (+2)|
| 7.	Évian TG |       4 pts	| (+1) |
| 8.	Lorient 		|	4 pts	| (+1) |
| 9.	Marseille |	 2 pts	| (0) |
| 10.	 Brest   |       2 pts	| (0) |
| 11.	 Sochaux |	1 pt	| (-1) |
| 12.	 Bordeaux	|	1 pt 	| (-1) |
| 13.	 Paris SG	|	1 pt  |	(-1)|
| 14. Nancy	|	1 pt	     |   (-1)|
| 15.	 Lille |	1 pt 	    |    (-1) |
| 16. Valenciennes |	 1 pt	    |    (-1)|
| 17.	 Auxerre | 1 pt	     |   (-2) |
| 18.	 Ajaccio	 	  |      1 pt	     |   (-2) |
| 19.	 Nice	|	0 pt	    |    (-3) |
| 20.	 Dijon		|	0 pt	    |    (-6) |]]></content:encoded>
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	</item>
		<item>
		<title><![CDATA[Premier sang pour passer le temps]]></title>
		<link><![CDATA[http://www.sofoot.com/premier-sang-pour-passer-le-temps-146064.html]]></link>
		<guid isPermaLink="true"><![CDATA[http://www.sofoot.com/premier-sang-pour-passer-le-temps-146064.html]]></guid>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>SoFoot</dc:creator>
		<description><![CDATA[<img align="left" src="">
Stade Malherbe de Caen - Valenciennes FC : 1-0

1e journée de Ligue 1 

Buteur : Greg' Proment.

Arbitre : M. Desiage. Le mec avait visiblement décidé de ne pas trop se prendre la tête avec les situations litigieuses, qu'il a royalement ignorées - et ce fut plutôt à notre avantage ; il faut croire qu'il n'était pas non plus pressé de sortir les biscottes, laissant couler quelques interventions un peu trop généreuses.   Spectateurs... : 14 085. Une affluence normale pour une premiè&nbsp;...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<!-- sofoot --><strong>Stade Malherbe de Caen - Valenciennes FC : 1-0</strong><br/><br/><i>1e journée de Ligue 1</i> <br/><br/><strong>Buteur :</strong> Greg' Proment.<br/><br/><strong>Arbitre :</strong> M. Desiage. Le mec avait visiblement décidé de ne pas trop se prendre la tête avec les situations litigieuses, qu'il a royalement ignorées - et ce fut plutôt à notre avantage ; il faut croire qu'il n'était pas non plus pressé de sortir les biscottes, laissant couler quelques interventions un peu trop généreuses.<br/><br/><strong>Spectateurs... :</strong> 14 085. Une affluence normale pour une première rencontre ayant lieu pendant les vacances... <br/><br/><strong>Rassasiés par le spectacle ? :</strong> 2/5. Pas vraiment de temps morts, mais pas non plus de spectacle à proprement parler, et encore moins de beau football.<br/><br/><strong>Le geste du match :</strong> le missile sol-air expédié par Greg Ze Prom' en pleine louffe pour régler l'addition du match. Évidemment.<br/><br/><strong>L'anti-geste du match :</strong> le premier carton jaune récolté par Damien Marcq, quatre minutes seulement après son entrée en jeu. C'est ce qu'on appelle démarrer une saison en fanfare. <br/><br/><strong>L'homme du match :</strong> Grégory Leca. Toujours en mode "grande muraille de Normandie", notre numéro 24, après une entame hésitante, a retrouvé ses bonnes vieilles habitudes de la saison dernière : jaillissements salvateurs, interventions soignées, agressivité maîtrisée, relance appliquée.<br/><br/><strong>L'anti-homme du match :</strong> Romain Hamouma. Un non-match absolu de la part de Messi-du-14, qui a foiré à peu près tout ce qu'il a tenté, entre accélérations avortées, balbutiements de dribble, entêtement à vouloir créer le danger en solo et pertes de balle idiotes.<br/><br/><strong>Compos :</strong><br/><br/><i>Caen : Thébaux, Vandam, Heurtaux, Leca, Raineau, Seube, Proment, Nivet, Hamouma, Bulot, Frau - F. DUMAS<br/><br/>Valenciennes : Penneteau, Bong, Angoua, Ducourtioux, Isimat-Mirin, Danic, Cohade, Dossevi, Sanchez, Pujol - D. SANCHEZ</i><br/><br/><strong>Le poste d'observation de Malherbe's Poetry :</strong> Stade Michel d'Ornano, en Première, rang C, place 92.<br/><br/>----------------------<br/><br/><strong>Le temps des soupirs.</strong><br/><br/>C'est peu de dire que nous étions impatients de pouvoir enfin jauger le Stade Malherbe version 2011-2012, qui ressemble actuellement davantage à une équation aux multiples inconnues qu'à une formation organisée et suffisamment armée pour survivre aux âpres joutes de la Ligue 1. On va vite se délester des lieux communs visant à préciser que le SMC n'est pas encore tout à fait prêt et qu'il y a encore pas mal de pain sur la plancha de Francky Dumas, avant qu'il ne soit en mesure d'aligner un onze majeur tout plein d'automatismes, de corps sains naviguant ensemble dans l'air salin de la Normandie. Il est évident que le groupe n'est pas à 100%, comme la grande majorité des effectifs de L1 au demeurant. Par conséquent, inutile d'espérer pouvoir répondre après une seule rencontre aux interrogations qui entourent encore les Francky Boyz aujourd'hui. Les Caennais n'ont pas livré un très grand match, mais ce n'était pas vraiment ce qu'on leur demandait. Le plus urgent était ailleurs : aborder le championnat en se basant sur les acquis de l'an dernier, en intégrant au mieux les nouvelles recrues dans un schéma resté inchangé, tout en favorisant les mouvements et les transmissions entre les lignes pour que la sauce prenne rapidement. Plutôt que de tenter de produire du jeu, il convenait d'abord de lui offrir un cadre idéal pour se développer de lui-même, en se rassurant sur les forces de l'effectif, qui ont toutes été mises à contribution samedi soir. Autrement dit, sans être flamboyants, ni même satisfaisants dans bien des domaines, les Caennais ont entrepris de mettre à l'épreuve leur plan de jeu et leurs mouvements préférentiels, consciemment ou non. Et si Malherbe n'a pas vraiment régalé la chique ni livré un grand match dans la forme, les Francky Boyz ont néanmoins commencé la saison de manière idéale... Il sera toujours temps de répondre aux doutes et aux sources d'inquiétude. Le principal était de définir un contexte. Tactiquement, techniquement, et surtout, surtout moralement.<br/><br/>Une victoire contre Valenciennes n'est certes pas aussi ébouriffante qu'un improbable succès chez un champion en titre olympien, mais elle est au moins aussi importante dans l'optique de créer une dynamique positive bénéfique à tout un groupe. Si les deux victoires de rang décrochées face à l'OM et à l'OL l'an dernier avait propagé une euphorie un peu coupable au sein de l'effectif, les trois points arrachés dans la douleur face à VA ne masqueront pas les manques de l'effectif, comme cela a été le cas il y a douze mois. Et puis, c'est en gagnant des matches contre Valenciennes 1-0, et en tenant bon malgré une fin de match qui sent le soufre, qu'on assure le maintien, et non en faisant illusion face aux cadors du championnat avant d'aller se gaufrer sur tous les terrains de France ou presque pendant trois mois. Caen vient de battre un concurrent direct au maintien, et c'est parfait comme ça. L'équipe est toujours en rodage, et on ne saura donc pas avant un bon moment ce dont elle est réellement capable ; rien ne permet encore de juger de la valeur du SMC face aux formations adverses. Pour l'instant, armé d'un petit marteau, Big Francky teste ses murs porteurs pour vérifier que les fondations sont solides. Le seul pan de mur sur lequel il a dû constater de réelles fissures, c'est le plan physique. Il était un peu alarmant de voir les Caennais complètement carbonisés avant même l'heure de jeu, alors que les Valenciennois cavalaient encore comme des lapins fous dans l'espoir d'égaliser. On n'ose imaginer ce qu'il serait advenu des Francky Boyz contre une formation un peu mieux organisée, et plus à même de tirer profit de l'immobilisme du onze caennais pour se procurer de réelles occasions. Reste à espérer que les Normands prendront rapidement du coffre, parce que dans ce championnat où la stabilité fut le maître-mot au sein de la plupart des effectifs lors du marché des transferts estival, il faudra se dépêcher d'être au niveau physiquement. La saison des soupirs ne dure qu'un temps, et ça fait un moment que les vacances à Djerba sont finies.<br/><br/><strong>La défaite du Parti Socialiste.</strong><br/><br/>Ils sont rigolos, Valenciennes. Déjà, leur gardien, c'est Nicolas Penneteau, ce qui démontre un certain potentiel dans l'humour, notamment au niveau capillaire. C'est bien simple : c'est après avoir croisé Nicolas Penneteau que Grégory Coupet fut un jour retrouvé dans les toilettes hommes d'une aire d'autoroute près de Mulhouse en train de se torturer les pointes teintes en blonde à grands coups de rasoir Bic jetable. Mais le plus drôle, à Valenciennes, c'est qu'ils ont tous des tronches d'encartés de force au PS. On sent bien que Daniel Sanchez a eu la même idée que Francky Dumas pour cette entame de championnat : "Jouez sur vos qualités, les gars", qu'il a dit, avant de monter dans le bus directement la Normandie. Le souci, c'est que les mecs de Valenciennes, ils ont dû passer le voyage à se remuer les méninges, avant d'abdiquer et de décréter que le coach avait sans doute voulu parler de Grégory Pujol. Parce que comme semblant de qualité, on ne voit que lui. Le type, il a marqué 17 buts l'an dernier en jouant sous les couleurs de Valenciennes, alors maintenant, c'est le Maradona du Hainaut. Du coup, Valenciennes a joué la rencontre comme le PS gère une présidentielle. Au début, ça partait pas trop mal, et puis, quand il a fallu que les mecs prennent leurs responsabilités, ils se sont tous regardés, ils ont pas mal galéré à identifier leur meilleur atout, et après, ils cavalaient bille en tête sur les ailes pour tout balancer maladroitement sur le mec qui attendait sagement devant le but qu'on lui dise qu'il avait perdu. Et comme d'habitude, le Parti Socialiste s'est incliné sans démériter.<br/><br/>Du côté de Malherbe, les Francky Boyz furent un peu plus pragmatiques. Dumas devant composer sans Niang, suspendu, il ne s'est pas emmerdé, et a filé les clefs de l'attaque à sa nouvelle star, Frau. Et il en a profité, judicieusement, pour foutre deux milieux défs, l'objectif étant de se rassurer défensivement, on l'a dit. On a bien senti que les premières transmissions offensives étaient hésitantes, que les joueurs se regardaient courir et cafouillaient leurs déplacements pour mieux se trouver ensuite, et que Dumas avait donné l'ordre de ne surtout pas se mettre en danger. Du coup, le plan de jeu était le même que l'an dernier : récupération basse, et progression rapide en contre pour se projeter vers l'avant en passes directes et courses répétées, rarement croisées. Le schéma est aussi rigide que bourré d'incohérences selon l'adversaire, mais il semble offrir des repères tangibles à pas mal de joueurs alors on ne se plaint pas. Les premiers élans offensifs sont fadasses, et il faut un contre favorable un peu heureux pour qu'Hamouma puisse allumer la première mèche, sans danger pour Penneteau. Nivet prend son temps pour étudier les déplacements de ses attaquants, il prend même un peu trop son temps face à une arrière-garde qui le serre de près, pas vraiment gênée de s'attaquer à plus petit qu'elle. Caen peine à prendre le jeu à son compte, la faute à ce pressing très bas mais surtout très mal géré, qui permet aux Valenciennois de remonter le ballon sans le moindre effort jusque dans les trente derniers mètres. Heureusement, plutôt que de combiner dans l'axe pour faire sauter le verrou, VA cherche à faire compliqué, multiplie les mauvais choix dans les derniers gestes, et n'inquiète pas vraiment le SMC autrement que sur corner. Les Nordistes sont plus fringants, mais les Francky Boyz sont très bien en place, plutôt sereins (si on fait abstraction de la relance douteuse de Leca plein axe qui aurait pu coûter cher), et visiblement appliqués à chercher des solutions.<br/><br/>Défensivement, la situation ne tarde pas à s'améliorer. Proment et Seube unissent leurs efforts, resserrent les liens, réduisent l'espace entre les lignes et verrouillent l'entre-jeu. Valenciennes a le ballon, mais ne sait pas trop quoi en faire, à part user et abuser des ailes en espérant un centre gagnant sur Pujol. Et offensivement, les indices menant à la solution de l'énigme valenciennoise se multiplient. Après la tentative d'Hamouma en début de match, PAF nous offre un premier frisson assez délicieux, d'une frappe flottante des 25 mètres qui passe juste au-dessus des cages, à la conclusion d'une chouette action collective, qu'il a lui même instiguée. Les choses se mettent en place, doucement mais sûrement. Pierre-Alain Nez a une nouvelle occase, plus dangereuse encore : bien servi par Bulot au premier poteau, il ne parvient pas à décroiser suffisamment sa tête pour cadrer.<br/><br/>On aurait dû la voir venir, cette frappe de Proment, en fait. Dans une équipe sans réels automatismes, quoi de plus évident que de s'en remettre aux centres (comme le fait VA) ou aux frappes lointaines ? Et à cet exercice, Greg Ze Prom' est un champion. Enfin, sans aller jusque là, il s'en sort bien, quoi - remember le but à Auxerre, saison 2008-2009, une jolie patate à l'entrée de la surface. Mais surtout, Grégory est toujours là quand il s'agit de prendre ses responsabilités, et par conséquent, des risques. Après une occasion avortée venue de la droite et d'un centre de Vandam, impeccable pour sa première apparition rouge et bleu, Bulot récupère, transmet à Seube, qui donne en retrait au Prom, donc, qui a tout le temps de soigner son missile V2. Dès qu'il chope la gonfle, on voit bien qu'il a déjà décidé de fendre le ballon en deux. Dans les faits, il a surtout un peu de bol de prendre le cuir légèrement exter' (il l'a lui-même avoué) et le ballon de plage de la LFP a fait le reste : trajectoire fuyante, directement la lucarne, pour un petit bijou de plus de 31 mètres. Le dernier à avoir planté de loin à d'Ornano, c'était Gouffran (un soir de 2-2 contre Strasbourg), et encore, il était vachement moins loin. 1-0.<br/><br/>Et comme le Parti Socialiste n'a pas des masses d'idées...<br/><br/><strong>La porte ouverte à toutes les fenêtres.</strong><br/><br/>Du coup, Valenciennes se dit que les frappes lointaines, c'est pas con du tout, en fait... Après une perte de balle très dispensable dans le rond central (Hamouma, décidément dans une soirée bad beats), Bong décide d'imiter Greg Ze Prom' et d'envoyer la purée à distance. L'occasion rêvée pour Thébaux pour démontrer que la rumeur de son transfert à Paris, c'était pour déconner (et pour mieux négocier son nouveau contrat à Caen), et qu'il est plus que jamais à Malherbe, pour notre plus grand plaisir. Alex dévie d'abord la frappe du bien nommé Bong avant de repousser la tentative encore plus dangereuse de Pujol, qui avait bien suivi. Le genre de miracles dont Thébaux est coutumier et qui rappelle à tous quel excellent gardien il est (source Canal Plus : il est le gardien à avoir repoussé le plus de tentatives l'an dernier en L1).<br/><br/>La mi-temps arrive à point nommé pour organiser la résistance. Pas de changements tactiques, mais on sent bien que les Caennais, comme l'an dernier, semblent privilégier la conservation à l'aggravation du score (ce qui leur a plutôt réussi en fin d'exercice). Frau, qui aura finalement été dans la plupart des bons coups malherbistes, s'échappe sur l'aile dès le retour des vestiaires, et offre un caviar à Bulot, lancé à pleine vitesse, et dont la tête plongeante est un peu trop centrée pour inquiéter Penneteau. Dommage. Parce que maintenant, il va falloir subir.<br/><br/>Valenciennes aurait peut-être mérité le match nul, mais a néanmoins cruellement manqué d'imagination au moment de mettre en danger Alexis Thébaux. Oui, VA a dominé, et a centré un nombre incalculable de fois au cours de la rencontre, mais n'est-ce pas surtout révélateur de l'incapacité des Nordistes à se frayer un chemin au coeur d'une défense bien regroupée et plutôt bien organisée, pour repousser les vagues successives de centres qui déferlèrent devant les cages ? Alors on pourra toujours reprocher aux Caennais leur tendance à se mettre très inutilement en danger, en tendant le bâton pour se faire battre face à une formation sans imagination et en laissant des fenêtres de centre disponibles, comme on pourra s'étonner que les contres n'aient pas été joués avec un peu plus d'enthousiasme côté SMC, parce qu'il y avait la place pour corser l'addition sans trop se fouler (Hamouma se procurant même deux énormes occasions, vendangeant la première d'un improbable lob dans les gants de Penneteau, et manquant la seconde sur une très bonne sortie du gardien nordiste au moment où il tentait de le contourner)... Toujours est-il que c'était la première journée, et qu'on ne va pas pointer du doigt tous les manquements des Francky Boyz... Le principal, c'est que ça a fonctionné. Les Valenciennois furent très dangereux en fin de match (mais jamais sur une occase construite, amenée grâce au jeu), Gomis obligeant même Thébaux à une nouvelle parade exceptionnelle et à une déviation sur la barre transversale, mais Malherbe a décidément trouvé la recette pour commencer une saison en trombe (c'est la troisième fois de suite que Caen s'impose d'entrée, après une victoire contre Nantes en L2 et la fameuse victoire au Vélodrome l'an passé).<br/><br/>Les Francky Boyz s'en sortent bien, c'est vrai, au vu du faible nombre d'occasions franches qu'ils se sont procuré. Toujours est-il qu'ils ont su renouer avec les qualités qui leur avaient permis de se sauver lors de la dernière saison : solidité défensive, capacité à tenir un résultat, et audace offensive, même si elle est encore balbutiante aujourd'hui. Autant dire qu'on n'a toujours aucun élément de réponse à nos nombreuses sources d'interrogations, voire d'inquiétudes, mais si les premières pièces avancées sur l'échiquier de la Ligue 1 par le Stade Malherbe sont certes exposées, ce sont aussi celles en lesquelles on a le plus confiance. <br/><br/><i>"INSTANTANÉMENT COMME ÇA / REPRENDRE DE VOLÉE D'AUSSI LOIN / COMME ELLE VIENT"</i><br/><br/><strong>La bande-son du jour :</strong> <i>Un été dans le vent</i>, de Ginger Ale, sur le disque <i>Daggers Drawn</i><br/><br/>
----------------<br/><br/><strong>Les notes :</strong><br/><br/><strong>Thébaux [8,5] :</strong> superbe prestation de notre faux fuyard ; un miracle de double sauvetage, des sorties aux poings décisives, et une parade finale digne du Buffon de la grande époque. Il a même réussi ses dégagements, pour une fois.<br/><br/><strong>Vandam [6,5] :</strong> une première très encourageante de la part de notre petit Lillois en cavale. Défensivement, il a plutôt géré en un-contre-un, et brillé par son placement intelligent, même lorsque le danger venait de l'autre aile. Offensivement, il a l'air assez adroit pour centrer. Reste à confirmer ces excellentes dispositions.<br/><br/><strong>Leca [8] :</strong> on va vite oublier la relance complètement foireuse en première période, parce qu'il mérite qu'on ne se souvienne que du reste, autrement dit des jaillissements en pagaille, des percées dignes d'un déménageur breton, la relance généralement soignée, et le charisme... Bon, oublions aussi le charisme.<br/><br/><strong>Heurtaux [6] :</strong> il a su fermer la boutique avec Leca, sans toutefois avoir le même rayonnement. Enfin bon, à côté de Batman, Robin, il a l'air d'un travelo en collants.<br/><br/><strong>Raineau [3,5] :</strong> alors lui, il a pris très cher face à Dossevi, et plus encore face à l'intenable Kadir, rentré en cours de jeu. Largué défensivement, muet offensivement, il a dû se dire que la saison allait être très longue. <br/><br/><strong>The Prom' [15] :</strong> pas con, d'avoir foutu le préparateur mental du SMC sur la pelouse. Pas vraiment flamboyant à la récup', et encore plus discret à la relance, il a en revanche plutôt bien géré son tandem avec Nico Seube pour verrouiller l'entre-jeu. Et puis, pour donner du moral au troupe, parce que c'est ça son vrai boulot, il a envoyé une roquette en pleine louffe. Sûr que les autres avaient le sourire... +10 pour le nucléaire.<br/><br/><strong>Nico Seube [7] :</strong> volontaire, comme d'hab, hargneux, comme d'hab, courageux, comme d'hab. Il a ratissé sa mère, taclé, passé, organisé, relancé, et le soir, en rentrant, paraît même qu'il avait encore l'énergie de flanquer un coup à la crémière. <br/><br/><strong>Nivet [4] :</strong> plutôt enthousiaste et bien placé en début de match, il a énormément souffert face à des adversaires puissants (genre quand vous vous faisiez racketter par des 4e Techno en CE2), et s'est permis de louper une quantité pas possible de passes, même s'il est vrai que les appels n'étaient pas fameux.<br/><br/><strong>Mollusque [5] :</strong> alors lui, c'est pas dur, c'est un campeur, comme dirait ma meuf. Le genre de mecs qui se calent dans un coin de la map avec son AK-74u et Tir Rapide en accessoire, et qui attend sagement que l'adversaire vienne à lui pour tenter de le punir. Vissé à sa ligne, même quand VA joue un corner à l'autre bout du terrain, il a montré quelques trucs intéressants, a testé sa fameuse accélération de l'exter' gauche, et s'est rendu compte en cours de route qu'il avait des coéquipiers. Pas extraordinaire, mais plutôt intéressant balle au pied. Et carrément cramé pendant toute la dernière demi-heure.<br/><br/><strong>Hamouma [3] :</strong> sans nul doute son match le plus médiocre depuis qu'il est arrivé à Caen. On ne va pas en rajouter, on sait à quel point c'est inhabituel.<br/><br/><strong>PAF [5,5] :</strong> une première mi-temps de bonne facture, pleine de bonnes volontés, de tentatives sans réussite, et toujours un placement quasi-parfait. Mais en seconde période, après un centre caviar pour Bulot, il a compris ce qu'il allait vivre au Stade Malherbe, isolé dans une cellule capitonnée de maillots valenciennois, avec, parfois, des ballons qu'il distingue à travers les barreaux de sa cage, au loin. <br/><br/><strong>Marcq [5] :</strong> une chouette entrée en jeu, malgré un carton.<br/><br/><strong>Sorbon [4,5] :</strong> il est entré en jeu pour verrouiller le couloir droit, mais ça faisait déjà longtemps que les Nordistes ne passaient plus qu'à gauche... Là où il y avait Raineau. Pas cons, les mecs.<br/><br/>--------------<br/><br/><strong>Tous les scores :</strong><br/><br/>Nice	1 - 3	Lyon<br/><br/>Nancy	1 - 1	Lille<br/><br/>PSG	0 - 1	Lorient<br/><br/>Brest	2 - 2	Evian TGFC<br/><br/>Caen	1 - 0	Valenciennes<br/><br/>Marseille	2 - 2	Sochaux<br/><br/>AC Ajaccio	0 - 2	Toulouse<br/><br/>Montpellier	3 - 1	Auxerre<br/><br/>Dijon	1 - 5	Rennes<br/><br/>Bordeaux	1 - 2	Saint-Etienne<br/><br/>--------------------------<br/><br/><strong>Le classement :</strong><br/><br/>| 1.	Rennes 	 	|	       3 pts	| (+4) |
| 2.	Montpellier 	|		3 pts	| (+2) |
| 3.	Lyon 	|               3 pts	| (+2) |
| 4.	Toulouse	 |	3 pts	| (+2)|
| 5.  Saint-Étienne	 |	3 pts	| (+1) |
|<strong> 6.  Caen		 |       3 pts	| (+1)</strong>|
| 7.	Lorient |       3 pts	| (+1) |
| 8.	Marseille 		|	1 pt	| (0) |
| 9.	Évian TG |	 1 pt	| (0) |
| 10.	 Brest   |       1 pt	| (0) |
| 11.	 Sochaux |	1 pt	| (0) |
| 12.	 Lille	|	1 pt 	| (0) |
| 13.	 Nancy	|	1 pt  |	(0)|
| 14. Bordeaux	|	0 pt	     |   (-1)|
| 15.	 Paris SG |	0 pt 	    |    (-1) |
| 16. Valenciennes |	 0 pt	    |    (-1)|
| 17.	 Auxerre | 0 pt	     |   (-2) |
| 18.	 Nice	 	  |      0 pt	     |   (-2) |
| 19.	 Ajaccio	|	0 pt	    |    (-2) |
| 20.	 Dijon		|	0 pt	    |    (-4) |<br/><br/>---------------------<br/><br/><strong>Les observations :</strong><br/><br/>- Je sais pas qui est le connard qui a grillé les écrans qui affichent les scores, mais ce que je sais, c'est que l'idée de gauler les panneaux d'affichage de l'équipe de basket de Mondeville, c'est tout pourri. Un compte à rebours au football, ça n'a aucun sens, les mecs.<br/><br/>- "S'il y a moyen d'avoir une dérogation de retourner direct en Ligue 2 pour jouer le milieu de tableau, nous sommes preneurs". Ceci était un communiqué du Dijon FCO.<br/><br/>- "Bienvenue en Ligue 1, les glands". Ceci était un communiqué du Stade Rennais.<br/><br/>- Statistique made in Zerka, créateur de la page Facebook de Malherbe's Poetry : depuis que Proment est à Caen, en championnat : avec lui (52 v, 46 n, 35 d) soit 1,52 pts/ match, sans lui (18 v, 21 n, 19d) soit 1,29 pts/match<br/><br/>---------------<br/><br/><a href="http://www.facebook.com/?ref=home#!/pages/Malherbes-Poetry/373371127114?ref=ts">Retrouvez Malherbe's Poetry sur Facebook !</a>]]></content:encoded>
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	</item>
		<item>
		<title><![CDATA[Transfert de rien]]></title>
		<link><![CDATA[http://www.sofoot.com/transfert-de-rien-145443.html]]></link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>SoFoot</dc:creator>
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Dans moins de deux semaines, le Stade Malherbe s'élancera pour une nouvelle saison de Ligue 1, face à Valenciennes. Un premier test que tous les supporteurs du SMC attendent avec beaucoup d'impatience et un peu d'inquiétude. À moins que ce ne soit l'inverse. Car la politique de recrutement du club normand demeure quelque peu étonnante, pour ne pas dire carrément indéchiffrable. Tentative de décryptage.

La bonne paye.

Le titre du LOSC a visiblement achevé de convaincre un certain nombre d&nbsp;...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<!-- sofoot --><strong>Dans moins de deux semaines, le Stade Malherbe s'élancera pour une nouvelle saison de Ligue 1, face à Valenciennes. Un premier test que tous les supporteurs du SMC attendent avec beaucoup d'impatience et un peu d'inquiétude. À moins que ce ne soit l'inverse. Car la politique de recrutement du club normand demeure quelque peu étonnante, pour ne pas dire carrément indéchiffrable. Tentative de décryptage.</strong><br/><br/><strong>La bonne paye.</strong><br/><br/>Le titre du LOSC a visiblement achevé de convaincre un certain nombre de clubs que la continuité, additionnée à une progression cohérente et encadrée, était sans nul doute la plus importante des qualités d'une équipe de haut niveau. On s'en doutait, et ce malgré les difficultés rencontrées par le SMC lors de la saison dernière : il n'y aura donc pas beaucoup de mouvements cet été en Normandie. Après tout, cette stratégie entreprise depuis la descente en Ligue 2 il y a deux ans a pour l'instant donné d'intéressants résultats. Du coup, Caen a recruté peu. Mais alors vraiment très peu.<br/><br/>Frédéric Bulot. Jérémy Vandam. Pierre-Alain Frau. Fayçal Fajr. Voici les quatre recrues caennaises du Stade Malherbe en ce mercato estival. Et le moins qu'on puisse dire, c'est que ça ne fait pas vraiment rêver. Certes, la signature de Pierre-Alain Frau est ce qu'on peut appeler un joli coup. Tout proche de signer à Saint-Étienne, l'ancien sochalien, actuel champion de France avec Lille, est venu poser ses valises dans le Calvados, en échange d'un joli petit contrat à 120 000 le mois. Notre nouvel attaquant à l'appendice nasal qui suffit à le mettre en position de hors-jeu, également passé par le Pez', Lyon et Lens, est tout sauf une mauvaise recrue, bien au contraire. Après tout, Pierre-Alain n'a que 31 ans et aura sans nul doute l'occasion de planter quelques pions au cours de la saison. Pour tout dire, on ne s'en fait pas vraiment pour lui. Son arrivée au Stade Malherbe est une excellente opération, pour laquelle Fortin n'a pas hésité à débourser les gros euros : oui, PAF rejoint le SMC en fin de contrat, et n'aura pas coûté le moindre centime (si on excepte la prime à la signature), mais au prix d'un salaire très important.<br/><br/>Caen a recruté malin, et devrait donc boucler son mercato sans lâcher le moindre euro ou presque. Frau était donc en fin de contrat, tout comme Bulot, laissé libre par l'ASM ; Fajr a signé son premier contrat pro et n'a pas dû coûter plus de quelques cacahuètes, et Vandam est arrivé de Lille en prêt. De bonnes opérations, en fin de compte. Même si on ne sait pratiquement rien de Fajr ou de Bulot, on ne s'avance pas beaucoup en déclarant que leur profil est assez prometteur. Pourquoi pas, donc ? Idem pour Vandam... Le petit Jerry n'a pour le moment pas convaincu grand monde dans le Nord, mais il aura l'occasion de s'aguerrir et d'accumuler du temps de jeu en Normandie. D'un strict point de vue financier, Malherbe a donc su trouver des solutions rapidement aux départs programmés d'El Arabi, de Mollo... et de Barzola. Sur le plan du jeu, en revanche, le bilan (relatif, parce que le mercato ne sera officiellement clos que le 31 août) est nettement moins enchanteur.<br/><br/><strong>Un seul être vous manque.</strong><br/><br/>Le Stade Malherbe a récupéré environ huit millions d'euros cet été. Youssef est parti crasher sa carrière au Qatar pour 7,5 millions d'euros, et Toudic a préféré ne pas revenir à d'Ornano, rapportant ainsi un demi-million au SMC. Passons sur les départs d'Inez, qu'on percevra davantage comme un soulagement, et de Barzola, qui ne jouait plus... Mais quand même, ça fait quelques salaires en moins. On attendait du staff caennais qu'il profite de cette aubaine et de tout ce pognon pour ajouter à son effectif deux ou trois joueurs un poil plus habitués aux joutes du haut niveau. Or, selon Jean-François Fortin, Malherbe a bouclé son recrutement. Bruno Grougi, qui vient de prolonger à Brest, ne devrait pas signer cet été. Trop cher, paraît-il, pour le SMC, qui n'a pas voulu allonger plus de deux millions d'euros pour garnir son milieu de terrain. Malgré les départs préjudiciables de Mollo et El Arabi, pas ou peu de rumeurs en pointe ou sur les ailes. Et Fortin de jurer que l'effectif actuel est sans doute le plus talentueux et le plus complet jamais rassemblé sous le maillot rouge et bleu lors de sa présidence. Sincère naïveté, tentative un peu désespérée de se rassurer ou plutôt simple déclaration afin d'enfumer supporteurs et actionnaires ?<br/><br/>En réalité, sur le plan du jeu et du talent, difficile de ne pas constater que l'effectif s'est considérablement appauvri. Oui, il y a maintenant 30 joueurs sous contrat. La belle affaire ! Frau est un mec très sympa, et c'est sûr qu'on va l'acclamer haut et fort, mais a-t-il le talent de Youssef El Arabi ? Est-il en mesure d'inscrire 17 buts, voire même de disputer 38 matches de Ligue 1 ? Non. Frédéric Bulot est-il du même standing que Yohan Mollo ? Évidemment non. On ne peut révéler un Romain Hamouma tous les ans. Et s'il se blesse, ou déçoit, on met qui à la place ? Quant à Vandam et Fajr, le premier ne sera probablement même pas titulaire, et le second devrait être prêté lors de cette saison. Pire que tout : au milieu de terrain, secteur où s'accumulait la plupart des doutes et inquiétudes lors de la saison passée déjà, le Stade Malherbe ne s'est pas renforcé le moins du monde. On disait Nivet et Seube vieillissant, on constatait Marcq décevant, mais il faudra faire avec les mêmes pendant une quarantaine de matches encore. Une passivité coupable au mercato, d'autant plus que Dumas dit ne plus compter sur Rajiv Van La Parra et surtout Sambou Yatabaré, un mec qui a disputé 25 matches lors de la saison 2010-2011, même s'il a souvent été plus nul qu'une tourte aux poireaux. Vous l'aurez compris, nous sommes inquiets parce qu'on s'arrache déjà les cheveux en imaginant le onze majeur qu'alignera Dumas lors du premier match face à VA.<br/><br/><strong>Lignes de front.</strong><br/><br/>Et le pire, c'est que la brocante caennaise ne semble pas terminée. Thébaux a refusé une prolongation de contrat et se dit ouvertement intéressé par le PSG, et une place de doublure de Douchez ; Fortin n'a pas fermé la porte à une offre parisienne, et attend de voir la monnaie. Au pire, on ira rechercher Vincent Planté... Question : est-ce que la billetterie de d'Ornano a été braquée récemment, pour que le SMC ait autant besoin de liquidités, au point de vendre ses meilleurs éléments, sans compenser les départs par de nouveaux investissements ?<br/><br/>Autant être clair : on a l'impression, avant d'avoir vu les nouveaux venus sur le pré, que le Stade Malherbe s'est affaibli à tous les niveaux. Pas de mouvement au poste d'arrière gauche, où Francky composera avec un Tafforeau qui aura 35 ans en septembre, et un Alex Raineau qui découvre encore le poste. Pas de mouvement au milieu de terrain, alors qu'on imagine mal Nivet et Seube enflammer le dance-floor de l'entre-jeu pendant 38 journées sans s'essouffler. Pas de mouvement alors que Sambou est indésirable et que Marcq a déçu tout le monde, à commencer par Dumas. Pas de mouvement sur les ailes, à l'exception de Bulot. Hamouma et Frédéric Langouste n'ont aucun remplaçant expérimenté, surtout que Morel, sur qui on aurait pu compter à la limite, est sur le point d'être prêté.<br/><br/><strong>À la caennaise.</strong><br/><br/>Si l'optimisme de Jean-François Fortin paraît quelque peu déplacé voire incompréhensible, il est surtout révélateur d'un total manque de recul du président caennais sur son effectif... et de l'effrayante naïveté du SMC sur le marché des transferts. On ne va pas revenir sur le cas Mbaye Niang (sur lequel il y aurait pourtant beaucoup à dire, à commencer par des conneries), qui tient visiblement davantage de la bêtise et de la cupidité que d'une maladresse véritable du staff normand. N'empêche... Déjà, on avait un doute. Ne revenons pas non plus sur le cas El Arabi, dont le départ a été on ne peut plus mal géré par le SMC. Pourquoi déclarer plusieurs mois avant l'ouverture du marché des transferts que Youssef avait un bon de sortie, contribuant ainsi à faire baisser sa valeur ? La logique est simple : en déclarant le jeune prodige sur le départ et en cherchant au plus vite son remplaçant, Malherbe oublie de se mettre à l'abri des clubs intéressés, qui savent que le temps joue pour eux. C'est assez amusant, tous ces clubs qui semblaient avoir décidé de la valeur financière du joueur (alors que normalement, c'est le vendeur qui décide, non ?).<br/><br/>Bref. Non, on va plutôt insister sur le cas Yohan Mollo. Au début du mois de juin, on comprend très vite que le Stade Malherbe ne lèvera pas l'option d'achat de la géniale rock star aux trois neurones, s'élevant à huit millions d'euros. On peut comprendre, parce que huit millions, ça fait un paquet, quand même... Mais pourquoi ne pas avoir cherché à négocier, alors que l'AS Monaco descendait en Ligue 2, et allait nécessairement devoir revoir ses espérances bien en-dessous de huit millions ? Surtout que le joueur a toujours déclaré qu'il aimerait bien rester en Normandie. Mais non... Caen lâche l'affaire sans chercher à y voir plus clair. "Huit millions, c'est trop, vous comprenez, on peut pas". Résultat : Yohan vient de signer à Grenade, promu en Liga, pour 1M &#8364;. Ou comment Malherbe s'est encore fait enfler.<br/><br/>Le mercato est clos. Caen comptera encore sur ses jeunes, sur son jeune espoir Mbaye Niang, par exemple (s'il ne va pas bousiller sa carrière en Angleterre après que son daron et son avocat aient brisé son contrat pour quelques zéros sur un chèque). Et sur d'autres, encore, que l'on ne connaît pas encore, mais dont les noms parviennent déjà aux oreilles des plus avertis des supporteurs. Pour une équipe qui pêche déjà trop souvent par manque d'expérience, c'est un sacré risque... <br/><br/>Au c&#339;ur d'un mercato estival qui ne brille que par l'ennui qu'il provoque, Caen ne dépareille pas vraiment. À l'exception de Lille et de Marseille, qui ont bouclé vite fait bien fait un mercato bien géré, et du Pez', qui prend le temps de choisir ses nouveaux jouets, on ne note que très peu de mouvements ou de véritables coups d'éclat sur le marché des transferts.  C'est la crise, ma bonne dame. Si la plupart des clubs de Ligue 1 font le pari de la stabilité, c'est aussi par défaut et manque de fonds. Les clubs qui se sont réellement renforcés se comptent sur les doigts d'une seule main. La stratégie du Stade Malherbe est exaspérante, mais elle s'avérera peut-être payante. Si c'est le cas, c'est que les autres n'étaient pas en mesure de nous faire payer notre manque d'ambition.]]></content:encoded>
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		<title><![CDATA[Desperate Malherbe's Wife]]></title>
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(par la nana du rédacteur de Malherbe's Poetry)

 - Hey, tu connais le SMC ? 

 - Pardon ? Et ça veut dire... ? Sado Maso Chiste ? 

Ceci aurait été ma réponse un peu plus d'un an auparavant, avant mon éducation footballistique. Notez que je n'aurais pas non plus été bien loin de la réalité...

Moi, jeune fille originaire du Vaucluse (d'Avignon, plus précisément), croyant naïvement que l'OM était la seule et unique équipe de tout le sud de la France, ayant pour seuls souvenirs reliés au monde du f&nbsp;...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<!-- sofoot --><i>(par la nana du rédacteur de Malherbe's Poetry)</i><br/><br/> - Hey, tu connais le SMC ? <br/><br/> - Pardon ? Et ça veut dire... ? Sado Maso Chiste ? <br/><br/>Ceci aurait été ma réponse un peu plus d'un an auparavant, avant mon éducation footballistique. Notez que je n'aurais pas non plus été bien loin de la réalité...<br/><br/>Moi, jeune fille originaire du Vaucluse (d'Avignon, plus précisément), croyant naïvement que l'OM était la seule et unique équipe de tout le sud de la France, ayant pour seuls souvenirs reliés au monde du foot un puzzle des joueurs de l'AJ Auxerre offert par mon grand-oncle dans les années 90, la finale de la Coupe du Monde en 98 et un match au stade Vélodrome dans le virage nord. C'est peu...<br/><br/>Puis, un chevalier normand est arrivé sur son cheval rouge et bleu, avec ses plages du débarquement, son camembert, son cidre, son Mont Saint-Michel, sa tapisserie de Bayeux et son Calva. J'ai pris le package complet. C'était sans compter le bonus qui venait en prime : le SM Caen. J'ai vite su à quoi j'avais affaire. Ça a commencé fort, et plutôt mal, par un jour pluvieux du mois de novembre dernier. Stade Michel d'Ornano, match aller contre Bordeaux, sièges trempés, au premier rang, derrière le but et une rambarde qui masquait la moitié du terrain. Autant vous dire que ce n'était pas la meilleure vue du stade... Le seul atout qu'offrait cet endroit stratégique, au moins pour la moitié du match, était un panorama sur les fesses de Thébaux. Mouais. Et le clou du spectacle, un score de 0-0, histoire de me prouver que le foot, à Caen, c'est trop super.<br/><br/>Mais ce match n'était que le premier, promettant une longue et douloureuse série à venir. Ma décision était prise : puisque je n'avais pas le choix, il fallait que je m'y mette. J'apprenais les bases grâce à Google et Wikipédia, assouvissait ma curiosité grandissante en posant de nombreuses questions à mon acharné de copaing, et petit à petit, je comprenais ce qu'était la Ligue 1, le 4-3-3, le hors-jeu, qui reste encore un peu vague dans mon esprit, malgré les explications et schémas en tout genre (c'est quand un joueur attrape le ballon avant que celui de derrière ne lui ait fait une passe ? Non ? Oh, allez vous faire foutre !) , j'apprenais que des équipes comme Arles-Avignon ou Montpellier existaient, j'étais capable de citer et de reconnaître quelques joueurs de Caen, et je commençais même à tomber amoureuse d'El Arabi.<br/><br/>Mais l'apprentissage ne se fait pas seulement en théorie, il faut aussi passer par la pratique. Alors tous les samedis, c'était le même rituel : recherche approfondie sur allomatch.com des bars parisiens diffusant le match de Caen, en général pas plus de deux ou trois (en même temps, c'est assez représentatif de la proportion de supporters caennais dans le coin), direction le métro et le bar qui avait l'air le moins naze de tous. C'est comme ça que nous avons atterri dans des pubs irlandais miteux, à boire de la Guinness douteuse, entourés de supporters Nancéens vieux et vicieux qui nous jetaient des  regards noirs à chaque fois que l'on encourageait discrètement notre équipe favorite. Heureusement que ce soir là, Nancy a écrasé Caen 2 à 0, sinon, je n'aurais peut-être pas encore été de ce monde pour écrire cet article. Et chaque semaine, l'appel de la Ligue 1 recommençait, et l'amour pour le SMC y répondait. Tout ça pour vous, saletés de lecteurs, pour qu'après chaque match, vous puissiez vous délecter d'un nouvel article croustillant, plein de détails, de blagues et de rock'n'roll. <br/><br/>J'ai dû aussi endurer Sochaux-Caen (3-2) dans « le-bar-rempli-de-poivrots-au-dessus-de-la-gare-St-Lazare », Bordeaux-Caen (1-2) dans le bar des Grands Boulevards à 8.50&#8364; la pinte de bière ou encore Nice-Caen (0-4) dans la cave moisie d'un bar au fin fond de la capitale (bon, au moins, le score final était plus que respectable). Et puis il y eut deux autres matches à d'Ornano, dans des conditions bien meilleures que lors de ma première expérience : Caen-Arles Avignon (2-0) où j'ai passé toute la rencontre à huer l'équipe de ma ville natale, et Caen-Lens (1-1) au milieu du Kop qui fêtait ses 15 ans, à chanter et brandir le drapeau rouge et bleu. Match après match, j'ai commencé à prendre goût à tout ça, à compter les jours avant la prochaine rencontre, à m'intéresser aux scores des autres équipes et avec le recul, je peux avouer que le foot, c'est plutôt cool. Même si c'est le foot du SMC, qu'on tremble à chaque passe, qu'on se dit que l'an prochain, ça va être la Ligue 2 assurée, qu'on est obligés de se farcir les bars les plus nuls de Paris, qu'on se tape la honte et qu'on prend de gros risques pour nos vies quand on saute de joie après un but de Caen. Mais le foot, c'est aussi des copains et de la bière, des rires et des aventures, du suspense, des insultes contre Inez, des mots d'amour à Youssef et puis bien sûr, un super blog, le blog Malherbe's Poetry !<br/><br/>Alors j'attends la prochaine saison avec une petite pointe d'impatience ; on a même pris Canal et Foot + (la méga offre à 20&#8364; par mois pendant un an, si, si, je vous jure) pour fêter le maintien de Caen en Ligue 1. Il a fallu que le Normand me convainque, à coups de « mais si, tu verras, on fera des économies, comparé au prix des pintes, et puis y a plein de supers films sur Canal, et aussi des séries ! » et... j'ai cédé. J'espère juste que du coup, je vais pas devoir me taper tous les matches de toutes les équipes du monde... Je supporte le SMC mais bon, ça suffit, faut pas pousser non plus, hein! Le seul truc qui me chagrine, c'est que je ne pourrai plus crier à El Arabi que je l'aime et qu'il est trop fort, je sais pas si vous êtes au courant mais il m'a abandonnée lâchement pour 13 millions d'euros pendant quatre ans, le con !<br/><br/><strong>La bande-son de la semaine et c'est moi qui décide :</strong> <i>Novocaine for the soul</i>, Eels, sur le disque <i>Beautiful Freak</i><br/><br/><i>La meuf d'Arsenic</i>]]></content:encoded>
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		<title><![CDATA[Le Fan du mois - Épisode 08]]></title>
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		<dc:date><![CDATA[2011-07-01T08:53:51Z]]></dc:date>
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		<dc:creator>SoFoot</dc:creator>
		<description><![CDATA[<img align="left" src="">
 Le mois de juin s'achève, et vous n'avez pas encore eu droit à votre dose de Fan du Mois. Heureusement, le mois de juin, c'est aussi le mois de la Fête des Pères, et ça tombe bien, parce que s'il y a bien un Fan qui mérite d'être honoré parmi tous les autres, c'est mon papa. Celui qui m'a emmené pour la première fois au Stade Michel d'Ornano, celui qui m'a acheté mon premier maillot rouge et bleu, celui avec qui j'ai partagé quelque chose comme 200 matches dans l'enceinte caennaise, celui qu&nbsp;...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<!-- sofoot --><i> <strong>Le mois de juin s'achève, et vous n'avez pas encore eu droit à votre dose de Fan du Mois. Heureusement, le mois de juin, c'est aussi le mois de la Fête des Pères, et ça tombe bien, parce que s'il y a bien un Fan qui mérite d'être honoré parmi tous les autres, c'est mon papa. Celui qui m'a emmené pour la première fois au Stade Michel d'Ornano, celui qui m'a acheté mon premier maillot rouge et bleu, celui avec qui j'ai partagé quelque chose comme 200 matches dans l'enceinte caennaise, celui qui m'a fait aimer le SM Caen, tout simplement. Celui que j'aime, enfin. Il méritait bien une interview de Fan du Mois, le bougre...</strong> </i><br/><br/><strong>1. Quelle place doit viser le Stade Malherbe lors de la saison prochaine ?</strong><br/><br/>10e. Soyons ambitieux.<br/><br/><strong>2. Quel est le premier match du Stade Malherbe auquel tu as assisté ?</strong> <br/><br/>Je suis incapable de me rappeler du premier match que j'ai vu. Je sais que c'était au stade Venoix... Je crois qu'on a eu les places grâce au lycée de ta soeur. Enfin, tout ça, c'était avant que mes enfants n'aient la bonne idée de m'offrir un abonnement et que je devienne accro pour de bon. Venoix, c'était autre chose que d'Ornano. Une autre époque... Je me souviens que les supporteurs tapaient comme des fous sur la tôle pour manifester leur joie. Il y avait davantage de chants dans les tribunes, et un peu plus de musique...<br/><br/><strong>3. Quel est le joueur le plus élégant qui a porté les couleurs du SMC ?</strong><br/><br/>Mostovoï, évidemment.<br/><br/><strong>4. Si tu devais solliciter un joueur du Stade Malherbe pour un déménagement, tu appellerais Korr Sarr, qui va truander sur le nombre de meubles qu'il aura déplacés, Seyni N'Diaye, qui ne réussira sans doute pas à cadrer l'armoire normande dans la camionnette, ou Alex Di Rocco, qui va dégommer tes capsules Nespresso, ne jamais toucher un carton, et finir par te dire que tu n'as pas vu le "vrai Alex Di Rocco qui déménageait à Sedan" ?</strong><br/><br/>Alex Di Rocco... Il ne peut pas être plus mauvais déménageur qu'il était attaquant... En plus, il en a la carrure...<br/><br/><strong>5. Fortin et Dumas sont sur un paquebot. Le paquebot coule. On les laisse couler aussi ou on demande à Nico Seube de sauter à l'eau et de tirer le paquebot jusqu'à la rive à la force des cheveux ?</strong><br/><br/>On sauve Fortin et Dumas, pour ne pas que le Stade Malherbe coule à son tour... Ils ne sont peut-être pas les meilleurs mais ils ont réussi  à nous maintenir en Ligue 1, après tout... En revanche on oblige Seube à se couper les cheveux. Il faut arrêter de déconner : à notre époque, cette coupe-là ne va à personne.<br/><br/><strong>6. Quels sont les dosages d'un whisky coca à la Casa de Jimmy : moitié Coca/moitié whisky, trois quarts wisky/un quart Coca, ou que du whisky dans un verre en forme de canette de Coca ?</strong> <br/><br/>Moitié coca , moitié whisky : il n'a jamais eu un très bon niveau, il n'a pas dû mettre beaucoup d'argent de côté ; un sou est un sou...<br/><br/><strong>7. C'est qui le plus fort : Rix, Mostovoï, Gouffran, El Arabi ou Van La Parra ?</strong><br/><br/>Mostovoî , c'était le plus fort, mais j'ai un petit faible pour Gouffran car mon fils était fan et que je suis nostalgique de cette époque...<br/><br/><strong>8. Est-ce que tu penses pouvoir niquer Dumas sur un 100 mètres ?</strong> <br/><br/>Oui, d'ailleurs, je suis plus élégant et sûrement plus sportif que lui maintenant. La preuve, je viens de faire Bayeux - Carcassonne en vélo.<br/><br/><strong>9. Il paraît qu'on a vendu Toudic 2 millions à Lens... Ils sont donc vraiment tous alcooliques dans le Nord ?</strong> <br/><br/>Peut-être que dans le Nord, ils sont restés au Franc... Une bonne bonne chose pour Caen parce que Toudic n'a pas le niveau pour rester en Ligue 1... Les Lensois doivent avoir le moral au plus bas pour le recruter... Les Pauvres ! Oui, là, c'est sûr, ils se remontent le moral en augmentant les doses de Leffe.<br/><br/><strong>10. Pourquoi Malherbe's Poetry est indispensable à ton existence ?</strong><br/><br/>J'apprécie le style d'écriture, l'humour, les anecdotes... Je me demande souvent où l'auteur va chercher ses idées, ses références... Chose étrange : il s'exprime vaguement dans le même style que mon fils...<br/><br/><strong>La bande-son du Fan :</strong> <i>Vélo</i>, de Bénabar]]></content:encoded>
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	</item>
		<item>
		<title><![CDATA[Le bilan 3/3 : les chiffres]]></title>
		<link><![CDATA[http://www.sofoot.com/le-bilan-3-3-les-chiffres-143498.html]]></link>
		<guid isPermaLink="true"><![CDATA[http://www.sofoot.com/le-bilan-3-3-les-chiffres-143498.html]]></guid>
		<dc:date><![CDATA[2011-06-22T16:11:07Z]]></dc:date>
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		<dc:creator>SoFoot</dc:creator>
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Pour finir en beauté notre petit bilan de la dernière saison, voici les stats futiles, les chiffres à la con, les records débiles, bref, tout ce qu'il faut pour briller en société... Enjoy !

7 : c'est le nombre de buts qu'a marqué Youssef El Arabi alors que le Stade Malherbe a tout de même perdu la rencontre. 7 sur 17, putain ! Bande d'ingrats.

11 : c'est le nombre de cartons jaunes récoltés par Damien Marcq et Sambou Yatabaré, respectivement en 28 et 25 matches disputés. Notons que&nbsp;...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<!-- sofoot --><strong>Pour finir en beauté notre petit bilan de la dernière saison, voici les stats futiles, les chiffres à la con, les records débiles, bref, tout ce qu'il faut pour briller en société... Enjoy !</strong><br/><br/><strong>7 :</strong> c'est le nombre de buts qu'a marqué Youssef El Arabi alors que le Stade Malherbe a tout de même perdu la rencontre. 7 sur 17, putain ! Bande d'ingrats.<br/><br/><strong>11 :</strong> c'est le nombre de cartons jaunes récoltés par Damien Marcq et Sambou Yatabaré, respectivement en 28 et 25 matches disputés. Notons que Marx a eu la bonne idée de ne jamais récolter un rouge, alors que Yatab' s'est vu administrer deux biscottes à la confiture de fraise. Avec Yatabaré, vous ne viendrez plus chez nous par hasard.<br/><br/><strong>25 :</strong> c'est le nombre de joueurs utilisés par Franck Dumas en Ligue 1 cette saison. La vache, c'est aussi le numéro de Yatabaré... Toutes les pistes mènent donc vers lui ?<br/><br/><strong>38 :</strong> c'est le nombre de rencontres disputées par le SMC au cours de la saison, oui. Mais c'est aussi le nombre de matches joués par Youssef El Arabi et... Kandia Traoré. Vrai de vrai. Les deux hommes, et eux seuls, ont pris part à toutes les rencontres de leur équipe, en tant que titulaire ou en tant que remplaçant. El Arabi est apparu 36 fois en tant que titulaire, et Kandia 24 seulement. Oui, Dumas manquait cruellement d'options offensives. Mais tout ça, c'était avant Mbaye Niang, pas vrai ?<br/><br/><strong>6 :</strong> puisqu'on parle de lui, c'est le nombre de buts marqués par Kandia Traoré cette saison. Soit un but toutes les 345 minutes environ. Soit un peu plus d'un but tous les quatre matches. Et à titre de comparaison, Niang, c'est un but toutes les 113 minutes. Dur, dur, d'être un Kandia. Surtout un vieux Kandia.<br/><br/><strong>45 :</strong> c'est donc le nombre de points théoriques (un de plus que le premier relégable) qu'il fallait pour se sauver cette saison. Ne le dites surtout pas à Arles-Avignon...<br/><br/><strong>4 :</strong> c'est le nombre de matches disputés par Titi Deroin cette saison. Bon, évidemment, personne ne l'a reconnu, il était déguisé en Benjamin Nivet.<br/><br/><strong>20 540 :</strong> c'est la meilleure affluence du stade Michel d'Ornano cette saison. Et elle a été réalisée lors de la dernière journée, lors de la réception de l'Olympique de Marseille. C'est sûr que jouer sa survie contre l'OM, ça ameute les foules. Signalons que la barre des 20 000 spectateurs n'a été franchie qu'à deux reprises cette saison, contre Lens et Marseille. La moyenne de spectateurs avoisine les 16 000 spectateurs, ce qui place Malherbe à la douzième place du classement sur ce critère.<br/><br/><strong>4 :</strong> c'est le nombre de buts inscrits par le Stade Malherbe de Caen au Stade du Ray, face à Nice. 0-4, c'est la plus large victoire obtenue par le SMC à l'extérieur de toute son histoire en première division française.<br/><br/><strong>8 :</strong> c'est le nombre de saisons passées par Franck Dumas au poste d'entraîneur du Stade Malherbe, dont 7 complètes (4 matches seulement lors de la saison 2003-2004), et en admettant que Parizon et Garande ne sont là que pour les diplômes (histoire de ne pas être hypocrite). C'est donc fait, Francky est l'entraîneur qui est resté le plus longtemps à la tête des Rouge et Bleu, devançant Jean Gast (entraîneur entre 1935 et 1936 puis entre 1938 et 1944).<br/><br/><strong>7 :</strong> c'est la place qu'occupe le Stade Malherbe sur le classement des matches à l'extérieur. Ce qui est moins glop, c'est que le SMC est 17e pour les matches à domicile. Pour les autres classements à la con, Caen est la 6e meilleure attaque de Ligue 1 (à égalité avec l'ASSE et Lorient), mais aussi la 18e défense du championnat (seuls Lens et Arles-Avignon ont fait pire). De même, Caen est 16e au classement si on ne prend en compte que la 1e mi-temps des 38 matches disputés, et 10e si on ne prend en compte que la seconde mi-temps. Voilà, vous dormirez moins cons, ce soir. De rien.<br/><br/><strong>19 :</strong> c'est la place du SMC au classement du fair-play. 81 cartons jaunes récoltés (personne n'a fait mieux) et 4 cartons rouges (merci Sambou deux fois, Sorbon et Heurtaux). Putain, heureusement qu'il y avait Montpellier pour passer pour une équipe de bouchers... Notons que Brest est premier du classement avec 50 points, Lille deuxième avec 57 points, Sochaux troisième avec 60 points. Malherbe totalise 93 points, et Montpellier 105. 9 cartons rouges, pour les Loulou Boyz. La vache...<br/><br/><strong>2 :</strong> c'est le nombre de diffusions du Stade Malherbe à la télévision, en match décalé (donc si on exclut Sport + et le multiplex). Les deux fois, c'était sur Orange Sport (Caen - Brest et Caen-Lille). Je sais pas ce qu'on a fait à Canal, mais franchement, ils sont pas sympatoches. Vous me direz, on a perdu les deux fois, aussi. L'anonymat, il n'y a rien de plus doux.<br/><br/><strong>6 :</strong> c'est la place qu'occupe le Stade Malherbe au terme de la saison dans le championnat des Tribunes, avec 158 points, derrière Marseille (201 points), Brest (192), Lille (191), Lorient (175) et Lyon (169). Pour ceux qui, comme moi, ne pigent rien à ce classement mais sont contents d'être 6e, vous pouvez consulter le règlement de ce truc bizarre <a href="http://www.lfp.fr/ligue1/championnatFranceTribunes">ici</a>.<br/><br/><strong>1 :</strong> c'est le nombre de bite et le nombre de couteau de Nicolas Seube. S'il en avait le double, on serait en Ligue des Champions.]]></content:encoded>
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	</item>
		<item>
		<title><![CDATA[Le bilan 2/3 : LES TEMPS FORTS]]></title>
		<link><![CDATA[http://www.sofoot.com/le-bilan-2-3-les-temps-forts-143263.html]]></link>
		<guid isPermaLink="true"><![CDATA[http://www.sofoot.com/le-bilan-2-3-les-temps-forts-143263.html]]></guid>
		<dc:date><![CDATA[2011-06-14T12:55:02Z]]></dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>SoFoot</dc:creator>
		<description><![CDATA[<img align="left" src="">
Ce qu'il y a de bien avec le Stade Malherbe, c'est que chaque saison qu'il passe en Ligue 1 ressemble à un long métrage d'Hitchcock : on ne sait jamais trop comment ça va se terminer, on passe son temps à craindre le pire, on passe par toutes les émotions, on se fait dessus, et une fois que c'est terminé, on en redemande. Retour sur la saison des Francky Boyz en dix dates.

 1. 2e journée : Caen 3-2 Lyon 

Le jour où Caen se hisse sur les hauteurs de L1. Au soir de la 2e journée, le SMC&nbsp;...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<!-- sofoot --><strong>Ce qu'il y a de bien avec le Stade Malherbe, c'est que chaque saison qu'il passe en Ligue 1 ressemble à un long métrage d'Hitchcock : on ne sait jamais trop comment ça va se terminer, on passe son temps à craindre le pire, on passe par toutes les émotions, on se fait dessus, et une fois que c'est terminé, on en redemande. Retour sur la saison des Francky Boyz en dix dates.</strong><br/><br/><i> <strong>1. 2e journée : Caen 3-2 Lyon</strong> </i><br/><br/>Le jour où Caen se hisse sur les hauteurs de L1. Au soir de la 2e journée, le SMC partage le fauteuil de leader avec le Téfécé. Difficile à imaginer dix jours plus tôt, alors que Malherbe s'apprête à se goinfrer l'OM en guise d'apéro et les Gones pour les hors d'oeuvre. Et pourtant... Le Stade Malherbe tape les Champions de France en titre sur leur terrain et dévore l'armada lyonnaise dans la foulée, au terme d'un match plus que réjouissant. Alors que la victoire en terres phocéennes fut un tantinet heureuse, bien que méritée (deux ou trois énormes occases loupées par l'OM, un premier but plutôt heureux de Nico Seube grâce à un Mandanda aux fraises, but de la victoire inscrit dans les ultimes secondes...), le triomphe des Caennais face à l'OL ne souffre aucune contestation. Combatifs, inspirés, joueurs, talentueux et surtout, jamais démoralisés, bien que les Lyonnais soient revenus au score par deux fois au cours de la première demi-heure, les Boyz se gavent. Le SMC réussit son combe-back en Ligue 1 de la plus belle des façons et, comme à son habitude, frappe fort là où on ne l'attend, parfois contre les cadors de L1 - avant de se viander contre les tâcherons du ballon rond, mais c'est un détail. Cerise sur le gâteau : le petit monde du football français découvre Youssef El Arabi, qui plante son deuxième caramel en deux matches, d'un lob absolument délicieux sur Hugo Lloris. Après l'égalisation de Gomis, c'est Sambou Yatabaré qui redonne l'avantage aux siens, sur un malentendu. Sauf que Gomis égalise de nouveau, le coquin, bien qu'il soit légèrement hors-jeu. Yohan Mollo, déjà dans tous les bons coups, fait expulser Anthony Réveillère et dépose un coup franc sur N'Diaye, lequel réussit un enchaînement diabolique, à base de contrôle en forme de parapluie et de reprise dans la foulée. Allégresse dans les travées de d'Ornano, Malherbe démarre sa saison comme une fusée et on se réjouit d'avoir retrouvé nos Francky Boyz comme on les aime, capables de nous régaler. Seulement, tous les supporteurs du SMC savent déjà que plus dure sera la chute.<br/><br/><i> <strong>2. 11e journée : Caen 2-3 Nancy</strong> </i><br/><br/>Le jour où les choses ont commencé à dérailler. Après une entame de match pas dégueulasse, les Francky Boyz baissent le pied, complètement lessivés physiquement et carrément paumés tactiquement.  Youssef plante son caramel salé, Don Dumas et ses ouailles sont persuadés d'avoir le match en main, mais reculent petit à petit jusqu'à offrir des opportunités de but à des Nancéens qui n'en demandaient pas tant. Sans compter que Tafforeau croit jouer avec un maillot blanc. Hadji plante un péno provoqué par l'ancien Lillois, qui s'en va donner l'avantage à l'ASNL lui-même quelques instants plus tards, d'un soyeux CSC. Malgré l'égalisation de Traoré pour Malherbe, c'est un autre Traoré, lorrain celui-là, qui vient sceller le sort de la rencontre. Il a suffi d'une petite heure sur le pré pour voir les Francky Boyz se désagréger. Envolé, l'enthousiasme du début de saison. Envolée, l'imprévisibilité. Il ne reste que les doutes, les approximations, et le moral en berne. Et tout cela pour un petit moment. Le SMC vient d'inaugurer une série de six défaites consécutives en championnat, passant de la 10e à la 19e place. Maintenant, c'est certain : le Stade Malherbe est de retour.<br/><br/><i> <strong>3. 14e journée : Paris 2-1 Caen</strong> </i><br/><br/>Le jour où Erdinç a été un tueur devant le but. Au cours de cette fameuse série à la caennaise de contre-performances aussi étourdissantes qu'exaspérantes, le Stade Malherbe ne s'est pas complètement perdu en cours de route. Après Nancy et son remake face à Arles-Avignon, les Normands touchent le fond de la piscine lors de la réception de Lille avant de tenter de se propulser vers la surface. En vain... Au Parc des Princes, Caen réalise un excellent match, gênant considérablement les plans parisiens. Nenê est anesthésié par Sorbon, le milieu parisien est à la peine, et la défense malmenée par les accélérations du trident Hamouma / Mollo / El Arabi. Malheureusement, Messi-du-14 loupe une occase en or, et les hommes de Kombouaré sont un peu plus réalistes. Une tête de Hoarau et un contrôle génial suivi d'une finition impeccable d'Erdinç achèvent les espoirs des Francky Boyz. Comme dans toute bonne série noire, le manque de réussite succède aux maladresses et aux faiblesses les plus criantes. El Arabi s'en va quand même planter son petit but pour du beurre en fin de match, comme d'hab, mais cela ne change rien à l'affaire. Caen est dans la merde jusqu'au cou.<br/><br/><i> <strong>4. 16e journée : Toulouse 1-0 Caen</strong> </i><br/><br/>Le jour où Malherbe crut être perdu pour de bon. Après avoir sombré face à Sochaux, en s'inclinant 3-0 à domicile, ce qui pique quand même un tout petit peu, les Boyz se rendent au Stadium la tête dans le sac. Rien ou presque à se mettre sous la dent, dans un match aussi emballant qu'un film avec Clovis Cornillac. Clou du spectacle : Malherbe encaisse un but de Santander, un mec d'une nullité telle qu'il suffit de le voir jouer une seule fois pour se convaincre qu'il est l'antithèse d'un attaquant moderne. Le SMC pointe à la 19e place, et tout le monde semble convaincu que Malherbe ne s'en remettra jamais. Nous aussi.<br/><br/><i> <strong>5. 19e journée : Caen 1-0 Rennes</strong> </i><br/><br/>Le jour où Dumas a joué au plus malin. Un observateur distrait pourrait juger que la victoire face à Rennes ce jour-là a relancé une équipe en pleine décrépitude et a offert un nouvel élan au SMC. Pas faux. Un observateur encore plus distrait considérerait que Franck Dumas est le grand artisan de cette victoire face au Stade Rennais, parce qu'il a su mettre au placard ses ambitions de jeu pour resserrer le bloc-équipe autour d'une défense bien en place, tout en maintenant un pressing bas mais sans espace entre les lignes. En vérité, Malherbe a du bol, et c'est sans doute plus important encore. Hamouma se montre enfin décisif et lance enfin sa saison, qu'il poursuivra désormais sur les chapeaux de roue jusqu'à son terme. Rennes a déjà la tête aux cadeaux de Noël, et n'a pas trop envie de se bouger le cul. Caen a une chance monstre, et un gardien qui se révèle capable de se sublimer pour empêcher les Bretons d'égaliser. Le genre de victoires qui ne peut être due au hasard : pour la première fois depuis longtemps en Ligue 1, les Caennais semblent en mesure d'arracher des points et de conserver un score acquis dans la souffrance. Caen semble en mesure de faire fructifier sa réussite.<br/><br/><i> <strong>6. 18e journée : Lens 2-0 Caen</strong> </i><br/><br/>Le jour où Caen a maté <i>Retour Vers Le Futur</i> dans le bus menant à Bollaert. Les Francky Boyz considèrent qu'ils doivent jouer la 18e journée dans l'état d'esprit qui était le leur entre la 17e et la 19e journée. Sur la lancée de sa victoire plutôt heureuse à Brest, Malherbe loupe une occasion en or de se hisser hors de la zone de relégation et sombre complètement à Bollaert, réussissant même l'exploit d'encaisser un but de Toifilou Maoulida. Le non-match absolu. Finalement, Caen n'est pas guéri.<br/><br/><i> <strong>7. 23e journée : Bordeaux 1-2 Caen</strong> </i><br/><br/>Le jour où Caen a maté <i>Heat</i> dans le bus menant à Chaban-Delmas. Tous les astres s'étaient alignés pour offrir à Malherbe une rédemption. Après une ouverture du score signée Traoré, grâce à un vrai but à la Van Nistelrooy, tout en déviation ajustée, les Francky Boyz entassent les parpaings devant les cages et se planquent derrière les sacs de sable. On y a cru un moment, mais les vieux démons du SMC resurgissent. En 5 minutes, tout s'effondre. Au retour des vestiaires, les Bordelais s'énervent enfin. Modeste commence par égaliser, et puis Gouffran s'en va planter le but du K.O. dans la foulée. Sauf que non. Le Gouff', décidément un grand veinard, est signalé très injustement hors-jeu et Marcq l'envoie à l'hosto, une jambe sous le bras. Et comme si ça ne suffisait pas, Hamouma redonne l'avantage à Caen dans les ultimes secondes de la partie, d'une tête à peine croyable. Malherbe va se sauver, c'est sûr. Non ?<br/><br/><i> <strong>8. 31e journée : Sochaux 3-2 Caen</strong> </i><br/><br/>Le jour où Caen a bradé son maintien. Encore. En enchaînant une troisième défaite consécutive, après celles concédées face à Lille puis à domicile contre le PSG, Malherbe a failli dire adieu à la Ligue 1 pour de bon. Malgré une entame enthousiasmante, et un premier but dans les dix premières minutes, les Francky Boyz brillent de nouveau par leur irrégularité, et ne tiennent pas plus de 5 minutes. Chochaux plante sur corner, et les Boyz lâchent l'affaire. En seconde période, Thébaux se troue gentiment permettant à Maïga de planter une première fois. L'attaquant des Lionceaux, caviardisés par Marvin Martin, récidive et règle l'addition. <i>As usual</i>, Caen plante pour du beurre en fin de rencontre (comme lors des deux derniers matches). Voilà, on attendait une fin de match bien salée, eh bien nous y sommes. Pas sûr que l'aborder sur trois défaites consécutives soit une façon idéale de se maintenir.<br/><br/><i> <strong>9. 33e journée : Nice 0-4 Caen</strong> </i><br/><br/>Le jour où les choses ont changé. Non, le SMC n'a pas une gueule de relégable. Ou plutôt : il y a des équipes qui ont quand même davantage une tronche de condamné à mort. Monaco par exemple, mais aussi Nice. Les Aiglons traversent une année bien glauque, sans doute plus encore que les Normands. Hamouma par deux fois, Mollo puis El Arabi saccagent le Stade du Ray, et pulvérisent une équipe de Nice complètement à la masse. Avant un sprint final qui tient des épreuves d'Hercule (Rennes, Montpellier, Lyon et Marseille), les Caennais mettent les choses au point : ils ne sont pas morts, loin de là, et ils vendront chèrement leur peau. Les Niçois paient pour voir.<br/><br/><i> <strong>10. 36e journée : Caen 2-0 Montpellier</strong> </i><br/><br/>Le jour où Caen s'est sauvé. Oui, on a eu peur jusqu'au bout. Mais c'est bien contre les Loulou Boyz que Malherbe s'est sauvé pour de bon. Dans un match qui sent bon le coup-fourré, les Caennais brillent par leur solidité offensive, qui se confirme de match en match, et leur efficacité en contre. Deux coups de poignard signés Hamouma (but magnifique) et Traoré, servi par le génial lutin normand, propulsent les Francky Boyz sur les bons rails et, mieux encore, semblent les convaincre enfin de leur capacité à surprendre et à gagner un match au couteau. Car il ne faut pas s'y tromper : si Caen mérite cette victoire, Montpellier a eu une sacrée pelletée d'occasions et aurait largement pu ramener un point de son voyage en Normandie. Sauf que Caen est en mode commando, et ne lâchera plus rien. Deux journées plus tard, Malherbe neutralise Lyon (0-0) à Gerland puis torpille l'OM avant de se relâcher un poil au moment de sabrer le champagne. Rien à foutre, finalement. Caen est maintenu.]]></content:encoded>
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		<title><![CDATA[Le calendrier 2011-2012]]></title>
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		<dc:date><![CDATA[2011-06-10T10:54:28Z]]></dc:date>
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		<dc:creator>SoFoot</dc:creator>
		<description><![CDATA[<img align="left" src="">
Allez hop, la LFP vient de publier le calendrier de la Ligue 1 2011-2012. Voici donc le parcours du Stade Malherbe l'an prochain. Joie. Je précise que les dates avancées ci-dessous peuvent être modifiées en cours de saison en cas de retransmission télévisée (mais on s'en fout, on passe jamais à la téloche). Donc vous êtes gentils, vous faites Ctrl + P, puis OK, et vous collez ça sur votre frigo.

 Phase des matches aller : 

1. Caen - Valenciennes : 06.08.2011

2. Sochaux - Caen : 13.08.&nbsp;...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<!-- sofoot --><strong>Allez hop, la LFP vient de publier le calendrier de la Ligue 1 2011-2012. Voici donc le parcours du Stade Malherbe l'an prochain. Joie. Je précise que les dates avancées ci-dessous peuvent être modifiées en cours de saison en cas de retransmission télévisée (mais on s'en fout, on passe jamais à la téloche). Donc vous êtes gentils, vous faites Ctrl + P, puis OK, et vous collez ça sur votre frigo.</strong><br/><br/>-------------<br/><br/><i> <strong>Phase des matches aller :</strong> </i><br/><br/>1. Caen - Valenciennes : 06.08.2011<br/><br/>2. Sochaux - Caen : 13.08.2011<br/><br/>3. Caen - Lille : 20.08.2011<br/><br/>4. Rennes - Caen : 27.08.2011<br/><br/>5. Caen - Toulouse : 10.09.2011<br/><br/>6. Auxerre - Caen : 17.09.2011<br/><br/>7. Caen - Lyon : 21.09.2011<br/><br/>8. Évian - Caen : 24.09.2011<br/><br/>9. Caen - Nice : 01.10.2011<br/><br/>10. Brest - Caen : 15.10.2011<br/><br/>11. Caen - Montpellier : 22.10.2011<br/><br/>12. Paris SG - Caen : 29.10.2011<br/><br/>13. Caen - Dijon : 05.11.2011<br/><br/>14. Ajaccio - Caen : 19.11.2011<br/><br/>15. Bordeaux - Caen : 26.11.2011<br/><br/>16. Caen - Marseille : 03.12.2011<br/><br/>17. Saint-Étienne - Caen : 10.12.2011<br/><br/>18. Caen - Nancy : 17.12.2011<br/><br/>19. Lorient - Caen : 21.12.2011<br/><br/>---------------<br/><br/><i> <strong>Phase des matches retour :</strong> </i><br/><br/>20. Caen - Rennes : 14.01.2012<br/><br/>21. Toulouse - Caen : 28.01.2012<br/><br/>22. Caen - Auxerre : 04.02.2012<br/><br/>23. Lyon - Caen : 11.02.2012<br/><br/>24. Caen - Évian : 18.02.2012<br/><br/>25. Nice - Caen : 25.02.2012<br/><br/>26. Caen - Brest : 03.03.2012<br/><br/>27. Montpellier - Caen : 10.03.2012<br/><br/>28. Caen - Paris SG : 17.03.2012<br/><br/>29. Dijon - Caen : 24.03.2012<br/><br/>30. Caen - Ajaccio : 31.03.2012<br/><br/>31. Caen - Bordeaux : 07.04.2012<br/><br/>32. Marseille - Caen : 15.04.2012<br/><br/>33. Caen - Saint-Étienne : 21.04.2012<br/><br/>34. Nancy - Caen : 29.04.2012<br/><br/>35. Caen - Lorient : 02.05.2012<br/><br/>36. Lille - Caen : 05.05.2012<br/><br/>37. Caen - Sochaux : 12.05.2012<br/><br/>38. Valenciennes - Caen : 20.05.2012<br/><br/>---------------<br/><br/><i> <strong>Retrouvez ici le calendrier complet de Ligue 1 :</strong> </i><br/><br/>http://www.lfp.fr/calendriers/2011_2012/Ligue_1_2011_2012.pdf]]></content:encoded>
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		<title><![CDATA[Die another day - Le Bilan 1/3 - LES NOTES]]></title>
		<link><![CDATA[http://www.sofoot.com/die-another-day-le-bilan-1-3-les-notes-143133.html]]></link>
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		<dc:date><![CDATA[2011-06-06T13:15:32Z]]></dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>SoFoot</dc:creator>
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Les Francky Boyz, après un an passé à batailler dans les tréfonds du classement, ont gagné le droit de passer un an supplémentaire en Ligue 1. Un maintien acquis dans la souffrance et pourtant mérité, pour une bonne moitié de l'effectif au moins. Et comme l'heure du bilan a sonné, il est temps de faire une petite revue d'effectif. En route, mauvaise troupe.

Alexis Thébaux : 7,5 / 10

Si le Stade Malherbe jouera contre Marseille, Lyon, Lille ou le Paris Saint-Germain l'an prochain, c'est s&nbsp;...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<!-- sofoot --><strong>Les Francky Boyz, après un an passé à batailler dans les tréfonds du classement, ont gagné le droit de passer un an supplémentaire en Ligue 1. Un maintien acquis dans la souffrance et pourtant mérité, pour une bonne moitié de l'effectif au moins. Et comme l'heure du bilan a sonné, il est temps de faire une petite revue d'effectif. En route, mauvaise troupe.</strong><br/><br/><strong>Alexis Thébaux : 7,5 / 10</strong><br/><br/>Si le Stade Malherbe jouera contre Marseille, Lyon, Lille ou le Paris Saint-Germain l'an prochain, c'est sans doute à son gardien qu'il le doit avant tout. Promu titulaire il y a deux ans, après le départ de Vincent Planté à Sainté, l'ancien Nantais aura toujours bénéficié d'une confiance aveugle de la part de son staff et des supporteurs, et sans concurrence sérieuse, il s'est imposé comme un dernier rempart digne de la Ligue 1. Auteur d'une saison pleine, et de performances parfois dantesques (Rennes 19e journée, Brest 20e, Montpellier 36e), il ne pourra être tenu responsable que de quelques petites tuiles parfois dommageables certes, mais qui ne pèsent pas bien lourd face aux parades déterminées et déterminantes du goalkeeper normand. La farce du penalty toulousain (32e journée) et les quelques sorties calamiteuses (Valenciennes 24e, par exemple) sont déjà oubliées. Alexis Thébaux est un très bon gardien, parfaitement taillé pour squatter les bois d'une équipe habituée à encaisser sa cinquantaine de pions par an. Précieux sur sa ligne, encore plus habile lorsqu'il s'agit de sortir dans les pieds, il n'est réellement pris en défaut que lorsque le danger vient des ailes (on l'a vu contre Lyon très à l'aise face à Lisandro à cinq mètres du but et un peu paumé sur une tentative de centre foireuse de Cissokho). La légende dit qu'une équipe qui vise le titre de Champion de France doit se targuer d'avoir un gardien apte à sauver entre 6 et 10 points sur l'ensemble de la saison. Malherbe n'est peut-être pas encore prêt à jouer l'Hexagoal, mais on a déjà un gardien qui fera l'affaire.<br/><br/><strong>Thomas Bosmel : 4 / 10</strong><br/><br/>On sait tous à quel point être gardien remplaçant est une plaie. Parce que le gardien titulaire est un ogre qui ne laisse que des miettes à ses compères en termes de temps de jeu. Mais aussi parce qu'il est particulièrement difficile de briller quand on a l'occasion de revêtir les gants pour une période toujours éphémère. Demandez à Benoît Costil, si vous ne craignez pas pour vos dents. Sans déconner, gardien remplaçant, c'est le métier le plus ingrat du monde, sauf qu'on est quand même payé comme un roi pour ne rien foutre. Thomas Bosmel n'a eu que trois rencontres pour se mettre en valeur. Profitant de l'indisponibilité de Thébaux et du deuxième gardien, Damien Perquis, et déjà mis sous pression à l'évocation par la presse du nom de Mandanda sur le banc, Thomas Bosmel n'aura pas vraiment su profiter de son faible temps de jeu pour attiser un peu plus notre curiosité. Trois matches seulement, face à Nancy (défaite 2-0), Arles-Avignon (victoire 2-0) et Lille (défaite 3-1), pour un bilan mi-figue mi-raisin : quelques interventions plutôt chouettes, et une perf loin d'être dégueulasse face aux artilleurs champions de France, mais beaucoup plus de fébrilité et d'hésitations contre les adversaires plus modestes. Eh oui : être gardien remplaçant, c'est avoir sa chance, un jour, pendant quelques minutes, et disparaître à nouveau pour l'éternité si on ne parvient pas à la saisir. Ciao, Thomas.<br/><br/><strong>Damien Perquis : 4 / 10</strong><br/><br/>Le bilan n'est pas plus avantageux pour notre 2e gardien, qui a eu la bonne idée d'être indisponible pour prendre la relève lorsque la porte s'est ouverte en championnat, et qui aura dû se contenter de deux matches de Coupe de la Ligue (une victoire contre Arles-Avignon sur le score de 1-0 et puis une défaite salée 4-1 à Lille) et d'un match de Coupe de France (Caen 0-1 Lyon) au cours desquels il n'eut pas vraiment de bol. Deux matches sur trois contre des équipes q
