<![CDATA[Malherbe's Poetry - SO FOOT.com]]> fr www.sofoot.com <![CDATA[Malherbe's Poetry - SO FOOT.com]]> <![CDATA[Canaris au nez et à la barbe [SMC - FCN]]]> text/html fr SO FOOT SM CAEN - FC NANTES : 0-1 36e journée de Ligue 2 Match aller : Nantes 2-1 Caen Buteur : Djordjevic Arbitre : M. Duhamel. Spectateurs... :…]]> SM CAEN - FC NANTES : 0-1

36e journée de Ligue 2

Match aller : Nantes 2-1 Caen

Buteur : Djordjevic

Arbitre : M. Duhamel.

Spectateurs... : 19 751.

Rassasiés par le spectacle ? : 2/5. Un affrontement décisif pour la montée finalement peu captivant dans le jeu, avec une petite demi-douzaine d'occasions à se mettre sous la dent.

Le geste du match : la leçon de contre menée par les Nantais sur l'occasion qui leur permet d'inscrire le seul but du match. Un dégagement lumineux de Rémy Riou jusqu'à Vincent Bessat, qui maîtrise le ballon puis adresse un centre parfait pour Djordjevic, lequel se détend et trompe Perquis d'une reprise qui tient davantage des arts martiaux que du football. Magnifique. Un autre football est possible.

L'anti-geste du match : le dégagement de furieux de Mat' Duhamel en toute fin de match, il est vrai injustement sanctionné alors qu'il était victime d'une faute. Mais prendre un carton jaune parce qu'on tente de gagner du temps en étant mené au score, c'est tout de même assez savoureux.

L'homme du match : c'est quand même quelque chose, ce Vincent Bessat... Chacune de ses prises de balle s'effectue dans le sens du but, chacune de ses orientations s'avère aussitôt judicieuse, chacune de ses prises de risque est instantanément payante.

L'anti-homme du match : héroïque à Monaco, Romain Poyet a cette fois connu toutes les peines du monde pour se mettre en valeur. Signalé hors-jeu sur sa seule réelle opportunité du match (sur une ouverture de Laurent Agouazi qui nous a rappelé le pion inscrit la semaine dernière), il n'a jamais pu se dépêtrer du marquage collé-serré de la charnière des Canaris, et n'a pas été davantage inspiré en tentant de se décentrer ou de se désaxer.

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~



C'est quand même bien foutu, le football, parfois.

Voilà, la croisière vient de prendre fin. Le paquebot caennais voit désormais filer les hors-bords monégasques, nantais et guigampais à l'assaut des rivages ensoleillés de la Ligue 1, et les tentatives de Patrice Garande de foutre les canots à la mer et de ramer comme un furieux auront été vaines. Le succès enregistré à Monaco la semaine passée n'est pas devenu un leurre pour autant, même s'il fut acquis avec beaucoup de réussite, mais 90 minutes ont suffi aux Nantais pour écarter Malherbe de la course au podium, sans se mettre réellement en danger. Le SMC n'a pas usurpé son statut de candidat à la montée jusque dans les derniers hectomètres de ce marathon haletant, mais n'était tout simplement pas à la hauteur de ses concurrents. Ses manquements sont aussi évidents que l'ont été les qualités qui lui ont permis de ne jamais quitter le quintette de tête. Malherbe n'a pas séduit, mais Malherbe a mené sa barque. Malherbe ne s'est jamais effondré, mais Malherbe a failli.

Pourtant, ça commençait drôlement bien, cette histoire. Interrogé au micro d'Eurosport, une demi-heure avant le coup d'envoi, sur la déroute atomique des Lensois sur le terrain de Guingamp vendredi dernier, le président Fortin avait décidé de poser ses bollocks sur le front du président Dayan (RC Lens), en pointant du doigt le manque de professionnalisme des joueurs et de son encadrement, visiblement peu concernés par la fin du championnat, et ironisant sur la composition d'équipe d'Éric Sikora, dont il se demande s'il ira jusqu'à aligner "les U15 la prochaine fois". Ha ha ha. C'est parfait. C'est gratos, inutile, mais c'est jouissif. Comme l'est la saillie finale, en forme de gros doigt d'honneur enfoncé jusqu'au fond du nez de Dayan : "Ce ne serait pas passé comme ça avec le président Martel". Bim. T'es gentil, tu ramasses tes dents, et tu vas jouer ailleurs. Luc Dayan, qui décroche son téléphone et exige un droit de réponse en fin de rencontre, s'enlise dans la vase plutôt que de le prendre sur le même ton, celui de l'ironie et des SCUD expédiés à demi-mots droits dans le buffet de son détracteur. N'allez pas croire que notre glorieux Leader Fortin se dédouane de quoi que ce soit, en prévision d'un éventuel échec dans la course à la montée : il est juste vénère, et lui qui s'avère généralement aussi prolixe qu'un proxénète tchétchène dès qu'on le colle derrière un micro n'a pas hésité à sortir les obus de 50 pour les balancer sur tout ce qui pouvait ressembler de près ou de loin à un obstacle entre son club et son objectif. Fortin y croit. Garande y croit. Les joueurs y croient. Malherbe navigue dans la bonne direction.



Le problème, c'est que l'espoir ne suffit pas toujours. Malherbe manque tout simplement de talent. Oh, n'allez pas croire qu'on a usurpé quoi que ce soit en surfant la vague et en transperçant les rouleaux jusqu'à cette 36e journée où on a fini par boire la tasse. L'équipe de Patrice Garande a de vraies qualités, et sa sérénité défensive n'a que peu d'équivalent en Ligue 2 - seuls les Nantais sont capables de la même tranquille solidité. Mais pour rafler la mise, en football, il faut savoir marquer des buts. S'en remettre aux pénos et aux coups du sort, c'est sympa pour faire miroiter le doux rêve du maintien à Troyes, mais ça ne fait pas monter en Ligue 1. Caen ne s'est imposé qu'une seule fois par plus d'un but d'écart au cours de la phase des matches retour - et c'était contre Sedan, en plus. Alors évidemment, voir Guingamp se vautrer dans les tripes de ses adversaires, ça énerve un peu. Mais la vérité, c'est que le Stade Malherbe n'a pas les moyens de faire la même chose. Pas de leader technique, pas de vrai tueur en attaque, pas d'alternative crédible à Duhamel en pointe, Fajr est trop irrégulier et trop peu décisif, Nabab ne sait pas marquer des buts, et ce petit monde manque cruellement de soutien et d'imagination quand il ne parvient pas à trouver la faille sur un péno généreusement accordé. Techniquement, Monaco, Nantes, Guingamp, Angers, Le Havre et Nîmes disposent de joueurs plus talentueux, capables d'orienter le jeu offensif, d'éliminer avant de marquer, ou simplement d'accélérer le jeu au bon moment histoire de tirer leurs coéquipiers vers le haut. Le foot est rarement un sport moral. Cette fois, pourtant, les plus forts ont triomphé. Malherbe était incontestablement en-dessous.



"On ne le méritait pas."

Les vingt premières minutes sont à l'avantage des Nantais. Bien en place, appliqués à ne pas perdre le ballon dans les zones décisives, les hommes de Der Zakarian sont prudents mais investis sur chaque coup à jouer. Et leur lucidité en situation de contre leur permet de se jouer de la supériorité numérique caennaise dans les trente derniers mètres pour trouver des angles de frappe. Quand Djordjevic hérite de la gonfle dans une position excentrée, il parvient à décaler Gakpé, dont la frappe trop écrasée passe à côté. Si Malherbe parvient à se recentrer prend le contrôle des débats, les Nantais restent menaçants.

Et puis vient l'épisode du péno. Nabab place un rush sur l'aile, c'est ce qu'il fait de mieux, trouve Nangis plein axe sur une passe pleine de malice, et puis bim, Lenny s'écroule. Pas sûr que ça vaille vraiment un penalty, à vrai dire, mais peu importe, puisque voilà Agouazi qui s'avance pour prendre sa chance, en l'absence de Duhamel et Cuvillier. Notre brave Léonidas vise à droite, c'est pas très bien tiré, à vrai dire, et il suffit à Riou d'avoir choisi le bon côté pour repousser. Et là, à cet instant précis, la Ligue 1 venait sans doute de faire ses valises, de nous cracher une injure au visage et de repartir vivre chez sa mère.



Si Malherbe ne ralentit pas la cadence suite à cette occasion manquée, et continue de garder la maîtrise des débats. Au retour des vestiaires, la tendance se confirme, et Nantes semble marquer le pas. Mais comme le sait déjà Garande depuis un bon bout de temps, son équipe ne sait pas quoi faire du ballon. Ce truc en cuir, qui rebondit partout et qui tape dans les protège-tibias, ça semble les encombrer. Malherbe fait tourner, à droite, à gauche. Poyet est trop isolé, Nabab manque de justesse technique, Montaroup n'a pas assez d'espace. Les Canaris sont sur le reculoir, mais nullement en danger. Ils attendent leur heure. Un contre rondement mené plus tard, Djordjevic crucifie les derniers espoirs normands, et la Ligue 1 ne répond même plus au téléphone quand on la rappelle, et cette voix sur le répondeur, elle ressemble drôlement à celle de Jocelyn Gourvennec, non ?

Malherbe continue son ballet désespéré. Les entrées en jeu de Duhamel, Fajr et Cuvillier ne changent rien. Cette équipe est cohérente, elle ronronne comme il faut, mais il n'y a personne pour écraser le champignon. Cela manque de folie, de rapidité, de ténacité... Nantes se procure quelques occasions d'aggraver le score, mais se permet de louper le coche. Merci les mecs, parce que franchement, on accuse déjà assez le coup comme ça. Nico Seube conclut justement en déclarant que son club ne méritait pas mieux. Nico Seube est un type immense, même quand on lui coupe les pattes.

Malherbe tombe les armes à la main. Sans vraiment démériter, sans s'être fourvoyer. Malherbe est à son niveau, seulement coupable de ne pas avoir su dépasser ses limites. Malherbe, l'an prochain, évoluera en Ligue 2. C'est sa place.

"INSTANTANÉMENT COMME ÇA / REPRENDRE DE VOLÉE D'AUSSI LOIN / COMME ELLE VIENT"

La bande-son : le morceau Never say goodbye, du groupe The Stranglers, sur le disque Feline.

Le résumé du match en vidéo ci-dessous.



~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Tous les scores :

Auxerre 2-2 Angers

Clermont 1-0 Châteauroux

Guingamp 7-0 Lens

Istres 2-3 Dijon

Laval 1-2 Gazélec Ajaccio

Le Mans 0-4 Le Havre

Sedan 0-2 Niort

Tours 0-0 Arles-Avignon

Nîmes 0-1 Monaco

Caen 0-1 Nantes

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Le classement :

| Équipe | Points | DdB | MJ | | 1. Monaco | 70 pts | (+29) | 36 | PROMU EN LIGUE 1 | | 2. Nantes | 65 pts | (+24) | 36 | | 3. Guingamp | 64 pts | (+22) | 36 | | 4. Angers | 60 pts | (+14) | 36 | | 5. Caen | 59 pts | (+19) | 36 | | 6. Dijon | 59 pts | (+6) | 36 | | 7. Le Havre | 58 pts | (+6) | 36 | | 8. Nîmes | 55 pts | (+10) | 36 | | 9. Auxerre | 48 pts | (0) | 36 | | 10. Tours | 46 pts | (-9) | 36 | | 11. Lens | 44 pts | (-13) | 36 | | 12. Arles-Avignon | 42 pts | (-13) | 36 | | 13. Châteauroux | 41 pts | (-3) | 36 | | 14. Istres | 41 pts | (-7) | 36 | | 15. Clermont | 41 pts | (-14) | 36 | | 16. Niort | 38 pts | (-5) | 36 | | 17. Le Mans| 37 pts | (-23) | 36 | | 18. Clermont | 35 pts | (-16) | 34 | | 19. Sedan | 30 pts | (-16) | 36 | RELÉGUÉ EN NATIONAL | | 20. Gazélec Ajaccio | 25 pts | (-18) | 36 | RELÉGUÉ EN NATIONAL |



~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Le Stade Malherbe en chiffres :

- 16 victoires, 11 nuls, 9 défaites

- 44 buts inscrits (9e meilleure attaque, à 16 unités de Monaco 1er)

- 25 buts encaissés (meilleure défense, 2 unités de mieux que Nantes 2e)

- meilleur buteur : Mathieu Duhamel avec 13 buts

- meilleur passeur : Fayçal Fajr avec 5 passes décisives

- cinq derniers matches : NNNVD (6 points sur 15 possibles)

- 59 points pris sur 108 possibles (environ 1,64 points/match)

- 11 points de retard sur le leader

- 5 points de retard sur la zone de promotion

- 24 points d'avance sur la zone de relégation

- 34 points d'avance sur la lanterne rouge

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Du côté du Facebook de Malherbe's Poetry :

Antoine : "On peut encore se qualifier pour l'Europa League avec la 4e place".

Jérôme : "Faut jouer la 4e palce au cas où Monaco serait privé de Ligue 1 pour fraude fiscale."

Christophe : "On a viré Dumas un an trop tôt. En ligue 2, Dumas c'était le meilleur...".

Christophe (un autre) : "Caen va la cruche à l'eau qu'à la fin ils me les brisent !!!! Sérieux recruter un vrai meneur de jeu pour l'année prochaine..."

Retrouvez Malherbe's Poetry sur Facebook !

Et maintenant, Malherbe's Poetry est aussi sur Twitter ! (@MalherbesPoetry)]]>
<![CDATA[Toujours vivants [ASM 0-1 SMC]]]> text/html fr SO FOOT AS MONACO - SM CAEN : 0-1 35e journée de Ligue 2 Match aller : Caen 3-0 Monaco Buteur : Poyet pour Caen Arbitre : M. Ennjimi. Une pure catastrophe...…]]> AS MONACO - SM CAEN : 0-1

35e journée de Ligue 2

Match aller : Caen 3-0 Monaco

Buteur : Poyet pour Caen

Arbitre : M. Ennjimi. Une pure catastrophe... Beaucoup trop de coups de sifflet intempestifs, dès qu'un joueur se trouve à terre, et qui nuisent profondément au jeu.

Spectateurs... : 7 123.

Rassasiés par le spectacle ? : 3/5. Un match agréable à suivre, avec des temps forts de part et d'autre, et quelques bonnes doses d'adrénaline au cours de la dernière demi-heure...

Le geste du match : le grand pont d'extraterrestre réussi par Raphaël Guerreiro en situation défensive, qui oriente la gonfle d'une habile déviation de la tête et réussit à prendre son adversaire de vitesse après un petit tour sur lui-même.

L'anti-geste du match : la douzième simulation grotesque de Giorgios Tzavellas, qui semblait visiblement plus intéressé par les éventuelles sanctions qui pourraient tomber sur le coin de la tronche de Livio Nabab que par le jeu.

L'homme du match : il n'a que 19 ans, il ne joue au plus haut niveau que depuis quelques mois, et on a sans doute assisté au match le plus abouti de Raphaël Guerreiro. Irréprochable en défense, royal dans la relance, il s'est joué de Dirar et s'est permis de soigner chacune de ses sorties de balle, en multipliant les transmissions pleines de sérénité et les percées héroïques jusque dans la moitié de terrain adverse. Monstrueux.

L'anti-homme du match : l'ancien attaquant de River Plate Lucas Ocampos nous a été vendu comme un petit prodige qui survolerait les débats en Ligue 2. En attendant, il n'a pas réussi le moindre dribble décisif, s'est enlisé dans des actions individuelles désespérées, et a cruellement manqué de jugeote dans le placement, préférant s'excentrer quand un espace se créait entre les lignes. Un peu comme si Giroud tirait des corners pour la tête de Valbuena.

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

C'est seulement quand on a tout perdu qu'on est libre de faire ce qu'on veut.

L'AS Monaco était invincible depuis 17 matches. La dernière défaite des défiscalisés remontait à la 17e journée et à leur déplacement à Caen. Tout le monde se souvient que notre équipe de bad-ass leur avait calé trois châtaignes dans le saucisson et il semble que ce succès avait quelque peu bouleversé le continuum espace-temps. Depuis cette gifle reçue en Normandie, l'ASM roulait à tombeau ouvert vers la Ligue 1 : 9 victoires, 8 matches nuls, 0 défaite. La déroute monégasque à d'Ornano était la dernière contestation recensée à l'incontestable supériorité des hommes de Claudio Ranieri. Largement en tête du championnat, il suffisait donc à l'ASM de l'emporter samedi dernier pour assurer la montée en Ligue 1 une fois pour toutes. Le Prince, qui semble avoir pris vingt kilos en deux ans, sirotait son champagne en tribune, et se tenait prêt à sortir son écharpe rouge et blanche. Face aux invincibles armadas interlopes du Rocher, Patrice Garande a foutu sa dernière bastos dans le barillet. Guingamp et Angers ont encore gagné dans les dernières minutes et se sont carapatés avec le butin et Patoche le sait : la situation devient critique. Sans compter qu'un couillon a bloqué le limitateur de vitesse et que Malherbe avance au pas depuis bientôt deux mois. Si un Caennais disputait la finale de Roland Garros, il serait foutu d'arracher le match nul.



Charlie Chaplin a un jour participé à un concours de sosies de lui-même à Monaco. Il a terminé 3e. Voilà une belle histoire. Le Stade Malherbe qui se dresse sur la route du tout-puissant Rocher, arrogant leader qui veut sceller le sort du championnat avant de se consacrer au recrutement pour faire venir Falcao et Menez, ce n'est pas juste une belle histoire. C'est un récit épique. Parce qu'en voyant l'EAG et le SCO se goinfrer la veille au soir et disparaître dans le lointain (5 points d'avance pour les Bretons, 3 points pour les Angevins) et un SMC petit bras et délesté de ses deux meilleurs buteurs aller défier le leader, la plupart des supporteurs caennais s'étaient dit que cette fois, le rêve prenait fin. 24 heures plus tard, tout a changé. Malherbe a de nouveau fait sa loi face à Monaco et s'est replacé dans la course au podium. À l'instant même où tout espoir semblait éteint, les Caennais l'ont fait. Au moment de fumer la dernière clope du condamné, ils ont préféré craqué l'allumette et allumé la mèche du bâton de dynamite qui a fait sauter le Rocher. En guise de chant du cygne, on a eu droit à long hurlement. This is Spartaaaaa!

Accord de principauté.

Sans Duhamel ni Cuvillier blessés, on se demandait bien qui allait pouvoir marquer des buts pour les Normands. Montaroup, très satisfaisant au cours des dernières semaines, est aligné à gauche. Mais en pointe, le manque de solutions crédibles nous oblige à nous en remettre à Romain Poyet, muet devant les cages depuis début novembre, et pas vraiment aidé par un temps de jeu réduit à peau de chagrin. Sans trembler, Garande en profite pour faire des choix forts : Fajr, dont on sentait bien qu'il commençait à le gonfler, est écarté du onze-majeur, et voilà Seube et Agouazi réunis au milieu, en mode "tranchées de Verdun", derrière Nabab, Nangis et Montaroup ; derrière, retour de la défense à 4, un choix étonnant au moment de se déplacer chez la meilleure attaque du championnat. Et tout de suite, l'effectif caennais semble beaucoup plus équilibré, les deux grognards du milieu se relayant pour jaillir sur le porteur et combler l'espace entre les lignes et les trajectoires de passes. Plus disciplinés défensivement, plus sereins à la relance, les Patoche Boyz semblent tout simplement plus à l'aise sans un meneur de jeu qui les encombre par son omniprésence à la remontée du ballon.



Comme au cours des dernières semaines, Malherbe a l'excellente idée de ne pas se poser trop de questions et d'aborder la rencontre à toute berzingue. Poyet, visiblement pressé de rassurer ses troupes quant à sa capacité à faire parler la poudre, chauffe les gants de Subatic après quelques secondes de jeu, et balance ce qu'il a de mieux en magasin sur un caviar d'Agouazi : appel impeccable, enchaînement poitrine/volée idéalement placée, et pan, 0-1. Évidemment, Monaco réagit, et dispose d'assez de puissance offensive pour se créer des espaces de tir, malgré les efforts défensifs caennais. Germain se débarrasse de Sorbon et manque le cadre une première fois, Rivière profite d'un cafouillage pour prendre sa chance à bout portant et loupe le cadre... Pendant ce temps, Tzavellas s'essaye au coup-franc, et sollicite deux ou trois fois un Perquis tellement énorme qu'on a l'impression qu'il est plusieurs. L'ASM multiplie les situations chaudes, mais manque d'imagination dans la préparation de ses attaques, et préfère s'en remettre aux exploits individuels et aux ballons qui traînent dans les trente derniers mètres adverses plutôt que d'affiner un peu sa mire. Du coup, Malherbe en profite pour se ménager un nouveau temps fort avant la pause : Nabab s'amuse à tester la vitesse de pointe de Tzavellas, Poyet manque de lucidité pour convertir en but une grosse tuile de Raggi, et Nangis, surtout, loupe le coche à bout portant, la faute à une très belle intervention de Subatic. M. Ennjimi, qui s'époumone sur son sifflet, renvoie tout le monde aux vestiaires, et le public monégasque conspue son équipe. Sérieusement, ça va monter en Ligue 1, ça ?



Au retour des vestiaires, l'ASM prend pour de bon le contrôle des opérations. Claudio Ranieri marque le coup en remplaçant Rivière par Touré, ce mec qui a donc marqué moins de buts que Poyet en 2013. N'empêche que ça commence à chauffer sur les cages de Perquis : Germain continue de se heurter au portier caennais, Medjani touche la barre, et Wagué est tout proche de concéder un péno, pour une main dans la surface de réparation. Bon, heureusement, l'arbitre semble connaître davantage les lois du jeu que les commentateurs de BeIn et de l'Équipe, parce que la main n'est évidemment pas du tout volontaire - sérieux, les mecs, Wagué regarde dans l'autre sens au moment où son bras touche le ballon. Garande sert les fesses. Bon sang, ça lui rappelle quelque chose... Ce match, il le connaît... C'est pas possible, il a l'impression d'être Bill Murray dans Un jour sans fin. C'est déjà arrivé contre Arles-Avignon, contre Le Havre, contre Angers... Valère Germain va planter un but à la 84e, c'est obligé.

Le jour de la marmotte.

Sauf que Monaco n'y arrive pas. C'est pas faute d'essayer, pourtant. Tzavellas, décidément pas manchot à l'exercice du coup-franc, expédie un missile sur la barre d'un Perquis qui semblait battu. Wolf balance un centre tout bizarre (et tout à fait involontaire) vers la lucarne que Perquis parvient à détourner du bout des doigts... sur sa barre, encore. Alors oui, Monaco a touché trois fois la transversale, mais ne méritait pas mieux. Trop désordonnés en phase offensive, trop suffisants, les défiscalisés jouent les uns après les autres au lieu de jouer ensemble, comme si on pouvait faire un super concert en enchaînant les solos. En face, Malherbe s'est contenté de jouer sa partition à la perfection. Certes, il y a eu des erreurs individuelles, des ballons perdus beaucoup trop vite (surtout en début de seconde période), des transmissions hasardeuses (en particulier de la part d'Agouazi qui, entre deux ouvertures splendides, semble devoir recharger ses batteries en ratant des passes plein axe), quelques fautes de marquage. Mais la prestation des Malherbists est restée cohérente. Au lieu de sombrer dans la facilité et de se laisser marcher dessus en fin de match comme ce fut récemment le cas (HAC, SCO, DFCO), les Patoche Boyz ont même réussi à rehausser leur niveau de jeu à mesure que leur condition physique s'atténuaient, et n'ont finalement concédé que très peu d'occasions franches au cours de la demi-heure. Sorbon et Wagué, parfois malmenés par Valère Germain, ou gênés par le nombre d'attaquants adverses dans leur zone, n'ont jamais véritablement lâché prise, et ont pu compter sur Damien Perquis absolument formidable, qui n'a commis qu'une petite faute de main (sur la tête de Medjani sur la barre) pour 5 ou 6 vraies interventions décisives.



Appliqués à ressortir le ballon proprement (pratiquement toujours sur l'aile gauche, grâce à des combinaisons des mobylettes Guerreiro et Montaroup, et Kim en fin de match), rassemblés derrière la prestation solide d'Agouazi et de Seube (qui s'est encore offert deux ou trois tacles cinq étoiles), les Caennais tiennent bon. Face à un Monaco définitivement beaucoup moins impressionnant que ses résultats le suggèrent, et sans avoir réussi à tuer le match, une fois de plus, malgré quelques vraies opportunités, ils ont livré la prestation attendue depuis un moment. Les joueurs ont fait preuve de caractère, d'orgueil, d'application et de solidarité jusque dans les dernières secondes, à l'image d'un Montaroup qui se rend disponible auprès de Guerreiro à la 92e minute pour faciliter la sortie du ballon. Garande, enfin, a réalisé un vrai petit coup de maître, en préférant ne pas s'entêter dans un schéma qui avait tendance à générer une certaine suffisance défensive et trop peu de mobilité : le plan de jeu est apparu plus vivant, plus dynamique, et si certaines choses restent encore à régler (l'espace entre les lignes du milieu et de la défense, la présence sur les seconds ballons repoussés de la tête), l'ensemble est indéniablement plus adapté aux qualités des Normands.



Guingamp est à 2 points, donc, et Angers à nos basques. Et Garande d'asséner, une fois encore, son credo : "Ça se jouera à la 38e journée." Au fond, il suffirait peut-être simplement de lui faire confiance.

"INSTANTANÉMENT COMME ÇA / REPRENDRE DE VOLÉE D'AUSSI LOIN / COMME ELLE VIENT"

La bande-son : le morceau Les hauts quartiers de peine, de Dominique A, sur le disque La mémoire neuve.

Le résumé du match en vidéo ci-dessous.



~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Tous les scores :

Angers 1-0 Laval

Arles-Avignon 0-2 Guingamp

Châteauroux 2-1 Nîmes

Dijon 4-2 Sedan

Gazélec Ajaccio 1-3 Le Mans

Le Havre 2-0 Istres

Lens 0-0 Tours

Niort 0-1 Auxerre

Monaco 0-1 Caen

Nantes [ce soir] Clermont

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Le classement :

| Équipe | Points | DdB | MJ | | 1. Monaco | 67 pts | (+28) | 35 | | 2. Nantes | 62 pts | (+24) | 34 | | 3. Guingamp | 61 pts | (+15) | 35 | | 4. Caen | 59 pts | (+20) | 35 | | 5. Angers | 59 pts | (+14) | 35 | | 6. Dijon | 56 pts | (+5) | 35 | | 7. Nîmes | 55 pts | (+11) | 35 | | 8. Le Havre | 55 pts | (+2) | 35 | | 9. Auxerre | 47 pts | (0) | 35 | | 10. Tours | 45 pts | (-9) | 35 | | 11. Lens | 44 pts | (-6) | 35 | | 12. Châteauroux | 41 pts | (-2) | 35 | | 13. Istres | 41 pts | (-6) | 35 | | 14. Arles-Avignon | 41 pts | (-13) | 35 | | 15. Le Mans | 37 pts | (-19) | 35 | | 16. Laval | 36 pts | (-8) | 35 | | 17. Niort | 35 pts | (-7) | 35 | | 18. Clermont | 35 pts | (-16) | 34 | | 19. Sedan | 30 pts | (-14) | 35 | | 20. Gazélec Ajaccio | 22 pts | (-19) | 35 | RELÉGUÉ EN NATIONAL |



~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Le Stade Malherbe en chiffres :

- 16 victoires, 11 nuls, 8 défaites

- 44 buts inscrits (9e meilleure attaque, à 15 unités de Monaco 1er, plus mauvaise attaque parmi les neuf premières attaques du championnat)

- 24 buts encaissés (meilleure défense, 2 unités de mieux que Nantes 2e)

- meilleur buteur : Mathieu Duhamel avec 13 buts

- meilleur passeur : Fayçal Fajr avec 5 passes décisives

- cinq derniers matches : NNNNV (7 points sur 15 possibles)

- 59 points pris sur 105 possibles (environ 1,68 points/match)

- 8 points de retard sur le leader

- 2 points de retard sur la zone de promotion

- 24 points d'avance sur la zone de relégation

- 37 points d'avance sur la lanterne rouge

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Du côté du Facebook de Malherbe's Poetry :

Alexandre : "Craquer contre Ajaccio relégué depuis 4 journées, ça aura quand même plus de gueule".

Nicolas : "Malherbe ou l équipe qui ne veut pas de cardiaques comme supporters"

Kalou : "Même Guingamp et Angers ne l'ont pas vu venir".

Aymeric : "On gagne à Monaco, leader, avec une attaque Poyet-Nabab. Parfois, la vie est incompréhensible. * Twilight Zone*"

Emmanuel : "Et c'est ça qui veut concurrencer le PSG l'an prochain ?".

Matthieu : "Dans mon ancien quartier, on appelait ça une EMBUSCADE !"

Julien : "Quels romantiques ces caennais: comment passer de la certitude au doute, jusque dans ses nuances les plus subtiles".

Retrouvez Malherbe's Poetry sur Facebook !

Et maintenant, Malherbe's Poetry est aussi sur Twitter ! (@MalherbesPoetry)]]>
<![CDATA[Blastman - Épisode 2]]> text/html fr SO FOOT Il est méchant, il est malpoli, il est vulgaire, et il veut du mal à la Terre entière. Salut bande de cakes ! Dites, vous vous rappelez de la dernière victoire du SMC ? C'était le 24 mars.…]]> Il est méchant, il est malpoli, il est vulgaire, et il veut du mal à la Terre entière.

Salut bande de cakes ! Dites, vous vous rappelez de la dernière victoire du SMC ? C'était le 24 mars. Jette un oeil à ta montre. On est au mois de mai, là... Et après, les mecs te disent à la fin de chaque match, en conférence de presse, "On continue d'y croire, on se battra jusqu'au bout". Hé couillon, ça fait quatre ou cinq fois que vous concédez le nul en encaissant un but dans les dix dernières minutes, alors commencez par vous battre jusqu'à la fin des matches, hein ! Nan mais sans déconner, vous voulez du mal aux supporteurs, ou quoi ? Vous voulez en buter la moitié en visant les malaises cardiaques, pas vrai ? Ou alors non, c'est beaucoup plus fourbe : y a une palanquée de blaireaux, dans le tas, qui savent très bien que si Malherbe remonte en Ligue 1, ils n'auront plus qu'à se trouver une pige à Courseulles-sur-Mer chez tonton Mazure, hein... Faudra pas s'étonner si l'ami Leca commence à mettre des doublés contre-son-camp.

Sinon, les supporteurs du SMC, là, vous avez pas bientôt fini de nous saouler avec vos remontrances et votre défaitisme ? Putain, les mecs, vous savez qui vous supportez ? Gnagnagna, "la Ligue 1, c'est fini", gna-gna "On l'aura bien cherché", gna-gna "Cette fois, c'est foutu". Vous dites ça à la fin de chaque match depuis bientôt deux mois, merde ! Bon, alors vos gueules, pour commencer.

Ensuite, jette un oeil au classement, et prends ta tête à deux mains, mon cousin : rien n'est perdu, les autres sont à peine mieux lotis, alors arrête de nous bassiner avec ton fatalisme républicain à la Bayrou, Malherbe n'a jamais été de centre-droit. Le premier que j'attrape à murmurer que l'endive est braisée avant la fin de la 38e journée, je vous jure, d'abord, mon pied va choper un rencard avec sa gueule, et ensuite, qu'il m'amène sa soeur, j'ai rendez-vous avec sa vertu.

Samedi, on joue Monaco, qui n'a plus qu'à composter ton ticket pour la Ligue 1. C'est rassurant, quelque part, parce que si une équipe de branques pareils peut faire le voyage, même le Red Star peut se prendre à rêver... Monaco, les gars. C'est le seul club où tu signes l'ouverture de ton Codevi avant de parapher le contrat de 4 ans. Monaco, ils ont du fric, et ils savent vraiment pas quoi en faire. Là, ils parlent d'acheter Ruffier, ch'ais pas quoi, Victor Valdes, Menez... Les mecs, sérieusement... Votre meilleur joueur, c'est le fils de Bruno Germain, un mec super célèbre qui compte une sélection en équipe de France. Votre meilleur buteur n'a pas marqué depuis décembre... Les gars, merde, soyez un peu réalistes ! Et votre recrutement, là ? Putain, c'est Thomas Cook et Voyageurs du monde qui s'occupent des transferts ? Le gardien débarque du Hadjuk Split, votre meilleur défenseur de Beerschot, vous avez un milieu de terrain qui vient de Midtjylland, un attaquant qui vient du Coton Sport de Garoua... Commencez déjà par aller faire vos courses dans des clubs qui existent vraiment... Sinon ? Un mec de Francfort, un autre de River Plate, un autre de Genk... C'est quoi l'idée, c'est de faire une émission de télé-réalité ? Il doit se marrer, Ranieri, à l'entraînement, tiens. Le temps qu'il donne les consignes, t'as déjà la moitié des gars qui est à la douche.

Allez, je vous laisse, tas de lavettes. Arrêtez de couiner, et commencez à supporter.

C'était Blastman. Moi j'suis Caennais. Et toi t'es quoi ? T'es personne.]]>
<![CDATA[Le son de l'inéluctabilité [SMC 2-2 DFCO]]]> text/html fr SO FOOT STADE MALHERBE DE CAEN - DIJON FCO : 1-1 34e journée de Ligue 2 Match aller : Dijon 1-0 Caen Buteurs : Duhamel (x2) pour Caen, Diallo et Koné pour…]]> STADE MALHERBE DE CAEN - DIJON FCO : 1-1

34e journée de Ligue 2

Match aller : Dijon 1-0 Caen

Buteurs : Duhamel (x2) pour Caen, Diallo et Koné pour Dijon

Arbitre : M. Chapron. Un homme formidable, qui n'a pas lésiné sur les coups de pouce et aura vraiment tout fait pour envoyer Malherbe en Ligue 1. Mention spéciale pour son fameux coup du "Je siffle pas péno pour Dijon alors que bon, j'ai quand même un doute, et je siffle péno pour Caen, alors que Calvé, il tombe tellement à deux à l'heure qu'on l'a presque entendu se dire oh putain si je tombe y a moyen".

Spectateurs... : 14 355. Y a du mieux. Pour les deux derniers matches, dites, on fout toutes les places gratuites ?

Rassasiés par le spectacle ? : 3/5. Pas mal d'occasions, quatre buts, mais bon sang, tellement de déchet technique qu'une équipe de Ligue 1 aurait transformé ces deux formations en confiture de groseille.

Le geste du match : la diagonale fouettée de Florin Béruenger, qui se défait du pressing de Pierre avant de placer Guerbert en situation favorable, à près de 50 mètres de là. Tout le système défensif caennais contourné et un duel face au gardien provoqué en une inspiration : voilà ce qu'est, aussi, le beau football.

L'anti-geste du match : la passe complètement "what's the fuck" de Laurent Agouazi, qui donne le ballon à un attaquant dijonnais, cinq mètres plus loin, et déclenche un 3 contre 3. Ou comment se mettre en difficulté tout seul comme un grand.

L'homme du match : saluons comme il se doit l'ami Mat' Duhamel, auteur d'un doublé, mais aussi de très jolies déviations et remises en point de fixation. Sinon, Calvé obtient un péno et fait une passe décisive, et Reynet fait 3 ou 4 parades vraiment décisives.

L'anti-homme du match : ce n'est pas la qualité propre de Fayçal Fajr qui est en cause, mais sa propension à multiplier les mauvais choix (cette passe à destination de Jean Calvé qui file droit en touche alors qu'il n'y avait aucun adversaire à proximité) et à ne pas valoriser le niveau technique de son équipe n'est pas seulement décevante : elle est réellement handicapante.

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Capote périmée.

25e journée. Caen mène 1-0 au Mans, Caen concède le match nul, 1-1. 30e journée, Caen mène 1-0 face à Arles-Avignon, et Caen concède le nul, 1-1, but à la 78e minute. 31e journée, Caen mène au Havre, et Caen concède le nul, 1-1, but à la 81e minute. 33e journée, Caen mène au score à Angers, et Caen concède le nul, 1-1, but à la 79e minute. 34e journée, Caen mène au score contre Dijon, et Caen concède le nul, 2-2, but encaissé à la 88e minute. Il y a des équipes qui brillent dans les hautes sphères par la grâce de buts inscrits dans les arrêts de jeu, à l'énergie, à la volonté. Et puis il y a nous, descendants de Guillaume le Conquérant, et qui lui faisons honte à chaque match.

Le Stade Malherbe, tu le reconnais, c'est Stéphane Fouillard. Stéphane Fouillard, c'est ce mec que toutes les nanas trouvaient "sensible" et "trop rigolo", en Terminale. Stéphane Fouillard, tu n'arrivais même pas à lui en vouloir, de déjeuner entouré d'une demi-douzaine de gonzesses, à la cantine, parce que même si tu l'enviais un max et que tu le soupçonnais de se faire passer pour un pédé pour avoir les faveurs amicales des donzelles, il était quand même vachement sympa, et il n'a jamais rechigné à te refiler sa feuille de brouillon, en SVT, lors des devoirs sur la tectonique des plaques. Stéphane Fouillard est resté puceau jusqu'à son 23e anniversaire. Le mec a traversé les soirées médecine et les beuveries post-exams sans jamais tremper son pinceau, sans doute trop occupé à passer pour le bon copain pour avoir le temps de se lever une minette. Il est même passé à côté de Sandrine, bordel, la petite Asiat' qui avait choisi médecine uniquement pour se retrouver avec lui, qui s'asseyait à côté de lui dans tous les amphis, et qui a fini par se faire butiner par ton pote Rudy en week-end camping à Ouistreham. Stéphane Fouillard est le champion du monde des occasions manquées. Pendant que toi et tes potes avaient enchaîné les apéros et les effeuillages, Stéphane est resté vierge de toute rumeur et de toute rancoeur. Stéphane a beaucoup de copains, mais il n'a pas d'amis. Aujourd'hui, tu te dis que tu as fait un max de conneries et de trucs inavouables, dans ta prime jeunesse, et tu regrettes sincèrement quelques fins de soirée. Mais rassure-toi : tu es plus heureux que Stéphane Fouillard, qui a fini par jeter la capote qu'il conservait précieusement dans son portefeuille, parce qu'elle était périmée. Patrice Garande, lui, n'en est pas encore là. Mais il commence à vérifier la date de péremption avec un filet de sueur qui coule le long de sa tempe.



On peut pardonner un paquet de choses au Stade Malherbe. D'être trop limité techniquement. D'être trop inefficace en attaque. D'être peu imaginatif lors de ses phases de possession de balle. De ne pas savoir tuer un match. D'être incapable de profiter de ses temps forts. On pardonne au SMC ses errements contre Niort, allez, passons, ils ont été surpris et on a tous le droit de passer au travers d'un match. On pardonne le nul contre Arles-Avignon pour les mêmes raisons, le but encaissé à Angers, parce qu'ils ont fait un vrai bon match, celui qu'on se ramasse au Havre, parce que le HAC méritait clairement le point du nul. Mais ce but encaissé en fin de match face à Dijon est encore plus dur à avaler. Parce que, si le Stade Malherbe échoue dans la course à la Ligue 1, quels que soient les résultats à venir, c'est à ce but, et à rien d'autre, qu'on devra l'annulation de notre billet pour le Grand Nord. C'est à cette 88e minute que Malherbe a failli une fois de trop et laissé filer une nouvelle opportunité de planter pour de bon son drapeau sur le podium. C'est cette 88e minute qui va nous coûter notre rêve.

À la vue de ce match, on sait tous comment ça va finir : Malherbe va accrocher l'ASM et prendre un point à Louis II pendant que Guingamp va désosser Arlav', Malherbe va concéder le nul contre Nantes, Malherbe va trembler à Châteauroux et faire 0-0, Malherbe va gagner contre le Gazélec, pendant que Guingamp décrochera son ticket pour la Ligue 1 en atomisant Dijon. Voilà. Après ça, les joueurs pourront garantir en conf' de presse qu'ils ont tout essayé, qu'il y a des regrets, et qu'ils reviendront plus forts l'an prochain.

"Dis, poupée, tu danses ?"

Pourtant, tout avait si bien commencé... Il faisait beau, Malherbe's Poetry arborait son maillot personnalisé en tribunes, y avait 12 supporteurs dijonnais, et pour être sûr de pas se faire remonter comme des cons une fois qu'on aurait ouvert le score, Garande avait foutu 5 défenseurs. Super. D'entrée de jeu, on constate que Dijon n'est pas venu déguisé en pissenlit pour se faire bouffer le cul par les lapins. Le DFCO joue le jeu, et laisse des espaces. Dont les attaquants caennais ne profitent absolument pas. Par contre, on a beau défendre à 5, les attaquants dijonnais n'ont pas trop de mal à s'ouvrir le chemin des filets : Guerreiro pousse trop loin son ballon, Leca manque son intervention et laisse Jovial se retourner, défier Perquis et finalement manquer le cadre. Malherbe, dominateur dans l'entrejeu, peine à se mettre en valeur dans le secteur offensif et doit attendre un corner pour se procurer sa première occasion, mais la tête d'Agouazi est repoussée sur sa ligne par Reynet d'une jolie manchette. Le SMC domine, met la table et assaisonne les plats, et c'est Dijon qui se goinfre. Bérenguer met sur orbite Guerbert, qui oblige Perquis à se montrer décisif.

On approche de la mi-temps quand survient l'action Benny Hill qui semble faire basculer le match en faveur du Stade Malherbe. Calvé récupère le ballon dans sa surface à la suite d'une main qui aurait pu se siffler, cavale comme un dératé, enrhume Mulumba une fois, deux fois, et s'écroule au ralenti. La faute, grotesque à vitesse réelle, est en réalité bien réelle, même si quelque peu involontaire, Mulumba touchant notre ami Calva en se cassant la gueule. Péno, carton rouge pour Mulumba, un rien frustré d'être passé pour un con et de le payer aussi cher, et voilà Duhamel qui expédie le ballon au ras du montant : putain, alors ça, si c'est pas de la réussite de champion, les amis, je ne sais pas ce que c'est. 1-0 au moment de rentrer aux vestiaires, c'est trèèès bien payé, mais on s'en fout, on est là pour prendre les 3 points et grimper sur le podium comme un chat sur une gouttière.



Malherbe n'a donc plus qu'à gérer, à 11 contre 10. Le constat d'échec en fin de match n'en est que plus flagrant. Dès le retour des vestiaires, les Normands semblent manquer de sérénité, vacillent sur la moindre banderille bourguignonne et se mettent régulièrement en difficulté tout seuls, comme des glands, à l'image d'Agouazi qui perd un ballon dans sa moitié de terrain et voit Guerbert manquer de nouveau le cadre. Plutôt que de profiter de leurs possessions de balle pour faire reculer le bloc dijonnais, les Caennais bafouillent leur football, multiplient les pertes de balle inutiles et les fautes de concentration. Par exemple, cette passe de l'exter' de Fajr pour Calvé qui file en touche, c'est pas seulement dommageable, c'est carrément gênant. Agouazi est bien seul à la récupération, et même si ça fait du bien de récupérer notre samouraï, Laurent peine quelque peu à retrouver le rythme, et alterne belles ouvertures et pertes de balle foireuses. Du coup, logiquement, Dijon domine, sur coup de pied arrêté, en contre, sur corner. Jovial sollicite Perquis sur coup-franc, histoire de savoir si tout va bien, et notre gardien habillé en rose détourne, parce que oui, ça roule, mais le temps commence à se couvrir, non ? Évidemment, la suite est prévisible, Bérenguer dévie un corner au premier poteau, Diallo se dégage du marquage de Leca pour pousser le ballon au fond, et bim, 1-1.

"Attention, je sens que ça vient."

Heureusement, les Caennais ont au moins la vertu de rapidement se reprendre quand ils se font remonter au score. Quelques secondes après l'égalisation dijonnaise, Calvé expédie un superbe centre que Duhamel effleure juste ce qu'il faut pour que le cuir retombe avec amour dans la lucarne opposée. 2-1. Bon sang, c'était tellement inespéré, au vu du premier quart d'heure de la seconde période, qu'on se dit que voilà, Malherbe a compris, a su provoquer le destin, enfin. Surtout que deux minutes plus tard, Duhamel place une nouvelle tête de dingo au point de penalty et Reynet s'emploie pour sauver les siens. À ce moment-là, on y croit, et le podium nous tend les bras.



Sauf que non, Malherbe recommence. Déjà punis à Angers, au Havre, contre Arlav', et surtout, déjà punis pour leur apathie quelques minutes plus tôt, les Caennais retombent dans leurs travers, enchaînent les courses inutiles, les pertes de balle consternantes, les contres mal négociés. L'entrée de Nabab à la place de Duhamel, histoire de jouer les contres à fond, est intéressante, et justifiée, au vu du nombre d'opportunités que se procure Livio, et du nombre de ballons qu'il touche dans le sens du but. Mais Nabab et Fajr sont seuls en face offensive. Et Malherbe semble spectateur dès que Dijon appuie sur le champiflard. Suite à un débordement de Paye, le DFCO klaxonne pour prévenir qu'il arrive, Guerbert manque sa frappe et Philippoteaux loupe l'immanquable à bout portant - et me prive d'une super vanne en ratant même le montant. En tribunes, on sent le drame arriver, tous. On serre les dents. On voit Nabab louper le but du K.O. dans un angle fermé, et malgré un bon service de Montaroup, la faute à une jolie intervention de Reynet. Nabab et Fajr, à nouveau, vendangent comme il faut un 2 contre 2 parce qu'ils ont tellement peur de se louper qu'ils oublient même de se regarder. Dijon jette ses dernières forces dans la bataille. Leca et Agouazi peinent à se replier. Le milieu de terrain caennais n'existe plus, Malherbe défend trop bas, et trop statique. Fajr reste dans le rond central pour jouer le prochain contre. Le podium est là, il nous sourit, de toutes ses dents, et Malherbe se prend les pieds dans les tapis, et voit Koro Koné transpercer la défense, Tavares tenter une volée, et Koné couper la trajectoire du ballon pour égaliser. 2-2.

Garande, en conférence de presse, pointe du doigt le manque d'efficacité de ses garçons, et toutes ces passes ratées, ces conneries de ballons rendus à l'adversaire alors qu'en supériorité numérique, Malherbe avait le temps et la place pour gérer sa fin de match. Les Normands en sont visiblement incapables. Leurs manquements en cette fin de match sont inacceptables, leur manque d'agressivité, quand Koné s'enfonce dans la défense comme dans du beurre tendre, est indéfendable. Certes, l'absence Seube et surtout de Sorbon est préjudiciable, mais une équipe incapable de conserver un score, à 11 contre 10, par manque de caractère et d'abnégation, ne mérite pas mieux. L'égalisation dijonnaise n'a rien d'une surprise : tout le monde la sentait venir. Le SMC n'est pas coupable d'avoir manqué d'énergie ou de talent, mais simplement d'avoir tergiversé une fois plus, attendu la sentence, et de n'avoir réagi dans un ultime soubresaut (une frappe de Nabab au-dessus) qu'après l'égalisation.

Le SMC enchaîne donc un 5e match nul consécutif et prolonge sa plus longue série de matches sans victoire depuis le début du championnat. Il est là, tout le problème : c'est justement en cet instant décisif que Malherbe se révèle faiblard, et incapable de s'arracher, de se faire violence, pour aller mordre l'adversaire jusqu'au sang histoire de choper les 3 points. C'est au moment où la victoire devient capitale que le SMC déserte. Cette équipe qu'on aurait dû trouver en phase de progression après la reconstruction mise en place en début de saison, fait encore une fois tout à l'envers, et semble retomber dans ses travers. Et pourtant, rien n'est perdu : Guingamp et Angers ont eux aussi démontré une grande fébrilité dans ce sprint final et continuent de laisser la porte ouverte. Quatre matches à jouer, et deux points de retard, donc.



Malherbe a laissé filer une occasion de plus, peut-être un de trop. Mais ce ne sera probablement pas la dernière. Patrice Garande répète, à raison, que tout se jouera en fin de parcours. Il a sans doute raison, mais le SMC n'aura certainement pas toutes les cartes en main à ce moment-là. Alors on continue d'attendre le moment où les Caennais mériteront enfin leur précieux sésame, avec l'amère conviction qu'il manquera toujours un petit quelque chose à ces Patoche Boyz pour ne pas le paumer en route. À voir ces Caennais-là patauger entre leurs doutes et leurs erreurs, on se persuade de plus en plus de l'inéluctabilité de notre sort, comme on a senti venir ce but de Dijon. La fin semble programmée. Notre dernière chance, c'est que Malherbe ne l'a jamais été.

"INSTANTANÉMENT COMME ÇA / REPRENDRE DE VOLÉE D'AUSSI LOIN / COMME ELLE VIENT"

La bande-son : le morceau Black dare, de Adulte, sur le disque 69.

Le résumé du match en vidéo ci-dessous.



~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Tous les scores :

Auxerre 0-0 Châteauroux

Clermont 0-2 Gazélec Ajaccio

Istres 2-0 Guingamp

Laval 1-1 Lens

Le Mans 0-0 Arles-Avignon

Nîmes 3-0 Angers

Niort 0-1 Nantes

Tours 1-2 Le Havre

Caen 2-2 Dijon

Sedan [ce soir] Monaco

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Le classement :

| Équipe | Points | DdB | MJ | | 1. Monaco | 66 pts | (+29) | 33 | | 2. Nantes | 62 pts | (+24) | 34 | | 3. Guingamp | 58 pts | (+13) | 34 | | 4. Caen | 56 pts | (+19) | 34 | | 5. Angers | 56 pts | (+13) | 34 | | 6. Nîmes | 55 pts | (+12) | 34 | | 7. Dijon | 53 pts | (+3) | 34 | | 8. Le Havre | 52 pts | (0) | 34 | | 9. Auxerre | 44 pts | (-1) | 34 | | 10. Tours | 44 pts | (-9) | 34 | | 11. Lens | 43 pts | (-6) | 34 | | 12. Istres | 41 pts | (-4) | 34 | | 13. Arles-Avignon | 41 pts | (-11) | 34 | | 14. Châteauroux | 38 pts | (-3) | 34 | | 15. Laval | 36 pts | (-7) | 34 | | 16. Niort | 35 pts | (-6) | 33 | | 17. Clermont | 35 pts | (-16) | 34 | | 18. Le Mans | 34 pts | (-21) | 34 | | 19. Sedan | 29 pts | (-12) | 33 | | 20. Gazélec Ajaccio | 22 pts | (-18) | 34 |

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Le Stade Malherbe en chiffres :

- 15 victoires, 11 nuls, 8 défaites

- 43 buts inscrits (7e meilleure attaque, à 15 unités de Monaco 1er)

- 24 buts encaissés (meilleure défense, 2 unités de mieux que Nantes 2e)

- meilleur buteur : Mathieu Duhamel [+2] avec 13 buts

- meilleur passeur : Fayçal Fajr avec 5 passes décisives

- cinq derniers matches : NNNNN (5 points sur 15 possibles)

- 56 points pris sur 102 possibles (environ 1,64 points/match)

- 10 points de retard sur le leader

- 2 points de retard sur la zone de promotion

- 22 points d'avance sur la zone de relégation

- 34 points d'avance sur la lanterne rouge

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Du côté du Facebook de Malherbe's Poetry :

Romain : "Cela en devient presque romantique de laisser tout le monde nous remonter... Malherbe ou une autre idée du partage équitable".

Cyril : "Puisqu'on vous dit qu'on veut pas être sur le podium !"

Retrouvez Malherbe's Poetry sur Facebook !

Et maintenant, Malherbe's Poetry est aussi sur Twitter ! (@MalherbesPoetry)]]>
<![CDATA[Les raisons de croire à la montée du SMC]]> text/html fr SO FOOT Il reste cinq matches à jouer. 15 points à prendre. Deux équipes à dépasser. Facile. - Malherbe ne s'est incliné que deux fois lors de la phase des matches retour de Ligue 2. La première…]]> Il reste cinq matches à jouer. 15 points à prendre. Deux équipes à dépasser. Facile.

- Malherbe ne s'est incliné que deux fois lors de la phase des matches retour de Ligue 2. La première fois à domicile contre Niort (0-1), et la seconde à Guingamp, sur un but encaissé dans les arrêts de jeu (1-0). Si ça c'est pas un parcours d'équipe qui va monter...

- Duhamel a certes connu un passage à vide, mais il reste une belle série, avec 4 buts inscrits au cours des 7 derniers matches qu'il a disputés (contre Laval, à Tours, au Havre et à Angers).

- Les deux dernières journées se joueront contre Châteauroux et le Gazélec Ajaccio. Difficile de faire plus simple pour griller Guingamp à la photo-finish.

- Damien Perquis est plus fort qu'il ne l'a jamais été. Vous pouvez rigoler, mais ça risque de compter.

- L'embellie entrevue au Havre et surtout à Angers témoigne de la motivation et des ambitions retrouvées du groupe malherbiste au moment d'aborder la dernière ligne droite. Au vu des adversaires que Caen va affronter au cours des trois prochaines journées, c'est sans doute une excellente idée.

- Les deux prochains matches de Guingamp sont à l'extérieur. Et Angers joue à Nîmes ce soir (et c'est la dernière chance des Crocos de se mêler à la course à la montée). Autrement dit, on est sur le podium demain.

- Alexandre Raineau ne s'est pas approché du grand rectangle vert depuis le premier mars.

- Depuis que Molla Wagué est de retour, Caen n'a pas perdu. Le seul match auquel il n'a pas pris part, c'était contre Guingamp. C'est le seul qu'on a perdu. Molla ne perd pas.



- Lenny Nangis va marquer un but après neuf passements de jambes. C'est obligé.

- Guingamp gagne sur des scores de tennis, mais la différence de buts reste largement à l'avantage des Caennais pour l'instant (+4 sur l'EAG, +3 sur Angers).

- Nantes va se viander. C'est écrit. Kita, les mecs.

- Malherbe a toujours la meilleure défense du royaume, avec 22 buts encaissés en 33 matches. Ce qui est super correct.

- Alexandre Cuvillier a encore un ou deux buts décisifs à caler.

- Garande est sûr de lui. Et nous avons foi en Garande. Point.

- Super Kandia, les mecs. Vous le voyez, vous aussi, le but de SK18, dans les arrêts de la dernière journée, qui nous envoie en L1 ?]]>
<![CDATA[Le dernier souffle [SCO 1-1 SMC]]]> text/html fr SO FOOT SCO ANGERS - STADE MALHERBE DE CAEN : 1-1 33e journée de Ligue 2 Match aller : Caen 1-0 Angers Buteurs : Ayari pour Angers, Duhamel pour Caen. Oui, le but a…]]> SCO ANGERS - STADE MALHERBE DE CAEN : 1-1

33e journée de Ligue 2

Match aller : Caen 1-0 Angers

Buteurs : Ayari pour Angers, Duhamel pour Caen. Oui, le but a finalement été accordé à Mat', les gars.

Arbitre : M. Jaffredo. Qu'on ne remerciera pas pour sa piètre prestation, avec une palanquée de coups de sifflet qui ne servent à rien, un carton rouge proprement dégueulasse pour Nico Seube, et plusieurs décisions très litigieuses.

Spectateurs... : 15 195.

Rassasiés par le spectacle ? : 5/5. Les supporteurs du stade d'Ornano n'ont pas vraiment de bol, cette année. Après un match spectaculaire au Havre, et une purge infinie contre Lens, le SMC a de nouveau attendu d'être loin de ses bases pour livrer une belle prestation... Un match enlevé, pas toujours techniquement irréprochable, mais d'une intensité et d'un suspense sans égal cette saison en Ligue 2.

Le geste du match : sans contestation possible, la manchette de Grégory Malicki pour repousser la tentative de Nangis. À la Landreau, ce dimanche. À la Seaman.

L'anti-geste du match : le début d'échauffourée signé Malik Couturier, qui cherche des noises à Seube sans raison particulière - le jeu n'aurait de toute façon pas pu reprendre rapidement, un Angevin étant à terre - et qui lui déchire son maillot avant de voir l'arbitre lui refiler un jaune à lui et à son vis-à-vis, qui était déjà averti. C'est le même Malik Couturier qu'on avait déjà capté au match aller en train de se foutre à terre en hurlant avant de lâcher à l'un de ses coéquipiers (face aux caméras, manque de bol) : "Il ne m'a pas touché".

L'homme du match : vous allez finir par croire que Malherbe's Poetry est un peu obsessionnel sur les bords, mais avouez que les accélérations de Alharbi El Jadeyaoui, capable de remonter le ballon sur plus de 70 mètres et en passant plein axe, ça vous a fait un petit quelque chose, pas vrai ?

L'anti-homme du match : direct, Malik Couturier. Tiens, voilà, maintenant t'es au courant, que je peux pas te blairer, et tu l'auras bien cherché : t'es un sale type, mec. Et tu peux jouer les roublards avec ton club à la noix, tu vas rester comme nous en Ligue 2 à compter les pâquerettes dans le rond central.

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Soupe à la grimace.

Parmi mes premiers souvenirs liés au football et au Stade Malherbe, il y a les avions en papier, amoureusement confectionnés avec les pages du livret distribué gratuitement à l'entrée du stade avant chaque match, et qu'on lançait en espérant qu'ils se plantent sur la pelouse. Il y a mes premiers maillots de football, et notamment celui avec le sponsor "Elle & Vire", et bon sang, il partait à la machine, le sponsor. J'avais demandé à mon papa de floquer le numéro 9, derrière. À l'époque, c'était encore la classe, de porter le numéro 9. Maintenant, tu parles, tout les gamins veulent le numéro 10. Je me souviens encore des joueurs au look improbable, de la reprise de volée d'Anderson, le jour où il a mis un triplé, je me souviens qu'on attendait le jour où Dedebant deviendrait enfin le numéro 10 qu'on attendait tous...

Mais le souvenir que j'évoquerais avec le plus de tendresse, ce sont les grimaces de mon père. J'ai déjà dit à plusieurs reprises à quel point ma passion dévorante pour le SMC tenait avant tout à ce que m'en a transmis mon père. Il en est sans doute le seul être humain que je connaisse qu'un mauvais résultat de Malherbe affecte à peu près autant que moi. C'est le seul à qui j'ai envie de parler, un soir de relégation, alors que j'ai les larmes au bord des yeux, prêtes à dévaler en cascade : je crois que c'est le seul qui peut réellement me comprendre. Quand j'étais gamin, il n'y avait pas encore BeIn Sport, ni Internet, et quand le SMC jouait à l'extérieur, mon père n'avait d'autre choix que d'écouter la radio et de se caler sur Radio France Normandie Caen pour écouter les commentaires de la rencontre. Et comme il aurait eu l'air sans doute un peu gland de se cacher au sous-sol pour suivre son match (je dis "son" match, parce que cette passion, en ce temps-là, était encore sienne, même si elle était déjà implantée dans mes gênes ou injectée dans mes veines en doses massives). Mon père était donc assis là, sur ma droite, dans son fauteuil, la radio collée à l'oreille, le volume réglé au minimum, pendant que ma mère regardions la télévision. Mon père, lui, faisait semblant de suivre. Je suis curieux de savoir combien de films ou d'épisodes de Navarro il a suivis comme ça, sans rien entraver à ce qui se passait à l'écran. Il était avec nous, et il était pourtant très loin. Il suivait son match. Concentré, investi, tendu... Et quand un but était marqué, alors seulement il laissait transparaître une émotion, silencieusement, pour que ma mère puisse continuer à suivre le film, et parce que ça ne lui ressemble pas de grimper sur la table pour chanter la gloire de Milos Glonek. Et comme il avait tout de même envie de partager son émoi, une grimace se dessinait alors sur le visage de mon père. C'est quelque chose que nous partagions, presque en secret, puisqu'en silence. Si Caen avait pris un but, mon père fermait les yeux, serrait les dents, étirait la bouche, les sillons au coin de ses yeux semblaient prolonger et exagérer sa tristesse. Ça ne durait qu'un instant. Mon père poussait ensuite un soupir, et replongeait dans son match. Si c'est le Stade Malherbe qui marquait, la grimace était toute différente : mon père levait son avant-bras de l'accoudoir de son fauteuil et brandissait un poing silencieux, tout en arborant un grand sourire, yeux plissés, au fond desquels je pouvais déceler la plénitude du supporteur heureux. Mon père me glissait alors le nom du buteur, et le temps qu'il restait à jouer, parce que déjà, on avait peur de s'en prendre un derrière. Certains deviennent supporteurs parce qu'ils ont vu les dribbles de Ginola, la tête de Kombouaré, les reprises de Papin, la tête de Boli, les coups-franc de Juninho, la permanente de Rocheteau, les têtes de Zidane... Si les moyens et émotions convoquées appartiennent à chacun, la finalité est pour tout le monde la même : le football et le bonheur qu'il procure, parfois. Peu importe qu'on commence à vibrer quand des millions d'autres explosent de joie avec nous ou seulement une seule personne. Les ressorts émotionnels sont uniques, et par essence, intimes. Moi, je suis devenu amoureux du Stade Malherbe pour connaître le bonheur que semblait vouloir me communiquer mon père quand il souriait ainsi, poing levé, dans le plus grand silence, au milieu du salon.

Je ne sais pas pourquoi j'ai pensé à ça, vendredi, en regardant Angers - Caen. Sans doute parce que le match fut si intense, si riches en rebondissements, que mon père aurait enchaîné les grimaces au point de s'abîmer les muscles faciaux. Parce que les Caennais ont livré une partie aussi réjouissante que l'égalisation angevine était prévisible. Mon père n'était pas avec moi, mais il suivait également la rencontre. Je l'imaginais, aussi crispé que moi, et je me représentais, plusieurs minutes avant que le SCO ne marque par l'intermédiaire d'Ayari, la grimace qui se dessinait doucement et cette déception qui jaillirait alors. Cette rencontre à Angers était un sommet, et après 78 minutes de jeu, elle ne prêtait qu'à sourire, car le coup était parfait, il était même capital, décisif, dans la course à la Ligue 1. Et puis, soudain, tout s'effondre...



Éternel recommencement.

Curieuse impression, au terme de la rencontre, d'avoir assisté à ce même dénouement déjà subi contre Arles-Avignon et surtout Le Havre récemment, alors que le contenu de la rencontre, et la prestation des Malherbistes surtout, n'avaient rien à voir avec ce à quoi on a pu assister au cours des dernières semaines. Il semblerait que le message de Garande, relayé à la veille du match par un Alex Cuvillier déterminé, soit enfin passé. Sans aller jusqu'à dire que le SMC est apparu transfiguré, parce qu'il a parfois semblé fébrile, on peut au moins s'écrire que les Caennais n'avaient pas disputé un match de cette trempe depuis presque six mois. Et tant pis si les progrès effectués dans le jeu ne soient pas récompensés au tableau d'affichage : Malherbe a fait le match qu'il fallait faire.

Si le schéma de jeu est toujours résolument défensif, et à raison, les Patoche Boyz ne sont pas privés de jaillir, de combiner, de presser haut, de récupérer le ballon dans la moitié de terrain adverse, de pousser l'adversaire à la faute. Quand le SCO maîtrise la gonfle et cherche des solutions pour transpercer le double rideau normand, le SMC se crée lui-mêmes ses brèches. La titularisation de Nangis, attendue depuis un moment, a cet effet bénéfique, justement, qu'on réclamait à cors et à cris : enfin les ouailles de Garande semblaient en mesure de gagner des duels offensifs, d'éliminer un adversaire. L'apport de Guerreiro, les accélérations de Montaroup, les orientations de Fajr, les centres de Calvé, les prises de balle de Duhamel : tout semblait enfin naturel, et plus jamais forcé. Après une entame timide, et un coup-franc de Ravet qui fracasse le montant, Malherbe serre les dents, et reprend le contrôle, à l'expérience, à l'insistance. En récupérant le ballon de plus en plus haut, les Normands ouvrent des brèches dont profite rapidement Mat' Duhamel, qui coupe comme un salopard un joli centre de Calvé et trompe Malicki. C'est futé, c'est osé, c'est bien joué, et bon sang que ça fait du bien.

Angers tarde à élever la voix, alors Malherbe en profite, se créer trois ou quatre opportunités intéressantes avant la pause. Nangis est tout prêt de marquer un but à la El Arabi, en enfumant joyeusement Manceau avant de tenter la frappe dans un angle impossible, que Malicki détourne sur une manchette invraisemblable. Wagué envoie une tête à côté, Duhamel est court sur un centre de Nangis... On est presque déçu de voir les Caennais rentrer aux vestiaires avec un seul but d'avance. Sans doute parce qu'on les connaît trop pour ne pas déjà craindre la suite.



Jagrosffredo.

Au retour des vestiaires, les Caennais lèvent le pied, entreprennent de gérer. Dommage, parce que le pressing haut et la tendance à jaillir dans l'entrejeu pour couper les trajectoires et à empêcher les Angevins de trouver les joueurs de couloir les avaient tant perturbés que le repli défensif plus précipité et la relance moins appliquée semblent être les meilleurs moyens de laisser au SCO une porte de sortie. Dans laquelle Keserü s'engouffrent. Portés par un public en fusion, comme on n'en a jamais eu à d'Ornano cette saison, remarque même Garande en fin de partie, les hommes de Stéphane Moulin bouffent à tous les râteliers, grattent des fautes, centrent à tout va. Et à l'exception d'une belle opportunité de frappe que Keserü bousille en visant Perquis, les locaux galèrent un max à se créer des opportunités dans le jeu, et insistent sur coups de pied arrêtés.

Le temps file, et Malherbe, sans déjouer, se recroquevillent un peu trop, acceptent sans doute trop facilement de subir. Alors le drame survient : un coup-franc sublime frappé par Keserü, repoussé sur sa ligne par Perquis, Couturier qui gêne le portier normand, Leca et Calvé qui assistent impuissants à la reprise d'Ayari, complètement esseulé au point de penalty. 1-1.

Encore une fois, Malherbe se fissure à dix minutes de la fin. Mais comme face au Havre, alors qu'on semble se diriger vers une fin de match à l'avantage de locaux surmotivés et poussés par un public chauffé à blanc, le SMC bombe le torse, et retourne à l'assaut : Cuvillier loupe un duel face à Malicki, Nangis est à deux doigts d'obtenir un péno (il a dû se blesser tout seul, tu penses bien), le ballon file d'un but à l'autre et les deux équipes tentent de profiter des espaces béants. Malherbe fait ce qu'il faut. Mais il est déjà trop tard.

Match nul, donc. Un bon résultat, indépendamment du contexte, et même si le Stade Malherbe aurait sans doute mérité mieux, tant il s'est montré plus solide et plus expérimenté que l'équipe adverse. Angers n'a finalement eu que peu d'occasions réellement intéressantes : un poteau en première période, une reprise de Keserü écrasée, et le but. Les Caennais ont disputé un bon match, mais pointent désormais à 4 longueurs des Nantes, 3 longueurs des Guingampais et 1 une longueur des Angevins. Il reste 15 points à prendre, et si Caen perd peu, Caen a surtout besoin de victoires actuellement. Le contenu du match de vendredi peut laisser espérer de bonnes choses, tout autant que les récents résultats du SMC incitent au pessimisme (un bon match à l'extérieur qui fait nul, un match pourrave à domicile qui fait nul).



Hé, les gars, on peut être sur le podium dès la semaine prochaine... Et arrêtez de vous prendre la tête avec Guingamp : ils ont juste collé un set à une équipe dont tout le monde voit très bien qu'elle ne joue plus au foot. Oui, ce sera tendu, ce sera compliqué, et peut-être aura t-on l'occasion de repenser prochainement aux occasions manquées... Moi, je ne sais qu'une chose : mon père n'a pas fini de grimacer.

"INSTANTANÉMENT COMME ÇA / REPRENDRE DE VOLÉE D'AUSSI LOIN / COMME ELLE VIENT"

La bande-son : le morceau Master and servant, de Depeche Mode, sur le disque Some great reward.

Le résumé du match en vidéo ci-dessous.



~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Tous les scores :

Angers 1-1 Caen

Arles-Avignon 1-0 Istres

Châteauroux 1-0 Niort

Dijon 1-0 Laval

Gazélec Tours 0-1 Tours

Guingamp 6-1 Le Mans

Le Havre 1-1 Sedan

Lens 1-2 Nîmes

Nantes 1-1 Auxerre

Monaco [ce soir] Clermont

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Le classement :

| Équipe | Points | DdB | MJ | | 1. Monaco | 63 pts | (+25) | 32 | | 2. Nantes | 59 pts | (+23) | 33 | | 3. Guingamp | 58 pts | (+15) | 33 | | 4. Angers | 56 pts | (+16) | 33 | | 5. Caen | 55 pts | (+19) | 33 | | 6. Nîmes | 52 pts | (+9) | 33 | | 7. Dijon | 52 pts | (+3) | 33 | | 8. Le Havre | 49 pts | (-1) | 33 | | 9. Tours | 44 pts | (-8) | 33 | | 10. Auxerre | 43 pts | (-1) | 33 | | 11. Lens | 42 pts | (-6) | 33 | | 12. Arles-Avignon | 40 pts | (-11) | 33 | | 13. Istres | 38 pts | (-6) | 33 | | 14. Châteauroux | 37 pts | (-3) | 33 | | 15. Niort | 35 pts | (-5) | 33 | | 16. Laval | 35 pts | (-7) | 33 | | 17. Clermont | 35 pts | (-10) | 32 | | 18. Le Mans | 33 pts | (-21) | 33 | | 19. Sedan | 29 pts | (-12) | 33 | | 20. Gazélec Ajaccio | 19 pts | (-19) | 33 |

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Le Stade Malherbe en chiffres :

- 15 victoires, 10 nuls, 8 défaites

- 41 buts inscrits (8e meilleure attaque, à 13 unités de Monaco 1er)

- 22 buts encaissés (meilleure défense, 4 unités de mieux que Nantes 2e)

- meilleur buteur : Mathieu Duhamel (11 buts)

- meilleur passeur : Fayçal Fajr (5 passes décisives)

- cinq derniers matches : VNNNN (7 points sur 15 possibles)

- 55 points pris sur 99 possibles (environ 1,67 points/match)

- 8 points de retard sur le leader

- 3 points de retard sur la zone de promotion

- 22 points d'avance sur la zone de relégation

- 36 points d'avance sur la lanterne rouge

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Du côté du Facebook de Malherbe's Poetry :

Jean-Charles : "Un match de Malherbe ne devrait durer que 70 minutes.".

Simon : "J'ai envie de dire que ce n'est pas forcément dommage. Cette saison aura été riche en leçons pour un groupe en reconstruction."

Retrouvez Malherbe's Poetry sur Facebook !

Et maintenant, Malherbe's Poetry est aussi sur Twitter ! (@MalherbesPoetry)]]>
<![CDATA[The Walking Dead - [SMC 0-0 RCL]]]> text/html fr SO FOOT STADE MALHERBE DE CAEN - RACING CLUB DE LENS : 0-0 32e journée de Ligue 2 Match aller : Lens 0-0 Caen Buteurs : pas là, non. Arbitre : M. Jochem.…]]> STADE MALHERBE DE CAEN - RACING CLUB DE LENS : 0-0

32e journée de Ligue 2

Match aller : Lens 0-0 Caen

Buteurs : pas là, non.

Arbitre : M. Jochem.

Spectateurs... : 11 266.

Rassasiés par le spectacle ? : 1/5. Quelle purge, mes amis ! Certains témoins auraient aperçu une passe correcte, à un moment. Mais en fait, c'était les ramasseurs de balle qui s'amusaient sur le bord de la touche.

Le geste du match : la superbe passe en première intention de Samba Sow à destination de Demé N'Diaye entre Jérémy Sorbon, qui s'avançait bien maladroitement pour jouer le hors-jeu, et Molla Wagué. Une transmission qui permet d'éliminer toute la défense caennaise en une seule touche de balle, et qui permet à N'Diaye de se présenter seul face à Perquis.

L'anti-geste du match : l'entrée en jeu très approximative de Jean-Jacques Pierre, qui rate ses deux premières transmissions pourtant pas difficiles, et qui offrent deux contres à jouer aux Lensois, lesquels n'en demandaient pas tant.

L'homme du match : nul doute que sans les deux ou trois interventions décisives de Damien Perquis, on n'aurait vraiment eu aucune raison de se satisfaire de cette rencontre. Alors qu'en fait, maintenant, on sait qu'il y a au moins un mec qui a élevé son niveau de jeu au moment de la dernière ligne droite.

L'anti-homme du match : Am, stram, gram, pic et pic et colégram, bour et bour et ratatam,am, stram, gram. Allez, va pour Fayçal Fajr. Z'ont tous été zéro, de toute façon...

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Un secret bien gardé.

On ne joue pas depuis 5 minutes... Cuvillier, le "Velours de la gonfle", comme on l'appelle dans le métier, enroule un coup-franc noir et serré au premier poteau, parfaitement coupé par Mat' Duhamel, qui expédie sa tête largement au-dessus. Bon, alors j'aime autant vous dire que si vous avez été bloqué à l'entrée du périph' par un accident et que vous êtes arrivé au stade après le coup d'envoi, ou encore si votre gamine s'est mise à hurler quand vous l'avez dégagée de l'écran où elle se cramait les yeux en regardant Toy Story 3 pour la 157e fois et que ça vous a fait perdre quelques minutes, bref, si vous avez raté le début, pas de bol, vous avez loupé la seule action valable de la rencontre pour les Caennais.

Pourtant, l'occasion était belle. Suite au match au Havre, on pensait avoir retrouvé quelques fragments de cette énergie et de cet enthousiasme qui portaient le Stade Malherbe en début de saison, et que les Patoche Boyz semblaient enfin s'être mis en chasse-patates pour s'élancer dans le sprint final. Surtout que la réception des Lensois, qui n'ont plus rien à jouer en championnat et qui avaient déjà un peu la tête à leur demi-finale de Coupe, était l'occasion rêver de se rassurer en l'emportant, sans même avoir à se fouler en défense. Sans aller jusqu'à se confondre en plein optimisme béat, il y avait quand même quelques raisons d'y croire. Et le SMC est retombé dans ses travers. Comme face à Arles-Avignon, comme face à Istres, les Normands n'ont rien montré.



Difficile de dire comment on a pu en arriver là et se demander toutes les cinq minutes qui sont ces mecs capables de rater les transmissions les plus courtes et de multiplier les mauvais choix. Est-ce bien la même équipe qui nous enchantait en début de saison et nous permettait de croire, déjà, en un retour en Ligue 1 ? Pas sûr. Patrice Garande, en fin de match, paraissait plus désabusé que réellement en colère, déplorant notamment que ses garçons ne jouent pas leur chance crânement, et ruinent actuellement les efforts consentis tout au long de la saison en s'écartant poliment au moment où les ténors sont censés s'expliquer pour savoir qui aura le droit d'aller se faire défoncer l'entendement en Ligue 1 et de passer pour un faire-valoir au moment d'affronter la grosse cylindrée parisienne. Le tacticien normand n'a pas tort, mais le problème date désormais de plusieurs mois, et il semble un peu tard pour s'affoler, et on ne compte plus voir les Caennais désinhibés avant la fin de saison. Aucun joueur du SMC n'est capable d'aller provoquer son vis-à-vis en duel et d'en sortir balle au pied, aucun joueur du SMC n'est capable du moindre enchaînement technique actuellement, aucun joueur du SMC ne s'est laissé à la moindre prise de risques en 2013. Reste au SMC une solidité défensive réelle mais relative, qui tient sans doute autant à la crainte qu'inspirent les Normands (en course pour la montée depuis les premières journées de championnat) qu'à leur réelle capacité à défendre debout et à relancer proprement... Pour faire court, si les autres savaient à quel point on est dans le dur depuis les cotillons du Nouvel An, on se ferait écharper.

On est encore là.

Les Lensois ont essayé, une fois ou deux, comme ça, pour déconner... Résultat : Perquis a dû réaliser un petit miracle face à un N'Diaye qui se l'est jouée trèèès facile sur une offrande de Sow, et le reste du temps, les Nordistes étaient toujours trop peu nombreux en attaque pour vraiment inquiéter le SMC. Caen a eu le ballon, le temps, et la sérénité suffisante pour se livrer. Et n'a rien tenté. Leca multiplie les diagonales hasardeuses, Seube baisse la tête et s'exaspère à chaque fois qu'il rate un truc, Duhamel s'excite pour rien, Cuvillier piétine, Kebano n'a pas les jambes, Poyet, notre Colin Farrell à nous, met vachement bien les mains sur les hanches, et Fajr semble toujours patauger sur une tartine de confiture à la framboise. Tout ce que tentent les Caennais est voué à l'échec et presque gênant. Seuls Montaroup, auteur de quelques percées rageuses, ou Kim, qui ne conçoit visiblement le football que comme un sport où il est question de déborder le long de la ligne pour obtenir des fautes, ont quelque peu sorti le public de sa léthargie. Mais une fois que les Lensois sont réduits à 10 (sur un carton rouge franchement sévère), pas un geste, pas une seule initiative ne parvient à nous faire espérer un sursaut d'orgueil. Pire : les Normands ne savent plus apporter le surnombre, tant les choix opérés semblent être guidés par une totale méconnaissance de leurs propres limites techniques. Les passes les plus évidents sont ratées, le collectif normand est rigoureusement incapable de faire tourner la balle plus de quelques secondes sans se mettre en danger et de résister à un pressing flemmard sans partir à la faute. Et puis, ces prises de décision, Seigneur... Il ne reste qu'une poignée de secondes à jouer, 6 joueurs caennais sont dans la moitié de terrain lensoise, Aurélien Montaroup s'avance et expédie une parabole se perdre en 6 mètres. Des tentatives invraisemblables comme celles-ci, on a pu en voir quelques dizaines, et les Patoche Boyz ont persisté, de la première à la dernière minute de la rencontre.



En fait, le SMC ne sait plus quoi inventer. Patrice Garande modifie son schéma tactique de match en match : défense à 5 contre Le Havre, deux meneurs de jeu face à Lens, replacement de Seube au poste d'arrière-droit, blablabla. Rien ne marche, de toute façon. Dumas, lui, aurait déjà balancé trois ou quatre gamins de 17 ans dans le grand bain, mais Garande, lui, préfère visiblement responsabiliser son onze qui tient encore debout à l'expérience. Sauf que voilà : l'inquiétude grandit à mesure que la fin du championnat approche, et les performances du SMC n'inspirent qu'inquiétude. Face à des Lensois apparemment pas bien concernés par la possession de balle, les Normands étaient contraints de faire le jeu. C'est un peu comme si tu demandais à ton oncle Grégoire, celui qui est peintre en bâtiment, de te réaliser une aquarelle pour la chambre du petit : faudra pas t'étonner si ça ressemble moins à du Van Gogh qu'à un diabolo fraise écrasé contre le mur. Malherbe, en ce moment, n'a ni la maîtrise technique, ni l'imagination, ni même l'ambition nécessaire pour bomber le torse et dominer une rencontre. Et puis c'est un peu pathétique, parce que tu sais très bien qu'à cet endroit, là, tonton Grégoire a voulu représenter une bouche, mais bon sang que ça ressemble aux dernières menstruations de Maman. Les Patoche Boyz prennent les mauvaises décisions, et se foirent encore plus au moment de la réalisation. Du coup, aucune occasion ou presque : Kebano a failli pouvoir mettre la tête en fin de rencontre, Cuvillier a tenté une frappe de 25 mètres après un déboulé de Montaroup, et Duhamel a placé une tête pas trop loin du cadre sur un autre déboulé de Montaroup. Putain, ça fait pas lourd. En fait, ça fait un point.

Et un point, c'est pas si mal, quand les Guingampais se vautrent et que les Angevins piétinent. Un point, en tout cas, c'est suffisant pour coller au cul de tout ce petit monde, et de rester en position de chasseur. Alors oui, Malherbe n'a remporté qu'un seul de ses six derniers matches. Sauf que le SMC n'a perdu qu'une fois au cours des onze dernières journées, et doit maintenant jouer Angers, Dijon, Monaco et Nantes. Voilà, on y est. Si réveil il doit y avoir, ce doit être maintenant. Peu importe quelle copie les Caennais vont rendre face à tous ces caïds. Les Normands ne peuvent plus se contenter de défendre en comptant vaguement sur un ou deux situations de contre. Même dominé, même acculé, le SMC va devoir provoquer sa chance, et se faire violence. Angers est devant, il faut marcher sur Angers. Un point ne serait pas une mauvaise affaire, trois points représenteraient une bonne partie du chemin. Oui, on est nul, mais on est encore là. Et ça fait un moment que ça dure.



Nous, on ne sait plus si on doit y croire ou non. On ne sait même plus si on doit se le permettre. On ignore même si Garande n'essaie pas de sauver la face en prétendant qu'il faut "jouer, essayer, parce qu'on en a gagné le droit". On ne sait qu'une chose, en fait : le Stade Malherbe est éternel. Il n'a pas changé, il a toujours la même bouille d'ado boutonneux et les genoux qui flanchent quand les regards se tournent vers lui, il a des rêves mais pas de montre à quartz, il a des idées plein la tête, mais la tête dans les nuages. Il est parfois con, exaspérant, mais il est honnête, il ne vous ment pas, il se contente de baisser la tête quand il a fait une connerie. On a parfois envie de lui mettre un coup de pied au cul, mais on finit surtout par lui ébouriffer les cheveux, parce que c'est un bon gamin, quand même.

"INSTANTANÉMENT COMME ÇA / REPRENDRE DE VOLÉE D'AUSSI LOIN / COMME ELLE VIENT"

La bande-son : le morceau On est encore là, de NTM, sur le disque Paris sous les bombes.

Le résumé du match en vidéo ci-dessous.



~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Les notes :

Perquis [6] : comme une escapade en célibataire à Saint-Malo. À un moment donné, au retour de la plage, t'as vu les tétons de ta voisine de camping à travers son T-shirt trempé, et c'était vraiment le meilleur moment des vacances.

Seube [3] : comme un voyage de baroudeur au fin fond de la jungle colombienne. C'est qui, ça, les FARC ? Bordel, je le savais, que j'aurais dû m'éloigner, en voyant les Kalachnikov.

Guerreiro [4] : comme un voyage de classe à la Bourboule. C'est sympa, quand même, les pierres volcaniques. Maman va être contente de voir que je lui ai ramené trois granits pour la cheminée.

Wagué [3] : comme faire du camping dans son jardin.

Sorbon [4] : "Et comment je pouvais savoir, moi, qu'il allait pleuvoir à Édimbourg, pendant les vacances de la Toussaint, merde ?"

Leca [4] : comme une escapade de restau en restau dans la Creuse. Putain, dire qu'on était partis pour 3 jours, à la base, et qu'on a mis deux semaines à faire les 100 premières kilomètres.

Montaroup[4] : comme l'aventure sur Koh-Lanta. Je la termine, la vanne, ou pas ?

Fajr [2] : comme un 15 août sur la Côte d'Azur : t'as vraiment cru que tu serais le seul, à avoir cette idée ?

Cuvillier [4] : comme des vacances dans la grande bâtisse de Belle-Maman, dans le midi. Ce serait parfait s'il y avait le Wi-Fi.

Duhamel [2] : comme des vacances au ski. C'est quand même trop con, de perdre son forfait au bout de deux jours...

Kebano [2] : putain, voilà ce que c'est, de se fier au Guide du Routard 1976. Bon, alors, la sortie des Balkans, c'est par là ? Et faut traverser combien de pays qu'existaient pas en 76 ?

Kim [4] : tu te rappelles, de ton cousin Hector, qui est parti s'installer en Nouvelle-Calédonie pour la vie, qui t'a envoyé deux mails pour te dire qu'on était vraiment trop con, de vivre la vie à 100 à l'heure, et qu'il fallait vraiment apprendre à profiter du temps qu'on a ? Il est rentré au bout de combien de temps ? 3 semaines ou 3 mois ?

Poyet [2] : un jour, Romain a découvert qu'on avait le droit de partir en vacances ailleurs qu'en Bretagne. Depuis, on ne l'arrête plus. Cet été, il hésite entre Nantes et Cherbourg...

Jean-Jacques [3] : Jean-Jacques, il était à la Nouvelle-Orléans en 2005, il était en vacances à Tokyo en 2012, et promis, il sera en Corée quand ça va péter.

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Tous les scores :

Caen 0-0 Lens

Clermont 1-1 Le Havre

Laval 1-3 Arles-Avignon

Le Mans 1-2 Istres

Nîmes 1-1 Dijon

Niort 0-0 Angers

Sedan 4-1 Gazélec Ajaccio

Tours 2-0 Guingamp

Auxerre 0-2 Monaco

Châteauroux [ce soir] Nantes

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Le classement :

| Équipe | Points | DdB | MJ | | 1. Monaco | 63 pts | (+25) | 32 | | 2. Nantes | 55 pts | (+19) | 31 | | 3. Angers | 55 pts | (+16) | 32 | | 4. Guingamp | 55 pts | (+10) | 32 | | 5. Caen | 54 pts | (+19) | 32 | | 6. Nîmes | 49 pts | (+8) | 32 | | 7. Dijon | 49 pts | (+2) | 32 | | 8. Le Havre | 48 pts | (-1) | 32 | | 9. Auxerre | 42 pts | (-1) | 32 | | 10. Lens | 42 pts | (-5) | 32 | | 11. Tours | 41 pts | (-9) | 32 | | 12. Istres | 38 pts | (-5) | 32 | | 13. Arles-Avignon | 37 pts | (-12) | 32 | | 14. Niort | 35 pts | (-4) | 32 | | 15. Laval | 35 pts | (-6) | 32 | | 16. Clermont | 35 pts | (-10) | 32 | | 17. Châteauroux | 34 pts | (0) | 31 | | 18. Le Mans | 33 pts | (-16) | 32 | | 19. Sedan | 28 pts | (-12) | 32 | | 20. Gazélec Ajaccio | 19 pts | (-18) | 32 |

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Le Stade Malherbe en chiffres :

- 15 victoires, 9 nuls, 8 défaites

- 40 buts inscrits (9e meilleure attaque, à 14 unités de Monaco 1er)

- 21 buts encaissés (meilleure défense, 4 unités de mieux que Nantes 2e)

- meilleur buteur : Mathieu Duhamel (10 buts)

- meilleur passeur : Fayçal Fajr (5 passes décisives)

- cinq derniers matches : DVNNN (6 points sur 15 possibles)

- 54 points pris sur 96 possibles (environ 1,68 points/match)

- 9 points de retard sur le leader

- 1 point de retard sur la zone de promotion

- 21 points d'avance sur la zone de relégation

- 35 points d'avance sur la lanterne rouge

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Du côté du Facebook de Malherbe's Poetry :

Cédric : "Cette équipe est réglée au millimètre pour que la 38ème journée ait un enjeu et donc offrir du suspense à ses supporters... Vous n'êtes jamais contents. Ingrats !".

Pi Cha : "Félicitation au lensois qui a réussi un dégagement en catastrophe, seul et sans pressing, jusqu'en haut de la tribune présidentielle... Le mec est quand même allé mettre une sacoche jusque dans les pléxis du dernier étage... Du jamais vu, mais un grand moment de football..."

Aymeric : "Au pire, c'est bien la L2, on est mieux classé qu'en L1. On montera l'an prochain, comme en 2006."

Retrouvez Malherbe's Poetry sur Facebook !

Et maintenant, Malherbe's Poetry est aussi sur Twitter ! (@MalherbesPoetry)]]>
<![CDATA[Blastman - Épisode 1]]> text/html fr SO FOOT Il est méchant, il est malpoli, il est vulgaire, et il veut du mal à la Terre entière. Bon, alors les Havrais, là... Vous nous vendez un nouvel hymne sur l'air de God save the queen,…]]> Il est méchant, il est malpoli, il est vulgaire, et il veut du mal à la Terre entière.

Bon, alors les Havrais, là... Vous nous vendez un nouvel hymne sur l'air de God save the queen, super. Moi je m'attendais déjà à un chant de supporteurs sur l'air des Sex Pistols. Bah non, c'était sur l'air de l'hymne anglais... Mais cassez-vous, vous vous croyez où, à une commémo d'anciens combattants ?

Et puis merde, pourquoi l'hymne anglais ? Les gars, il suffit pas d'avoir une cité industrielle qui pue pour ressembler à Manchester, hein... C'est pas demain la veille que vous inventerez le rock. La dernière musique qui est sortie du Havre, c'était dans la Beuze de Michael Youn. Et puis les gars, au Havre, quand on veut sortir, on peut aller où ? Au Duplex ? Paye ta culture de pubs, putain ! Arrêtez de nous bassiner avec votre culture anglaise ! La seule raison pour laquelle le Pont de Normandie est si cher à traverser, c'est qu'on est sûr que vous n'aurez pas assez de thunes pour venir chez nous.

Bon, sinon, Garande, pas con, l'idée de foutre 5 défenseurs, voire 6, quand on va jouer au Havre... Mais si jamais on monte, tu vas en mettre combien face à Paris ? 10 ? 15 ?

C'est pas tout ça, demain, y a un match contre Lens. Bordel, à croire qu'on est en tournée contre les équipes de prolos. Tu me diras, eux, au moins, ils savent d'où ils viennent, ils chantent du Bachelet, ils font pas semblant de croire que Brel était Français.

C'était Blastman. Moi j'suis Caennais. Et toi t'es quoi ? T'es personne.





Crédit photo : infohac.com

]]>
<![CDATA[Faites entrer le HAC usé - [HAC 1-1 SMC]]]> text/html fr SO FOOT LE HAVRE AC - STADE MALHERBE DE CAEN : 1-1 31e journée de Ligue 2 Match aller : Caen 2-0 Le Havre Buteurs : Koita pour Le Havre, Duhamel pour…]]> LE HAVRE AC - STADE MALHERBE DE CAEN : 1-1

31e journée de Ligue 2

Match aller : Caen 2-0 Le Havre

Buteurs : Koita pour Le Havre, Duhamel pour Caen.

Arbitre : M. Cailleux.

Spectateurs... : 15 552.

Rassasiés par le spectacle ? : 5/5. Un match qui restera sans doute comme le plus grisant de la saison. Difficile de dire si c'est le contexte du derby, l'opposition de styles opposés ou l'enjeu qui animait les deux formations, mais le spectacle fut d'une intensité rarement atteinte, notamment au cours d'un dernier quart d'heure de très haute volée.

Le geste du match : si la parade de Zacharie Boucher sur la première tentative d'Alex Cuvillier vaut le détour, c'est en fait toute l'action qui peut être saluée. La passe laser de Nicolas Seube à destination de l'ancien Nancéen est une merveille du genre, tendue et précise, l'enchaînement contrôle orienté / lourde frappe en lucarne d'Alexandre Cuvillier est parfait, la détente main opposée du gardien havrais est fabuleuse.

L'anti-geste du match : le tacle "totale perte de contrôle" de Jean-Jacques Pierre qui y va les deux pieds en avant sur Riyad Mahrez, fauché en bonne et due forme, et en pleine force de l'âge. Ça méritait évidemment un carton rouge. Si vous retrouvez un bout de Mahrez, téléphonez au club house du HAC, merci.

L'homme du match : s'il n'avait pas tenté un arrêt des genoux sur le péno de Mat' Duhamel, on aurait cité Zacharie Boucher les yeux fermés, décisif à 3 ou 4 reprises. Du coup, on se rabat sur Walid Mesloub, électron libre du milieu havrais, capable d'éliminer deux adversaires avant d'aérer le jeu ou de transpercer un peu les lignes caennaises, d'orienter les offensives et les mouvements de ses coéquipiers tout en se démultipliant à la récupération. Rare, essentiel, précieux.

L'anti-homme du match : difficile de retenir quoi que ce soit d'intéressant dans la prestation de Romain Poyet, maladroit sur chacune de ses interventions, dépassé dans le rythme, manquant à la fois de présence offensive et d'intelligence dans le replacement.

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

God save the Caen.

Les mots ne sont pas restés sans conséquences. Vexé comme un pou au terme de la piteuse prestation de ses ouailles au soir du match nul concédé face à Arles-Avignon, Patrice Garande a pris les mesures qui s'imposaient. Retour de la défense à 5, titularisation de Grégory Leca, Calvé et Moulin éjectés du onze majeur, et des consignes visant à contenir l'adversaire tout en lui laissant la possession de balle, histoire de mieux jaillir en contre quand le temps le permet. Difficile d'en vouloir au tacticien normand pour cette stratégie un brin frileuse : il ne fait que s'appuyer sur les qualités de son équipe, encore meilleure défense du championnat, pour tenter de ressusciter l'enthousiasmant jeu direct qui permettait au Stade Malherbe, en début de saison, de presser ses adversaires comme on tord un T-shirt trempé avant de l'étendre dans le jardin. Conscient que son équipe n'a tout simplement pas les moyens de vaincre par le jeu, Garande se dit que le meilleur moyen de triompher, c'est encore de faire le grand ménage. Jean-Jacques est replacé au milieu, en guise d'aspirateur à ballons, Wagué, Sorbon et Leca montent la garde en défense, histoire de déblayer et de prévenir les infiltrations, comme on fout des serpillières sous les portes quand souffle un vent glacial, et le quator offensif est chargé de propulser du Fébrèze aux quatre coins de la défense adverse, histoire de tenir la gonfle et l'odeur du danger aux abords de la surface ennemie.



Le plan de jeu caennais ne manque pas d'ambitions, il est simplement le reflet des manquements du Stade Malherbe au cours des derniers mois. Trop limités techniquement, trop maladroits dans la conservation des ballons, et dépourvus d'un réel leader tactique que Fjar tarde à devenir, les Patoche Boyz composent donc avec un système rembourré au niveau des extrémités, et ne peuvent ignorer que c'est l'animation qui fait vivre un schéma de jeu, et pas l'inverse. L'entame de match est pourtant délicate. Parce que Le Havre est bon. Très bon, même. Wesloub électrise l'entrejeu du SMC, Rivière joue des coudes, la bave aux lèvres, aux prises avec ses vis-à-vis, Malfleury zigzague entre les lignes, Zargo Touré fout une pression monstre sur Duhamel et remporte ses duels. Le HAC grignote le SMC, dans l'énergie, dans l'agressivité, dans la maîtrise du ballon. Touré est tout proche d'ouvrir le score sur le premier corner obtenu par les Haut-Normands, mais Perquis capte sur sa ligne. La vache, on n'a même pas encore goûté au rosé et gobé la première noix de cajou que déjà, on est à court de souffle. Malherbe ne joue pas foncièrement mal, mais n'est tout simplement au niveau et perd le ballon beaucoup trop rapidement, dépassé dans l'intensité des efforts et dans le jeu. Sur une très mauvaise passe de Cuvillier plein axe, Fontaine s'engouffre dans la surface et s'écroule au moment de transmettre le ballon à Rivière. La faute de Jean-Jacques Pierre n'est pas évidente, mais est pourtant réelle : Malherbe s'en sort bien.

Et puis le SMC refait surface. Doucement, tranquillement. L'euphorie qui poussait les Havrais se tarit enfin, et Malherbe gère toujours aussi habilement la transition entre temps faible et temps fort contre les grosses cylindrées. Fajr s'emploie à mettre de l'ordre dans la distribution et le déploiement de ses coéquipiers, et l'arrière-garde caennais règle enfin sa mire au moment de sauter les lignes. Le Havre reprend son souffle, et Malherbe lui saute à la gorge : sur une ouverture de Guerreiro à destination de Duhamel, l'attaquant caennais est devancé par Touré, lequel foire un peu sa transmission de la tête en retrait. Duhamel ne réfléchit pas, décale sur sa droite, Nabab déboule, avec les réacteurs qui crachent la fureur, et se trouve stoppé net par Le Marchand. Bon, là, le péno ne se discute pas vraiment. Duhamel chope la gonfle, tire affreusement mal plein axe, Boucher se marre en tentant l'arrêt des genoux, et ça fait 0-1, sur la première véritable opportunité du Stade Malherbe. On n'est pas malheureux, tiens. Et pourtant, l'ouverture du score n'est pas imméritée pour autant. Les Patoche Boyz profitent de chaque récupération pour remonter le ballon un peu plus haut encore, multiplient les touches de balle en attendant que la porte s'ouvre, et s'évertuent à écarter le danger dès que le ballon pénètre dans leurs trente derniers mètres. Le Havre, finalement, ne s'est pas procuré la moindre occasion dans le jeu, et achève la première période légèrement contrarié, pas encore tout à fait résigné.



La pluie et la fureur.

Au retour des vestiaires, le HAC reprend sa marche en avant. Ça combine, ça remonte très vite le ballon, ça attaque à droite, à gauche, ça cherche des appuis sur Rivière, ça combine dans l'entrejeu. Sauf que Malherbe bombe le torse, éloigne le ballon sans trembler, et s'avère de plus en plus dangereux en contre. Poyet profite d'une belle ouverture de Seube pour délivrer un centre parfait pour Cuvillier, dont la reprise décroisée est écartée par Boucher. Quelques instants plus tard, Seube délivre une passe laser pour Cuvillier, plein axe, qui propulse un caramel monstrueux en direction de la lucarne... Boucher s'interpose à nouveau, en signant la parade de la soirée. Le Havre peine à juguler les contres caennais, et Malherbe profite des espaces pour se rassurer sur son potentiel offensif.

Le temps presse. Malherbe a laissé filer sa chance pour assommer le HAC, et se recroqueville en défense, espérant tenir le score. Le Havre n'y arrive toujours pas dans le jeu, la défense à 5 du SMC remplissant sa tâche à merveille. Mais la tâche se complique : Garande doit sortir Jean-Jacques Pierre, déjà passé tout prêt du carton rouge, et un nouvel espace s'ouvre devant la défense. Mesloub ne s'entête pas à venir s'empaler dans l'axe, et oriente sur les ailes. Les centres pleuvent, les fautes commises par nervosité aussi, les Caennais dégagent de la tête comme ils peuvent, et oublient un peu d'accompagner la sortie du ballon. Et alors qu'on se dit que le SMC tient les trois points, en déployant le parapluie sur la grêle de centres qui s'abat sur la surface, Koita profite d'un ballon seulement effleuré par Seube pour placer une tête imparable sous la barre. 1-1.



Bon, là, on peste, évidemment, alors que le match s'embrase pour de bon. Malherbe frôle la correctionnelle sur une tentative excentrée de Mesloub, puis tremble quand Calvé laisse Mendy filer sur l'aile, lequel transmet en retrait à Bonnet, dont la frappe oblige Perquis à une nouvelle intervention de grande classe. Les Patoche Boys semblent sur le point de céder pour de bon, mais appuient de nouveau sur le champignon. Enfin, du caractère, de l'ambition et de l'enthousiasme en attaque ! Fajr se gave, profite des espaces laissés béants, distribue ses Dragibo. Et malgré les départs de feu, l'incendie ne prend pas. Cuvillier dépose Boucher, sorti un peu n'importe comment à 40 mètres de ses buts, mais ne parvient pas à prendre sa chance de loin. Duhamel profite d'une ouverture sauce aux truffes de Fajr mais échoue dans son duel face à Boucher, pas malheureux d'effleurer suffisamment la gonfle pour qu'elle aille rouler à côté des cages. À peine le temps de hurler de déception, que Cuvillier tente un nouveau geste dingue, et dépose un centre-tir lucarne opposé de 30 mètres que Boucher écarte à nouveau, en héros, avant d'aller se fracasser contre le poteau. Monsieur Cailleux siffle la fin des hostilités.

Évidemment, le vestiaire caennais a de quoi être déçu. Malherbe pointait à la 2e place à 10 minutes de la fin du temps réglementaire, et termine la rencontre à la 5e place. L'opération comptable aurait pu être magistrale, elle est seulement intéressante. Quatre équipes se tiennent en 2 points, et deux seulement seront du voyage pour la Ligue 1. Et finalement, Malherbe est toujours dans la course, et comme avant la rencontre, le plus dur reste à faire. Ce match nul au Havre n'est pas une mauvaise opération, au regard de l'excellente opposition offerte par les hommes de Mombaerts. On a assisté à l'un des matches les plus relevés de la saison, et Caen s'en est sorti avec les honneurs, sans se procurer moins d'occasions franches que ses adversaires, et en laissant une nouvelle fois une grosse impression de solidité défensive. Malherbe est en vie. Le plan de jeu était cohérent, les consignes ont été respectées, les choix de Garande se sont avérés payants. Malherbe est en vie.



Il reste 7 matches. Peu importe que le calendrier soit cauchemardesque : Malherbe est largement aussi performant contre les ténors, alors autant que la décision se fasse contre eux. Et ce match ébouriffant face aux Havrais a sonné comme le tocsin. La bataille a commencé...

"INSTANTANÉMENT COMME ÇA / REPRENDRE DE VOLÉE D'AUSSI LOIN / COMME ELLE VIENT"

La bande-son : le morceau Jersey, de Granville, sur le disque Les voiles.

Le résumé du match en vidéo ci-dessous.



~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Les notes :

Perquis [8] : carrément innocent sur les cages, carrément décisif sur tout le reste. Une perf' monstrueuse.

Seube [5] : gentiment dépassé dans le rythme, pas vraiment inspiré sur la plupart de ses montées, il a tout de même verrouillé son aile avec attention et a délivré la plus belle passe du match.

Guerreiro [5] : son potentiel transpire sur chacune de ses accélérations. Quand il va comprendre comment simplifier son jeu et ordonner ses choix, ça va dépoter sévère. Soyons patients, le môme n'a pas 20 ans.

Wagué [4] : sérieux dans son placement, même si souvent trop peu mobile et pas toujours heureux dans la relance.

Sorbon [7] : la meilleure idée de Patrice Garande, c'est encore d'avoir responsabilité Jérém' en lui refilant le brassard. Plus qu'un patron, il est un archevêque, semant la bonne parole et les interventions décisives. Bon, il a quand même eu le temps de placer une Sorb' relance en toute fin de championnat, avec un ballon en cloche sur lequel tout le stade s'est demandé ce qu'il avait essayé de faire.

Leca [5] : en bon commandant de bord, il s'est contenté de se montrer quand il le fallait, de caler sa tête quand il le fallait, et de délivrer quelques ouvertures dont il a le secret. Sans doute pas assez pour s'avérer indispensable, mais vu le manque de compétition, on serait mal luné de lui en vouloir.

Jean-Jacques [6] : il est partout, il fout des coups, de la hanche, du mollet, de la joue, de la nuque et de la fesse. Précieux, il a désherbé comme il le fallait devant la défense. Bon, par contre, le tacle assassin, on va fermer les yeux parce qu'il pleuvait des cordes et ça devait glisser sévère, mais va falloir éviter à l'avenir...

Fajr [6] : une entame compliquée, et puis, enfin, des choix judicieux, une faculté intéressante à décaler dans le sens du jeu et à trouver ses partenaires dans l'espace. Prenez note : si Fajr joue à ce niveau jusqu'à la 38e journée, Malherbe est en Ligue 1.

Cuvillier [7] : le vrai danger offensif du SMC, c'est lui. Trois ou quatre énormes occases, qu'il n'a pas ratées, mais que le portier havrais a repoussées avec talent. Cette frappe lobée vers la lucarne alors que le match est presque fini, mon Dieu, c'était le but de l'année, si ça rentrait...

Nabab [4 + une hanche] : toujours intéressant quand le ballon est en profondeur, toujours aussi désespérant quand il récupère le ballon dans les pieds, loupant des contrôles ou des centres de façon insensée. Par contre, il est allé se faire découper avec le sourire pour la cause, et rien que pour ça, bordel, Livio est un peu un génie.

Duhamel [5] : toujours un peu trop isolé, il a tout de même été plus heureux dans ses remises et ses déplacements. Il tire son péno comme un pied, mais ça rentre, il rate un duel en fin de match malgré un appel superbe et une frappe futée entre les pieds du gardien. Le foot est une pute.

Poyet [3] : bon, ok, ce n'était toujours pas ça, mais il a le mérite de persister, encore et encore, et se montre toujours utile une fois ou deux par match. Là, par exemple, son centre pour Cuvillier, c'était une pépite.

Calvé [2] : il oublie Mendy qui part derrière lui, il s'engueule avec Garande, il part à l'assaut des lignes ennemies en courant comme s'il avait des palmes. Le Calvé, c'est comme le Calva : c'est un concept auquel il faut adhérer.

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Tous les scores :

Angers 2-0 Nantes

Guingamp 0-0 Clermont

Arles-Avignon 1-1 Nîmes

Dijon 1-1 Châteauroux

Gazélec Ajaccio 0-0 Auxerre

Istres 2-2 Laval

Le Mans 1-0 Tours

Lens 2-2 Sedan

Monaco 1-1 Niort

Le Havre 1-1 Caen

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Le classement :

| Équipe | Points | DdB | MJ | | 1. Monaco | 60 pts | (+23) | 31 | | 2. Nantes | 55 pts | (+19) | 31 | | 3. Guingamp | 55 pts | (+12) | 31 | | 4. Angers | 54 pts | (+16) | 31 | | 5. Caen | 53 pts | (+19) | 31 | | 6. Nîmes | 48 pts | (+8) | 31 | | 7. Dijon | 48 pts | (+2) | 31 | | 8. Le Havre | 47 pts | (-1) | 31 | | 9. Auxerre | 42 pts | (+1) | 31 | | 10. Lens | 41 pts | (-5) | 31 | | 11. Tours | 38 pts | (-11) | 31 | | 12. Laval | 35 pts | (-4) | 31 | | 13. Istres | 35 pts | (-6) | 31 | | 14. Châteauroux | 34 pts | (0) | 31 | | 15. Niort | 34 pts | (-4) | 31 | | 16. Clermont | 34 pts | (-10) | 31 | | 17. Arles-Avignon | 34 pts | (-14) | 31 | | 18. Le Mans | 33 pts | (-15) | 31 | | 19. Sedan | 25 pts | (-15) | 31 | | 20. Gazélec Ajaccio | 22 pts | (-15) | 31 |

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Le Stade Malherbe en chiffres :

- 15 victoires, 8 nuls, 8 défaites

- 40 buts inscrits (7e meilleure attaque, à 12 unités de Monaco 1er)

- 21 buts encaissés (meilleure défense, 4 unités de mieux que Nantes 2e)

- meilleur buteur : Mathieu Duhamel +1 (10 buts)

- meilleur passeur : Fayçal Fajr (5 passes décisives)

- cinq derniers matches : NDVNN (6 points sur 15 possibles)

- 53 points pris sur 93 possibles (environ 1,70 points/match)

- 7 points de retard sur le leader

- 2 points de retard sur la zone de promotion

- 20 points d'avance sur la zone de relégation

- 31 points d'avance sur la lanterne rouge

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Du côté du Facebook de Malherbe's Poetry :

Jean-Pierre : "Avec cette combattivité-là, et un peu plus de réussite, on y sera.".

Fabien : "C'est la première fois que je prends du plaisir à les voir jouer depuis Monaco."

Retrouvez Malherbe's Poetry sur Facebook !

Et maintenant, Malherbe's Poetry est aussi sur Twitter ! (@MalherbesPoetry)]]>
<![CDATA[Malherbe est en Ligue 1 (c'est mathématique)]]> text/html fr SO FOOT Sylvain n'est pas qu'un expert du SMC dans le poste, il est aussi mathématicien à ses heures perdues. Une belle carrière se dessinait même pour lui, jusqu'à ce que son prof de maths de 5e, M.…]]> Sylvain n'est pas qu'un expert du SMC dans le poste, il est aussi mathématicien à ses heures perdues. Une belle carrière se dessinait même pour lui, jusqu'à ce que son prof de maths de 5e, M. Roinsard, mette un terme à ses rêves, en brisant violemment son compas - sans doute dépassé par les talents de son élève. Sylvain n'est pas un mec rancunier, et puis, il a fini par trouver sa voie, en découvrant le ballon rond. Mais parfois, ses premières amours le rattrapent. Quand Malherbe's Poetry lui demande s'il pense que la Ligue 1, c'est encore jouable, Sylvain entre en ébullition, dégaine son rapporteur et sa calculatrice et son double-décimètre, en tout bien tout honneur, et se lance dans ses explications. Suivez attentivement, et rassurez-vous.

Bon, alors, selon ta théorie, Caen va monter en Ligue 1 si on négocie bien le déplacement au stade Océane, c'est cela ?

Eh oui mon poussin, mes calculs sont dignes d'Emmett Brown... Comme lui a déterminé qu'il fallait que la DeLorean atteigne 88 miles à l'heure pour déchire le continuum espace-temps, j'ai réussi à déterminer que le Stade Malherbe montera à coup sur en Ligue 1 s'il ne compte pas plus de 4 points de retard sur le podium à 22h45 lundi soir après la rencontre au Havre.

Euh...

Évidemment, quelques explications sont nécessaires...

J'allais y venir...

Eh bien les voici : d'abord, Laurent Agouazi revient. Rien que la nouvelle se suffit à elle-même. Et c'est chouette.

Et c'est scientifiquement incontestable.

Ensuite, et c'est le pan majeur de ma théorie : le calendrier. Autant dire que pour Caen, la saison s'arrête à la 36e journée, les deux dernières étant automatiquement gagnées ; d'abord parce que Châteauroux veut absolument récupérer Moulin donc Caen achètera ses trois points comme Jean-François Fortin a déjà racheté ses points retraite. Et ensuite le Gazélec viendra avec son équipe U17 puisque les pros seront tous suspendus après 6 cartons rouges lors des deux matchs précédents, tous deux arbitrés par Tony Chapron-le Flérien qui voudra faciliter la tâche de son club de coeur. Donc, Caen compte déjà 58 points en réalité.

Imparable...

À ces 58 points vient également s'ajouter le forfait du Mans FC qui, au terme de sa négociation avec la DNCG, va forcément déclarer forfait pour la fin de saison. L'application du règlement se fera naturellement et tous les points acquis par les 19 autres formations face au Mans leur seront automatiquement retirés. Ce qui foncièrement donne la situation suivante : Caen compte donc aujourd'hui 57 points, Monaco en compte 56, Guingamp 51, Nantes 49 et Angers 45. Autant dire que la sérénité est de mise.

Ah ouais, direct, nous voilà leaders ? En trois minutes de conversation, déjà, j'appelle ça une bonne remontée...

Attendez, attendez !! Viennent ensuite les confrontations directes. Monaco reçoit Caen en seule confrontation directe. Surtout, Monaco battra tous ses autres concurrents pour terminer avec 71 points.



Moui...

Derrière, Nantes vient à d'Ornano où il perdra 1-0 comme à chaque fois dans son histoire en L2 à d'Ornano. Il battra néanmoins tous ses concurrents jusqu'à la dernière journée où il chutera à Istres, juste histoire de rétablir la vérité de 2005 (NDLR : en 2005, Caen était descendu en L2 au profit de Nantes, en perdant son dernier match de la saison à Istres). Ce qui donne donc 15 points de plus à Nantes soit 64 points. Guingamp va tout simplement remporter tous ses matchs sauf celui à Arles où Franck Dumas ne pourra se résoudre à se laisser « Planté » et celui à Istres parce que les bretons n'y ont jamais marqué le moindre but. Ce qui donne 64 points à Guingamp. Angers, lui, va battre Caen, après avoir perdu à Niort. Ce qui ne servira pas à grand chose. Reste que le SCO va donc prendre 18 points jusqu'à la fin de saison pour un total de 63 points. Il ne reste donc plus que le cas caennais, sans jeu de mots...

Je...

Avant même de scruter le menu normand, la donne est donc celle ci : Monaco 71 pts, Nantes 64 pts, Guingamp 64 pts, Angers 63 pts, Caen 58 points. Notez que Malherbe compte actuellement 5 points de retard sur le 3e qu'est Nantes... Retenez bien, il faut donc gagner au Havre. Un détail qui a de l'importance. Le menu de Caen va donc s'articuler de la sorte.

Le Havre : simple détail donc, victoire ½ but à 0 des caennais sur un but d'Olaf du MNK.

Lens : Caen s'impose sur un but de Jean-Jacques pour une victoire 1-0 au... Lens-Pierre.

Angers : défaite car Caen-y-a plus d'Angers, Caen y est justement. 0-1.

Dijon : Rebsmanen a décider de « fermer les volets » après l'affaire Cahuzac. Dijon va donc en prendre une de volée. 3-0.

Monaco : Greg Proment fait son entrée holographique alors que Fajr s'apprête à frapper un coup franc excentré dans le rond central. But, 1-1. Ok, Monaco gagne 2-1 à la dernière seconde quand même...

Nantes : déjà évoqué, 1-0 comme à chaque fois que Caen reçoit Nantes en L2.

37e et 38e journée : on a déjà dit que c'était gagné d'avance.

Ce qui donne donc : 51 (nombre de points actuel) + 6 (37e et 38e journées) + 9 (Lens, Dijon, Nantes) + x (Le Havre) = 66 pts + x



Ouais, m'enfin, il paraît que Le Mans va réussir à boucler son exercice et n'aura pas à déclarer forfait...

Le cas du Mans vous paraît improbable ? Ok redonnons les points à tout le monde.

Restons-en au terrain pour le classement final :

1- Monaco 77

2- Nantes 70

3- Guingamp 70

4- Angers 69

5- Caen 66 pts, MAIS SANS le match du Havre (souvenez-vous de ce match au Havre et souvenez-vous que nous étions à 5 points d'écart au début de la démonstration). En cas de succès au Havre, Caen compterait 69 points. Il en manquera un. S'il n'y en a que quatre au maximum lundi soir, Malherbe sera donc à égalité avec Guingamp mais nettement devant à la différence de but, en mode vengeance bretonne de 2006 (NDLR : à l'époque, Caen rate la montée au profit de Lorient pour deux unités à la différence de buts).

Cette 31e journée est donc tout simplement cruciale pour l'avenir du SM Caen. Gagner au Havre et espérer que l'écart avec le podium soit de 4 points au maximum. Sinon, la L2 sera la division du centenaire...

Très bien. On va donc vous faire confiance. Un dernier mot ?

Gastro-entérite... ]]>
<![CDATA[Un monde à conquérir - [CAEN 1-1 ARLES-AVIGNON]]]> text/html fr SO FOOT STADE MALHERBE DE CAEN - AC ARLES-AVIGNON : 1-1 30e journée de Ligue 2 Match aller : Arles-Avignon 0-2 Caen Buteurs : Cuvillier pour Caen, Rocchi pour…]]> STADE MALHERBE DE CAEN - AC ARLES-AVIGNON : 1-1

30e journée de Ligue 2

Match aller : Arles-Avignon 0-2 Caen

Buteurs : Cuvillier pour Caen, Rocchi pour Arles-Avignon.

Arbitre : M. Schneider.

Spectateurs... : 7 865.

Rassasiés par le spectacle ? : 1/5. Arles-Avignon, ils sont nuls. Et pourtant, ils avaient l'air vachement forts, vendredi. Oui, ça fait flipper.

Le geste du match : la percée plein axe de Jérémy Sorbon, qui crochète un adversaire, avant d'en prendre un deuxième de vitesse et d'adresser un transversale tendue dans la course de Kim.

L'anti-geste du match : alors que Malherbe tente maladroitement d'enflammer la défense d'Arles-Avignon, Thibault Moulin rate son contrôle sur une passe pourtant facile et concède aussitôt la faute, annihilant la dernière occasion de but du SMC, malgré un placement favorable.

L'homme du match : non, là, c'est au-dessus de mes forces.

L'anti-homme du match : il a mis la barre tellement haut, le Thibault Moulin, qu'on pourrait lui décerner directement le titre d'anti-homme de la saison. Arles-Avignon jouait à douze.

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Le profil du schizophrène.

Mais qui sont donc ces joueurs qui donc concédé un piètre match nul face à Arles-Avignon vendredi soir ? Est-ce réellement cette même équipe qui nous surprenait match après match en début de saison et qui figurait à coup sûr parmi les meilleures du championnat, manquant certes de souffle et d'autorité par instants, mais capable néanmoins de s'appuyer sur une qualité technique supérieure et sur une assise défensive solide pour faire basculer n'importe quelle rencontre ? Depuis quelques mois, le Stade Malherbe se cherche, court après son football, et s'il peut toujours compter sur une défense solide, il n'a plus que cela en commun avec la formation renversante et enthousiasmante qui nous enchantait autrefois.



Les hommes de Patrice Garande semblent aujourd'hui empruntés, fébriles, maladroits, dénués de la moindre imagination et du moindre sentiment de révolte. Le SMC n'est pas médiocre… Non, une telle considération serait insultante pour les médiocres du monde entier. Après avoir été quelconque face à Guingamp, très peu convaincant face à Istres, Malherbe a été nul, dramatiquement nul contre Arles-Avignon. Et le point du match est presque inespéré. Même Patrice Garande, qui se disait encore satisfait (et à raison) d'avoir su gagner salement contre Istres, n'arrive plus à positiver : "Le minimum, c'est de courir, se battre, se jeter sur les ballons. Or, si vous avez vu ça en première mi-temps, c'est que vous n'étiez pas à D'Ornano..."

Le niveau des Patoche Boyz n'était pas seulement désastreux et indigne de footballeurs professionnels, il était devenu presque gênant. Un peu comme si tu voyais ta mère participer à « Qui veut gagner des millions ? » et qu'elle perdait avant le premier palier, incapable de dire combien de jours compte une semaine. La honte… Rarement le public du stade Michel d'Ornano aura eu l'occasion d'observer une formation caennaise aussi peu engageante que celle entrevue au cours de la première période face à Arles-Avignon. Sérieux, c'était un feu d'artifice d'approximations, un florilège de passes dans le vide, une compilation de contrôles ratés. Tu te souviens les cassettes du « Foot perd la boule » que ta tante Martine t'offrait pour ton anniversaire quand tu étais gamin ? Ben je vous jure, à un moment, quand Calvé est allé s'emplafonner pour la 6e fois consécutive dans le premier adversaire qui croisait sa route, j'ai cru que j'avais foutu la VHS de Tata.



Ils nous ont tous fait. Fajr vous présente le contrôle « je lève le pied, le ballon passe dessous ». Molla Wagué réplique en sortant sa spéciale, la passe latérale en défense directement dans les pieds de l'attaquant et offrant immédiatement une occasion de but à l'adversaire. Seube montre à tout le monde qu'il est le patron et impressionne avec sa fameuse « ouverture vers Kimmy sur son aile » qui s'en va rouler jusqu'au poteau de corner, à trente bons mètres de Kim, lequel n'avait même pas esquissé un appel. Kimmy répond avec des courses mordantes sur sa ligne avant de se jeter par terre pour obtenir une faute inexistante. Nabab milite pour l'originalité : bien lancé dans le dos de la défense, il résiste au retour de son défenseur, est en position de frapper… mais ne fait rien, il ne tire pas, ne tombe pas, comme un défenseur qui voudrait protéger le ballon jusqu'à sa sortie en 6 mètres. Poyet est dégoûté, il ne fait pas le poids avec sa pourtant convaincante imitation de Mathieu Duhamel, tout en déviations inutiles et en placements entre les défenseurs adverses. C'en est trop pour Damien Perquis, soufflé par une telle prestation collective, obligé de prendre une aspirine en plein milieu du match avant de céder sa place à la mi-temps. Et puis il y avait Thibault Moulin. Le mec a perdu tous les ballons qu'il a touchés. Tous. Toutes ses passes ont fini dans les pieds adverses, tous ses contrôles partaient directement à dix mètres, tous ses duels tournaient en sa défaveur. Il a même loupé une passe à Sorbon, pourtant à trois mètres, lui envoyant une espèce de lob dégueulasse que Jérém' a galéré à sauver de la touche. Thibault Moulin, le Maître Yoda de la passe foirée, le Gandalf du contrôle loupé, le Harry Potter de la passe à l'adversaire. Sans déconner, on n'avait pas vu pareille prestation individuelle depuis Alex Di Rocco.

Au moins, on a assuré le maintien.

Du coup, Arles-Avignon s'est fait plaisir. Largement dominateur en première période, les hommes de Franck Dumas ont joué tous les coups à fond, se projetant rapidement vers l'avant, profitant du replacement paresseux du SMC pour se procurer une foule d'occasions et faisant passer Gros Francky pour un fin stratège. Toujours aussi incapable de conserver le ballon et de le faire remonter en bloc, Malherbe s'est évertué à balancer des grands ballons n'importe où à chaque fois qu'il récupérait la gonfle, la rendant aussitôt à l'adversaire. Bon, heureusement, on avait quand même Sorbon, qui s'est tapé tout le boulot sans sourciller. Impérial comme à son habitude, et même auteur de quelques percées plein axe comme le Thommy Heurtaux de la belle époque, Jérém' a vite compris que ses coéquipiers ne s'en sortiraient jamais s'il ne prenait pas les choses en main.



Malmené pendant 45 minutes, le SMC ouvre pourtant le score en seconde période, sur une action pas trop mal négociée, Poyet adressant un bon centre venu de la gauche jusqu'à Cuvillier, fraîchement entré en jeu, qui arrive placé et voit sa reprise écrasée tromper Butelle sur la seule réelle occasion caennaise du match. 1-0. C'est tellement pas mérité qu'on est presque gênés de constater que l'opération qui se dessine alors est idéale, et que Malherbe est en train de prendre 2 points d'avance sur Guingamp. Mais il faut croire que même conserver un score face à Arles-Avignon était trop demandé au SMC. Sur un coup de pied arrêté bien mal renvoyé par la défense, Rocchi balance le ballon au fond des filets. 1-1. Franck Dumas exulte sur son banc. Et les Patoche Boyz paient bien cher leurs absences… Guingamp plante le but du 2-1 à quelques minutes de la fin de la rencontre, pendant qu'Angers claque deux buts dans les arrêts de jeu et s'impose également. Le cauchemar. Peut-être même que c'est dans ce dernier quart d'heure que Malherbe a dû dire au revoir à la Ligue 1.

Soyons honnêtes : l'écart actuel entre le trio de tête et le Stade Malherbe, désormais écarté du podium, semble immense, autant au niveau de la dynamique au classement que dans les individualités ou le jeu proposé. Entre les hommes de Gourvennec, qui impressionnent semaine après semaine dans leur capacité à forcer le destin et à tracer leur propre route jusqu'en Ligue 1, et le SMC, il y a un monde. Désormais à deux longueurs des Bretons, les Caennais vont devoir composer avec un calendrier épouvantable (dans le désordre, il y aura Monaco, Lens, Angers, Nantes, Dijon et Le Havre).



N'allez pas croire pourtant que tout est perdu. Même malmené, même plus bas que terre, Malherbe n'a jamais complètement pris l'eau cette saison, et n'est jamais passé au travers lors des confrontations contre les formations du haut de tableau. Caen possède toujours la meilleure défense de Ligue 2 et semble tombé tellement bas face à Arles-Avignon qu'il ne peut plus aujourd'hui que remonter la pente. Guingamp et Nantes ne feront pas un parcours parfait jusqu'à la 38e journée, c'est promis, et les hommes de Der Zakarian vont devoir composer eux aussi avec un calendrier pas évident. Cette 4e place, qui suscite tellement de déception aujourd'hui, était inespérée en début de parcours. Et il suffit simplement que les hommes de Garande amorcent une nouvelle dynamique, ce dont on les sait capables au vu du travail réalisé en début de saison, pour prétendre à la montée jusqu'au terme du championnat. Quoi qu'il arrive, Malherbe a réalisé une belle saison. Le SMC ne fait aujourd'hui que décevoir à la hauteur des espérances qu'il avait réussi à susciter. Malherbe n'est plus un favori pour la montée, et c'est peut-être mieux comme ça. Allez, on s'en fout. Malherbe est imprévisible, et Malherbe n'est qu'à deux points. Il n'est encore pas trop tard. Au fond, rien n'a changé. Et s'il y a un monde entre nous et la Ligue 1, c'est un monde qu'il nous reste à conquérir.

"INSTANTANÉMENT COMME ÇA / REPRENDRE DE VOLÉE D'AUSSI LOIN / COMME ELLE VIENT"

La bande-son : le morceau She found now, de My Bloody Valentine, sur le disque mbv.

Le résumé du match en vidéo ci-dessous.



~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Les notes :

Perquis [6] : migraine. Tâtonner dans l'ombre, les poings en avant.

Calvé [2] : hyperactivité. Courir dans une forêt les yeux fermés.

Guerreiro [4] : tabagisme passif. S'aérer à la montagne.

Wagué [4] : housse de raquette vide. Rolland Garros en mars.

Sorbon [7] : last man standing.

Seube [3] : idole usée. Soudard de campagne.

Moulin [0] : mort clinique. Syndrome de Stockholm

Kimmy [2] : grippe intestinale. Infusion généralisée.

Fajr [3] : varicelle. Arrête de te gratter.

Nabab [2] : cécité partielle. Tirer un bon coup.

Poyet [2] : balle perdue.

Bosmel [4] : tablette d'aspirine. Avaler avec de l'eau.

Pierre [4] : pansement sur jambe de bois.

Cuvillier [5] : simple angine.

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Tous les scores :

Auxerre 0-0 Dijon

Caen 1-1 Arles-Avignon

Châteauroux 2-3 Angers

Clermont 1-0 Lens

Laval 2-1 Le Mans

Niort 2-1 Gazélec Ajaccio

Sedan 1-2 Guingamp

Tours 1-0 Istres

Nantes 1-1 Monaco

Nîmes [lundi] Le Havre

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Le classement :

| Équipe | Points | DdB | MJ | | 1. Monaco | 59 pts | (+23) | 30 | | 2. Nantes | 55 pts | (+21) | 30 | | 3. Guingamp | 54 pts | (+12) | 30 | | 4. Caen | 52 pts | (+19) | 30 | | 5. Angers | 51 pts | (+14) | 30 | | 6. Nîmes | 47 pts | (+9) | 29 | | 7. Dijon | 47 pts | (+2) | 30 | | 8. Le Havre | 43 pts | (-2) | 29 | | 9. Auxerre | 41 pts | (+1) | 30 | | 10. Lens | 40 pts | (-5) | 30 | | 11. Tours | 38 pts | (-10) | 30 | | 12. Laval | 34 pts | (-4) | 30 | | 13. Istres | 34 pts | (-6) | 30 | | 14. Châteauroux | 33 pts | (0) | 30 | | 15. Niort | 33 pts | (-4) | 30 | | 16. Clermont | 33 pts | (-10) | 30 | | 17. Arles-Avignon | 33 pts | (-14) | 30 | | 18. Le Mans | 30 pts | (-16) | 30 | | 19. Sedan | 24 pts | (-15) | 30 | | 20. Gazélec Ajaccio | 21 pts | (-15) | 30 |

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Le Stade Malherbe en chiffres :

- 15 victoires, 7 nuls, 8 défaites

- 39 buts inscrits (7e meilleure attaque, à 12 unités de Monaco 1er)

- 20 buts encaissés (meilleure défense, 3 unités de mieux que Nantes 2e)

- meilleur buteur : Mathieu Duhamel (9 buts)

- meilleur passeur : Fayçal Fajr (5 passes décisives)

- cinq derniers matches : VNDVN (8 points sur 15 possibles)

- 49 points pris sur 87 possibles (environ 1,75 points/match)

- 7 points de retard sur le leader

- 2 points de retard sur la zone de promotion

- 22 points d'avance sur la zone de relégation

- 31 points d'avance sur la lanterne rouge

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Du côté du Facebook de Malherbe's Poetry :

Idriss : "On croirait une équipe du ventre mou. 'Core la faute à Jallet tout ça.".

Arnaud : "En même temps, à part gratter un maillot d'Ibra, je vois pas trop ce qu'on irait foutre en ligue 1."

Jean-Pierre : "Arrêtez de trembler les gars,c'est maintenant ou jamais !!! Allez HUE !!! D'abord et Allez Malherbe ensuite.".

Christophe : "Je sais pas si vous avez vu le match Nantes-Monaco mais cela confirme qu''on est loin actuellement du niveau requis pour jouer une montée en L1....

Retrouvez Malherbe's Poetry sur Facebook !

Et maintenant, Malherbe's Poetry est aussi sur Twitter ! (@MalherbesPoetry)]]>
<![CDATA[On est quand même trop balèzes... [SMC - ISTRES]]]> text/html fr SO FOOT STADE MALHERBE DE CAEN - FC ISTRES : 1-0 28e journée de Ligue 2, match en retard Match aller : Istres 0-4 Caen Buteurs : Sorbon pour Caen. Arbitre :…]]> STADE MALHERBE DE CAEN - FC ISTRES : 1-0

28e journée de Ligue 2, match en retard

Match aller : Istres 0-4 Caen

Buteurs : Sorbon pour Caen.

Arbitre : M. Guillard.

Spectateurs... : 7 752. Ça commence à devenir très très glauque, tout ça...

Rassasiés par le spectacle ? : 2/5. Une rencontre ni vraiment déplaisante, ni spécialement emballante. Beaucoup de déchet technique, beaucoup d'imprécisions tactiques, peu d'espace en défense de part et d'autre, mais un ballon toujours en mouvement, les deux équipes pratiquant un jeu direct et dynamique.

Le geste du match : l'ouverture inspirée de Fayçal Fajr, qui anticipe l'appel croisé plein de malice de Livio Nabab et le décale sur la gauche, pendant que Mathieu Duhamel embarque tout le monde sur la droite. Dommage que le numéro 21 caennais croise un tout petit peu trop sa frappe, parce qu'on tenait là un but qui aurait pu inspirer toute notre ligne d'attaque pour la fin de saison.

L'anti-geste du match : franchement, Aurélien Montaroup, tu ne peux pas aller gentiment te foutre au centre au lieu de vouloir tirer un coup-franc alors que tu n'as même pas encore touché la gonfle ?

L'image du match : une fois n'est pas coutume, on soulignera le très bon travail de réalisation de la part des diffuseurs de la Ligue 2. Eurosport est décidément beaucoup plus compétent que les équipes de BeIn Sport. Les ralentis ne prennent pas trop de place et sont rarement placés au détriment du jeu, et on a même droit à de très belles et précieuses images de la part de la réalisation. On retiendra entre autres ce plan tout simplement merveilleux de Nicolas Seube, qui tombe au moment de transmettre la gonfle à Fajr aux abords de la surface, et qui reste assis et attentif, au premier plan, pendant que Poyet décale Nabab qui échoue sur Petric. Superbe image de football, comme la télévision ne sait plus en offrir, malgré l'avalanche de moyens et de technologie.

L'homme du match : si Istres a fini par se casser la gueule, ce n'est sans doute pas à son défenseur Éric Chelle qu'on pourra s'en prendre. Le mec est sur tous les ballons qui tombent dans les trente derniers mètres istréens, et si sa relance est souvent dégueulasse, il gagne tous ses duels et se charge de motiver ses partenaires en répétant encouragements et exemples par le jeu.

L'anti-homme du match : à un moment donné, quand on l'a vu s'emplafonner pour la douzième fois dans un défenseur adverse et perdre la balle, louper une dix-septième passe en redoublement, balancer un cinquième centre dans le kop normand, on s'est dit que Jean Calvé devait le faire exprès. Ce n'était pas possible autrement. Mais non. Il essayait vraiment. Plein de bonne volonté, plein d'ambitions... Mais putain, j'en connais plus d'un qui aurait renoncé, et personne n'aurait pu lui en vouloir. Au lieu de cela, Jean, il a été cherché le coup-franc décisif au bout des arrêts de jeu. Chaos is the new order.

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Et puis c'est sans alcool.

92e minute. Jean Calvé se débat pour obtenir un dernier coup-franc plutôt généreux à trente-cinq mètres des cages. L'arbitre lui accorde, plutôt généreusement. Fayçal Fajr n'a réussi aucun des coups de pied arrêté qu'il a tentés jusque là, incapable de calibrer ses corners ou de trouver le bon dosage sur coup-franc. Les Caennais se pressent dans la défense des Istréens. C'est maintenant ou jamais. Les supporteurs sont déjà en train de se demander s'ils ne vont pas pousser jusqu'au rond-point devant Cora pour faire demi-tour et retrouver le périph'. Fajr frappe son coup-franc. Pas très bien, trop bas, pas assez flottant ou assez puissant. La défense des sudistes a toujours repoussé ce genre de tentatives au premier poteau sans s'inquiéter outre-mesure, mais là, personne ne coupe la trajectoire du ballon. Kim tente la tête plongeante au premier poteau, Poyet passe au travers pour quelques centimètres, et c'est finalement Jérémy Sorbon, complètement isolé au second poteau, qui peut pousser le ballon au fond des filets. Pour les nostalgiques, ça ressemble un peu au but qu'il avait mis contre Bordeaux en 2007, quand les Girondins de Laurent Blanc étaient repartis de d'Ornano avec les valoches plus lourdes de 5 cacahuètes. Le but n'est pas tant le résultat d'une occasion un peu plus inspirée que les autres que le produit d'une légère déconcentration de la part des Istréens, sans doute convaincus de tenir le point du nul et qui laissent trois Caennais en position favorable sur le dernier ballon à éloigner des cages. Encore fallait-il être là pour la mettre au fond, évidemment. Sorbon, c'est le mec qui se place où les autres auraient dû penser à se mettre. Sorbon, c'est le mec qui se procure les occasions et qui finit par marquer le but que les autres auraient dû penser à inscrire. Le Stade Malherbe est 3e, et paradoxalement, jamais la route vers la Ligue 1 ne nous a semblé aussi longue.



Qu'on se comprenne bien, ce n'est pas dans les intentions que le SMC déçoit. Le schéma mis en place par Patrice Garande s'appuie une base défensive solide qui n'a encore une fois concédé que peu d'occasions de but, et qui brille continuellement par son replacement et sa cohérence. Les Patoche Boyz demeurent, après 29 journées, la meilleure défense du championnat, et cela ne doit rien au hasard. Sorbon et Pierre ne cèdent jamais à la panique, sont toujours là où ils doivent être, et hier encore, ils ont été les deux meilleurs joueurs normands, indiscutablement. Jean-Jacques Pierre, notamment, dont on se souvient qu'il a débarqué à Caen pour faire le nombre, a multiplié les interventions décisives, et remporté bon nombre de duels. C'est bien dans le secteur offensif que le Stade Malherbe peine encore et toujours à convaincre. 10 buts inscrits lors des 10 dernières journées de championnat, c'est insuffisant pour une équipe qui prétend jouer la montée. Et chaque rencontre disputée, plus encore que la précédente, livre son lot d'indices semblant mettre en lumière cette tendance.

Hier soir, les deux Caennais qui ont été le plus souvent en position de marquer sont Livio Nabab (trois positions de frappe exploitables, toutes flanquées sur le gardien ou en dehors du cadre) et Jérémy Sorbon. Jérémy Sorbon, les mecs... Le but de notre inoxydable numéro 19 ne doit rien au hasard : c'est déjà lui qui avait loupé sa frappe au point de penalty en première période, c'est encore lui qui avait manqué de précision au moment de placer une reprise de volée au second poteau en seconde période, et c'est finalement lui qui se place intelligemment pour convertir la domination normande dans les tout derniers instants de la partie. À chaque fois, la présence d'un défenseur central dans la surface de réparation s'expliquait par un coup de pied arrêté, mais tout de même, la propension du Stade Malherbe à devoir compter sur ces situations pour se créer des opportunités est alarmante. Le SMC, c'est votre pote Rudy en soirée. T'as l'impression que pour choper, il est juste à l'affût de la nana qui accuse le gramme de trop, et que même si ça finit par passer et que Rudy passe la nuit des étoiles plein les yeux, il va se réveiller avec une gueule de bois et il n'aura pas vraiment la conscience tranquille : les moyens sont peu avouables, et la fin ne valait pas vraiment le pack de Smirnoff qu'elle a coûté - si vous pouviez voir de vos yeux la dernière conquête de Rudy, vous seriez en train de prêcher l'abstinence... Et quand votre pote Rudy entend parler d'une soirée sans alcool, si ça existe, il ne fait évidemment pas le déplacement.

Oh et puis va te faire foutre.

Le Stade Malherbe est proprement incapable de marquer sans que le sort ne s'en mêle. Après seulement quelques minutes passées sur la pelouse, et malgré la tentative d'Alex Cuvillier repoussée sur sa ligne par un défenseur istréen, on a compris que les phases de construction caennaises ne mèneraient nulle part et qu'il faudrait encore une fois compter sur la réussite pour espérer repartir avec les trois points dans le balluchon. À l'exception de Kim, dont la rentrée en jeu est le truc le plus rafraîchissant qui soit arrivé au SMC depuis les passements de jambe de Yohan Mollo, aucun joueur caennais ne semble en mesure de remporter le moindre duel en phase offensive. Pire : les Normands paraissent vouloir éviter la confrontation à tout prix. Nabab bouffe les espaces et multiplie les appels, c'est louable et souvent inspiré, Cuvillier cherche le centre juste ou la moindre position de frappe, et on ne peut que l'encourager à poursuivre sur cette voie, mais dans les faits, il suffit qu'un défenseur s'interpose ou tende la jambe pour qu'une ébauche d'occasion se transforme en nouvel acte manqué. Duhamel, lui, est englué dans ses doutes et dans la défense adverse. T'as l'impression de voir jouer un artiste maudit, qui s'entête à vouloir symboliser sa situation actuelle dans chacune de ses actions. Le signifié et le signifiant, c'est sûrement rigolo en prépa lettres, mais quand Mat' finit par ne plus toucher la balle que pour faire une remise en retrait, ça va bien cinq minutes. Derrière lui, il y a Fajr. Rien à redire sur le toucher de balle, mais le meneur de jeu du SMC multiplie les mauvais choix, place un crochet quand il fallait aérer le jeu, oriente à gauche quand il aurait fallu décaler à droite. Jamais le numéro 10 caennais n'a été en mesure d'initier un mouvement par sa seule inspiration, et les déplacements de ses partenaires au milieu des défenses adverses n'inspirent pas grand-chose, il faut le dire. Sinon, pour attaquer, il y a Moulin, qui a loupé tout ce qu'il a entrepris, et Guerreiro et Calvé : le premier n'a personne sur qui s'appuyer correctement, et le second, qui amorce une course dans son couloir dès qu'il s'est libéré du ballon, manque clairement d'application dans ses gestes.



Tout ce qu'entreprend le Stade Maherbe offensivement finit par être vain. Pas parce que les intentions sont mauvaises, mais parce que les efforts sont mal dirigés. Le SMC ne prend pas de risque en défense : il y a un double rideau, un repli d'enfer, les tacles de Seube, et une volonté de ne pas se livrer et de privilégier la couverture dès que l'adversaire pénètre dans les 30 mètres. C'est une tactique qui volera en éclat si on fout les pieds en Ligue 1, mais en Ligue 2, c'est parfaitement adapté, et c'est diablement efficace. En revanche, en phase offensive, l'absence de prises de risque est aussi désespérante qu'elle est inappropriée. Les défenses sont trop statiques pour espérer que des espaces se libèrent, et c'est en provoquant que le SMC peut se procurer des occasions franches. Avant le but de Sorbon, les deux plus belles occasions normands sont survenues lorsque les Caennais se sont montrés surprenants, inventifs... Tout d'abord, on a eu l'appel croisé de Livio Nabab, parfaitement servi par Fajr, dont la passe semble un instant complètement loupée, et qui place pourtant l'attaquant caennais en position de duel. Ensuite, il y a eu cette diagonale à mi-hauteur de Nicolas Seube, qui trouve directement Fajr à l'entrée de la surface, lequel laisse filer pour Poyet. Le décalage de l'ancien Brestois vers Nabab n'est malheureusement pas décisif, mais encore une fois, Caen a failli marquer en cherchant à déstabiliser.

À l'heure actuelle, pourtant, le SMC n'est pas en mesure de se procurer plus d'une ou deux occasions comme celles-ci par match. Pas la peine de siffler parce que ça fait 0-0 contre Istres à la mi-temps : les Normands font ce qu'ils peuvent, comme Garande au moment de coucher onze noms sur la feuille de match. En pointe, il n'y a que Duhamel. À droite, il n'y a que Nabab. Il faut faire avec ces gars-là. On le répète : cette équipe du Stade Malherbe n'était pas programmée pour jouer la montée. Mais nous sommes déjà fin mars, et elle a déjà prouvé qu'elle avait les moyens de jouer des coudes jusqu'à la fin. Et si Malherbe termine à la place du con, on pourra au moins se rassurer en se disant qu'on n'a pas vraiment les armes pour bien figurer dans l'élite actuellement. Mais on y reviendra...

En attendant, Malherbe avance à son rythme, et sans gagner de duels dans la zone décisive, sans briller, Malherbe avance. Tant pis si pour marquer, il faut profiter des ballons qui errent dans la surface, qui rebondissent sur des genoux, qui ricochent sur des culs, qui sont mal dégagés, mal appréhendés, mal anticipés : il faut bien que l'expérience serve à quelque chose, non ? Si ce SMC-là n'est pas capable de retrouver son allant offensif de début de saison, s'il n'a pas progressé le moins du monde en attaque depuis six mois, s'il n'est pas capable d'autre chose que d'entreprendre le siège d'un fort en comptant sur l'humidité et les termites pour que les structures adverses s'effondrent, soit. Caen est 3e, Guingamp est encore derrière, et tout reste à faire. Tant pis si Gourvennec pilote un tank pendant que Garande est couché sur sa mobylette. Le monde est à nous. Le monde est entre les mains de Rudy. Mais faudra pas s'étonner si le monde de demain a une drôle de gueule...



"INSTANTANÉMENT COMME ÇA / REPRENDRE DE VOLÉE D'AUSSI LOIN / COMME ELLE VIENT"

La bande-son : le morceau Six years, de H-Burns, sur le disque Off the map.

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Les notes :

Perquis [6] : plutôt impeccable sur ses rares interventions, on aurait aimé qu'il repousse la plus grosse occasion istréenne aileurs que plein axe.

Calvé [3] : si le mec avait le niveau technique pour réussir tout ce qu'il entreprend, je vous jure, ce serait Sagnol avec un nom plus rigolo. Sauf que pour l'instant, il passe un peu trop de temps à expédier des ballons vers ses potes du MNK.

Guerreiro [5] : quelques salves amorcées avec facilité, et quelques ballons perdus un peu trop facilement.

Pierre [7] : il a peut-être un nom à devoir assumer un lien de parenté avec Pierpoljak, mais au niveau du placement et des interventions, c'est irréprochable.

Sorbon [7] : défensivement, Pierre faisait bien le boulot, donc Jérém' a décidé de jouer en pointe. Une première tentative dévissée, une seconde pas cadrée, et une autre en forme d'éclair au chocolat. Merci, on t'aime.

Seube [5] : pas toujours inspiré dans ses choix de relance, pas toujours idéalement placé au moment de bloquer des contres adverses, l'Idole se rattrape par deux ou trois tacles masterpiece et quelques ballons inspirés, comme celui qui a failli permettre à Poyet de faire une passe décisive.

Moulin [2] : il devait plutôt être au four.

Cuvillier [3] : si Alexandre tournait dans Plus belle la vie, il serait coupé au montage, ce con...

Fajr [4] : deux ou trois gestes inspirés pour une farandole de choix contestables et de conservation stérile. Mais l'étincelle peut venir de lui, c'est ce dont on essaie de se persuader.

Nabab [5] : vous pouvez rigoler, mais Livio a encore placé quelques appels vraiment futés, et s'est procuré de jolies opportunités. Manque la finition, et la finesse. Ou la réussite, lorsqu'il tombe dans la surface et se voit refuser un penalty pas indiscutable mais qui aurait pu être Le petit lob sur Petric au moment où Poyet te la décale, tu dois le tenter, Livio...

Duhamel [3] : vous avez déjà essayé de courir avec un défenseur scotché à chaque mollet ?

Poyet [4] : la vache, sur le but de Sorbon, il lève vachement bien les bras. Vu ce qu'il a dû perdre en énergie sur cette action, il ne pourra toujours pas être titulaire la semaine prochaine.

Kim [riche en Oméga 3] : le seul mec en attaque qui a essayé de prendre des risques et de provoquer son vis-à-vis. Auteur de la plus belle course de la partie, crochetant un défenseur sur la prise de balle, laissant un autre sur place à la pointe de vitesse. Il aurait été plus inspiré encore de tenter sa chance en solo plutôt que de servir le fake de Duhamel, surtout qu'on a tous vu qu'il avait les jambes pour aller jusqu'au but.

Montaroup [3] : nan mais c'est quoi cette idée à la con de prendre un coup-franc alors qu'on n'a pas encore touché un ballon, Aurél', merde ?

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Le classement :

| Équipe | Points | DdB | MJ | | 1. Monaco | 58 pts | (+23) | 29 | | 2. Nantes | 54 pts | (+21) | 29 | | 3. Caen | 51 pts | (+19) | 29 | | 4. Guingamp | 51 pts | (+11) | 29 | | 5. Angers | 48 pts | (+13) | 29 | | 6. Nîmes | 47 pts | (+9) | 29 | | 7. Dijon | 46 pts | (+2) | 29 | | 8. Le Havre | 43 pts | (-2) | 29 | | 9. Auxerre | 40 pts | (+1) | 29 | | 10. Lens | 40 pts | (-4) | 29 | | 11. Tours | 35 pts | (-11) | 29 | | 12. Istres | 34 pts | (-5) | 29 | | 13. Châteauroux | 33 pts | (+1) | 29 | | 14. Arles-Avignon | 32 pts | (-14) | 29 | | 15. Laval | 31 pts | (-5) | 29 | | 16. Niort | 30 pts | (-5) | 29 | | 17. Clermont | 30 pts | (-11) | 29 | | 18. Le Mans | 30 pts | (-15) | 29 | | 19. Sedan | 24 pts | (-14) | 29 | | 20. Gazélec Ajaccio | 21 pts | (-14) | 29 |

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Le Stade Malherbe en chiffres :

- 15 victoires, 6 nuls, 8 défaites

- 38 buts inscrits (6e meilleure attaque, à 12 unités de Monaco 1er)

- 19 buts encaissés (meilleure défense, 3 unités de mieux que Nantes 2e)

- meilleur buteur : Mathieu Duhamel (9 buts)

- meilleur passeur : Fayçal Fajr (5 passes décisives)

- cinq derniers matches : NVNDV (8 points sur 15 possibles)

- 48 points pris sur 84 possibles (environ 1,75 points/match)

- 7 points de retard sur le leader

- 0 point de retard sur la zone de promotion

- 21 points d'avance sur la zone de relégation

- 30 points d'avance sur la lanterne rouge

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Du côté du Facebook de Malherbe's Poetry :

Jean-Pierre : "Et dire que j'avais la zapette dans la main pour abréger ma souffrance. Heureusement que je suis maso...".

Christophe : "Habemus papam jeremius..."

Kalou : "Merci Kim pour avoir gêné le gardien sudiste le forçant à faire une boulette, ce qui à permis à Jérémy de marquer dans un fauteuil".

Dimitri : "Sorbon et Kim c'est le Brésil".

Retrouvez Malherbe's Poetry sur Facebook !

Et maintenant, Malherbe's Poetry est aussi sur Twitter ! (@MalherbesPoetry)]]>
<![CDATA[Guingampais dans le sens du vent]]> text/html fr SO FOOT EA GUINGAMP - STADE MALHERBE DE CAEN : 1-0 29e journée de Ligue 2 Match aller : Caen 1-2 Guingamp Buteurs : Kerbrat pour Guingamp. Arbitre : M.…]]> EA GUINGAMP - STADE MALHERBE DE CAEN : 1-0

29e journée de Ligue 2

Match aller : Caen 1-2 Guingamp

Buteurs : Kerbrat pour Guingamp.

Arbitre : M. Millot.

Spectateurs... : 13 130.

Rassasiés par le spectacle ? : 3/5. Comme quoi, parfois, pas besoin de voir 20 occasions franches pour assister à un match de qualité. Cette rencontre de haut de tableau n'a sans doute pas été l'occasion d'assister à un spectacle offensif aussi réjouissant qu'il aurait pu l'être, mais on a au moins pu se satisfaire de la mise en place tactique et de la rigueur défensive de deux formations qui disputaient cette rencontre, avant tout, avec l'espoir de ne pas la perdre.

Le geste du match : la reprise de volée de Thibault Giresse en début de seconde période, qui oblige Damien Perquis à une jolie envolée.

L'anti-geste du match : la sortie manquée de Damien Perquis dans les arrêts de jeu qui coûte très cher au Stade Malherbe et qui, même si on élude le contexte et les conséquences, demeure une piètre intervention : le portier normand est très en retard, intervient derrière l'attaquant breton, et laisse les cages désertes pour de trop longues secondes.

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Irréductibles bretons.

En conférence de presse, au terme de la rencontre entre l'En Avant Guingamp et le Stade Malherbe de Caen, Patrice Garande est resté fidèle à lui-même : relativement confiant, satisfait de la performance de ses joueurs, tourné vers la prochaine rencontre avec sérénité. Difficile de l'en blâmer. À dire vrai, le SMC est passé tout prêt d'une excellente opération sur le plan comptable, et a disputé un match plutôt honnête. Et si la conclusion s'est avérée cruelle - non pas parce que la victoire guingampaise est foncièrement imméritée, mais parce qu'un but décisif encaissé à quelques secondes du coup de sifflet final annule systématiquement la valeur des efforts accomplis jusque là - elle ne retire rien à la qualité de ce qu'avait produit les Caennais jusque dans les arrêts de jeu. À la hauteur de l'événement, sérieux et appliqués, tactiquement rigoureux, les Patoches Boyz n'ont certes pas disputé leur plus beau match de la saison, mais ils se sont présentés au stade du Roudourou avec des intentions claires (défendre avant tout, tenter leur chance en contre quand le temps le permet sans se découvrir) et s'y sont tenus. Et à vrai dire, sans ce maudit corner frappé par Thibault Giresse à la 92e minute, nous aurions été nombreux à nous féliciter du bon point pris à Guingamp. Un tel scénario, qu'il soit perçu comme cruel ou mérité, n'invalide en rien une performance collective, mais seulement, éventuellement, des choix tactiques.



Malherbe était venu pour ne pas perdre. La défense à 5 mise en place par l'entraîneur bas-normand avait déjà fait ses preuves face à plusieurs grosses cylindrées, même si les lignes offensives, sous-représentées, sont inévitablement tributaires de la faculté de relance pour espérer pouvoir jouer quelques coups en contre-attaque et de la remontée rapide de l'arrière-garde pour apporter du poids aux conservations de balle. Difficile de pointer du doigt l'efficacité de ce schéma tactique : le SMC ne fut finalement que très peu inquiété au cours des 91 premières minutes de jeu, et le bloc-équipe regroupé permettait aux défenseurs de s'extraire de leurs trente mètres sans trop de problème et sans concéder de perte de balle qui aurait pu prêter à conséquences. Si l'EAG peut se targuer d'avoir globalement dominé la rencontre, il lui a fallu attendre un coup du sort pour prendre l'avantage, car le Stade Malherbe avait fait tout ce qu'il fallait jusque là pour tenir le point du match nul.

Plutôt réjouissante au cours de la première période, la performance des Normands, dont les entraînements au cours de la semaine dernière ont été pas mal perturbés par la météo, leur avait permis à plusieurs reprises de s'approcher des cages de Samassa. On saluera même la jolie frappe en pivot de Mat' Duhamel, et les quelques percées de Fajr et de Seube visant à surprendre une arrière-garde bretonne qu'il aurait été d'aller chatouiller un peu plus. Guingamp, de son côté, tente sa chance de loin. Perquis doit s'y reprendre à deux fois pour capter la frappe de Kerbrat dans les premières minutes, et se montre bien plus convaincant en début de seconde période sur une volée de Giresse. La plus grosse occase de la rencontre revient également à Kerbrat, qui se présente à la réception d'un centre de Reynald Lemaître et voit son plat du pied détourné par Sorbon. Pas mal, mais pas de quoi s'affoler non plus. Guerreiro aurait également pu tromper son propre gardien sur un ciseau audacieux de Douniama, mais bon, les situations de ce genre sont malheureusement inévitables quand on accorde à l'adversaire la possession du ballon. Parfois, on ne peut pas tout contrôler.



En Avant Guingamp, à l'arrêt Malherbe.

Les hommes de Jocelyn Gourvennec s'imposent donc grâce à un but inscrit dans les ultimes secondes de la rencontre. Le corner de Giresse est bien tiré, la sortie de Damien Perquis plus qu'hasardeuse, Seube abandonne le marquage de Kerbrat, Guerreiro est trop petit, et ça fait 1-0. Et ça fait trois points d'avance pour Guingamp, un écart que pourra combler le SMC dès dimanche prochain en cas de victoire face à Istres. Pourtant, la victoire des Bretons n'est pas anecdotique. Elle ne fait que révéler un peu plus concrètement l'écart de niveau qui existe depuis plusieurs mois entre l'équipe de Jocelyn Gourvennec et celle de Patrice Garande : on ne va pas se leurrer (ni en blâmer le moins du monde le Stade Malherbe), les Bretons semblent aujourd'hui bien mieux armés que les Normands pour se frayer une place jusqu'en Ligue 1. 2 défaites seulement depuis la dixième journée, quatre victoires consécutives à domicile contre des concurrents directs (Angers, Nantes, Nîmes et Caen), et une propension étonnante à bouleverser un peu le sort quand c'est nécessaire (et cette énième victoire acquise dans les arrêts de jeu le prouve une nouvelle fois). Caen n'est pas spécialement au creux de la vague, restait d'ailleurs sur 6 matches sans défaite avant ce déplacement en Bretagne, mais n'a plus les mêmes certitudes au mois de mars qu'en octobre dernier. Inefficacité offensive, incapacité à asseoir sa supériorité même lorsqu'elle est flagrante : Malherbe, finalement, n'est qu'une équipe en phase de reconstruction, qui a débuté la saison avec 9 nouveaux titulaires (en gros, tout le monde, sauf Sorbon et Seube), et l'excellent début de parcours du SMC avait tendance à nous faire éluder cette vérité pourtant essentielle.

La montée n'est pourtant pas hors de portée, loin de là. Il suffira d'une victoire contre Istres (12e) dimanche prochain pour que Caen retrouve déjà sa place sur le podium, à 9 matches de la fin du championnat. Certes, le calendrier du Stade Malherbe n'est pas un cadeau... Et alors ? Jamais Caen n'a été meilleur que lors des confrontations directes face à ces équipes qui jouent le haut de tableau. Au risque de se répéter, les Malherbistes ont été au niveau des Guingampais tout au long de la rencontre, vendredi soir, et un but encaissé tardivement ne change rien à cela. Jocelyn Gourvennec a évoqué un "petit supplément d'âme" pour expliquer la victoire des siens. Sans doute est-il dans le vrai... Si le choix de tactique de Patrice Garande d'évoluer bas, de privilégier la base défensive plutôt que la possession de balle, semblait guider par la logique la plus élémentaire (la défense normande est l'une des meilleurs de Ligue 2, le point du match nul était une bonne opération pour le SMC), on continue de remarquer que les progrès des Caennais dans le jeu sont bien discrets depuis le début de l'hiver. Finalement, Garande n'est-il pas tout simplement pragmatique ? Le coach normand estime t-il ses garçons en mesure de prendre le jeu à leur compte et de s'imposer ? Guingamp enchaîne les victoires probantes et marquantes, Nîmes tape Le Mans au MMArena (3-0), et Caen, depuis trop longtemps, souffle le chaud et le froid, témoignant d'une régularité indiscutable. Nous qui nous plaignions des montagnes russes au gré desquelles le Stade Malherbe enchaînait des branlées mémorables et des victoires héroïques, on commence à soupirer en se laissant porter par le courant.



Malherbe n'a pas encore dit adieu à la montée, mais a bel et bien manqué une énorme occasion d'infliger un coup au moral de ses adversaires et de creuser enfin l'écart. En équilibre sur le fil de la lame, les Caennais manquent toujours de certitudes sur lesquelles s'appuyer. Progressant à tâtons, ils s'embarquent dans la dernière ligne droite, un peu moins confiants aujourd'hui qu'hier. Et nous avec.

"INSTANTANÉMENT COMME ÇA / REPRENDRE DE VOLÉE D'AUSSI LOIN / COMME ELLE VIENT"

La bande-son : le morceau Bye bye badman, des Stone Roses, sur le disque éponyme.

Le résumé du match en vidéo ci-dessous.



~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Tous les scores de la 22e journée :

Arles-Avignon 2-2 Sedan

Guingamp 1-0 Caen

Istres 0-0 Clermont

Le Havre 2-1 Niort

Le Mans 0-3 Nîmes

Monaco 2-2 Angers

Tours 1-1 Laval

Lens 1-0 Auxerre

Dijon 3-1 Nantes

Gazélec Ajaccio [ce soir] Châteauroux

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Le classement :

| Équipe | Points | DdB | MJ | | 1. Monaco | 58 pts | (+23) | 29 | | 2. Nantes | 54 pts | (+21) | 29 | | 3. Guingamp | 51 pts | (+11) | 29 | | 4. Caen | 48 pts | (+18) | 28 | | 5. Angers | 48 pts | (+13) | 29 | | 6. Nîmes | 47 pts | (+9) | 29 | | 7. Dijon | 46 pts | (+2) | 29 | | 8. Le Havre | 43 pts | (-2) | 29 | | 9. Auxerre | 40 pts | (+1) | 29 | | 10. Lens | 40 pts | (-4) | 29 | | 11. Tours | 35 pts | (-11) | 29 | | 12. Istres | 34 pts | (-4) | 28 | | 13. Châteauroux | 32 pts | (+1) | 28 | | 14. Arles-Avignon | 32 pts | (-14) | 29 | | 15. Laval | 31 pts | (-5) | 29 | | 16. Niort | 30 pts | (-5) | 29 | | 17. Clermont | 30 pts | (-11) | 29 | | 18. Le Mans | 30 pts | (-15) | 29 | | 19. Sedan | 24 pts | (-14) | 29 | | 20. Gazélec Ajaccio | 20 pts | (-14) | 28 |

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Le Stade Malherbe en chiffres :

- 14 victoires, 6 nuls, 8 défaites

- 37 buts inscrits (6e meilleure attaque, à 13 unités de Monaco 1er)

- 19 buts encaissés (meilleure défense, 3 unités de mieux que Nantes 2e)

- meilleur buteur : Mathieu Duhamel (9 buts)

- meilleur passeur : Fayçal Fajr (5 passes décisives)

- cinq derniers matches : VNVND (8 points sur 15 possibles)

- 48 points pris sur 84 possibles (environ 1,7 points/match)

- 10 points de retard sur le leader

- 3 point de retard sur la zone de promotion

- 18 points d'avance sur la zone de relégation

- 28 points d'avance sur la lanterne rouge

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Du côté du Facebook de Malherbe's Poetry :

Fabien : "Faut dire à Guerreiro de manger de la soupe...".

Idriss : "Avec Domenech dans les tribunes, ça puait la quenelle à plein nez."

Fabrice : "Guingamp a une chatte en titane ...".

Christophe : "C'est pas de la chance c'est de la volonté, du caractère, nous on a les genoux qui tremblent...".

Simon : "À mon avis, Perquis pensait que le match était fini et il était en train de rejoindre les vestiaires...".

Charly : "Le seule Caennais à avoir misé sur Guingamp à Côte&Match... c'est Perquis !".

Stéphan : "Putain, c'est comme si le toit du parc expo se cassait la gueule".

Rémi : "Et maintenant, on ménage, le suspense, pour rien."

Retrouvez Malherbe's Poetry sur Facebook !

Et maintenant, Malherbe's Poetry est aussi sur Twitter ! (@MalherbesPoetry)]]>
<![CDATA[Les candidats à la montée]]> text/html fr SO FOOT TOURS FC - STADE MALHERBE DE CAEN : 1-1 27e journée de Ligue 2 Match aller : Caen 0-1 Tours Buteurs : Cetout pour Tours, Duhamel (SP) pour Caen. Arbitre…]]> TOURS FC - STADE MALHERBE DE CAEN : 1-1

27e journée de Ligue 2

Match aller : Caen 0-1 Tours

Buteurs : Cetout pour Tours, Duhamel (SP) pour Caen.

Arbitre : M. Ben El Hadj.

Spectateurs... : 4 255.

Rassasiés par le spectacle ? : 2/5. C'est chouette, la CFA, quand même. Les deux équipes se procurent des tas d'occases, même s'ils ne sont pas foutus d'en caler plus d'une ou deux. Et puis... Pardon ?

Le geste du match : la double parade "Tu l'as pas bien vue la première fois ? Attends je te la refais !" de Damien Perquis qui permet à Malherbe de préserver le point du nul, sur un coup-franc puis une reprise de volée de Blayac.

L'anti-geste du match : la défense indigne d' Alexandre Cuvillier sur le Tourangeau Julien Cétout, visiblement libre d'avancer et s'ouvrir un espace de tir sans être emmerdé par le milieu de terrain caennais. Il ne suffisait plus à Damien Perquis de louper complètement son intervention pour qu'on puisse légitimement nourrir pas mal de regrets après coup.

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Il reste 11 rencontres à disputer pour le Stade Malherbe, toujours 3e du championnat de L2, et donc, plus que jamais candidat à la montée. Il reste aux Patoche Boyz à accueillir Istres, se déplacer à Guingamp, accueillir Arles-Avignon, se déplacer au Havre, accueillir Lens, se déplacer à Angers, accueillir Dijon, se déplacer à Monaco, accueillir Nantes, se déplacer à Châteauroux, et accueillir le Gazélec Ajaccio. Étant donné que les Caennais se contentent du minimum syndical contre les formations de bas de tableau, et sortent souvent des prestations très convenables face à leurs concurrents directs... ben on ne sait pas du tout où on se situe dans tout ce merdier.

Si nos Rouge et Bleu ont la bonne idée de poursuivre sur leur rythme "victoire à domicile/nul à l'extérieur", ça devrait suffire à se glisser gentiment sur le radeau en partance pour la Ligue 1, mais étant donné le nombre de matches délicats qui se profilent à l'horizon, il ne reste surtout plus aux Caennais qu'à prouver qu'ils ont bel et bien leur place parmi l'élite.

Bref, comme on ne sait toujours pas trop quoi dire de ces couillons-là, attardons-nous 5 minutes (ça va, merde, vous avez bien fait 5 minutes, non ?) sur les concurrents directs du Stade Malherbe.

L'AS Monaco

Classement : 1er

Nombre de points : 56

Nombre de points présumé en fin de parcours : 81

Le pronostic de Malherbe's Poetry : 1er


Bon, les défiscalisés, tout le monde commence à comprendre qu'on ne les reverra jamais. Dans le style du Paris SG du début de saison, on ne voit pas grand-chose de sensationnel sur le terrain, mais l'écart technique et les moyens suffisent à creuser un écart conséquent avec le reste de la meute. Jamais bien convaincants sur le terrain, les Monégasques enchaînent les bons résultats et n'ont plus perdu depuis leur déplacement à Caen lors de la 17e journée. Quatre victoires de rang ont même permis aux hommes de Ranieri de prendre 8 points d'avance sur leurs trois poursuivants. Sérieux, y a dix jours, t'avais l'impression qu'on les marquait à la culotte, et là, on vient de se rendre compte qu'ils battaient la campagne, culs nus mais libres comme l'air. Autrement dit, il ne faut pas compter sur eux pour faiblir maintenant. Libérés de toute pression, déjà lancés à 180 sur l'autoroute du soleil, ils vont boucler l'exercice sans trembler, se gaufrer une fois ou deux parce qu'ils auront la tête à leurs derniers investissements boursiers, et achever la saison sur un pénible nul à Tours. D'ici l'an prochain, la moitié de l'effectif va sauter, donc regardez bien ces cons-là sourire au soir d'officialiser le titre, parce que vous les reverrez l'an prochain à Arles-Avignon, Dijon ou Châteauroux. L'équipe la plus Daniel Ducruet du championnat.



Le FC Nantes

Classement : 2e

Nombre de points : 48

Nombre de points présumé en fin de parcours : 64

Le pronostic de Malherbe's Poetry : 4e


Non, non, une équipe présidée à Waldemar Kita et emmenée par un type qui s'appelle Djordjevic ne peut pas monter en Ligue 1. Ce n'est pas possible. Déjà, le Djordjevic, il a marqué deux buts depuis la 13e journée, et même Duhamel a fait mieux, alors bon... Et puis avec un nom pareil, vous allez voir la tête d'Olivier Rouyer au moment de commenter son premier match du FCNA, vous allez moins rigoler. Entre les excellents Bessat et Veretout se cache un Deaux, et il est temps que l'imposture prenne fin. Nantes va perdre ce soir à Lens, concéder le nul à domicile face au Gazélec, et enchaîner trois contre-performances face à Dijon, Monaco et Angers (1 point sur 9 possibles). À ce moment-là, le trio de tête se sera déjà échappé, et Der Zakarian aura déjà été licencié par Kita. Nantes est une bonne équipe de football, cette année. Ils vont devoir se contenter de ça pour l'instant. On en reparle la prochaine fois qu'on vient vous rendre visite en Ligue 2, hein... L'équipe la plus Daniel Darc du championnat.



L'En Avant Guingamp

Classement : 4e

Nombre de points : 48

Nombre de poins présumés en fin de parcours : 66

Le pronostic de Malherbe's Poetry : 3e


Lancé comme un putain de train de marchandises derrière la tête de course depuis le mois de septembre, l'EAG devrait se frayer un chemin vers la Ligue 1. Bon, certes, une équipe de foot qui joue la montée avec Cédric Fauré en attaque, c'est un peu comme partir à la chasse au rhinocéros avec un tournevis, t'as intérêt de pas te louper si tu veux pas finir en omelette, mais les Bretons s'acharnent à convaincre leur petit monde depuis un moment avec pas mal de conviction. Invaincus entre la 9e et la 24e journée, les Guingampais viennent de dérouiller trois concurrents directs lors de leurs trois derniers matches à domicile (Angers, Nantes et Nîmes), en délivrant des prestations de haute volée. Devinez qui sont les prochains à venir frapper à leur porte... C'est nous ! Gourvennec et ses mecs peuvent faire les malins, ils auront un peu de mal à négocier le dernier virage, quand nous, sur notre faux rythme à la Cadel Evans, on vole vers la promotion la moins mémorable du monde. Ils devront même patienter jusqu'à la dernière journée pour officialiser la montée, malgré une défaite face à Dijon, grâce à la défaite nantaise à Istres. À Guingamp, depuis que Derrick ne passe plus sur Breizh TV, ils suivent les matches de Brest et de Lorient, et ils trouvent ça vachement cool. L'équipe la plus Boney M du championnat.



Angers

Classement : 5e

Nombre de points : 46

Nombre de poins présumés en fin de parcours : 65

Le pronostic de Malherbe's Poetry : 5e


On ne va pas se mentir : Angers est l'une des équipes les plus chouettes à voir jouer du championnat. Dommage que les commentateurs de BeIn Sport ne connaissent que Claudio Keserü, tant l'effectif angevin est cohérent et plaisant (Ravet, El Jadeyaoui, Diers, Auriac). Solide même lorsque le vent est contraire, l'équipe de Stéphane Moulin va se caler dans la roue des Guingampais mais manquer de ressources pour donner le coup de pédales nécessaires au milieu du dernier col. Pour avancer et suivre le rythme, Angers est contraint de tourner à 100%, quand Malherbe et Guingamp peuvent arracher des nuls moisis à Tours ou Istres et taper Arles-Avignon ou Laval à domicile sans rien foutre du match. Évidemment, c'en est trop pour les Angevins, qui doivent encore se coltiner Dijon, Monaco, Nantes, Caen, Nîmes et Auxerre. Alors qu'ils sont à trois points et quatorze buts de Guingamp au soir de la dernière journée, ils défoncent Sedan 9-0, ce qui ne sert à rien d'autre que de stopper net le retour fabuleux des Sangliers, qui auraient pu se sauver en enchaînant une 10e victoire consécutive. Sedan, cette saison, tu leur paies le resto pour fêter le moindre point arraché à Laval, tu vas voir qu'ils vont tous te choper une indigestion maison en mangeant du salami avarié. L'équipe la plus Robert Charlebois du championnat.



Nîmes

Nombre de points : 43

Nombre de poins présumés en fin de parcours : 62

Le pronostic de Malherbe's Poetry : 6e


Tous les ans, en Ligue 2, t'as une équipe, comme ça, c'est un peu comme Thomas Voeckler ou les autres Français sur une étape en ligne du Tour de France : ça attaque tout le temps, tu sais pas d'où ça vient, et tout le monde sait que ça n'ira jamais bout, mais il y a encore des couillons pour y croire. L'an dernier, t'avais Clermont, et ben mon vieux, même s'ils étaient tout bidons, il paraît qu'ils y ont cru jusqu'au bout. Cette année, c'est Nîmes. Nîmes, ils vont espérer jusqu'à la dernière journée et se retrouver comme des cons à quatre points à une journée de la fin, et comprendre que c'est baisé. Tout ça après avoir tapé Monaco 4-1 lors de la 36e journée et avoir fêté ça en ouvrant les bouteilles destinées à célébrer la montée. À un moment donné, y a pas de mystère, les mecs... L'équipe la plus Camélia Jordana du championnat.



Dijon

Nombre de points : 42

Nombre de poins présumés en fin de parcours : 42

Le pronostic de Malherbe's Poetry : 15e


Et cela malgré un triplé de Brice Jovial à Istres (défaite 4-3). Nan mais ça va, Dijon en Ligue 1, on a compris l'idée, promis, on ne nous y reprendra plus. L'équipe la plus Antoine du championnat.



"INSTANTANÉMENT COMME ÇA / REPRENDRE DE VOLÉE D'AUSSI LOIN / COMME ELLE VIENT"

La bande-son : le morceau Mes amis (tour à tour), de Daniel Darc, sur le disque Crève-coeur.

Le résumé du match en vidéo ci-dessous.



~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Tous les scores de la 22e journée :

Arles-Avignon 2-1 Auxerre

Dijon 1-1 Niort

Gazélec Ajaccio 0-1 Monaco

Istres 1-0 Sedan

Laval 1-1 Clermont

Le Havre 1-0 Châteauroux

Le Mans 0-2 Angers

Tours 1-1 Caen

Guingamp 3-0 Nîmes

Lens [ce soir] Nantes

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Le classement :

| Équipe | Points | DdB | MJ | | 1. Monaco | 56 pts | (+23) | 27 | | 2. Nantes | 48 pts | (+21) | 26 | | 3. Caen | 48 pts | (+19) | 27 | | 4. Guingamp | 48 pts | (+11) | 26 | | 5. Angers | 46 pts | (+13) | 27 | | 6. Nîmes | 43 pts | (+6) | 27 | | 7. Dijon | 42 pts | (0) | 27 | | 8. Le Havre | 40 pts | (0) | 27 | | 9. Auxerre | 37 pts | (-1) | 27 | | 10. Lens | 36 pts | (-4) | 26 | | 11. Istres | 34 pts | (-4) | 27 | | 12. Tours | 33 pts | (-11) | 27 | | 13. Châteauroux | 31 pts | (+1) | 27 | | 14. Le Mans | 30 pts | (-11) | 27 | | 15. Niort | 29 pts | (-4) | 27 | | 16. Clermont | 29 pts | (-9) | 27 | | 17. Arles-Avignon | 28 pts | (-16) | 27 | | 18. Laval | 27 pts | (-6) | 27 | | 19. Gazélec Ajaccio | 20 pts | (-13) | 27 | | 20. Sedan | 20 pts | (-15) | 27 |

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Le Stade Malherbe en chiffres :

- 14 victoires, 6 nuls, 7 défaites

- 37 buts inscrits (4e meilleure attaque, à 10 unités de Monaco)

- 18 buts encaissés (2e meilleure défense)

- meilleur buteur : Mathieu Duhamel (9 buts)

- meilleur passeur : Fayçal Fajr (5 passes décisives)

- cinq derniers matches : VVNVN (11 points sur 15 possibles)

- 48 points pris sur 81 possibles (environ 1,78 points/match)

- 8 points de retard sur le leader

- 0 point de retard sur la zone de promotion

- 21 points d'avance sur la zone de relégation

- 28 points d'avance sur la lanterne rouge

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Du côté du Facebook de Malherbe's Poetry :

Idriss : "Ça aurait été moche de perdre contre des mecs avec des maillots de chez Armand Thiery...".

Aurélien : "Putain on perd trop de point bêtement, si ça continue on va se retrouver la 4 ème roue du carrosse et rester en Ligue 2."

Retrouvez Malherbe's Poetry sur Facebook !

Et maintenant, Malherbe's Poetry est aussi sur Twitter ! (@MalherbesPoetry)]]>
<![CDATA[On ne peut rien contre... - Épisode 6]]> text/html fr SO FOOT On ne peut rien contre les échardes dans les doigts, les écharpes dans le froid, les écarts de points réduits au championnat. On ne peut rien contre les gros titres, Stéphane Hessel n'est plus,…]]> On ne peut rien contre les échardes dans les doigts, les écharpes dans le froid, les écarts de points réduits au championnat.

On ne peut rien contre les gros titres, Stéphane Hessel n'est plus, Cahuzac promet qu'il n'y aura pas de hausse d'impôts, l'opposition qui dénonce les inactions du gouvernement, David Bowie qui sort un nouvel album, le Barça qui chute face au Real. On est impuissant, et le mieux qu'on puisse encore faire, c'est se réjouir que Stéphane Hessel n'ait pas chuté face au Real, que Cahuzac ne sorte pas un nouvel album, ou que Bowie dénonce les actions du gouvernement. On est toujours rattrapé par la logique des choses.

On ne peut rien contre les jolies fossettes, contre la courbe d'un cou, contre la mèche qu'on replace négligemment derrière l'oreille, contre les chevilles graciles, contre les bouts de nez mutins, contre les cils qui battent trop vite, comme mon coeur en cet instant.

On ne peut rien, ou alors vraiment pas grand-chose, contre Wolverine et Hercule qui viennent de révéler leur homosexualité, ou alors, on fait comme Peter Parker, on se casse pour de bon. C'est un peu extrême, sans doute vaut-il mieux encore s'acoquiner à Frigide Barjot.

On ne peut rien non plus contre Christophe Barbier. Et pourtant, on aimerait. Oh oui, on aimerait. On pourrait par exemple commencer par lui arracher son écharpe rouge, sans laquelle plus personne ne le reconnaîtra dans la rue et, espérons-le, à l'entrée des studios de TV et de radio.

On ne peut rien contre David Beckham, sa femme, ses gosses, ses chaussures, ses cheveux, sa gentillesse, ses sourires, ses 12 caméras, ses tatouages, ses 37 ans, son professionnalisme, ses discours, ses prises de position sur le conflit israëlo-palestinien, ses traités philosophiques, sa qualité de centre, son aérodynamisme, sa batterie de cuisine, sa connexion 3G. Bienvenue dans un monde meilleur.

On ne peut rien contre le nouveau logo du Stade Malherbe, au passage, si ce n'est l'accrocher sans honte au rétro de la bagnole.

On ne peut rien contre la conjecture de Hodge, contre les équations de Navier-Stockes, contre les nombres premiers, contre l'abstraction ni contre la réalité.

On ne peut rien contre Bill Murray dans Lost In Translation. De toute façon, on ne peut rien contre Bill Murray, qu'il soit Peter Venkman, Phil Connors, Bunny Breckindrige, Walt Bishop ou simplement lui-même. Même dans Space Jam.

On ne peut rien non plus contre le Stade Malherbe en février. Et on se dit que si ça continue comme ça, il n'y a pas 36 conclusions possibles : on va finir par espérer beaucoup malgré nos doutes, ou alors on va finir par douter que ce soit bien la peine d'espérer.

]]>
<![CDATA[La minute de fausse vérité - SMC 2-1 SL]]> text/html fr SO FOOT STADE MALHERBE DE CAEN - STADE LAVALLOIS : 2-1 26e journée de Ligue 2 Match aller : Laval 1-2 Caen Buteurs : Fjar et Duhamel pour Caen, Gamboa pour…]]> STADE MALHERBE DE CAEN - STADE LAVALLOIS : 2-1

26e journée de Ligue 2

Match aller : Laval 1-2 Caen

Buteurs : Fjar et Duhamel pour Caen, Gamboa pour Laval.

Arbitre : M. Desiage.

Spectateurs... : 8 188.

Rassasiés par le spectacle ? : 3/5. Entre une entame de très bonne facture et une seconde période qui soufflait le chaud et le froid, à subir une nouvelle fin de match crispante (et un rien exaspérante), difficile de savoir si on a vraiment apprécié le spectacle ou attendu qu'il s'interrompe enfin.

Le geste du match : la reprise de 25 mètres de Fayçal Fajr dès les premières secondes de jeu, qui oblige Arnaud Balijon à une parade horizontale décisive, au moins aussi belle que la frappe du milieu caennais.

L'anti-geste du match : l'instant "Excusez-nous, nous étions perdus dans nos pensées", de Makan Traoré et de Pierre Talmont, qui réussissent un enchaînement de très grande classe "feinte de dégagement / contrôle approximatif", le tout réalisé en duo et formidablement chorégraphié, histoire de permettre à Mat' Duhamel de se retrouver seul balle au pied à cinq mètres des cages. Arnaud Balijon parachève l'oeuvre de ses comparses en permettant à l'attaquant malherbiste de trouver appui sur sa poitrine pour marquer plutôt que de couvrir son angle. Du très grand art. À ce niveau-là, même nous, on peut pas lutter.

L'homme du match : pas toujours irréprochable et véritablement incisif au cours des semaines passées, Fayçal Fajr a enfin retrouvé un niveau de jeu convenable. Pas éblouissant pour autant, la faute à des choix parfois contestables, il a eu le mérite de prendre ses responsabilités et de se montrer décisif en inscrivant son deuxième but de la saison mais aussi en offrant un ballon visiblement miné que la défense a préféré rendre à Duhamel, de peur que ça lui pète à la gueule. Non, ça n'était pas flamboyant, mais c'était ce dont le Stade Malherbe avait besoin à cet instant-là.

L'anti-homme du match : c'est décidé, Malherbe's Poetry arrête de dire du mal des gens. Trop de lecteurs m'ont reproché cette violence gratuite, honteusement dirigé vers des équipes et des joueurs qui font, et c'est incontestable, des choses dont je suis incapable. Ils ont mille fois raison. Mea maxima culpa. Les contrôles et les prises de balle d'Alexandre Raineau, t'as beau les mater au ralenti cent fois, tu n'arriveras jamais à refaire les mêmes.

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Le trauma des pissotières.

Je n'ai jamais été quelqu'un de vraiment craintif. Les films d'épouvante m'ont toujours laissé un peu froid, malgré l'affection que je leur porte, je ne m'évanouis pas à la vue du sang, je n'ai jamais été traumatisé par un héros de Disney, je n'ai jamais imaginé qu'il pouvait y avoir des monstres sous mon lit, je ne suis victime d'aucune claustrophobie ou vertige. En revanche, il y a un truc qui m'a toujours terrifié... C'était à d'Ornano, d'ailleurs - et non, ce n'était pas Seyni N'Diaye, vous êtes vraiment salauds... Je le confesse aujourd'hui presque honteusement : je n'ai jamais mis les pieds dans les toilettes du stade Michel d'Ornano avant d'avoir 25 ans. Pas parce que j'avais peur d'être pris à parti par un supporteur enivré, qui voudrait me montrer sa virilité, pas non plus à cause de l'odeur épouvantable qui semble y régner en permanence, mais parce que j'ai toujours eu peur de louper un but pendant que j'allais faire pipi. Plus de 10 piges à regarder des matches de football en ayant envie de pisser, je vous jure, ça marque son homme. Une fois ou deux, alors que j'étais prêt à céder et à me lever, et à déranger tous les spectateurs de ma rangée en disant pardon, pardon, je suis désolé, mais vous rasseyez pas, parce que je reviens tout de suite et ça vous évitera de m'indiquer encore votre exaspération, une fois ou deux fois, disais-je, où je faillis enfin céder à l'appel de la Nature, Malherbe a planté un but pile à ce moment-là. Vous vous souvenez du match Caen - Cannes en 1999 ? Non ? Étonnant. Bref, William Loko avait marqué le seul but du match à un quart d'heure de la fin, à l'instant même où j'attendais que le ballon sorte de l'aire de jeu pour courir jusqu'aux pissotières. Comme si le Destin, ou Dieu, ou Malherbe, appelez-ça comme vous voulez, m'avait dit "Fait pas le con, tu vas finir par quitter le match avant le coup de sifflet final pour être sûr de pas être pris dans les bouchons, si tu prends cette voie." Plutôt mourir. Cette sombre époque m'est revenue en mémoire vendredi dernier, alors que Mathieu Duhamel plantait le deuxième caramel du Stade Malherbe en moins de 90 secondes. Je me suis aussitôt dit : "Putain, imagine le Jean-Michel qui est parti pisser à la 10e minute, il va revenir, jeter un oeil au tableau d'affichage, et se dire que le machin a pété les plombs". Oui, je sais... On porte tous le poids de nos traumatismes, et certains sont plus ou moins avouables.



Malherbe a donc plié le match en deux minutes. On avait à peine eu le temps de se remettre de la volée de Fajr qui venait chauffer les gants de Balijon que le numéro 10 rouge et bleu remettait ça, en récupérant une relance approximative de la défense des Tangos pour se faufiler entre deux défenseurs pas vraiment inspirés et expédier une cartouche dans les filets, le tout en deux touches de balle. 1-0. Minute suivante : Fajr expédie un centre au premier poteau, un défenseur passe au travers, un autre repousse maladroitement le ballon dans les pieds de Duhamel, qui glisse le cuir dans un trou de souris, bien aidé par une intervention approximative de Balijon. 2-0. Tac. Bim bam boum, c'est l'autoroute du soleil. Dominateurs dans le jeu, plus incisifs, plus techniques, tout simplement supérieurs, les Caennais malmènent des Lavallois pourtant pas dégueulasses une fois franchie la ligne médiane.

Ce sont des points qu'il nous faut.

On ne va pas être trop regardants sur la manière dont le SMC prend des points en ce moment. Avec trois victoires en quatre matches, les Caennais font le boulot, engrangent tant qu'ils le peuvent. Le spectacle et la gloriole, ce sera pour plus tard. Et finalement, le match contre Laval symbolise très bien la période mi-figue mi-raison que traversent actuellement les Patoche Boyz, aussi efficaces au tableau d'affichage qu'ils sont inquiétants dans le jeu. Incapables de se mettre à l'abri comme contre Le Mans (1-1) ou Nîmes (1-0), incapables d'affirmer et d'asseoir pour de bon leur domination en évitant de subir des situations dangereuses inutilement, les Caennais ne brillent plus dans le jeu depuis la 17e journée et la victoire contre Monaco. Ça remonte un peu, quand même. Encore une fois, les deux buts sont survenus sur des actions favorables, certes provoquées, mais pas vraiment construites. D'ailleurs, de quand date le dernier but caennais sur une action préparée ? Bien sûr, il est évidemment capital, pour une équipe ambitieuse, de savoir profiter des failles adverses pour scorer. Le problème est que les Caennais ne savent pas faire autre chose en ce moment, marquant sur des ballons mal renvoyés ou des coups de pied arrêtés. Ce n'est pas grave en soi, c'est juste peu prometteur. De la même façon, le but concédé par les Normands est à la fois peu dommageable (une situation de contre, un replacement douteux, ça arrive à toutes les équipes qui dominent) et désespérant, témoignant une nouvelle fois de la relative fragilité d'une équipe qui peine à s'affirmer en patron sur le terrain. Gamboa qui déborde et qui s'en va réduire le score dans un angle fermé, trompant un Perquis pas vraiment innocent sur ce coup, c'est le genre de trucs qui arrive, et à la rigueur, il vaut mieux que ça arrive quand Malherbe compte deux buts d'avance.



En fait, on se demande toujours, à 12 journées de la fin du championnat, où en est le Stade Malherbe. Est-il en train de négocier une période délicate, comme il en a l'habitude en hiver, tout en prenant des points, assurant l'essentiel, ou vit-il plutôt une période de réussite extrême (comme semblent l'indiquer les fins de match sous tension, face à Sedan ou Laval, avec cette occasion des Tangos qui s'achève sur le montant) qu'il ne parvient même pas à gérer en toute quiétude ? Difficile de répondre à cela. Le côté positif, c'est que les joueurs offensifs se sont remis à marquer, notamment Duhamel, qui n'avait mâché que 2 cachous au cours des 15 derniers matches. Et puis bon, Malherbe continue de ne pas prendre beaucoup de buts (4 au cours des 7 derniers matches). Patrice Garande a choisi d'y croire, ou du moins, d'en convaincre ses joueurs, plutôt habilement, déclarant au terme de la rencontre avoir été satisfait de l'engagement et surtout, annoncé que ce qu'il avait vu était "prometteur pour la suite", privilégiant ainsi la thèse de la phase ascendante.

Reste que le Stade Malherbe paraît moins solide que les autres équipes du haut de tableau, à commencer par les Guingampais, impériaux depuis le mois d'août et dont on espère que leurs 2 défaites en 3 rencontres vont un peu les calmer. Quoi qu'il en soit, Monaco, Nantes et l'EAG ont eu davantage d'emprise sur les dernières rencontres qu'ils ont remportées que le Stade Malherbe, c'est indiscutable.

Maintenant, tout dépend de ce que nous verrons au cours des prochaines semaines. C'est maintenant que tout se joue, les amis. Maintenant qu'il faut creuser l'écart. Alors que se profile une dernière ligne droite périlleuse, et un duel au sommet contre les Bretons, il ne reste plus qu'à espérer que le Stade Malherbe fournisse des clés de lecture à la période qu'il traverse actuellement en se montrant aussi adroit que lors de la phase aller au moment d'affronter les ténors. Le calendrier n'est pas un cadeau, mais la conjecture est favorable. Guingamp semble marquer le pas, il va falloir en profiter pour redevenir conquérant, pas seulement en profitant (certes habilement) des erreurs commises par l'adversaire, mais également dans le jeu, dans les ambitions, et dans les intentions. La technique suivra. L'ascension en Ligue 1 ne s'obtiendra pas seulement en gérant les matches : il faudra la mériter. Malherbe en a les moyens.

"INSTANTANÉMENT COMME ÇA / REPRENDRE DE VOLÉE D'AUSSI LOIN / COMME ELLE VIENT"

La bande-son : le morceau My number, de Foals, sur le disque Holy fire qui vient de sortir. Par contre, évitez le reste de l'album, très dispensable. Et réécoutez plutôt leurs précédents opus.

NOUVEAU !

Le résumé du match en vidéo ci-dessous.



~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Tous les scores de la 22e journée :

Angers 1-0 Gazélec Ajaccio

Auxerre 2-1 Guingamp

Caen 2-1 Laval

Châteauroux 2-0 Arles-Avignon

Clermont 0-0 Dijon

Nîmes 1-0 Istres

Niort 2-3 Le Mans

Sedan 1-1 Tours

Nantes 2-0 Le Havre

Monaco [ce soir] Lens

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Le classement :

| Équipe | Points | DdB | MJ | | 1. Monaco | 50 pts | (+21) | 25 | | 2. Nantes | 48 pts | (+21) | 26 | | 3. Caen | 47 pts | (+19) | 26 | | 4. Guingamp | 45 pts | (+8) | 26 | | 5. Angers | 43 pts | (+11) | 26 | | 6. Nîmes | 43 pts | (+9) | 26 | | 7. Dijon | 41 pts | (0) | 26 | | 8. Auxerre | 37 pts | (+1) | 25 | | 9. Le Havre | 37 pts | (-1) | 26 | | 10. Lens | 36 pts | (-3) | 25 | | 11. Tours | 32 pts | (-11) | 26 | | 12. Châteauroux | 31 pts | (+2) | 26 | | 13. Istres | 30 pts | (-5) | 26 | | 14. Le Mans | 30 pts | (-9) | 26 | | 15. Niort | 28 pts | (-4) | 26 | | 16. Clermont | 28 pts | (-9) | 26 | | 17. Laval | 26 pts | (-6) | 26 | | 18. Arles-Avignon | 25 pts | (-17) | 26 | | 19. Gazélec Ajaccio | 20 pts | (-12) | 26 | | 20. Sedan | 17 pts | (-15) | 25 |

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Le Stade Malherbe en chiffres :

- 14 victoires, 5 nuls, 7 défaites

- 36 buts inscrits (5e meilleure attaque à égalité avec Nîmes, à 8 unités de Monaco)

- 17 buts encaissés (meilleure défense, à égalité avec Nantes)

- meilleur buteur : Mathieu Duhamel (8 buts)

- meilleur passeur : Fayçal Fajr (5 passes décisives)

- cinq derniers matches : NVVNV (11 points sur 15 possibles)

- 47 points pris sur 78 possibles (environ 1,8 points/match)

- 3 points de retard sur le leader

- 0 point de retard sur la zone de promotion

- 22 points d'avance sur la zone de relégation

- 30 points d'avance sur la lanterne rouge

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Du côté du Facebook de Malherbe's Poetry :

Sylvain : "On a joué à 12 ce soir , Hengbart était en mission à l'Abbé Deschamps !".

Aymeric : "On le sait depuis un moment qu'Hengbart est en réalité un espion à la solde du club. Faut faire juste attention que ça ne se voit pas trop."

Retrouvez Malherbe's Poetry sur Facebook !

Et maintenant, Malherbe's Poetry est aussi sur Twitter ! (@MalherbesPoetry)]]>
<![CDATA[Les 50 meilleurs joueurs de Malherbe - Le récap]]> text/html fr SO FOOT Voilà, c'est fini. Vous connaissez maintenant notre classement des 50 plus grands joueurs de l'histoire du Stade Malherbe. Vous trouverez donc ci-dessous un récapitulatif intégral et des liens…]]> Voilà, c'est fini. Vous connaissez maintenant notre classement des 50 plus grands joueurs de l'histoire du Stade Malherbe. Vous trouverez donc ci-dessous un récapitulatif intégral et des liens vous permettant d'accéder aux différents articles qui composent ce top 50. De Benoît Cauet à Juan Eduardo Eluchans en passant par Stéphane Paille ou Michel Rio, ils sont tous là, ils vous attendent. Merci d'avoir été aussi nombreux à suivre cette aventure.

LE CLASSEMENT INTÉGRAL :

50. Philippe Prieur

49. Rudi Garcia

48. Steve Savidan

47. Frédéric Née

46. Alexis Thébaux

45. David Sommeil

44. Pascal Vahirua

43. Juan Eduardo Eluchans

42. Samuel Michel

41. Jérôme Rothen

40. Romain Hamouma

39. Joël Germain

38. Bernard Mendy

37. Jérémy Sorbon

36. Raphaël Guerreiro

35. Willy Görter

34. Luc Borrelli

33. Thomas Heurtaux

32. Mathieu Bodmer

31. Ronald Zubar

30. Grégory Proment

29. Milos Glonek

28. Cédric Hengbart

27. Michel Rio

26. Philippe Montanier

25. Benjamin Nivet

24. Brian Stein

23. Cyrille Watier

22. William Gallas

21. Jean-François Domergue

20. Richard Dutruel

19. Jimmy Hébert

18. Sébastien Mazure

17. Anthony Deroin

16. Benoît Cauet

15. Jesper Olsen

14. Youssef El Arabi

13. Franck Priou

12. Stéphane Dedebant

11. Gabriel Calderón

10. Aleksandr Mostovoï

9. Hyppolite Dangbeto

8. Fabrice Divert

7. Yvan Lebourgeois

6. Stéphane Paille

5. Yoan Gouffran

4. Xavier Gravelaine

3. Franck Dumas

2. Nicolas Seube

1. Graham Rix

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Sources : Wikipédia, After Foot, "http://lchab.pagesperso-orange.fr".

Ce classement a nécessité une bonne cinquantaine d'heures de travail et de sueur.

Merci à Sylvain Letouzé, pour ses anecdotes et son enthousiasme, merci à mon père, sans qui ce classement et ce blog n'auraient jamais vu le jour, et merci au Stade Malherbe et à ses joueurs, pour m'avoir donné assez de substance pour réaliser trois ou quatre classements comme ce dernier.]]>
<![CDATA[La chasse au sanglier - SMC 2-0 CS SEDAN]]> text/html fr SO FOOT STADE MALHERBE DE CAEN - CS SEDAN : 2-0 24e journée de Ligue 2 Match aller : Sedan 2-2 Caen Buteurs : Dielna (CSC) et Guerreiro pour Caen. Arbitre :…]]> STADE MALHERBE DE CAEN - CS SEDAN : 2-0

24e journée de Ligue 2

Match aller : Sedan 2-2 Caen

Buteurs : Dielna (CSC) et Guerreiro pour Caen.

Arbitre : M. Lannoy. À la noix.

Spectateurs... : 9 142.

Rassasiés par le spectacle ? : 2/5. Bon, clairement, c'était pas un spectacle sons et lumière, cette histoire, mais ça restait plus enthousiasmant que les quelques purges auxquelles le Stade Malherbe nous a conviés récemment. Si tu restes deux semaines sans manger, je suis sûr que même un sandwich morve/épinards/Nutella, tu trouves ça vachement bon.

Le geste du match : la reprise de volée pure et instinctive de Raphaël Guerreiro pour inscrire le but du K.O. C'est d'autant plus beau que c'est le premier but du minot en pro. Je suis encore en train de lui chercher un surnom qui combinerait "Guerreiro" et "Lizarazu". Pour l'instant, j'en suis à "Lizarreiro" ou "Guezarazu". C'est nul. On en reparle très vite.

L'anti-geste du match : le contrôle irréprochable de Claude Dielna, qui réussit un improbable combo "je suis tourné dans le mauvais sens / je suis surpris par le ballon / je tente de mettre la cuisse / je place le ballon hors de portée du gardien, pile poil entre le joueur au second poteau et la barre transversale". Merveilleux. Bon, en fait, il n'y avait probablement pas but, mais quand tu as le choix entre la vérité et la légende, choisis la légende.

L'homme du match : notre jeune ami Yroundu Musavu-King, bien sûr. Pas seulement parce que son nom est mal orthographié sur le site de la LFP (et c'est pas comme si c'était l'instance de référence, hein). Mais parce qu'en trois jours, il a livré une sympatoche interview à Malherbe's Poetry et enchaîné par une performance de haute volée, enfin, prouvant qu'on avait sans doute raison de nous montrer patients.

L'anti-homme du match : il y a un type formidable, à Sedan, il s'appelle Mickaël Le Bihan. Déjà, porter le même blaze que l'acteur du Pacte des Loups, c'est pas vraiment ce qu'on s'appelle une bénédiction du Ciel. Mais jouer au foot quand tu as les genoux qui claquent autant, ça devient carrément mission impossible.

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Dans notre temple maudit.

Il paraît qu'il est toujours très difficile de faire le plein de points quand on a la chance de disputer deux rencontres consécutives à domicile. Heureusement, Malherbe est une équipe qui aime bien faire mentir les stats. On sentait pourtant les Caennais légèrement tiraillés entre la possibilité de contrecarrer ce sinistre présage et l'envie de se laisser aller à leur grande marotte : le don de points aux équipes désespérées. Cette saison encore, les Patoche Boyz font de leur mieux pour venir en aide aux plus désemparés : on a offert au Mans sa seule victoire à l'extérieur de la saison, idem pour Niort (qui peut définitivement compter sur nous, vu que le SMC représente 50% des victoires des Chamois), idem pour Tours. Sans déconner, Robin des Bois, il peut remballer son arc et son costume à la con. Le Stade Malherbe, c'est le saint des Saints, l'apôtre des mal classés, la lueur d'espoir des condamnés. Les Restos du Coeur et les Enfoirés, ils payent peut-être la bouffe, mais à d'Ornano, en plus, on fait péter le pack de 24 et les éclairs au chocolat. L'Abbé Pierre, il prêchait peut-être la bonne parole, mais nous, on la distribue gratos sous-forme d'erreurs défensives, d'immobilisme savamment orchestré et d'inefficacité offensive chronique.



Bon, il y a eu un hic : Sedan est encore plus maudit que le Stade Malherbe. Sans déconner, je sais pas ce qu'ils ont fait pour mériter ça, les Sangliers, dans cette vie ou dans une précédente, mais ça devait être vachement grave. Il y a déjà eu des génocides, à Sedan ? Nan, parce que la bataille des Ardennes, ça commence à dater, quand même. Depuis le début de la saison, t'as l'impression que les poteaux se la jouent horloge de Dali pour repousser les patates qui prendraient le chemin de la lucarne. Et puis même quand ils arrivent à marquer un but, tu parles, l'arbitre invalide le truc, ou alors il siffle un péno un peu fou-fou, ou alors il te colle des rouges à tout ce qui porte un maillot vert. Si Stéphane Noro est encore de ce monde, il doit pleurer des larmes de sang.

Alors que Malherbe prend logiquement les choses en main et entreprend le siège de la défense de la lanterne rouge, les Sedanais sont les premiers à se montrer dangereux. Guerreiro intervient maladroitement sur un ballon anodin et délivre un caviar à Yoann Court, qui voit sa frappe repoussée par une jolie parade de Perquis. Les hommes de Garande gardent tout de même le contrôle du match, sans parvenir à ouvrir le score. Oh, il ne manque pas grand-chose : un peu de spontanéité dans les trente derniers mètres, un tantinet d'inspiration, un soupçon d'efficacité. Guerreiro tire un coup-franc mou comme un genou dans les bras de Perraud, Moulin loupe le coche sur un centre en retrait idéal du même Guerreiro, et Duhamel voit sa reprise de volée à nouveau repoussée par le gardien ardennais, sur un bon décalage de Moulin.

Bon, pour l'instant, tout roule. La défense manque un poil de mobilité et de réactivité, mais s'avère solide et présente dans les airs, Moulin fait plutôt le taf au milieu, Guerreiro joue comme s'il était trois ou quatre mecs, et puis Kim, ben dis donc, il est plutôt chouette à voir jouer. Nan, franchement, ça va, le collectif se tient ; c'est devant, que ça coince.

Vous permettez, monsieur ?

Ça commence à se voir, tout de même, que nos attaquants louperaient un éléphant dans une éprouvette, en ce moment. Duhamel, on voit bien qu'il y met du coeur, et tout, mais il suffit qu'il aille à gauche pour que le ballon tombe à droite. Nabab, il est fou comme un lapin, il court dans tous les sens comme s'il essayait de faire atterrir des avions sur la pelouse (d'ailleurs, il faudrait penser à étudier ça avec des images satellites, parce que si ça se trouve, il dessine des cercles de culture, et là, on aurait pas l'air con, si un vaisseau vient se garer devant les cages un soir de match). Bref, nos attaquants sont à peu près aussi efficaces et rentables que des nonnes dans un bordel. Pourtant, faut voir la panique que provoque le moindre ballon qui s'attarde dans la défense sedanaise, hein. T'as un peu l'impression qu'ils sont payés au nombre de ballons touchés, à Sedan, parce qu'à chaque fois qu'un Caennais s'aventure au-delà de la ligne du milieu de terrain, il se fait charger par tous les gaillards d'en face. Ça pourrait être rigolo si on savait en profiter, mais en ce moment, Malherbe manque de sérénité, de maîtrise. Il ne sait plus s'imposer en taille patron. Lorsque Guerreiro frappe un coup-franc lointain dans le paquet, en fin de première période, la défense met vingt bonne secondes à se repérer et à trouver dans quel sens se dégager, la sortie de balle est immonde, échoue dans les pieds de Moulin qui peut décaler Duhamel, et hop, voilà notre meilleur buteur poursuivi par quatre furieux qui n'ont même pas l'air de savoir quel but ils défendent.



En fait, c'est sûr, ils ne savent pas, et l'ouverture du score le confirme. Sur un corner de Guerreiro, décidément dans tous les bons coups de son équipe, Perraud tente de sortir fulguro-poings en avant mais passe complètement au travers (et c'est là que tu te dis que ça valait bien la peine d'écarter Ulrich Ramé), Claude Dielna est surpris, le ballon rebondit sur sa cuisse, avant d'être repoussé sur la ligne par un défenseur. Sauf que l'arbitre valide le but. Bon, on ne va pas se mentir : même si les images n'offrent pas un angle idéal pour juger, et même si on ne connaîtra probablement jamais la vérité, le ballon n'est pas rentré dans les cages et n'a pas franchi entièrement la ligne, c'est à peu près garanti. Mais qu'est-ce que tu veux ? Tu peux pas lutter, quand tu joues contre plus maudit que toi... T'es inefficace en attaque, et tout, t'as marqué un but en trois matches, tu sais même plus quel goût ça a mordiller des caramels, et puis les autres, avec leur maladresse et leur manque de bol, ils te mâchent tout le boulot.

Au retour des vestiaires, le temps de constater que le nouvel écran géant de d'Ornano déconne déjà, les Caennais repartent à l'assaut, comme s'ils n'étaient pas convaincus de mener au score. Sedan ne manque pas de bonne volonté, mais les mecs, ils essaient à la fois d'être au four, au moulin, dans le pot de crème et derrière le cul de la crémière. Malherbe déroule, s'applique à se procurer des occasions. Moulin canarde Perraud de l'entrée de la surface, et puis Nabab récupère un ballon qui traîne et sert Moulin, lequel voit sa frappe détournée, Guerreiro a suivi et expédie un pruneau dans l'angle opposé. 2-0, et c'est plutôt bien payé, parce que même si les Rouge et Bleu ont dominé, il y a beaucoup à revoir dans la construction des attaques et dans la finition.

Deuxième victoire consécutive, donc, face à une équipe maudite jusqu'au bout, qui se sera même démerdé pour tirer sur la barre et au ras de la barre deux fois sur la même action, à la suite d'un corner de Kouamatien. Malherbe repasse donc à la 3e place, et même si on n'a rien vu de très rassurant dans le jeu, les Caennais continuent d'avancer en invalidant leur période délicate. Sedan nous a bien aidés cette fois-ci ; pas sûr que ce soit le cas des Manceaux vendredi prochain. Si Garande arrivait enfin à faire comprendre à ses troupes qu'il suffirait d'une seule très bonne série de résultats pour s'épargner une fin de saison angoissante, ce serait tip-top.



"INSTANTANÉMENT COMME ÇA / REPRENDRE DE VOLÉE D'AUSSI LOIN / COMME ELLE VIENT"

La bande-son : le morceau I'm building a shrine, de Eels, sur le disque Wonderful, glorious.

NOUVEAU !

Le résumé du match en vidéo ci-dessous.



~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Tous les scores de la 22e journée :

Auxerre 3-2 Tours

Châteauroux 3-1 Guingamp

Gazélec Ajaccio 0-2 Dijon

Monaco 2-1 Le Havre

Niort 0-0 Istres

Caen 2-0 Sedan

Clermont 1-1 Le Mans

Nîmes 3-0 Laval

Nantes 1-1 Arles-Avignon

Angers [ce soir] Lens

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Le classement :

| Équipe | Points | DdB | MJ | | 1. Monaco | 47 pts | (+19) | 24 | | 2. Nantes | 45 pts | (+20) | 24 | | 3. Caen | 43 pts | (+18) | 24 | | 4. Guingamp | 42 pts | (+8) | 24 | | 5. Angers | 37 pts | (+10) | 23 | | 6. Nîmes | 37 pts | (+7) | 24 | | 7. Dijon | 37 pts | (+1) | 23 | | 8. Le Havre | 34 pts | (0) | 24 | | 9. Lens | 33 pts | (-3) | 23 | | 10. Auxerre | 31 pts | (-3) | 23 | | 11. Istres | 30 pts | (-1) | 24 | | 12. Châteauroux | 28 pts | (+1) | 24 | | 13. Tours | 28 pts | (-12) | 24 | | 14. Clermont | 27 pts | (-8) | 24 | | 15. Le Mans | 26 pts | (-10) | 24 | | 16. Niort | 25 pts | (-4) | 24 | | 17. Arles-Avignon | 25 pts | (-14) | 24 | | 18. Laval | 23 pts | (-8) | 24 | | 19. Gazélec Ajaccio | 20 pts | (-10) | 24 | | 20. Sedan | 16 pts | (-11) | 22 |

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Le Stade Malherbe en chiffres :

- 13 victoires, 4 nuls, 7 défaites

- 33 buts inscrits (5e meilleure attaque, à 9 unités de Monaco)

- 15 buts encaissés (meilleure défense, à égalité avec Nantes)

- meilleur buteur : Mathieu Duhamel (7 buts)

- meilleur passeur : Fayçal Fajr (4 passes décisives)

- cinq derniers matches : VDNVV (10 points sur 15 possibles)

- 43 points pris sur 72 possibles (environ 1,67 points/match)

- 4 points de retard sur le leader

- 0 point de retard sur la zone de promotion

- 20 points d'avance sur la zone de relégation

- 26 points d'avance sur la lanterne rouge

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Du côté du Facebook de Malherbe's Poetry :

Florent : "Et Guerreiro n'est plus puceau !".

Retrouvez Malherbe's Poetry sur Facebook !

Et maintenant, Malherbe's Poetry est aussi sur Twitter ! (@MalherbesPoetry)]]>
<![CDATA[Entretien avec Yroundu Musavu-King]]> text/html fr SO FOOT [cette interview a été initialement réalisée pour le site SoFoot.com] Vendredi soir, le Stade Malherbe reçoit Sedan avec l'objectif de réintégrer le trio de tête. Annoncé comme la…]]> [cette interview a été initialement réalisée pour le site SoFoot.com]

Vendredi soir, le Stade Malherbe reçoit Sedan avec l'objectif de réintégrer le trio de tête. Annoncé comme la nouvelle merveille du centre de formation du club, Yrondu Musavu-King commence à faire son trou au sein de l'équipe première. Et même s'il peut se targuer d'avoir le nom le plus classe de L2, il garde la tête sur les épaules.

Yrondu, le Stade Malherbe reçoit la lanterne rouge, Sedan, ce vendredi soir. L'occasion de retrouver votre place sur le podium ?

Oui, bien sûr, on n'envisage rien d'autre qu'une victoire. Avant ces deux rencontres à domicile, on s'était fixé comme objectif de prendre 6 points sur 6. On s'est imposés contre Nîmes (1-0), et maintenant, il faut confirmer contre Sedan. Le plus important, c'est de prendre des points à domicile, parce qu'on n'a pas toujours été performants à la maison cette saison. Contre Sedan, on va tout donner pour l'emporter et retrouver cette 3e place que Guingamp a atteinte en s'imposant mardi soir.

Est-ce que vous vous attendiez à prendre part dès cette année à la course pour la montée, malgré la relégation et le départ de la plupart des cadres ?

C'est clair que c'était l'un de nos objectifs, de remonter tout de suite en Ligue 1. Après, c'est aussi en fonction de nos résultats lors de la première partie de saison, on a vu qu'on pouvait se mêler à la course. Maintenant, c'est bien beau de figurer parmi les trois premiers au moment de la trêve hivernale, mais si c'est pour ne pas monter à la fin, ça ne sert à rien. Cela étant dit, le premier objectif de cette saison, c'était clairement de reformer une équipe et de retrouver une identité, même si on avait à cœur de rester dans la course.

Justement, la course à la montée est très serrée cette saison, avec cinq ou six équipes toujours en course… Quels sont les futurs promus, selon toi ?

Ben déjà, nous. Je nous vois bien dans les trois premiers, on en a largement les moyens. Après, Monaco a beaucoup de très bons joueurs, un excellent entraîneur, et puis, leur budget… Je pense qu'ils seront au rendez-vous. Et puis Nantes, ils devraient aller au bout. Ils possèdent un super collectif, et un très bon entraîneur (ndlr : Der Zakarian), qui a déjà failli accrocher la montée la saison passée avec Clermont.

Qu'est-ce qui a changé, avec l'arrivée de Patrice Garande aux commandes ?

Eh bien à vrai dire, j'ai très peu connu Dumas en tant qu'entraîneur (ndlr : Musavu-King a intégré l'équipe première cette saison seulement). Avec Patrice Garande, il y a sans doute un peu plus de rigueur, il prête beaucoup d'attention aux détails. Ses méthodes de fonctionnement consistent à beaucoup discuter avec les anciens, les cadres. Avec nous, les jeunes, ils nous donnent des conseils, insistent pour qu'on travaille sur nos points faibles.

« M'Baye Niang, c'est mon petit ! »

Garande a justement dit que Malherbe était la meilleure équipe du championnat, pour peu que tous les joueurs soient investis lors de chaque rencontre. Tu es d'accord avec ça ?

C'est vrai que c'est quelque chose qu'il dit et qu'il répète, même à nous. Et ça nous aide à prendre conscience de nos qualités. Il faut qu'on réponde davantage présent à chaque match, qu'on soit plus réguliers. C'est bien de gagner contre Monaco (ndlr : 3-0, au mois de décembre), mais si on n'est pas capables d'enchaîner derrière, ça ne sert à rien. On a du mal à réaliser de bonnes séries, mais je ne sais pas à quoi c'est dû : la fatigue, le manque de concentration…

Tu as joué comme titulaire lors des deux dernières journées, alors que le coach n'a pas beaucoup fait appel à toi auparavant, malgré ton statut de joueur très prometteur. Tu commençais à t'impatienter ?

Non, non. Le Stade Malherbe m'a fait signer mon premier contrat professionnel l'été dernier, ça montre que j'ai la confiance de l'entraîneur. Je me suis blessé pendant le stage de préparation, ça a pas mal ralenti ma progression, il a fallu que je revienne. En ce moment, on va dire que je profite des absences en défense (ndlr : Grégory Leca et Branko Lazarević blessés, Molla Wagué à la CAN) pour avoir du temps de jeu. C'est important de montrer au coach qu'il peut toujours compter sur moi et que je sais répondre présent.

Quels sont les joueurs qui te permettent te progresser au sein du club ?

Tout d'abord, Jérémy Sorbon. On vient du même milieu, j'étais à l'école avec sa petite sœur. Il me connaît depuis que je suis tout petit, il m'a vu grandir. Après, je m'entends très bien avec Molla Wagué et Kandia Traoré, qui me pousse toujours à bosser. Et puis Guerreiro, qui est jeune et qui vient d'intégrer l'équipe première, comme moi.

Le Stade Malherbe va fêter ses 100 ans cette année. Cela signifie-t-il quelque chose pour toi ?

Oui, ça signifie beaucoup, même pour moi qui débute. J'évolue dans un club qui a une histoire, et ça donne envie de s'impliquer, d'honorer le parcours du club, et l'idéal serait de retrouver la Ligue 1 pour fêter ça.

Justement, le Stade Malherbe va affronter le Milan AC, pour fêter le centenaire. Tu préfèrerais défendre sur Mario Balotelli ou sur M'Baye Niang ?

Ah, Niang ! C'est mon « petit » ! On a joué ensemble, j'apprécie et je respecte beaucoup le joueur. Mais ça va me faire bizarre de défendre sur lui.

En tant que Gabonais, on imagine que tu étais déçu de la non-qualification du Gabon pour la CAN 2013 ?

Oui, mais j'ai quand même suivi tout ça. J'ai regardé Nigeria-Mali, là. Bon, le Nigeria a gagné, et j'étais pour le Mali, parce que c'est la sélection de Molla Wagué. Il y a eu pas mal de surprises, pendant cette CAN, avec le Burkina Faso ou le Cap-Vert, notamment. C'est bien, on voit que les équipes africaines continuent de grandir.

La sélection gabonaise, tu y penses déjà ?

Le plus important, pour l'instant, c'est d'éclore en club. La sélection, c'est pour plus tard, ça viendra. Je ne suis pas pressé ! Mais à l'heure actuelle, je n'y pense même pas, la question ne se pose pas.

Le Gabon peut-il se qualifier pour la prochaine Coupe du monde ? Avec Aubameyang en attaque, c'est un peu le moment ou jamais…

Oui, je pense qu'on en a les moyens. Du moins, je l'espère. Aubameyang, je le suis un peu, et je le supporte, c'est normal, c'est un compatriote. Il connaît une belle progression depuis quelques années, c'est très bien pour le Gabon, et pour lui. ]]>
<![CDATA[Les 50 meilleurs joueurs de Malherbe - 1er]]> text/html fr SO FOOT Voici donc la conclusion de notre sélection des 50 meilleurs joueurs de l'histoire professionnelle de Malherbe's Poetry, du début de l'ère professionnelle à nos jours, via ce classement plein…]]> Voici donc la conclusion de notre sélection des 50 meilleurs joueurs de l'histoire professionnelle de Malherbe's Poetry, du début de l'ère professionnelle à nos jours, via ce classement plein d'amour, de mauvaise foi, de grâce et de poésie. À la caennaise. Et aujourd'hui, enfin, le numéro 1.

1. GRAHAM RIX

Au Stade Malherbe de 1988 à 1991, 89 matches disputés, 9 buts inscrits.



Bien sûr, il y a eu Franck Dumas, tambour et trompettes, caractère et bedaine, le SMC incarné. Il y a eu Nicolas Seube, sa bite et son couteau, sa dévotion, et la nôtre. Mais le Stade Malherbe n'est pas seulement le club des briscards et des combattants, des idoles et des travailleurs de l'ombre, portant leur croix en même temps que tous les espoirs d'une région pour qui le football n'est ni un exutoire ni une religion, mais simplement la promesse sans cesse avortée d'un futur plus clément à côtoyer les plus grands et à voir Malherbe grandir enfin. Le ballon rond à Caen procure bien du bonheur, encore faut-il savoir où le déceler. Et il y a bien longtemps que l'on a fini de croire à des lendemains glorieux.

N'allez pas vous imaginer que ce point de vue est pessimiste. Bien au contraire. Il ne s'agit aucunement de se prémunir de la moindre déception en n'espérant rien, mais seulement de savoir goûter à ces plaisirs bien réels que nous offre parfois notre club de coeur, le temps d'un match, d'une bonne série, d'un exploit face au leader. Malherbe ne remportera jamais le championnat de France, ne figurera sans doute plus jamais en coupe d'Europe (à moins d'un coup d'éclat bien improbable en coupe nationale) et c'est très bien comme ça. Le football est ce qu'il est, et son empirique caractère aléatoire offre tout juste assez de place pour se gratifier d'un improbable succès ou d'un nouveau prodige issu du centre de formation.



Le Stade Malherbe, en tant que faire-valoir du foot français, est un club des plus réjouissants. On râle, on s'exaspère, on s'irrite, on en vient presque à se désintéresser parfois, mais au fond, quoi de plus merveilleux que cette équipe de bras cassés, ballottée entre des ambitions techniques démesurées, des coups d'éclat retentissants et des gâchis invraisemblables. Le SMC est peut-être l'équipe la plus improbable de France, capable de tout, d'enchaîner deux victoires contre l'OM et l'OL en début de championnat, de rester presque 4 mois sans victoire dès les premiers verglas, de former des Yoan Gouffran et de faire jouer des Di Rocco qui ne marquent jamais, de jouer année après année leur destin sur la dernière rencontre de la saison. Ça pourrait être épuisant, mais c'est surtout ce qui nous fait vibrer. Quand les autres équipes s'avancent tremblantes contre les ténors de L1 et confiantes face à une équipe istréenne condamnée depuis 20 journées, à Malherbe, c'est tout l'inverse. On tabasse Lyon année après année, et on tombe en L2 en s'inclinant contre Brest, Sochaux, Valenciennes, Istres ou Grenoble.



Le SMC n'est donc pas seulement le club des affranchis Dumas et Seube, des combattants prêts à se donner corps et âme pour les couleurs Rouge et Bleu. Il est aussi la terre d'accueil de Graham Rix, qui symbolise à lui seul tout ce que Malherbe comportera toujours d'improbable et d'insouciant à la fois.

Graham Rix qui signe à Caen, toutes proportions gardées, c'est un peu comme si le SMC obtenait aujourd'hui le transfert de Ryan Giggs. Bon, évidemment, aujourd'hui, Graham aurait été tapé le cuir sur les terrains ensablés du Qatar ou des Émirats, mais à l'époque, le football était bien différent, et un peu moins cynique. Dur temps pour les rêveurs depuis qu'on a inventé la montre à quartz.

Le Stade Malherbe de Caen est professionnel depuis quelques années seulement et vient seulement de décrocher son ticket pour la 1ère division quand l'international anglais vient poser ses valises en Normandie. Graham Rix, les mecs. Pas loin de 500 matches sous les couleurs d'Arsenal, capitaine du club, une place de titulaire sous le maillot des Three Lions à la Coupe du Monde 82 et une coupe de cheveux à faire évacuer une école de coiffure.



À cette époque où Sir Alex vient seulement de prendre les commandes de Manchester United, le football en Angleterre, c'est encore le kick'n'rush, le Crazy Gang de Vinnie Jones à Wimbledon, le Nottingham de Brian Clough. Le football en Angleterre dans les années 80, c'est un peu le rêve de tout supporteur caennais, le royaume des dingues, l'asile des fêlés rêveurs. Et Graham Rix qui signe au SMC, c'est comme si on avait injecté un peu de cette folie dans les veines du club et que le mélange était légèrement tourbé depuis.



Déjà, les conditions de la signature, les copains, c'est épique. Le SMC se prépare à signer un partenariat fructueux avec un sponsor anglais (Mita Copieurs, qui sera sponsor maillot), lequel, en contrepartie, exige qu'un ou deux joueurs anglais portent les couleurs du club. Le club normand est un peu dépourvu face à cette demande, et organise en urgence un casting à Londres, dans le but de recevoir une dizaine de gaillards engagés contractuellement avec Mita pour la publicité, et qui pourraient faire l'affaire. Robert Nouzaret rejoint le Président Fiolet à Londres, pour faire passer les entretiens d'embauche. Parmi les neuf premiers joueurs anglais reçus figure Brian Stein, qui signera au club quelques semaines plus tard. Le dixième, c'est Graham Rix, qui ne daigne même pas se pointer à l'entretien. Malherbe insiste, et fait du recrutement de l'international anglais sa priorité. Bingo. Barré par Martin Hayes à Arsenal à la suite d'une grosse blessure, et peu satisfait de son expérience à Brentford en prêt, Graham traverse la Manche. Et là, les Cocos, c'est infusion de talent pour tout le monde.



Non, Graham n'était pas cramé en débarquant à Malherbe. Il avait 31 ans, faim de ballons et assez de talent dans les jambes pour peindre avec les orteils. Dès ses premiers matches en Rouge et Bleu, l'Anglais détonne. Jamais Venoix n'a vu un tel concentré de talent, une telle technique balle au pied, une telle qualité de passes. Une telle coupe de cheveux non plus, à vrai dire.

Aux côtés de Franck Dumas et de Christophe Point, il est l'un des piliers de la formation de Robert Nouzaret, et le leader technique incontestable d'une équipe inexpérimentée, qui débute sa première saison en D1 par 6 défaites consécutives. Rix ne brille pas seulement par sa régularité, mais aussi par sa capacité à hausser son niveau de jeu et à porter le collectif des Normands. Graham est un bonheur pour les esthètes, et chacune de ses prises de balle un délice pour Venoix. Auteur de cinq réalisations lors de sa première saison, qui voit les Caennais se sauver à la dernière journée, l'Anglais prend encore plus de poids au sein du jeu normand au cours de la saison suivante. Ses passes constituent autant de perles que Divert se charge de transformer en colliers, et ses performances lors des grands rendez-vous tirent l'équipe vers le haut. C'est à Graham Rix, auteur d'un but, que l'on doit la première victoire du SMC face au PSG (lors de la 13e journée, 2-0). Blessé fin 1989, il loupe une douzaine de rencontres en championnat, mais permet aux siens de se maintenir une nouvelle fois de justesse.



Et puis vint Daniel Jeandupeux, qui comprend que la valeur de son effectif lui permet de pratiquer un football plus réjouissant, plus offensif, plus maîtrisé. Stein est rétrogradé en réserve, pendant que Rix emmène un milieu de terrain qui a fière allure, avec Rio, Olsen et Cauet. L'équipe est plus homogène, et le talent de Rix mieux utilisé. Il plante un doublé dès la 6e journée, contre Toulouse (2-0) et s'offre une saison de gala, que Malherbe termine à une 8e place inespérée.

Graham Rix est plus qu'une évidence. Il est ce héros qui transforma, en trois ans, une équipe promise à la relégation, en une formation capable de jouer le haut de tableau. À coups de râteaux et d'orientations de jeu savoureuses, Rix a indiscutablement posé les bases de ce qu'est devenu le Stade Malherbe. Il est le premier à avoir permis au club de changer de dimension, le premier joueur de renom à avoir posé ses valises en Normandie, le premier à avoir distillé une philosophie et une ébauche de jeu à Malherbe.



Graham Rix est celui par lequel tout a commencé. Les ambitions de jeu, tout d'abord, parfois bradées depuis, mais jamais véritablement oubliées. Et puis la légende de l'improbabilité à la Caennaise, en voyant débarquer une légende de Premier League dans un club puceau en D1.

Il quitte le club lors de l'été 91, pour rejoindre... Le Havre. Qui le mentionne également comme l'un des joueurs les plus talentueux de son histoire. Comme quoi, les deux clubs normands ont définitivement beaucoup en commun.

Entraîneur-adjoint à Chelsea en 1996, condamné pour une histoire sordide de détournement de mineur en 99, Graham Rix demeure, dans l'imaginaire collectif malherbiste, comme l'une des pierres fondatrices de ce qu'est devenu le club aujourd'hui.

Graham Rix n'est pas qu'un artisan du Stade Malherbe. Il est, loin devant tous les autres, son plus grand artiste, son idéal de football, meneur de jeu discret et timbré, réceptacle de tous les fantasmes de grandeur d'un club encore adolescent. D'un club réputé pour son instabilité et sa capacité à se surpasser, Rix fut le chef d'oeuvre, panacée du recrutement, parangon de style et de grâce, prodige oublié.

Si d'autres héros du Stade Malherbe ont écrit son histoire, Graham Rix fut celui qui relia toutes les pages et grava la couverture en cuir, représentation de toute la richesse complexe de l'image véhiculée par le club. Il est notre génie, notre légende. Il est le plus grand joueur de tous les temps du Stade Malherbe de Caen. Et il est toujours là, il s'exprime encore à travers une talonnade de Nivet, une ouverture de Deroin, un sombrero d'Eluchans, une course de Cuvillier.

Le Stade Malherbe, c'est Graham Rix qui réussit un petit pont sur Amoros, et Venoix qui se lève, alors que le score est déjà de 2-0 pour l'OM.

]]>
<![CDATA[Les 50 meilleurs joueurs de Malherbe - 2e]]> text/html fr SO FOOT Voici donc la suite de la sélection des 50 meilleurs joueurs de l'histoire professionnelle de Malherbe's Poetry, du début de l'ère professionnelle à nos jours, via ce classement plein d'amour, de…]]> Voici donc la suite de la sélection des 50 meilleurs joueurs de l'histoire professionnelle de Malherbe's Poetry, du début de l'ère professionnelle à nos jours, via ce classement plein d'amour, de mauvaise foi, de grâce et de poésie. À la caennaise. Bienvenue dans le TOP 3. La crème de la crème, le gotha des Caennais, avec du talent qui suinte chaque pore. Aujourd'hui, découvrons ensemble qui est 2e.

2. NICOLAS SEUBE

Au Stade Malherbe depuis 2001, bientôt 400 matches disputés, 9 buts inscrits.



Voilà bientôt douze ans que Nicolas Seube a signé son premier contrat pour le Stade Malherbe de Caen. Douze années à voir débouler sur le porteur du ballon adversaire une tignasse informe, que l'Idole trimballe comme un Saint promène son auréole. Seube est le dernier de sa race, celle des seigneurs et des Héros, des mecs trop conscients de leurs propres limites pour ne pas être humbles, trop soucieux de les repousser sans cesse pour ne pas admirés. Seube, c'est maintenant douze ans de sourires, d'interventions rugueuses, d'interviews pleines de bon sens et de recul, de tacles rageurs, de mottes de terre qui s'envolent, de bave aux lèvres et de bonheur.



Ça a commencé comme toutes les histoires d'amour. Le SMC venait de se faire plaquer par Greg Tafforeau, parti retrouver sa vie de célibataire dans le Nord. Et comme Malherbe n'est pas fait pour la solitude, il s'attiche d'un gentil garçon de 22 piges à peine, tout plein de cheveux et de sympathie. Le mec s'appelle Nicolas. Avec un prénom pareil, on ne peut pas être tout à fait mauvais. Il a été formé à Toulouse, mais n'a jamais disputé le moindre match pro pour le Téfécé. Tant mieux, on aurait eu du mal à l'assumer aujourd'hui. Nicolas Seube n'appartient qu'à nous. Il est notre conscience collective, notre exutoire favori lors des plus grands succès du Stade Malherbe, il est ce héros commun, surgi de l'anonymat et affranchi de tout prosélytisme, celui auquel on s'identifie en premier, il est le porteur de nos espoirs, le symbole du dépassement de soi, du mortel qui se prend à rêver d'être l'égal des Dieux, et qui ne ménage pas sa peine pour y parvenir.



Pourtant, quand il débarque à d'Ornano, et pendant quelques années, Nico Seube n'est rien d'autre qu'une alternative, la caution Head'n'Shoulders en défense. Un type généreux dans l'effort, bosseur, mais techniquement trop limité et pas assez rapide pour faire la différence. Et puis, lentement mais sûrement, Nico Seube grandit, travaille son placement, soigne sa relance, redouble d'efforts dans les interventions défensives, se prend même à dribbler, à tirer et à encourager ses partenaires. Il n'y eut aucune métamorphose, juste une progression sereine et solide, du statut de joueur "qui devra se battre pour gagner une place de titulaire" à celui de "véritable icône du club". Au cours de la saison 2004-05, puis au cours de la saison 2007-08, il semblera parfois avoir atteint ses limites définitives. Il les a repoussées à chaque fois.



Aujourd'hui, à la fin d'un match, on ne se demande même plus si Nicolas Seube a bien joué ou non. Les autres joueurs sont tous passés en revue, on dissèque leur apport au collectif, leur capacité à relancer proprement, leur adresse à la transmission du ballon, leur impact dans les duels. Nico Seube semble au-delà de jugements si triviaux. On sait ce qu'il vaut. On sait qu'il n'a pas été mauvais. Dans le pire des cas, il est moins influent, moins précieux, moins sauvage, moins jouissif. Mais mauvais, jamais. Pas sûr que ça lui soit arrivé bien souvent.



Devenu capitaine en 2006, après le départ de Ronald Zubar, il a, comme Franck Dumas, tout connu avec Malherbe, des affres de la relégation (trois fois) au bonheur de la montée (trois fois aussi), en passant par le frisson de la Coupe de la Ligue, l'effroi des matches tout nazes au fin fond de la L2 et l'euphorie de la première partie de tableau en L1. Son premier but en L1, il le marque à 29 ans, du genou. En 2010-2011, il inscrit son seul but de la saison face à l'OM, au Vélodrome et lors du match d'ouverture, de 25 mètres. Malherbe s'impose 2-1.



Meilleur joueur du Stade Malherbe au XXIe siècle, dauphin au trophée du Ballon d'Eau Fraîche 2010 des Cahiers du Foot (derrière David Ducourtioux), Seube est ce garçon qui ne s'arrêtera de progresser que quand il aura raccroché les crampons. Et s'il connut, pour la première fois, une légère perte de vitesse la saison dernière, davantage due à l'usure physique qu'à une réelle démotivation ou un manque de lucidité, on l'a déjà oubliée.



Son statut au sein du SMC autoriserait presque Nico Seube à faire un putsch et à prendre le pouvoir. La foule le suivrait, vous pouvez me croire. Confident et relai de Franck Dumas, idole des supporteurs, véritable figure populaire, homme sympathique, respectable, engagé et aimable, si Nico Seube décide que les joueurs du SMC doivent jouer en pantoufles Disney à partir de la semaine prochaine, même les supporteurs arboreront des chaussons Pluto ou Donald...



Nico Seube qui tacle pour la 5e fois le meneur de jeu adverse, qui enchaîne une récupération du bout des crampons, un crochet en déséquilibre et une relance en diagonale, c'est de la poésie. Le voir replacer ses partenaires, alors qu'un corner adversaire va être frappé, remettre une mèche rebelle derrière son oreille, cracher dans l'herbe et adresser un rapide sourire à Hengbart qui vient de se placer au deuxième poteau, c'est pure beauté. Contempler Nico Seube qui cède sa place dans les arrêts de jeu, à bout de souffle, et qui applaudit le public avant de tendre son brassard à Grégory Proment, c'est une source rare et forcément tarissable de magie.



Nicolas Seube est tout ce qu'il nous faut, tout ce qui nous anime, tout ce qui nous transporte. Il est celui avec lequel disparaîtra une partie de l'amour que nous vouons tous au Stade Malherbe.

Seube-ce-Héros est peut-être le seul footballeur dont nous nous sentirons tous un peu orphelins.

]]>
<![CDATA[Le plat pays du Massif Central - CLERMONT 0-0 CAEN]]> text/html fr SO FOOT CLERMONT FOOT - STADE MALHERBE DE CAEN : 0-0 22e journée de Ligue 2 Match aller : Caen 4-0 Clermont Buteurs : toujours pas. Arbitre : M.…]]> CLERMONT FOOT - STADE MALHERBE DE CAEN : 0-0

22e journée de Ligue 2

Match aller : Caen 4-0 Clermont

Buteurs : toujours pas.

Arbitre : M. Jochem.

Spectateurs... : 3 146.

Rassasiés par le spectacle ? : 1/5. Encore un match peu enthousiasmant, entre une équipe clermontoise qui ne manquait certes pas d'envie, sans être toutefois capable de pratiquer un football séduisant, et une équipe caennaise aussi peu dégourdie que la semaine dernière. Les plus belles occasions sont survenues au terme d'actions pas vraiment préparées, mais plutôt sur des opportunités. Ça en dit long.

Le geste du match : la frappe à l'instinct de Livio Nabab, qui va se loger dans la lucarne opposée vingt-cinq mètres plus loin, malheureusement invalidée par monsieur Julien.

L'anti-geste du match : la sortie poings en avant/poings au vent de Damien Perquis sur un coup-franc excentré de Nicolas Bayod, heureusement sans conséquence, malgré un but déserté.

L'homme du match : puisqu'on en parle, saluons la performance de Nicolas Bayod, dans tous les bons coups clermontois, disponible et entreprenant. Un capitaine exemplaire.

L'anti-homme du match : la performance encore très décevante de Fayçal Fajr au milieu de terrain, incapable de se projeter en emmenant le bloc à sa suite, et pas non plus en mesure de créer des décalages intéressants. On va finir par s'impatienter, là...

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Confessions infimes.

Le processus d'écrire est parfois un bonheur. Décrire par le menu une franche et paillarde déculottée monégasque à d'Ornano, conter la conquête de la Bourgogne et de l'Abbé Deschamps, narrer le vol qualifié face aux Angevins avec les coups de pied arrêtés comme seule arme, franchement, cela tient autant de la masturbation que du partage. Écrire est dans ces cas-là un acte naturel, qui ne nécessite aucune autre justification que le plaisir qu'il procure. Et si l'exercice demeure exigeant, parfois même épuisant, on ne se pose pas vraiment de question, on laisse la mémoire et l'inspiration prendre le relais, on se laisse aller, en quelque sorte... Vous vous en foutez, vous, qui vaguez sur ce site au gré de vos pérégrinations virtuelles, entre un petit tour sur viedemerde.fr et une petite partie de Farmcity au terme de laquelle vous ne manquerez pas de convier tous vos amis à vous rejoindre et à s'éclater sur les jeux Facebook.

Écrire n'est jamais chose aisée, inutile de vous le cacher. Ça demande de la concentration, de la persévérance, du courage, de l'imagination et du recul - surtout quand on traite de football. Pourtant, cela reste, pour celui qui veut bien y consacrer du temps et de l'énergie, un épanouissement considérable, qui n'est rien d'autre que l'essence et la finalité du processus. Malherbe's Poetry existe depuis 5 ans et, j'imagine qu'il est à peine utile de le préciser, si les joueurs, les entraîneurs et les désillusions se sont succédé, le plaisir est toujours là, intact, naturel, évident. Sauf des fois.

Parfois, le processus se dérègle. Le naturel n'existe plus, comme les capacités du Stade Malherbe à forcer le destin et gérer le rythme de ses matches semblent être devenues de douces hallucinations quand on le voit aujourd'hui enchaîner une indigne défaite face à Niort et un match nul amorphe à Clermont. Faire une analyse de ce Clermont - Caen, franchement, c'est un peu comme si on vous demandait un commentaire composé sur la dernière production Marc Dorcel. Écrire n'est plus un effort, c'est un chemin de croix. L'imagination convoque la mémoire et son appel est transféré sur boîte vocale. Le spectacle est si obscène qu'on préfère souvent se consacrer sur une action de jeu, un coup d'éclat, n'importe quel mouvement notable et digne d'intérêt, parce que l'esprit n'est pas conçue pour se représenter l'infini, et encore moins le néant infini. Le plaisir devient soulagement. L'inspiration devient divagation. Le football devient catharsis. Les obstacles deviennent montagnes. Jamais je ne m'étais rendu compte que le Massif Central, c'était si vallonné.



Mercurochrome au goulot.

Garande a bien senti que ses garçons sont dans le creux de la vague. Il a préparé le terrain, parlé des terrains d'entraînement synthétiques et abordé le problème des nombreux blessés. Difficile de lui donner tort sur ce point : Seube, Cuvillier, Neeskens, Traoré, Raineau, tous sont sur le carreau. Sans compter que Pierre était suspendu et Wagué à la CAN. Tiens, d'ailleurs, preuve que ça va mal, Garande a été contraint de faire rentrer Lenny Nangis et de briser sa stat parfaite 1 match / 1 but. Même en tenant compte de ces nombreuses absences, Caen a démontré tellement de maladresse qu'il a fallu pas mal d'investissement de la part des Clermontois pour qu'ils puissent se mettre au niveau.

Bon, allez, ok, il y avait le terrain. Moins handicapante que le tapis neigeux lors de la réception de Niort, mais tout de même bien gelée, la pelouse n'a pas facilité les transmissions, les contrôles et les courses. Et en ce moment, les Caennais sont tous simplement incapables de jouer dans les pieds tout en restant en mouvement, de construire et de préparer ses actions, de mettre en branle des schémas de jeu cohérents et efficaces. Pourtant, et c'est tout de même rassurant, jamais les hommes de Patrice Garande ne sont vraiment apparus désolidarisés ni démobilisés. Les deux noobs, Musavu-King en défense, et Kim sur le flanc gauche, ont été quelconques, trop peu influents sur le rythme du match et sur leurs partenaires (le premier se contentant de défendre correctement en loupant à peu près toutes ses relances, le second ayant visiblement décidé de bien regarder le foot français de loin depuis de son aile avant de se lancer vraiment). C'est d'ailleurs un peu le problème du SMC cette saison : l'équipe semble manquer d'un leader charismatique, Seube se limitant à faire preuve d'exemplarité par les actes. Quand le jeune nantais Veretout ou le lensois Valdivia semblent guider leurs coéquipiers vers les cages adverses à chaque prise de balle déterminée, Malherbe manque d'individualités et d'un poil de caractère de cochon pour faire la différence.

On assiste donc à une entame très polie de la part du SMC, comme quand on dîne chez des amis et qu'on fait semblant d'apprécier le pinard infect et râpeux qu'ils ont choisi pour accompagner la raclette, au cours de laquelle Bayod se procure la seule occasion valable de la première période, d'un joli tir en pivot au ras du montant. Nabab réplique par un cachou monumental qui trace sa route jusque dans la lucarne. Le but est malheureusement invalidé par l'arbitre, pour une faute de Duhamel au moment de récupérer le ballon. Mouais. C'est con, parce que Livio, il n'en marque pas tous les quatre matins, des buts comme ça. Pour le reste, la première période se résume à une succession d'approximations et d'actions avortées avant même d'avoir été avortées. Oui, les deux équipes prenaient la pilule anti-occasions de but, faut croire.



En seconde période, le topo est à peu près le même. Les Caennais apparaissent légèrement moins brouillons, mais toujours pas en mesure d'inquiéter Fabien Farnolle, ou même de maintenir un pressing soutenu sur les cages adverses. Même sur coups de pied arrêtés, les deux formations rivalisent de mollesse, de manque d'inspiration... Nabab concède trop de fautes, comme d'habitude. Le seul frisson est encore à mettre au crédit des Clermontois, sur une tête de Capelle (j'ai eu une prof d'anglais qui s'appelait comme ça) qui passe tout près des cages. Et puis voilà. Rideau.

Ce match nul en Auvergne n'est pas grave en soi. C'est peut-être très con, mais quand on ne peut pas gagner, il faut savoir ne pas perdre. Leitmotiv que Malherbe semblait avoir quelque peu oublié au cours de ces dernières semaines. Et si les hommes de Garande sont actuellement dans le creux de vague, il n'y a pas encore lieu de s'affoler, ni même de s'inquiéter. Il y a deux matches à domicile qui s'annoncent, et si le SMC prend 4 ou 6 points, il sera de nouveau sur les bons rails. Toutefois, c'est maintenant que le Stade Malherbe va devoir montrer qu'il est digne de la promotion en Ligue 1. En faisant preuve d'autorité, en se montrant impartial, en sachant résister lorsqu'il est à bout de souffle. Le club en a l'ambition, et assurément les moyens. À l'heure actuelle, c'est tout ce qu'on sait.

"INSTANTANÉMENT COMME ÇA / REPRENDRE DE VOLÉE D'AUSSI LOIN / COMME ELLE VIENT"

La bande-son : le morceau Twisted road, de Neil Young, sur le disque Psychedelic pills.

NOUVEAU !

Le résumé du match en vidéo ci-dessous.



~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Tous les scores de la 22e journée :

Angers 2-0 Arles-Avignon

Auxerre 1-1 Le Mans

Gazélec Ajaccio 0-1 Le Havre

Nantes 3-1 Tours

Niort 0-0 Laval

Clermont 0-0 Caen

Nîmes 2-1 Sedan

Châteauroux 2-0 Istres

Monaco 2-2 Guingamp

Dijon 2-1 Lens

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Le classement :

| Équipe | Points | DdB | MJ | | 1. Nantes | 41 pts | (+17) | 22 | | 2. Monaco | 41 pts | (+16) | 22 | | 3. Caen | 37 pts | (+15) | 22 | | 4. Angers | 36 pts | (+11) | 21 | | 5. Guingamp | 36 pts | (+8) | 21 | | 6. Nîmes | 34 pts | (+5) | 21 | | 7. Dijon | 34 pts | (+2) | 21 | | 8. Le Havre | 31 pts | (-2) | 22 | | 9. Lens | 30 pts | (-5) | 22 | | 10. Istres | 28 pts | (-1) | 22 | | 11. Châteauroux | 25 pts | (+1) | 22 | | 12. Auxerre | 25 pts | (-5) | 21 | | 13. Le Mans | 25 pts | (-7) | 22 | | 14. Clermont | 25 pts | (-8) | 22 | | 15. Tours | 25 pts | (-13) | 22 | | 16. Niort | 24 pts | (-3) | 22 | | 17. Arles-Avignon | 24 pts | (-12) | 22 | | 18. Laval | 23 pts | (-4) | 22 | | 19. Gazélec Ajaccio | 20 pts | (-6) | 22 | | 20. Sedan | 15 pts | (-9) | 20 |

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Le Stade Malherbe en chiffres :

- 11 victoires, 4 nuls, 7 défaites

- 30 buts inscrits (3e meilleure attaque, à 8 unités de Monaco)

- 15 buts encaissés (2e meilleure défense, à 1 unité de Nantes)

- meilleur buteur : Mathieu Duhamel (7 buts)

- meilleur passeur : Fayçal Fajr (4 passes décisives)

- cinq derniers matches : DVVDN (9 points sur 15 possibles)

- 37 points pris sur 67 possibles (environ 1,68 points/match)

- 4 points de retard sur le leader

- 0 point de retard sur la zone de promotion

- 14 points d'avance sur la zone de relégation

- 22 points d'avance sur la lanterne rouge

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Du côté du Facebook de Malherbe's Poetry :

Rudy : "On a Clermont raté notre match".

Retrouvez Malherbe's Poetry sur Facebook !

Et maintenant, Malherbe's Poetry est aussi sur Twitter ! (@MalherbesPoetry)]]>
<![CDATA[Les 50 meilleurs joueurs de Malherbe - 3e]]> text/html fr SO FOOT Voici donc la suite de la sélection des 50 meilleurs joueurs de l'histoire professionnelle de Malherbe's Poetry, du début de l'ère professionnelle à nos jours, via ce classement plein d'amour, de…]]> Voici donc la suite de la sélection des 50 meilleurs joueurs de l'histoire professionnelle de Malherbe's Poetry, du début de l'ère professionnelle à nos jours, via ce classement plein d'amour, de mauvaise foi, de grâce et de poésie. À la caennaise. Bienvenue dans le TOP 3. La crème de la crème, le gotha des Caennais, avec du talent qui suinte chaque pore. Aujourd'hui, découvrons ensemble qui est 3e.

3. FRANCK DUMAS

Au Stade Malherbe de 1987 à 1992 et de 2001 à 2004, 270 matches disputés, 12 buts inscrits.



Plus que n'importe quel autre joueur, entraîneur ou président, plus encore le maillot rouge et bleu et une propension certaine à effectuer l'aller-retour entre les deux premières divisions au point de s'en foutre la gerbe, plus encore que le stade Venoix et ses tôles qui résonnent ou le stade d'Ornano et ses sièges vert fluo, Franck Dumas incarne à lui seul le Stade Malherbe. Il fut de tous les combats, de toutes les époques, de tous les exploits... Il était ce milieu de terrain polyvalent, prometteur et déjà charismatique lorsque le SMC découvrait le haut niveau et la coupe d'Europe avec candeur et naïveté, il fut ce rempart expérimenté et à l'aura indéniable alors que le club sortait de la puberté, et il finit par être ce vieux sage un peu fantasque chargé de veiller sur les plus jeunes. Finalement, Franck Dumas n'a jamais vraiment changé. Bon, certes, il a pris un peu de bide, ouais, à la rigueur...



Né à Bayeux et formé au Stade Malherbe, Dumas accompagne la montée en puissance de son club à la fin des années 80 et dispute son premier match sous le maillot du SMC à l'âge de 19 ans, au poste de milieu de terrain et en D2. Il fait partie de l'équipe qui décroche la première accession en Division 1 de l'histoire du club, après s'être goinfré Lyon et Niort en barrages. Il est déjà l'un des cadres de l'effectif qui permettent au club de se maintenir au terme de sa première saison dans l'élite. Joueur le plus utilisé par Robert Nouzaret (à égalité avec Jean-François Domergue, 38 apparitions), il continue de grandir et de gagner en maturité. Son volume de jeu gonfle autant que les ambitions du SMC, qui termine à nouveau 16e avant de se hisser dans la première moitié de classement.



Rapidement repositionné en défense centrale par Daniel Jeandupeux, il brille alors par sa science du placement, ses qualités techniques - lui conférant une relance sans égale au sein de l'effectif - et son engagement. L'entrejeu a reçu le renfort de poids lourds (tels que Rix ou Olsen) et le jeune Dumas peut alors mettre ses talents au service de la charnière centrale, aux côtés de Lebourgeois.



Au cours de ses cinq premières saisons au Stade Malherbe, Franck Dumas aura disputé plus de 35 matches par saison, et aura donc accompagné l'ascension remarquable du promu jusqu'à la 5e place du championnat, côtoyant les joueurs les plus renommés qui auront porté les couleurs du SMC (Olsen, Stein, Rix, Divert, Gravelaine).



Il faudra attendre près de 10 ans pour revoir Dumas évoluer sous le maillot caennais. Après une demi-saison avortée, la faute à une condition physique défaillante, il retrouve sa bonne habitude de guider le club vers le sommet et joue un rôle actif dans la nouvelle promotion dans l'élite en 2004. Son aura, son influence sur le collectif, sa gestion tactique du replacement défensif : s'il ne court plus vraiment sur le pré, Dumas prouve que l'intelligence de jeu prévaudra toujours sur les aptitudes physiques (sinon, Djibril Cissé aurait été Ballon d'Or, hein).



Un an à peine après avoir raccroché les crampons et être passé directeur sportif, il est rappelé en urgence au chevet de son club préféré, pas sur le pré, mais tout prêt : sur le banc. Il a 4 matches pour sauver le SMC, balance des compos à coups de Valéro titulaire au Vél', remporte les 3 premiers et se vautre à Istres. Les supporteurs normands ignorent encore que Dumas accompagnera la destinée de leur club pendant 7 saisons, au cours desquelles il aura finalement tout connu, 3 relégations et 2 promotions, 1 titre de champion de L2, une année de spectacle exceptionnel (2007-08), une année de maîtrise incontestée (2009-10), les galères au sein du groupe et avec les journalistes, une réputation de gros beauf. Dumas s'en fout, à vrai dire. La seule qui lui reste vraiment en travers de la gorge, c'est son départ, pas vraiment celui dont il aurait rêvé, et pas vraiment digne de ce qu'il fut pour ce club, quels qu'aient été ses résultats lors de la dernière saison. Celui qui n'envisageait pas de devenir entraîneur et à qui Jean Tigana avait un jour dit à Monaco "Pourquoi tu ne passes pas tes diplômes d'entraîneur ? [...] Parce que tu en as les qualités, tu connais très bien le football et en plus t'es un putain de casse-couille", ce même homme est le coach qui connut le plus de longévité de l'histoire de Malherbe.



Dumas, à lui seul, incarne donc les deux ères du SMC professionnel : celle de la nostalgie, de la candeur, des premiers frissons et de Venoix, puis celle, plus intransigeante, des incertitudes, du romantisme désespéré, de l'incohérence et de l'irrégularité, mais aussi du jeu débridé et insensé où la jeunesse aura autant comblé que déçu.



Dumas n'a aucun compte à rendre. Il est la légende, il est le visage du Stade Malherbe, il est son âme, il incarne ses suffisances et ses faiblesses. On voudrait s'imaginer le SMC beau et fringant, poète à la plume romanesque, victime des injustices du Très Haut... Sauf qu'on a tort : le SMC a l'haleine chargée de tabac, un gros bide, un sourire sarcastique, il emmerde tout le temps et se montre plus têtu qu'une mule ; romantique jusqu'à la lie et au goulot. Je ne sais pas vous, mais je n'échangerais ça pour rien au monde.

]]>
<![CDATA[De la neige en été - CAEN 0-1 NIORT]]> text/html fr SO FOOT STADE MALHERBE DE CAEN - CHAMOIS NIORTAIS : 0-1 21e journée de Ligue 2 Match aller : Niort 1-0 Caen Buteurs : Jimmy Roye pour Niort. Arbitre : M.…]]> STADE MALHERBE DE CAEN - CHAMOIS NIORTAIS : 0-1

21e journée de Ligue 2

Match aller : Niort 1-0 Caen

Buteurs : Jimmy Roye pour Niort.

Arbitre : M. Jochem.

Spectateurs... : 7 042. Si BeIn Sport fait des efforts mais que la neige s'en mêle, on va jamais s'en sortir, je vous jure...

Rassasiés par le spectacle ? : 0/5. Une purge.

Le geste du match : soyons sérieux.

L'anti-geste du match : l'intervention manquée doublée d'un tacle mal maîtrisé, c'est le combo spécial que nous proposait Jean-Jacques Pierre cette semaine. Les arbitres, impressionnés par la performance artistique et technique, lui ont décerné un carton rouge bien mérité.

L'homme du match : je suis vraiment obligé ?

L'anti-homme du match : au regard de la performance collective à laquelle on a assisté, on aurait certes pu tirer dans le tas en espérant que les balles perdues soient bien réparties, mais autant être sûr que la bastos atteigne sa cible... On ne sait pas qui est ce mec qui porte le numéro 10 et qui joue avec le SMC depuis le début du mois de janvier, mais il y a peu de chances que ce soit vraiment Fayçal Fajr : déjà, le mec marque des buts, mais en plus, il loupe toutes ses passes et semble évoluer au milieu de ses partenaires avec trois temps de retard.

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

De la neige en été.

Quand j'ai ouvert les yeux, le monde avait changé. /

Au milieu du mois d'août, je crois qu'il a neigé. /

Il n'y avait plus personne aux terrasses des cafés /

et tous les magazins étaient fermés. /

On aurait dit la guerre ou bien un jour férié /

sans repas de famille et sans électricité.

Il n'y avait rien à faire /

et rien n'a été fait /

Il n'y avait rien à faire /

incroyable mais vrai.

Aujourd'hui série Z, problème de scénario /

l'hiver est de retour six mois trop tôt. /

On s'attend donc au pire, il faut en profiter : /

on a pas tous les jours de la neige en été.

Quand j'ai ouvert les yeux, le monde avait changé. /

Au milieu du mois d'août, zéro degré. /

Il y avait un grand feu dans la rue d'à-côté, /

apparemment les gens voulaient se réchauffer.

Penser à autre chose /

parler un peu de tout /

parler un peu c'est bien /

et ça ne gâche rien.

Comme ça tous en K-way, /

comme ça en plein été /

ils ont tiré les rois, /

il y avait deux, trois chiens.

Je les ai vus trinquer, /

les gens de mon quartier /

quelqu'un a même dit qu'il était désolé.

Ils ont mangé du pain, /

ils ont l'air d'être à bout /

et si ça continue ils vont devenir fous.



On s'attend donc au pire, /

il faut en profiter : /

On n'a pas tous les jours de la neige en été /

on a pas tous les jours de la neige en été

Il était dix sept heures trente, /

et personne n'a rien dit. /

On s'est tous regardé, /

et personne n'a rien dit.

Ca ne fait plus aucun doute maintenant aucun doute j'en ai bien peur. /

On s'est trompé de A jusqu'à Z, on s'est foutu le doigt dans l'oeil, /

et personne n'a rien dit.

On voudrait bien faire marche arrière, /

un nouveau départ en quelque sorte, /

mais personne n'a rien dit.

Ce qui est fait est fait il est trop tard il n'y a plus rien à faire. /

Ce qui est fait est fait il est trop tard, /

et personne n'a rien dit.

Sur le toit d'un immeuble, on a joué aux champions. /

On a marqué des buts entre quatre blousons. /

De ce coin de la ville et jusqu'à l'horizon /

il y avait des flammes toutes les dix maisons."


Diabologum, De la neige en été.

"INSTANTANÉMENT COMME ÇA / REPRENDRE DE VOLÉE D'AUSSI LOIN / COMME ELLE VIENT"

La bande-son : le morceau De la neige en été, de Diabologum, sur le disque #3.

NOUVEAU !

Sachez que la LFP possède désormais sa chaîne YouTube et propose des résumés des rencontres. Le résumé de Auxerre-Caen ci-dessous.



~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Tous les scores de la 17e journée :

Le Havre 2-2 Lens

Arles-Avignon 1-0 Gazélec Ajaccio

Caen 0-1 Niort

Istres 0-2 Monaco

Le Mans 2-0 Châteauroux

Nîmes 3-0 Clermont

Sedan [reporté] Auxerre

Tours 3-1 Dijon

Laval 0-0 Nantes

Guingamp [reporté] Angers

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Le classement :

| Équipe | Points | DdB | MJ | | 1. Monaco | 40 pts | (+16) | 21 | | 2. Nantes | 38 pts | (+15) | 21 | | 3. Caen | 36 pts | (+15) | 21 | | 4. Guingamp | 35 pts | (+8) | 20 | | 5. Angers | 33 pts | (+9) | 20 | | 6. Nîmes | 31 pts | (+4) | 21 | | 7. Dijon | 31 pts | (+1) | 20 | | 8. Lens | 30 pts | (-4) | 21 | | 9. Istres | 28 pts | (+1) | 21 | | 10. Le Havre | 28 pts | (-3) | 21 | | 11. Tours | 25 pts | (-11) | 21 | | 12. Auxerre | 24 pts | (-5) | 20 | | 13. Le Mans | 24 pts | (-7) | 21 | | 14. Clermont | 24 pts | (-8) | 21 | | 15. Arles-Avignon | 24 pts | (-10) | 21 | | 16. Niort | 23 pts | (-3) | 21 | | 17. Châteauroux | 22 pts | (-1) | 21 | | 18. Laval | 22 pts | (-4) | 21 | | 19. Gazélec Ajaccio | 20 pts | (-5) | 21 | | 20. Sedan | 15 pts | (-8) | 19 |

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Le Stade Malherbe en chiffres :

- 11 victoires, 3 nuls, 7 défaites

- 30 buts inscrits (2e meilleure attaque, à 6 unités de Monaco)

- 15 buts encaissés (2e meilleure défense, à 2 unités de Nantes)

- meilleur buteur : Mathieu Duhamel (7 buts)

- meilleur passeur : Fayçal Fajr (4 passes décisives)

- cinq derniers matches : VDVVD (9 points sur 15 possibles)

- 36 points pris sur 64 possibles (environ 1,7 points/match)

- 4 points de retard sur le leader

- 0 point de retard sur la zone de promotion

- 14 points d'avance sur la zone de relégation

- 21 points d'avance sur la lanterne rouge

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Du côté du Facebook de Malherbe's Poetry :

Antonin : "Pff, se passionner toute une saison pour voir une remontée mise en péril par la décision débile de maintenir un match à tout prix...".

Romain : "Niort doit tout de même être content de nous jouer 50% de leurs victoires (sic). Tant pis, on tapera Nantes à d'Ornano et Monaco à Louis II."

Retrouvez Malherbe's Poetry sur Facebook !

Et maintenant, Malherbe's Poetry est aussi sur Twitter ! (@MalherbesPoetry)]]>
<![CDATA[Les 50 meilleurs joueurs de Malherbe - 4e]]> text/html fr SO FOOT Voici donc la suite de la sélection des 50 meilleurs joueurs de l'histoire professionnelle de Malherbe's Poetry, du début de l'ère professionnelle à nos jours, via ce classement plein d'amour, de…]]> Voici donc la suite de la sélection des 50 meilleurs joueurs de l'histoire professionnelle de Malherbe's Poetry, du début de l'ère professionnelle à nos jours, via ce classement plein d'amour, de mauvaise foi, de grâce et de poésie. À la caennaise. Nous entrons dans le TOP 5. Aujourd'hui, voyons qui se classe à la 4e place.

4. Xavier Gravelaine



Au Stade Malherbe entre 1991 et 1993, et 2001 et 2002, 110 matches joués, 45 buts inscrits.

Avant de devenir un consultant hilarant malgré lui, capable de sorties d'anthologie (telles que "Il ya toujours un pied Ghanéen qui empêche les Allemands de trouver la solution finale" lors du Mondial 2006) dont vous pourrez trouver un florilège ici , Xavier Gravelaine fut un footballeur de grand talent, qui a un peu sacrifié sa carrière sur l'autel du tourisme acharné. Il a ainsi passé son temps à voguer de contrat en contrat, évoluant au sein de 16 clubs différents entre 1988 et 2004, devenant ainsi une légende du marché des transferts, gaspillant sans doute un peu son talent sans qu'on comprenne réellement quel axiome semblait guider ses choix de carrière, du goût de l'exotisme au challenge sportif corsé. Bondissant de branche en branche, pas sûr qu'il ait su lui-même ce qui pouvait le motiver à ne jamais se poser plus de quelques mois au même endroit.



Mais s'il y a un club qui peut aujourd'hui se féliciter d'avoir engagé le Grand Xav' et su faire fructifier son talent, c'est bien le Stade Malherbe. C'est sous les couleurs caennaises que Gravelaine disputa le plus de matches de toute sa carrière - 110, si on ne compte que les rencontres officielles, c'est presque le double du second club où il joua le plus. C'est également à Caen qu'il inscrivit le plus de buts, 45 pour être exact. Mais c'est surtout à Caen qu'il devint international (devenant ainsi le deuxième joueur au club, seulement, à porter le maillot tricolore) et connut ses premières rencontres de coupe d'Europe. Et c'est sans doute également là qu'il laissa entrevoir, plus que partout ailleurs, l'immense talent qui était le sien.



Pour s'en rendre compte, il suffit de visionner le match aller de la double confrontation face à Saragosse en coupe de l'UEFA. Le Grand Xav est alors âgé de 24 ans seulement, et semble se jouer de chaque défenseur qui viendrait l'affronter en duel. Son toucher de balle, ses courses, sa relation avec Stéphane Paille, son intelligence devant les buts : chaque prise de balle de Xavier Gravelaine est propice à l'admiration et à la contemplation.

Quand il débarque à Caen, le Grand Xav' a déjà de la bouteille. Formé à Nantes, déjà prêté à Pau, Saint-Seurin et Laval, il s'engage à l'été 91 au sein d'une équipe qui se découvre des ambitions de première partie de tableau. Bonne pioche : s'il n'inscrit qu'une dizaine de buts lors de sa première saison, il s'avère un joker de luxe dévoué et talentueux derrière Paille et Divert (14 buts chacun en championnat). Une fois que Divert a plié ses gaules et s'est éclipsé à Montpellier, en 92-93, il forme avec Paille une paire d'attaquants à l'efficacité étincelante, se classant même en deuxième place au classement des buteurs, avec 20 caramels, à deux unités du Marseillais Boksic. Pas un hasard si le SMC réalise alors les meilleurs saisons de son histoire et affiche un niveau de jeu et de spectacle à faire trembler Venoix.



Mais le Grand Xav n'en a pas fini avec le SMC. Après être passé au PSG, Strasbourg, Guingamp, Marseille, Montpellier, Paris de nouveau, Watford, Le Havre et Monaco, il revient en Normandie le temps d'une saison (2001-2002), le temps de planter 15 nouveaux buts sous le maillot du SMC et de terminer parmi les meilleurs buteurs du championnat, que Malherbe termine à une décevante 6e place.



Gravelaine n'est pas seulement l'un des meilleurs joueurs du club : il en est une icône, la caution jeunesse/talent/folie lorsque l'équipe réussit ses plus beaux exploits, la vedette en attaque lorsqu'elle disputa son fabuleux match aller en UEFA. Sa fin de carrière moisie et ses performances douteuses de commentateur n'ont pas vraiment écorné son image en Normandie : il est et restera le Grand Xav, intouchable, dont on respecte le caractère et le tempérament, pour mieux profiter de son talent. ]]>
<![CDATA[Les 50 meilleurs joueurs de Malherbe - 5e]]> text/html fr SO FOOT Voici donc la suite de la sélection des 50 meilleurs joueurs de l'histoire professionnelle de Malherbe's Poetry, du début de l'ère professionnelle à nos jours, via ce classement plein d'amour, de…]]> Voici donc la suite de la sélection des 50 meilleurs joueurs de l'histoire professionnelle de Malherbe's Poetry, du début de l'ère professionnelle à nos jours, via ce classement plein d'amour, de mauvaise foi, de grâce et de poésie. À la caennaise. Nous entrons dans le TOP 5. Aujourd'hui, voyons qui se classe à la 5e place.

5. Yoan Gouffran

Au Stade Malherbe entre 2003 et 2008, 122 matches joués, 34 buts inscrits.



Repéré alors qu'il évoluait encore au Red Star et qu'il disputait un match à Clairefontaine avec une sélection de jeunes talents franciliens, Yoan Gouffran intègre le centre de formation du Stade Malherbe en 2002, alors qu'il n'est âgé que de 15 ans. S'il intègre le groupe professionnel sous les ordres de Patrick Remy et qu'il dispute ses premiers matches lors de la saison 2003-04, il faudra attendre la saison 2005-06 et la relégation en Ligue 2 pour prendre conscience du potentiel de ce phénomène qui portera pendant deux saisons au moins l'attaque du SMC à bout de bras. Vif et technique, et surtout d'une rare élégance dans ses déplacements pour un joueur de cette morphologie, Yoan Gouffran séduit immédiatement les supporteurs. Jamais le centre de formation caennais, à vrai dire, n'avait sorti un attaquant doté d'un tel potentiel. Attaquant de formation, il est tout d'abord utilisé sur l'aile droite (permettant à Deroin de garder sa position préférentielle dans l'axe) avant d'être appelé en renfort d'un pivot ou même seul en pointe. International espoir, après avoir remporté l'Euro U19 en plantant notamment un caramel en finale, il prend enfin la mesure de son talent lors de la saison 2006-07. Gouffran, qui a inscrit 8 buts la saison précédente, se montre de plus en plus décisif. Les observateurs sont unanimes et sacrément enthousiastes, en même temps que les récompenses individuelles tombent : meilleur buteur du club avec 15 perles enfilées, 3 fois élus Joueur du Mois en L2, et surtout, trophée UNFP du Meilleur Joueur du championnat. À 21 ans.

Yoan Gouffran n'est pas qu'un formidable footballeur, il est aussi le premier garçon à pouvoir symboliser, auprès des plus jeunes supporteurs du SMC, l'éclat et le talent des générations 86-87 jusque dans un club comme le nôtre. Il est ce gamin en lequel il est si facile de s'identifier et pour lequel on se prend instinctivement d'affection, parce qu'il fait triompher le club, bien sûr, mais aussi parce qu'on espère le meilleur pour lui et le voir briller dans un club plus prestigieux. Yoan Gouffran est sans nul doute le joueur qui incarne le mieux la "2e grande période" du SMC en Ligue 1 (après la période du début des 90's), en même temps la vedette de l'équipe quand elle réalisa sa saison la plus spectaculaire de son histoire (2007-08), pas tant au niveau du classement final (même si elle termina la saison 11e en tant que promue) mais plus encore sur le plan des émotions et des avalanches de buts dont on a pu profiter cette année-là.



Son talent aurait pu s'étioler en Ligue 1, mais il n'en est rien, bien au contraire. Visiblement couvé par Franck Dumas, qui sait comment gérer ses jeunes pépites, le garçon ne cesse de progresser, gagne en temporisation dans le jeu, se montre impressionnant dans le jeu de tête, et surtout, apprend à mettre en lumière ses partenaires. On retient également sa faculté exceptionnelle de conservation du ballon (ne perdant parfois pas plus de deux ou trois ballons par rencontre, stat invraisemblable pour un attaquant). Pour sa première saison en Ligue 1, il plante ainsi 10 dix buts, mais n'oublie pas de distribuer 6 passes décisives. Salué pour sa palette technique complète et son excellent comportement, Gouff' a également planté des buts assez fabuleux : un cachou mémorable des 25 mètres contre Strasbourg, une tête à la conclusion d'un mouvement d'anthologie et d'une passe décisive en retourné acrobatique de Compan, un lob racé des 20 mètres contre Créteil, une tête plongeante désarticulée contre Amiens, un enchaînement fabuleux contre Bastia, avec dribble derrière le pied d'appui et parabole enroulée qui tombe dans la lucarne, depuis l'angle de la surface, qui reste sa plus belle réalisation, à égalité avec cette Madjer lors de la dernière journée, contre Reims. Mais le plus mémorable ouvrage de Yoan Gouffran, c'est le 3e but inscrit face au Paris SG, en 2008, club pour lequel il avait failli s'engager l'hiver précédent avant de se raviser au dernier moment. Personne n'a oublié cet instant magique, alors que tout le stade s'était levé dès qu'il avait vu son prodige s'enfuir dans le dos de la défense, contourner Landreau avant de redresser la course du ballon dans un angle impossible et d'aller chambrer le public parisien bouillonnant de rage dans son virage. Ce jour-là, pendant presque dix minutes interrompues, comme six mois plus tôt contre Strasbourg alors que le joueur semblait prendre le chemin de la capitale, ce jour-là, disais-je, 20 000 personnes scandèrent le nom de Yoan Gouffran. Aucun autre joueur n'eut droit au même hommage au stade Michel d'Ornano.

Après cinq passés au club dont il aura porté le numéro 17 puis le numéro 10, il signe à Bordeaux, mais ne cesse pas pour autant d'être un type qu'on adore. Quand il revient à d'Ornano, en clôture de la saison suivante, il est de nouveau ovationné par tout un stade qu'il vient pourtant de réexpédier en Ligue 2 d'une jolie tête, en même temps qu'il offrait le titre aux Girondins.

Après le coup de sifflet final, alors que tous ses partenaires communient dans le virage avec les supporteurs, Gouffran ne fête pas son premier titre national. L'air aussi hagard que ses anciens coéquipiers, il s'approche d'eux, les uns après les autres, les aide à se relever et les réconforte. Rarement d'Ornano aura été le théâtre d'images si fortes et si émouvantes.



Gouffran n'aura peut-être pas la carrière qu'on escomptait pour lui. Tant pis. Il reste l'un des joueurs les plus talentueux qui aient porté le maillot caennais, un joueur emblématique pour toute une génération de supporteurs, un joueur qui aura donné au stade Michel d'Ornano une collection d'instants extraordinaires.

Une vidéo de ses premiers buts avec le SMC :



]]>
<![CDATA[La clé des champs - AJA 1-2 SMC]]> text/html fr SO FOOT AJ AUXERRE - STADE MALHERBE DE CAEN : 1-2 20e journée de Ligue 2 Match aller : Caen 3-1 Auxerre Buteurs : Haddad pour Auxerre, Cuvillier et Fajr pour…]]> AJ AUXERRE - STADE MALHERBE DE CAEN : 1-2



20e journée de Ligue 2

Match aller : Caen 3-1 Auxerre

Buteurs : Haddad pour Auxerre, Cuvillier et Fajr pour Caen.

Arbitre : M. Rouinsard. Une très nette propension au coup de sifflet qui ne sert à rien, pour le moindre joueur déséquilibré. Du coup, on a eu droit à un match assez haché, la faute à des fautes jamais évidentes systématiquement signalées.

Spectateurs... : 5 057. S'il y a bien un public qui ne mérite pas de revoir la Ligue 1, c'est bien celui de l'Abbé Deschamps, tiens. Après avoir pourri la dernière journée de championnat la saison passée (et notamment emmerdé Montpellier qui voulait juste fêter son titre tranquille), les mecs ont visiblement décrété qu'ils s'en battaient les cacahuètes de l'AJA en L2.

Rassasiés par le spectacle ? : 2/5. Un match honnête, malgré beaucoup de maladresses techniques dans les deux camps. La fin de match sous tension nous a quand même un peu sauvé de l'ennui.

Le geste du match : le contrôle orienté de la poitrine réussi par Mathieu Duhamel sur un centre de Cuvillier pour s'offrir un face-à-face. Tout est impeccable : la passe est parfaitement dosée et dans la course de l'ancien messin, la course de Duhamel intelligente, le contrôle permet d'effacer pour de bon le défenseur déjà un peu paumé, et offre à l'attaquant caennais la possibilité de frapper immédiatement à quelques mètres des buts. Dommage, la frappe manque un tout peu de peu de malice et facilite le sauvetage du gardien. Un petit plat du pied, et Malherbe marquait son 10e but d'anthologie de la saison. Ça va finir par ne plus tenir sur le DVD, vous me direz.

L'anti-geste du match : la défense en mode "World Trade Center" de Christopher Jullien et Georges Mandjeck, les deux tours de contrôle de la défense auxerroise s'effaçant (par neutralisation mutuelle) pour venir au combat aérien avec Mathieu Duhamel. Au final, personne ne touche le ballon, et comme Cyriaque Rivieyran ne fait pas non plus son boulot et préfère réclamer un hors-jeu dont on se demande où il a été le chercher, Cuvillier a le champ libre pour se louper à moitié face à Sorin et marquer quand même. Auxerre, quand ils se vautrent, ils le font pas à moitié, ça force l'admiration.

L'homme du match : c'est fou comme on est parfois amené à revoir ses positions concernant certaines joueurs. Prenez Alexandre Cuvillier, par exemple. Le mec semblait courir après sa carrière en début de saison, il est maintenant décisif un match sur deux. Utile à chaque remontée de balle, impeccable sur le centre adressé à Duhamel en première période, et une nouvelle fois buteur (son 5e de la saison), il a fait le boulot avec panache. Alors qu'il était malade. Prends ça, Tito Vilanova ! Bien joué Alex, mais le vrai joueur du match, il s'appelle Jérémy Sorbon, il a dû faire samedi l'un de ses trois meilleurs matches sous le maillot caennais, et il a repoussé à lui tout seul 90% des offensives auxerroises. Monstrueux.

L'anti-homme du match : espérer marquer des buts avec un type qui s'appelle Yaya Sanogo en attaque, c'est un peu comme s'étonner de choper la chtouille après une bringue dans un bordel ukrainien.

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Le respect de nos valeurs.

Patrice Garande, c'est un type peu recommandable, et ça commence à se voir. Le genre de mecs que tu invites pour l'apéro et que tu retrouves à critiquer la disposition des meubles ou le prénom que tu as choisi pour tes gosses - faut dire que Kyrian et Isidore, sérieux, tu l'as bien cherché. Patrice Garande, c'est un mec, faut pas partir en vacances au ski avec lui, sinon, tu vas voir qu'il va critiquer les courses que tu as ramenées au chalet et qu'il sera toujours réticent à faire une partie de Trivial après la tartiflette parce que lui préfère le tarot. Son irrespect des valeurs va bien plus loin, car il semble peu soucieux du comportement inadmissible du Stade Malherbe depuis quelques semaines. En effet, voilà que les Normands semblent avoir volontairement fait l'impasse sur notre traditionnelle période de néant absolu - que certains surnomment avec malice "le trou normand" - qui dure en général de novembre à fin janvier, et au cours de laquelle on n'engrange qu'une poignée de points pour perdre une dizaine de places au classement. Notre patrimoine. Notre marque déposée. Nos repères. Bafoués. Mais où va t-on ?



C'est la décadence, je vous le dis tout net. Si on va par là, alors oui on va remonter, mais franchement, ce sera un peu facile. Tu vas voir qu'on va finir la saison avec 12 points d'avance sur le 4e, mais bon, c'est Malherbe, quoi, une équipe qui ne sait pas gagner autrement que dans la difficulté, autrement c'est pas marrant. Garande est un grossier personnage. Non seulement il met en place un schéma de jeu lisible, donne des consignes claires et identifiables, répond avec sérénité et franchise aux interviews, semble d'une cohérence sans faille dans le discours qu'il tente de distiller à ses garçons depuis six mois, mais en plus, voilà qu'il fout en l'air une tradition locale aussi ancestrale que la pomme dans le cidre, le sucre dans les crêpes, le Mont Saint-Michel dans la baie ou les plombs dans la perdrix. Du coup, les Caennais s'en battent l'andouille de l'Histoire, et viennent de l'emporter pour la 7e fois au cours des 11 dernières journées. En espérant qu'on se tape une bonne crise au printemps, parce que sinon, on court à la Ligue 1, avec ces conneries.

Ou alors, on admet simplement que Caen a pris la clé des champs, et s'est libéré de la malédiction qui poursuivait le club depuis environ 10 ans. Au choix.

On s'embrasse sous le Guy Roux ?

Faut dire que les Auxerrois y ont mis aussi un peu du leur. Caen a fait un bon match, sans plus, et a pourtant semblé largement supérieur à une formation bourguignonne qu'on disait en plein regain de forme, suite à l'arrivée de Bernard Casoni. Ils sont gentils, à l'AJA, mais si le regain de forme, c'est taper Niort et Clermont, franchement, autant dire que moi suis vachement fort au Puissance 4, j'ai une chance de me faire Kasparov en moins de 10 coups aux échecs - vous croyez qu'il peut succomber au coup du berger ? Peu de cohérence entre le schéma tactique et les joueurs utilisés, pas de relation entre les attaquants et le milieu de terrain, pas de travail de sape à la circulation ni de préparation des actions, et surtout, un jeu de passes d'une indigence infinie ; suivre Auxerre, c'est un peu comme mater un épisode de Docteur House : tu sais très bien comment ça va finir, tu sais que le patient va en chier et que le spectateur commence à fatiguer.

Du coup, sans jamais briller, les Caennais se sont procuré la grande majorité des occasions dès le coup d'envoi. Une première alerte sur un coup-franc de Cuvillier (côté fermé, cette fois) bien repoussé par Sorin, et une seconde, plus chaude encore, sur un sublime enchaînement de Duhamel que Sorin détourne à nouveau. Les Auxerrois ne relèvent la tête que timidement en fin de première période, mais Rudy Haddad et Monconduit (ce nom, mes amis, ce nom !) sont un peu trop seuls au monde pour espérer faire sauter la banque. Haddad inquiète quand même Perquis sur un joli coup-franc, sans réussite.

Au retour des vestiaires, comme en fin de première période, Caen semble un peu dans le creux de la vague. Et comme depuis le début de la saison, c'est à ce moment-là que Caen passe devant - si quelqu'un a une explication logique à ce fait curieux, qu'il n'hésite pas, hein... Sur un dégagement lointain de Perquis, Jullien et Mandjeck s'y mettent à deux pour se trouer, et Cuvillier peut filer au but, avec tellement d'avance qu'il aurait pu s'arrêter pour pisser sur une aire. Après une feinte de corps un brin ridicule, Alexandre contourne Sorin, manque de peu de se louper, le gardien auxerrois étant tout prêt de capter la gonfle, mais réussit tout de même à frapper dans le but vide. 0-1. Pas mal, mais ça demande confirmation, et pour ça, il suffit de demander. Fajr, clairement dans un jour sans et coupable d'une douzaine de transmissions foireuses, trouve Nabab en profondeur qui invente le une-deux sur 30 mètres tout en remettant intelligemment en retrait pour son meneur de jeu : Fayçal double la mise du plat du pied. 0-2. Cette fois, la messe est dite, et l'écart entre les deux équipes plus évident à chaque instant. Le SMC se permet de bousiller trois ou quatre situations avantageuses et se met en difficulté tout seul, lorsque Haddad reprend une mauvaise relance de Guerreiro (lui aussi dans un jour moyen) pour réduire le score.



La fin de match est extrêmement pénible. Les Normands, qui avaient le sort de la rencontre entre leurs mains, manquent d'intelligence dans le pressing, redonnent le ballon aux Auxerrois sur chaque récupération et concèdent une vague de centres et d'occasions dont on se serait bien passé. Vraiment, cette fin de rencontre fut détestable, et le coup de sifflet final d'autant plus rassurant. On en vient presque à se demander si Auxerre n'aurait pas fini par revenir - sans qu'on sache trop comment vu comme ils étaient maladroits - si on n'avait pas eu Jérémy Sorbon, auteur d'une prestation de gala, qui a jailli dans les pieds, contrôlé et relancé avec panache pendant 90 minutes. Impérial dans les duels, comme toujours, et de plus en plus malin dans le placement - et là, on dénote un réel progrès - il fait une saison exceptionnelle, à un niveau où on ne l'attendait plus vraiment.

Malherbe se lance donc parfaitement dans sa phase retour, continuant d'assumer son statut et le tempo infernal imposé par les Guingampais qui lui courent après. Un nouveau succès face à Niort le week-end pourrait permettre au SMC de s'offrir un tout petit peu d'air, si les autres daignent enfin lever un peu le pied. Quoi qu'il en soit, si la fin de saison est heureuse, ce succès à Auxerre figurera parmi l'un des plus importants avec la victoire contre Angers.

"INSTANTANÉMENT COMME ÇA / REPRENDRE DE VOLÉE D'AUSSI LOIN / COMME ELLE VIENT"

La bande-son : le morceau When we ride on our enemies, de Tupac Shakur, sur le disque posthume Better dayz.

NOUVEAU !

Sachez que la LFP possède désormais sa chaîne YouTube et propose des résumés des rencontres. Le résumé de Auxerre-Caen ci-dessous.



~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Tous les scores de la 17e journée :

Angers 1-2 Clermont

Châteauroux 1-1 Sedan

Dijon 3-0 Le Mans

Gazélec Ajaccio 3-2 Istres

Le Havre 0-1 Guingamp

Lens 0-0 Arles-Avignon

Nantes 1-2 Nîmes

Niort 3-1 Tours

Auxerre 1-2 Caen

Monaco [ce soir] Laval

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Le classement :

| 1. Nantes | 37 pts | (+15) | | 2. Caen | 36 pts | (+16) | | 3. Monaco | 36 pts | (+14) | | 4. Guingamp | 35 pts | (+8) | | 5. Angers | 33 pts | (+9) | | 6. Dijon | 31 pts | (+3) | | 7. Lens | 29 pts | (-4) | | 8. Istres | 28 pts | (+3) | | 9. Nîmes | 28 pts | (+1) | | 10. Le Havre | 27 pts | (-3) | | 11. Auxerre | 24 pts | (-5) | | 12. Clermont | 24 pts | (-5) | | 13. Châteauroux | 22 pts | (+1) | | 14. Tours | 22 pts | (-13) | | 15. Le Mans | 21 pts | (-9) | | 16. Arles-Avignon | 21 pts | (-11) | | 17. Niort | 20 pts | (-4) | | 18. Laval | 20 pts | (-4) | | 19. Gazélec Ajaccio | 20 pts | (-4) | | 20. Sedan | 15 pts | (-8) |

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Le Stade Malherbe en chiffres :

- 11 victoires, 3 nuls, 6 défaites

- 30 buts inscrits (2e meilleure attaque, à 3 unités de Monaco)

- 14 buts encaissés (2e meilleure défense, à 1 unité de Nantes)

- meilleur buteur : Mathieu Duhamel (7 buts)

- meilleur passeur : Fayçal Fajr (4 passes décisives)

- cinq derniers matches : DVDVV (9 points sur 15 possibles)

- 36 points pris sur 61 possibles (exactement 1,8 points/match)

- 1 points de retard sur le leader

- 0 point de retard sur la zone de promotion

- 16 points d'avance sur la zone de relégation

- 21 points d'avance sur la lanterne rouge

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Du côté du Facebook de Malherbe's Poetry :

Arsène (qui n'a pas honte) : "Il paraît qu'après le but auxerrois, les défenseurs se sont dit "Allez les gars, Auxerre le marquage jusqu'à la fin".

Retrouvez Malherbe's Poetry sur Facebook !

Et maintenant, Malherbe's Poetry est aussi sur Twitter ! (@MalherbesPoetry)]]>
<![CDATA[Le bilan de la première partie de saison]]> text/html fr SO FOOT 19 matches sur 38. Le Stade Malherbe a d'ores-et-déjà parcouru la moitié du chemin, et pour l'instant, il figure bien dans les temps de passage : 3e place en championnat, 10 victoires en 19…]]> 19 matches sur 38. Le Stade Malherbe a d'ores-et-déjà parcouru la moitié du chemin, et pour l'instant, il figure bien dans les temps de passage : 3e place en championnat, 10 victoires en 19 rencontres, une différence de buts de +15. Bon, le seul truc qui agace un peu, c'est qu'on a encore deux coquillages collés au rocher et qu'ils ont l'air de croire à leur chance, ces cons. À vrai dire, pas la peine de s'attarder sur les chiffres pour l'instant : ils ne comptent réellement qu'en fin de parcours, et ne constituent à l'heure actuelle rien d'autre que des indices sur la forme de l'équipe. Pour savoir ce que vaut réellement le SMC, retour sur les satisfactions et les déceptions de cette première partie moitié du championnat.

Les satisfactions :

Raphaël Guerreiro. Ça fait un moment qu'on nous annonçait que le garçon avait du talent, et on n'a pas mis longtemps à se rendre compte que ça n'était pas des foutaises. Seul réel bénéficiaire d'une relégation en L2 qui lui aura permis de prétendre à du temps de jeu, il a saisi crânement sa chance et su trouver sa place en une poignée de matches seulement, tant son apport au collectif était déjà indéniable. Auteur de montées rageuses et plutôt sociable avec Montaroup et Cuvillier, avec lesquels il est habitué à combiner plutôt adroitement sur son aile, Raphie fait partie de ces garçons issus du centre de formation et titulaires quelques semaines après leur première apparition chez les grands, sans qu'on en soit réellement surpris ou qu'on les remette jamais en question par la suite. Pour nous, c'est déjà beaucoup. Pour lui, ce n'est sûrement pas assez.

Mathieu Duhamel. Pour être honnête, on a un peu douté, au moment de sa signature. Le mec venait de Metz, il avait planté dix cacahuètes la saison passée, c'est correct, mais bon, vu que Metz a fini par choir en National, il y avait quand même des raisons de se méfier, pas vrai. Et puis merde, on se souvient encore y avoir cru quand Di Rocco a paraphé un papier avec marqué "Stade Malherbe de Caen" juste sous l'intitulé "Contrat de travail". Et puis en fait, non. Le mec est bon, batailleur, il traque les défenses comme il faut. Faut dire qu'il a tout fait pour se faire bien voir dès qu'on l'a lâché dans l'arène, en inscrivant 4 buts lors des 6 premières journées. Certes, il est resté muet entre la 10e et la 17e journée, mais bon, on ne va jouer les fines bouches : Mathieu est un bon mec, qui fait honneur à nos couleurs, meilleur buteur du club. S'il finit la saison à 15 caramels, on l'invite à prendre l'apéro. Tous. On se relaie pendant tout l'été.

Jean Calvé. Il a fait un début de saison un peu moisi, mais, il faut le noter, le mec est on fire depuis 6 ou 7 matches, et il a planté un coup franc décisif (et ô combien important) face à Angers. On a déjà tout oublié, et on est à fond derrière lui.

Patrice Garande. Bizarrement, on ne les entend plus, ces supporteurs qui n'ont pas manqué de lui tomber sur le râble à peine intronisé entraîneur. "Oui, ce mec, c'est un rigolo, c'est un Dumas-bis, autant mettre ma belle-mère sur le banc". Loupé. Dès les premières journées de championnat, on a pu se rendre compte de l'influence bénéfique de celui qui fut champion olympique en 84. Appliqué à se distinguer rapidement du management de son prédécesseur, il a su porter un discours et construire - en un temps record - une nouvelle équipe. Si l'identité de jeu n'a pas fondamentalement changé, si les faiblesses du SMC, même atténuées, paraissent parfois subsister, les moyens mis en jeu ne sont pas les mêmes. Mouvement perpétuel, présence sur les seconds ballons, gros travail - payant - sur les coups de pied arrêtés : Malherbe semble aujourd'hui user de son expérience de cador au sein de la L2 avec davantage de maîtrise. On en redemande. Et si on sera probablement déçus si les Normands loupent la dernière marche et échouent dans leur objectif de remontée immédiate, il faudra à ce moment-là se rappeler que Garande a déjà rempli son contrat, et avec la manière, au-delà des attentes du plus grand nombre.

Les inquiétudes :

Damien Perquis. Sa contre-performance face à Nantes n'est pas la seule raison de notre perplexité. Pas toujours rassurant pour sa défense, manquant quelque peu de lecture du jeu et d'anticipation, et relâchant surtout un peu trop de ballons, il ne fut pas à proprement parler décevant, mais on continue de se demander s'il a vraiment les épaules, en cas de montée à l'échelon supérieur. Pour la L2, on va dire que ça fera l'affaire. Et puis de toute façon, le remplaçant, c'est Bosmel, et il suffit de se remémorer sa perf' contre Sainté pour se rendre compte que le mec n'est pas mûr.

Livio Nabab. Mec, c'est bien beau de faire le fanfaron en Ligue 1, mais si tu n'arrives pas à faire à moitié aussi bien en Ligue 2, c'est pas la peine, j'te jure. 4 buts seulement. On exige la dizaine avant la fin du championnat.

Les déceptions :

La maîtrise du jeu. Non, le travail abattu par Patrice Garande n'est pas non plus exempt de tout reproche. Et sa formation manque quelque peu de sérénité et de qualités de gestion quand elle évolue contre des formations qui lui laissent la gonfle avant de se barrer en défense pour entasser les briques et prier le Bon Dieu. Très intéressants en contre ou pour tenir un score, les Normands semblent étonnamment plus fragiles quand ils sont dominateurs et jouent haut sur le terrain. Habitués à partir de loin, en profitant de la qualité de relance de ses défenseurs et de ses récupérateurs, des passes de son maître à jouer Fajr et de la vitesse de ses ailiers, les Caennais arrachent tout sur leur passage quand ils s'en tiennent à cette formule. Avouons-le : la capacité à remonter le ballon en redoublant les passes sur les ailes est parfois stupéfiante, et voir Guerreiro et Montaroup gagner 80 mètres en quelques secondes constitue un réel bonheur pour les connaisseurs. Pourtant, le SMC ne parvient pas à se montrer aussi impérial quand on lui refile les clés du camion. Face à Niort (0-1), Tours (0-1) ou Le Mans (0-2), Caen avait les moyens de l'emporter, et s'est procuré trois plus d'occasions, fourchette basse, que ses adversaires. La circulation paraît alors vaine, les mouvements téléphonés, et la technique plus aussi infaillible. C'est con, quand même, pour une même favorite à la montée.

Yrondu Musavu-King. Bon, sérieux, c'est quand, qu'on écarquille enfin les yeux en découvrant quelle bête il est ?

Les cartons rouges. Certes, Caen est 5e au classement du fair-play, mais 4 cartons rouges récoltés en 19 rencontres, c'est un peu beaucoup. Comme si c'était pas assez chiant de devoir composer avec les blessures d'Agouazi ou de Fajr, franchement.

Les intouchables.

Nico Seube. De toute façon, on ne l'effleure même pas.

Lenny Nangis. 1 match, 1 but. Roi de la stat.]]>
<![CDATA[Les 50 meilleurs joueurs de Malherbe - 6e]]> text/html fr SO FOOT Voici donc la suite de la sélection des 50 meilleurs joueurs de l'histoire professionnelle de Malherbe's Poetry, du début de l'ère professionnelle à nos jours, via ce classement plein d'amour, de…]]> Voici donc la suite de la sélection des 50 meilleurs joueurs de l'histoire professionnelle de Malherbe's Poetry, du début de l'ère professionnelle à nos jours, via ce classement plein d'amour, de mauvaise foi, de grâce et de poésie. À la caennaise. Aujourd'hui, voyons qui se classe à la 6e place.

6. Stéphane Paille

Au Stade Malherbe entre 1991 et 1993, 79 matches joués, 26 buts inscrits.



Lorsqu'il débarque au Stade Malherbe à l'été 91, Paille est dans le creux de la vague. L'un des joueurs les plus talentueux de sa génération, formé à Sochaux et nommé meilleur joueur français de l'année 88 par France Foot, international espoir puis chez les grands, peine à retrouver du temps et son niveau de jeu. Son transfert à Montpellier pour rejoindre Éric Cantona et reformer le duo qui cartonnait chez les Bleuets est un foirage complet, tout comme ses expériences à Bordeaux ou Porto. Stéphane Paille est un surdoué sans grandiose destin, un artiste-peintre sans pinceau... Le voilà qui débarque donc en Normandie, alors que le SMC réussit le plus grand mercato de son histoire : Paille, Gravelaine, Görter, Rio, Montanier, Pickeu, Rival... Sans déconner, on aurait pu avoir Maradona aussi, mais Jeandupeux avait paumé son 06. Et de tous ses cadors, le plus étincelant cette saison-là est bien Stéphane Paille. Associé au Grand Xav' en attaque, il parvient enfin à laisser éclater le talent entrevu chez les Lionceaux. Techniquement, le mec est une pointure, d'une finesse et d'une adresse à te faire passer Bergkamp pour un tracteur-tondeuse et Cantona pour un déménageur breton. Son jeu tout en touchers veloutés force l'admiration et enchante immédiatement Venoix, qui sent bien que quelque chose est en train de se produire. Paille plante un quadruplé chaloupé face à Nancy (le dernier inscrit par un Caennais en championnat), enfonce le PSG (2-0), tape le leader monégasque (1-0), assomme le LOSC hors de ses bases (2-1). Dumas et Lebourgeois en défense, Rio, Görter, Cauet et Olsen au milieu, et Stéphane Paille devant, qui régale la chique et distribue les bastos - le Grand Xav' n'a pas encore atteint sa vitesse de croisière, mais ça va venir. C'est la première saison de Stéph' en Normandie, et c'est aussi la plus belle. Souvent impressionnant, parfois même hallucinant, toujours admirable, le jeu déployé par Paille est une merveille d'élégance et d'efficacité, un peu comme s'il évoluait et dansait le tango dans un autre espace-temps que ses adversaires, et que le moindre de ses gestes suffisait à coller deux temps de retard à ses vis-à-vis. C'est la plus belle saison de Paille en Normandie, et la plus belle saison de l'Histoire du SMC, qui termine à la 5e place. Mais n'allez pas croire que Stéphane Paille est une version bêta de Johan Micoud, un type hyper talentueux qui aurait un peu loupé sa carrière, la faute à des choix de carrière incertains et à la suprématie d'un alter ego de légende (ZZ pour Micoud, Cantona pour Paille). Paille, il s'en fout pas mal de la pop music. Paille, ce qu'il aime, c'est que le rock, le vrai. À se demander d'ailleurs pourquoi il n'est parti de l'autre côté de la Manche pour devenir ce qu'il aurait dû être. Toujours est-il que Stéphane Paille n'était pas du genre à laisser les autres se fendre la poire sans lui. À l'initiative de son pote Cantona qui lui fit affréter un jet pour l'occasion, il ne manqua l'occasion pas l'occasion d'aller festoyer avec l'enfant terrible du foot français avant de débarquer à l'entraînement à Venoix le lendemain, à peine descendu de l'avion et beurré comme un P'tit Lu. Paille est l'un des plus merveilleux footballeurs qui ait évolué au Stade Malherbe, un mec qui se trimbalait plus de talent qu'un chef d'état major en fin de carrière ne porte d'écussons accrochés à son uniforme. Une rock star, une vraie, qui a emmené dans son sillage le SMC dans sa plus belle aventure. En 2010, il intègre le staff du Real Madrid en qualité de recruteur, à la demande personnelle de Zinedine Zidane... Voilà.]]>
<![CDATA[Les 50 meilleurs joueurs de Malherbe - 7e]]> text/html fr SO FOOT Voici donc la suite de la sélection des 50 meilleurs joueurs de l'histoire professionnelle de Malherbe's Poetry, du début de l'ère professionnelle à nos jours, via ce classement plein d'amour, de…]]> Voici donc la suite de la sélection des 50 meilleurs joueurs de l'histoire professionnelle de Malherbe's Poetry, du début de l'ère professionnelle à nos jours, via ce classement plein d'amour, de mauvaise foi, de grâce et de poésie. À la caennaise. Aujourd'hui, voyons qui se classe à la 7e place.

7. Yvan Lebourgeois

Au Stade Malherbe entre 1984 et 1996, 391 matches joués, 30 buts inscrits, 30 millions de fans à travers le monde.



Mesdames et messieurs, écartez-vous, faites place, laissez entrer la légende. Voici Yvan le Terrible. Un type à te faire repenser tout l'idée que tu te faisais du football. Yvan a commencé en attaque, il a fini en défense. Deux ans de plus, on le retrouvait dans les bois, d'ailleurs ("J'ai vraiment fait tous les postes sauf gardien", plaisante t-il lui-même). Yvan a joué à l'ASPPT à Caen (ces couillons en jaune et noir contre qui chaque Calvadosien qui a joué au ballon rond a dû jouer 40 fois dans sa vie). Yvan a tout fait et tout vu avec le SMC. La première montée en D1 ? Il y était. Les matches de Coupe d'Europe ? Il y était. Le début de la chute ? Il y était. Y a même des types qui prétendent qu'il hante parfois Venoix, à la nuit tombée, en effleurant les grillages du bout des doigts. Yvan, c'est l'homme d'un club, d'une région, d'un football. Un football en pleine mutation, qu'Yvan a réussi à réduire à sa plus simple expression. La dernière saison d'Yvan : un titre de L2, le premier du SMC. Yvan, c'est aussi une sacrée gâchette. À propos de la piteuse saison 94-95 : « Anderson, Simba, Etamé... Ces trois-là nous avaient pourri la saison, surtout Kennet Anderson. Il avait fait un Mondial extraordinaire, le club ne l'avait pas laissé partir. Il n'a pas joué, on en était à la limite d'en venir aux mains à l'entraînement. Cela a été ma pire année à Malherbe. » Blam. Yvan, c'est un type qui a été repéré sur le tard, alors qu'il se trimbalait avec un crayon derrière l'oreille ou la moustache et les doigts un peu trop près du hachoir : « J'ai signé mon premier contrat pro à 23 ans. Avant, je jouais en D4, aux PTT Caen. Le matin, je bossais comme boucher. Je commençais mes journées à 5 h. C'est là que Pierre Mankowski, le coach de Caen, m'avait repéré ». Yvan n'est pas seulement un dur avec coupenbrosse intégrée qui protège l'arrière-garde. Yvan connaît le football. Le meilleur joueur croisé sur un terrain ? "Cantona. Mais Waddle ou Zidane, c'était bien aussi..." La meilleure période du SMC ? "En 1992, l'équipe tenait la route. Un mec comme Paille, c'était la classe." Chez Yvan, tout fait sens, tout est roc, brut, vrai, rock'n'roll. Yvan, c'est presque 400 matches avec Caen, les mecs, et 200 dans le seul championnat de France de D1. Yvan, c'est un mutant, un type qui faisait pleurer les hommes et qui distribuait des orgasmes jusqu'en tribunes d'un seul enchaînement "contrôle poitrine pour intercepter l'ouverture vers un mec parti dans le dos pour rien / relance propre et fouettée pour Stéphane Paille qui va bien se démerder pour distribuer un caviar au Grand Xav'". Yvan Lebourgeois est presque une métaphore du Stade Malherbe. Et s'il n'est pas sa définition, il est au moins son origine. ]]>
<![CDATA[Les 50 meilleurs joueurs de Malherbe - 8e]]> text/html fr SO FOOT Voici donc la suite de la sélection des 50 meilleurs joueurs de l'histoire professionnelle de Malherbe's Poetry, du début de l'ère professionnelle à nos jours, via ce classement plein d'amour, de…]]> Voici donc la suite de la sélection des 50 meilleurs joueurs de l'histoire professionnelle de Malherbe's Poetry, du début de l'ère professionnelle à nos jours, via ce classement plein d'amour, de mauvaise foi, de grâce et de poésie. À la caennaise. Aujourd'hui, voyons qui se classe à la 8e place.

8. Fabrice Divert

Au Stade Malherbe de 1983 à 1991, 156 matches disputés, 44 buts marqués.



Fabrice Divert n'est pas seulement cet attaquant qui accompagna le glorieux destin du SMC, des affres des championnats amateurs jusqu'à la première partie du tableau de Division 1. Fabrice Divert, c'est surtout ce mec qui sut élever son niveau de jeu d'année en année pour accompagner les exigences du plus haut niveau. Pas plus d'une paire de buts inscrits en une cinquantaine de matches jusqu'à la promotion en D1 en 1988, et puis une avalanche de cagettes qui fit de Fabrice Divert une véritable machine à marquer. D'obscur attaquant muet devant les cages en D2, il devint buteur prolifique en D1 et international, sélectionné pour l'Euro 92 par monsieur Michel Platini. Première idole du stade Venoix, premier joueur d'envergure internationale formé au club, c'est Fabrice Divert, et personne d'autre, qui assura le maintien du club en 89, inscrivant le but du 1-0 contre Lens à la 36e journée et le hat-trick à Lescure, alors que Bordeaux menait 2-0 à la mi-temps, lors de la 37e. Excusez du peu. C'est le même Fabrice Divert qui inscrit, la saison suivante, 9 des 11 buts du SMC au cours des 15 dernières journées, et qui permet donc à Malherbe de se sauver une nouvelle fois in extremis. Divert, c'est donc ce type qui passa du statut d'illustre inconnu et stagiaire à celui de star vénérée empilant les caramels, grâce à la vacherie de blessure qui priva Brian Stein de la fin de carrière qu'il méritait. Divert, c'est le Stade Malherbe de l'ombre à la lumière, de la D2 à l'équipe de France, Divert, ce sont les premiers exploits mémorables et les premiers tambourinages de tôle à Venoix. Divert, c'est tout simplement notre caution camembert, production locale et renommée. ]]>
<![CDATA[Les 50 meilleurs joueurs de Malherbe - 9e]]> text/html fr SO FOOT Voici donc la suite de la sélection des 50 meilleurs joueurs de l'histoire professionnelle de Malherbe's Poetry, du début de l'ère professionnelle à nos jours, via ce classement plein d'amour, de…]]> Voici donc la suite de la sélection des 50 meilleurs joueurs de l'histoire professionnelle de Malherbe's Poetry, du début de l'ère professionnelle à nos jours, via ce classement plein d'amour, de mauvaise foi, de grâce et de poésie. À la caennaise. Aujourd'hui, voyons qui se classe à la 9e place.

9 - Hippolyte Dangbeto

Au Stade Malherbe de 1990 à 1995, 179 matches disputés, 8 buts inscrits.



Hippolyte Dangbeto n'est pas qu'un simple footballeur qui aurait traîné ses guêtres à la glorieuse époque où le Stade Malherbe s'était confortablement installé en Ligue 1, un obscur défenseur du championnat de France qui aurait traversé l'Histoire du football sur la pointe des pieds en prenant soin de la laisser comme il l'avait trouvée en entrant. Nan, vous n'y êtes pas du tout. Hippolyte est une légende. Une boule de nerfs d'1m74, qui aura disputé pas loin de 200 matches dans le couloir droit du SMC en veillant à flinguer tout ce qui bougeait ou au poste de milieu déf', histoire d'asphyxier à deux mains les ardeurs offensives adverses. International espoir formé au Matra Racing, Hippolyte était un monstre physique, rapide, charismatique, emblématique et très loin d'être maladroit balle au pied, comme en témoigne cette passe absolument fabuleuse à destination de Xavier Gravelaine lors du match aller contre Saragosse : ballon dosé à la perfection entre deux défenseurs et dans le sens qui fait gagner trente mètres et qui économise trois ou quatre passes pour permettre au grand Xav' d'ajuster le portier espagnol et à Paille de s'attribuer le but comme un salopard en taclant sur la ligne blanche. Hippolyte incarnait un football qui n'existe plus vraiment, et un Stade Malherbe qui disparut sans doute un peu trop vite. En tout cas, c'était pas la faute de Dangbeto. Si ça ne tenait qu'à lui, il cavalerait encore le couloir droit, et le SMC se qualifierait en Europa League tous les ans. Hippolyte est immortel.]]>
<![CDATA[Les 50 meilleurs joueurs de Malherbe - 10e]]> text/html fr SO FOOT Voici donc la suite de la sélection des 50 meilleurs joueurs de l'histoire professionnelle de Malherbe's Poetry, du début de l'ère professionnelle à nos jours, via ce classement plein d'amour, de…]]> Voici donc la suite de la sélection des 50 meilleurs joueurs de l'histoire professionnelle de Malherbe's Poetry, du début de l'ère professionnelle à nos jours, via ce classement plein d'amour, de mauvaise foi, de grâce et de poésie. À la caennaise. Aujourd'hui, voyons qui se classe à la 10e place.

10 - Aleksandr Mostovoï



Au Stade Malherbe entre 1993 et 1994, 15 matches disputés, 3 buts inscrits.

Aleksandr Mostovoï n'a disputé qu'une quinzaine de matches sous les couleurs du Stade Malherbe de Caen, entre le mois de décembre 93 et l'été 94. Autrement dit, une poignée de rencontres seulement. Suffisant, quoi qu'il en soit, pour que le Russe ait le temps de marquer durablement l'histoire du club au point de rester cher, même 20 ans après, au coeur des supporteurs caennais. Recruté en catastrophe pour palier à la très lourde blessure de Stéphane Dedebant, et prêté par le Benfica Lisbonne, où il n'avait disputé qu'une dizaine de matches en dix-huit mois, il trouvait en Normandie l'occasion d'accumuler un peu de temps de jeu. Impressionnant de maîtrise, immédiatement dans le bon tempo malgré un an et demi sans compétition ou presque, celui qui allait goûter à la postérité en signant au Celta Vigo deux ans plus tard inscrivit l'une des plus belles pages de l'histoire du SMC le 9 avril 1994, lorsque les Normands remportèrent pour la première fois une rencontre face aux Phocéens (après 11 tentatives infructueuses). Auteur du but décisif à la 39e minute (1-0), Alekansdr Mostovoï est aussi celui qui dicte le rythme du jeu et tire le collectif vers le haut. Débarqué au sein d'une formation en bien mauvaise posture et en position de relégable, il permet aux Normands de remporter deux des trois premiers matches de la phase retour, inscrit son premier but lors de son 3e match et participe grandement au maintien du club (qui achève la saison à la 16e place et avec 4 points de plus que Martigues 18e). Le SMC tentera de conserver son meneur de jeu, mais Benfica est vraiment trop gourmand niveau indemnité de transfert. Mostovoï évoluera encore deux ans en France, à Strasbourg, avant de s'enfuir au Celta Vigo pour l'essentiel de sa carrière.]]>
<![CDATA[Les 50 meilleurs joueurs de Malherbe - 15 à 11]]> text/html fr SO FOOT Voici donc la suite de la sélection des 50 meilleurs joueurs de l'histoire professionnelle de Malherbe's Poetry, du début de l'ère professionnelle à nos jours, via ce classement plein d'amour, de…]]> Voici donc la suite de la sélection des 50 meilleurs joueurs de l'histoire professionnelle de Malherbe's Poetry, du début de l'ère professionnelle à nos jours, via ce classement plein d'amour, de mauvaise foi, de grâce et de poésie. À la caennaise. Aujourd'hui, voyons qui se classe entre la 15e et la 11e place. Autant dire que maintenant, c'est le gratin.

15. Jesper Olsen



Au Stade Malherbe de 1990 à 1992, 59 matches disputés. Ailier.

43 sélections au sein de la sélection danoise, et 5 buts inscrits. Pas loin de 200 matches joués sous le maillot de Manchester United, après une centaine avec l'Ajax Amsterdam de monsieur Johan Cruyff (et une image éternelle, lorsque le génial néerlandais et le petit danois combinent un petit une-deux sur penalty permettant à Cruyff de marquer sans même se casser le cul à ajuster le gardien). 3 buts en phase finale de la Coupe du Monde 86. Jesper Olsen n'a plus à rien prouver lorsqu'il débarque au Stade Malherbe, au cours de l'été 90. Après deux années passées à Bordeaux, il rêve d'un fin de carrière sans pression, mais pas sans un dernier défi à relever. Aujourd'hui, tu peux être sûr qu'il filerait se roussir les poils aux Émirats, mais à l'époque, tous les clubs pouvaient prétendre à leur star déchue. Jesper Olsen arrive à Caen en même temps que Dumas, Dangbeto ou Avenet, au sein d'un effectif de plus en plus ambitieux. Ses deux saisons à Caen ? Malherbe termine 8e, puis 5e, tout en se remettant du départ de Fabrice Divert. Jesper Olsen est de tous les combats, de toutes les batailles ; il bouffe sa ligne, pique des accélérations tout en essayant de convaincre ses jambes que si, si il a 20 piges et pas une ride et que non, non ça ne siffle pas dans les articulations. Olsen est également du légendaire 5-4 contre Lens en Coupe de France. Irréprochable dans l'attitude, professionnel jusqu'au bout des ongles et pourtant romantique jusqu'au bout des cheveux, il ne se plaindra jamais d'être aligné parfois arrière latéral, et ne décevra jamais. À l'été 92, et malgré des propositions de clubs anglais, preuve que son passage à Caen fut d'une grande qualité, il décide de mettre fin à sa carrière, emmerdé par une blessure récurrente. Ce même été, le Danemark remporte l'Euro 92. Vous entendez chanter les cygnes ?

14. Youssef El Arabi



Au Stade Malherbe de 2008 à 2011, 79 matches disputés, 30 buts marqués.

Saison 2009-2010. Emmené par des cadres qui n'ont pas déserté le club après la relégation, le SMC effectue une première partie de championnat exemplaire et désosse ses adversaires sans la moindre pitié. Toudic et Traoré, titulaires en attaque, ne sont pas vraiment connus pour être des buteurs en puissance, mais à la rigueur, on s'en fout, Malherbe n'a même pas besoin de ça. Quand les deux larrons se blessent, Dumas ne sourcille pas, et aligne le jeune Youssef El Arabi en pointe. Une dizaine de matches plus tard, le franco-marocain a déjà empilé 7 buts et perfectionne sa mitraillette en guise de célébration. Formé à Caen, débarqué à Hérouville, récupéré par le SMC, Youssef n'a pas de temps à perdre. Une saison en équipe réserve, quelques apparitions en Ligue 1, et le voilà déjà titulaire au sein d'une équipe qui file vers le titre de L2. Ancien international de futsal, El Arabi possède ces qualités qui définissent l'attaquant moderne : technique imparable, vitesse, rapidité d'exécution, sens du jeu et efficacité. Au duel avec un défenseur, il n'hésite pas à provoquer avant de frapper, là où d'autres préféreraient ne pas prendre de risque. Rafraîchissante, enthousiasmante, la saison de Youssef en Ligue 2 promet de belles choses (18 buts, 8 passes décisives). Mais on est encore loin du compte... À peine débarqué en Ligue 1, El Arabi attire à nouveau les regards. Tous les observateurs s'étonnent : "Mais qui est ce gamin ?" Premier match au Vélodrome, et premier but pour donner la victoire aux Normands. Second match contre Lyon, Youssef ajuste Lloris d'un lob splendide et Caen l'emporte à nouveau (3-2). Au final, pour sa première saison en Ligue 1 en tant que titulaire, El Arabi inscrit 17 buts, le tout dans une équipe de bas de tableau. Jamais un joueur n'avait inscrit autant de buts en première division avec Caen depuis le grand Xav'. Parti se perdre à Al Hilal et revenu à la raison et à Grenade depuis, Youssef est une pépite, un attaquant exceptionnel, qu'on aurait aimé voir évoluer dans une grosse écurie de Ligue 1 et s'offrir un ou deux titres tout en collectionnant les buts. Tant pis. Il nous restera au moins le souvenir d'un type au comportement exemplaire, souriant et disponible, un buteur hors pair comme Malherbe n'en avait jamais formé.

13. Franck Priou



Au Stade Malherbe de 1995 à 1996, 37 matches joués, 24 buts marqués.

Des comme ça, on n'en a pas vu beaucoup, à d'Ornano. Priou, c'est la définition du briscard en attaque. Certes, il n'a évolué qu'un an sous les couleurs de Malherbe, mais alors attention, quelle année ! Combien de joueurs ont réussi à nous procurer autant de joie et de sourires que ce mec ? En une seule saison, au cours de laquelle il ne rata quasiment aucun match, il offrit au SMC son premier titre (même si champion de L2, ça ne vaut pas grand-chose, évidemment) et fit trembler 24 fois les filets adverses, s'adjugeant par là le titre de meilleur joueur du championnat. Leader moral indéfectible, constamment à la limite du hors-jeu, impérial au moment de choper un péno crado ou de claquer une tête du bout des cheveux, il est le prototype de l'attaquant pas moderne du tout, qui erre dans la moitié de terrain adverse comme un camé parcourt le trottoir en quête de sa prochaine dose. Et même si ses buts furent souvent bien moches, même s'il n'était ni rapide ni spécialement adroit techniquement, il était toujours là où il le fallait quand il le fallait. Avec son physique de prof de gym à la Star Ac', il forma avec Samuel Michel la plus belle paire d'attaquants de l'histoire moderne du SMC, et également la plus prolifique (pas loin de 40 buts à eux deux en un an). Franck Priou, c'était la dégaine du braqueur, la définition de l'opportunisme, l'apothéose du gangster élégant. Il s'amenait avec deux flingues et vous vidait la boutique sans tirer un coup de feu mais après avoir butiné la crémière. Une fois le titre acquis, Priou se dit que les sunlights ne sont pas pour lui. Il s'en retourne planter des cagettes à Martigues avant de conclure sa carrière à Istres, là où elle avait commencé. Priou n'est pas une parenthèse enchantée, il est un vortex duquel on est revenus sans trop de souvenirs, mais pourtant bien différents. Il n'a jamais donné de nouvelles, et il a pourtant emporté avec lui une certaine idée du football.

12. Stéphane Dedebant



Au Stade Malherbe de 1992 à 1997, 178 matches disputés, 25 buts inscrits. Pré-Titi Deroin.

Formé au RC Paris où il n'eut jamais vraiment sa chance, Stéphane Dedebant débarque au Stade Malherbe à l'été 92, en même temps que Gabriel Calderon, sur la pointe des pieds. Le gamin a refusé une offre du PSG pour venir en Normandie. C'est dire à quel point on avait la hype à l'époque. Un an plus tard, il totalise déjà 36 rencontres disputées et 7 cacahuètes, et chope sa première convocation en équipe de France A' (en plus d'être sélectionné en équipe de France militaire pour la Coupe du Monde au Maroc). Attention talent. Meneur de jeu de petite taille, royal balle au pied, capable d'orienter le jeu et de gérer le tempo d'une rencontre, Dedebant ne tarde pas à reléguer Willy Görter sur le banc et à s'imposer dans le onze type. Malgré sa petite taille, il brille moins pour sa faculté à éliminer et à provoquer qu'à distribuer des caviars et remettre ses coéquipiers dans le droit chemin, celui du jeu. D'une maturité confondante sur le pré, on le destine déjà aux plus hautes sphères. Manque de bol, en 93, Stéph' se fait les croisés. Six mois d'arrêt flanquent un grand coup à sa jeune carrière et ruinent sa saison. Pas vraiment revenu à son meilleur niveau, il ne peut empêcher la relégation suivante, malgré une régularité et un investissement qui forcent l'admiration. Dragué par un paquet de formations de D1, Dedebant poursuit son aventure caennais, marche sur la D2, enchante les observateurs, injecte de l'huile dans le moteur match après et match et vérifie les suspensions de temps en temps, tout en gavant Michel et Priou de caviars. Dedebant fait partie de ces joueurs ont profondément marqué le club de leur empreinte, par leur constance et leur influence sur le jeu, leur comportement et leur talent. De nouveau relégué avec Malherbe en 97, il réussit à reproduire avec Châteauroux l'année suivante et avec Sochaux deux ans plus tard. Putain de talisman maléfique. Il le sait sans doute, aujourd'hui : Dedebant n'aurait jamais dû partir. Avec Malherbe, il n'aurait peut-être pas été meilleur qu'il ne l'a été, mais il aurait été plus beau, plus fier, plus héroïque. Dedebant aurait pu être immense. La chute du SMC au milieu des années 90 et une sale blessure en ont décidé autrement. Il ne sera donc qu'immense en nos coeurs.

11. Gabriel Calderón



Au Stade Malherbe de 1992 à 1993, 36 matches disputés, 2 buts marqués.

Vous en connaissez beaucoup, vous, des champions du Monde qui ont porté le maillot du Stade Malherbe ? Non ? Et des finalistes de la Coupe du Monde ? Ils sont pourtant un peu plus nombreux ; en fait, ils sont un. Gabriel Calderón a déjà 32 ans quand il signe au SMC à l'été 92. Ancien joueur du Paris Saint-Germain et du Bétis Séville, l'Argentin débarque alors de Sion, où il s'est offert, comme ça, pour déconner, un titre de champion de Suisse. La perspective d'évoluer à Malherbe s'avère intéressante pour les deux parties : Caen bénéficie de l'expérience d'un type qui roulé sa bosse au plus haut niveau pendant plus d'une décennie, et Gabi Calderón, qui connaît déjà le championnat de France, voit là une dernière occasion de jouer une compétition européenne. Alors si ça passe par un maillot flanqué d'un logo Eurest, tant pis, parce qu'un peu plus haut, Gabi accuse un début de calvitie. Ancienne légende du Bétis, coéquipier de Diego Armando sous le maillot de l'Albiceleste, Calderón n'a pas eu besoin de beaucoup de temps pour marquer les esprits. En une saison, il se crée quelque chose entre le milieu gauche et le club des ploucs normands. Doté d'une intelligence de jeu hors du commun, toujours disponible, il se fond à merveille dans le milieu de terrain caennais, aux côtés de Görter, Cauet et Avenet, et bientôt Dedebant. Calderón participe à la double confrontation face à Saragosse, n'oublie pas de briller lors du match aller (match de l'année 92 selon France Football, excusez du peu), il inscrit son premier but lors de la 5e journée de championnat et permet à Malherbe de taper Lyon 3-2. Son seul autre but à Caen donne la victoire au SMC sur la pelouse du Havre sur le même score. Derrière un Xavier Gravelaine qui empile les buts, Calderón ne fait pas seulement office de vieille gloire qu'on a déballée pour épater la galerie : ses déplacements, ses temporisations, sa faculté à toujours se porter vers l'avant, à prendre l'aile ou à trouver du soutien et des appuis dans l'axe, et surtout, son influence sur le jeu offensif valaient grandement le détour. Devenu depuis entraîneur, c'est encore à Caen que Gabi Calderón a fait ses premières armes, avant de se faire éjecter au bout de quelques semaines. Tant pis. Quand on était sur la feuille de match de Caen - Saragosse, quand on a porté le maillot de Malherbe après avoir fait des passes à Maradona, quand on a trimballé sa calvitie avec autant de brio et de classe sur tous les terrains de D1, on fait partie de l'histoire du club.

La liste des 50 :

50. Philippe Prieur

49. Rudi Garcia

48. Steve Savidan

47. Frédéric Née

46. Alexis Thébaux

45. David Sommeil

44. Pascal Vahirua

43. Juan Eduardo Eluchans

42. Samuel Michel

41. Jérôme Rothen

40. Romain Hamouma

39. Joël Germain

38. Bernard Mendy

37. Jérémy Sorbon

36. Raphaël Guerreiro

35. Willy Görter

34. Luc Borrelli

33. Thomas Heurtaux

32. Mathieu Bodmer

31. Ronald Zubar

30. Grégory Proment

29. Milos Glonek

28. Cédric Hengbart

27. Michel Rio

26. Philippe Montanier

25. Benjamin Nivet

24. Brian Stein

23. Cyrille Watier

22. William Gallas

21. Jean-François Domergue

20. Richard Dutruel

19. Jimmy Hébert

18. Sébastien Mazure

17. Anthony Deroin

16. Benoît Cauet

15. Jesper Olsen

14. Youssef El Arabi

13. Franck Priou

12. Stéphane Dedebant

11. Gabriel Calderón]]>
<![CDATA[Le Noël des Animaux - NANTES 2-1 CAEN]]> text/html fr SO FOOT FC Nantes Atlantique - Stade Malherbe de Caen : 2-1 18e journée de Ligue 2 Dernier affrontement : Nantes 1-3 Caen, 14 mai 2010 (L2) Buteurs : Cissokho et…]]> FC Nantes Atlantique - Stade Malherbe de Caen : 2-1

18e journée de Ligue 2

Dernier affrontement : Nantes 1-3 Caen, 14 mai 2010 (L2)

Buteurs : Cissokho et Cichero pour Nantes, Duhamel pour Caen.

Arbitre : M. Delerue. Et ça se discute pas.

Spectateurs... : 16 779. Tiens, y a des stades de foot, en Ligue 2 ?

Rassasiés par le spectacle ? : 2/5. Soyons honnêtes, le choc des sommets a un peu tourné au flop. Entre des buts de renard et des toiles de gardien, on n'a pas eu grand-chose à se foutre sous la dent, si ce n'est pas mal de déchet technique. Dommage.

Le geste du match : la course de furieux de Lucas Deaux, qui a certes un nom d'onomatopée homérienne, mais aussi une paire de cannes sacrément solides. Au terme d'une percée de 60 mètres, et malgré un tirage de maillot assez apparent sur le défenseur caennais, il balance la gonfle sur la barre.

L'anti-geste du match : on passera sur la faute de main de Damien Perquis sur le premier but nantais ; bon, allez, faut avouer qu'il avait le soleil en pleine poire, et même si dégager le ballon des deux poings dans ce genre de situation n'est pas l'idée du siècle, on va dire que ça arrive. En revanche, le placement de mur du même Damien Perquis sur le second but des Canaris, là, c'est franchement de la gourmandise. C'est d'autant plus inacceptable que Damien Perquis était là, la semaine dernière, pour voir son coéquipier Cuvillier caler le ballon dans le petit filet après que le jeune gardien monégasque Sourzac se soit caché derrière son mur. Franchement, Damien, tu laisserais toutes les portes et fenêtres de ta baraque grandes ouvertes avant de te barrer deux semaines en vacances ? Est-ce que tu veux bien, s'il te plaît, te foutre du côté ouvert sur coup-franc ?

L'homme du match : on a aimé Veretout, Bessat, mais on va quand même rester sur Lucas Deaux, aussi convaincant à la récupération et dans le placement que dans la remontée de balle et l'apport au secteur offensif. Le nouveau Da Rocha, en somme.

L'anti-homme du match : bon ben on va en remettre une couche, mais ce sera Damien Perquis. Deux buts pour sa pomme, sans lesquels Nantes n'aurait sans doute rien espérer d'autre qu'un nul...

----------------------------------

Bonnet blanc et blanc Boney M.

Il fut un temps où le Stade Malherbe tapait les mastards du championnat dans l'allégresse la plus totale et se faisait caramboler dans la foulée comme un scooter entre la 2e et la 3 voie du périph'. Et comme on s'écrie "Ahlalala, c'est encore un scooter, tu peux être sûr, ils roulent comme des fous", on ne s'étonnait même plus d'assister au spectacle un brin redondant de onze saucisses Knacki qui explosent une fois qu'on a dépassé la minute au micro-ondes. Eh bien tout cela, les amis, c'est le passé. Les Patoche Boyz ont fait de l'ASM leur chose et de la Ligue 2 leur harem avant d'aller se vautrer à la Beaujoire, certes, sauf que ça n'a plus rien à voir. Malherbe n'a peut-être pas très bien joué au football, mais n'a pas franchement démérité dans les ambitions, ni dévoilé un niveau de jeu inférieur à celui des Nantais.

D'ailleurs, Nantes et Caen, cette saison, ça se ressemble quand même beaucoup : les deux meilleures défenses du championnat (après cette 18e journée, les deux équipes ont inscrit toutes les deux 27 buts, Nantes en a encaissé 11 et Malherbe 13), deux formations basées sur une assise défensive irréprochable, aussi stables que promptes à se porter vers l'avant quand le temps le permet. Et surtout, le FCNA et le SMC savent s'adapter au profil d'une rencontre et gérer quand ils ont pris les commandes. Nantes et Caen sont à coup sûr les deux meilleures équipes de Ligue 2, voilà, c'est dit - jusqu'à ce que la sauce prenne véritablement à Monaco, parce que non, ce n'est pas encore le cas - parce qu'elles ont la maîtrise technique et tactique suffisante pour se caler en défense et envoyer des troufions par escouades transpercer les lignes arrières adverses. Der Zakarian et Garande, à Risk, ils doivent être vachement forts, putain. Le genre de types qui peuvent aller te chercher la Yakoutie en contournant l'Ukraine, qui ne se jettent pas comme des noobs sur l'Océanie, et qui te balancent en fin de partie, au moment de retourner leur carte "Objectif" : "Bon, allez, voilà, je viens de conquérir l'Afrique, mais je peux te le dire, maintenant, ça fait une heure et demie que j'ai gagné, il me fallait juste l'Amérique du Sud et l'Asie.

Si les deux équipes se valent, on accordera à Nantes des valeurs morales sans doute supérieures (faut dire que les mecs, leur président, c'est Kita, et il n'y a encore pas si longtemps, y avait aussi Pascal Praud et y avait même Bégaudeau qui parlait de leur racheter le club, et Nantes, ça fait un moment qu'ils sont dans la panade, alors évidemment, ça forge le caractère). Malherbe dispose pour sa part d'un léger avantage dans le secteur offensif, parce que chez les Canaris, en dehors de Djordjevic, laisse tomber comment c'est le désert (Djordjevic, pour info, c'est déjà 13 buts cette saison, soit presque 50% des buts de son équipe, hein). Et ben justement, Djordjevic, il était pas là...

Football factory.

Frédéric Peteyrens est un homme respecté, au Stade Malherbe. Au début, on se foutait un peu de sa gueule, et tout, rapport au fait qu'il s'incluait dans l'effectif en tant que 3e gardien. Mais Fred, c'est quand même le mec qui a inventé Elana, avant de modeler Vincent Planté avec ses petites mains, puis de mettre au point Alexis Thébaux. Le mec, c'est pas une bille, et du coup, à chaque fois qu'on part de Ligue 1, on laisse un gardien en souvenir ; on les laisse derrière nous comme des petits cailloux pour être sûr de retrouver notre chemin. En 2005, on a laissé Elana. En 2009, hop, on a refourgué Planté. Et en 2012, zou, on a mis Thébaux en dépôt-vente en Bretagne. Sans compter Costil à Rennes. Ce que vous ne savez peut-être pas, c'est que ce plan machiavélique fait partie d'une vaste conspiration mise en place par Franck Dumas il y a presque 10 ans maintenant, visant à installer des gardiens normands dans toutes les cages du pays. C'est ça, comme dans les Envahisseurs, on place nos hommes à tous les étages du pouvoir. Comme ça, tu peux être que quand on va activer le "Projet Chaos", ça va swinguer tous les week-end et Malherbe sera champion de Ligue 1 avec 116 points et 253 buts inscrits.



La dernière trouvaille de Fred s'appelle Damien Perquis. Une fois qu'on a réalisé que ce n'était pas le défenseur sochalien qui avait signé chez nous, on s'en est un peu désintéressé, soyons honnêtes. Et comme tous les autres gardiens se sont échappés en courant (on songe à renommer les plages du 6 juin les plages du Rembarquement, d'ailleurs), aujourd'hui, il ne reste que l'ami Perquis. Bon, pendant un moment, on n'a trop rien dit. Le mec n'a pas un boulot monstre à abattre, vu la défense qu'il a devant lui, et surtout, vu les attaques qu'il a en face de lui. À peine s'étonnait-on quand on le voyait relâcher des ballons de façon un peu suspecte de temps en temps ou louper des sorties aux poings. Et puis soudain, face à Nantes, on a vu. On a tout vu. Caen menait au score, chez le leader, 1-0, et puis zou, deux toiles plus tard, une technique, l'autre tactique, on avait perdu le match. Allez, je sais ce que vous vous dites, Malherbe's Poetry, c'est quand même un gros enfoiré, là, et vous avez sûrement raison : on ne va pas le lapider pour deux boulettes, d'autant plus que c'était les premières aussi flagrantes, et puis surtout, on a bien laissé Planté repartir vivant, alors y a pas de raison. C'est vrai. Mais c'est chiant, quand même.

Le match, en gros, il se résume en deux lignes : Caen entre mieux dans la rencontre, ouvre le score, Nantes est aux fraises, Caen recule un peu trop, concède un peu trop de fautes, Perquis se loupe une fois, Perquis se loupe deux fois, Nantes passe sa seconde période à bien défendre et Caen à mal attaquer. Voilà, rideau. Putain de gâchis, en vérité, parce que Malherbe avait vraiment fait le plus dur. Étant donné les excellentes prédispositions de part et d'autre à bien défendre, le premier but aurait pu - aurait dû - s'avérer capital. Et prends ta tête à deux mains mon cousin, on ne jouait pas depuis dix minutes que Duhamel profite d'une air passe décisive de Nabab pour surprendre Rémy Riou, pas non plus exempt de tout reproche sur ce coup. Malherbe dispute une première demi-heure de qualité, Nantes loupe une passe sur deux et s'échine à résoudre maladroitement l'énigme de la défense caennaise. Et alors que Caen lève un tout petit peu le pied à l'approche de la pause, Perquis jette le bébé avec l'eau du bain. Sur un coup-franc anodin de Cissokho, il jaillit au-dessus de la mêlée, lance son fulguro-poing sur le ballon, ne fait rien d'autre que l'effleurer, et vlan, 1-1. Cinq minutes plus tard, nouveau coup-franc pour Nantes, Cichero se présente face au mur, Perquis délaisse son côté ouvert pour se mettre à l'abri : le tireur nantais n'a qu'à emprunter l'autoroute de Beau Soleil pour donner l'avantage aux Canaris. C'est d'autant plus dommage que Malherbe aurait pu poser de gros problèmes à une formation privée de son seul attaquant potable, obligé de s'en remettre à des défenseurs sur coup de pied arrêté pour revenir.

C'est fou comme ce que vous faites est vain.

Si la première période était assez animée, la seconde tient surtout de la purge. Nantes reprend à son compte l'idée des Caennais : entasser les sacs de sable et envoyer un Gavroche une fois de temps en temps dans le camp ennemi pour ramasser des munitions et voir ce qui se trame. Malherbe, qui pressait haut et attaquait de toute part lorsqu'il menait 1-0, est d'une stérilité affligeante : mauvais choix dans les transmissions, manque de mobilité autour du porteur, déchet technique impardonnable dans un tel match, rythme trop lent pour surprendre la défense ou seulement étirer un peu le bloc. Du coup, sans vraiment briller, les Nantais gèrent leur match comme on a vu les Patoche Boyz en gérer des tas cette saison : double rideau très bien en place, schémas de relance variés et sûrs, et quelques chatouilles dans le cou des Normands pour voir s'ils respirent toujours. C'est même le FCNA qui se procure les plus belles occases : Gakpé oblige Perquis à sortir la parade, Veretout est accroché par Seube dans la surface (oui, y avait sans doute péno), et Deaux frappe la barre après une course de 60 mètres. Côté caennais, il aura fallu attendre la rentrée de Kebano pour frissonner enfin, sans que ça bouleverse véritablement le cours du match, loin de là. Bref, après une seconde période assez chiante, Nantes tape Malherbe 2-1, sans avoir été vraiment bon, ni même meilleur, mais en ayant su profiter du sens des vents, alors que Sorbon et ses copains n'ont jamais pu passer le Cap Horn. C'était comme le Noël des Animaux dans South Park : on est venus avec des bons sentiments, et on s'est fait avoir comme des bleus.



Le FCNA s'envole en tête de L2, et c'est tant mieux pour eux. On serait même d'accord pour laisser la pole à Châteauroux, pour éviter de se coltiner Monaco, tiens. Caen, pour sa part, retombe à la 4e place, derrière une équipe guingampaise qui a su négocier un point avec Lens. Angers s'est joint au peloton de tête. Autrement dit, la seule certitude que l'on a vraiment aujourd'hui, c'est celle qu'on a les moyens de nos ambitions. Malherbe devrait monter en L1, avec Nantes et Monaco, au nez et à la barbe des Angevins - Guingamp sera tombé à la 8e place. Mais il va falloir montrer davantage de régularité pour y parvenir. Pas beaucoup... Une pincée suffira.

"INSTANTANÉMENT COMME ÇA / REPRENDRE DE VOLÉE D'AUSSI LOIN / COMME ELLE VIENT"

La bande-son : le morceau Kill all hippies, de Primal Scream, sur le disque XTRMNTR - oui, c'est Exterminator sans les voyelles.

----------------------------------------------------------

Tous les scores de la 17e journée :

Angers 2-1 Auxerre (Angers, la hype de cette saison)

Arles-Avignon 2-2 Tours (d'ores-et-déjà le but d'enculé de la saison)

Châteauroux 0-0 Clermont (vous vous attendiez à quoi ? 6-4 ?)

Gazélec Ajaccio 3-1 Laval (chute libre en Mayenne)

Le Havre 1-0 Le Mans (combat d'articles)

Monaco 1-1 Nîmes (bien fait !)

Dijon 3-1 Istres (Istres est déjà en vacances)

Nantes 2-1 Caen

Lens 1-1 Guingamp (ça nous arrange)

Niort [ce soir] Sedan

----------------------------------------------------------

Le classement :

| 1. Nantes | 36 pts | (+16) | | 2. Monaco | 33 pts | (+13) | | 3. Guingamp | 31 pts | (+7) | | 4. Caen | 30 pts | (+14) | | 5. Angers | 30 pts | (+9) | | 6. Istres | 27 pts | (+4) | | 7. Dijon | 27 pts | (0) | | 8. Lens | 27 pts | (-4) | | 9. Le Havre | 24 pts | (-3) | | 10. Nîmes | 22 pts | (-2) | | 11. Tours | 22 pts | (-10) | | 12. Châteauroux | 21 pts | (+2) | | 13. Auxerre | 21 pts | (-5) | | 14. Le Mans | 21 pts | (-5) | | 15. Clermont | 21 pts | (-5) | | 16. Laval | 20 pts | (-3) | | 17. Arles-Avignon | 18 pts | (-11) | | 18. Niort (-1) | 17 pts | (-2) | | 19. Gazélec Ajaccio | 16 pts | (-5) | | 20. Sedan (-1) | 10 pts | (-10) |

----------------------------------------------------------

Le Stade Malherbe en chiffres :

- 9 victoires, 3 nuls, 6 défaites

- 27 buts inscrits (2e meilleure attaque à égalité avec une autre équipe)

- 13 buts encaissés (2e meilleure défense)

- meilleur buteur : Mathieu Duhamel (7 buts) +1

- meilleur passeur : Fayçal Fajr (4 passes décisives)

- cinq derniers matches : NVDVD (7 points sur 15 possibles)

- 30 points pris sur 54 possibles (environ 1,8 points/match)

- 6 points de retard sur le leader

- 1 point de retard sur la zone de promotion

- 13 points d'avance sur la zone de relégation

- 20 points d'avance sur la lanterne rouge

----------------------------------------------------------

Retrouvez Malherbe's Poetry sur Facebook !

Et maintenant, Malherbe's Poetry est aussi sur Twitter ! (@MalherbesPoetry)]]>
<![CDATA[Alors, c'est qui le patron ?]]> text/html fr SO FOOT Stade Malherbe de Caen - AS Monaco : 3-0 17e journée de Ligue 2 Dernier affrontement : Monaco 2-2 Caen, 26 février 2011 (L1) Buteurs : Duhamel, Cuvillier et…]]> Stade Malherbe de Caen - AS Monaco : 3-0

17e journée de Ligue 2

Dernier affrontement : Monaco 2-2 Caen, 26 février 2011 (L1)

Buteurs : Duhamel, Cuvillier et Nabab pour Caen. On aurait eu le temps, on faisait même marquer Traoré et Raineau, dis donc.

Arbitre : M. Castro, qui a plutôt rempli son office, même si on pourra lui reprocher d'avoir flingué le match un peu vite en dégainant un rouge dispensable à Subasic.

Spectateurs... : 13 262. Au vu des chiffres enregistrés récemment, et compte tenu que le match avait lieu un mardi soir, c'est plutôt satisfaisant.

Rassasiés par le spectacle ? : 4/5. Une première période de première bourre, sans temps mort, avec assez d'occasions franches pour nourrir un supporteur nancéen pendant des mois. Après la pause, les débats sont devenus plus rugueux, Monaco ne parvenant jamais vraiment à lâcher les chiens, et Caen se contentant de gérer son timing comme un ministre en exercice.

Le geste du match : le débordement d'Aurélien Montaroup, qui transforme une possession de balle stérile aux abords de la surface de réparation en une flèche meurtrière qui vient se ficher dans le coeur de la défense monégasque : après avoir cavalé sur une trentaine de mètres et résisté au retour d'un défenseur, il parvient finalement à adresser un centre parfait sur la tête de Mathieu Duhamel, qui n'a pas à se fouler pour ouvrir le score.

L'anti-geste du match : le placement du jeune Martin Sourzac, à peine entré en jeu dans les cages de l'ASM pour son 7e match professionnel (et son premier de la saison), qui place son mur à l'arrache et se cale derrière, sans qu'on sache trop pourquoi, alors que Cuvillier frappait son coup-franc d'une vingtaine de mètres à peine. Oui, c'est un peu comme se déguiser en ampoule à un congrès de fanatiques de Claude François : faudra pas se plaindre ensuite, mon gars.

L'homme du match : quand Nicolas Seube a appris que Laurent Agouazi ne serait pas là pour cette confrontation face à l'AS Monaco, il a regardé Thibault Moulin qui ouvrait religieusement le sachet en plastique du Pépito que sa maman avait glissé dans son sac d'entraînement, et il a souri. A-t-il jamais eu besoin de personne, à vrai dire ? Si Nico n'est plus le captain, il est toujours le gourou, le mec. Et il a taclé, et il a récupéré, et il a relancé, et il a couru, et il a perdu 8 litres de sueur, et il a fait des reprises de volée à ras les cagettes, et il a dansé le jerk, et il a fait remonter le bloc, et à la fin du match, en voyant que l'ASM l'avait mauvaise, il leur a même donné des ballons pour qu'ils aillent jouer plus loin. Mon Dieu, mais quel homme !

L'anti-homme du match : il y a un type à Monaco qui s'appelle Wolf, et en plus, il est capitaine. Il est Allemand, et il a une tête à jouer les seconds rôles de séries télés danoises toutes pourraves. Et ce garçon, il a une capacité phénoménale à oublier des trucs. J'sais pas, il couve peut-être un Alzheimer, mais quand même... T'as l'impression que dès qu'un attaquant sort de son champ de vision, hop, il l'oublie. Du coup, Nabab et Duhamel s'en sont donné à coeur joie.

L'énorme blague du match : entendre Claudio Ranieri, qui entraîne un club de football dirigé par un milliardaire russe (déjà incarcéré pour une possible implication dans une histoire de meurtre), parler de "corruption" du corps arbitral, alors que nous, on est déjà obligés de payer nos joueurs en yaourts, c'est sans conteste LA blague de cette fin 2012. Merci Claudio.

----------------------------------

J'vous l'ai déjà dit, que je supportais pas les Monégasques ?

Enfin si, il fut un temps où ils avaient même plutôt ma sympathie. L'époque Giuly/Rothen/Evra/Morientes/Prso, par exemple, c'était vraiment chouette, et je me rappelle avoir suivi tous les matches de leur épopée européenne, moins par opportunisme que motivé par une réelle attirance pour le jeu et le spectacle proposés (oui, je sais, parler de spectacle pour une équipe entraînée par Didier Deschamps, c'est un peu comme évoquer la délicatesse et la finesse du jeu des acteurs pour parler du porno ; et pourtant, je vous jure qu'on a rarement assisté à une campagne européenne aussi trépidante en France). Bref, à cette époque, j'aimais bien l'ASM. Et puis les choses ont commencé à déraper. Ludo est parti, Rothen est parti, tout le monde est parti, et Jérôme de Bontin est arrivé, et il a déclaré, au moment de recruter Park Chu-Young que le club devait "s'ouvrir au marché asiatique" et puis Monaco a commencé à ressembler à une équipe de D2 uruguayenne, tu connais plus aucun joueur, ils ont Yomollo, ils le font même pas joué, ils ont Aubameyang, ils se foutent de sa gueule, et puis les Russes sont arrivés. Sincèrement, je voudrais bien qu'on m'explique où se situe le soupçon de cohérence qui peut exister dans la composition de l'effectif monégasque. Tu regardes la composition d'équipe, tu perds déjà trois dixièmes à chaque oeil. Kagelmacher ? Il joue vraiment au foot, lui ? Germano-uruguayen ? C'est une blague ? Jakob Poulsen ? Giorgios Tzavellas ? Mais c'est pas possible, ils recrutent leur mec en fonction du nombre de points que ça va leur rapporter au Scrabble, ou quoi ?

Même si recevoir les défiscalisés constituait une belle affiche et une source de motivation supplémentaire pour les Patoche Boyz, l'urgence était surtout de se remettre à jouer au foot pour Malherbe. Parce que les deux dernières sorties de nos Caennais avaient quelque chose d'inquiétant : physiquement cramés, orphelins de leur leader technique et organisateur de jeu Fayçal Fajr, on ne peut pas dire qu'ils aient montré grand-chose de valable face à Angers ou Dijon. Bon, on n'en était pas encore à s'affoler, hein, mais un vent du large semble pousser les équipes de l'ouest actuellement (Guingamp et Nantes), et il aurait été con de tomber du train en marche. Du coup, Patrice Garande avait abandonné son système à cinq défenseurs et fait confiance à Livio Nabab, auteur d'une jolie perf' en Coupe de France, pour dynamiser son attaque. Bien vu. Parce que dès le coup d'envoi, Malherbe branche le fil rouge sur le bouton rouge et dynamite l'arrière-garde monégasque. Enfin, on retrouve ces phases offensives dynamiques et ce pressing tout-terrain qui nous enchantent et qui semblent en mesure d'asphyxier n'importe quelle équipe de Ligue 2. Pas moins de cinq ou six Caennais se portent aux avants à chaque possession de balle, les solutions sont légion pour le porteur et permettent une variété salvatrice dans les techniques d'approche. Montaroup et Nabab travaillent sur les ailes, Duhamel allume des mèches et crée des brèches dans la paroi déjà bien érodée du Rocher, et les espaces de tir se multiplient. On ne joue pas depuis vingt secondes que Mathieu Duhamel tente déjà sa chance, des 20 mètres et depuis une position excentrée, obligeant Subasic à la parade. Parfaitement en place, pas vraiment menacés par les transmissions longues et hasardeuses de l'ASM, les Patoche Boyz s'amusent, récupèrent le ballon haut et canardent dès qu'ils en ont l'occasion. À la suite d'un joli numéro conclu par un sombrero d'Aurélien Montaroup, Seube hérite du ballon aux 25 mètres et balance une reprise qui frôle le montant. Le vent de l'insurrection souffle dans les bronches des défiscalisés, et c'est sans réelle surprise que Malherbe prend bientôt les commandes : Montaroup fume Kagelmacher d'une course rectiligne et centre au cordeau pour Duhamel, complètement oublié au second poteau, qui n'a plus qu'à mettre la tête pour tromper Subasic. 1-0.



L'Embuscade à la mode de Caen.

Les Monégasques sont certes habitués à se faire bousculer cette saison, mais pas à subir les assauts belliqueux d'une bande de Normands dont les qualités techniques sont largement équivalentes aux leurs. Parce que oui, inutile de complexer plus longtemps : l'effectif du SM Caen n'a rien à envier à celui de l'AS Monaco. Il suffit d'avoir un oeil sur la remontée de ballon de Malherbe, tout en redoublements et courses croisées, pour comprendre que les défiscalisés dans un mauvais jour n'avaient aucune chance. Malgré quelques incursions dans le camp caennais, une frappe soudain de Raggi bien captée par Perquis et une superbe patate de Carrasco qui vient se fracasser sur le poteau, Monaco n'existe que par intermittences, et ne s'exprime que sur des occasions saisies au vol. Incapables de construire et de se défaire du marquage, les hommes de Ranieri semblent attendre que le vent leur soit favorable. Sauf que Livio Nabab file plus vite que le vent, défie le mur du son, se carapate dans le dos de la défense et vient s'emplafonner sur Subasic, auteur d'une sortie légèrement fantaisiste, un peu en mode gangnam style mais sans tenir les rênes du canasson. La faute est logique, le carton rouge sévère, et le coup-franc tout aussi discutable - au ralenti, la faute semble être commise à l'intérieur de la surface de réparation, mais bon, ça va tellement vite, on ne va pas trop gueuler. Surtout vu ce qui va suivre. Par contre, sortir une biscotte à la framboise était-il réellement indispensable ? Si la colère de Ranieri et ses allusions à une soi-disant corruption font sourire, on n'a du mal à saisir pourquoi le gardien de l'ASM est sanctionné aussi sévèrement, pour une faute pas vraiment intentionnelle, surtout que Livio n'était pas vraiment seul face au but vide même s'il était passé - et puis c'est Livio, hein, il était bien capable de t'envoyer la gonfle en touche en bout de course. Bref, le jeune Sourzac entre en jeu, place son mur, se planque gentiment derrière et laisse trois mètres à Cuvillier pour l'ajuster côté ouvert. Alex n'est pas homme à refuser de telles offrandes et inscrit son 4e but de la saison. 2-0.

À 11 contre 10, avec deux buts d'écart, on est en droit de s'attendre à une seconde période gérée sur un train de sénateur. Au lieu de ça, les Caennais reviennent des vestiaires avec les ambitions municipales d'un député de la Lozère. Alors que les Monégasques dos au mur arrivent enfin à mettre un pied devant l'autre, les Patoche Boyz s'oublient un peu. Sans se mettre véritablement en danger, toutefois. Si l'ASM parvient à poser le pied sur le ballon, les courses offensives ne sont toujours pas coordonnées, les solutions de passes limitées et les espaces offerts par la défense caennaise demeurent minimes. Touré lève le doigt pour dire qu'il est le meilleur buteur du championnat, place une tête qui passe à un quart de poil de mollet de fourmi du poteau, et disparaît pour de bon. Et alors que Monaco s'applique encore à prolonger son temps fort, Calvé, un rien vexé d'avoir expédié le remake de son coup-franc angevin au milieu du kop, dépose un nouveau coup de pied arrêté sur la tête de Nabab, qui a parfaitement coupé au premier poteau pour le but du K.0. technique. La fin de match est un peu plus quelconque, Malherbe alternant entre l'euphorie offensive, en se précipitant à six ou sept devant pour régaler la galerie, et les fautes de concentration, comme ces deux ou trois passes hasardeuses de Seube-non-je-ne-l'accuse-de-rien-c'était-pour-rigoler. Le résultat final est sans appel : Monaco n'avait jamais été corrigé aussi lourdement cette saison, et n'était sûrement jamais tomber non plus sur une équipe capable de la désarçonner avec autant de facilité en s'appuyant sur sa technique et son collectif.



Au-delà de la satisfaction d'avoir retrouvé des ambitions de jeu et réduit en miettes ces trolls de monégasques, on ne peut qu'être enchantés de la bonne opération comptable réalisée hier soir : grâce aux matches nuls de Guingamp et Lens, Malherbe repasse sur le podium et intègre un quatuor légèrement détaché du reste de la meute. Et comme il est inimaginable qu'une équipe dont la ligne d'attaque est emmenée par Cédric Fauré puisse finir dans le trio de tête, la chute de Guingamp n'est qu'une question de temps. Samedi, à Nantes, Malherbe aura de nouveau l'occasion de se faire une réputation de dur à cuire. Les Patoche Boyz peuvent s'avancer sans crainte, et sans la pression d'un bon résultat impératif : c'est juste l'occasion parfaite de s'offrir les deux leaders en quatre jours.

"INSTANTANÉMENT COMME ÇA / REPRENDRE DE VOLÉE D'AUSSI LOIN / COMME ELLE VIENT"

La bande-son : le morceau The enemy, de The Raveonettes, sur le disque Observator.

----------------------------------------------------------

Tous les scores de la 17e journée :

Clermont 0-1 Nantes

Caen 3-0 Monaco

Guingamp 0-0 Arles-Avignon

Istres 3-0 Le Havre

Laval 1-4 Angers

Le Mans 1-0 Gazélec Ajaccio

Nîmes 2-0 Châteauroux

Tours 0-0 Lens

Auxerre 4-2 Niort

Sedan [ce soir] Dijon

----------------------------------------------------------

Le classement :

| 1. Nantes | 33 pts | (+15) | | 2. Monaco | 32 pts | (+13) | | 3. Caen | 30 pts | (+15) | | 4. Guingamp | 30 pts | (+7) | | 5. Angers | 27 pts | (+8) | | 6. Istres | 27 pts | (+6) | | 7. Lens | 26 pts | (-4) | | 8. Dijon (-1) | 24 pts | (-2) | | 9. Nîmes | 21 pts | (-2) | | 10. Le Havre | 21 pts | (-4) | | 11. Auxerre | 21 pts | (-4) | | 12. Le Mans | 21 pts | (-4) | | 13. Tours | 21 pts | (-10) | | 14. Châteauroux | 20 pts | (+2) | | 15. Laval | 20 pts | (-1) | | 16. Clermont | 20 pts | (-5) | | 17. Arles-Avignon | 18 pts | (-11) | | 18. Niort | 17 pts | (-2) | | 19. Gazélec Ajaccio | 13 pts | (-7) | | 20. Sedan (-1) | 10 pts | (-10) |

----------------------------------------------------------

Le Stade Malherbe en chiffres :

- 9 victoires, 3 nuls, 5 défaites

- 26 buts inscrits (2e meilleure attaque)

- 11 buts encaissés (2e meilleure défense)

- meilleur buteur : Mathieu Duhamel (6 buts) +1

- meilleur passeur : Fayçal Fajr (4 passes décisives)

- cinq derniers matches : VNVDV (10 points sur 15 possibles)

- 30 points pris sur 51 possibles (environ 1,7 points/match)

- 3 points de retard sur le leader

- 0 point de retard sur la zone de promotion

- 13 points d'avance sur la zone de relégation

- 20 points d'avance sur la lanterne rouge

----------------------------------------------------------

Du côté du Facebook de Malherbe's Poetry :

Matthieu : "L'Embuscade, c'est plus fort que le monaco."

Emmanuel : "Messieurs les monégasques, sachez que Kandia n'est pas à vendre."

Dimitri : "Chapeau aux joueurs: ils ont quand même mis 3-0 à l'incroyable, la terrible, l'invincible armada monégasque coachée par ce divin Claudio Ranieri qui, on le sait de source aussi sûre que le PSG sera champion cette saison, les emmènera en LdC l'an prochain."

----------------------------------------------------------

Retrouvez Malherbe's Poetry sur Facebook !

Et maintenant, Malherbe's Poetry est aussi sur Twitter ! (@MalherbesPoetry)]]>
<![CDATA[Du jus de pomme au champagne]]> text/html fr SO FOOT (par Zerka, envoyé spécial de Malherbe's Poetry en Champagne) Reims Sainte-Anne - Stade Malherbe de Caen : 0-5 8e tour de coupe de France Dernier affrontement :…]]> (par Zerka, envoyé spécial de Malherbe's Poetry en Champagne)

Reims Sainte-Anne - Stade Malherbe de Caen : 0-5

8e tour de coupe de France

Dernier affrontement : probablement jamais

Buteurs : Nabab, Cuvilier, Maubèche c.s.c, Kebano, Moulin

Arbitre : M. Rouisnard. Rien à signaler au cours d'un match disputé dans un bon état d'esprit.

Conditions de jeu : 0°, pelouse grasse et bosselée ; en même temps, avec 5 cms de neige la veille...

Spectateurs... : 800 dont une vingtaine de Caennais.

Rassasiés par le spectacle ? : 3/5. Pas d'envolées techniques sur un terrain en mauvais état avec deux équipes qui ont joué le jeu, chacune ayant sa mi-temps, la première pour Sainte-Anne, la deuxième pour Caen.

Le geste d'avant-match : à l'échauffement, Thibault Moulin tire au-dessus de la cage, une personne tente de contrôler la balle, se rate, et se prend une autre météorite du jeune Caennais qui n'a pas dû aimer ce contrôle approximatif ; la victime s'est d'ailleurs bien faite chambrer par ses copains.

Le geste du match : la Madjer de Kebano qui conclut un beau mouvement collectif caennais amorcé par une transversale de Moulin pour un contrôle plus ou moins raté de Nabab qui arrive sur Raineau qui remet astucieusement (oui, on parle bien de Raineau), pour ce même Nabab qui remet à Kebano.

L'anti-geste du match : sur un centre anodin de Nabab, rebond aléatoire et boulette du gardien rémois qui marque de l'épaule contre son camp, pour plier définitivement le match.

L'homme du match : sans conteste, Livio Nabab, qui a apporté du danger constamment sur son côté droit et qui est impliqué sur trois des cinq buts caennais.

L'anti-homme du match : au hasard (enfin pas trop au hasard), Alexandre Raineau, qui a pris souvent le bouillon sur son côté et qui entre approximations techniques et mauvais choix n'a que sa participation sur le quatrième but pour le sauver.

Compos :

Sainte-Anne : Maubèche - Touré (De Freitas 82'), Poret, Fagot, Olivin - Zeze Kipre, Pillant (Poulain 59') - Fortes (Kouvinga 68'), Bertolino, Gaultier - Millet ; F.ROSENTHAL

SM Caen : Bosmel - Calvé, Pierre, Sorbon, Raineau - Mbone - Nabab, Moulin, Cuvillier (Musavu-King 62'), Montaroup (Kebano 46') - Traoré (Duhamel 46') ; P.GARANDE


-------------------------------------------------------------

Attendre et voir venir.

Lorsque j'ai été muté à Reims en début d'année, je m'étais dit que je pourrais voir la saison prochaine Reims face à Malherbe. Bon, je ne pensais pas vraiment à Sainte-Anne, et comme Reims est en L1 et Caen en L2, le tirage au sort de ce huitième tour de Coupe de France m'a permis de me rattraper et de voir Malherbe en déplacement pour la deuxième fois de ma vie, la première étant un match de coupe de la Ligue perdu au Havre avec des buts de Fauré, ex-joueur du… Stade de Reims, la boucle est bouclée.

Pour en venir à notre match entre l'École de football Reims Sainte-Anne Châtillons et le Stade Malherbe Caen Calvados Basse-Normandie (oui les deux clubs ont des noms très long), qui s'est déroulé à Tinqueux. Malherbe joue en 4-1-4-1 avec Bosmel dans les cages, M'Boné en sentinelle et super Kandia en pointe. Dans ce début de match, Sainte-Anne confisque le ballon et se procure la première occasion à la 4e minute. Suite à un mouvement sur le côté gauche, le milieu Gaultier trouve le numéro 9 (Millet, merci la feuille de match pour trouver les noms) qui après avoir éliminé Raineau met trop de temps à frapper ce qui permet à Sorbon de sauver le coup. Caen n'a pas grand chose à se mettre sous la dent; du coup, Traoré tire de 35 mètres. Bien évidemment, la balle passe largement à côté. Sainte-Anne continue d'attaquer, et à la quatorzième minute, Millet élimine Raineau sur le côté gauche et centre fort devant le but, personne ne reprend la balle sauf Calvé qui n'est pas loin de l'auto-goal. Oh les cons. Sauf que Caen va alors faire preuve d'efficacité en marquant sur sa première occasion. Long centre de Calvé, remise de la tête de Montaroup sur Nabab qui contrôle et met la balle dans le petit filet de Maubèche. 0-1.

Le premier club de Robert Pirès (dont le stade porte son nom) ne se laisse pas abattre et continue d'attaquer. C'est tout d'abord Fortès qui est à l'affût au deuxième poteau sur un corner mais sa frappe passe à côté. Une minute plus tard, Gaultier voit sa frappe détournée par M'Boné. Suite à un coup-franc sur le côté gauche de la surface caennaise, Bertolino (formé à Reims en même temps que Cuvilier) tire directement au but, la balle touche la barre transversale et retombe dans les pieds d'un joueur rémois, lequel ne peut contrôler alors qu'il est à quatre mètres des buts. Caen est acculé sur son but, mais sur sa deuxième action du match, Cuvillier tire sans contrôle des 18 mètres, voit sa frappe qui partait hors-cadre être contrée par Montaroup, qui prend son temps pour servir Cuvillier qui ne rate pas sa deuxième chance d'un tir enveloppé du gauche. 0-2. Cuvillier a l'occasion dans la foulée de marquer un troisième but mais c'est loupé. La mi-temps arrive dans la foulée.

Porter l'estocade.

La seconde mi-temps débute par les substitutions de Montaroup et Traoré qui laissent leur place à Kebano et Duhamel. Les Caennais profitent de la fatigue des locaux pour prendre le contrôle de la balle ; Kebano, Nabab et Duhamel vont tour à tour essayer d'aggraver la marque mais manquent de conviction dans le dernier geste. Les Rémois plient mais ne craquent pas définitivement, sans toutefois s'approcher du but de Bosmel.

Caen va enfin creuser l'écart sur un centre anodin de Nabab de l'angle droit de la surface de réparation. Anodin et raté certes, mais le rebond sur le terrain bosselé envoie la balle sur l'épaule du gardien local qui met la balle dans ses propres filets pour un joli but gag. 0-3. À peine le temps de se remettre de ce but, et Moulin d'une belle transversale alerte Nabab qui contrôle la balle en porte-manteau (plus ou moins volontairement), la balle arrive sur Raineau qui remet sur Nabab qui remet à son tour sur Kebano qui conclut d'une Madjer entre les jambes de Maubèche. 0-4. C'est le premier but pour Caen du joueur prêté par le PSG. Sainte-Anne essaye de sauver l'honneur et se procure quelques corners qui ne donnent rien. Au contraire, sur un corner caennais, une balle mal renvoyée arrive sur Moulin, qui des dix-huit mètres marque le cinquième but de Malherbe. 0-5.

Au final, Malherbe se qualifie tranquillement pour les 32e de finale de la Coupe de France sur un score très flatteur.

--------------------------------

Les notes :

Bosmel (6) : peu sollicité finalement, il a bien fait son job.

Calvé (6) : dangereux offensivement, bon défensivement, hormis sur la première action du match.

Pierre (6) : propre et sobre.

Sorbon (7,5+1) : quelques bons retours défensifs et une belle montée de balle sur une quarantaine de mètres qui méritait mieux. Point bonus pour avoir offert son maillot à un supporter de Sainte-Anne.

Raineau (3+1) : que dire sur Raineau ? La majorité des actions de Sainte-Anne provient de son aile, le coup-franc de Bertolino sur la barre part d'une séquence où il perd le ballon tout seul. Sa participation sur le but de Kebano le sauve. Vite fait.

M'boné (5) : pas vu, pas pris.

Nabab (8) : très actif et dangereux sur son côté, et impliqué sur trois buts. Par contre Livio, quand le gardien fait une boulette, t'es pas obligé de refaire le même centre pourri trois minutes après ; la chance à ses limites.

Cuvillier (7) : beau but et belle activité pour le joueur formé à Reims.

Montaroup (7) : deux passes décisives en une mi-temps. A part ça ? Rien.

Traoré (4-1) : a fait avec ce qu'il avait. Mais il n'a rien eu. Moins un, pour cette tentative vilaine de 35 mètres.

Kebano (6,5+2) : a apporté sa vitesse et sa percussion dans une équipe fatiguée. Sa Madjer couronne sa bonne mi-temps.

Duhamel (5,5) : il a libéré des espaces pour les autres. Par contre, il a bien mal géré le seul face-à-face auquel il a eu droit.

Muvasu-King (non noté) : "Coach, on mène 2-0... - Il faut préserver le résultat. - Et là, on est tranquilles là ? - ... - Coach, s'il vous plaît ! - Bon Ok, tu entres à la place de Cuvillier."

Les supporters caennais (20) : il fallait avoir envie de faire le déplacement. Mention spéciale pour les chants sur BeIn Sport.

Reims Sainte-Anne (7) : Bel état d'esprit, n'a pas fermé le jeu (d'où les deux premiers buts en contre), mais un criant manque d'efficacité offensive (5-6 énormes occasions ratées) .

-------------------------------------

Citations anonymes :

- Sur l'entrée de Kebano : « C'est le Balotelli du Calvados ». C'est ça, oui. Le même que Mario, sauf que nous, on l'élève au poulet fermier. Résultats garantis.

- Sur une frappe complètement ratée de Raineau : « Ce mec, il touche combien ? 50 000 euros par mois et il n'est pas capable de contrôler et de frapper ; comment il a fait pour être professionnel ? » Bah nous non plus, on comprend pas. Par contre, il y a des idées reçues qui circulent sur les salaires des footballeurs, j'vous jure...

Lien vidéo local : http://www.lunion.presse.fr/video/Football%20%28CdF%29%20%3A%20Reims%20Sainte-Anne%20sort%20sans%20rougir/6d64e3efb5es/lunion/sport

Merci à Zerka, accessoirement créateur de la fan page Malherbe's Poetry sur Facebook qui a joué le jeu et s'est dépouillé pour que son blog préféré (après celui de sa petite soeur) puisse vous offrir un compte-rendu de ce match. ]]>
<![CDATA[On ne peut rien contre - Épisode 5]]> text/html fr SO FOOT On ne peut rien contre le départ de Mickaël Landreau du LOSC, contre les mèches rebelles, contre le compte Twitter du Pape, ni même contre les 50 nuances de Grey. La preuve, c'est que j'ai acheté le…]]> On ne peut rien contre le départ de Mickaël Landreau du LOSC, contre les mèches rebelles, contre le compte Twitter du Pape, ni même contre les 50 nuances de Grey. La preuve, c'est que j'ai acheté le bouquin en pensant que ça parlait de Sasha Grey. Déception.

On ne peut rien contre le théâtre absurde de l'UMP, contre le front plissé d'Alain Juppé, contre Nadine Morano, contre les discussions sans fin et les déjeuners sans dessert avec Nicolas Sarkozy. Et surtout, surtout, on ne peut rien contre Wallis et Futuna, un archipel oublié de tous qui a changé le cour de notre Histoire.

On ne peut rien contre l'huile de palme, et on continuera à acheter du Nutella. On ne peut rien contre les virées en boîte de nuit, et on continuera à critiquer M'Vila, même si, au fond, se carapater du Havre relève simplement du bon sens.

On ne peut rien contre les décisions de la FFF, qui tenait visiblement à se racheter un code d'honneur martial et à répondre à ce slogan de l'un de ses principaux sponsors : "Avec Carrefour, je positive".

On ne peut rien contre les pop-up, les pop stars et le pop corn salé. Par contre, concernant le pop corn salé, on a juste envie de demander : "Pourquoi ?"

On ne peut rien contre Benjamin Nivet, qui se remet à marquer des buts dans l'Aube. Alors que ça pue quand même le crépuscule pour les Troyens.

On ne peut rien contre les petits cons qui volent les jouets dans les paquets de Corn-Flakes au supermarché - à ce propos, je vous échange une cuillère jaune fluo Yoda idéale pour manger des céréales contre la cuillère noire Dark Vador.

On ne peut rien contre les Haribo. Même si le petit garçon du logo est sans doute le plus moche au monde, Haribo gagne toujours.

On ne peut rien contre le temps qui passe, contre la nostalgie de Jimmy Hébert, contre les supporteurs du Stade de France, contre Pierre-Emeric Aubameyang, contre l'impatience des Qatariens qu PSG. Et faites gaffe : si vous osez balancer sur le Qatar ou Jimmy Hébert, vous pouvez vous retrouver avec une balle dans la nuque.

On ne peut rien non plus contre l'éjaculation précoce, même si on essaie, vous pensez bien, et vas-y que je pense à des lasagnes qui collent au fond d'un plat, au moignon d'un enfant qui a gambadé sur un champ de mines, au fait qu'on a le droit d'écrire "oignon" n'importe comment, par exemple, en oubliant le "i", aux microbes sur les barres dans le métro, au fil rouge qui permet d'ouvrir les Babibel, à Jean-Paul Belmondo dans "À bout de souffle", aux performances de Youssef El Arabi en Espagne, à la crise économique au battement d'ailes du papillon au silence des agneaux à Bilbo le Hobbit à des gros champignons parce que les champignons c'est ma phobie et est-ce qu'on peut écrire champignon avec un "i" en plus flanqué n'importe où à un paillasson à des chrysanthèmes à la mort à Edgar Allan Poe à l'assassin du 21 et à Philippe Katerine mais rien n'y fait, tu viens quand même.

On ne peut rien contre Jean Calvé quand il a décidé de marquer un but. Le mec pourrait tirer du rond central ou de l'appartement de sa belle-soeur, il trouverait la lucarne. Et si Malherbe n'est pas promu en fin de saison, on aura au mois quelques buts dans le TOP 10 de Téléfoot.]]>
<![CDATA[L'insoutenable légèreté de l'air dijonnais]]> text/html fr SO FOOT Dijon FCO - Stade Malherbe de Caen : 1-0 16e journée de Ligue 2 Dernier affrontement : Dijon 2-0 Caen, 25 mars 2012 (L1) Buteurs : Tavares pour Dijon. Et non,…]]> Dijon FCO - Stade Malherbe de Caen : 1-0

16e journée de Ligue 2

Dernier affrontement : Dijon 2-0 Caen, 25 mars 2012 (L1)

Buteurs : Tavares pour Dijon. Et non, la passe décisive n'est pas signée Gomez, mais Koné.

Arbitre : M. Desiage. Encore un partisan de tolérance zéro.

Spectateurs... : 7 848.

Rassasiés par le spectacle ? : 2/5. Nul doute que les supporteurs dijonnais ont dû être emballés par la solide performance de leur équipe, mais objectivement, Dijon ne s'est pas procuré une foule d'occasions franches et Caen ne constituait pas vraiment l'opposition la plus farouche qui soit. C'est comme la petite rouquine que vous avez levé au Carré, rue Vendeuvre, l'autre jour : sincèrement, bourrée comme elle était, n'importe qui aurait pu la mettre au fond. Peut-être même que vous n'étiez pas sa première fois de la soirée.

Le geste du match : on reste sous le charme du joli enchaînement dijonnais qui amène le but, de l'intelligente remis de la tête "au poste" de Koro Koné et de la frappe en première intention et parfaitement ajustée de Tavares. Il fallait au moins ça pour enfin faire tomber une défense qui n'avait plus encaissé le moindre pion depuis quatre matches.

L'anti-geste du match : on attend toujours que Kandia Traoré décoche enfin sa frappe, dans les dernières minutes de la partie, alors qu'il était isolé et légèrement désaxé dans la surface de réparation dijonnaise. Après avoir passé pas loin de quarante secondes à ajuster sa cible, Super Kandia se prend les pieds sur Bamba et dans un Super Tapis et s'écroule lourdement, sans oublier de se relever en demandant un Super Penalty.

L'homme du match : même s'il a un prénom de monnaie inusitée, Florin Berenguer a disputé une superbe partie, déstabilisant tout le bloc et le replacement caennais à chaque sortie de balle et chaque décalage. Par petites touches, il a esquissé les contours d'un collectif patient et solide.

L'anti-homme du match : ça commence à être une habitude franchement détestable de se retrouver à 10 avant même qu'on n'ait attaqué le dessert. Et si l'expulsion de Laurent Agouazi était un brin sévère, elle n'avait rien de scandaleuse non plus.

----------------------------------

On a dit qu'on arrêtait avec les blagues sur la moutarde.

Laurent Agouazi, au terme du match qui opposait le DFCO au SMC, n'a pas manqué de s'étonner de la pauvreté technique qu'ont laissé entrevoir les Caennais pour la troisième fois consécutive. C'est vrai que depuis la victoire face au Havre à domicile, Malherbe semble plus ou moins au travers de ses matches : malgré une bonne mi-temps contre Lens et les trois points de la victoire contre Angers, les Patoche Boyz sont loin d'afficher la même sérénité et surtout la même propension à pouvoir menacer les défenses adverses à tout instant qui faisaient leur force jusqu'à présent. Et quand on se creuse un peu la tête pour comprendre d'où vient le problème, les éléments de réponse s'avèrent multiples et tout à peu près valables : l'absence prolongée de Fayçal Fajr pour dynamiser l'entrejeu et mettre de l'ordre dans la remontée de la gonfle, l'inédite incapacité de Patrice Garande à faire évoluer son schéma tactique pour offrir davantage de variété à son équipe, l'accumulation des matches qui commencent à peser, tant la philosophie de jeu de Malherbe en ce début de saison implique une débauche d'énergie conséquente, entre contre-attaques menées à toute berzingue pour surprendre des formations pas vraiment habituées à devoir se replacer aussi rapidement et replacement défensif strict. Contre Dijon comme contre Angers, Caen est apparu amorphe, trop recroquevillé autour d'une défense à cinq mal bien en place mais qui semble encombrer tout le reste de l'équipe.



Et si le commentateur des résumés disponibles sur Malherbe TV s'amuse à caler des fausses blagues sur la "moutarde dijonnaise corsée", il oublie un peu vite que c'est avant tout la passivité caennaise qui a permis aux hommes de Dall'oglio de s'imposer. Le plus navrant, dans cette histoire, c'est que Malherbe et ses résultats récents qui collent pourtant les miquettes n'ont même pas été en mesure de faire douter un seul instant une équipe qui n'avait remporté qu'un seul de ses neuf derniers matches en championnat, malgré un statut de grandissime favori à la montée. C'est vrai, quoi, ils auraient au moins pu faire semblant de trembler un peu, ces cons ! Surtout qu'en vrai, même si Dijon a disputé un match de qualité face à Caen, le DFCO est pourtant très loin de valoir Angers en ce moment. Plus empruntés, plus prévisibles, plus approximatifs, et surtout moins tranchants, les Dijonnais ont quand même eu besoin de plus d'une heure pour en coller un à ces Caennais mous du genoux, sans vraiment se procurer trois douzaines d'occasions avant ça. Une façon comme une autre de dire que le SMC n'a pas besoin de montrer grand-chose pour s'imposer dans ce championnat (contre Angers, un coup-franc a suffi), et qu'il n'en a même pas été capable face à Dijon. C'est dire si le match des Patoche Boyz a été proche du néant.

Ravaleurs de chaussettes.

Dès l'entame, Malherbe est dépassé dans le jeu et dans les ambitions. Tavares se loupe une première fois à bout de la tête (3'), Koné oblige Perquis à la parade, encore de la tête (10'), puis loupe le cadre malgré un nouveau marquage défaillant, toujours de la tête. Dijon peine toutefois à se créer des opportunités balle au pied, tant la défense regroupée et bien touffue mise en place par Garande semble poser des problèmes à tout le monde. Pendant une demi-heure, on assiste, pas vraiment affolés, à ce morne spectacle. Comme Angers une semaine plus tôt, Dijon domine de la tête et des épaules, mais ne parvient pas à concrétiser sa maîtrise du jeu. On se dit qu'on s'en fout un peu, qu'Agouazi va bien finir par nous caler une cacahuète des 25 mètres avant de s'en aller reprendre un café-crème pour fêter ça. Sauf qu'Agouazi, ben il avait d'autres projets pour la soirée. À la suite d'un contact un brin rugueux sur la cheville de Guerbert qui, après tout, n'a qu'à pas se trimballer un nom aussi moche, voilà notre numéro 5 qui se ramasse une biscotte confiture framboise et qui doit abandonner ses petits camarades. Bon, les gars, sérieux, ça fait quatre putain de cartons rouges sur les dix dernières journées. J'sais bien qu'il est facile, ce championnat, mais si vous pouviez attendre d'avoir assuré la montée avant de faire les mariolles, ce serait sympa. C'est bien de faire respecter la loi au milieu de terrain (les quatre exclusions concernaient des milieux de terrain : une fois Seube, deux fois Cuvillier, et donc, une fois Agouazi), mais il y a des limites. Bon, après, il est vrai que la sanction envers Lolo est un brin excessive : il n'y a rien de méchant ni de vraiment dangereux dans le geste du Caennais, juste une agressivité mal maîtrisée qui se transforme en un coup de crampons sur la guibolle et la chaussette, dans un duel debout. Ça valait assurément un jaune, sans doute pas un rouge. Bref, pas sûr que ça aurait changé quoi que ce soit, de toute façon. Malherbe était déjà nul à 11, alors bon...

Dans la foulée, Mollet et Koné se procurent une vraie belle occasion, sur un joli centre de Guerbert (qui n'était donc pas estropié) : le premier balance en plein sur Perquis, le second en plein sur son copain Kevin qui lui faisait coucou en tribunes. La mi-temps ne change pas grand-chose aux affaires caennaises, si ce n'est que Guerreiro a repris juste assez de souffle pour placer une jolie accélération et une frappe légèrement trop enlevée (le jour où il va le marquer, son premier but, ça va être un bijou, vous allez voir). Première tentative caennaise loupée, donc. Autant dire qu'à Dijon, ça leur en touche une sans faire bouger l'autre. Jean-Jacques Pierre tente sa chance lui aussi, du pointu. On se retient de rire, et on se dit que cette fois, si on chope un point, ce sera déjà le bout du monde. Malherbe respire un tout petit peu, prend le risque de se replier un tout petit peu moins vite, et le paie cash : Souprayen balance une jolie parabole jusqu'à Koné, lequel remet de la tête à Tavares, qui envoie sa volée dans le petit filet. 1-0, net, propre et sans bavure. On se dit que ce premier but encaissé depuis belle lurette va enfin réveiller les Caennais, mais il semblerait que la valise contenance toute la motivation et le caractère des Caennais se soit paumée à l'aéroport de la Côte d'Or. Cissé est même tout près de planter le but du KO sur une patate surpuissante mais encore une fois en plein sur Perquis - à croire qu'ils avaient décidé de le fusiller. Traoré aurait pu réaliser un véritable coup de Super Héros, à dix minutes de la fin, sur un service de Calvé, mais le Super Kandia commence vraiment à se traîner et n'a même pas réussi à tirer.



Malherbe concède donc sa première défaite depuis la 11e journée et se retrouve donc à 2 longueurs du podium. Rien de vraiment grave en soi : les Caennais ont le temps et les ressources pour retrouver la place qui doit être la leur, parmi le trio de tête et puis, sérieusement, Nantes et Guingamp, ça ne PEUT PAS tenir la distance. Ce qui est un peu plus inquiétant, c'est le mauvais pli pris par Malherbe au cours des dernières semaines, dans le jeu, qui semble vouloir se contenter de remuer une ou deux fois par match. On ne sait toujours pas quand Fayçal Fajr, seul véritable organisateur de jeu de l'effectif, et accessoirement meilleur passeur du club, retrouvera son niveau de jeu, abandonné entre les crocs d'une saloperie de clébard. Espérons que les Patoche Boyz se rassurent face à Reims Saint-Machin histoire d'aborder le virage monégasque dans les meilleures conditions possibles. Parce que je vous le dis tout net : hors de question qu'on fasse autre chose que de les atomiser, cette bande de planqués défiscalisés.

"INSTANTANÉMENT COMME ÇA / REPRENDRE DE VOLÉE D'AUSSI LOIN / COMME ELLE VIENT"

La bande-son : le morceau Yeah, de LCD Soundsystem, sur le documentaire Shut up and play the hits.

----------------------------------------------------------

Tous les scores de la 14e journée :

Angers 0-0 Nîmes

Arles-Avignon 0-0 Le Mans

Nantes 0-0 Niort

Châteauroux 1-1 Auxerre

Le Havre 3-0 Tours

Lens 1-0 Laval

Monaco 3-1 Sedan

Dijon 1-0 Caen

Gazélec Ajaccio 0-1 Clermont

Guingamp 1-0 Istres

----------------------------------------------------------

Le classement :

| 1. Monaco | 32 pts | (+16) | | 2. Nantes | 30 pts | (+14) | | 3. Guingamp | 29 pts | (+7) | | 4. Caen | 27 pts | (+12) | | 5. Lens | 25 pts | (-4) | | 6. Angers | 24 pts | (+5) | | 7. Istres | 24 pts | (+3) | | 8. Dijon | 24 pts | (-2) | | 9. Le Havre | 21 pts | (-1) | | 10. Châteauroux | 20 pts | (+4) | | 11. Laval | 20 pts | (+2) | | 12. Clermont | 20 pts | (-4) | | 13. Tours | 20 pts | (-10) | | 14. Nîmes | 18 pts | (-4) | | 15. Le Mans | 18 pts | (-5) | | 16. Auxerre | 18 pts | (-6) | | 17. Niort | 17 pts | (0) | | 18. Arles-Avignon | 17 pts | (-11) | | 19. Gazélec Ajaccio | 13 pts | (-6) | | 20. Sedan | 10 pts | (-10) |

----------------------------------------------------------

Le Stade Malherbe en chiffres :

- 8 victoires, 3 nuls, 5 défaites

- 23 buts inscrits (4e meilleure attaque)

- 11 buts encaissés (2e meilleure défense)

- meilleur buteur : Mathieu Duhamel (5 buts)

- meilleur passeur : Fayçal Fajr (4 passes décisives)

- cinq derniers matches : VVNVD (10 points sur 15 possibles)

- 27 points pris sur 48 possibles (environ 1,78 points/match)

- 5 points de retard sur le leader

- 2 point de retard sur la zone de promotion

- 10 points d'avance sur la zone de relégation

- 17 points d'avance sur la lanterne rouge

----------------------------------------------------------

Retrouvez Malherbe's Poetry sur Facebook !

Et maintenant, Malherbe's Poetry est aussi sur Twitter ! (@MalherbesPoetry)]]>
<![CDATA[Les dangers vendangés d'Angers - CAEN 1-0 ANGERS]]> text/html fr SO FOOT Stade Malherbe de Caen - SCO Angers : 1-0 15e journée de Ligue 2 Dernier affrontement : Angers 2-2 Caen, 22 mars 2010 (L1) Buteurs : Jean Calvé pour…]]> Stade Malherbe de Caen - SCO Angers : 1-0

15e journée de Ligue 2

Dernier affrontement : Angers 2-2 Caen, 22 mars 2010 (L1)

Buteurs : Jean Calvé pour Caen.

Arbitre : M. Lannoy. On n'est peut-être pas encore en L1, mais on a déjà les arbitres de l'élite. Et ça s'est vu, avec une belle prestation arbitrale.

Spectateurs... : 8 068. Alors que Caen joue les premiers rôles, les chiffres de la fréquentation de d'Ornano continuent d'être inquiétants. Il va vraiment falloir qu'on passe sous la barre des 5 000 pour que la LFP réagisse enfin ?

Rassasiés par le spectacle ? : 4/5. Encore une fois, on a assisté à un bien beau match, disputé sur un tempo rapide, sans réels temps morts. Et même si on le doit davantage à Angers qu'au Stade Malherbe, on s'en fout, on n'est pas choucards.

Le geste du match : difficile de ne pas plébisciter le coup-franc magnifique envoyé dans la lucarne par Calvé, histoire de débloquer une situation bien délicate. Étrange dichotomie qui semble porter notre latéral droit, encore une fois bien en difficulté dans le jeu, malgré des intentions offensives louables, et pourtant auteur d'un petit bijou. Ce mec, il nous le fallait au Stade Malherbe, c'est sûr : c'est un concentré de poésie caennaise.

L'anti-geste du match : la simulation Actor's studio de Malik Couturier, devancé sur l'attaque du ballon par Nicolas Seube aux abords de la surface et qui se prend le visage à deux mains alors que le geste de notre Idole n'avait rien de dangereux. Bien vu, sauf que les caméras ont bien capté les mots rassurants de Couturier à Pape Fall, qui s'inquiétait pour lui : "Il ne m'a pas touché".

L'homme du match : quand une équipe espère l'emporter en disputant un match de qualité aussi médiocre, il doit s'en remettre à un gardien dans un grand soir. Pour le coup, on a bien fait de refiler les clefs du camion à Damien Perquis, pas toujours rassurant depuis le début de la saison, notamment sur ses prises de balle, mais auteur d'une vraie belle partie vendredi soir, et décisif à deux ou trois reprises.

L'anti-homme du match : il a longtemps couru après son 10e but de la saison, a tenté dans toutes les positions, sur coups de pied arrêtés, de la tête, à bout portant ou à mi-distance, mais décidément, Claudio Keserü était dans une soirée "bad beat".

Compos :

Caen : Perquis, Guerreiro, Calvé, Musavu-King, Sorbon, Pierre, Agouazi, Seube, Montaroup, Duhamel, Poyet ; P. GARANDE

Angers : Malicki, Hénin, Diallo, Fall, Couturier, Auriac, Frikeche, Diers, El Jadeyaoui, Doré, Keserü ; S. MOULIN


----------------------------------



Come with me to the dark side.

Ça fait bizarre, quand même, d'être le méchant de l'histoire. Tous les supporteurs caennais ont encore en mémoire toutes ces prestations survoltées d'un Stade Malherbe en représentation dans le rôle de la victime méritante, punie sur un coup du sort ou par manque d'expérience. Est-il nécessaire de faire mention du meilleur match disputé par les Caennais lors de la saison passée, et qui s'était achevé sur un vulgaire 2-2 face au PSG (la faute à un but de Jallet après deux déviations favorables) ? Face au SCO d'Angers, c'est pourtant le SMC qui fait figure d'épouvantail, de gros poisson dans la petite mare, censé répondre avec un sang-froid clinique aux ambitions offensives décomplexées d'une équipe louée pour son jeu alléchant et son sens du spectacle. Jérémy Hénin, avant le coup d'envoi, ne dit pas autre chose au micro de BeIn Sport : "Ce soir, on joue contre la meilleure équipe du championnat". Une façon habile de stimuler ses partenaires et de s'assurer de leur implication totale en jouant sur la fibre de l'orgueil. Un peu comme quand Mourinho disait à Benzema qu'il ressemblait à un hippopotame et qu'il ne deviendrait pas un grand joueur s'il continuait à s'enfiler des Mc Chicken en cachette après l'entraînement. En admettant que Malherbe était l'adversaire le plus coriace qui soit (ce qui n'est pas forcément faux), les Angevins se contraignaient à donner le meilleur d'eux-mêmes. Plus grand paraît l'ennmi, plus immense devient l'exploit.

Patrice Garande, lui, a préféré s'en remettre à son schéma tactique et à la géométrie. Comme d'habitude, face aux grosses cylindrées, il aligne son 3-4-3, qui ressemble en fait davantage à un 5-4-1, dans le but de se projeter vers l'avant après avoir cadenassé l'arrière-garde. Ça fait trois matches, au coup d'envoi, que Malherbe n'a pas encaissé un but : autant dire qu'il n'y a pas vraiment matière à s'inquiéter. Quand Patoche envoie ses Boyz sur le pré et se pose sur le banc, il semble serein, confiant, sans doute à juste titre au vu de ce que ses ouailles proposent depuis quelques semaines. Sauf qu'une demi-heure, debout dans son espace technique, Garande tire méchamment la gueule. Pour la première fois depuis de la saison, son schéma montre des limites frappantes, ne sert jamais vraiment les intérêts des Caennais. Parce qu'Angers joue au foot, et plutôt sacrément bien. Remontées de balle supersoniques, sorties du ballon très propres, éléments offensifs complémentaires et capables de prises de risque intéressantes : la première période angevine est encore bien plus admirable que la performance caennaise est décevante. El Jadeyaoui, Keserü, Doré et Diers se relaient pour allumer des foyers dans les trente derniers mètres caennais. Et si le danger vient souvent de gauche, c'est parce que le franco-marocain El Jadeyaoui (ancien international -19 au Maroc et -20 en France) réussit une entame épatante et transforme le couloir de Calvé en champ de ruines à chaque accélération. Sur une énième prise de balle le long de la ligne, il sert avec Malice Keserü, lequel remet au centre où Doré et Diers loupent chacun leur tour l'occasion de prendre l'avantage, grâce à une belle intervention de Perquis. Angers joue avec justesse, rapidité et acharnement. Et domine allègrement le Stade Malherbe pendant plus de quarante-cinq minutes.

Les Caennais, de leur côté, sont bien emmerdés. S'ils ne semblent pas engoncés dans le schéma mis en place par Garande, parce qu'ils parviennent tout de même à varier leurs remontées de balle, ils ont revanche toutes les peines du monde à le faire vivre. Dépassés dans les intentions, l'impact physique et les accélérations, Malherbe subit sans discontinuer les coups de boutoir angevins comme une vieille dame de joie du bois de Vincennes encaisse à grand peine les assauts de celui qui ressemblait à un jeune puceau mais qui semble en fait avoir l'endurance d'un marathonien. Sans qu'aucun Caennais ne soit vraiment à montrer du doigt, les Patoche Boyz sont peu inspirés dans l'utilisation du ballon, n'existent tout simplement pas au milieu de terrain, ne parviennent pas à se projeter vers l'avant (alors que c'est pourtant le but précis du système mis en place par Garande), sont incapables de conserver le ballon dans la moitié de terrain adverse et plus encore de donner un seul ballon exploitable à Mathieu Duhamel, complètement esseulé aux avants postes. L'entraîneur caennais semble quelque peu déstabilisé : Angers va trop vite pour lui laisser le temps de réajuster son schéma. Pourtant, malgré la médiocrité du jeu proposé par le SMC, il demeure une chose intéressante à retenir de cette domination subie : Caen ne lâche jamais complètement prise. Même malmenés et dominés, même dans une très mauvaise posture, les Boyz ne s'enferment jamais dans cette spirale négative qui condamnaient leurs intentions les plus louables par le passé. Si les mauvais choix se répètent et le déchet technique demeure un peu trop voyant, Malherbe ne cesse jamais d'essayer de varier, ne se contente pas de balancer devant pour éloigner le danger, s'escrime à ressortir proprement le ballon... Individuellement, le bilan n'est pas si dégueulasse. Musavu-King, Sorbon et Pierre jaillissent quand il le faut même si une défense à trois centraux mériterait un peu plus de coordination, Guerreiro écrase le champignon comme un malade dès qu'il a de l'espace, Calvé ne renonce jamais à prendre ses responsabilités et apporter du soutien offensivement, Montaroup joue un peu trop souvent à contre-temps mais ses choix sont souvent intéressants, Poyet se montre disponible... Sur le plan collectif, des signes encourageants persistent, comme la relation qu'en Seuls Seube et Agouazi sont véritablement à la peine, les Angevins parvenant un peu trop vite à trouver un espace entre les lignes et dans leur dos. Mais Caen n'est pas encore à terre. La preuve, ils se permettent de répliquer aux vagues angevines : Agouazi loupe le cadre de peu, et Poyet oblige Malicki à se coucher sur une frappe superbe en position de pivot.



Je pose un Calvé et je retiens trois.

Au retour des vestiaires, les débats s'équilibrent un peu plus. Le temps pour Angers d'affoler une fois de plus une défense bien regroupée mais un peu trop statique, via un amour de parabole dans le dos des centraux, que Keserü négocie à la perfection par un enchaînement contrôle de la poitrine/reprise de volée brillamment repoussé du bout des doigts par Perquis, pourtant déjà sur le cul (la prochaine fois, il se bande les yeux, sinon c'est trop facile), et voilà que Malherbe montre enfin un peu de caractère. Sans être beaucoup plus impétueux en attaque, les Caennais parviennent enfin à réfréner les ardeurs angevines en défense. Bon, pour être honnête, ça vient sans doute autant d'une légère baisse de régime des visiteurs que d'une vraie amélioration du jeu normand, mais bon, on va pas être trop regardants, hein. À part les foutues accélérations d'El Jadeyaoui qui commence de plus en plus à repiquer dans l'axe parce qu'il se rend bien compte qu'il va bien falloir apporter le surnombre un jour si on veut que ça passe (mention spéciale à cette course de dingue laissant sur place Guerreiro, Calvé, Agouazi et Seube, ce dernier étant contraint de faire une faute), et les petites alertes à chaque fois que Keserü hérite du ballon, les visiteurs continuent de dominer sans vraiment pouvoir se montrer dangereux.

Du coup, les Caennais ont la bonne idée de s'en remettre aux coups de pied arrêtés pour faire la démonstration de leur expérience engrangée en Ligue 1. Histoire de dire qu'on n'a pas fait le voyage jusque là-bas pour rien. De toute façon, pour se sortir d'une situation qui paraît inextricable, il n'y a que deux moyens de s'en sortir : les coups de pied arrêtés et Livio Nabab. Bon, Livio Nabab, pour s'en servir, c'est un peu le bordel, ça marche qu'un coup sur quinze et en plus on a paumé le manuel - qu'était en polonais, en plus. Du coup, y avait plus que les coups de pied arrêtés. Caen se fait écharper comme jamais dans le jeu, obtient un coup-franc lointain sur une incursion de Guerreiro, et vlan, 1-0. Bon, on se demande encore d'où est sortie cette frappe géniale de Jean Calvé, mais comme on avait déjà pas compris d'où venait la reprise de volée qu'il avait calée en début de saison, on va s'attarder là-dessus, hein. C'est peu dire qu'Angers encaisse mal le coup. Surtout que maintenant que Malherbe n'a plus qu'à défendre, on ramasse les oeufs, on rentre les poules, on ferme le poulailler à clé et puis marre.

Keserü mitraille dès que le ballon atterrit dans ses pieds, mais oublie un peu de se mettre en position de tir avant. Et puis avec constamment huit ou neuf gonzes en défense, tu penses que bien que si Angers s'affole un peu trop et commence à bombarder la défense, ça marchera jamais. C'est même Caen qui est à deux doigts de doubler la mise sur un appel de balle et un plat du pied astucieux de Super Kandia, sauf que Malicki repousse. Malicki, franchement, personne ne lui a dit qu'une coupe comme la sienne, c'est déjà ridicule quand on a 20 ans, mais quand on approche de la trentaine, c'est carrément un motif suffisant pour un licenciement pour faute esthétique grave, hein. Bref, Malherbe s'impose pour la 3e fois en 4 matches et boucle sa quatrième rencontre vierge de tout but encaissé, en même temps qu'il se hisse pour de bon sur les sommets. Mieux encore : si Garande avait déjà atteint le principal objectif de la saison en moins de dix matches en parvenant à reconstruire une équipe et à lui conférer une vraie identité de jeu, voilà déjà le onze normand capable de choper des points à l'expérience. C'est tellement pas nous que ça en devient suspect. Toujours est-il que Malherbe est toujours au top du hip-hop niveau efficacité...

"INSTANTANÉMENT COMME ÇA / REPRENDRE DE VOLÉE D'AUSSI LOIN / COMME ELLE VIENT"

La bande-son : Witching stone, de The Black Heart Procession, sur l'album Six.

----------------------------------------------------------

Tous les scores de la 14e journée :

Caen 1-0 Angers

Istres 0-1 Arlavignon

Laval 3-0 Dijon

Le Mans 0-2 Guingamp

Nîmes 1-2 Lens

Niort 2-2 Châteauroux

Sedan 1-2 Le Havre

Tours 2-1 Gazélec Ajaccio

Auxerre 0-2 Nantes

Clermont 0-1 Monaco

----------------------------------------------------------

Le classement :

| 1. Monaco | 29 pts | (+14) | | 2. Nantes | 29 pts | (+14) | | 3. Caen | 27 pts | (+13) | | 4. Guingamp | 26 pts | (+6) | | 5. Istres | 24 pts | (+4) | | 6. Angers | 23 pts | (+5) | | 7. Lens | 22 pts | (-5) | | 8. Dijon | 21 pts | (-3) | | 9. Laval | 20 pts | (+3) | | 10. Tours | 20 pts | (-7) | | 11. Châteauroux | 19 pts | (+4) | | 12. Le Havre | 18 pts | (-4) | | 13. Nîmes | 17 pts | (-4) | | 14. Le Mans | 17 pts | (-5) | | 15. Clermont | 17 pts | (-5) | | 16. Auxerre | 17 pts | (-6) | | 17. Niort | 16 pts | (0) | | 18. Arles-Avignon | 16 pts | (-11) | | 19. Gazélec Ajaccio | 13 pts | (-5) | | 20. Sedan | 10 pts | (-8) |

----------------------------------------------------------

Le Stade Malherbe en chiffres :

- 8 victoires, 3 nuls, 4 défaites

- 23 buts inscrits (3e meilleure attaque ex-aequo avec une équipe)

- 10 buts encaissés (meilleure défense ex-aequo avec une équipe)

- meilleur buteur : Mathieu Duhamel (5 buts)

- meilleur passeur : Fayçal Fajr (4 passes décisives)

- cinq derniers matches : DVVNV (10 points sur 15 possibles)

- 27 points pris sur 45 possibles (1,8 points/match)

- 2 points de retard sur le leader

- 0 point de retard sur la zone de promotion

- 11 points d'avance sur la zone de relégation

- 17 points d'avance sur la lanterne rouge

----------------------------------------------------------

Du côté du Facebook de Malherbe's Poetry :

Jean-Pierre : "Au suivant..."

Cyril : "Y a pas à dire, la L2 ça me déprime moins que la L1 !"

Stéphan : "Seube et Agouazi qui chopent leur 3ème carton jaune afin de rater le match de coupe... Très fort."

----------------------------------------------------------

Retrouvez Malherbe's Poetry sur Facebook !

Et maintenant, Malherbe's Poetry est aussi sur Twitter ! (@MalherbesPoetry)]]>
<![CDATA[Les 50 meilleurs joueurs de Malherbe - 20 à 16]]> text/html fr SO FOOT Le mois dernier est paru le numéro 100 du magazine SoFoot, et sur le dotcom de SoFoot, notre classement des 100 meilleurs joueurs de l'Histoire. Oui, tout simplement. C'est pourquoi…]]> Le mois dernier est paru le numéro 100 du magazine SoFoot, et sur le dotcom de SoFoot, notre classement des 100 meilleurs joueurs de l'Histoire. Oui, tout simplement. C'est pourquoi Malherbe's Poetry s'est dit que le moment était venu de mettre les choses à plat et de vous faire vibrer un peu (et vous offrir un brin de nostalgie) en composant sa liste des 50 meilleurs joueurs du Stade Malherbe - si j'avais été jusqu'à 100, on aurait été obligés d'intégrer Seyni N'Diaye, et c'était pas possible. Voilà donc la sélection de Malherbe's Poetry, du début de l'ère professionnelle à nos jours, via ce classement plein d'amour, de mauvaise foi, de grâce et de poésie. À la caennaise. Aujourd'hui, voyons qui se classe entre la 20e et la 16e place.

20. Richard Dutruel

Au Stade Malherbe de 1993 à 1995, 68 matchs disputés. Gardien chevelu.



S'il ne devait en rester qu'un... Un seul gardien de but, un seul homme à la coupe héroïque, un seul être à la relance diabolique, un seul joueur de football à avoir porté les couleurs de Caen et du FC Barcelone, ce serait lui. Richard Dutruel. En fait, dans la vie, il y a deux genres de mecs : ceux qui ont vu Richard Dutruel sur un terrain de football, et les autres. Formé à Clairefontaine, achevé au Paris Saint-Germain, où il devint la doublure de Bernard Lama, Richard Dutruel rejoint le Stade Malherbe à l'été 93. Dès son arrivée, il s'installe dans les cages en lieu et place de Philippe Montanier, alors qu'il n'a qu'une dizaine de matchs pros dans les jambes. Autant de ne pas y aller par quatre chemins : Dutruel est arrivé au pire moment, alors que le Stade Malherbe commence à perdre de sa superbe et amorce sa chute depuis la première moitié de tableau jusqu'en D2 (16e en 93-94, 19e en 94-95). Le club ne se remet pas des départs de Dumas, de Gravelaine, de Calderon et de Paille. Malgré des débuts hésitants, le grand Richard fait rapidement belle impression. Sa stature, son placement, son autorité et ses cheveux en font un dernier rempart qui impressionne dès sa première saison en tant que titulaire au poste. Aussi à l'aise sur sa ligne, où il s'avère capable de parades spectaculaires, que dans les sorties, dans lesquelles il s'engage comme un moudjahidine se précipite à un feu d'artifice. Dutruel dans les cages, c'est beau, c'est racé, c'est Caennais. Après deux saisons à protéger la Normandie, Richard s'en retourne à Paris, parce qu'en D2, la mode est à la coupe en brosse. Lama est encore en place, et Vigo a besoin d'un portier : Richard file à l'espagnol, et devient l'un des meilleurs gardiens d'Europe. Le Celta est comblé pendant quatre saisons, jusqu'à ce que le Barça frappe à la porte. Malheureusement, la belle aventure tourne court : les débuts en Catalogne sont brillants, la suite beaucoup moins satisfaisante. Et puis, à l'époque, le Barça, c'est pas Messi, Iniesta, Puyol et Xavi, les mecs, hein, c'est Christanval, Rochemback et... ah si, y avait déjà Puyol et Xavi. Dutruel défend les cages de Rivaldo, Cocu, Kluivert et compagnie pendant quelques mois, avant de perdre peu à peu sa place. Fin de carrière à Alavès et Strasbourg. Mais si vous demandez à n'importe quel supporteur du Stade Malherbe né avant les années 90 qui fut le plus gardien du SMC, vous verrez, il pensera tout d'abord à ces cheveux dans le vent et cette carrure majestueuse. Si Borelli a sa tribune, Dutruel mérite son stade.

19. Jimmy Hébert

Au Stade Malherbe de 1996 à 2006, 321 matchs disputés, 23 buts marqués. Tour de contrôle et barman.



Dix ans. C'est le temps qu'a passé Jimmy Hébert à réguler le trafic au milieu de terrain. Aussi fidèle à son poste qu'un agent de la RATP. Seul joueur connu de mémoire d'homme à avoir eu droit à sa chanson perso dans le kop caennais, véritable chouchou de d'Ornano, capitaine exemplaire, véritable roc capable de te déménager ton armoire normande à la seule force de son index, Jimmy Hébert n'est sans doute pas le plus talentueux des joueurs de football qui ont évolué sous le maillot caennais, mais il est à coup sûr l'un des plus emblématiques. Jimmy, avec sa gueule à avoir tenu la basse de Black Sabbath, fut le plus fidèle et le plus loyal des combattants. Jimmy, quand tu le voyais poursuivre le meneur de jeu adverse à grandes enjambées et que tu fermais les yeux pour ne pas voir le malheureux se faire déchiqueter, tu te disais qu'il aurait eu sa place sur un champ de bataille de l'Antiquité, à faire tournoyer sa hache ou fouetter l'air de sa masse d'arme. Jimmy est l'un de nos derniers Héros. Formé à Dunkerque, où il fait connaissance avec la Ligue 2 dès l'âge de 17 ans (déjà, première stupeur : oui, Jimmy a eu 17 ans un jour, il n'est pas né de l'expérience insensée d'un scientifique allemand qui aurait fui au Venezuela pour préparer une armée super-soldats histoire de poser les bases du IVe Reich). Jimmy débarque à Caen en 1996, alors que le club vient de remonter dans l'élite, et découvre alors la première division. En 96, l'année de naissance du MNK, donc. Pas un hasard. Après une première saison en demi-teinte sur le plan collectif (Malherbe redescend direct en L2), Hébert prend ses aises. Il ne fait pas partie des meubles, il est tout le mobilier. Nombre de matchs disputés au cours des sept saisons suivantes : 40, 36, 37, 35, 34, 35, 35. Son premier match sous le maillot normand : le 24 août 96 contre Lyon. Sa plus belle saison : 1999-2000, en L2, il plante dix pions et termine meilleur buteur du club à égalité avec Horlaville, pardon messieurs-dames. Jimmy Hébert, c'était un rêve de footballeur, une formidable démonstration de ténacité, d'impact physique, un volume de jeu certes restreint mais au sein duquel les adversaires avaient tôt fait de planter une pancarte "Terrain miné". Jimmy mène ses troupes jusqu'à la renaissance, après les années noires (début 00's), retrouve la L1, s'invite au Stade de France sans avoir à payer sa place, pour disputer une finale de Coupe de la Ligue. Jimmy commence à avoir les genoux qui couinent. Déjà, en 2004-2005, il n'a disputé qu'une grosse vingtaine de rencontres. L'année d'après, il en dispute deux autres histoire de saluer la foule et range les crampons, sans regret, sans rancoeur. Jimmy Hébert a ensuite servi les demis et les cocas à la Casa, le bar coincé sous la structure bétonnée du stade. Pas son truc. En plus, il n'a jamais foutu de glaçons dans mon Coca Light. Mais je l'aime quand même.

18. Sébastien Mazure

Au Stade Malherbe de 2001 à 2005, puis de 2006 à 2009, 135 matchs disputés, 43 buts. Buteur en allumettes.



C'est quand même un peu con, que la carrière de footballeur professionnel de Sébastien Mazure se soit presque uniquement limitée au Stade Malherbe de Caen. La quinzaine de matches joués au Havre ne compte pas, la saison à Saint-Étienne n'a marqué les esprits de personne. Et pourtant, Seb Mazure est sans doute l'un des plus talentueux footballeurs qui aient joué en Rouge et Bleu ces dix dernières années. Formé au Havre, il s'engage à Caen à l'été 2001, juste avant que les deux tours ne se cassent la gueule. Véritable newbie à son arrivée au club, il ne lui faudra pourtant pas longtemps pour dévoiler un potentiel certain, en même temps qu'une propension difficilement contestable à se blesser. De deux choses l'une : soit l'infirmière du Stade Malherbe est une sacrée bonnasse, soit Seb Mazure était aussi doué balle au pied que pas du tout destiné à une carrière pro. Le fait qu'il n'ait pas été, comme la plupart des joueurs de sa génération, formé dans un club de formation, y est sans doute pour beaucoup. Peu importe : si les blessures ont sans doute gâché sa vie et anéanti ses légitimes promesses de faire une belle et longue carrière, elles ne nous ont pourtant pas empêché de devenir raides dingues de l'ami Seb. Après une première saison prometteuse, il se fait une place au sein de l'équipe-type dès sa seconde saison, plante 11 buts en 25 matches, dont 10 au cours des 15 dernières journées, qui permettent au SMC de passer de la 19e à la 6e place du classement. C'est déjà beaucoup, mais Seb est capable de beaucoup mieux. Même topo au cours de la saison suivante : blessé lors de la première partie de saison, Mazure empile les cacahouètes lors de la seconde, termine l'exercice avec 10 buts en 23 matchs et permet à Caen de passer en L1. Pas mal. Mais le meilleur est encore à venir. Tout autant que le pire se rapproche. La saison 2004-2005 est celle de la consécration. C'est SA saison. La seule de sa carrière au cours de laquelle il pourra disputer plus de 30 matchs... Résultat : Mazure claque 13 buts (dont 9 au cours des 15 dernières journées), termine 4e meilleur buteur de L1 (oui, c'était une autre époque, quand Paulenta finissait premier avec une quinzaine de cagettes), 2e meilleur joueur du championnat au classement des Étoiles du magazine France Football, et claque même un but malheureusement inutile en finale de la Coupe de la Ligue. Globalement, et comme pas mal de talents malherbistes, Mazure n'a pas eu la chance de voir ses talents valorisés par le SMC. Malgré l'excellente saison de son attaquant vedette, Caen se vautre dans la zone rouge lors de l'ultime journée, et malgré 3 pions signés Maz' lors des 4 derniers matchs. Marquer 13 buts à Caen, à l'époque, relevait pourtant de l'exploit, et Maz' était devenue une machine à profiter du moindre espace pour s'enfuir dans le dos de la défense. Son plus bel ouvrage reste son but face à Lyon, à l'époque ogre intouchable, et pourtant déjà victime préférée du SMC (victoire 1-0, but de Mazure). Après une saison aussi prometteuse, Maz' est rattrapé par la réalité: : il a des jambes en mousse. Son transfert à Sainté ne donne rien, sinon une nouvelle série de blessures et le regret de débarquer au moment où éclot le jeune Bafé Gomis. Mazure marque 2 buts, un en championnat, un autre en Coupe, et enchaîne les bouts de match. La déception est grande et mutuelle. Maz' retourne en Normandie. De nouveau titulaire, il semble en mesure de retrouver son meilleur niveau, jusqu'à ce que les blessures s'en mêlent de nouveau. 20 matches en 2006-07, 10 en 2007-08, 0 l'année suivante, où il ne court plus qu'en CFA. Mazure, c'est l'histoire du petit bonhomme en papier, qui a fait rêver une génération de supporteurs par des déplacements d'une rare intelligence et une adresse exceptionnelle devant les cages, mais qui se déchirait au moindre contact. Un grand monsieur. Qui aurait pu être immense.

17. Anthony Deroin

Au Stade Malherbe de 1997 à 2012, 406 matches joués, 38 buts inscrits.



On pourrait écrire un roman sur la relation qui a lié Anthony Titi "Le Président" Deroin au Stade Malherbe de Caen. Débarqué au SMC à 15 piges, il intègre l'équipe première en 97, l'équipe de France Espoir en 99. Mesurant 1m63 et pesant à peine plus de 60 kilos tout mouillé, Deroin fait partie de ses joueurs atypiques dont les qualités individuelles devaient compenser un impact physique, disons-le, carrément inexistant. Du moment à ses débuts. Ce n'est sans doute pas un hasard si la trajectoire du SMC fut parallèle à la carrière de l'homme qui a décidé d'y consacrer sa carrière. Utilisé comme ailier droit pour sa rapidité lors de ses premières saisons, Titi passe finalement dans l'axe. Sa faculté à accélérer les transmissions, à éliminer un joueur au moment le plus adéquat, à fédérer l'énergie de tout un effectif, crèvent rapidement les yeux. Deroin n'est pas que l'âme et le poumon du secteur offensif, il est aussi le symbole d'une équipe capable de se transformer, de muter, de s'aguerrir. Techniquement au-dessus du lot (un peu fâché avec les coups de pied arrêtés, pourtant, qu'il s'échinait à tirer pour des résultats qui laissaient souvent dubitatif), Deroin anime à lui seul un secteur de jeu en berne au début des années 00's. Il atteint son meilleur niveau en 2002-03, et c'est comme par hasard le moment que choisit le club pour se hisser sur le podium et retrouver enfin la L1. Ça tombe bien, ça commençait à le titiller doucement, Titi, de connaître l'élite. Titulaire indiscutable, joueur le plus souvent utilisé de l'effectif, il n'est pas souvent génial, mais son apport au collectif est d'une régularité sans faille. Un peu trop isolé dans l'entrejeu, il ne suffit pas à éviter la relégation immédiate. Autant revenir plus tard et mieux armé. En 2007, Titi et Malherbe retrouvent la L1. Le club recrute Nivet, qui vient compléter à la perfection, avec Deroin et Proment, un milieu de terrain qui fera des étincelles. La qualité de passes de Nivet associée à l'accélérateur de particules Titi envoient le SMC sur le sommet, 4e à la trêve, 11e en fin de parcours. Titi inscrit même ce qui restera comme son but le plus marquant, une reprise instantanée du plat du pied en pleine lucarne sur un centre de Lemaître, un soir de victoire tonitruante face au PSG (3-0). Titi a encore du jus, régale souvent la chique, mais peine un peu plus à enchaîner les rencontres et à passer entre les blessures. Lorsque Malherbe retrouve la L2 en 2009, Deroin voit sa parenthèse enchantée se refermer doucement. Il dispute des bouts de matchs pendant trois ans, avant de raccrocher les crampons. Voilà, on a tout dit de la carrière d'Anthony Deroin, mais pas grand chose de ce qu'il exprimait sur le rectangle vert. Imprévisible, malin, dribbleur, batailleur, parfois même génial, il était ce joueur qui pouvait te remettre une rencontre sur les bons rails en deux courses et trois coups de rein. De plus en plus teigneux au fil des ans, finalement capable de foutre par terre des défenseurs qui le dépassaient de deux têtes lors de ses dernières années au plus haut niveau, il a ingurgité sans moufter les moqueries dues à des périodes de doute prolongées pour revenir toujours plus fort. Tous ne comprendront pas à quel point Titi Deroin fut important, essentiel même, à la philosophie de jeu complètement barrée du SMC au milieu des années 00's, tout pour l'attaque, rien pour la défense. Sa capacité à provoquer, encore et encore, à insister sur un défenseur qu'il a senti un peu faiblard jusqu'à trouver la faille, une fois peut-être, mais pour donner un ballon décisif derrière, était une merveille. Ses prises de responsabilité et ses prises de risque dignes d'un chef silencieux, qui préférait guider par les gestes plutôt que par les mots. Titi Deroin mesurait 1m63, et il est pourtant un très grand joueur du SMC.

16. Benoît Cauet

Au Stade Malherbe de 1990 à 1994, 155 matchs disputés, 9 buts marqués. Milieu de terrain.



Question : qui fut élu meilleur joueur de l'Inter Milan en 1999, devant El Fenomeno Ronaldo ? Réponse : Benoît Cauet. Formé à Marseille où il ne fut que peu utilisé au cours des trois années qu'il y passa en pro, Cauet rejoint le SMC en 1990 et il y restera jusqu'en 1994. Soit la période la plus longue et la plus belle que le club passera en première division. Titulaire indiscutable dès son arrivée en Normandie, il trouve sa place au sein d'un milieu de terrain de rêve : Rio, Rix, Olsen, Cauet. Y a du sucré et du salé au menu. Le SMC est en pleine mutation : d'une équipe qui découvrait gentiment la D1 et faisait office de gentil candidat à la relégation, Malherbe se transforme en une formation joueuse, au style résolument offensif. C'est sans doute à cette époque qu'est né le romantisme du football caennais. Et Cauet n'y est pas étranger. Arborant une gueule de minot à jouer dans la Boom et une coupe de cheveux qui tombe sur les épaules, Cauet incarne la jeunesse et la fougue d'une équipe qui tient à se faire un nom. Quatre saisons jouées à Caen, 36 matchs par année en moyenne. Jamais blessé, jamais décevant, jamais pris en défaut, jamais montré du doigt, si ce n'est pour son talent, immense. Surdoué de la récupération et de la lecture du jeu, doué d'une technique sans faille et d'une qualité de passes irréprochable, Cauet survole les débats. Le SMC se classe 8e, puis 5e, malgré le départ de Rix. Cauet fait connaissance avec la Coupe d'Europe. Les deux saison suivantes sont un peu moins satisfaisantes sur le plan collectif (11e puis 16e), mais Cauet continue de progresser, à vitesse grand V. Il ira parfaite ses gammes à Nantes, puis à Paris, avant de s'exiler à l'Inter, où il disputera quatre saisons pleines et s'attirera les faveurs du public et de ses coéquipiers. Benoît Cauet n'a jamais disputé le moindre match en équipe de France, la faute aux succès de la bande à Jaquet, qui ne laissait pas beaucoup de place à la concurrence. Cauet s'en fout. Peu de joueurs auront connu une aussi belle carrière, aussi régulière, et aussi méritée. ]]>
<![CDATA[À l'épreuve des balles - LENS 0-0 CAEN]]> text/html fr SO FOOT Racing Club de Lens - Stade Malherbe de Caen : 0-0 12e journée de Ligue 2 Dernier affrontement : Caen 1-1 Lens, 7 mai 2011 (L1) Buteurs :…]]> Racing Club de Lens - Stade Malherbe de Caen : 0-0

12e journée de Ligue 2

Dernier affrontement : Caen 1-1 Lens, 7 mai 2011 (L1)

Buteurs : maladroits

Arbitre : M. Batta. Qui ne s'est pas montré à son avantage. Le carton rouge à Cuvillier est ridicule, les jaunes reçus par Touré, Demont et Agouazi n'avaient pas lieu d'être.

Spectateurs... : 17 567. Ça fait plaisir de voir des gens au stade, tiens.

Rassasiés par le spectacle ? : 4/5. Pas de but, non, mais un match relativement plaisant à suivre, très animé, surtout pendant la première heure de jeu : rythme rapide, ballon vivant, peu d'interruptions de jeu, et jamais trois minutes sans une situation chaude. Wonderful.

Le geste du match : la splendide attaque placée initiée par Aurélien Montaroup, qui décale Raphaël Guerreiro, sur un coup d'oeil exceptionnel, le jeune Caennais vient s'empaler sur Riou, Cuvillier puis Duhamel voient quant à eux leur tentative repoussée par Demont sur sa ligne. Un modèle d'abnégation, de placement et d'attaque collective.

L'anti-geste du match : le comportement minable de Pierrick Valdivia, qui vient chercher l'embrouille front contre front face à Alexandre Cuvillier avant de se jeter par terre comme le dernier Busquets venu. Évidemment, Cuvillier va prendre sa demi-douzaine de matches de suspension pour avoir adressé un bras d'honneur au public en partant. Valdivia, lui, ne sera jamais inquiété par la Commission de discipline, qui a pourtant déjà prouvé qu'elle avait les moyens de gérer ce genre de situations, mais qui n'en fera rien ici.

L'homme du match : on peut dire sans craindre de se tromper que si Rudy Riou n'avait pas été là, les Sang et Or avaient droit à une sacrée correction en première période.

L'anti-homme du match : non, Mathieu Duhamel, tu n'as pas fait un mauvais match, et on ne t'en veut pas une seule seconde. Mais sérieux, il t'en fallait combien, des occases, pour faire trembler un peu les filets, franchement ?

Compos :

Lens : Riou, Touré, Nomenjanahary, Demont, Lemoigne, Valdivia, Baal, Sow, Coeff, Pollet, Plumain ; E. SIKORA

Caen : Perquis, Guerreiro, Calvé, Sorbon, Pierre, Agouazi, Seube, Montaroup, Cuvillier, Duhamel, Poyet ; P. GARANDE


----------------------------------

Le mouvement perpétuel.

Voilà, il est venu le temps de dresser un premier bilan, après avoir pu suivre pendant plus d'un tiers de championnat les progrès affichés par le Stade Malherbe. S'il est toujours très délicat de tirer des plans sur la comète au vu de l'irrégularité des résultats de ces dernières semaines, et surtout, au vu du premier tiers du classement, où six équipes se tirent la bourre en 3 points, la présence de Caen sur le podium ne doit rien au hasard. Et le travail de Patrice Garande, déjà, crève les yeux, et a fait taire les plus sceptiques. Il n'a finalement manqué aux Patoche Boyz qu'une vraie bonne série pour prendre les rênes de la Ligue 2 et concrétiser sa supériorité. Parce que oui, à l'heure actuelle, Caen est avec Monaco l'équipe la plus forte du championnat.

Dominateurs quelle que soit l'opposition, offensifs, parfaitement intégrés dans un schéma de jeu collectif lisible, les Caennais ne sont encore jamais tombés sur une opposition à leur hauteur, et ne doivent la plupart de leurs déconvenues qu'à un manque de réussite flagrant - Le Mans, Guingamp - alors que la domination était clairement à leur avantage. Lundi soir, contre Lens, on a assisté en première période à une véritable synthèse par le menu de toutes les excellentes intentions qu'ils ont su s'approprier rapidement et convertir en une philosophie de jeu crédible et cohérente. Si la possession de balle était nettement à l'avantage des Sang et Or (56/44), la maîtrise du jeu, la gestion des temps forts et des temps faibles, l'occupation géométrique du terrain et l'utilisation intelligente du ballon, eux, étaient indiscutablement caennais. Le bloc-équipe du SMC possède cette capacité étonnante à rester compact en situation défensive, et à éclater vers l'avant en situation offensive, créant une foule d'options pour le porteur du ballon, et une dynamique permanente de jeu direct. Le travail à la récupération est tout simplement monstrueux : chaque Lensois qui s'aventure dans la moitié de terrain caennaise se voit aussitôt harceler par un ou deux joueurs, les trajectoires se ferment. Si techniquement, il est difficile de croire que cette équipe soit supérieure à celle de l'année passée, la différence, pourtant, quant à son dynamisme et à sa capacité à se créer des opportunités et à se montrer à son avantage sur les seconds ballons, est flagrante. Malherbe défend bien, parce que toujours en mouvement. Malherbe attaque bien, parce que toujours vers l'avant.

Il est simplement dommage que les Patoche Boyz ne profite pas toujours idéalement des options qu'ils savent se créer. On peut encore regretter une certaine facilité à la relance, se traduisant par une utilisation un peu trop systématique de balles longues, et une certaine propension à privilégier le jeu par les ailes jusque dans les trente derniers mètres adverses. Qu'importe, à vrai dire, tant les progrès affichés dans le jeu sans le ballon sont flagrants, et servent admirablement le jeu. Les choix de Patrice Garande portent leurs fruits et la volonté d'avoir su construire un onze-type qui puisse trouver rapidement des automatismes n'est pas pour rien dans les bonnes prestations caennaises. Résultat : Lens n'a pas vu le jour en première période.



1, 2, 3... Soleil !

Le Stade Malherbe a donc fait honneur à son tableau de chasse un rien flippant sur les matches à l'extérieur : avant cette 14e journée, les Patoche Boyz en déplacement, c'est 4 victoires, 2 nuls, 1 défaite. Des chiffres qui te font frissonner un tantinet, quand même. Tout de suite dans le bon tempo, les Caennais commencent à foutre le boxon dans la surface de Riou. Une ouverture magique en première intention de Poyet pour Montaroup permet à Riou de se chauffer un peu, et la frappe puissante de Duhamel deux plus tard l'oblige à se coucher de nouveau. Et puis vient cette triple occase, énorme, ce décalage de Montaroup pour Guerreiro une nouvelle fois repoussé par Riou, cette frappe instantanée de Cuvillier, sortie par Demont, et cette reprise de Duhamel, encore déviée par Demont. Lens est en route pour battre le record du monde d'apnée. Mathieu Duhamel aura encore deux ou trois opportunités de claquer un but avant la pause, mais manque quelque peu de justesse, autant de la tête que du soulier. Au retour des vestiaires, les Lensois montrent enfin un autre visage. Tant mieux, vous me direz, on ne va quand même pas se déguiser en lapin pour se faire bouffer le cul par les pissenlits, et si on a fait le voyage jusqu'à Bollaert, c'était pas pour jouer contre Martigues, merci. Un peu plus entreprenants, cherchant à récupérer le ballon un peu plus haut, les Sang et Or retrouvent des couleurs, mais semblent avoir quelques difficultés à porter le danger sur les buts de Perquis, alors que Malherbe, en contre, même maladroit, file des sueurs froides à Eric Sikora.

On joue la 61e minute quand le match bascule : Cuvillier et Valdivia se prennent le chou en plein milieu du terrain, Alex y va un peu virilement, c'est vrai, le Lensois se retourne, il se colle front contre front avec le Caennais (rien que pour le ridicule de cette intime situation, j'te jure, je lui file un rouge, moi) puis se jette à terre, les mains sur le visage. Le choc est réel, et Valdivia saigne même du nez. Monsieur Batta n'a pas vu grand-chose : il suit bien l'action des yeux au moment où les choses dégénèrent, mais il est trop loin pour se rendre compte que c'est bien Valdivia qui provoque Cuvillier, et à aucun moment, le Caennais ne prend l'initiative de la violence. Cela n'empêche pas l'homme en noir de donner raison au plaignant, histoire de calmer un peu les esprits. Difficile de comprendre pourquoi, en revanche, Valdivia échappe à la même sentence - qui eût été, somme toute, logique. Pourtant, l'arbitre assistant est à une vingtaine de mètres, et lui semble mieux placé à l'instant du drame - oui, j'aimais beaucoup les Marches de la Gloire, présentées par Laurent Cabrol. Bref, l'incident n'est pas dramatique, et on regrettera presque davantage le bras d'honneur de Cuvillier au public qui le sifflait au moment de quitter la pelouse. Le genre de trucs qui peut te coûter cher, par les temps qui courent. Genre six ans de suspension de matches internationaux.

Bon, à 10 contre 11, on sent bien Patrice Garande fait plus ou moins une croix sur les trois points. Lens joue beaucoup plus haut, tente d'apporter enfin le danger. En fait, c'est presque une bonne chose, que Malherbe ait été contrait de jouer plus bas lors des vingt dernières minutes... La performance défensive des Patoche Boyz est d'une telle qualité, depuis quelques semaines, que ça en devient troublant. En Normandie, nous, on est vraiment pas habitués, en tout cas. T'as l'impression que les Lensois, ils pouvaient passer huit jours sur le terrain et que les Caennais auraient pu se griller des Camel appuyés sur les poteaux, ça ne serait jamais rentrés. Marquer un but au Stade Malherbe est en train de devenir une épreuve de force, et c'est tant mieux. D'ailleurs, en fin de rencontre, c'est presque le SMC, qui se montre encore le plus dangereux, mais les contres négociés à 2 contre 5, surtout quand l'un des deux, c'est Livio, et que personne n'a pensé à lui dessiner une piste de 100 mètres jusque dans les cages lensoises, c'est tendu. Malherbe prend donc un point. Un bon point. Malherbe prend de l'ampleur, surtout. C'est presque plus important encore.



"INSTANTANÉMENT COMME ÇA / REPRENDRE DE VOLÉE D'AUSSI LOIN / COMME ELLE VIENT"

La bande-son : Nightcall, de Kavinsky, sur l'album de la bande-originale du film Drive.

----------------------------------------------------------

Tous les scores de la 14e journée :

Angers 0-0 Niort

Arles-Avignon 0-3 Laval

Dijon 2-1 Nîmes

Gazélec Ajaccio 1-1 Sedan

Guingamp 0-0 Tours

Istres 1-0 Le Mans

Le Havre 1-3 Clermont

Nantes 1-1 Châteauroux

Monaco 2-0 Auxerre

Lens 0-0 Caen

----------------------------------------------------------

Le classement :

| 1. Monaco | 26 pts | (+13) | | 2. Nantes | 26 pts | (+12) | | 3. Caen | 24 pts | (+12) | | 4. Istres | 24 pts | (+5) | | 5. Angers | 23 pts | (+6) | | 6. Guingamp | 23 pts | (+4) | | 7. Dijon | 21 pts | (0) | | 8. Lens| 19 pts | (-6) | | 9. Châteauroux | 18 pts | (+4) | | 10. Laval | 17 pts | (0) | | 11. Le Mans | 17 pts | (-3) | | 12. Nîmes | 17 pts | (-3) | | 13. Clermont | 17 pts | (-4) | | 14. Auxerre | 17 pts | (-4) | | 15. Tours | 17 pts | (-8) | | 16. Le Havre | 15 pts | (-5) | | 17. Niort | 14 pts | (0) | | 18. Arles-Avignon | 13 pts | (-12) | | 19. Gazélec Ajaccio | 12 pts | (-4) | | 20. Sedan | 10 pts | (-6) |

Après 7 journées, Arlavignon avait 12 points et pointait à la 6e place. Après 14 journées, Arlavignon a 13 points et pointe à la 18e place. Et reste sur 7 défaites consécutives.

----------------------------------------------------------

Le Stade Malherbe en chiffres :

- 7 victoires, 3 nuls, 4 défaites

- 22 buts inscrits (2e meilleure attaque ex-aequo avec une équipe)

- 10 buts encaissés (meilleure défense ex-aequo avec une équipe)

- meilleur buteur : Mathieu Duhamel (5 buts)

- meilleur passeur : Fayçal Fajr (4 passes décisives)

- cinq derniers matches : VDVVN (10 points sur 15 possibles)

- 24 points pris sur 42 possibles (1,75 points/match)

- 2 points de retard sur le leader

- 0 point de retard sur la zone de promotion

- 11 points d'avance sur la zone de relégation

- 14 points d'avance sur la lanterne rouge

----------------------------------------------------------

Du côté du Facebook de Malherbe's Poetry :

Rémi : "Très fort ce Valvidia qui en simulant arrive à se flinguer quand même le nez... vraiment très fort ! L'arbitre n'y pouvait rien."

Aymeric : "Il a toujours eu le nez un peu rouge Valvidia t'façon."

----------------------------------------------------------

Retrouvez Malherbe's Poetry sur Facebook !

Et maintenant, Malherbe's Poetry est aussi sur Twitter ! (@MalherbesPoetry)]]>
<![CDATA[Les 50 meilleurs joueurs de Malherbe - 25 à 21]]> text/html fr SO FOOT Le mois dernier est paru le numéro 100 du magazine SoFoot, et sur le dotcom de SoFoot, notre classement des 100 meilleurs joueurs de l'Histoire. Oui, tout simplement. C'est pourquoi…]]> Le mois dernier est paru le numéro 100 du magazine SoFoot, et sur le dotcom de SoFoot, notre classement des 100 meilleurs joueurs de l'Histoire. Oui, tout simplement. C'est pourquoi Malherbe's Poetry s'est dit que le moment était venu de mettre les choses à plat et de vous faire vibrer un peu (et vous offrir un brin de nostalgie) en composant sa liste des 50 meilleurs joueurs du Stade Malherbe - si j'avais été jusqu'à 100, on aurait été obligés d'intégrer Seyni N'Diaye, et c'était pas possible. Voilà donc la sélection de Malherbe's Poetry, du début de l'ère professionnelle à nos jours, via ce classement plein d'amour, de mauvaise foi, de grâce et de poésie. À la caennaise. Aujourd'hui, voyons qui se classe entre la 25e et la 21e place.

25. Benjamin Nivet

Au Stade Malherbe entre 2007 et 2012, 180 matches, 24 buts. Meneur de jeu.



Quand il débarque au SMC lors de l'été 2007, en provenance de Troyes, Benjamin Nivet est attendu au tournant. Il est ce meneur de jeu qui doit permettre au Stade Malherbe de survivre dans l'enfer de la Ligue 1, qui doit orchestrer une ligne offensive aussi talentueuse qu'inexpérimentée (Gouffran, Grandin, Mazure). Et après une demi-décennie passée au club, on retiendra de Benjamin Nivet que les bonnes performances du Stade Malherbe ont souvent coïncidé avec les coups d'éclat et les pics de forme de ce gracieux chauve. Formé à l'AJA, où il ne parvint jamais à s'imposer (doux euphémisme, il ne disputa qu'une quinzaine de matches à Auxerre), c'est dans l'Aube, que Benji Nivet se fait un nom, animant pendant près de cinq ans l'entrejeu de l'ESTAC, fait remonter le club en L1 pratiquement à lui tout seul et ne daigne s'en séparer que lors de la relégation en 2007. Le Stade Malherbe, dont le jeu collectif a à l'époque une excellente réputation, est la destination idéale pour lui. Parce que Benjamin Nivet, c'est ce genre de types destinés à briller au sein de formation de seconde zone, à élever le niveau de jeu de l'équipe par ses seules prestations, sans pouvoir réellement prétendre à davantage d'ambitions. Qu'importe, parce que Nivet à Caen, c'était un régal de tous les instants. Impeccable lors de sa première saison, il distribue dragées et tic-tac à Sébastien Mazure, Lilian Compan et Yoan Gouffran. Sa capacité à faire vivre le collectif, à orienter le bloc par des diagonales renversantes, à ne jamais ralentir du jeu et à faire vivre le ballon, et son association carrément heureuse avec Proment et Deroin au milieu, en font l'un des cadres de l'équipe en quelques matches seulement, et l'un des grands artisans de l'excellente saison du club. Il vit une saison 2008-09 plus délicate, ne peut empêcher la relégation du club, malgré une demi-douzaine de buts et autant de passes décisives, et malgré son désir de rester en Ligue 1, il se voit contraint à accompagner en L2 un Stade Malherbe soucieux de conserver ses cadres pour viser la remontée immédiate. Banco : Nivet en seconde division, c'est du Château Figeac dans un gobelet en carton. Benji participe à l'éclosion d'El Arabi et fait valser match après match l'entrejeu caennais : Proment, Seube et Nivet sont sur une autre planète et font régner leur loi sur tous les terrains de L2. Nivet loupe de peu le titre de meilleur joueur du championnat (la faute à un certain Olivier Giroud) mais propulse le SMC vers le titre. De retour au sein de l'élite, Nivet peine quelque peu à retrouver le rythme du jeu dans un championnat en pleine mutation. Plus souvent en difficulté lors de ses prises de balle, il tire encore profit d'une belle association avec El Arabi le temps d'une saison. En 2011-12, après les départs de Mollo et d'El Arabi, il ne peut faire grand-chose pour éviter au club une chute annoncée, malgré trois ou quatre passes décisives et sept buts inscrit en championnat. Qu'importe, finalement : Benji s'en est retourné à l'ESTAC, pour profiter de la L1 une année de plus. Et il pourra se vanter d'avoir été la pierre angulaire d'un collectif comme la Normandie n'en avait jamais vu et d'avoir alimenté en ballons les plus talentueux des espoirs offensifs caennais.

24. Brian Stein

Au Stade Malherbe entre 1988 et 1990, 41 matches, 11 buts. Attaquant.



Dernière journée de championnat de la saison 88-89. Le SMC, qui découvrait alors la Division 1 et s'était donné les moyens d'y faire sa place, en recrutant notamment les Anglais Graham Rix et Brian Stein, est au bord du gouffre. Quasiment condamnés à trois journées de la fin, les Caennais tapent pourtant le Racing Club de Lens (1-0) et Bordeaux (3-2), s'offrant donc un match de la dernière chance face à Cannes. Victoire impérative pour se maintenir, dans un stade Venoix plein comme un oeuf, bouillonnant d'espoir. Brian Stein, malade à crever la veille de la rencontre, est remplaçant. Mais la blessure de Lebourgeois, au bout d'une vingtaine de minutes seulement, l'oblige à pénétrer sur le terrain. Blam, blam, blam. Quand l'arbitre siffle la fin de la rencontre, Brian Stein a planté un triplé, et 14 000 supporteurs acclament leur héros. That's Brian Stein. Quand il est contacté par le SMC, Stein vient tout juste de glaner son premier trophée avec le FC Luton, au terme d'une finale de League Cup face à Arsenal, au cours de laquelle il inscrivit un doublé. Brian Stein, d'origine sud-africaine, est international chez les Three Lions, avec une seule petite cape face à la France, pour un amical en 84 (victoire des Bleus 2-0). À Luton Town, il a inscrit la bagatelle de 130 buts et un peu moins de quatre cents matches, excusez du peu. Et quand il débarque à Caen, à l'âge de 31 ans, il n'a pas grand-chose à perdre. Si ce n'est une jambe, qu'il laisse à Montpellier lors de la 5e journée, et à cause de laquelle il dut faire l'impasse sur une moitié de saison, ce qui ne l'empêcha pas d'inscrire une demi-douzaine de buts en quinze matches et de sauver le club à l'ultime journée. Auréolé d'un statut de sauveur providentiel pour sa deuxième saison au club, il continue de briller par intermittence, comme une reusta qui choisit ses matches, terrasse l'OL et le PSG quasiment à lui tout seul (12e et 13 journée), et puis se fait de plus en plus discret, surtout en comparaison avec l'incroyable efficacité de Fabrice Divert. Véritable prototype de l'attaquant moderne, rapide, puissant et véloce, il n'a plus les jambes qui lui permettaient de marcher sur les défenses anglaises. Fuck that shit. Brian Stein fait partie de ces géants qui ont marqué le Stade Malherbe, non pas en écrivant ses plus belles pages d'une graphie soignée, mais en y allant au marquer indélébile, à coups de buts décisifs venus d'ailleurs, d'exploits retentissants, alliés à une classe naturelle hors du commun. Après une dernière pige exotique à Annecy, Stein est finalement retourné en Angleterre.

23. Cyrille Watier

Au Stade Malherbe entre 1999 et 2005, 208 matches, 65 buts. Serial planteur.



Débarqué en anonyme de Pontivy en 1999, Watier est devenu, en six saison, le meilleur buteur de l'histoire professionnelle du SMC. 65 buts inscrit en un peu plus de 200 matches, il n'y a guère qu'El Arabi (0,37 but/match) et Savidan (0,39 b/m) qui ont fait mieux au sein du club. Cyrille Watier, c'est ce mec au style indéfinissable (pour ne pas dire inexistant) qui arborait fièrement des mèches blondes parce que le mulet était dépassé, et qui a passé son temps en Normandie à claquer sa douzaine de buts annuelles, en s'attirant les égards des supporteurs. Lors de sa première saison, il dispute déjà 37 matches, et marque 8 fois. La saison suivante, malgré la saison merdique du Stade Malherbe, qui sauve sa peau de justesse en L2 (17e), son association avec Christophe Horlaville fonctionne plutôt bien (Horlaville marque huit fois, Watier treize fois). Comme celle qu'il forme avec Xavier Gravelaine lors de l'exercice 2001-02, et il inscrit de nouveau 13 buts. Cyrille Watier n'était pas le plus rapide, ni le plus technique, ni le plus solide, ni le plus doué dans les airs. Il était ce type dont les qualités intrinsèques ne lui permettaient pas de faire l'économie d'une débauche d'énergie et d'enthousiasme à chaque rencontre, ce type que les supporteurs ont rapidement appris à accepter et à aimer, pour sa ténacité, sa capacité à donner le meilleur de lui à chaque match et à s'adapter aux métamorphoses de l'effectif. Souvent écarté du onze-type en 2002-03 par Patrick Remy, il redouble d'effort et finit par reconquérir du temps de jeu lors de la saison suivante où, ballotté un peu partout en attaque et au milieu, il n'oublie pas de marquer sa douzaine de cagettes, qui participe pour beaucoup à renvoyer le club en L1. Il participe à la finale malheureuse en Coupe de la Ligue, face à Strasbourg (défaite 1-2), inscrit le but de la victoire au Vélodrome, dans les arrêts de jeu (3-2), un soir de mai 2005, permettant ainsi au SMC de rêver jusqu'à l'ultime journée et une défaite fatale à Istres. Et il s'en est finalement allé, laissant pour orphelin un public qui avait appris à ne plus concevoir une ligne d'attaque avec lui planté au milieu. Cyrille Watier a marqué l'Histoire du Stade Malherbe, sans aucune prédisposition pour cela. Cyrille Watier a joué aux côtés de Horlaville, de Gravelaine, et de Di Rocco, qui sont passés, pendant que lui continuait de faire danser toutes les défenses. Cyrille Watier était grand, parce qu'il avait réussi à en convaincre tout le monde.

22. William Gallas

Au Stade Malherbe entre 1995 et 1997, 40 matches. Défenseur à voix fluette.



Question : quel est le premier titre de William Gallas, double champion d'Angleterre avec Chelsea, finaliste de la Coupe du Monde ? Réponse : champion de D2 avec Caen en 1996. William Gallas fait partie des mecs les plus titres à avoir un jour porté le maillot du Stade Malherbe de Caen. Formé à Clairefontaine et accueilli à bras ouverts au SMC, il a très tôt fait preuve de qualités défensives exceptionnelles, et un peu plus d'une saison seulement, a su attirer l'intérêt de l'Olympique de Marseille. Aligné pour la première fois dans l'effectif lors de la réception de Niort à d'Ornano en 95/96 (victoire 3-1), Will parvient à faire son trou au sein d'une formation qui tourne pourtant déjà très bien. Aux côtés de Glonek, de Lièvre, de Moreau, de Héréson et de Lebourgeois, Gallas apprend le métier, et montre déjà l'ampleur de son talent. Sérénité hallucinante dans les duels, positionnement irréprochable, fougue maîtrisée : sans se disperser comme un Zubar aussi fou qu'un jeune labrador, Will joue déjà comme un patron. Il participe au titre et à l'accession en D1, tout autant qu'il subira le contre-coup de la délicate saison suivante. Onze journées sans la moindre victoire, et finalement, une 17e place exceptionnellement synonyme de relégation (pour cause de passage à 18 clubs). Gallas gagne de plus en plus de temps, disputera en tout une vingtaine de matches, au cours desquels il démontre une constante progression, et des promesses à n'en plus finir. On se souviendra surtout de ses jaillissements dans les pieds, comme s'il passait à travers l'attaquant et repartait avec le ballon sans que l'autre se soit vraiment rendu compte qu'il s'était passé quelque chose. Après deux saisons, Gallas quitte déjà le SMC pour l'Olympique de Marseille, où il connaîtra des débuts difficiles (et un reclassement en amateur) avant d'exploser enfin. Mais c'est à Caen qu'il est devenu international -18 et -20, et c'est bien le public de d'Ornano qui a eu la priorité pour découvrir son placement et son impact physique délirant. Si Will est devenu immense, c'est bien qu'il devait être déjà très grand sous le maillot caennais.

21. Jean-François Domergue

Au Stade Malherbe entre 1988 et 1989, 46 matches, 7 buts. Défenseur.



C'était une autre époque. Une époque où un club de seconde zone pouvait attirer un joueur international et en faire un élément cadre, au lieu de voir ce dernier s'envoler pour les Émirats Arabes Unis. Une autre époque. Pour sa première saison en Première Division, Caen a besoin d'un défenseur de métier, capable de stabiliser le schéma tactique, de briller à la relance, de rassurer ses collègues. Débauché à Marseille, en même temps que Fall, Jean-François Domergue fait parfaitement l'affaire, et une saison seulement en Normandie, il est devenu le premier grand défenseur de l'ère moderne du SMC. Âgé de 31 ans quand il pose ses valises à Caen, il est sans nul doute le grand artisan, avec Fabrice Divert et ses quatorze réalisations, du premier maintien du club en D1. Celui qui a porté neuf fois le maillot de l'équipe de France (et inscrit deux buts), et déjà réalisé une splendide carrière entre Toulouse, Marseille, Bordeaux et Lille, réalise une saison exceptionnelle, se permet de claquer pas moins de 7 cacahouètes malgré son poste de défenseur central, et brille par son aura sur toute la défense et sur ses partenaires moins expérimentés. Pas vraiment copain avec Nouzaret, il quitte le club au bout d'une saison seulement et met fin à sa carrière. Il intègrera plus tard le staff du SMC, puis du PSG, avant de commencer une carrière d'entraîneur... au Havre. On ne lui en veut pas. Jean-François Domergue était un défenseur comme il n'en existe plus, petit, trapu, d'une intelligence remarquable, doué d'une lecture du jeu exceptionnelle et d'une technique carrément supérieure à la moyenne.]]>
<![CDATA[Les 50 meilleurs joueurs de Malherbe - 30 à 26]]> text/html fr SO FOOT Ce mois-ci est paru le numéro 100 du magazine SoFoot, et sur le dotcom de SoFoot, notre classement des 100 meilleurs joueurs de l'Histoire. Oui, tout simplement. C'est pourquoi…]]> Ce mois-ci est paru le numéro 100 du magazine SoFoot, et sur le dotcom de SoFoot, notre classement des 100 meilleurs joueurs de l'Histoire. Oui, tout simplement. C'est pourquoi Malherbe's Poetry s'est dit que le moment était venu de mettre les choses à plat et de vous faire vibrer un peu (et vous offrir un brin de nostalgie) en composant sa liste des 50 meilleurs joueurs du Stade Malherbe - si j'avais été jusqu'à 100, on aurait été obligés d'intégrer Seyni N'Diaye, et c'était pas possible. Voilà donc la sélection de Malherbe's Poetry, du début de l'ère professionnelle à nos jours, via ce classement plein d'amour, de mauvaise foi, de grâce et de poésie. À la caennaise. Aujourd'hui, voyons qui se classe entre la 30e et la 26e place.

30. Grégory Proment

Au Stade Malherbe entre 2006 et 2010, puis entre 2011 et 2012, 175 matches, 4 buts. Survivor.



S'il y a bien un homme dont le passage au Stade Malherbe ne devrait susciter de la part des supporteurs que louanges et admiration, c'est bien Greg Ze Prom'. Sorte de G.I. Joe de l'extrême prêt à monter au front avec sa bite, son couteau et sa coupe en brosse, Grégory Proment fut un joueur magnifique, un soldat tapi dans l'ombre en quête de ballons paumés à récupérer, un type dont le dévouement et le sens du devoir n'ont aucun égal au club ces vingt dernières années. Greg, il prenait chaque match très à coeur, peut-être même un peu trop, tant les mauvais résultats semblaient l'affecter - qui ne se souvient pas de ce jour où il piqua une putain de vraie crise de nerfs sur le terrain, exaspéré par l'incapacité de ces coéquipiers à se trouver et à prendre le dessus à d'Ornano ? Pour autant, Greg n'a jamais gueulé à tort et à travers sur le moindre des jeunes joueurs qui ont évolué à ces côtés et fut sans nul doute le joueur le plus important du vestiaire au cours de la dernière décennie. Formé à Metz, son autre club de coeur, où il joua plus de 260 matches, Proment devient capitaine des Grenats à 23 ans à peine. Il dispute deux matches de Ligue des Champions (en 1998) et la France découvre ce milieu récupérateur infatigable, point de fixation idéal à la relance, véritable moteur du collectif. Après la C1, il fait la connaissance de la seconde division, participe grandement à la remontée immédiate du club en inscrivant sept buts, semble se destiner à passer sa carrière en Lorraine. Et puis, en 2006, surprise, Malherbe parvient à arracher Greg à sa patrie. Un an plus tard, le SMC remonte en L1. Proment n'a pas seulement quitté son club de toujours, il a joint sa destinée à Malherbe, et sa fidélité semble inébranlable. On ne va pas y aller par quatre chemins : Greg Ze Prom', s'il fut parfois décevant, s'il ne nous a pas souvent fait nous lever de notre siège, fait partie de ces héros qui n'ont pas eu droit aux hommages qu'ils méritaient au moment de leur ultime tour d'honneur. On se souviendra de sa cagette brutale des 30 mètres contre Valenciennes, lors de l'ouverture de la saison 11/12, de ses aboiements pour remotiver les troupes à l'engagement, après avoir encaissé un but... On se souviendra qu'il a foncé rejoindre le navire messin en plein naufrage en National. Proment ne fait qu'1m76, mais on se souviendra d'un type immense.

29. Milos Glonek

Au Stade Malherbe entre 1994 et 1997, puis entre 1998 et 2001, 100 matches, 1 but. Défenseur classieux.



Avec sa tête de bras droit d'un méchant ruskof dans les vieux James Bond, Milos Glonek est un Grégory Proment avant l'heure (d'ailleurs, vous pouvez considérer qu'ils sont 29e ex-aequo). Plus discret que le Messin, Milos est sans nul doute intrinsèquement supérieur en termes de qualités footballistiques pures : un sens du placement élevé au rang d'art, une grâce naturelle indéniable, une relance au laser, et une façon de défendre debout, le buste droit et le menton relevé, qui nous ferait passer nos vacances en Slovaquie pour voir si la fierté est une vertu nationale. Milos fut international tchécoslovaque, puis slovaque. S'il avait pu, il aurait encore fait deux ou trois pays comme ça, mais bon... Débarqué au SMC depuis l'Italie et l'Ancona Calcio (club de Série B avec lequel il a quand même disputé une finale de Coupe d'Italie perdue face à la Samp'), il a eu la malchance d'arriver en Normandie au moment où ça commençait à sentir le pop corn. D'ailleurs, les premiers matches qu'il dispute avec Caen annoncent la couleur : cinq matches, cinq défaites. Oui, le club vient de recruter Milos, Amara Simba et Kenneth Anderson, et pourtant, ça ne marche pas. Milos s'en fout, il reste exemplaire, ferme sa gueule, et continue de défendre debout, impérial. Relégué en D2, Caen associe Moreau et Glonek au milieu de sa charnière : bim, Caen remonte avec la 2e meilleure défense du championnat. Le problème, c'est que Milos se blesse la saison suivante, ne dispute qu'une grosse vingtaine de rencontres, et que Caen redescend aussitôt. Milos retourne dans son club du Slovan Bratislava histoire de se soigner et de retrouver des sensations sur le grand pré, puis reprend l'avion direction la Normandie. Il n'en a pas fini. Aux côtés de Caillet, il s'échine à fortifier la défense caennaise pendant trois saisons et une autre centaine de rencontres, sans parvenir à faire remonter le club. Il a ensuite l'humilité de laisser la place à Franck Dumas et de prendre sa retraite, tel l'homme de grande classe que l'on sait. Si l'élégance caennaise avait un nom, elle se prénommerait Milos.

28. Cédric Hengbart

Au Stade Malherbe entre 2001 et 2008, 249 matches, 13 buts.



On pourrait écrire un bouquin sur Cédric Hengbart. Joueur discret, fin et élancé, téméraire, fidèle, irréprochable dans l'engagement et le comportement, il est ce type qui a fait le couloir droit de la défense sien pendant sept saisons au Stade Malherbe. Il a connu la Ligue 2 crasseuse, les saisons noires, les ténèbres, il fut de toutes les conquêtes, la Ligue 1, l'excellente saison 2007-2008. Sorte de reflet dans le miroir de Nicolas Seube, celui qui fut formé à Mondeville devint pro en 2001, et passa en quelques mois de la CFA au monde professionnel. 23 matches joués lors de sa première saison à Caen, et 34 en moyenne les six saisons suivantes. Doté d'un très bon jeu de tête, d'un sens du positionnement impeccable, d'une technique au-dessus de la moyenne à son poste, Cécé devient rapidement un cadre en Normandie. Son seul regret : avoir manqué la finale de la Coupe de la Ligue en 2005, sur un choix un peu curieux (et sans doute pas innocent) de Patrick Remy. Hengbart, c'est le type qu'on ne peut jamais accabler. Oui, il lui est arrivé de faire des mauvais matches, voire de louper un peu une saison (en 2007-08, une étrange malédiction frappe les Chevelu Brothers lors d'une bonne grosse moitié de la saison, Nico & Hengbart semblant un peu dépassés chacun sur leur aile), mais son abnégation et sa formidable capacité à dépasser les attentes fixées en lui ne cessèrent jamais d'en faire une valeur sûre en France. En 2008, désireux de changer d'air, il obtient un bon de sortie et signe à Auxerre. Deux ans plus tard, Cécé plante un doublé lors de la 38e journée et qualifie l'AJA pour le tour préliminaire de la C1. Face au Zénith St-Pétersbourg, pas les derniers des branques, il claque de nouveau un but et qualifie de nouveau les Bourguignons, s'adjugeant le droit de faire connaissance avec la Reine des compétitions de club. À l'époque, on évoque même son nom parmi les potentiels sélectionnables en équipe de France. Cécé n'a connu que deux clubs dans sa vie, comme certains ne connaissent que deux amours : il a disputé 250 matches avec le premier, et déjà plus de 150 avec le second. Il paraît qu'on en revient toujours à ses premières amours : Cécé, nous ne t'avons pas oublié et t'attendrons toujours.

27. Michel Rio

Au Stade Malherbe entre 1989 et 1992, 113 matches, 17 buts.



Direct, tu dis "Michel Rio", et tout te revient en mémoire : Daniel Jeandupeux sur le banc avec les bras croisés, les cris des supporteurs se répercutant sans fin sur les tôles du stade Venoix, la trogne de Jean-Pierre Avrillon, la coupe d'Olivier Pickeu, les courses de Michel, qui semblait presque court sur patte à cavaler comme un damné du gazon... Et ce but, mes aïeux, ce but inscrit après seulement 8 secondes, lors d'un match de D1 face à Cannes, et qui demeure encore aujourd'hui comme le but le plus rapide jamais inscrit dans le Championnat de France, et sans doute l'un des plus beaux : passe de Görter de plus de 50 mètres, reprise de volée fabuleuse en pleine course qui finit sous la barre (le mieux est encore que vous cliquiez ici ). Le jour où Ibrahimovic en mettra une comme ça, il pourra venir se la péter, tiens. Breton de naissance, devenu pro à Guingamp, Rio disputa près de 250 matches de D1 au cours de sa carrière, évolua à Nantes, Metz, Caen, Le Havre avant d'aller s'enterrer à l'Olympique Briochin Stade Ploufraganais (non, je vous jure, ce n'est pas une blague). Michel Rio est titulaire en 1992 quand le Stade Malherbe termine à la 5e place de Division 1, aux côtés d'Olsen, de Cauet, et de Görter (on a dû se qualifier à la masse de cheveux, en fait). Autant dire que Michel Rio était là quand les extraterrestres se sont posés au Nevada en 1954 pour voir si on avait de la farine parce qu'ils voulaient préparer des crêpes. Michel Rio, c'est le mec qu'on aurait obtenu si un alchimiste un peu flambé avait réussi à faire fondre l'âme du club avant d'en faire une moulure à taille humaine. Dans l'ombre de l'immense Fabrice Divert, Rio ne paraît pas si petit, d'ailleurs. En plus, quand Frabice Divert, Michel dit jaune canari, et c'est le seul qui ose. Aujourd'hui, Michel Rio est entraîneur du FC Plérin. Ça vous dit, on y va à trois ou quatre, à Plérin, en fourgonnette, on l'attrape, on l'emmène, on lui enfile un short, un bon vieux maillot Elle & Vire et on l'envoie joue contre Lens la semaine prochaine ? Qui m'accompagne ?

26. Philippe Montanier

Au Stade Malherbe entre 1987 et 1990, puis entre 1991 et 1994, 140 matches.



Non, les jeunes, Philippe Montanier, ce n'est pas que ce monsieur qui entraînait Valenciennes jusqu'à la saison dernière et qui semblait avoir des comptes à régler avec la Terre entière - ou alors il était juste super mauvais perdant, au choix. Montanier, c'est le plus grand gardien de l'Histoire du Stade Malherbe de Caen, fidèle au club de 1987 à 1994 (sauf en 90-91, tu sais pas pourquoi, il s'est exilé à Nantes, il a vu qu'il ne serait jamais titulaire, il est rentré au bercail - en vérité, il était parti parce que Malherbe avait des petits soucis de trésorerie). Montanier a connu la première montée en D1 et la Coupe d'Europe. Il devait même connaître le prénom des gosses du mec qui lavait les maillots. D'abord engagé comme doublure de Michel Bensoussan, il devient titulaire au cours de la saison 88-89 et le restera jusqu'à la signature de Richard Dutruel, lors de l'été 93. Plutôt de petite taille pour son poste (1m78), il n'en reste pas moins un portier d'une redoutable efficacité, autoritaire dans sa surface, diablement agile, redoutable sur sa ligne, un peu moins dans les airs (tu m'étonnes). Formé au club, il y connut également ses plus belles heures, avant de finalement signer à Toulouse (alors en D2), où il veille sur les filets pendant deux ou trois saisons avant de se faire gauler sa place par Teddy Richert, alors qu'il était juste parti aux champignons. Du coup, le Philou va s'éclater à Gueugnon, dans le ventre mou et confortable de la D2. Si Montanier ne fut jamais vraiment un gardien de stature internationale, il restera en revanche dans les mémoires comme ce p'tit mec qui pionçait dans les cages alors que le SMC écrasait tout sur son passage en 92. Il fit de nouveau un bref passage au club en 2000, soi-disant en position de Directeur Sportif, mais ce fut tellement bref qu'on imagine qu'il était juste passé dire bonjour. Reconverti entraîneur, il mena Boulognes en Ligue 1 (Boulognes, les mecs), offrit un vrai renouveau à la philosophie de jeu valenciennoise (oui, parce que leur début de championnat canon, c'est à Montanier qu'ils le doivent), et s'en est gaiment allé coaché la Real Sociedad, qui aime bien les Français. Bon, ça se passe moyen bien, en ce moment (la Real est 17e avec 10 pts en 10 matches). Tant mieux, à vrai dire. Que Montanier se tienne prêt. Un jour, on fera appel à lui. Et alors, il deviendra une légende normande. Pour l'instant, il est déjà que le plus grand gardien caennais que la Terre ait jamais porté.

La liste des 50 :

50. Philippe Prieur

49. Rudi Garcia

48. Steve Savidan

47. Frédéric Née

46. Alexis Thébaux

45. David Sommeil

44. Pascal Vahirua

43. Juan Eduardo Eluchans

42. Samuel Michel

41. Jérôme Rothen

40. Romain Hamouma

39. Joël Germain

38. Bernard Mendy

37. Jérémy Sorbon

36. Raphaël Guerreiro

35. Willy Görter

34. Luc Borrelli

33. Thomas Heurtaux

32. Mathieu Bodmer

31. Ronald Zubar

30. Grégory Proment

29. Milos Glonek

28. Cédric Hengbart

27. Michel Rio

26. Philippe Montanier]]>
<![CDATA[Les 50 meilleurs joueurs de Malherbe - 35 à 31]]> text/html fr SO FOOT Ce mois-ci est paru le numéro 100 du magazine SoFoot, et sur le dotcom de SoFoot, notre classement des 100 meilleurs joueurs de l'Histoire. Oui, tout simplement. C'est pourquoi…]]> Ce mois-ci est paru le numéro 100 du magazine SoFoot, et sur le dotcom de SoFoot, notre classement des 100 meilleurs joueurs de l'Histoire. Oui, tout simplement. C'est pourquoi Malherbe's Poetry s'est dit que le moment était venu de mettre les choses à plat et de vous faire vibrer un peu (et vous offrir un brin de nostalgie) en composant sa liste des 50 meilleurs joueurs du Stade Malherbe - si j'avais été jusqu'à 100, on aurait été obligés d'intégrer Seyni N'Diaye, et c'était pas possible. Voilà donc la sélection de Malherbe's Poetry, du début de l'ère professionnelle à nos jours, via ce classement plein d'amour, de mauvaise foi, de grâce et de poésie. À la caennaise. Aujourd'hui, voyons qui se classe entre la 35e et la 31e place.

35. Willy Görter

Au Stade Malherbe entre 1991 et 1993, 71 matches, 8 buts. Milieu de terrain.



Été 91. Graham Rix fourre sa dernière paire de chaussette au fond de son sac à dos et quitte la Normandie. Daniel Jeandupeux se doit donc de retrouver un nouveau meneur de jeu, un type doué techniquement et capable de sublimer un secteur offensif de qualité. Débarque alors ce bon vieux Willy, qui nous vient tout droit de Suisse et du FC Lugano. Je vous l'accorde, ça n'augurait rien de bon. Et pourtant, Jeandupeux associe sa trouvaille à Benoît Cauet, Michel Rio et Jesper Olsen. Dix mois plus tard, le Stade Malherbe termine sa saison à la 5e place et se qualifie pour l'UEFA. Et il n'y a aucun hasard. Görter dispute 36 matches sur 38, tourne probablement en surrégime, mais distribue du rêve et des étoiles, en forme de dragées pour ses attaquants, Paille et Gravelaine. Pas maladroit sur coup de pied arrêté non plus, il cartouche Toulon à lui tout seul d'un enroulé des 25 mètres jusqu'en pleine lucarne. Mais Görter n'est pas hollandais pour rien : il est également capable de transformer le milieu de terrain en champs de mines où l'adversaire s'aventure à tâtons de peur d'y laisser une jambe. En Coupe de France, Görter est l'un des héros du mythique 5-4 face au Racing Club de Lens, et plante un doublé. Après une première saison de toute beauté, il se traîne une pubalgie et peine à retrouver son niveau, surtout que Calderon et Dedebant brillent dans l'entrejeu. Il redevient titulaire lors de la saison 93-94, et quitte finalement le SMC lors du mercato d'hiver, gentiment poussé dehors par l'arrivée de Mostovoï en prêt.

34. Luc Borrelli

Au Stade Malherbe entre 1995 et 1998, 103 matches, 1 but. Gardien de but.



Formé à Marseille (pas à l'OM, mais aux PTT), Luc Borrelli fait ses gammes à Toulon où il dispute plus de 150 matches, avant de rejoindre le Paris SG, en tant que doublure de Bernard Lama. Il ne disputera que huit matches sous le maillot du PSG, mais pensera néanmoins à faire le plein de trophées, avec un titre de champion certes, mais aussi une Coupe de la Ligue, remportée alors qu'il était dans les cages. Les titres, ça va bien cinq minutes, mais Luc préfère quand même tâter du ballon. Il débarque donc à Caen à l'été 95, après la relégation du club en D2. Brillant dès ses premières apparitions dans les cages, il permet au SMC de conquérir le titre en seconde division et de se hisser de nouveau dans l'élite. Borrelli, c'est un peu le prototype du gardien des années 90 : arborant un sublime jogging pour ne pas se salir les genoux, il s'avère un dernier rempart à toute épreuve, en mode mur de briques, impeccable sur sa ligne, et très habile dans l'anticipation du jeu. Ces qualités n'empêchent pas le club de retourner en D2 après une saison désastreuse. Borrelli n'a disputé que 22 matches seulement cette saison-là (la faute à une blessure), mais assume et repart au charbon en D2. Au sortir d'un exercice de très grande qualité, Luc Borrelli offre une dernière gâterie au SMC en plantant un penalty lors de son ultime match à d'Ornano, un stade qui depuis, a inauguré une tribune à son nom. Pas pour ce péno, non. Mais parce que le 3 février 1999, Borrelli, devenu doublure de Grégory Coupet à Lyon (où il ne disputera pas le moindre match), s'emplafonne contre un putain de camion et décède, à 33 ans. Lors de son dernier match pro, à Caen, ce gardien de but a donc planté un caramel. Ça résume assez bien le bonhomme, finalement.

33. Thomas Heurtaux

Au Stade Malherbe de 2008 à 2012, 104 matches, 5 buts. Grande faucheuse.



2 mai 2012. Caen tente de sauver sa tête au Stade Michel d'Ornano, face à Lorient. Les Merlus n'en branlent pas une depuis le début de la rencontre, mais ne s'inquiètent pas trop pour autant : Caen semble aphone, incapable de porter le danger, de construire jusqu'à la surface bretonne. Alors un mec décide de prendre les choses en main, amorce un raid et traverse les lignes ennemies comme un ouragan dévaste une grosse pomme, récupère le ballon, le perd, le récupère de nouveau, et allume une praline monumentale des 35 mètres qui arrache une main au gardien, les filets, et blesse deux supporteurs. Pur produit du centre de formation caennais, Thommy signe son premier contrat pro en 2008, part une année en prêt à Cherbourg, et nous revient plus fort que jamais. Titulaire dès le début de la saison 2009-10 (poussant par là même Sorbon sur l'aile droite, ce qui revient à déménager à mains nues l'armoire normande dans la chambre de papy), il contribue pour beaucoup à la montée dès ses premières prestations, se montre rassurant, mêlant fougue et sérénité défensive, intelligence de placement et rage au marquage. Heurtaux est désormais prêt à se mesurer à la Ligue 1. Pas toujours très bien entouré en défense, Thommy se révèle rapidement un défenseur de très grand talent, aussi agréable à regarder et à encourager que soucieux de remettre au goût du jour la science du tacle. Pendant deux ans, le brave Thommy a taclé tout ce que la Ligue 1 compte de ballons poussés trop loin. Quelques petites fautes de replacement et une relative irrégularité à la relance ne sont rien, en comparaison des cargaisons d'interceptions dans les airs, de tacles et de duels remportés par le jeune Caennais. Après la relégation du club, l'été dernier, Thommy a eu un bon de sortie, s'en est allé à l'Udinese, où il n'a pour l'instant disputé que deux rencontres de Serie A (une seule en tant que titulaire). Ils ont tort. Ce garçon-là, déjà international dans toutes les catégories de jeunes, est de la race des grands.

32. Mathieu Bodmer

Au Stade Malherbe entre 2000 et 2003, 84 matches, 5 buts. Milieu nonchalant.



Il est compliqué de se souvenir de l'impact de Mathieu Bodmer au sein du onze caennais, à l'époque où il fit la connaissance du monde professionnel. Rétrospectivement, il serait facile de céder à l'enthousiasme béat en se remémorant le maître à jouer lillois qu'il est ensuite devenu. Bodmer, c'est avant tout un type qui n'est jamais au bon endroit au bon moment. Son éclosion en Normandie fut plutôt retardée en raison d'un entraîneur pas vraiment tombé sous le charme de sa technique romantique. Son transfert vers Lyon, qui devait lui ouvrir enfin les portes de l'équipe de France, a surtout fini par concorder avec les années "fin de règne" à Lyon, et après 51 matches disputés sous le maillot des Gones la première saison, il n'en dispute qu'une vingtaine les deux saisons suivantes. Et puis il y a le Paris SG, deux premières saisons intéressantes qui demandaient validation, et l'arrivée d'une concurrence un peu trop quantitative au milieu. Or, Mathieu a besoin de sentir qu'on l'aime pour bien pratiquer le football. Ensuite, il se charge du reste. S'il ne fut jamais véritablement une star en Normandie, il faisait déjà partie de ses joueurs possédant une sorte d'aura, capables d'influer sur tout leur secteur de jeu. Formé en tant que défenseur central, bringuebalé entre l'arrière-garde et le milieu de terrain, il démontrait aux deux postes les mêmes prédispositions techniques hors-normes et, certes, la même nonchalance coupable. Qui en a quelque chose à foutre aujourd'hui ? Mathieu Bodmer est sans doute le plus fantastique paresseux jamais croisé en Normandie, il était capable de multiplier les paraboles de velours et les passes en profondeur fouettées, il te remontait un bloc défensif en quatre enjambées, il te repérait l'appel de balle croisé que le stade entier n'avait même pas encore vu. Mathieu est un génie incompris, voilà tout. D'ailleurs, Remy ne le comprenait tellement pas qu'il le renvoya s'amuser en CFA. Bodmer rachète son contrat et pose ses valises à Lille, le seul endroit où il fut vraiment à sa place (et tant pis si c'était avec Claude Puel).

31. Ronald Zubar

Au Stade Malherbe entre 2003 et 2006, 107 matches, 3 buts. Défenseur.



Sitôt Mathieu Bodmer envolé, il fallait que le SMC dégote un autre jeunot capable capable de ressouder son bloc défensif et de prêter main fort au milieu quand le besoin s'en faisait sentir. C'est à cet instant précis que Ronald Zubar est arrivé. Formé au club, il dispute son premier match professionnel à seulement 17 piges, en 2003, et en moins d'une saison, se pose en seul maître à bord dans une défense à laquelle sa puissance et sa vitesse font beaucoup de bien. Les performances de Ronald et son influence grandissante dans le jeu boostent les résultats du SMC. Ses fins de match rageuses, quand les Normands sont menés au score, demeurent inoubliables : cousin Zub ne craint pas de quitter son poste, de se foutre au milieu de la défense adverse histoire de claquer une bonne grosse tête piquée si l'occasion se présente. Loué pour son engagement, son impact physique phénoménal, sa rage de vaincre, Zubar est surtout un très bon défenseur, qui agit certes plus à l'instinct qu'à la technique, mais qui prend souvent le dessus sans trop forcer. C'est avec le Stade Malherbe qu'il fait connaissance avec la Ligue 1, et malgré un très bel exercice, Caen retombe en L2 aussitôt. C'est au cours de cette dernière saison que Ronald Zubar achèvera de convaincre tous les supporteurs de Malherbe qu'il mérite toute leur estime : moteur, poumons et plaque tournante de l'équipe, il la porte régulièrement à bout de bras, et l'entraîne dans son sillage jusqu'au pied du podium : Caen loupe la promotion pour deux malheureux buts au profit de Lorient. Zubar, un rien vexé, signera à l'Olympique de Marseille, et malgré des débuts prometteurs, et finalement, des prestations plutôt honorables lors de son sujet sur la Côte d'Azur, il paiera le prix de boulettes répétées et coûteuses. Ronald est donc parti à Wolverhampton, il a joué en Premier League, et il vous salue bien...

La liste des 50 :

50. Philippe Prieur

49. Rudi Garcia

48. Steve Savidan

47. Frédéric Née

46. Alexis Thébaux

45. David Sommeil

44. Pascal Vahirua

43. Juan Eduardo Eluchans

42. Samuel Michel

41. Jérôme Rothen

40. Romain Hamouma

39. Joël Germain

38. Bernard Mendy

37. Jérémy Sorbon

36. Raphaël Guerreiro

35. Willy Görter

34. Luc Borrelli

33. Thomas Heurtaux

32. Mathieu Bodmer

31. Ronald Zubar]]>
<![CDATA[Le Fan du Mois - S03E03]]> text/html fr SO FOOT 27 licences de joueur amateur dans la commode de la cuisine, journaliste de radio couvrant le Stade Malherbe depuis presque dix ans, supporteur du club depuis 1988, premier match à Venoix la même…]]> 27 licences de joueur amateur dans la commode de la cuisine, journaliste de radio couvrant le Stade Malherbe depuis presque dix ans, supporteur du club depuis 1988, premier match à Venoix la même année pour une défaite 3-0 face à Monaco, fan inconditionnel de Cédric Hengbart avec lequel il a déjà pris une cuite, sa fan est une copine de Mme Florentin, et nostalgique des grandes gigues qui plantent leur tente dans la surface et pour claquer leurs deux douzaines de cagettes par an (Völler et Trezegoal en tête), Sylvain est sans nul doute le Fan du Mois au CV le plus impressionnant jamais vu.

1. Quel est le premier match du Stade Malherbe auquel tu as assisté ?

SM Caen- Monaco, 30 juillet 1988. 1h30 de route dans le renault espace bleu de mes parents, garés n'importe où au milieu du boulevard detolle, normal. 0-3 normal aussi, des caennais submergés, mais au moins, j'ai vu Marcel Dib !

2. Combien font deux contrôles ratés d'Alexandre Raineau multipliés par trois courses d'élan de Fayçal Fajr divisés par l'âge de Patrice Garande quand il fut champion olympique ?

Je dirais 32, soit le nombre d'années qu'il nous reste à supporter Jean-François Fortin président. Attention toutefois ! 32 peut également être en secondes, le temps passé par Fred Deschamps à regarder le best-of de Branko Lazarevic avant de vivement conseiller à Fortin de l'acheter, ce que ce dernier fit, évidemment puisque 32 était précisément le nombre de clubs de Golf qu'il a offert à Franck Dumas pour le convaincre de prendre l'équipe et ce, 32 jours après que Samy Mawéné ait remplacé Steve Dugardein lors d'une défaite 1-0 à Sochaux. Et 32 c'est surtout mon âge en fait...

3. Est-ce que tu tiendrais les cheveux de Nicolas Seube s'il était en train de vomir, terrassé par une gastro titanesque, comme tu as tenu les cheveux de Pascaline, en 1eB, parce que tu caressais l'espoir de la connaître bibliquement en profitant allègrement du fait que sa faculté de jugement était altérée par 3g/L d'alcool dans le sang ?

Mais jamais de la vie ! On ne touche pas à Nicolas Seube, même pas pour lui venir en aide ! De toute façon, Nicolas Seube n'a jamais besoin d'aide, Nicolas Seube ne vomis jamais car Nicolas Seube n'est jamais malade. Nicolas Seube ne vieillit pas, il mûri. Nicolas Seube est immortel, et pour longtemps. Nicolas Seube a tout conquis, c'est un Guépard, un Samouraï, il ne doit rien à personne. Nicolas Seube est de la race des Seigneurs... Avé lui !

4. Quelle est la meilleure méthode pour apprendre à Raphaël Guerreiro à faire ses lacets ?

Lequel ? Celui qu'on avait avant a tant grossi que ça pour ne plus pouvoir faire ses lacets ? Si c'est celui qu'on a maintenant, inutile de t'emmerder à essayer de lui apprendre, il est encore beaucoup trop jeune ! Mieux vaut continuer encore une saison ou deux à lui mettre des chaussures à scratch... Faut pas les perturber à cet âge là ! L'essentiel, c'est qu'ils puissent s'amuser, courir, gambader sans se soucier de savoir si un lacet défait va le faire se viander à la moindre passe.

5. Crois-tu à cette légende selon laquelle Juan Eduardo Eluchans ne serait jamais reparti en Amérique du Sud et continuerait d'hanter les travées du stade d'Ornano ?

Oui, et c'est d'ailleurs pour cette raison que Pilou Mokkedel a décidé d'user la communication la plus nulle jamais vue dans le football professionnel. En méprisant les supporters du SMC, cet individu sauve en réalité de nombreuses vies depuis trois ans maintenant car l'Elu se nourri exclusivement d'être humains porteurs de maillots bleu et rouge à rayures. En vidant d'Ornano de sa substantifique moelle, ce qui se passe réellement cette saison, Mokkedel espère justement pouvoir faire sortir l'Elu de sa cache, affâmé, et grâce à la voix superpuissante de Jacques « Ghostbusters » Sellamine, anéantir définitivement la bête.

6. Combien de fois tu es tombé sur des bouteilles périmées aux buvettes du stade d'Ornano, d'ailleurs ?

Jamais ! Je dois le confesser, je ne mange jamais les jours de matchs du SM Caen. Je ne fait que prier...

7. Quel joueur du SMC verrais-tu pour jouer Fonzy si on faisait un remake de "Happy days" en Normandie ?

Ah parce que tu crois que ça peut exister des jours heureux en Normandie ?

8. C'est qui la plus grande star que tu aies réussi à attirer au SMC sur Football Manager ?

Mes deux frères, ainsi que tout le reste de mon équipe amateur en passant par le mode éditeur, tous évidemment notés à 195 de potentiel. C'est mieux, on se fait moins chier, on peut mettre le « Qatari unlimited package » (offre qui comprend 200 m€ d'enveloppe transfert annuelle, le stade de 180 000 places, les sponsors à foison etc...), et surtout, on arrive en moins de dix ans au sommet du panthéon mondial. Ca évite les blessure aussi, autant du placo à côté de mon ordi, que de mon poing. Si tu prends le SM Caen sans bidouiller, ce sont des blessures relativement courantes...

9. Si tu avais eu à te trimballer un chromosome double X, quel ancien joueur aurais-tu eu peur de présenter à tes parents ?

Brahim Thiam sans le moindre doute ! Pourquoi ? Bah parce que Brahim ! Quelques nanogrammes de finesse dans un monde de brutes... Le problème justement, c'est que ce ne sont que des nanogrammes...

10. Au fait, explique-nous en quoi Malherbe's Poetry est devenu aussi indispensable à ta vie que l'air que tu respires...

Exactement pour la même raison que je suis moi-même devenu indispensable à la vie de Malherbe poetry ! On appelle ça l'amour ! ]]>
<![CDATA[Les 50 meilleurs joueurs de Malherbe - 40 à 36]]> text/html fr SO FOOT Ce mois-ci est paru le numéro 100 du magazine SoFoot, et sur le dotcom de SoFoot, notre classement des 100 meilleurs joueurs de l'Histoire. Oui, tout simplement. C'est pourquoi…]]> Ce mois-ci est paru le numéro 100 du magazine SoFoot, et sur le dotcom de SoFoot, notre classement des 100 meilleurs joueurs de l'Histoire. Oui, tout simplement. C'est pourquoi Malherbe's Poetry s'est dit que le moment était venu de mettre les choses à plat et de vous faire vibrer un peu (et vous offrir un brin de nostalgie) en composant sa liste des 50 meilleurs joueurs du Stade Malherbe - si j'avais été jusqu'à 100, on aurait été obligés d'intégrer Seyni N'Diaye, et c'était pas possible. Voilà donc la sélection de Malherbe's Poetry, du début de l'ère professionnelle à nos jours, via ce classement plein d'amour, de mauvaise foi, de grâce et de poésie. À la caennaise. Aujourd'hui, voyons qui se classe entre la 40e et la 36e place.

40. Romain Hamouma

Au Stade Malherbe de 2010 à 2012, 69 matches, 13 buts. Messi-du-14.



Si Romain Hamouma n'a pas eu la chance d'être retenu au club après son passage au centre de formation de Sochaux, aux côtés d'un certain Jérémy Menez, et n'est devenu professionnel qu'à 22 ans, en signant à Laval, on peut dire qu'il rattrape depuis amplement le temps perdu. Passer de la CFA à la Ligue 2 puis de la Ligue 2 à la Ligue 1, le tout en moins de deux ans, ça force un tantinet le respect. Recruté par le Stade Malherbe pour un peu plus d'un million d'euros au terme de la saison 2009/2010, au cours de laquelle les Normands trustent les sommets du championnat de Ligue 2, Romain est le prototype même du joueur dont on a tout de suite su qu'il allait nous combler. Déjà, à chaque fois qu'il avait croisé la route du SMC, en L2, avec Laval, il avait nous avait gentiment pourri la vie et permis aux siens d'accrocher le nul à d'Ornano (1-1, sur un tapis de 20 centimètres de neige) et de l'emporter au stade Francis Le Basser (2-1). Sans être vraiment décevant, Hamouma met quelques semaines à s'habituer au rythme et au défi physique imposés par l'élite. Satisfaisant lors de la première moitié du championnat, son rendement devient carrément excellent suite à la trêve. Après un premier but à domicile contre Rennes (1-0), Romain apprend à se montrer décisif, à mettre ses qualités individuelles au service du collectif. Très sûr techniquement, de plus en plus adroit devant les cages, volontaire et instinctif, il brille surtout par une faculté d'accélération hors du commun, qui laisse sur place l'immense majorité des défenseurs du pays. Brillant en fin de saison, il participe grandement au maintien du club dans l'élite, inscrivant pas moins de 6 buts lors des 10 dernières journées. Moins en vue la saison suivante, et pas vraiment aidé pas un collectif en berne et un milieu de terrain aux choux, il ne marque que 2 buts pour sa deuxième saison à Caen. La dernière. Recruté par l'ASSE pour environ 4 millions d'euros, il semble avoir retrouvé toute sa fougue et son efficacité. Et ça devrait pouvoir le mener assez loin.

39. Joël Germain

Au Stade Malherbe de 1990 à 1995, 181 matches, 10 buts. Défenseur.



Ce bon vieux Joël Germain est sans nul doute l'un des plus grands défenseurs qu'ait accueillis le SMC. Voilà, c'est dit. Et sous les couleurs normandes, il ne connut que la première division. Il évolua aux côtés de Paille, Rix, Gravelaine... Il fut de la seule campagne européenne du club et assista au déménagement de Venoix jusqu'à d'Ornano. Cinq saisons à Caen, cinq saisons pleines, avec une moyenne de 33 matches joués par an. Débarqué d'Orléans à l'été 90, il se fond très rapidement dans le schéma défensif de Malherbe, entre Franck Dumas, Christophe Point et Hyppolite Dangbeto. Joël Germain, c'est l'engagement et l'intelligence du placement élevés au rang d'art premier, c'est un jeu de tête diabolique (malgré sa taille moyenne dans le milieu du football, 1m84) et un sens aigu de la défense en duel. Joël Germain, c'est ce mec qui permit à Frank Leboeuf d'inscrire un triplé, en provoquant trois penalties dans le même match (record national) - ce genre de records, t'as l'impression qu'il ne peut être détenu que par un ancien joueur du Stade Malherbe. Mais Joël Germain fut surtout l'un des cadres inamovibles de la plus grande équipe du Stade Malherbe de tous les temps. Après la relégation du club en 1995, il signe à Lille où il joue peu avant d'aller terminer sa carrière à Reims. Joël Germain, c'est ce mec dévoué au collectif qui savait rassurer toute sa formation par une interception sereine et une relance veloutée jusqu'à Gabi Calderon. C'est ce mec qui avait cette classe propre à celle des défenseurs de métier, sereins et impossibles à déconcentrer. Joël Germain, c'est LE mec.

38. Bernard Mendy

Au Stade Malherbe de 1998 à 2001, 36 matches, 2 buts. Légende.



Alors oui, la légende de Bernard Mendy s'est forgée bien loin des murs du stade d'Ornano. C'est sous le maillot parisien et même sous le maillot tricolore que Bébert est devenu bien plus qu'un joueur de football. Entre sa fameuse accélération qui a laissé sur place Roberto Carlos un soir de mai 2004 qui a vu s'opposer la France et le Brésil pour le centenaire de la FIFA, et ses centres millimétrés, qui ont fait dire aux mauvaises langues qu'il était capable de délivrer une passe décisive depuis son couloir droit du Parc des Princes jusque dans la surface du Stade Vélodrome, Bernard Mendy s'est vu dépasser par l'ampleur du phénomène qu'il a créé bien malgré lui, et souvent à ses dépends. Ballon de Plomb 2006, souvent moqué par le public parisien (pourtant reconnu pour son élitisme et son goût particulièrement sûr), cible de moqueries un peu démesurées, Mendy a été jusqu'à s'exiler en Angleterre puis au Danemark pour fuir une célébrité dont il se serait probablement bien passé. Pourtant, avant de devenir une légende, Bernard fut un joueur du Stade Malherbe, et un bon, cela va sans dire. Au cours des 36 matches qu'il a disputés sous le maillot caennais, il a réussi à faire preuve d'un abattage impressionnant sur son aile droite, d'un volume de jeu monstrueux, d'une capacité inépuisable à cavaler le long de la ligne de touche, aussi soucieux de verrouiller son couloir que d'animer le côté droit dans le secteur offensif. Honoré du titre de meilleur arrière droit de L2 au terme de la saison 1999-2000, et prêté au PSG six mois plus tard, où il finira par signer, il fait partie de ses joueurs que le SMC peut se targuer d'avoir un jour hébergés en son sein, et couvés de son tendre regard. Oui, Bernard Mendy a été un joueur du Stade Malherbe. Et le reste appartient à l'Histoire.

37. Jérémy Sorbon

Au Stade Malherbe depuis 2004, 248 matches, 7 buts. Employé municipal.



Espérons qu'un jour, l'Histoire rendra également à cet homme tout ce qu'elle lui doit. Car Jérémy Sorbon n'est pas seulement le joueur le plus capé sous le maillot du Stade Malherbe à l'heure actuelle (Nicolas Seube ne compte pas, il EST le Stade Malherbe). Il est bien plus que cela. Jérémy Sorbon est ce type au comportement irréprochable et au talent souvent sous-estimé qui s'escrime à empiler parpaings et agglos depuis bientôt dix ans devant les buts du SMC. Formé au club, aux côtés de Reynald Lemaître et de Bruno Grougi, il dispute son premier match sous le maillot rouge et bleu lors d'une victoire à l'extérieur à Nice le 16 avril 2005. En mois de six mois, profitant de la relégation du club, il devient titulaire dans l'axe de la défense, à 22 piges seulement. Ses qualités de défenseur sont tout simplement immenses, et sa faculté à sortir vainqueur d'un duel direct avec un attaquant est, sans exagération aucune, extraordinaire. Seuls semblent persistants, et c'est bien regrettable malgré l'expérience accumulée par Jerem' jusqu'à aujourd'hui, un très significatif retard à l'allumage de temps à autre (même si cette accélération défaillante est souvent compensée, il est bon de le noter, par une vitesse de pointe au-dessus de la moyenne pour un défenseur central) et une science du placement quelque peu bissextile. Mais Jérémy Sorbon continue de faire le taf, et avec brio, depuis tant d'années. Brillant lors de ses premiers exercices, et auteur notamment d'une saison 2007-2008 de très haute volée en L1, il fut alors tout proche de quitter son club formateur (Lille et Saint-Étienne, notamment, étaient intéressés). Las, et certainement davantage selon la volonté du club que de la sienne, il jura fidélité au Stade Malherbe et lia son destin à celui des Francky Boyz. Rentré dans le rang des défenseurs rugueux, intraitables, mais pas toujours en mesure d'élever le niveau jeu de leur équipe, il conserve un excellent niveau de jeu et une régularité irréprochable, à l'exception d'une saison 2008-09 un peu toute pourrie (sans doute pas étrangère au fait qu'il a loupé une opportunité en or de quitter le club en début d'exercice). Jerem' est également l'inventeur d'un drôle de concept, baptisé "La boulette par match", qui veut qu'il commette systématiquement une grosse connerie lors de chacune de ses prestations. Mais comme il est un mec humble, il dit toujours "Celle-là, elle est pour moi" à son gardien lorsque ce dernier va chercher le ballon de ses filets juste après. Aujourd'hui, après avoir souffert de l'éclosion de Thommy Heurtaux, été bringuebalé de droite à gauche de la défense, Jerem' a repris sa place dans l'axe. Et il porte le brassard de capitaine. Un juste retour des choses pour un type qui terminera probablement sa carrière au club, dans l'oubli, alors qu'il aurait pu, à un choix de carrière près, embrasser une très belle carrière. Jerem', sache que nous, on t'aime. Et que j'ai toujours le maillot que tu as honoré de ta signature.

36. Raphaël Guerreiro

Au Stade Malherbe de 1995 à 1998, 109 matches, 12 buts. Milieu de terrain.



Aaaaah, Raphaël Guerreiro. Je vous vois déjà froncer les sourcils, en pensant au gamin de 18 piges qui est en train de faire son trou sur l'aile gauche et qui semble promis à une sublime carrière (non, lui, il aura sans doute place dans le classement dans dix ans, mais pour l'instant, qu'il apprenne d'abord à faire ses lacets). Non, ce Raphaël Guerreiro-là, fut d'une toute autre trempe. Pensionnaire historique de l'AJ Auxerre, sous le maillot duquel il a disputé pas loin de 300 matches, il débarque dans un pack fraîcheur avec Pascal Vahirua lors de l'été 95, alors que le club vient tout juste d'être relégué et ambitionne de ne pas trop s'attarder au sous-sol du football français, qui sent quand même un peu la pisse. Aux côtés de Borelli, Priou, Michel et donc Vahirua, Guerreiro représentait une certaine idée du football, faite de sueur et de jambes tendues et de tacles glissés. Après un premier exercice correct en D2, il effectue une saison pleine en D1, disputant 37 matches sur 38 et inscrivant 5 buts, son record en championnat. Le plus mémorable restant cette reprise invraisemblable, à la suite d'un corner botté par Stéphane Dedebant depuis le coin droit jusqu'aux 25 mètres, plein axe, et que Guerreiro envoya chatouiller la lucarne (assurément l'un des trois plus beaux buts jamais vus à d'Ornano). Pas vraiment en cause lors de la nouvelle relégation du club, il y passe une saison de plus, un peu plus discrète, avant de faire ses valises pour Châteauroux, à seulement 30 piges. Dommage. Pas sûr que Raphaël Guerreiro ait eu droit aux hommes qu'il méritait. Cette 36e place est au moins là pour réparer un peu cette erreur.]]>
<![CDATA[Les 50 meilleurs joueurs de Malherbe - 45 à 41]]> text/html fr SO FOOT Ce mois-ci est paru le numéro 100 du magazine SoFoot, et sur le dotcom de SoFoot, notre classement des 100 meilleurs joueurs de l'Histoire. Oui, tout simplement. C'est pourquoi…]]> Ce mois-ci est paru le numéro 100 du magazine SoFoot, et sur le dotcom de SoFoot, notre classement des 100 meilleurs joueurs de l'Histoire. Oui, tout simplement. C'est pourquoi Malherbe's Poetry s'est dit que le moment était venu de mettre les choses à plat et de vous faire vibrer un peu (et vous offrir un brin de nostalgie) en composant sa liste des 50 meilleurs joueurs du Stade Malherbe - si j'avais été jusqu'à 100, on aurait été obligés d'intégrer Seyni N'Diaye, et c'était pas possible. Voilà donc la sélection de Malherbe's Poetry, du début de l'ère professionnelle à nos jours, via ce classement plein d'amour, de mauvaise foi, de grâce et de poésie. À la caennaise. Aujourd'hui, voyons qui se classe entre la 45e et la 41e place.

45. David Sommeil

Au Stade Malherbe entre 1993 et 1998, 136 matches, 1 but. Milieu / défenseur.



Attaquant de formation, David Sommeil synthétise à lui seul les paradoxes du Stade Malherbe de Caen des années 90, celui qui connut la coupe d'Europe avant de se crasher en flammes jusqu'en D2 moins de deux ans plus tard. Après avoir connu sa première apparition en Division 1 lors de la saison 93-94, il devient dès l'année suivante un joueur très utilisé dans la rotation de l'effectif, à 20 ans seulement. Encore considéré comme un milieu de terrain, sa jeunesse lui permet de dépanner sur les ailes en défense quand besoin est, et malgré des débuts prometteurs, il ne peut empêcher le SMC d'être relégué en fin de parcours. Un mal pour un bien : contraint de vendre la plupart de ses cadres (Anderson, Germain, Dutruel, Dangbeto, Huysman), mais disposant des fonds pour un recrutement ambitieux, le club accorde de plus en plus de temps de jeu au Guadeloupéen. David Sommeil s'installe donc pour de bon dans le onze-type, au poste de milieu de défensif, et plutôt bien entouré par Dedebant, Rival et Péron. Caen est déjà de retour en D1, mais pas pour longtemps. Replacé en défense, Sommeil connaît une saison un peu plus délicate, à l'image de toute son équipe. Définitivement installé au poste d'arrière-droit, il peine quelque peu à prendre ses marques au sein d'une formation incapable de trouver son rythme. Sommeil et le SMC retournent en D2 malgré une 17e place synonyme cette année-là de relégation. Pour sa dernière saison au club, David Sommeil est indiscutablement un cadre, malgré son jeune âge. Il dispute 38 matches, inscrit son premier but chez les pros, et s'avère l'une des rares satisfactions d'une formation paumée dans un schéma de jeu inédit en 3-5-2. David Sommeil fait partie de ces joueurs qui a quitté le Stade Malherbe en laissant aux supporteurs le sentiment du devoir accompli : impérial dans les duels, rapide, joueur instinctif et généreux, polyvalent et sympathique, il est ce joueur qu'on ne peut pas ne pas aimer, comme Jérémy Sorbon aujourd'hui. Il connut la carrière qu'il méritait, de Rennes à Bordeaux, jusqu'à Manchester City, où son talent commençait cette fois à montrer ses limites. De retour en France 2007/08 pour un dernier round, il fut contraint de mettre un terme à sa carrière à la suite d'un grave incident cardiaque, suivi de deux semaines de coma. S'il y a bien un mec qui ne méritait pas ça , c'est lui.

44. Pascal Vahirua

Au Stade Malherbe entre 1995 et 1998, 74 matches, 4 buts. Cousin de.



Pur gaucher qui squatta pendant treize ans l'aile de l'AJ Auxerre, un club avec lequel il réussit à faire son trou jusqu'en équipe de France (22 sélections, 1 but), Pascal Vahirua fait partie de ces joueurs qui symbolisaient le recrutement ambitieux du SMC fraîchement relégué au terme de la saison 94-95 et bien décidé à remonter. Joueur le plus utilisé dès sa première saison au sein de l'effectif normand (40 matches disputés, à égalité avec Dedebant), il n'est pas étranger à l'excellente saison de Malherbe en D2, conclue par un titre mérité, au nez et à la barbe de l'Olympique de Marseille. Pascal Vahirua, c'était la classe à l'état pur. S'il accusait déjà la trentaine en arrivant à Caen, et s'il n'était plus aussi rapide qu'il l'avait été à l'apogée de sa carrière auxerroise, il n'en demeurait pas moins un leader technique indispensable, un centreur hors pair et un joueur de devoir émérite. Pascal Vahirua, c'est ce gaucher délicieux capable de te claquer une parabole des trente mètres depuis sa ligne blanche jusque sur le crâne d'Anthony Bancarel. Moins utilisé lors de la saison suivante, et surtout moins décisif, il finit par quitter le club en 1998 pour la Grèce (Atromitos FC) avant de revenir piger à Tours et de finalement réintégrer son AJA à lui, où il entraîne toujours les jeunes.

43. Juan Eduardo Eluchans

Au Stade Malherbe entre 2007 et 2010, 102 matches, 13 buts. Gentil fantôme.



Débarqué au Stade Malherbe lors de l'été 2007 en total inconnu, avec pour seules mentions sur le CV d'être l'un des meilleurs joueurs de couloir du championnat argentin et d'avoir joué aux côtés de Sergio Agüero, il ne fallut que quelques mois à Juan Eluchans pour conquérir, sans qu'on sache trop comment, le coeur des fans normands. Faut dire que le mec est un peu fêlé : à peine arrivé, il déclare sans sourciller viser la sélection albiceleste. Recruté pour un million d'euros, et surtout pour sa polyvalence (il pouvait évoluer ailier gauche ou arrière gauche, soi-disant, mais la défense, c'était pas trop son truc), il est considéré dès son arrivée comme un titulaire en puissance. Il inscrit son premier but au bout d'un mois seulement en Ligue 1 et surfe sur l'élan qui envoie le club caennais jusqu'à la 4e place à la trêve du championnat. Joueur au caractère discret, voire timide, il brille en revanche par son dévouement, ses courses répétées jusqu'à plus soif le long de sa ligne blanche, et surtout, surtout, ses dribbles chaloupés, sortis de nulle part, qui précédaient généralement un centre d'un joli gauche fouetté. Sa générosité dans l'effort, sa participation infatigable aux tâches défensives et son sens du spectacle lui assurent le soutien indéfectible des supporteurs et de ses coéquipiers. Au sortir d'une saison très satisfaisante sur le plan personnel (36 matches, 6 buts) et collectif, il entame une deuxième saison avec un statut nouveau d'atout offensif en puissance. Malheureusement, "Elu" peine à confirmer. Victime de quelques blessures chiantes et des performances en dents de scie de l'équipe, il n'attirer plus l'attention que par intermittences, le temps de quelques gestes un peu fous et de quelques échappées folles dans le dos de la défense. Relégué en L2 avec le club, et désireux de quitter le club, il est contraint de rester en Normandie, faute d'offres intéressantes. Pas rancunier pour un sou, Eluchans retourne au charbon, et sans retrouver son niveau de jeu de 07-08, il participe pleinement à la remontée du club (34 matches, 5 buts), et inscrit même le but du titre lors de l'ultime journée, à Nantes. Reparti trimbaler son hourra-football en Amérique du Sud, Eluchans garde une place à part dans le coeur des supporteurs normands, après avoir participé à l'une des plus belles saison qu'ait connu le club dans l'élite.

42. Samuel Michel

Au Stade Malherbe entre 1995 et 1996, 37 matches, 14 buts. Attaquant.



Samuel Michel n'a disputé qu'une seule saison au SMC, et il fut honoré d'un titre de champion. Il n'a disputé qu'une seule saison, et a planté 14 pions. Prêté par le Stade Rennais lors de l'été 94, où il peinait à trouver sa place, il fait partie, comme Vahirua, des joueurs expérimentés engagés en 94 pour que le club ne reste qu'une saison dans l'antichambre du foot français. Mission accomplie, et de quelle façon ! Cet ancien du Red Star, où il côtoya notamment Steve Marlet et empila plus d'une cinquantaine de cagettes, fut l'un des principaux artisans du titre de D2 en 96, et formait avec Franck Priou la ligne d'attaque la plus efficace du championnat. D'une rare complémentarité malgré leur profil relativement similaire, le briscard et le jeune loup s'amusent à faire trembler les filets adverses semaine après semaine. Samuel Michel répète les appels dans les espaces, attire à lui les ouvertures, claque le premier but du match épique contre l'OM (8e journée, 2-0, 4 expulsions, Lebourgeois, Jambay, Hernandez, Cascarino) et figure parmi les meilleurs buteurs de D2. Après sa glorieuse saison caennaise, il est de nouveau prêté par le Stade Rennais en D2, à Sochaux, et claquera 23 cacahuètes. Visiblement pas assez pour convaincre Rennes qu'il méritait d'avoir sa chance en première division. Il retournera donc au Red Star, s'exilera à Guingamp, qu'il aidera à remonter en D1, n'y aura que peu de temps de jeu et achèvera sa carrière pro du côté de Niort. Un attaquant formidable, qui est malheureusement un peu passé à côté d'une très jolie carrière.

41. Jérôme Rothen

Au Stade Malherbe de 1997 à 2000, 104 matches, 11 buts, 2 576 centres depuis son couloir.



Formé à Clairefontaine, auprès de William Gallas et de Thierry Henry, il signe au SMC en 1994, et n'évoluera au club en tant que professionnel qu'en seconde division, entre 97 et 2000. Autant dire, pas vraiment un âge d'or. Il a notamment évolué aux côtés de Seyni N'Diaye après avoir connu Née, Mendy et Vahirua. Difficile de concevoir cela comme une progression. Malgré ces temps d'austérité, Jérôme Rothen n'a pas mis tarder à séduire Pascal Théault, qui lui fit répéter encore et encore ses centres enroulés du gauche jusqu'à écoeurement, et par les supporteurs du Stade Malherbe. Brillant par son positionnement, son intelligence de jeu, sa qualité de passe, et surtout, par sa faculté à se montrer décisif dans le secteur offensif grâce une foule de passes décisives et de centres au cordeau, Rothen trace son chemin vers les sommets. Après une grosse vingtaine de matches joués lors de sa première saison, il joue 37 et 38 rencontres lors des deux exercices suivantes. Ses bonnes performances ne suffisent pas au club pour remonter en première division (9e, 5e, 6e) mais lui permettent d'être remarqué par Troyes, où il fera connaissance avec la D1, et passera un an et demi dans l'Aube avant de signer à Monaco. Où il deviendra international, champion de France et finaliste de la Ligue des Champions. Et puis il y aura Paris, les hauts et les bas. Après, ça part en sucette (Rangers, Ankaragücü, Bastia). Mais ça n'enlèvera rien au talent de ce garçon qui déclara un jour de 1999 que la chose qu'il détestait le plus au monde était de voir un chien obèse. True story.]]>
<![CDATA[Le paradis est ailleurs]]> text/html fr SO FOOT Arles-Avignon (13) - Stade Malherbe de Caen (5) : 0-2 12e journée de Ligue 2 Dernier affrontement : Caen 2-0 Arles-Avignon, 20 mars 2011 (L1) Buteurs :…]]> Arles-Avignon (13) - Stade Malherbe de Caen (5) : 0-2

12e journée de Ligue 2

Dernier affrontement : Caen 2-0 Arles-Avignon, 20 mars 2011 (L1)

Buteurs : Cuvillier et Nangis pour Caen.

Arbitre : M. Rouinsart.

Spectateurs... : 1 659. C'est-à-dire un peu moins qu'au mariage de ma cousine Philibertine. Arles-Avignon mérite t-il vraiment d'exister ?

Rassasiés par le spectacle ? : 2/5. Difficile de dire qu'on a suivi un match passionnant, même si la seconde période aura au moins eu le mérite de nous malmener gentiment le palpitant.

Le geste du match : la contre-attaque rondement menée par Alexandre Raineau, Nicolas Seube et Lenny Nangis sur le deuxième but caennais. Nico sert Raineau, qui s'impose dans l'entrejeu et délivre une passe en profondeur pleine de lucidité vers son capitaine, qui n'hésite pas à poursuivre son effort malgré les hurlements de ses articulations malmenées pendant déjà 88 minutes d'effort, pour se présenter face à Ludovic Butelle et glisser le ballon à Lenny Nangis, qui disputait son premier match de la saison.

L'anti-geste du match : la sortie WTF de Ludovic Butelle, sur le premier but caennais, qui a jailli beaucoup trop tôt sur Cuvillier sans même couvrir son angle. Ludovic Butelle, c'est ce couillon qui avait quitté le FC Metz pour le FC Valence après deux saison à peu près correctes et qui n'avait plus disputé le moindre match pendant quatre ans. Un génie.

L'homme du match : difficile d'extraire une individualité de cette excellente performance collective du Stade Malherbe. On se contentera donc de souligner la prestation de Damien Perquis, impeccable sur chaque occasion d'Arlav'.

L'anti-homme du match : au risque d'avoir l'air de s'acharner, honorons une fois de plus Ludovic Butelle, qui n'est définitivement pas copain avec les sorties.

Compos :

Arles-Avignon : Butelle, Soro, N'Diaye, Cantini, Abdelhamid, Plessis, Rocchi, Cardy, Aho Abou, Sangaré, Suarez ; T. LAUREY

Caen : Perquis, Guerreiro, Calvé, Sorbon, Pierre, Agouazi, Seube, Montaroup, Cuvillier, Duhamel, Poyet ; P. GARANDE


----------------------------------

Blague cosmique.

Au début, ça ressemblait à un particularisme anecdotique. Et c'était marrant. Aujourd'hui, ça commence de plus en plus à être perçu comme une tare congénitale. Trois défaites consécutives à domicile. Trois victoires de rang à l'extérieur. Caen est 17e au classement des matches à domicile (6 points pris sur 15 possibles) et 1e, largement, très largement, à l'extérieur (avec 14 points pris sur 21 possibles). L'anomalie n'en est plus une. Comme dirait Aurélien Montaroup (et à raison), le SMC parvient toujours, à l'extérieur, à ouvrir le score assez rapidement et à se faciliter les choses, quand il a toutes les peines du monde, à domicile, à maîtriser le tempo de la rencontre et à gérer temps forts et temps faibles. Ces résultats plutôt étonnants, pour ne pas dire franchement suspects, semblent confirmer que le Stade Malherbe est définitivement moins à l'aise quand elle a la possession de la balle et tout le temps de construire face à un adversaire prêt à lui laisser le contrôle de la rencontre, que dans un rôle d'équipe qui se jette corps et âme dans chaque contre-attaque. La situation est d'autant plus paradoxale que chaque adversaire qu'a croisé le Stade Malherbe jusqu'à aujourd'hui lui était indiscutablement inférieur sur le plan technique. Le SMC est donc plus fort, mais peine toujours un peu plus à s'en convaincre. Le Stade Malherbe est un second rôle dans une vieille comédie de boulevard. Le Stade Malherbe, c'est l'amant dans le placard avec un caleçon à fleurs : certes, ça semble ridicule à première vue, n'empêche que l'amant caché dans le placard, tu peux être sûr qu'il est le premier à tirer son coup quand la représentation débute.

Ce qui est plus étonnant encore, c'est que les joueurs alignés par Patrice Garande sont sensiblement les mêmes à chaque rencontre, que le manager normand leur accorde toute sa confiance, et quels que soient les faits de jeu, ces mêmes gaillards se font repousser à domicile comme des voleurs de sac se carapatent avec des larmes et du poivre plein les yeux après avoir tenté d'agresser une vieille dame, et s'en sortent fièrement et impérialement lors de chaque déplacement comme un Albert Spaggiari de Ligue 2. Les Caennais subissent à domicile ce qu'ils font subir à l'extérieur : un but de chenapan, et le reste du match à résister plus ou moins sereinement en balançant quelques SCUD pour signifier qu'on respire encore. C'est peut-être pas très original, mais ça marche à tous les coups. Le Stade Malherbe est à la fois victime et principal suspect.

Comme à Laval et Istres, les Patoche Boyz ne perdent pas de temps. Les rares supporteurs qui avaient eu l'idée saugrenue de braver le Mistral pour venir peupler le Parc des Sports étaient encore à la buvette en train de se rincer au vin chaud quand Aurélien Montaroup lance Alexandre Cuvillier dans le dos de la défense. L'ailier caennais n'a même pas le temps de se demander ce qu'il va pouvoir faire de ce ballon, Ludovic Butelle est sorti de ses cages sans qu'on sache trop pourquoi ni comment et laisse l'angle grand ouvert. Cuvillier n'a même pas à enrouler ou à tenter un lob, il se contente de cadrer pour marquer son 3e but en 3 matches. 0-1 après dix minutes de jeu. Les Caennais savent donc ce qu'il leur reste à faire : résister patiemment aux vagues ennemies en répétant des attaques placées quand le temps le permet. Poyet, échappé sur l'aile droite, loupe un centre qui aurait pu faire mal, et Cuvillier manque d'un bon mètre le cadre et son doublé, en allumant la mèche de l'entrée de la surface. Arlav' est déjà mené, Caen peut verrouiller la bagnole et mettre l'autoradio à fond. Finalement, ça n'a pas si mal vieilli, Big Willie Style, même Will Smith n'est plus tout à fait le même depuis Independence Day.

You shall not pass !

Et pourtant, le Stade Malherbe ne se facilite pas vraiment la tâche. Dominateurs et plutôt en jambes, les Caennais se retrouvent en infériorité numérique après seulement une demi-heure de jeu, la faute à un tacle un peu gland de Cuvillier et à une décision arbitrale un peu sévère de monsieur Rouinsart. Plus encore qu'un révélateur de la supériorité de la formation caennaise, que cette décision n'a pas empêché ni de gagner ni même d'aggraver le score, ce carton rouge a établi l'incroyable maladresse de la plupart des équipes de Ligue 2 lorsqu'il s'agit de valider sa domination en faisant trembler les filets adverses. Comme si le mal caennais était en fait celui de tout un championnat, et que l'arme la plus efficace, lorsque les valeurs techniques ne sont pas suffisantes pour transformer une domination collective en supériorité au score, reste le jeu direct, franc du collier, à bouffer les espaces et se carapater dans le dos de défenses esseulées.

Arles-Avignon a donc eu une heure à 11 contre 10 pour revenir au score. Entre le carton rouge de Cuvillier et la mi-temps, les hommes de Thierry Laurey ont plutôt bien mené leur barque, il faut l'avouer. Sangaré est tout proche d'égaliser, sur une patate bien sortie par Perquis, et les situations favorables sur coups de pied arrêtés s'enchaînent sans conséquence. Et puis les deux équipes rentrent aux vestiaires, et le SMC ferment la lourde à double tour. Garande a bien compris que combler tous les espaces avec de l'enduit bien épais serait amplement suffisant : il sort donc Duhamel pour faire rentrer Grégory Leca, le maçon/carreleur/charpentier de la bande. Greg, c'est vrai, il ne joue plus beaucoup, mais il sait encore jouer de la truelle mieux que n'importe qui. Et du coup, cette équipe d'Arles-Avignon semble tout de suite perdue, multiplie les approximations dès qu'elle pénètre dans les trente derniers mètres normands, manque systématiquement de solutions offensives et se perd dans un jeu de passes aussi stérile qu'impatient. Rocchi et ses partenaires ne peuvent pas grand-chose, finalement : ils n'ont pas l'imagination pour faire face au problème quasiment mathématique posé par Patrice Garande, et ne peuvent pas s'en remettre à un niveau technique suffisant qui leur permettrait d'étirer la défense et créer des failles en variant les transmissions et en redoublant appels et passes dans l'axe. Plessis est le seul à avoir réellement réussi à nous faire trembler, d'une jolie frappe du gauche passée à trois dizaines de centimètres de la cage de Perquis.

Pour le reste, rien ou presque à se mettre sous la dent, le SMC laisse défiler les minutes, se promène sur le terrain comme un balai d'essuie-glace, Agouazi et Seube sont intraitables, et les trois défenseurs axiaux se régalent sur les seconds ballons. À vrai dire, ce sont les Caennais qui se montrent les plus dangereux. Nangis loupe une première occasion de se mettre en valeur, mais bénéficie en fin de match d'un hors-jeu impérial réalisé par Seube et Raineau au milieu de six joueurs arlavignonnois et d'un décalage subtil de son capitaine pour inscrire le but du KO.

Ce qui est amusant, c'est qu'on ne sait même plus comment réagir à la suite de ce troisième succès consécutif à l'extérieur. À chaque fois, on en vient à se dire que les Patoche Boyz parviennent à se rattraper de la semaine passée, mais se montrent incapables de valider une progression quelconque. Ils se contentent d'être irréguliers, ce qui les prive encore et toujours de podium jusqu'à aujourd'hui. 5e à 2 points des trois leaders, les Caennais semblent attendre leur heure. Il en faudra peu pour qu'ils gagnent notre soutien indéfectible, et à peine plus pour susciter notre exaspération la plus profonde. À moins qu'ils nous inventent encore une série improbable de scores excentriques. Et comme d'hab, on finira par être encore plus paumés qu'eux.

"INSTANTANÉMENT COMME ÇA / REPRENDRE DE VOLÉE D'AUSSI LOIN / COMME ELLE VIENT"

La bande-son : The ghost, de I love you but i've chosen darkness, sur l'album éponyme.

----------------------------------------------------------

Tous les scores :

Angers 1-0 Châteauroux

Arles-Avignon 0-2 Caen

Dijon 0-1 Auxerre

Guingamp 2-0 Sedan

Istres 4-1 Tours

Le Havre 1-1 Nîmes

Le Mans 2-0 Laval

Monaco 0-2 Nantes

Gazélec Ajaccio - Niort : reporté

Lens - Clermont : ce soir

----------------------------------------------------------

Le classement :

| 1. Monaco | 22 pts | (+11) | | 2. Nantes | 22 pts | (+11) | | 3. Angers | 22 pts | (+7) | =================== | 4. Istres | 21 pts | (+5) | | 5. Caen | 20 pts | (+10) | | 6. Guingamp | 19 pts | (+3) | | 7. Le Mans | 17 pts | (0) | | 8. Dijon | 17 pts | (-1) | | 9. Châteauroux | 16 pts | (+4) | | 10. Auxerre | 16 pts | (-2) | | 11. Le Havre | 15 pts | (-1) | | 12. Nîmes | 14 pts | (-5) | | 13. Lens (-1) | 14 pts | (-7) | | 14. Clermont (-1) | 13 pts | (-5) | | 15. Arles-Avignon | 13 pts | (-6) | | 16. Tours | 13 pts | (-10) | | 17. Niort (-1) | 12 pts | (0) | =================== | 18. Laval | 11 pts | (-4) | | 19. Gazélec Ajaccio (-1) | 10 pts | (-4) | | 20. Sedan | 9 pts | (-6) |

----------------------------------------------------------

Le Stade Malherbe en chiffres :

- 6 victoires, 2 nuls, 4 défaites

- 20 buts inscrits (2e meilleure attaque)

- 10 buts encaissés (3e meilleure défense ex-aequo avec une équipe)

- meilleur buteur : Mathieu Duhamel (5 buts)

- meilleur passeur : Fayçal Fajr (4 passes décisives)

- cinq derniers matches : VDVDV

- 20 points pris sur 36 possibles

- 2 points de retard sur le leader

- 1 point de retard sur la zone de promotion

- 9 points d'avance sur la zone de relégation

- 11 points d'avance sur la lanterne rouge

----------------------------------------------------------

Du côté du Facebook de Malherbe's Poetry :

Arsène : "C'est tellement facile la L2 qu'on est obligé de se donner des défis: monter en ne prenant des points qu'a l'extérieur."

Jean-Pierre: "Il faudrait plus de supporters Havrais la semaine prochaine a d'Ornano que de Caennais,comme ça nous serions encore a l'exterieur..."

----------------------------------------------------------

Retrouvez Malherbe's Poetry sur Facebook !

Et maintenant, Malherbe's Poetry est aussi sur Twitter ! (@MalherbesPoetry)]]>
<![CDATA[Les 50 meilleurs joueurs de Malherbe - 50 à 46]]> text/html fr SO FOOT Ce mois-ci est paru le numéro 100 du magazine SoFoot, et sur le dotcom de SoFoot, notre classement des 100 meilleurs joueurs de l'Histoire. Oui, tout simplement. C'est pourquoi…]]> Ce mois-ci est paru le numéro 100 du magazine SoFoot, et sur le dotcom de SoFoot, notre classement des 100 meilleurs joueurs de l'Histoire. Oui, tout simplement. C'est pourquoi Malherbe's Poetry s'est dit que le moment était venu de mettre les choses à plat et de vous faire vibrer un peu (et vous offrir un brin de nostalgie) en composant sa liste des 50 meilleurs joueurs du Stade Malherbe - si j'avais été jusqu'à 100, on aurait été obligés d'intégrer Seyni N'Diaye, et c'était pas possible. Voilà donc la sélection de Malherbe's Poetry, du début de l'ère professionnelle à nos jours, via ce classement plein d'amour, de mauvaise foi, de grâce et de poésie. À la caennaise.

50. Philippe Prieur



Au Stade Malherbe entre 1986 et 1988, 74 matches, 37 buts. Attaquant.

Au commencement, il y avait donc Philippe Prieur. Formé au Paris FC, élevé au grain du côté du HAC, dont il reste encore aujourd'hui le meilleur buteur de l'Histoire avec 70 réalisations, spécialiste de la Division 2, où il a passé la majeure partie de sa carrière et maintenu un rythme d'environ 0,4 but/match, Philippe Prieur est avant tout un artificier hors-pair, le genre de mecs toujours au bon endroit au bon moment et capable d'utiliser toutes les parties de son corps pour marquer. Après avoir grandement participé au maintien du HAC en D1, Prieur rejoint l'ennemi honni de l'autre Normandie et sera le grand artisan de la première accession à l'élite du Stade Malherbe. Une bagatelle de 33 pions inscrits en deux saisons de D2, un titre du meilleur joueur du championnat en 87 selon France Football, et puis Philippe Prieur ira ensuite se perdre à Valenciennes, avant de retourner à la maison-mère havraise. Oui, celui qui a rendu tout cela possible, il est Havrais.

49. Rudi Garcia



Au Stade Malherbe entre 1988 et 1991, 57 matches, 1 but. Milieu de terrain.

Les plus jeunes ne connaissent de Rudi Garcia que son parcours d'entraîneur à succès ; Rudi, c'est quand même le type qui a gagné un titre avec Lille et Rozehnal en défense. Mais Rudi Garcia fut aussi un footballeur à la carrière plus que correcte, partagée entre le LOSC, le SMC et Martigues, où il ne disputera qu'une poignée de matches avant qu'une blessure ne l'oblige à mettre un terme à sa carrière. Milieu de devoir, débarqué en Normandie pour la première saison de Malherbe en Première Division, il s'impose rapidement au milieu de terrain, entre Franck Dumas, Graham Rix et Christophe Point. Un entrejeu à te faire couiner le premier Grégory Proment venu. Bien intégré dans le onze caennais, plus à l'aise dans la dernière passe que dans la finition, Garcia incarne ces vertus morales et cette abnégation qui permettront au club de s'installer durablement dans l'élite.

48. Steve Savidan



Au Stade Malherbe entre 2008 et 2009, 41 matches, 16 buts. Attaquant.

On a tout dit du parcours atypique de Savigol. Sa carrière tardive, son passé d'éboueur, l'idolâtrie qu'il a suscitée à Valenciennes, ses problèmes cardiaques, ses embrouilles financières avec le SMC. Les supporteurs caennais, en particulier, n'oublient pas ce dernier détail, tout en pointant du doigt ses supposées prédispositions aux fêtes arrosées et sa responsabilité dans la relégation du club cette année-là. En vérité, Savidan a disputé une saison plus que satisfaisante sous le maillot caennais, inscrivant pas moins de 14 buts en championnat, son record en Ligue 1. Débarqué de Valenciennes pour environ 5 millions d'euros, il réussit un excellent début de saison, plante 7 buts lors des quinze premières journées, et s'en va porter le maillot de l'équipe de France face à l'Uruguay (c'est le premier caennais en quinze ans à devenir international tricolore). La suite de la saison est plus délicate, mais Savigol termine néanmoins la saison meilleur buteur (14) et meilleur passeur de l'équipe (5). Si le club finit par descendre, difficile de lui reprocher un réel manque de motivation à sauver les siens, lui qui a encore inscrit un doublé contre Sochaux à la 36e journée (2-1) et un autre but contre Lyon, lors de la 37e (1-3). Décidément, depuis Kenneth Anderson, le SMC a du mal avec les stars.

47. Frédéric Née



Au Stade Malherbe entre 1996 et 1998, 64 matches, 24 buts. Attaquant.

Formé à Bayeux, dans le même terreau que Malherbe's Poetry, Frédéric Née rejoint le Stade Malherbe à 15 ans et décide de passer aux choses sérieuses. Glanant déjà un titre de champion avec la réserve, aux côtés de Gallas, il est intégré à l'équipe première à 20 ans et dispute son premier match de D1 en 1996, face à Lyon, lors de la 3e journée. Pas vraiment intimidé à l'idée de côtoyer enfin les grands, il réussit un superbe premier exercice, se permettant de claquer 9 buts lors de sa première saison dans l'élite, le tout en une vingtaine de matches. Costaud. Mais pas suffisant pour éviter au SMC la relégation. Du coup, Frédo repart au charbon et claque treize buts en D2. C'est bien, mais ça ne suffit toujours pas, le Stade Malherbe échouant dans le ventre mou. Née préfère alors s'exiler sur l'Île de Beauté, du côté de Bastia. Frédéric Née, c'est un peu le joueur sans grâce ni charisme qui se contentait de faire parler la poudre comme seul moyen d'expression. Plutôt adroit, compensant sa relative lenteur par un sens du placement hors-pair et une qualité de finition indéniable, il a eu le malheur de fréquenter d'un peu trop près un Stade Malherbe en pleine lose, sans se priver de collecter deux douzaines de cacahuètes pour ses deux premières saisons parmi les pros. Frédéric Née, c'est l'attaquant qui te marque un but de l'arrière du crâne quand tu es mené à Niort. C'est le mec qui est là pour transformer un cafouillage dans la surface en rampe de lancement pour un obus dans la lucarne. C'est le mec qui méritait de figurer dans le classement des 50 meilleurs joueurs caennais.

46. Alexis Thébaux



Au Stade Malherbe entre 2007 et 2012, 121 matches. Gardien tout terrain.

Formé à Nantes, passé par Cherbourg, le chômage et Dijon, Alexis Thébaux rejoint le SMC en 2007, en tant que 3e gardien, derrière Vincent Planté et Benoît Costil. Les blessures conjuguées de ces deux derniers lui permettent de disputer en janvier 2008 ses deux premières rencontres de Ligue 1 avec Malherbe, contre Nancy et Toulouse (0-0, 1-1). C'est peu, mais suffisant pour s'attirer les bonnes grâces du staff caennais, qui en fait la doublure de Vincent Planté la saison suivante. Une poignée de matches et une relégation plus tard, Alex devient le numéro un et ne tarde pas à faire admirer ses qualités. Impressionnant sur sa ligne, monstrueux dans les duels face aux attaquants, capable de sortir 6 ou 7 parades décisives par match, Alexis Thébaux n'est pas seulement un type qui aura grandement participé à la montée du SMC en 2010 et au maintien en 2011, il est surtout devenu l'un des meilleurs gardiens du pays. Difficile de lui reprocher autre chose qu'une irrégularité toute caennaise, quelques défauts de concentration (ah, ce penalty face à Toulouse) et quelques difficultés dans les sorties aériennes (comme l'immense majorité des goalkeepers, au demeurant). Élu meilleur gardien de Ligue 2 en 2010, c'est pourtant l'année suivante qu'il réalise sa meilleure saison, sauvant un nombre considérable de points (face à Rennes, lors de la 19e journée, il réussit l'exploit de remporter quatre duels face à des attaquants, excusez du peu). Alex, c'est encore ce p'tit futé qui a inventé la fameuse « j'fais croire que je suis blessé quand je sens que j'ai fait une connerie ». Pas sûr que Malherbe ait déjà eu droit à un gardien aussi complet. ]]>