Menu:

Présentation

Connaissez-vous beaucoup de clubs de foot dont le nom est celui d'un poète ? Fidèle abonné au Stade d'Ornano (tribune Centre, rang I, siège 166), qui a vu l'épanouissement de William Gallas et la chute de Dangbeto et a vénéré Xavier "le routard" Gravelaine, Arsenic écrit pour vous démontrer que ce nom ne doit rien au hasard. Malherbe qui joue, c'est peut-être pas du Baudelaire, et ça rime pas toujours, mais c'est toujours rock'n'roll.

Contact

Les autres blogs sur sofoot.com

On ne peut rien contre... - Épisode 6

On ne peut rien contre... - Épisode 6
27/02/2013

On ne peut rien contre les échardes dans les doigts, les écharpes dans le froid, les écarts de points réduits au championnat.

On ne peut rien contre les gros titres, Stéphane Hessel n'est plus, Cahuzac promet qu'il n'y aura pas de hausse d'impôts, l'opposition qui dénonce les inactions du gouvernement, David Bowie qui sort un nouvel album, le Barça qui chute face au Real. On est impuissant, et le mieux qu'on puisse encore faire, c'est se réjouir que Stéphane Hessel n'ait pas chuté face au Real, que Cahuzac ne sorte pas un nouvel album, ou que Bowie dénonce les actions du gouvernement. On est toujours rattrapé par la logique des choses.

On ne peut rien contre les jolies fossettes, contre la courbe d'un cou, contre la mèche qu'on replace négligemment derrière l'oreille, contre les chevilles graciles, contre les bouts de nez mutins, contre les cils qui battent trop vite, comme mon coeur en cet instant.

On ne peut rien, ou alors vraiment pas grand-chose, contre Wolverine et Hercule qui viennent de révéler leur homosexualité, ou alors, on fait comme Peter Parker, on se casse pour de bon. C'est un peu extrême, sans doute vaut-il mieux encore s'acoquiner à Frigide Barjot.

On ne peut rien non plus contre Christophe Barbier. Et pourtant, on aimerait. Oh oui, on aimerait. On pourrait par exemple commencer par lui arracher son écharpe rouge, sans laquelle plus personne ne le reconnaîtra dans la rue et, espérons-le, à l'entrée des studios de TV et de radio.

On ne peut rien contre David Beckham, sa femme, ses gosses, ses chaussures, ses cheveux, sa gentillesse, ses sourires, ses 12 caméras, ses tatouages, ses 37 ans, son professionnalisme, ses discours, ses prises de position sur le conflit israëlo-palestinien, ses traités philosophiques, sa qualité de centre, son aérodynamisme, sa batterie de cuisine, sa connexion 3G. Bienvenue dans un monde meilleur.

On ne peut rien contre le nouveau logo du Stade Malherbe, au passage, si ce n'est l'accrocher sans honte au rétro de la bagnole.

On ne peut rien contre la conjecture de Hodge, contre les équations de Navier-Stockes, contre les nombres premiers, contre l'abstraction ni contre la réalité.

On ne peut rien contre Bill Murray dans Lost In Translation. De toute façon, on ne peut rien contre Bill Murray, qu'il soit Peter Venkman, Phil Connors, Bunny Breckindrige, Walt Bishop ou simplement lui-même. Même dans Space Jam.

On ne peut rien non plus contre le Stade Malherbe en février. Et on se dit que si ça continue comme ça, il n'y a pas 36 conclusions possibles : on va finir par espérer beaucoup malgré nos doutes, ou alors on va finir par douter que ce soit bien la peine d'espérer.


Votre compte sur SOFOOT.com

2 réactions ;
Poster un commentaire

  • Message posté par Efix le 28/02/2013 à 14:38
      

    Dieu que c'est bon... Et que ça entérine la théorie selon laquelle Sofoot est le Télérama du ballon rond !

  • Message posté par Marron le 08/03/2013 à 13:50
      

    On ne peut, je le crains, rien espérer de plus qu'une nouvelle saison prochaine en ligue 2 étant donné le calendrier de la dernière partie de saison.


2 réactions :
Poster un commentaire