On ne peut rien contre (2)
29 septembre 2008 à 17:55
On ne peut rien contre les aléas du direct, les allers simples pour l’enfer, les allées et venues de Laurent Bonnart sur l’aile, les « Allez le Havre » et les alléchantes déclarations d’avant-match du Special One Mourinho.
On ne peut rien contre les Kita et les Villeneuve de toutes contrées qui s’en viennent inonder notre sport de leur inculture footballistique et de leur science de l’entreprenariat chevaleresque qui nous feraient presque trouver Aulas sympathique et qui s’en iront quand le ciel se couvrira et que le tonnerre grondera retrouver la direction d’Air France, de TF1 ou d’Arcelor-Mitall.
On ne peut rien contre les prodiges bordelais qui ne trouvent pas leurs marques, les vieux de la vieille toulousains qui retrouvent le moral ou les défiscalisés du Rocher qui retrouvent leur vraie place et qui finissent enfin par subir ce qui leur pendait au nez depuis un moment.
On ne peut rien contres les inconstances du PSG, la baisse du pouvoir d’achat, ni même contre les petits cons qui volent les languettes sous les pots de Flanby encore en rayon.
On ne peut rien contre Carla Bruni, contre les idéalistes et les utopistes, contre les anarchistes qui se font une raison, ni contre les écorchures aux genoux de nos charmantes têtes blondes.
On ne peut rien contre les poteaux carrés, les échanges de maillots à la fin des matchs et les prévisions erronées de la météo qui m’avait pourtant juré que j’avais pas besoin de prendre mon parapluie aujourd’hui.
On ne peut plus rien contre les Schumacher, ni celui qui a procédé à une ablation dentaire sur Battiston, ni celui qui conduisait un bolide rouge.
On ne peut rien contre les dérives du foot-business, les dérives des supporters, la dérive des continents et la dérive de Guy Carlier dans le domaine du foot.
On ne peut rien contre les gens qui croient que le Stade Malherbe est le nom du stade où joue le SM Caen.
On ne peut rien contre le Stade Malherbe de Caen quand il décidé de claquer trois buts dans les trente premières minutes à d’Ornano.
J’allais ajouter « c’était pourtant pas faute d’essayer », mais en fait, les Canaris, ils ont même pas essayé.