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Connaissez-vous beaucoup de clubs de foot dont le nom est celui d'un poète ? Fidèle abonné au Stade d'Ornano (tribune Centre, rang I, siège 166), qui a vu l'épanouissement de William Gallas et la chute de Dangbeto et a vénéré Xavier "le routard" Gravelaine, Arsenic écrit pour vous démontrer que ce nom ne doit rien au hasard. Malherbe qui joue, c'est peut-être pas du Baudelaire, et ça rime pas toujours, mais c'est toujours rock'n'roll.

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Les 50 meilleurs joueurs de Malherbe - 4e

Les 50 meilleurs joueurs de Malherbe - 4e
18/01/2013

Voici donc la suite de la sélection des 50 meilleurs joueurs de l'histoire professionnelle de Malherbe's Poetry, du début de l'ère professionnelle à nos jours, via ce classement plein d'amour, de mauvaise foi, de grâce et de poésie. À la caennaise. Nous entrons dans le TOP 5. Aujourd'hui, voyons qui se classe à la 4e place.

4. Xavier Gravelaine



Au Stade Malherbe entre 1991 et 1993, et 2001 et 2002, 110 matches joués, 45 buts inscrits.

Avant de devenir un consultant hilarant malgré lui, capable de sorties d'anthologie (telles que "Il ya toujours un pied Ghanéen qui empêche les Allemands de trouver la solution finale" lors du Mondial 2006) dont vous pourrez trouver un florilège ici, Xavier Gravelaine fut un footballeur de grand talent, qui a un peu sacrifié sa carrière sur l'autel du tourisme acharné. Il a ainsi passé son temps à voguer de contrat en contrat, évoluant au sein de 16 clubs différents entre 1988 et 2004, devenant ainsi une légende du marché des transferts, gaspillant sans doute un peu son talent sans qu'on comprenne réellement quel axiome semblait guider ses choix de carrière, du goût de l'exotisme au challenge sportif corsé. Bondissant de branche en branche, pas sûr qu'il ait su lui-même ce qui pouvait le motiver à ne jamais se poser plus de quelques mois au même endroit.



Mais s'il y a un club qui peut aujourd'hui se féliciter d'avoir engagé le Grand Xav' et su faire fructifier son talent, c'est bien le Stade Malherbe. C'est sous les couleurs caennaises que Gravelaine disputa le plus de matches de toute sa carrière - 110, si on ne compte que les rencontres officielles, c'est presque le double du second club où il joua le plus. C'est également à Caen qu'il inscrivit le plus de buts, 45 pour être exact. Mais c'est surtout à Caen qu'il devint international (devenant ainsi le deuxième joueur au club, seulement, à porter le maillot tricolore) et connut ses premières rencontres de coupe d'Europe. Et c'est sans doute également là qu'il laissa entrevoir, plus que partout ailleurs, l'immense talent qui était le sien.



Pour s'en rendre compte, il suffit de visionner le match aller de la double confrontation face à Saragosse en coupe de l'UEFA. Le Grand Xav est alors âgé de 24 ans seulement, et semble se jouer de chaque défenseur qui viendrait l'affronter en duel. Son toucher de balle, ses courses, sa relation avec Stéphane Paille, son intelligence devant les buts : chaque prise de balle de Xavier Gravelaine est propice à l'admiration et à la contemplation.

Quand il débarque à Caen, le Grand Xav' a déjà de la bouteille. Formé à Nantes, déjà prêté à Pau, Saint-Seurin et Laval, il s'engage à l'été 91 au sein d'une équipe qui se découvre des ambitions de première partie de tableau. Bonne pioche : s'il n'inscrit qu'une dizaine de buts lors de sa première saison, il s'avère un joker de luxe dévoué et talentueux derrière Paille et Divert (14 buts chacun en championnat). Une fois que Divert a plié ses gaules et s'est éclipsé à Montpellier, en 92-93, il forme avec Paille une paire d'attaquants à l'efficacité étincelante, se classant même en deuxième place au classement des buteurs, avec 20 caramels, à deux unités du Marseillais Boksic. Pas un hasard si le SMC réalise alors les meilleurs saisons de son histoire et affiche un niveau de jeu et de spectacle à faire trembler Venoix.



Mais le Grand Xav n'en a pas fini avec le SMC. Après être passé au PSG, Strasbourg, Guingamp, Marseille, Montpellier, Paris de nouveau, Watford, Le Havre et Monaco, il revient en Normandie le temps d'une saison (2001-2002), le temps de planter 15 nouveaux buts sous le maillot du SMC et de terminer parmi les meilleurs buteurs du championnat, que Malherbe termine à une décevante 6e place.



Gravelaine n'est pas seulement l'un des meilleurs joueurs du club : il en est une icône, la caution jeunesse/talent/folie lorsque l'équipe réussit ses plus beaux exploits, la vedette en attaque lorsqu'elle disputa son fabuleux match aller en UEFA. Sa fin de carrière moisie et ses performances douteuses de commentateur n'ont pas vraiment écorné son image en Normandie : il est et restera le Grand Xav, intouchable, dont on respecte le caractère et le tempérament, pour mieux profiter de son talent.


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  • Message posté par Helios le 21/01/2013 à 18:56
      

    Je vais me faire l'avocat du diable et je sais parfaitement que faire une liste des 50 porte toujours à mécontentement mais ça va quand même être compliqué pour toi de faire rentrer dans seulement 3 places restantes les Pécout, Rix, Tafforeau, Point, Seube, Dumas (te connaissant je dois pas être loin de ton trio avec les trois derniers cités ;) voire même ton podium dans l'ordre avec en grand vainqueur bibendum Normand préféré!). C'est bien, au moins y'aura matière à débattre. A suivre...

  • Message posté par doduch le 23/01/2013 à 21:23
      

    des comme lui j en veux d autres a malherbe.ils sont ou les recruteurs de l epoque


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