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Connaissez-vous beaucoup de clubs de foot dont le nom est celui d'un poète ? Fidèle abonné au Stade d'Ornano (tribune Centre, rang I, siège 166), qui a vu l'épanouissement de William Gallas et la chute de Dangbeto et a vénéré Xavier "le routard" Gravelaine, Arsenic écrit pour vous démontrer que ce nom ne doit rien au hasard. Malherbe qui joue, c'est peut-être pas du Baudelaire, et ça rime pas toujours, mais c'est toujours rock'n'roll.

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Les 50 meilleurs joueurs de Malherbe - 2e

Les 50 meilleurs joueurs de Malherbe - 2e
30/01/2013

Voici donc la suite de la sélection des 50 meilleurs joueurs de l'histoire professionnelle de Malherbe's Poetry, du début de l'ère professionnelle à nos jours, via ce classement plein d'amour, de mauvaise foi, de grâce et de poésie. À la caennaise. Bienvenue dans le TOP 3. La crème de la crème, le gotha des Caennais, avec du talent qui suinte chaque pore. Aujourd'hui, découvrons ensemble qui est 2e.

2. NICOLAS SEUBE

Au Stade Malherbe depuis 2001, bientôt 400 matches disputés, 9 buts inscrits.

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Voilà bientôt douze ans que Nicolas Seube a signé son premier contrat pour le Stade Malherbe de Caen. Douze années à voir débouler sur le porteur du ballon adversaire une tignasse informe, que l'Idole trimballe comme un Saint promène son auréole. Seube est le dernier de sa race, celle des seigneurs et des Héros, des mecs trop conscients de leurs propres limites pour ne pas être humbles, trop soucieux de les repousser sans cesse pour ne pas admirés. Seube, c'est maintenant douze ans de sourires, d'interventions rugueuses, d'interviews pleines de bon sens et de recul, de tacles rageurs, de mottes de terre qui s'envolent, de bave aux lèvres et de bonheur.

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Ça a commencé comme toutes les histoires d'amour. Le SMC venait de se faire plaquer par Greg Tafforeau, parti retrouver sa vie de célibataire dans le Nord. Et comme Malherbe n'est pas fait pour la solitude, il s'attiche d'un gentil garçon de 22 piges à peine, tout plein de cheveux et de sympathie. Le mec s'appelle Nicolas. Avec un prénom pareil, on ne peut pas être tout à fait mauvais. Il a été formé à Toulouse, mais n'a jamais disputé le moindre match pro pour le Téfécé. Tant mieux, on aurait eu du mal à l'assumer aujourd'hui. Nicolas Seube n'appartient qu'à nous. Il est notre conscience collective, notre exutoire favori lors des plus grands succès du Stade Malherbe, il est ce héros commun, surgi de l'anonymat et affranchi de tout prosélytisme, celui auquel on s'identifie en premier, il est le porteur de nos espoirs, le symbole du dépassement de soi, du mortel qui se prend à rêver d'être l'égal des Dieux, et qui ne ménage pas sa peine pour y parvenir.

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Pourtant, quand il débarque à d'Ornano, et pendant quelques années, Nico Seube n'est rien d'autre qu'une alternative, la caution Head'n'Shoulders en défense. Un type généreux dans l'effort, bosseur, mais techniquement trop limité et pas assez rapide pour faire la différence. Et puis, lentement mais sûrement, Nico Seube grandit, travaille son placement, soigne sa relance, redouble d'efforts dans les interventions défensives, se prend même à dribbler, à tirer et à encourager ses partenaires. Il n'y eut aucune métamorphose, juste une progression sereine et solide, du statut de joueur "qui devra se battre pour gagner une place de titulaire" à celui de "véritable icône du club". Au cours de la saison 2004-05, puis au cours de la saison 2007-08, il semblera parfois avoir atteint ses limites définitives. Il les a repoussées à chaque fois.

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Aujourd'hui, à la fin d'un match, on ne se demande même plus si Nicolas Seube a bien joué ou non. Les autres joueurs sont tous passés en revue, on dissèque leur apport au collectif, leur capacité à relancer proprement, leur adresse à la transmission du ballon, leur impact dans les duels. Nico Seube semble au-delà de jugements si triviaux. On sait ce qu'il vaut. On sait qu'il n'a pas été mauvais. Dans le pire des cas, il est moins influent, moins précieux, moins sauvage, moins jouissif. Mais mauvais, jamais. Pas sûr que ça lui soit arrivé bien souvent.

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Devenu capitaine en 2006, après le départ de Ronald Zubar, il a, comme Franck Dumas, tout connu avec Malherbe, des affres de la relégation (trois fois) au bonheur de la montée (trois fois aussi), en passant par le frisson de la Coupe de la Ligue, l'effroi des matches tout nazes au fin fond de la L2 et l'euphorie de la première partie de tableau en L1. Son premier but en L1, il le marque à 29 ans, du genou. En 2010-2011, il inscrit son seul but de la saison face à l'OM, au Vélodrome et lors du match d'ouverture, de 25 mètres. Malherbe s'impose 2-1.

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Meilleur joueur du Stade Malherbe au XXIe siècle, dauphin au trophée du Ballon d'Eau Fraîche 2010 des Cahiers du Foot (derrière David Ducourtioux), Seube est ce garçon qui ne s'arrêtera de progresser que quand il aura raccroché les crampons. Et s'il connut, pour la première fois, une légère perte de vitesse la saison dernière, davantage due à l'usure physique qu'à une réelle démotivation ou un manque de lucidité, on l'a déjà oubliée.

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Son statut au sein du SMC autoriserait presque Nico Seube à faire un putsch et à prendre le pouvoir. La foule le suivrait, vous pouvez me croire. Confident et relai de Franck Dumas, idole des supporteurs, véritable figure populaire, homme sympathique, respectable, engagé et aimable, si Nico Seube décide que les joueurs du SMC doivent jouer en pantoufles Disney à partir de la semaine prochaine, même les supporteurs arboreront des chaussons Pluto ou Donald...

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Nico Seube qui tacle pour la 5e fois le meneur de jeu adverse, qui enchaîne une récupération du bout des crampons, un crochet en déséquilibre et une relance en diagonale, c'est de la poésie. Le voir replacer ses partenaires, alors qu'un corner adversaire va être frappé, remettre une mèche rebelle derrière son oreille, cracher dans l'herbe et adresser un rapide sourire à Hengbart qui vient de se placer au deuxième poteau, c'est pure beauté. Contempler Nico Seube qui cède sa place dans les arrêts de jeu, à bout de souffle, et qui applaudit le public avant de tendre son brassard à Grégory Proment, c'est une source rare et forcément tarissable de magie.

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Nicolas Seube est tout ce qu'il nous faut, tout ce qui nous anime, tout ce qui nous transporte. Il est celui avec lequel disparaîtra une partie de l'amour que nous vouons tous au Stade Malherbe.

Seube-ce-Héros est peut-être le seul footballeur dont nous nous sentirons tous un peu orphelins.

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