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Connaissez-vous beaucoup de clubs de foot dont le nom est celui d'un poète ? Fidèle abonné au Stade d'Ornano (tribune Centre, rang I, siège 166), qui a vu l'épanouissement de William Gallas et la chute de Dangbeto et a vénéré Xavier "le routard" Gravelaine, Arsenic écrit pour vous démontrer que ce nom ne doit rien au hasard. Malherbe qui joue, c'est peut-être pas du Baudelaire, et ça rime pas toujours, mais c'est toujours rock'n'roll.

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Les 50 meilleurs joueurs de Malherbe - 15 à 11

Les 50 meilleurs joueurs de Malherbe - 15 à 11
20/12/2012

Voici donc la suite de la sélection des 50 meilleurs joueurs de l'histoire professionnelle de Malherbe's Poetry, du début de l'ère professionnelle à nos jours, via ce classement plein d'amour, de mauvaise foi, de grâce et de poésie. À la caennaise. Aujourd'hui, voyons qui se classe entre la 15e et la 11e place. Autant dire que maintenant, c'est le gratin.15. Jesper Olsen

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Au Stade Malherbe de 1990 à 1992, 59 matches disputés. Ailier.43 sélections au sein de la sélection danoise, et 5 buts inscrits. Pas loin de 200 matches joués sous le maillot de Manchester United, après une centaine avec l'Ajax Amsterdam de monsieur Johan Cruyff (et une image éternelle, lorsque le génial néerlandais et le petit danois combinent un petit une-deux sur penalty permettant à Cruyff de marquer sans même se casser le cul à ajuster le gardien). 3 buts en phase finale de la Coupe du Monde 86. Jesper Olsen n'a plus à rien prouver lorsqu'il débarque au Stade Malherbe, au cours de l'été 90. Après deux années passées à Bordeaux, il rêve d'un fin de carrière sans pression, mais pas sans un dernier défi à relever. Aujourd'hui, tu peux être sûr qu'il filerait se roussir les poils aux Émirats, mais à l'époque, tous les clubs pouvaient prétendre à leur star déchue. Jesper Olsen arrive à Caen en même temps que Dumas, Dangbeto ou Avenet, au sein d'un effectif de plus en plus ambitieux. Ses deux saisons à Caen ? Malherbe termine 8e, puis 5e, tout en se remettant du départ de Fabrice Divert. Jesper Olsen est de tous les combats, de toutes les batailles ; il bouffe sa ligne, pique des accélérations tout en essayant de convaincre ses jambes que si, si il a 20 piges et pas une ride et que non, non ça ne siffle pas dans les articulations. Olsen est également du légendaire 5-4 contre Lens en Coupe de France. Irréprochable dans l'attitude, professionnel jusqu'au bout des ongles et pourtant romantique jusqu'au bout des cheveux, il ne se plaindra jamais d'être aligné parfois arrière latéral, et ne décevra jamais. À l'été 92, et malgré des propositions de clubs anglais, preuve que son passage à Caen fut d'une grande qualité, il décide de mettre fin à sa carrière, emmerdé par une blessure récurrente. Ce même été, le Danemark remporte l'Euro 92. Vous entendez chanter les cygnes ?14. Youssef El Arabi
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Au Stade Malherbe de 2008 à 2011, 79 matches disputés, 30 buts marqués.Saison 2009-2010. Emmené par des cadres qui n'ont pas déserté le club après la relégation, le SMC effectue une première partie de championnat exemplaire et désosse ses adversaires sans la moindre pitié. Toudic et Traoré, titulaires en attaque, ne sont pas vraiment connus pour être des buteurs en puissance, mais à la rigueur, on s'en fout, Malherbe n'a même pas besoin de ça. Quand les deux larrons se blessent, Dumas ne sourcille pas, et aligne le jeune Youssef El Arabi en pointe. Une dizaine de matches plus tard, le franco-marocain a déjà empilé 7 buts et perfectionne sa mitraillette en guise de célébration. Formé à Caen, débarqué à Hérouville, récupéré par le SMC, Youssef n'a pas de temps à perdre. Une saison en équipe réserve, quelques apparitions en Ligue 1, et le voilà déjà titulaire au sein d'une équipe qui file vers le titre de L2. Ancien international de futsal, El Arabi possède ces qualités qui définissent l'attaquant moderne : technique imparable, vitesse, rapidité d'exécution, sens du jeu et efficacité. Au duel avec un défenseur, il n'hésite pas à provoquer avant de frapper, là où d'autres préféreraient ne pas prendre de risque. Rafraîchissante, enthousiasmante, la saison de Youssef en Ligue 2 promet de belles choses (18 buts, 8 passes décisives). Mais on est encore loin du compte... À peine débarqué en Ligue 1, El Arabi attire à nouveau les regards. Tous les observateurs s'étonnent : "Mais qui est ce gamin ?" Premier match au Vélodrome, et premier but pour donner la victoire aux Normands. Second match contre Lyon, Youssef ajuste Lloris d'un lob splendide et Caen l'emporte à nouveau (3-2). Au final, pour sa première saison en Ligue 1 en tant que titulaire, El Arabi inscrit 17 buts, le tout dans une équipe de bas de tableau. Jamais un joueur n'avait inscrit autant de buts en première division avec Caen depuis le grand Xav'. Parti se perdre à Al Hilal et revenu à la raison et à Grenade depuis, Youssef est une pépite, un attaquant exceptionnel, qu'on aurait aimé voir évoluer dans une grosse écurie de Ligue 1 et s'offrir un ou deux titres tout en collectionnant les buts. Tant pis. Il nous restera au moins le souvenir d'un type au comportement exemplaire, souriant et disponible, un buteur hors pair comme Malherbe n'en avait jamais formé.13. Franck Priou
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Au Stade Malherbe de 1995 à 1996, 37 matches joués, 24 buts marqués.Des comme ça, on n'en a pas vu beaucoup, à d'Ornano. Priou, c'est la définition du briscard en attaque. Certes, il n'a évolué qu'un an sous les couleurs de Malherbe, mais alors attention, quelle année ! Combien de joueurs ont réussi à nous procurer autant de joie et de sourires que ce mec ? En une seule saison, au cours de laquelle il ne rata quasiment aucun match, il offrit au SMC son premier titre (même si champion de L2, ça ne vaut pas grand-chose, évidemment) et fit trembler 24 fois les filets adverses, s'adjugeant par là le titre de meilleur joueur du championnat. Leader moral indéfectible, constamment à la limite du hors-jeu, impérial au moment de choper un péno crado ou de claquer une tête du bout des cheveux, il est le prototype de l'attaquant pas moderne du tout, qui erre dans la moitié de terrain adverse comme un camé parcourt le trottoir en quête de sa prochaine dose. Et même si ses buts furent souvent bien moches, même s'il n'était ni rapide ni spécialement adroit techniquement, il était toujours là où il le fallait quand il le fallait. Avec son physique de prof de gym à la Star Ac', il forma avec Samuel Michel la plus belle paire d'attaquants de l'histoire moderne du SMC, et également la plus prolifique (pas loin de 40 buts à eux deux en un an). Franck Priou, c'était la dégaine du braqueur, la définition de l'opportunisme, l'apothéose du gangster élégant. Il s'amenait avec deux flingues et vous vidait la boutique sans tirer un coup de feu mais après avoir butiné la crémière. Une fois le titre acquis, Priou se dit que les sunlights ne sont pas pour lui. Il s'en retourne planter des cagettes à Martigues avant de conclure sa carrière à Istres, là où elle avait commencé. Priou n'est pas une parenthèse enchantée, il est un vortex duquel on est revenus sans trop de souvenirs, mais pourtant bien différents. Il n'a jamais donné de nouvelles, et il a pourtant emporté avec lui une certaine idée du football.12. Stéphane Dedebant
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Au Stade Malherbe de 1992 à 1997, 178 matches disputés, 25 buts inscrits. Pré-Titi Deroin.Formé au RC Paris où il n'eut jamais vraiment sa chance, Stéphane Dedebant débarque au Stade Malherbe à l'été 92, en même temps que Gabriel Calderon, sur la pointe des pieds. Le gamin a refusé une offre du PSG pour venir en Normandie. C'est dire à quel point on avait la hype à l'époque. Un an plus tard, il totalise déjà 36 rencontres disputées et 7 cacahuètes, et chope sa première convocation en équipe de France A' (en plus d'être sélectionné en équipe de France militaire pour la Coupe du Monde au Maroc). Attention talent. Meneur de jeu de petite taille, royal balle au pied, capable d'orienter le jeu et de gérer le tempo d'une rencontre, Dedebant ne tarde pas à reléguer Willy Görter sur le banc et à s'imposer dans le onze type. Malgré sa petite taille, il brille moins pour sa faculté à éliminer et à provoquer qu'à distribuer des caviars et remettre ses coéquipiers dans le droit chemin, celui du jeu. D'une maturité confondante sur le pré, on le destine déjà aux plus hautes sphères. Manque de bol, en 93, Stéph' se fait les croisés. Six mois d'arrêt flanquent un grand coup à sa jeune carrière et ruinent sa saison. Pas vraiment revenu à son meilleur niveau, il ne peut empêcher la relégation suivante, malgré une régularité et un investissement qui forcent l'admiration. Dragué par un paquet de formations de D1, Dedebant poursuit son aventure caennais, marche sur la D2, enchante les observateurs, injecte de l'huile dans le moteur match après et match et vérifie les suspensions de temps en temps, tout en gavant Michel et Priou de caviars. Dedebant fait partie de ces joueurs ont profondément marqué le club de leur empreinte, par leur constance et leur influence sur le jeu, leur comportement et leur talent. De nouveau relégué avec Malherbe en 97, il réussit à reproduire avec Châteauroux l'année suivante et avec Sochaux deux ans plus tard. Putain de talisman maléfique. Il le sait sans doute, aujourd'hui : Dedebant n'aurait jamais dû partir. Avec Malherbe, il n'aurait peut-être pas été meilleur qu'il ne l'a été, mais il aurait été plus beau, plus fier, plus héroïque. Dedebant aurait pu être immense. La chute du SMC au milieu des années 90 et une sale blessure en ont décidé autrement. Il ne sera donc qu'immense en nos coeurs.11. Gabriel Calderón
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Au Stade Malherbe de 1992 à 1993, 36 matches disputés, 2 buts marqués.Vous en connaissez beaucoup, vous, des champions du Monde qui ont porté le maillot du Stade Malherbe ? Non ? Et des finalistes de la Coupe du Monde ? Ils sont pourtant un peu plus nombreux ; en fait, ils sont un. Gabriel Calderón a déjà 32 ans quand il signe au SMC à l'été 92. Ancien joueur du Paris Saint-Germain et du Bétis Séville, l'Argentin débarque alors de Sion, où il s'est offert, comme ça, pour déconner, un titre de champion de Suisse. La perspective d'évoluer à Malherbe s'avère intéressante pour les deux parties : Caen bénéficie de l'expérience d'un type qui roulé sa bosse au plus haut niveau pendant plus d'une décennie, et Gabi Calderón, qui connaît déjà le championnat de France, voit là une dernière occasion de jouer une compétition européenne. Alors si ça passe par un maillot flanqué d'un logo Eurest, tant pis, parce qu'un peu plus haut, Gabi accuse un début de calvitie. Ancienne légende du Bétis, coéquipier de Diego Armando sous le maillot de l'Albiceleste, Calderón n'a pas eu besoin de beaucoup de temps pour marquer les esprits. En une saison, il se crée quelque chose entre le milieu gauche et le club des ploucs normands. Doté d'une intelligence de jeu hors du commun, toujours disponible, il se fond à merveille dans le milieu de terrain caennais, aux côtés de Görter, Cauet et Avenet, et bientôt Dedebant. Calderón participe à la double confrontation face à Saragosse, n'oublie pas de briller lors du match aller (match de l'année 92 selon France Football, excusez du peu), il inscrit son premier but lors de la 5e journée de championnat et permet à Malherbe de taper Lyon 3-2. Son seul autre but à Caen donne la victoire au SMC sur la pelouse du Havre sur le même score. Derrière un Xavier Gravelaine qui empile les buts, Calderón ne fait pas seulement office de vieille gloire qu'on a déballée pour épater la galerie : ses déplacements, ses temporisations, sa faculté à toujours se porter vers l'avant, à prendre l'aile ou à trouver du soutien et des appuis dans l'axe, et surtout, son influence sur le jeu offensif valaient grandement le détour. Devenu depuis entraîneur, c'est encore à Caen que Gabi Calderón a fait ses premières armes, avant de se faire éjecter au bout de quelques semaines. Tant pis. Quand on était sur la feuille de match de Caen - Saragosse, quand on a porté le maillot de Malherbe après avoir fait des passes à Maradona, quand on a trimballé sa calvitie avec autant de brio et de classe sur tous les terrains de D1, on fait partie de l'histoire du club.La liste des 50 :50. Philippe Prieur49. Rudi Garcia48. Steve Savidan47. Frédéric Née46. Alexis Thébaux45. David Sommeil44. Pascal Vahirua43. Juan Eduardo Eluchans42. Samuel Michel41. Jérôme Rothen40. Romain Hamouma39. Joël Germain38. Bernard Mendy37. Jérémy Sorbon36. Raphaël Guerreiro35. Willy Görter34. Luc Borrelli33. Thomas Heurtaux32. Mathieu Bodmer31. Ronald Zubar30. Grégory Proment29. Milos Glonek28. Cédric Hengbart27. Michel Rio26. Philippe Montanier25. Benjamin Nivet24. Brian Stein23. Cyrille Watier22. William Gallas21. Jean-François Domergue20. Richard Dutruel19. Jimmy Hébert18. Sébastien Mazure17. Anthony Deroin16. Benoît Cauet15. Jesper Olsen14. Youssef El Arabi13. Franck Priou12. Stéphane Dedebant11. Gabriel Calderón


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