Menu:

Présentation

Connaissez-vous beaucoup de clubs de foot dont le nom est celui d’un poète ? Fidèle abonné au Stade d’Ornano (tribune Centre, rang I, siège 166), qui a vu l’épanouissement de William Gallas et la chute de Dangbeto et a vénéré Xavier "le routard" Gravelaine, Arsenic écrit pour vous démontrer que ce nom ne doit rien au hasard. Malherbe qui joue, c’est peut-être pas du Baudelaire, et ça rime pas toujours, mais c’est toujours rock’n’roll.

Contact

Les autres blogs sur sofoot.com

Derniers billets

Dernier commentaires

Le 28 septembre 2008 à 16:47 par dans Jusqu’ici tout va bien !!!
Le 18 août 2008 à 19:25 par dans Volte-fesse entre Bordeaux et Caen
Le 27 juin 2008 à 01:05 par dans On ne peut rien contre…
Le 20 mai 2008 à 15:30 par dans En vacances dans le Sud
Le 6 mai 2008 à 09:29 par dans Caen-Rennes : un jeu sans enjeu
Le 29 avril 2008 à 10:16 par dans Lyon – Caen, sommets extatiques
Le 28 avril 2008 à 01:41 par dans Gouffran, Nemesis du PSG
Le 10 avril 2008 à 12:51 par Arsenicislethal dans Chti’s sous Prosac, Malherbe contre-attaque !

 

La preuve par 2-2

20 octobre 2008 à 15:34 La preuve par 2-2

Malherbe est-il réellement un club de Ligue 1 ? Pas sûr. Il suffit de jeter un œil sur le résultat de l’affiche pourtant pas glamour opposant Caen au petit poucet du championnat de France, s’il en est, Grenoble. Là où on devrait se coltiner un bon vieux 0-0 des familles dans à peu près tous les autres stades de France pour enfin se résoudre au partage des points, d’Ornano a encore une fois eu droit à son spectacle. 2-2 donc. Mais en fait, ça n’étonnera que les observateurs distraits, peu avenants à l’idée de se fader un duel de seconds couteaux.

Malherbe joue l’offensive, clairement, et même carrément l’attaque tous azimuts dès que les Normands évoluent dans leur enceinte. Un seul regard sur la compo caennaise livre bien des indices sur les intentions caennaises : Franck Dumas n’aligne généralement qu’un seul, voire deux défenseurs de métier.

Dans l’axe, Sorbon, l’indéboulonnable, tient la baraque comme il peut, aux côtés de Leca, milieu défensif reconverti stoppeur de son état, après avoir rendu quelques brillantes copies. Pas toujours très à l’aise dans la relance, ni dans le jeu aérien, la charnière souffre surtout d’un isolement récurrent.

A gauche, Lemaître n’est pas non plus un vrai défenseur (milieu gauche de formation), et brille surtout par son apport offensif, au même titre qu’El Negro Barzola sur l’autre aile. Dumas n’envisage pas autrement le poste : un arrière lateral doit apporter des ballons, des centres, évoluer même en soutien de l’ailier. Même si samedi dernier, Seube avait repris son couloir, Malherbe ne mise pas sur sa défense pour choper des points, et nous en sommes les premiers satisfaits. 1 défenseur de métier sur 10 joueurs sur le pré, voilà qui est rock’n’roll, surtout quand le coach est un ancien libéro.

Tout pour l’attaque, donc. Pathologie rédhibitoire ou parti-pris offensif (presque artistique, serait-on tenté de dire) ? Un peu des deux. Il n’empêche, on est en droit de se demander s’il ne manque pas un grand gabarit (de la stature d’un Thiam, pourtant footballistiquement moins talentueux qu’un Leca) au sein de la défense rouge et bleue, un mec qui pourrait renvoyer ces ballons planants au-dessus de la surface et parfaire le placement de la défense. Pourquoi pas Karl Svenssön, certes assez lent, mais dont le sens du placement et la qualité de relance pourrait nous faire grand bien ? Il faut un patron. A un auditeur qui lui demandait s’il ne pensait pas que la défense manquait d’une grande gueule (sur Radio Malherbe, il y a 3 semaines), Sorbon a répondu que tous savaient se faire entendre. Mouais.

Nul doute que Caen a les armes pour continuer à distiller son hourrah football comme on prêche la bonne parole. Les résultats l’ont prouvé l’an passé, du moins à domicile. Face à des formations un poil défensives, adeptes de ce jeu vertical et borné dont la Ligue 1 semble avoir déposé le Copyright, Malherbe déroule, joue tout à l’horizontale, dévore les ailes et enfile les perles. C’est beau, léché et efficace. Certes, Proment se trouve souvent au milieu d’un no man’s land quand il s’agit d’être à la récup’, mais à domicile, ça ne pose pas trop de problèmes.

Le résultat de Caen face à Grenoble ne doit donc pas être perçu comme un mauvais résultat. Sur le premier but, on saluera davantage l’action classieuse menée par Grenoble plutôt que de s’attarder sur le placement approximatif de la défense ou le pied tendu dans le vide de Sorbon. Le second but laissera davantage de regrets, tant toute la défense semble prise à revers par un mouvement finalement assez évident, conclu par un tir que Planté aurait pu dévier avec un poil de chance et d’anticipation (c’est pas non plus une raison de chialer, hein, on t’en veut pas).

Prendre deux buts à domicile, c’est chiant, mais c’est un peu le revers de la médaille de la stratégie caennaise. Quand on tombe sur une équipe qui n’a pas oublié ses intentions offensives sur le trajet, ce genre de choses arrive et arrivera toujours, il faut s’y faire. Et se dire qu’au moins, le potentiel offensif caennais limite souvent la casse. Savigoal omniprésent porte l’attaque malherbiste sur ses épaules solides, s’en va claquer un péno et offrir un bijou de centre à mi-hauteur à Flo’ qui termine le boulot avec une rare efficacité. 2-2, donc. Soit 10 points pris à domicile sur 15 possibles. Au fond, pas de problème.

Vous l’aurez noté de vous-même, c’est à l’extérieur que le bât blesse. 2 points pris sur 12 possibles. C’est peu. Mais logique puisque dès que Malherbe rencontre une équipe qui ose se découvrir, elle paie souvent le tribut au prix fort. Pourtant les solutions existent.

Quand Malherbe aura l’expérience nécessaire pour casser un peu plus le jeu et le rythme dans des matches qui lui échappent, on aura fait un grand pas (il va falloir que quelqu’un se dévoue pour récolter quelques cartons au milieu, en commettant davantage de fautes dites tactiques pour briser les offensives ennemies). Comme on a pas de bunker, alignons au moins des sacs de sable, c’est toujours un obstacle à éviter. Il faudra aussi penser à tester dans la durée la paire Sorbon-Svenssön. En tout cas, il faut réagir. Et faire prevue d’autant d’imagination à l’extérieur qu’à la maison. Pourquoi pas à Lille, tiens ?

Buts : Savidan et Florentin pour Caen ; Akrour et Moreira pour le GF 38.

Bande-son de la semaine : Aha Shake Heartbreak, des Kings of Leon, à (re)découvrir avec Bonheur, leur dernier album n’étant pas une merveille.






S'identifier pour pouvoir poster un commentaire