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Connaissez-vous beaucoup de clubs de foot dont le nom est celui d'un poète ? Fidèle abonné au Stade d'Ornano (tribune Centre, rang I, siège 166), qui a vu l'épanouissement de William Gallas et la chute de Dangbeto et a vénéré Xavier "le routard" Gravelaine, Arsenic écrit pour vous démontrer que ce nom ne doit rien au hasard. Malherbe qui joue, c'est peut-être pas du Baudelaire, et ça rime pas toujours, mais c'est toujours rock'n'roll.

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La minute de fausse vérité - SMC 2-1 SL

La minute de fausse vérité - SMC 2-1 SL
25/02/2013

STADE MALHERBE DE CAEN - STADE LAVALLOIS : 2-1

26e journée de Ligue 2

Match aller : Laval 1-2 Caen

Buteurs : Fjar et Duhamel pour Caen, Gamboa pour Laval.

Arbitre : M. Desiage.

Spectateurs... : 8 188.

Rassasiés par le spectacle ? : 3/5. Entre une entame de très bonne facture et une seconde période qui soufflait le chaud et le froid, à subir une nouvelle fin de match crispante (et un rien exaspérante), difficile de savoir si on a vraiment apprécié le spectacle ou attendu qu'il s'interrompe enfin.

Le geste du match : la reprise de 25 mètres de Fayçal Fajr dès les premières secondes de jeu, qui oblige Arnaud Balijon à une parade horizontale décisive, au moins aussi belle que la frappe du milieu caennais.

L'anti-geste du match : l'instant "Excusez-nous, nous étions perdus dans nos pensées", de Makan Traoré et de Pierre Talmont, qui réussissent un enchaînement de très grande classe "feinte de dégagement / contrôle approximatif", le tout réalisé en duo et formidablement chorégraphié, histoire de permettre à Mat' Duhamel de se retrouver seul balle au pied à cinq mètres des cages. Arnaud Balijon parachève l'oeuvre de ses comparses en permettant à l'attaquant malherbiste de trouver appui sur sa poitrine pour marquer plutôt que de couvrir son angle. Du très grand art. À ce niveau-là, même nous, on peut pas lutter.

L'homme du match : pas toujours irréprochable et véritablement incisif au cours des semaines passées, Fayçal Fajr a enfin retrouvé un niveau de jeu convenable. Pas éblouissant pour autant, la faute à des choix parfois contestables, il a eu le mérite de prendre ses responsabilités et de se montrer décisif en inscrivant son deuxième but de la saison mais aussi en offrant un ballon visiblement miné que la défense a préféré rendre à Duhamel, de peur que ça lui pète à la gueule. Non, ça n'était pas flamboyant, mais c'était ce dont le Stade Malherbe avait besoin à cet instant-là.

L'anti-homme du match : c'est décidé, Malherbe's Poetry arrête de dire du mal des gens. Trop de lecteurs m'ont reproché cette violence gratuite, honteusement dirigé vers des équipes et des joueurs qui font, et c'est incontestable, des choses dont je suis incapable. Ils ont mille fois raison. Mea maxima culpa. Les contrôles et les prises de balle d'Alexandre Raineau, t'as beau les mater au ralenti cent fois, tu n'arriveras jamais à refaire les mêmes.

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Le trauma des pissotières.

Je n'ai jamais été quelqu'un de vraiment craintif. Les films d'épouvante m'ont toujours laissé un peu froid, malgré l'affection que je leur porte, je ne m'évanouis pas à la vue du sang, je n'ai jamais été traumatisé par un héros de Disney, je n'ai jamais imaginé qu'il pouvait y avoir des monstres sous mon lit, je ne suis victime d'aucune claustrophobie ou vertige. En revanche, il y a un truc qui m'a toujours terrifié... C'était à d'Ornano, d'ailleurs - et non, ce n'était pas Seyni N'Diaye, vous êtes vraiment salauds... Je le confesse aujourd'hui presque honteusement : je n'ai jamais mis les pieds dans les toilettes du stade Michel d'Ornano avant d'avoir 25 ans. Pas parce que j'avais peur d'être pris à parti par un supporteur enivré, qui voudrait me montrer sa virilité, pas non plus à cause de l'odeur épouvantable qui semble y régner en permanence, mais parce que j'ai toujours eu peur de louper un but pendant que j'allais faire pipi. Plus de 10 piges à regarder des matches de football en ayant envie de pisser, je vous jure, ça marque son homme. Une fois ou deux, alors que j'étais prêt à céder et à me lever, et à déranger tous les spectateurs de ma rangée en disant pardon, pardon, je suis désolé, mais vous rasseyez pas, parce que je reviens tout de suite et ça vous évitera de m'indiquer encore votre exaspération, une fois ou deux fois, disais-je, où je faillis enfin céder à l'appel de la Nature, Malherbe a planté un but pile à ce moment-là. Vous vous souvenez du match Caen - Cannes en 1999 ? Non ? Étonnant. Bref, William Loko avait marqué le seul but du match à un quart d'heure de la fin, à l'instant même où j'attendais que le ballon sorte de l'aire de jeu pour courir jusqu'aux pissotières. Comme si le Destin, ou Dieu, ou Malherbe, appelez-ça comme vous voulez, m'avait dit "Fait pas le con, tu vas finir par quitter le match avant le coup de sifflet final pour être sûr de pas être pris dans les bouchons, si tu prends cette voie." Plutôt mourir. Cette sombre époque m'est revenue en mémoire vendredi dernier, alors que Mathieu Duhamel plantait le deuxième caramel du Stade Malherbe en moins de 90 secondes. Je me suis aussitôt dit : "Putain, imagine le Jean-Michel qui est parti pisser à la 10e minute, il va revenir, jeter un oeil au tableau d'affichage, et se dire que le machin a pété les plombs". Oui, je sais... On porte tous le poids de nos traumatismes, et certains sont plus ou moins avouables.



Malherbe a donc plié le match en deux minutes. On avait à peine eu le temps de se remettre de la volée de Fajr qui venait chauffer les gants de Balijon que le numéro 10 rouge et bleu remettait ça, en récupérant une relance approximative de la défense des Tangos pour se faufiler entre deux défenseurs pas vraiment inspirés et expédier une cartouche dans les filets, le tout en deux touches de balle. 1-0. Minute suivante : Fajr expédie un centre au premier poteau, un défenseur passe au travers, un autre repousse maladroitement le ballon dans les pieds de Duhamel, qui glisse le cuir dans un trou de souris, bien aidé par une intervention approximative de Balijon. 2-0. Tac. Bim bam boum, c'est l'autoroute du soleil. Dominateurs dans le jeu, plus incisifs, plus techniques, tout simplement supérieurs, les Caennais malmènent des Lavallois pourtant pas dégueulasses une fois franchie la ligne médiane.

Ce sont des points qu'il nous faut.

On ne va pas être trop regardants sur la manière dont le SMC prend des points en ce moment. Avec trois victoires en quatre matches, les Caennais font le boulot, engrangent tant qu'ils le peuvent. Le spectacle et la gloriole, ce sera pour plus tard. Et finalement, le match contre Laval symbolise très bien la période mi-figue mi-raison que traversent actuellement les Patoche Boyz, aussi efficaces au tableau d'affichage qu'ils sont inquiétants dans le jeu. Incapables de se mettre à l'abri comme contre Le Mans (1-1) ou Nîmes (1-0), incapables d'affirmer et d'asseoir pour de bon leur domination en évitant de subir des situations dangereuses inutilement, les Caennais ne brillent plus dans le jeu depuis la 17e journée et la victoire contre Monaco. Ça remonte un peu, quand même. Encore une fois, les deux buts sont survenus sur des actions favorables, certes provoquées, mais pas vraiment construites. D'ailleurs, de quand date le dernier but caennais sur une action préparée ? Bien sûr, il est évidemment capital, pour une équipe ambitieuse, de savoir profiter des failles adverses pour scorer. Le problème est que les Caennais ne savent pas faire autre chose en ce moment, marquant sur des ballons mal renvoyés ou des coups de pied arrêtés. Ce n'est pas grave en soi, c'est juste peu prometteur. De la même façon, le but concédé par les Normands est à la fois peu dommageable (une situation de contre, un replacement douteux, ça arrive à toutes les équipes qui dominent) et désespérant, témoignant une nouvelle fois de la relative fragilité d'une équipe qui peine à s'affirmer en patron sur le terrain. Gamboa qui déborde et qui s'en va réduire le score dans un angle fermé, trompant un Perquis pas vraiment innocent sur ce coup, c'est le genre de trucs qui arrive, et à la rigueur, il vaut mieux que ça arrive quand Malherbe compte deux buts d'avance.



En fait, on se demande toujours, à 12 journées de la fin du championnat, où en est le Stade Malherbe. Est-il en train de négocier une période délicate, comme il en a l'habitude en hiver, tout en prenant des points, assurant l'essentiel, ou vit-il plutôt une période de réussite extrême (comme semblent l'indiquer les fins de match sous tension, face à Sedan ou Laval, avec cette occasion des Tangos qui s'achève sur le montant) qu'il ne parvient même pas à gérer en toute quiétude ? Difficile de répondre à cela. Le côté positif, c'est que les joueurs offensifs se sont remis à marquer, notamment Duhamel, qui n'avait mâché que 2 cachous au cours des 15 derniers matches. Et puis bon, Malherbe continue de ne pas prendre beaucoup de buts (4 au cours des 7 derniers matches). Patrice Garande a choisi d'y croire, ou du moins, d'en convaincre ses joueurs, plutôt habilement, déclarant au terme de la rencontre avoir été satisfait de l'engagement et surtout, annoncé que ce qu'il avait vu était "prometteur pour la suite", privilégiant ainsi la thèse de la phase ascendante.

Reste que le Stade Malherbe paraît moins solide que les autres équipes du haut de tableau, à commencer par les Guingampais, impériaux depuis le mois d'août et dont on espère que leurs 2 défaites en 3 rencontres vont un peu les calmer. Quoi qu'il en soit, Monaco, Nantes et l'EAG ont eu davantage d'emprise sur les dernières rencontres qu'ils ont remportées que le Stade Malherbe, c'est indiscutable.

Maintenant, tout dépend de ce que nous verrons au cours des prochaines semaines. C'est maintenant que tout se joue, les amis. Maintenant qu'il faut creuser l'écart. Alors que se profile une dernière ligne droite périlleuse, et un duel au sommet contre les Bretons, il ne reste plus qu'à espérer que le Stade Malherbe fournisse des clés de lecture à la période qu'il traverse actuellement en se montrant aussi adroit que lors de la phase aller au moment d'affronter les ténors. Le calendrier n'est pas un cadeau, mais la conjecture est favorable. Guingamp semble marquer le pas, il va falloir en profiter pour redevenir conquérant, pas seulement en profitant (certes habilement) des erreurs commises par l'adversaire, mais également dans le jeu, dans les ambitions, et dans les intentions. La technique suivra. L'ascension en Ligue 1 ne s'obtiendra pas seulement en gérant les matches : il faudra la mériter. Malherbe en a les moyens.

"INSTANTANÉMENT COMME ÇA / REPRENDRE DE VOLÉE D'AUSSI LOIN / COMME ELLE VIENT"

La bande-son : le morceau My number, de Foals, sur le disque Holy fire qui vient de sortir. Par contre, évitez le reste de l'album, très dispensable. Et réécoutez plutôt leurs précédents opus.

NOUVEAU !

Le résumé du match en vidéo ci-dessous.



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Tous les scores de la 22e journée :

Angers 1-0 Gazélec Ajaccio

Auxerre 2-1 Guingamp

Caen 2-1 Laval

Châteauroux 2-0 Arles-Avignon

Clermont 0-0 Dijon

Nîmes 1-0 Istres

Niort 2-3 Le Mans

Sedan 1-1 Tours

Nantes 2-0 Le Havre

Monaco [ce soir] Lens

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Le classement :

Équipe Points DdB MJ
1. Monaco 50 pts (+21) 25
2. Nantes 48 pts (+21) 26
3. Caen 47 pts (+19) 26
4. Guingamp 45 pts (+8) 26
5. Angers 43 pts (+11) 26
6. Nîmes 43 pts (+9) 26
7. Dijon 41 pts (0) 26
8. Auxerre 37 pts (+1) 25
9. Le Havre 37 pts (-1) 26
10. Lens 36 pts (-3) 25
11. Tours 32 pts (-11) 26
12. Châteauroux 31 pts (+2) 26
13. Istres 30 pts (-5) 26
14. Le Mans 30 pts (-9) 26
15. Niort 28 pts (-4) 26
16. Clermont 28 pts (-9) 26
17. Laval 26 pts (-6) 26
18. Arles-Avignon 25 pts (-17) 26
19. Gazélec Ajaccio 20 pts (-12) 26
20. Sedan 17 pts (-15) 25


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Le Stade Malherbe en chiffres :

- 14 victoires, 5 nuls, 7 défaites

- 36 buts inscrits (5e meilleure attaque à égalité avec Nîmes, à 8 unités de Monaco)

- 17 buts encaissés (meilleure défense, à égalité avec Nantes)

- meilleur buteur : Mathieu Duhamel (8 buts)

- meilleur passeur : Fayçal Fajr (5 passes décisives)

- cinq derniers matches : NVVNV (11 points sur 15 possibles)

- 47 points pris sur 78 possibles (environ 1,8 points/match)

- 3 points de retard sur le leader

- 0 point de retard sur la zone de promotion

- 22 points d'avance sur la zone de relégation

- 30 points d'avance sur la lanterne rouge

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Du côté du Facebook de Malherbe's Poetry :

Sylvain : "On a joué à 12 ce soir , Hengbart était en mission à l'Abbé Deschamps !".

Aymeric : "On le sait depuis un moment qu'Hengbart est en réalité un espion à la solde du club. Faut faire juste attention que ça ne se voit pas trop."

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  • Message posté par GrahamHill le 25/02/2013 à 17:56
      

    "The uploader has not made this video available in your country". Dommage :(


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