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Connaissez-vous beaucoup de clubs de foot dont le nom est celui d'un poète ? Fidèle abonné au Stade d'Ornano (tribune Centre, rang I, siège 166), qui a vu l'épanouissement de William Gallas et la chute de Dangbeto et a vénéré Xavier "le routard" Gravelaine, Arsenic écrit pour vous démontrer que ce nom ne doit rien au hasard. Malherbe qui joue, c'est peut-être pas du Baudelaire, et ça rime pas toujours, mais c'est toujours rock'n'roll.

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La chasse au sanglier - SMC 2-0 CS SEDAN

La chasse au sanglier - SMC 2-0 CS SEDAN
11/02/2013

STADE MALHERBE DE CAEN - CS SEDAN : 2-0

24e journée de Ligue 2

Match aller : Sedan 2-2 Caen

Buteurs : Dielna (CSC) et Guerreiro pour Caen.

Arbitre : M. Lannoy. À la noix.

Spectateurs... : 9 142.

Rassasiés par le spectacle ? : 2/5. Bon, clairement, c'était pas un spectacle sons et lumière, cette histoire, mais ça restait plus enthousiasmant que les quelques purges auxquelles le Stade Malherbe nous a conviés récemment. Si tu restes deux semaines sans manger, je suis sûr que même un sandwich morve/épinards/Nutella, tu trouves ça vachement bon.

Le geste du match : la reprise de volée pure et instinctive de Raphaël Guerreiro pour inscrire le but du K.O. C'est d'autant plus beau que c'est le premier but du minot en pro. Je suis encore en train de lui chercher un surnom qui combinerait "Guerreiro" et "Lizarazu". Pour l'instant, j'en suis à "Lizarreiro" ou "Guezarazu". C'est nul. On en reparle très vite.

L'anti-geste du match : le contrôle irréprochable de Claude Dielna, qui réussit un improbable combo "je suis tourné dans le mauvais sens / je suis surpris par le ballon / je tente de mettre la cuisse / je place le ballon hors de portée du gardien, pile poil entre le joueur au second poteau et la barre transversale". Merveilleux. Bon, en fait, il n'y avait probablement pas but, mais quand tu as le choix entre la vérité et la légende, choisis la légende.

L'homme du match : notre jeune ami Yroundu Musavu-King, bien sûr. Pas seulement parce que son nom est mal orthographié sur le site de la LFP (et c'est pas comme si c'était l'instance de référence, hein). Mais parce qu'en trois jours, il a livré une sympatoche interview à Malherbe's Poetry et enchaîné par une performance de haute volée, enfin, prouvant qu'on avait sans doute raison de nous montrer patients.

L'anti-homme du match : il y a un type formidable, à Sedan, il s'appelle Mickaël Le Bihan. Déjà, porter le même blaze que l'acteur du Pacte des Loups, c'est pas vraiment ce qu'on s'appelle une bénédiction du Ciel. Mais jouer au foot quand tu as les genoux qui claquent autant, ça devient carrément mission impossible.

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Dans notre temple maudit.

Il paraît qu'il est toujours très difficile de faire le plein de points quand on a la chance de disputer deux rencontres consécutives à domicile. Heureusement, Malherbe est une équipe qui aime bien faire mentir les stats. On sentait pourtant les Caennais légèrement tiraillés entre la possibilité de contrecarrer ce sinistre présage et l'envie de se laisser aller à leur grande marotte : le don de points aux équipes désespérées. Cette saison encore, les Patoche Boyz font de leur mieux pour venir en aide aux plus désemparés : on a offert au Mans sa seule victoire à l'extérieur de la saison, idem pour Niort (qui peut définitivement compter sur nous, vu que le SMC représente 50% des victoires des Chamois), idem pour Tours. Sans déconner, Robin des Bois, il peut remballer son arc et son costume à la con. Le Stade Malherbe, c'est le saint des Saints, l'apôtre des mal classés, la lueur d'espoir des condamnés. Les Restos du Coeur et les Enfoirés, ils payent peut-être la bouffe, mais à d'Ornano, en plus, on fait péter le pack de 24 et les éclairs au chocolat. L'Abbé Pierre, il prêchait peut-être la bonne parole, mais nous, on la distribue gratos sous-forme d'erreurs défensives, d'immobilisme savamment orchestré et d'inefficacité offensive chronique.



Bon, il y a eu un hic : Sedan est encore plus maudit que le Stade Malherbe. Sans déconner, je sais pas ce qu'ils ont fait pour mériter ça, les Sangliers, dans cette vie ou dans une précédente, mais ça devait être vachement grave. Il y a déjà eu des génocides, à Sedan ? Nan, parce que la bataille des Ardennes, ça commence à dater, quand même. Depuis le début de la saison, t'as l'impression que les poteaux se la jouent horloge de Dali pour repousser les patates qui prendraient le chemin de la lucarne. Et puis même quand ils arrivent à marquer un but, tu parles, l'arbitre invalide le truc, ou alors il siffle un péno un peu fou-fou, ou alors il te colle des rouges à tout ce qui porte un maillot vert. Si Stéphane Noro est encore de ce monde, il doit pleurer des larmes de sang.

Alors que Malherbe prend logiquement les choses en main et entreprend le siège de la défense de la lanterne rouge, les Sedanais sont les premiers à se montrer dangereux. Guerreiro intervient maladroitement sur un ballon anodin et délivre un caviar à Yoann Court, qui voit sa frappe repoussée par une jolie parade de Perquis. Les hommes de Garande gardent tout de même le contrôle du match, sans parvenir à ouvrir le score. Oh, il ne manque pas grand-chose : un peu de spontanéité dans les trente derniers mètres, un tantinet d'inspiration, un soupçon d'efficacité. Guerreiro tire un coup-franc mou comme un genou dans les bras de Perraud, Moulin loupe le coche sur un centre en retrait idéal du même Guerreiro, et Duhamel voit sa reprise de volée à nouveau repoussée par le gardien ardennais, sur un bon décalage de Moulin.

Bon, pour l'instant, tout roule. La défense manque un poil de mobilité et de réactivité, mais s'avère solide et présente dans les airs, Moulin fait plutôt le taf au milieu, Guerreiro joue comme s'il était trois ou quatre mecs, et puis Kim, ben dis donc, il est plutôt chouette à voir jouer. Nan, franchement, ça va, le collectif se tient ; c'est devant, que ça coince.

Vous permettez, monsieur ?

Ça commence à se voir, tout de même, que nos attaquants louperaient un éléphant dans une éprouvette, en ce moment. Duhamel, on voit bien qu'il y met du coeur, et tout, mais il suffit qu'il aille à gauche pour que le ballon tombe à droite. Nabab, il est fou comme un lapin, il court dans tous les sens comme s'il essayait de faire atterrir des avions sur la pelouse (d'ailleurs, il faudrait penser à étudier ça avec des images satellites, parce que si ça se trouve, il dessine des cercles de culture, et là, on aurait pas l'air con, si un vaisseau vient se garer devant les cages un soir de match). Bref, nos attaquants sont à peu près aussi efficaces et rentables que des nonnes dans un bordel. Pourtant, faut voir la panique que provoque le moindre ballon qui s'attarde dans la défense sedanaise, hein. T'as un peu l'impression qu'ils sont payés au nombre de ballons touchés, à Sedan, parce qu'à chaque fois qu'un Caennais s'aventure au-delà de la ligne du milieu de terrain, il se fait charger par tous les gaillards d'en face. Ça pourrait être rigolo si on savait en profiter, mais en ce moment, Malherbe manque de sérénité, de maîtrise. Il ne sait plus s'imposer en taille patron. Lorsque Guerreiro frappe un coup-franc lointain dans le paquet, en fin de première période, la défense met vingt bonne secondes à se repérer et à trouver dans quel sens se dégager, la sortie de balle est immonde, échoue dans les pieds de Moulin qui peut décaler Duhamel, et hop, voilà notre meilleur buteur poursuivi par quatre furieux qui n'ont même pas l'air de savoir quel but ils défendent.



En fait, c'est sûr, ils ne savent pas, et l'ouverture du score le confirme. Sur un corner de Guerreiro, décidément dans tous les bons coups de son équipe, Perraud tente de sortir fulguro-poings en avant mais passe complètement au travers (et c'est là que tu te dis que ça valait bien la peine d'écarter Ulrich Ramé), Claude Dielna est surpris, le ballon rebondit sur sa cuisse, avant d'être repoussé sur la ligne par un défenseur. Sauf que l'arbitre valide le but. Bon, on ne va pas se mentir : même si les images n'offrent pas un angle idéal pour juger, et même si on ne connaîtra probablement jamais la vérité, le ballon n'est pas rentré dans les cages et n'a pas franchi entièrement la ligne, c'est à peu près garanti. Mais qu'est-ce que tu veux ? Tu peux pas lutter, quand tu joues contre plus maudit que toi... T'es inefficace en attaque, et tout, t'as marqué un but en trois matches, tu sais même plus quel goût ça a mordiller des caramels, et puis les autres, avec leur maladresse et leur manque de bol, ils te mâchent tout le boulot.

Au retour des vestiaires, le temps de constater que le nouvel écran géant de d'Ornano déconne déjà, les Caennais repartent à l'assaut, comme s'ils n'étaient pas convaincus de mener au score. Sedan ne manque pas de bonne volonté, mais les mecs, ils essaient à la fois d'être au four, au moulin, dans le pot de crème et derrière le cul de la crémière. Malherbe déroule, s'applique à se procurer des occasions. Moulin canarde Perraud de l'entrée de la surface, et puis Nabab récupère un ballon qui traîne et sert Moulin, lequel voit sa frappe détournée, Guerreiro a suivi et expédie un pruneau dans l'angle opposé. 2-0, et c'est plutôt bien payé, parce que même si les Rouge et Bleu ont dominé, il y a beaucoup à revoir dans la construction des attaques et dans la finition.

Deuxième victoire consécutive, donc, face à une équipe maudite jusqu'au bout, qui se sera même démerdé pour tirer sur la barre et au ras de la barre deux fois sur la même action, à la suite d'un corner de Kouamatien. Malherbe repasse donc à la 3e place, et même si on n'a rien vu de très rassurant dans le jeu, les Caennais continuent d'avancer en invalidant leur période délicate. Sedan nous a bien aidés cette fois-ci ; pas sûr que ce soit le cas des Manceaux vendredi prochain. Si Garande arrivait enfin à faire comprendre à ses troupes qu'il suffirait d'une seule très bonne série de résultats pour s'épargner une fin de saison angoissante, ce serait tip-top.



"INSTANTANÉMENT COMME ÇA / REPRENDRE DE VOLÉE D'AUSSI LOIN / COMME ELLE VIENT"

La bande-son : le morceau I'm building a shrine, de Eels, sur le disque Wonderful, glorious.

NOUVEAU !

Le résumé du match en vidéo ci-dessous.



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Tous les scores de la 22e journée :

Auxerre 3-2 Tours

Châteauroux 3-1 Guingamp

Gazélec Ajaccio 0-2 Dijon

Monaco 2-1 Le Havre

Niort 0-0 Istres

Caen 2-0 Sedan

Clermont 1-1 Le Mans

Nîmes 3-0 Laval

Nantes 1-1 Arles-Avignon

Angers [ce soir] Lens

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Le classement :

Équipe Points DdB MJ
1. Monaco 47 pts (+19) 24
2. Nantes 45 pts (+20) 24
3. Caen 43 pts (+18) 24
4. Guingamp 42 pts (+8) 24
5. Angers 37 pts (+10) 23
6. Nîmes 37 pts (+7) 24
7. Dijon 37 pts (+1) 23
8. Le Havre 34 pts (0) 24
9. Lens 33 pts (-3) 23
10. Auxerre 31 pts (-3) 23
11. Istres 30 pts (-1) 24
12. Châteauroux 28 pts (+1) 24
13. Tours 28 pts (-12) 24
14. Clermont 27 pts (-8) 24
15. Le Mans 26 pts (-10) 24
16. Niort 25 pts (-4) 24
17. Arles-Avignon 25 pts (-14) 24
18. Laval 23 pts (-8) 24
19. Gazélec Ajaccio 20 pts (-10) 24
20. Sedan 16 pts (-11) 22


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Le Stade Malherbe en chiffres :

- 13 victoires, 4 nuls, 7 défaites

- 33 buts inscrits (5e meilleure attaque, à 9 unités de Monaco)

- 15 buts encaissés (meilleure défense, à égalité avec Nantes)

- meilleur buteur : Mathieu Duhamel (7 buts)

- meilleur passeur : Fayçal Fajr (4 passes décisives)

- cinq derniers matches : VDNVV (10 points sur 15 possibles)

- 43 points pris sur 72 possibles (environ 1,67 points/match)

- 4 points de retard sur le leader

- 0 point de retard sur la zone de promotion

- 20 points d'avance sur la zone de relégation

- 26 points d'avance sur la lanterne rouge

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Du côté du Facebook de Malherbe's Poetry :

Florent : "Et Guerreiro n'est plus puceau !".

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