Kenavo mersi bras
1er novembre 2009 à 03:00
Stade Brestois - Stade Malherbe de Caen : 2-0
Buts : Roux et Poyet
Arbitre : M. Duhamel. On a déjà les arbitres de L1, dites donc.
Spectateurs... : 8 018
...rassasiés par le spectacle ? : ouais, nan, pas trop. 2/5.
L’homme du match : Roux. Un poison ce mec.
L’anti-homme du match : j’en sais rien, mais il y a une chose qui est sûre, c’est qu’il y a une tripotée de mec en rouge et bleu qui pourrait prétendre à cette distinction.
Le geste du match : les trois coups de sifflet de l’arbitre pour mettre fin à ce calvaire.
Que ce fut glauque. On m’avait bien dit que la Bretagne, c’était le brouillard, les chouchens, l’alcoolisme, les marins, les fars et la patrie de reconversion des anciens Caennais qui n’en veulent et qui ont à coeur de briller contre les Francky Boys (rien qu’à Brest, comptez Elana, Lesoimier et Grougi). Mais alors à ce point, non, j’imaginez pas. Pour faire court, ce ne fut pas un match, ce fut un cauchemar. Un de ces cauchemars où l’on tombe dans le vide et alors la chute ne s’arrête jamais, on ne voit plus rien, mais on sent bien que la pression nous écrase et on espère, impuissant, que cela s’arrête le plus vite possible.
C’est peu dire que l’on le sentait mal ce match. Déjà parce que tout le monde ou presque (sauf Le Havre, mais ils font rien comme tout le monde, eux) s’est les pieds dans le tapis plein d’algues brestois. Mais surtout parce que les gros bras de Don Dumas avait été à deux doigts de se crâmer les ailes en début de semaine, face à des Bretons, déjà. Ajoutez cela les limites physiques d’une équipe qui déploie beaucoup d’efforts pour revenir au score ces derniers temps (c’est quoi cette habitude à la con et pourtant tellement caennaise de louper les entames de match ?) et, enfin, l’érosion naturelle par de multiples blessures qui viennent entamer l’effectif. Nivet, Heurtaux, Taff et Deroin manquaient donc à l’appel. En même temps, tant mieux pour eux, ils n’ont pas eu à assister à ça.
Alors donc d’un côté il y avait Brest. Une belle petite équipe qui n’avait pas vraiment besoin de beaucoup se dépenser pour renvoyer Malherbe et son invincibilité jusqu’en Normandie. Enfin bon, les Brestois accueillaient le leader, alors ils ont décidé de faire les choses bien. Ils ont sorti leur plus grosse affluence de la saison, merci, c’est flatteur, et c’est parti. Et de l’autre côté, il y avait le leader, l’ogre du championnat. Tu parles, oui.
Bon alors, déjà, le premier but, c’est une blague, Poyet comme à la parade, 1-0, logique, puisque l’attaque brestoise avait déjà frappé deux ou trois fois avant d’entrer. Ils auraient même eu le temps de s’essuyer les pieds sur le paillasson que la défense caennaise n’aurait pas réagi.
Le deuxième but, c’est n’importe quoi, Roux qui récupère le ballon à 20 mètres des cages dos au but, qui fait le tour de Leca comme si le numéro 24 caennais était un piquet de ski (pas sûr que Greg ait réellement bougé depuis qu’il s’est fait enrhumé sur ce coup, quelqu’un pourrait aller voir s’il n’est pas encore sur la pelouse, les bras levés pour ne surtout pas commettre une faute qui aurait été pourtant bien utile ?) et qui passe Sorbon comme à la parade, ok, avec un contre favorable, mais merde, Jerem’, tu as des jambes en mousse ou quoi ? Bref, Roux est tout seul face à Thébaux, et vlan, c’est carnaval.
Le reste de la rencontre des Francky Boys fut une parodie de match. Ils n’ont rien fait. Rien. Toudic a bien essayé, vite fait, de déborder à quelques reprises, mais de toute façon, qu’il arrive à centrer ou non, il n’y avait personne au centre. Tout le monde est passé au travers. A commencer par la défense, complètement à la rue pendant 90 minutes. Raineau est un piètre défenseur, on le savait, pas de souci. Barzola a perdu tous ses duels et se faisait passer comme un débutant dès que l’occasion se présentait. Et puis Sorbon et Leca, déjà pas fameux pour rassurer Alex Thébaux, ont passé leur temps à relancer dans le vide, loin devant, vers... Ben on sait pas trop vers quoi, d’ailleurs.
En plus, Don Dumas, pour bien déconner, a fait n’importe quoi aussi. Il sort El Arabi pour Elu, Prom’ par N’Diaye et Langil par Traoré. Ou comment se priver des seuls points d’appuis mobiles que les Normands avaient dans les rangs adverses. Du coup, on a rien vu, mais alors rien. Les Caennais avaient décidé que leur match était fini après le second but, soit une vingtaine de minutes après le début du match.
Certes, c’était écrit, et tout le monde s’évertuait à nous le répéter : il fallait bien que ça se termine un jour. Mais pas comme ça, les gars, pas comme ça. Pas les bras ballants, le regard mort et les jambes lourdes. Reste à espérer que ce n’est pas déjà la crise hivernale.
TOUS LES SCORES :
Vendredi 30 Octobre 2009
Nîmes 1 - 1 Arles (toujours ça de pris, Arles piétine)
Istres 3 - 1 Sedan (toujours de quoi se marrer, Sedan se vautre)
Vannes 1 - 0 Angers (Angers, en ce moment, c’est la fiesta)
Laval 3 - 0 Guingamp (comme quoi, la Bretagne voyage mal)
Tours 1 - 1 Clermont (les Tourangeaux, désolé, mais va falloir qu’on se venge sur quelqu’un)
Bastia 1 - 0 AC Ajaccio (duel corse qui récompense la lanterne rouge)
Brest 2 - 0 Caen (ouais, bon, ça va, hein ?)
Metz 1 - 0 Strasbourg (et les Alsaciens reprennent fièrement leur place de lanterne rouge)
Dijon 5 - 4 Châteauroux (c’était là et nulle part ailleurs qu’il fallait être, gloire à Isabey)
Lundi 02 Novembre 2009
Le Havre 20h45 Nantes (un p’tit nul, ce serait super)
LE CLASSEMENT :
| 1. Caen | 30 pts | (+10) |
| 2. Nantes (-1) | 23 pts | (+9) |
| 3. Brest | 23 pts | (+6) |
| 4. Metz | 22 pts | (+2) |
| 5. Arles | 21 pts | (+2) |
| 6. Le Havre (-1) | 21 pts | (+1) |
| 7. Laval | 20 pts | (+5) |
| 8. Tours | 19 pts | (+4) |
| 9. Nîmes | 17 pts | (-1) |
| 10. Ajaccio | 16 pts | (+4) |
| 11. Nîmes | 16 pts | (-1) |
| 12. Châteauroux | 16 pts | (0) |
| 13. Clermont | 16 pts | (0) |
| 14. Dijon | 15 pts | (-3) |
| 15. Angers | 13 pts | (-3) |
| 16. Sedan | 13 pts | (-7) |
| 17. Istres | 13 pts | (-8) |
| 18. Guingamp | 11 pts | (-8) |
| 19. Bastia | 9 pts | (-2) |
| 20. Strasbourg | 9 pts | (-7) |