Joyeuse Saint-Valentin
Olympique Lyonnais (4) - Stade Malherbe de Caen (17) : 1-2
23e journée de Ligue 1
Dernier affrontement : Caen 1-0 Lyon
Buteurs : Lisandro Lopez (SP) pour Lyon, Hamouma et Nabab pour Caen.
Arbitre : M. Vileo. Qui s'est montré un peu naïf dans ses décisions, accordant une palanquée de coups de pied arrêtés à Lyon quand Grenier se jetait par terre en hurlant, ou envoyant de la biscotte à Bulot, Seube ou Grenier sans que ça n'en vaille la peine.
Spectateurs... : 30 692. Se radiner au stade par -15°C pour voir son équipe en course pour le podium se ramasser face à une formation qui n'avait pas remporté le moindre match depuis trois mois, vous en rêviez, l'Olympique Lyonnais l'a fait. Parce que "l'Olympique Lyonnais est une formidable raison d'être heureux."
Rassasiés par le spectacle ? : 4/5. Il suffisait de ne pas être lyonnais pour apprécier le spectacle.
Le geste du match : le double tacle sur Maxime Gonalons et Clément Grenier de Nicolas Seube, qui intervient une première fois sans se jeter, voit le ballon filer jusque dans les pieds d'un deuxième adversaire, sur lequel il fond comme un mort de faim sur une crêpe au sucre. L'Idole est de retour.
L'anti-geste du match : le tirage de maillot profondément stupide d'Aurélien Montaroup, auquel on n'avait pourtant rien à reprocher défensivement jusque là, et qui accroche Alexandre Lacazette dès sa prise de balle, avant de transformer le maillot du jeune Lyonnais en XXL jusque dans la surface. On n'a toujours pas compris le but de la manoeuvre.
L'homme du match : sans discussions possible, Thomas Heurtaux. Le jeune défenseur caennais est revenu au top du hip-hop, et parvient, match après match, à mettre son agressivité au service d'une défense dynamique et jamais passive. À lui tout seul, Thommy s'est goinfré Lisandro Lopez, allant même jusqu'à picorer quelques tranches de Bafé Gomis au goûter. Des intervention rageuses, des jaillissements salvateurs, une impressionnante domination dans les duels (qui coûte le premier but aux Lyonnais), et des percées solitaires épiques. En gros, la violence de Ben Askar, la classe de Milos Glonek et la vista de William Gallas. C'est probablement sa dernière saison chez nous, par contre.
L'anti-homme du match : encore une prestation impressionnante d'Aly Cissokho, qui avait déjà offert un but à Brandao la semaine dernière, et qui s'absente pour aller pisser quand Romain Hamouma déborde cette semaine. Les amis, je vous annonce que l'opération top-secrète "Transfusion du sang de Raineau à tous les arrières gauches de Ligue 1" est en bonne voie. Et les résultats sont probants.
Compos :
Lyon : Lloris, Réveillère, Cissokho, Umtiti, Koné, Bastos, Gonalons, Grenier, Briand, Lopez, Gomis ; R. GARDE
Caen : Thébaux, Montaroup, Sorbon, Heurtaux, Vandam, Proment, Seube, Hamouma, Nabab, Niang, Frau ; F. DUMAS
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Suce ma bite pour la Saint-Valentin.
Hier, c'était la Saint-Valentin. Je suis sûr que pour la plupart d'entre vous, chers lecteurs, vous n'avez pas oublié de préciser à votre meilleure moitié que la Saint-Valentin, de toute façon, c'était une fête commerciale, et que vous n'aviez pas besoin de ça pour lui faire des cadeaux et lui acheter des fleurs - alors que votre dernier cadeau date de Noël et le dernier bouquet de fleurs, c'était du muguet le 1e mai. Et aujourd'hui, vous êtes probablement très content d'avoir pu regarder le match de Lyon en Ligue des Champions pendant que maman matait le dernier épisode de Desperate Housewives en streaming, plutôt que d'être allé vous geler les couilles jusqu'à un restaurant bondé pour la voir commander la bouteille de pinard la plus chère alors qu'elle est incapable de distinguer un Pauillac d'un Beaujolais. À vous, on ne vous la fait pas ; la Saint-Valentin, c'est un truc inventé par Sephora et Cache-Cache pour refourguer ce qu'ils n'ont pas réussi à écouler pendant les soldes. Vous êtes définitivement quelqu'un de malin.
Combien de couples se sont fiancés hier soir ? Combien de pétasses trop maquillées se sont étouffées avec une bague ornée d'un dauphin, savamment planquée dans la meringue, la sauce blanche ou la coupe de champagne ? Combien de couples ont enfin surmonté les affres d'un hiver rigoureux en se retrouvant autour d'une fondue savoyarde et d'un Apremont, avant d'aller se réconcilier pour de bon en envoyant de la Knacki-mayo jusqu'au fond du hot-dog ? Le Stade Malherbe, par exemple, avait beaucoup à se faire pardonner, lui qui a passé son hiver en pyjama de coton et dormi en gardant ses chaussettes, lui qui avait refusé nos faveurs pendant de longs mois, allant même jusqu'à nous interdire un petit match nul chopé à la force du poignet contre Nancy. Alors les Francky Boyz ont mis le paquet, et plutôt que la fondue savoyarde, ils ont mijoté de la quenelle et allumé les chandelles. Ils ont sorti l'artillerie lourde, la lingerie de compète, les porte-jarretelles offerts un soir de débauche sochalienne, et ils nous ont fait le grand jeu. La totale. La Saint-Valentin est une fête formidable.
Les Caennais ne se sont pas contentés de réaliser un vulgaire hold-up à Gerland avant de repartir en galopant, l'air de rien. Ils ont réalisé leur performance la plus aboutie de la saison, dans tous les secteurs du jeu et sur tous les aspects techniques ou tactiques. On ne va pas se mentir : c'était tellement inattendu qu'on en est presque venu à douter que c'était bien le Stade Malherbe qui était en train de torpiller les Gones... Parce que, même si c'est la Saint-Valentin, ça fait un peu bizarre de s'envoyer une Christine Boutin au pieu tout l'hiver et de tamponner de la Tabatha Cash, comme ça, sans prévenir. Les autres peuvent bien continuer à se moquer : le Stade Malherbe, il est pas sexy pour un sou, il a des gros mollets et une vilaine coupe de cheveux, des poils aux pattes et quelques kilos en trop, il ne s'est jamais fait le maillot, il a le charisme de François Bayrou, mais quand il est chauffé à blanc, il est plus lubrique que Siffredi et DSK réunis.
La totale.
Certes, Malherbe a la chance de se frotter à l'Olympique Lyonnais à chaque fois au moment le plus adéquat. Merci le calendrier. Lors de la phase des matches aller, les Francky Boyz avaient eu l'excellente idée de taper les Gones, alors leaders du championnat, lors d'une sixième journée coincée entre un OL-OM et un OL-Bordeaux. Et pour sa visite annuelle à Gerland, les Caennais se sont pointés tranquillement entre une rencontre disputée jusqu'aux prolongations face aux Girondins et un 8e de finale de Ligue des Champions. Autrement dit, on a déjà vu les Lyonnais plus concernés qu'au moment de pénétrer sur la pelouse de Gerland pour se goinfrer gentiment une équipe qui n'avait pas encore inscrit le moindre but en championnat en 2012. La compo concoctée par Rémi Garde, en revanche, en disait long sur sa volonté de préparer au mieux le match contre Nicosie : Lisandro Lopez est associé à Gomis devant, Gonalons et Grenier forment un milieu de terrain résolument offensif, Briand et Bastos squattent les ailes. Les Gones n'étaient pas là pour brader la rencontre, loin de là, et n'imaginaient pas autre chose que de poursuivre sur leur belle lancée (5 matches sans défaites toutes compétitions confondues, dont 4 victoires). Eh bien ils ont été balayés.
Comme d'habitude, les Francky Boyz réussissent une belle entame, à l'exception de Mbaye Niang, à qui les étirements semblent définitivement casser les couilles, et qui n'a pas manqué de se claquer lors de sa première accélération. Nabab entre en jeu, et on sait que Livio est en forme, cette soirée pourrait être la sienne. Bien regroupés en défense pour contenir les attaques lyonnaises, et prêts à exploser vers l'avant en profitant du moindre espace pour surprendre en contre, c'est certes du classique côté caennais, mais c'est récité à la perfection. D'autant plus que les Boyz font preuve d'une inhabituelle concentration de tous les instants dans chacune de leurs interventions : les défenseurs remportent leurs duels, Proment et Seube verrouillent l'entre-jeu et balaient inlassablement devant Gonalons et Grenier, et les contre-attaques sont menées avec une précision et une fluidité impeccables. Mieux encore : les Normands répondent présents sur les duels aériens (domaine dans lequel on n'a plus vu Malherbe dominer son adversaire depuis la retraite de Jimmy Hébert) et parviennent à soigner la relance pour mettre à profit chaque possession de balle. C'est très agréable à regarder, et ça va bientôt devenir jouissif. Les Lyonnais n'ont que peu de marge de manoeuvre pour se montrer dangereux. Gomis et Lopez manquent clairement de soutien, et ont fort à faire pour se mettre dans le sens du jeu et trouver le moindre angle de tir. Restent les coups de pied arrêtés, notamment ce coup-franc de Grenier, qui passe tout proche de la lucarne de Thébaux.
Et puis Malherbe frappe, en alliant toutes les bonnes dispositions entrevues jusqu'ici. Sur un ballon récupéré par Lisandro le long de la ligne de touche, Heurtaux empêche l'Argentin de se retourner, et récupère le ballon avec hargne et la complicité de Livio Nabab. Le ballon parvient à Frau, qui a déjà vu Hamouma accélérer sur son aile et qui délivre une ouverture impeccable à Messi-du-14 en première intention. Romain se régale, profite de l'espace béant laissé par l'inexpérimentée charnière lyonnaise pour se présenter face à Lloris et glisse le ballon dans le petit filet. Voilà enfin un contre rondement mené, grâce à une vraie agressivité dans les duels, une transmission rapide au milieu de terrain, et à une recherche évidente de simplicité devant les cages. 0-1.
Lyon accuse clairement le coup, et les Francky Boyz comprennent déjà que l'exploit est envisageable. Chaque temps de possession caennais devient source de danger, le porteur du ballon bénéficie toujours d'au moins trois ou quatre solutions, les déplacements sans ballon sont effectués dans le sens du jeu, Vandam et Montaroup ne ménagent par leurs efforts pour venir apporter le surnombre, Frau et Hamouma cherchent nécessairement à s'ouvrir le chemin du but par des gestes simples. Tactiquement et techniquement, c'est parfait. Et les Normands peuvent même se permettre des prises de risque intéressantes : Nabab élimine Gonalons d'un râteau plein de malice et de culot, accélère, attire à lui Grenier, décale Frau, lequel a tout le temps d'ajuster sa frappe, qui oblige Lloris à une superbe parade. Défensivement, Caen ne laisse rien passer et Lyon semble cruellement manquer d'imagination pour s'offrir le moindre décalage, s'en remettant aux coups de pied arrêtés et aux centres douteux. Rémi Garde semble déjà soucieux, alors que son équipe est pourtant passée maître pour revenir au score ces derniers temps. Les Gones ne sont pas mauvais, "ils sont tombés sur plus forts qu'eux", comme le souligne très justement Éric Carrière au micro de Canal Plus. Du coup, les voilà obligés de s'en remettre aux exploits individuels de ses deux excellents attaquants. Pas sûr que les conditions de jeu favorisent vraiment ce genre d'initiatives, mais les qualités de Gomis et de Lisandro ne sont pas loin de suffire à remettre l'OL dans le sens de la marche : sur une jolie percée de l'Argentin (la seule qu'il réussira de la rencontre), Gomis hérite du ballon et place un enchaînement de grande classe (le seul qu'il réussira de la rencontre) pour éliminer Montaroup et placer une volée, heureusement non cadrée. Il était temps que la mi-temps arrive, on sent que les Caennais manquent de souffle.
L'amour dure trois mois.
En effet, si les Caennais sont dans un très grand jour, et brillent dans tous les secteurs du jeu, on sent bien qu'ils dépensent une énergie colossale à se présenter toujours à deux ou trois sur le porteur du ballon, dès qu'il est dans leurs trente derniers mètres. Et comme les Gones sont revenus des vestiaires avec de bien meilleures intentions, on commence à trembler. Les Francky Boyz sont toujours très bien organisés défensivement, mais peinent davantage à contenir les redoublements entre les lignes. Réveillère, après une jolie percée sur l'aile, adresse un centre parfait à Gomis, dont la tête croisée passe tout près du cadre. Pourtant, Malherbe ne s'affole pas. On sent les ouailles de Don Dumas étonnamment sereins, pour une équipe qui n'a pas chopé les trois points en championnat depuis le 6 novembre. Le ballon ressort toujours proprement, et le bloc-équipe n'oublie jamais d'accompagner la montée du ballon. Résultat : les joueurs offensifs ne sont pas là que pour conserver le ballon le plus haut possible, mais ont vraiment le temps de placer des saillies toujours dangereuses. Hamouma, qui a bel et bien retrouvé son meilleur niveau le temps d'un match au moins, s'offre une percée digne de Leo Messi entre les défenseurs lyonnais et obtient un excellent coup-franc, qu'il frappe lui-même et voit dévié juste au-dessus de la barre.
Et puis vient le deuxième but caennais. Un chef d'oeuvre de l'absurde, le paroxysme de la réussite heureuse, le sommet de la chance inexplicable, la pirouette du destin, la panacée des délices sucrés. Nabab, qui n'a jamais marqué le moindre but en Ligue 1, hérite du ballon aux vingt mètres, loupe lamentablement son contrôle, et tente une improbable reprise de volée. Il est pratiquement impossible d'être précis en frappant la gonfle de cette façon, et il est encore plus impensable que le tir soit réellement puissant. Et pourtant, la reprise de Nabab décrit une parabole presque irréelle avant d'aller se planter, incroyable mais vrai, dans la lucarne de Lloris. Poteau rentrant, 0-2, la messe est dite. C'est donc le printemps.
Rémi Garde tente le tout pour le tout, fait rentrer Ederson et Lacazette. Coaching judicieux (surtout que Briand semblaient jouer avec des prothèses). Le Brésilien est tout proche d'attraper le cadre sur une frappe des vingt mètres, et l'International Espoir exaspère aussitôt Montaroup par sa vivacité. Résultat, notre nouvel arrière gauche pète un peu un câble et concède un penalty stupide en déformant le maillot du Lyonnais, qui a fait preuve d'une grande maturité, en provoquant le duel (il s'accroche lui aussi au maillot de son vis-à-vis) et en pénétrant la surface. Lisandro n'a pas eu la moindre occase du match, mais ne loupe pas cette opportunité de combler l'écart. 1-2. Sauf qu'il est déjà trop tard pour les Gones.
Après cinq minutes de plus au bord de la crise cardiaque, on peut savourer la teneur de l'exploit : Malherbe s'impose logiquement à Gerland pour la première fois de son histoire et se donne enfin une bouffée d'air frais au classement, dans une seconde moitié de tableau où chaque victoire permet de gagner trois ou quatre places. Les quatre prochains matches, face à Évian, Auxerre, Nice et Brest (dont trois à domicile), seront donc décisifs pour la course au maintien. Je sais pas où en sont les sondages concernant les prétendants au maintien, mais le Stade Malherbe a dû marquer pas mal de points en quatre-vingt dix minutes...
"INSTANTANÉMENT COMME ÇA / REPRENDRE DE VOLÉE D'AUSSI LOIN / COMME ELLE VIENT"
Bande-son du jour : Bad reputation, de Joan Jett & The Blackhearts.
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Le bulletin de notes :
Thébaux [6] : jouer contre Lyon et ne rien avoir à foutre de la rencontre, c'est quand même un comble. Certes, il n'a pas pu empêcher Lisandro de réduire la marque sur péno, m'enfin bon...
Vandam [6] : un match sérieux, engagé, avec de belles montées et une vraie solidité défensive.
Heurtaux [9] : une performance énormissime de Thommy, absolument infranchissable, toujours sur le dos de Lisandro, et pas avare en courses de dingo vers les buts adverses. Le premier but, c'est grâce à lui, et les trois points, ce sont les siens.
Sorbon [7] : un match très sérieux, malgré un manque de mobilité auquel on ne s'habituera jamais. Impeccable sur le marquage de Gomis, et présent pour repousser un centre sur lequel l'International français paraissait bien placé pour trouver les filets. Nickel.
Montaroup [6] : une superbe partie de notre nouvelle recrue, qui a complètement éteint Jimmy Briand avant d'être un peu plus mis en difficulté par Lacazette. De très belles montées, une vraie sûreté technique... ça fait vraiment plaisir à voir. -2 pour le penalty concédé bêtement.
Seube [8] : il a taclé, relancé, taclé, relancé, il s'est recoiffé, puis il a taclé, taclé, et taclé encore. Avant de répondre avec humour et sincérité au micro de Canal.
Proment [6] : aux côtés de Nico, il a plutôt bien rempli son office, contribuant à remporter la bataille du milieu. Il a toujours le tort de concéder un carton jaune trop tôt dans la partie, mais on n'a toujours pas mieux que lui à associer à l'Idole.
Hamouma [7] : il est de retour. Un match plein, de la part de Messi-du-14, parfait sur l'ouverture du score, et très utile pour semer la zizanie dans l'arrière-garde lyonnaise. En seconde période, il aurait néanmoins pu profiter davantage des espaces entre les défenseurs, mais bon...
Bulot [5] : finalement, il fut le plus discret, mais on apprécie de le voir s'appliquer à défendre. Faudrait maintenant être aussi présent devant...
Frau [7] : le premier vrai bon match de PAF sous le maillot caennais. Tout en simplicité d'exécution et en technique, il a évité d'aller s'empaler sur les défenseurs, pour une fois, et privilégié les décisions les plus évidentes. Splendide ouverture sur Hamouma qui amène le premier but.
Niang [0] : se claquer après cinq minutes de jeu, c'est vraiment un indice du niveau de sérieux et de préparation du garçon. Un mec en train de gâcher son talent...
Nabab [7] : si le pilote de l'avion qui ramenait les Caennais à Carpiquet avait fait un malaise, Livio aurait pu poser l'avion sans les mains et sans dommages. Un but de chatteux pas possible qui récompense un état d'esprit irréprochable, une propension louable à répéter les efforts et les courses, et un bel engagement dans les duels. Super.
Nivet [6] : Benji s'est mis au niveau de cette équipe caennais impeccable techniquement, et a parfaitement joué le coup sur le but de Nabab, en lui délivrant une passe sans perdre de temps plutôt qu'en temporisant.
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Tous les scores :
Nice 0-0 Paris SG
Montpellier 3-0 Ajaccio
Toulouse 0-1 Saint-Étienne
Lyon 1-2 Caen
Lille 4-5 Bordeaux
Valenciennes 1-0 Nancy
Rennes 1-0 Sochaux
Auxerre 1-1 Lorient
Brest 1-1 Dijon
Évian TG (reporté) Marseille
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Le classement :
| 1. Paris SG | 50 pts | (+19) |
| 2. Montpellier | 49 pts | (+22) |
| 3. Lille | 39 pts | (+14) |
| 4. Lyon | 39 pts | (+10) |
| 5. Rennes | 39 pts | (+8) |
| 6. Marseille | 38 pts | (+12) |
| 7. Saint-Étienne | 36 pts | (+1) |
| 8. Toulouse | 34 pts | (-1) |
| 9. Bordeaux | 33 pts | (+2) |
| 10. Lorient | 27 pts | (-3) |
| 11. Valenciennes | 26 pts | (-3) |
| 12. Brest | 25 pts | (-1) |
| 13. Évian TG | 23 pts | (-6) |
| 14. Caen | 23 pts | (-7) |
| 15. Nancy | 23 pts | (-8) |
| 16. Dijon | 23 pts | (-16) |
| 17. Ajaccio | 22 pts | (-17) |
| 18. Nice | 20 pts | (-4) |
| 19. Auxerre | 20 pts | (-7) |
| 20. Sochaux | 19 pts | (-15) |
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Du côté du Facebook de Malherbe's Poetry :
Antoine : "Le péno pour Lisandro, c'est un peu un bouquet de fleurs pourri qu'on amène quand on est invité à dîner, en fait."
Arsène : "Je demande solennellement que tous les matchs de Caen soient dorénavant joués à 15h."
Emmanuel : "Ça fait plaisir de se geler le cul, de perdre ses doigts de pied, de faire autant de kilomètres pour voir des creves-la-dalle sur tous les ballons. Et Francky qui vient nous saluer...si mes larmes n'avaient pas congelé sur place,on aurait pu me voir pleurer..."
Matthieu : "Entendre Livio Nabab dire à Hamouma en live sur le CFC : "Faut que tu sourisses un peu". Ça n'a pas de prix. On devrait gagner plus souvent..."
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Les observations :
- Le but d'Olivier Giroud face à Ajaccio, si c'est Wayne Rooney qui le marque, on se paluche dessus pendant trois mois. Ce mec, je me rappelle avoir dit sur ce blog que c'était une arnaque. Eh bien parfois, on est ravi de s'être planté.
- Toulouse en course pour l'Europe avec l'attaque la plus faible du championnat, c'est quand même le scandale de la première partie de championnat. Merci à Sainté de faire régner la justice.
- Au fait, il devient quoi, Marvin Martin ?
- Mention spéciale à l'excellent Éric Carrière, merveilleux commentateur de ce Lyon-Caen pour Foot +.
- Le PSG et Montpellier ont plus de dix points d'avance sur leurs poursuivants... Moi qui vomissait sur la Liga avec son championnat à deux équipes, me voilà bien attrapé.
- Au moins, le PSG-Montpellier, on n'a jamais rien eu qui ressemblait autant à un Clasico.
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