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Connaissez-vous beaucoup de clubs de foot dont le nom est celui d’un poète ? Fidèle abonné au Stade d’Ornano (tribune Centre, rang I, siège 166), qui a vu l’épanouissement de William Gallas et la chute de Dangbeto et a vénéré Xavier "le routard" Gravelaine, Arsenic écrit pour vous démontrer que ce nom ne doit rien au hasard. Malherbe qui joue, c’est peut-être pas du Baudelaire, et ça rime pas toujours, mais c’est toujours rock’n’roll.

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Hautes résolutions

17 janvier 2010 à 17:01 Hautes résolutions

Stade Malherbe de Caen - SC Bastia : 1-0

But : Nivet

Arbitre : M’sieur Cotrel

Spectateurs... : 10 356. Putain la loose.

... rassasiés par le spectacle ? : 2/5

[Score du match aller : 1-2]

Incroyable. Les Caennais ont remporté un match au mois de janvier. Oui, certes, ça n’a l’air de rien, mais ça n’était pas arrivé depuis 2007. 3 mois sans victoire en 2008, 5 mois en 2009. Les Francky Boyz auraient-ils conjuré le mauvais sort, en s’imposant péniblement, sur le plus petit des scores, sur son terrain, face à la lanterne rouge du championnat. Au passage, les Bastiais, s’ils semblaient avoir abandonné toute velléité offensive en Corse histoire d’alléger les valises, n’auraient pas commis un hold-up en repartant avec le point du match nul.

Sauf que pour une fois, la réussite n’a pas fui Malherbe une fois l’hiver venu. Les Normands ne se sont pas procurés des dizaines d’occases, mais ont eu le mérite d’être patients en attendant de faire sauter le verrou. Une frappe culottée de Nivet sur la barre, quelques tentatives plus ou moins adroites de Langil et El Arabi, rien de bien folichon. Et puis cette accélération de Youssef El Arabi sur l’aile droite, qui élimine son vis-à-vis comme à la parade, et transmet en retrait à Benji Nivet, qui n’a pas pour habitude de décevoir son petit monde. Plat du pied, balle légèrement déviée, mais pas assez, 1-0 à la 70e.

Les Caennais ne sont pas encore cannés, même si on a senti passer le fantôme des échecs de début d’année en toute fin de match, lorsque Niangbo, à la conclusion d’un centre de Pierre-Yves André et seul devant Thébaux, tacle le ballon à côté des cages. Pfiouuu.

Bon on ne va pas s’attarder plus longtemps sur un 1-0 contre le dernier du championnat ; le match fut assez chiant, pour tout dire, et il n’y a pas grand-chose à en retenir, sinon quelques mouvements plutôt méritants plein axe.


Revenons plutôt sur le début de la saison caennaise, sur les nombreuses satisfactions et, aussi, les quelques déceptions.

Les satisfactions :

Benjamin Nivet est le meilleur joueur du championnat. Tout le monde semble être au courant. Pour sa troisième saison sous les couleurs normandes, Benji profite des lacunes de la Ligue 2 pour élever son niveau de jeu et briller comme jamais. Plus efficace (5 buts, 8 passes décisives, meilleur passeur de L2) que jamais, sans oublier d’assurer le spectacle (roulette, coup du sombrero, rateau... Benji ne sait plus quoi essayer), et surtout, le lien entre le milieu de terrain et la ligne d’attaque. Replacé plus près des attaquants par Don Dumas et débarassé des tâches défensives grâce à Prom’ et Nico, il est l’unique raison pour laquelle il était peu probable que Caen traverse l’hiver sans la moindre victoire. Et si Nivet disputait là la plus belle saison de sa carrière ?

Si Benjamin Nivet est si éblouissant depuis le début de la saison, c’est avant tout parce qu’au coeur du système mis en place par Big Francky, son rôle n’a jamais été aussi bien défini et les tâches ingrates dédiées à la récupération aussi bien assurées. Basé sur un schéma désaxé milieu défensif / milieu relayeur / milieu organisateur, le trident caennais composé de Proment, Seube et Nivet est la pierre angulaire du système et la raison pour laquelle Caen domine son championnat. Complémentaires, solidaires et batailleurs, les trois joueurs du milieu de terrain sont aussi les plus influents de l’équipe : Proment est l’organisateur du système défensif, Seube est le capitaine et Nivet le dépositaire du jeu. Seube est brillant, plus avec bite et couteau en main que grâce à des facultés techniques exceptionnelles, et Prom’ fait le taf.

Les bonnes surprises :

Qui connaissait Steeven Langil il y a encore six mois en Normandie ? Honnêtement, personne. Qui attendait beaucoup de ce prêt en provenance de l’AJ Auxerre, sachant que le dernier prêt valable du SM Caen remonte à ... Putain, à quand, déjà ? Bon, ben personne, évidemment. Rapide comme l’éclair, adroit devant le but, trimballant avec lui un bon gros bagage technique, Langil est aujourd’hui l’un des meilleurs réalisateurs du championnat avec 8 buts et 3 passes décisives. Efficacité, régularité, difficile de trouver quelque chose à redire quant aux performances de Steeven Langil, capable de renverser n’importe quelle défense en deux coups de rein. Le seul souci avec Steeven, c’est que le prêt que Malherbe a obtenu est sans option d’achat. Et étant donné que la cote de cet ailier prometteur ne cesse de grimper, il va falloir raquer pour le garder. Ou s’en passer. Va falloir raquer.

Malherbe’s Poetry l’avait prédit en début de saison : la quasi-absence de recrues caennaises l’été dernier ne pouvait vouloir dire qu’une seule chose : Dumas et Fortin comptaient sur les jeunes pousses caennaises. Et depuis le temps qu’on voulait le voir débuter un match, on peut dire que Youssef El Arabi a été à la hauteur des attentes placées en lui, par un public assez exigeant envers ses jeunes joueurs et qui a encore Yoann Gouffran en tête. Pourtant, quand Toudic et Traoré se sont blessés tous les deux fin 2009, on a un peu flippé. On aurait aimé avoir le choix avant de s’en remettre corps et âme à Youssef. 4 matches et 5 buts plus tard, El Arabi est devenu titulaire indiscutable. Dans le même registre que Langil, tout en explosivité et dribbles chaloupés, doté de la même capacité à rendre dingue une défense, on est déjà pressé de le voir évoluer en L1.

Sorti de nulle part ou presque, Thomas Heurtaux est un peu le fantôme de Karl Svenssön qui ferait enfin son trou au SMC. Solide, assez rapide, appliqué dans son placement, il est devenu, en lieu et place de Jérém’ Sorbon, le seul titulaire indiscutable en défense centrale. What else ?

C’est marrant, mais quand Vincent Planté a quitté le SMC pour devenir le 3e gardien de l’ASSE (chacun ses choix de carrière), on n’a pas vraiment paniqué et on a presque oublié de remercier Vincent pour ses bons et loyaux services. Mais pour avoir déjà vu Alex Thébaux deux ou trois fois en coupe, on ne s’en faisait pas vraiment. Autant le dire franchement, nous n’avons pas perdu au change. Plus à l’aise dans les sorties aériennes (en même temps, le niveau de Planté dans ce domaine est bien triste), plus tranchant dans les sorties dans les pieds, plus incisif dans son jeu au pied, et à peu près au niveau de Planté sur sa ligne, on pourrait simplement lui reprocher quelques déconcentrations fugaces. Mais au moment du bilan comptable, il faudra se rappeler que le SMC lui doit un sacré paquet de points.

Les déceptions :

"Il faut être honnête : si ’Elu’ est encore avec nous, c’est parce que nous n’avons pas d’offre pour lui". En entendant Don Dumas dire un tel truc l’été dernier, franchement, on a pris peur. Et si Eluchans est encore titulaire, désolé mon grand, mais c’est un peu par défaut et manque de solutions à gauche. Après une saison fantomatique l’an passé, on s’était dit qu’Elu devait au moins pouvoir faire l’affaire en L2. Eh bien même pas. Multipliant les mauvais choix, enfermé dans un manque de confiance dramatique et une frilosité parfois handicapante, Elu ne brille plus que par intermittence, grâce à quelques accélérations couillues, souvent lorsque Malherbe mène déjà au score. Conclusion : Elu ne sert pas à grand chose.

Franchement, en apprenant le retour au pays de l’ami Greg Tafforeau, on ne s’est pas douté un seul instant s’être faits arnaqués. Après huit années de haut voire très haut niveau à Lille, on pensait Greg aguerri à tous les combats et on l’imaginait déjà prendre les rênes de la défense caennaise. Ouais, ben en fait, on aimerait qu’il s’assoit plutôt à la place du mort. Il est lent, pas vraiment imaginatif quand il apporte du soutien offensif, et carrément faiblard dans le secteur défensif. Combien de bouillons a-t-il déjà ramassés depuis le mois d’août ? Allez, espérons que les deux mois d’arrêt forcé pour cause de blessure lui auront permis de retrouver le niveau qui était le sien à Lille...

S’il y en avait un qui nous faisait croire en un avenir radieux pour les jeunes du centre de formation caennais, c’était bien Sambou Yatabaré. Seulement voilà, c’est El Arabi qui lui a piqué le rôle. Auteur de quelques prestations excellentes en fin de saison dernière, Sambou n’a pas apporté beaucoup de satisfactions depuis. Ah si, une passé dé, et un coup du sombrero le long de la ligne de touche. A part ça, c’est un peu le dawa, souvent maladroit, rarement enthousiasmant.

Demi-teinte :

Disons que Greg Proment, s’il n’est pas vraiment décevant, nous avait habitués à mieux. Parce que depuis le début de saison, on a vu un sacré paquet de passes faciles se transformer en pertes de balle évitables. Espérons que ce ne soit qu’éphémère, et que sa prestation face à Bastia soit la dernière aussi... approximative.

Deuxième prêt obtenu par le SM Caen, auprès du FC Sochaux, Kandia Traoré était censé être l’arme offensive de prédilection de Don Dumas. Ben en fait, il n’a joué que la moitié des matches en tant que titulaire (tous ceux à d’Ornano, et Toudic prenait sa place à l’extérieur, en gros). 2 buts en 13 matches, c’est vraiment pas ouf dingue, même si son apport dans le jeu est assez satisfaisant, sans plus (dans sa pression sur les défenses et son rôle de pivot). Pour un type qui avait marqué 14 et 18 buts en L2 avec Le Havre, et 11 avec Strasbourg, c’est bof. On compte davantage sur Youssef, maintenant.


TOUS LES SCORES :

Brest 2 - 1 Le Havre

Tours 1 - 4 Dijon

Vannes 0 - 2 Nîmes

Sedan 1 - 1 Châteauroux

AC Ajaccio 1 - 0 Arles-Avignon

Caen 1 - 0 Bastia

Clermont 2 - 0 Nantes

Strasbourg 4 - 1 Laval

Istres 2 - 2 Metz

Angers 1 - 0 Guingamp


LE CLASSEMENT :

1. Caen (-1) 41 pts (+16)
2. Brest 38 pts (+11)
3. Le Havre 31 pts (+4)
4. Metz (-2) 30 pts (+3)
5. Arles (-1) 30 pts (+3)
6. Nîmes 29 pts (-2)
7. Ajaccio 27 pts (+4)
8. Laval 27 pts (+2)
9. Nantes 27 pts (-3)
10. Clermont 26 pts (+1)
11. Tours (-1) 26 pts (-1)
12. Angers (-1) 26 pts (0)
13. Dijon 24 pts (-1)
14. Vannes 24 pts (-4)
15. Sedan (-1) 23 pts (-3)
16. Châteauroux 22 pts (-4)
17. Strasbourg 22 pts (-4)
18. Guingamp 22 pts (-4)
19. Istres (-1) 18 pts (-11)
20. Bastia 13 pts (-9)





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» Hautes résolutions · 19 janvier 2010 22:04

Ah, Mostovoï, pas faux. En même temps, ça remonte.

 Arsenic   

» Hautes résolutions · 17 janvier 2010 19:38

Juste pour rappel il y a eu un prét réussi c’était Mostovoï,en plus c’était un pseudo mercato d’hiver puisque c’était un joker suite à la blessure de Dedebant. Il n’y a pas eu que des préts pourris, au moins un bien.

 succescharly