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Connaissez-vous beaucoup de clubs de foot dont le nom est celui d'un poète ? Fidèle abonné au Stade d'Ornano (tribune Centre, rang I, siège 166), qui a vu l'épanouissement de William Gallas et la chute de Dangbeto et a vénéré Xavier "le routard" Gravelaine, Arsenic écrit pour vous démontrer que ce nom ne doit rien au hasard. Malherbe qui joue, c'est peut-être pas du Baudelaire, et ça rime pas toujours, mais c'est toujours rock'n'roll.

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Entretien avec Yroundu Musavu-King

Entretien avec Yroundu Musavu-King
07/02/2013

[cette interview a été initialement réalisée pour le site SoFoot.com]

Vendredi soir, le Stade Malherbe reçoit Sedan avec l’objectif de réintégrer le trio de tête. Annoncé comme la nouvelle merveille du centre de formation du club, Yrondu Musavu-King commence à faire son trou au sein de l’équipe première. Et même s'il peut se targuer d'avoir le nom le plus classe de L2, il garde la tête sur les épaules.

Yrondu, le Stade Malherbe reçoit la lanterne rouge, Sedan, ce vendredi soir. L’occasion de retrouver votre place sur le podium ?

Oui, bien sûr, on n’envisage rien d’autre qu’une victoire. Avant ces deux rencontres à domicile, on s’était fixé comme objectif de prendre 6 points sur 6. On s’est imposés contre Nîmes (1-0), et maintenant, il faut confirmer contre Sedan. Le plus important, c’est de prendre des points à domicile, parce qu’on n’a pas toujours été performants à la maison cette saison. Contre Sedan, on va tout donner pour l’emporter et retrouver cette 3e place que Guingamp a atteinte en s’imposant mardi soir.

Est-ce que vous vous attendiez à prendre part dès cette année à la course pour la montée, malgré la relégation et le départ de la plupart des cadres ?

C’est clair que c’était l’un de nos objectifs, de remonter tout de suite en Ligue 1. Après, c’est aussi en fonction de nos résultats lors de la première partie de saison, on a vu qu’on pouvait se mêler à la course. Maintenant, c’est bien beau de figurer parmi les trois premiers au moment de la trêve hivernale, mais si c’est pour ne pas monter à la fin, ça ne sert à rien. Cela étant dit, le premier objectif de cette saison, c’était clairement de reformer une équipe et de retrouver une identité, même si on avait à cœur de rester dans la course.

Justement, la course à la montée est très serrée cette saison, avec cinq ou six équipes toujours en course… Quels sont les futurs promus, selon toi ?

Ben déjà, nous. Je nous vois bien dans les trois premiers, on en a largement les moyens. Après, Monaco a beaucoup de très bons joueurs, un excellent entraîneur, et puis, leur budget… Je pense qu’ils seront au rendez-vous. Et puis Nantes, ils devraient aller au bout. Ils possèdent un super collectif, et un très bon entraîneur (ndlr : Der Zakarian), qui a déjà failli accrocher la montée la saison passée avec Clermont.

Qu’est-ce qui a changé, avec l’arrivée de Patrice Garande aux commandes ?

Eh bien à vrai dire, j’ai très peu connu Dumas en tant qu’entraîneur (ndlr : Musavu-King a intégré l’équipe première cette saison seulement). Avec Patrice Garande, il y a sans doute un peu plus de rigueur, il prête beaucoup d’attention aux détails. Ses méthodes de fonctionnement consistent à beaucoup discuter avec les anciens, les cadres. Avec nous, les jeunes, ils nous donnent des conseils, insistent pour qu’on travaille sur nos points faibles.

« M'Baye Niang, c’est mon petit ! »

Garande a justement dit que Malherbe était la meilleure équipe du championnat, pour peu que tous les joueurs soient investis lors de chaque rencontre. Tu es d’accord avec ça ?

C’est vrai que c’est quelque chose qu’il dit et qu’il répète, même à nous. Et ça nous aide à prendre conscience de nos qualités. Il faut qu’on réponde davantage présent à chaque match, qu’on soit plus réguliers. C’est bien de gagner contre Monaco (ndlr : 3-0, au mois de décembre), mais si on n’est pas capables d’enchaîner derrière, ça ne sert à rien. On a du mal à réaliser de bonnes séries, mais je ne sais pas à quoi c’est dû : la fatigue, le manque de concentration…

Tu as joué comme titulaire lors des deux dernières journées, alors que le coach n’a pas beaucoup fait appel à toi auparavant, malgré ton statut de joueur très prometteur. Tu commençais à t’impatienter ?

Non, non. Le Stade Malherbe m’a fait signer mon premier contrat professionnel l’été dernier, ça montre que j’ai la confiance de l’entraîneur. Je me suis blessé pendant le stage de préparation, ça a pas mal ralenti ma progression, il a fallu que je revienne. En ce moment, on va dire que je profite des absences en défense (ndlr : Grégory Leca et Branko Lazarević blessés, Molla Wagué à la CAN) pour avoir du temps de jeu. C’est important de montrer au coach qu’il peut toujours compter sur moi et que je sais répondre présent.

Quels sont les joueurs qui te permettent te progresser au sein du club ?

Tout d’abord, Jérémy Sorbon. On vient du même milieu, j’étais à l’école avec sa petite sœur. Il me connaît depuis que je suis tout petit, il m’a vu grandir. Après, je m’entends très bien avec Molla Wagué et Kandia Traoré, qui me pousse toujours à bosser. Et puis Guerreiro, qui est jeune et qui vient d’intégrer l’équipe première, comme moi.

Le Stade Malherbe va fêter ses 100 ans cette année. Cela signifie-t-il quelque chose pour toi ?

Oui, ça signifie beaucoup, même pour moi qui débute. J’évolue dans un club qui a une histoire, et ça donne envie de s’impliquer, d’honorer le parcours du club, et l’idéal serait de retrouver la Ligue 1 pour fêter ça.

Justement, le Stade Malherbe va affronter le Milan AC, pour fêter le centenaire. Tu préfèrerais défendre sur Mario Balotelli ou sur M'Baye Niang ?

Ah, Niang ! C’est mon « petit » ! On a joué ensemble, j’apprécie et je respecte beaucoup le joueur. Mais ça va me faire bizarre de défendre sur lui.

En tant que Gabonais, on imagine que tu étais déçu de la non-qualification du Gabon pour la CAN 2013 ?

Oui, mais j’ai quand même suivi tout ça. J’ai regardé Nigeria-Mali, là. Bon, le Nigeria a gagné, et j’étais pour le Mali, parce que c’est la sélection de Molla Wagué. Il y a eu pas mal de surprises, pendant cette CAN, avec le Burkina Faso ou le Cap-Vert, notamment. C’est bien, on voit que les équipes africaines continuent de grandir.

La sélection gabonaise, tu y penses déjà ?

Le plus important, pour l’instant, c’est d’éclore en club. La sélection, c’est pour plus tard, ça viendra. Je ne suis pas pressé ! Mais à l’heure actuelle, je n’y pense même pas, la question ne se pose pas.

Le Gabon peut-il se qualifier pour la prochaine Coupe du monde ? Avec Aubameyang en attaque, c’est un peu le moment ou jamais…

Oui, je pense qu’on en a les moyens. Du moins, je l’espère. Aubameyang, je le suis un peu, et je le supporte, c’est normal, c’est un compatriote. Il connaît une belle progression depuis quelques années, c’est très bien pour le Gabon, et pour lui.


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